Une équipe de chercheur français a évalué les bénéfices éventuels d’une nouvelle forme de thérapie à domicile pour des patients atteints de la maladie d’Alzheimer.
Cette forme de thérapie baptisée « thérapie occupationnelle » consiste à organiser des activités au domicile des personnes malades afin de les stimuler et conserver leur autonomie dans leur environnement qui leur est familier.
Ces activités de prise en charge sont organisées par des équipes spécialisées qui sont des professionnels de santé : psychomotriciens, ergothérapeutes ou assistants de soin à domicile.
Cette thérapie a été évaluée sur 421 malades pendant six mois.
Une diminution des troubles du comportement a été observée et a été accompagnée d’une réduction de la prise en charge du patient par les aidants et une meilleure qualité de vie.
Les patients maintiennent leurs performances cognitives, en particulier ceux qui ont été diagnostiqués le plus tôt possible.
Non, le miel n’est pas déconseillé aux diabétiques.
Les diabétiques doivent réduire le plus possible les aliments riches en sucres simples (ex. sucre blanc, confiseries ou miel), avec une consommation inférieure à 50 g par jour au maximum (environ 10 cuillères à café).
En effet, les sucres simples ont la propriété de faire monter très rapidement la glycémie.
Parmi les sucres simples à consommer, le miel est à privilégier car d’une part il contient à la fois du glucose et du fructose qui provoque un index glycémique plus faible que le sucre blanc, et d’autre part il ne contient pas de graisses.
La consommation de sucres complexes provenant du pain, des céréales et des pommes de terre notamment de doit pas dépasser 500 g par jour.
La vitamine E est un antioxydant dont les principales sources sont les amandes, le germe de blé et certaines huiles et légumes.
La carence en vitamine E est souvent fréquente puisque, selon différentes études, plus des trois quarts de la population des pays riches ne recevaient pas, par le biais de l’alimentation, la dose recommandée.
C’est le cas en particulier des patients souffrant de cette maladie qui présentent une biodisponibilité plus faible de la vitamine E, un phénomène qui s’explique par le fait que la masse graisseuse capte de manière trop importante cette vitamine.
Selon des chercheurs américains (Oregon State University), les personnes souffrant du syndrome métabolique ont besoin d’environ 30 à 50% de plus de vitamine E que les personnes en bonne santé.
De plus, la vitamine E est nécessaire pour réduire le stress oxydatif (production excessive de radicaux libres dans le corps) et l’inflammation qui sont plus importants dans cette maladie.
Source: Metabolic syndrome increases dietary α-tocopherol requirements as assessed using urinary and plasma vitamin E catabolites: a double-blind, crossover clinical trial. The American Journal of Clinical Nutrition, january 2017.
Réaction nocive et non intentionnelle à une drogue qui est provoquée par l’administration de toute dose de celle-ci.
On distingue la réaction indésirable grave de la réaction indésirable et inattendue.
Réaction indésirable grave
Réaction indésirable à une drogue qui nécessite ou prolonge l’hospitalisation, entraîne une malformation congénitale ou une invalidité ou incapacité persistante ou importante, met la vie en danger ou entraîne la mort.
Réaction indésirable et inattendue
Réaction indésirable grave à une drogue dont la nature, la sévérité ou la fréquence ne sont pas mentionnées dans les renseignements sur les risques qui figurent dans la brochure de l’investigateur ou dans le feuillet d’information faisant état des caractéristiques d’un produit approuvé.
Commentaires fermés sur Hypertension : encore trop de personnes non traitées
La moitié des Canadiens souffrent d’hypertension artérielle et 2% ont une tension très élevée. La majorité d’entre eux ne le savent pas, ne prennent pas leur médicament ou ont pris la décision de l’ignorer.
Les chercheurs ont mesuré la tension artérielle de plus de mille participants dans des lieux publics (ex. centres commerciaux, bureaux) ou des hôpitaux.
Selon les chercheurs, cette réticence serait due à un manque de connaissance sur les risque qu’encourrent les hypertendus sur leur santé cardiovasculaire.
L’hypertension est en effet une affection qui augmente le risque de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral (AVC). La moitié des cas annuels d’AVC ou de maladie cardiaque ischémique est due à l’hypertension.
Environ le quart des participants dont la pression artérielle était très élevée (c’est-à-dire supérieure ou égale à 180/110 mm Hg) ont refusé de se rendre à l’hôpital le plus proche, malgré les conseils des auteurs de l’étude.
En 2015, une enquête française indiquait que le pourcentage de sujets dont l’hyper hypertension est contrôlée par un anti-hypertenseur est de 50%.
Ce pourcentage est inférieur à l’objectif des 70% que le Comité Français de Lutte contre l’hypertension artérielle (CFLHTA) souhaiterait atteindre.
L’autre résultat de l’enquête FLAHS (French League Against Hypertension Survey) mené par le CFLHTA est que 11% de personnes âgées de 55 à 74 ans présentent un trouble mnésique qui justifierait un suivi médical. Ce résultat confirme que la fréquence des troubles de mémoire est plus importante lorsque l’hypertension n’est pas contrôlée et que la prévention des démences passe par une traitement de l’hypertension. Une étude (SYST-EUR2) publiée en 2002 avait montré que le traitement de 1000 hypertendus permettait d’éviter la survenue de 20 cas d’Alzheimer.
L’enquête FLAHS 2014 a été menée en octobre 2014 auprès d’un échantillon de de 3562 personnes âgées françaises de 35 ans et plus.
Globalement, 30% des personnes interrogées ont déclaré prendre un médicament antihypertenseur. Ce pourcentage monte à 58% chez les 75 ans et plus.
Les médicaments les plus prescrits sont les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II viennent en tête (45%), suivis par les diurétiques (35%), les bêta-bloquants (33%), les inhibiteurs calciques (28%), les inhibiteurs de l’enzyme de conversion (27%), la spironolactone (6%). Les antihypertenseurs centraux, les alpha-bloquants et les inhibiteurs directs de la rénine sont très peu utilisés. Ces médicaments sont les seuls prescrits dans 45% des cas.
Source : Alarming Prevalence of Emergency Hypertension Levels in the General Public Identified by a Hypertension Awareness Campaign. American Journal of Hypertension, 2017
Les effets secondaires des antidépresseurs seraient plus nombreux et intenses chez les patients souffrant de troubles paniques.
Des chercheurs américains (Université de l’Illinois, Chicago) ont suivi 808 patients dépressifs traités avec des antidépresseurs. 85 d’entre eux souffraient de trouble panique. 88% des participants ont rapporté au moins un effet secondaire après 3 mois 12 de traitement.
Les patients qui étaient à la fois dépressifs et anxieux ont été plus nombreux à présenter des effets secondaires que ceux qui n’étaient pas anxieux.
Ces effets secondaires incluent des troubles digestifs, cardiovasculaires, neurologiques et urinaires. La raison de cette différence pourrait s’expliquer par le fait que les patients avec des troubles paniques sont plus sensibles aux changements dans leurs corps.
Source : Stewart Shankman et coll., Journal of Clinical Psychiatry, janvier 2016.
Un test sanguin pourrait permettre de savoir si l’on est à risque ou non de développer des maladies en vieillissant. Des chercheurs américains (Université de Boston) aux Etats-Unis ont en effet mis en évidence des marqueurs sanguins capables de prédire ou non si l’on tombera malade ou si l’on vieillira en forme.
Cette étude, baptisée « Long Life Family », a été menée auprès de 5000 personnes, âgés de 30 à 110 ans.
Le risque apparaissait nul chez à eu près la moitié des pariticipants à l’étude, alors que chez une minorité, ces marqueurs ont dévié de la norme, ce qui signifie que le risque de maladies, de mortalité ou d’invalidité est plus élevé.
Selon les auteurs, l’analyse de ces marqueurs indiquera si les individus seront en bonne santé physique et mentale, et si cognitives, et si leur chance de survie est ou non élevée suite à un infarctus, un diabète de type 2 et un cancer.
Il serait également envisageable d’évaluer, selon le profil de l’individu, l’efficacité de traitements médicamenteux ou chirugicaux dans le but d’empêcher ou de retarder certaines maladies liées à l’âge.
Source : Schupf et coll. Biomarker signatures of aging. Aging Cell, janvier 2017.
L’entreprise française PKVitality vient de remporter le prix de la meilleure innovation (Best of Innovation Award) aux Etats-Unis (Las Vegas) avec sa montre connectée K’Watch qui gère le diabète.
Celle-ci évalue le taux de sucre dans le sang grâce à des capteurs composés de petits picots qui sont capables de prélever sous l’épiderme et sans provoquer de douleur, une microgoutte de lymphe (liquide composé de globules blancs voisin de la circulation sanguine) afin de l’analyser.
La mesure de la glycémie, dont le calcul se fait en quelques secondes, semble plus précise que celle des meilleurs glucomètres. Elle peut se faire jusqu’à dix fois par jour.
Le patient n’aura donc plus le déplaisir de se piquer le doigt plusieurs fois par jour pour mesurer sa glycémie.
Les patients pourront alerter des personnes de confiance en cas d’épisode grave, et ce, grâce au système de notifications envoyées via l’application directement sur leur smartphone.
Mouvement involontaire le plus fréquent qui se définit par des tremblements des mains, de la tête et de la voix. C’est une maladie héréditaire avec un pic de fréquence vers l’âge de 15 ans puis entre 50 et 70 ans.
Ce tremblement se produit lors du maintien de la posture. Il est symétrique et bilatéral.
Le tremblement essentiel est souvent confondu avec le tremblement parkinsonien et conduit souvent à la prescription d’un médicament antiparkinsonien. On estime qu’entre un tiers et la moitié des patients diagnostiqués avec une maladie de Parkinson auraient en fait un tremblement essentiel.
Il existe pourtant des différences:
Le tremblement essentiel est un tremblement de posture alors que le tremblement parkinsonien est un tremblement de repos.
Le premier affecte les membres supérieurs de manière quasi symétrique alors que le second est asymétrique.
Le premier est stable alors que le second s’aggrave en plusieurs années.
Évolution
Il existe quatre stades d’évolution:
1 er stade
Le tremblement est provoqué par une circonstance telle qu’une émotion. Il est discret et intermittent.
2me stade
Le tremblement est présent du matin au soir. Il est peu important et n’a pas de répercussion sur le fonctionnement (excepté pour les gestes de précision: lacer ses chaussures, écrire etc.).
3me stade
Le tremblement a des répercutions sur les gestes de la vie courante (ex. boire un verre d’eau, porter un couvert à sa bouche etc.).
4me stade
Le tremblement est sévère et touche les muscles proximaux.
Traitement
Médicaments
Propanolol (un bêta-bloquant).
Primidone (un médicament anticonvulsivant).
Gabapentine.
Alprazolam.
Chirurgie
Elle consiste en une stimulation d’une région du cerveau appelée thalamus controlatéral au membre le plus touché. La stimulation produit mois d’effet secondaire et semble plus efficace. Elle est destinée aux patients se trouvant au 4me stade de la maladie.