Des genoux fragiles favorisent les chutes chez les personnes âgées

Le pioglitazone réduit le risque de maladies cardiovasculaires

Alzheimer : résultats mitigés avec le LMTM

Le syndrome d’Alström permettrait de mieux comprendre le diabète

Comment le microbiote peut favoriser l’obésité

Cuivre

Risque d’arthrose chez les coureurs à pied en surpoids

Le tremblement essentiel : une maladie neurologique sous-évaluée

Idiopathique (maladie)

Un test d’orientation pour détecter la maladie d’Alzheimer

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Des genoux fragiles favorisent les chutes chez les personnes âgées

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    Une nouvelle étude confirme ce que beaucoup de personnes âgées savent déjà : un genou fragile augmente le risque de chute dangereuse.

    «Les chutes provoquées par un manque de confiance sont très fréquentes chez les personnes âgées », a déclaré l’auteur de l’étude et chercheur à l’Université de Californie à San Francisco (Etats-Unis).

    « Cette étude a démontré pour la première fois que des genoux instables et enflés sont à l’origine d’importantes chutes chez les populations âgées souffrant de douleur au genou ».

    Par conséquent, les médecins devraient faire de l’instabilité du genou une priorité.

    Le gonflement du genou, qui est souvent provoqué par une faiblesse musculaire et un manque d’équilibre, est fréquent chez les personnes âgées ou souffrant d’arthrose du genou.

    Suite à de graves blessures dues à des chutes, les personnes âgées peuvent perdre confiance et tomber à nouveau.

    Les chercheurs ont examiné l’association entre les problèmes de genou chez les personnes âgées et leur santé et leur qualité de vie. L’étude a porté sur plus de 1800 personnes (âge moyen de 67 ans) qui souffraient d’arthrose du genou ou avaient un risque élevé d’arthrose.

    Ceux qui avaient des problèmes de genoux au début de l’étude étaient quatre fois plus susceptibles d’être victimes de chutes au cours des deux années suivantes. Ils étaient aussi deux fois plus susceptibles d’être gravement blessés durant leur chute.


    « Heureusement, il peut être possible de traiter l’instabilité du genou et de prévenir les problèmes de genoux enflés avec des exercices ciblés. Une intervention chirurgicale visant à remplacer l’articulation peut également améliorer la stabilité du genou».

    Ces sujets à risques doivent être conseillés sur leur manière de se protéger des chutes, en s’aidant par exemple de canes, en renforçant la musculature de leurs jambes ou en choisissant des chaussures orthopédiques.

    Source : Michael C. Nevitt et coll. Symptoms of Knee Instability are Risk Factors for Recurrent Falls. Arthritis Care & Research, 2015.

  2. Le pioglitazone réduit le risque de maladies cardiovasculaires

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    Le pioglitazone (Takeda Pharmaceuticals), médicament prescrit contre le diabète, réduit le risque de récidive d’AVC ou d’infarctus du myocarde chez les patients présentant une résistance à l’insuline et des antécédents d’AVC.

    Bien que le traitement ait été associé à un risque plus faible de diabète, les patients recevant la pioglitazone avaient plus de risque de prendre du poids, d’être victimes d’une fracture osseuse ou d’être hospitalisés.

    C’est la première fois qu’un traitement utilisé pour traiter la résistance à l’insuline prévient des accidents cardiovasculaires et cérébrovasculaires.

    Cependant, la pioglitazone n’est approuvé que chez les patients diabétiques. Les auteurs de l’étude (Université Yale, New Haven, États-Unis) espèrent que ce médicament puisse être prescrit dans la prévention des maladies cardiovasculaires chez des sujets à risque.

    3876 participants présentant une résistance à l’insuline ont reçu du pioglitazone ou un placebo. Le risque d’AVC ou d’infarctus du myocarde a diminué de 24% chez les patients traités pour une résistance à l’insuline.

    Source : Walter N. Kernan New England Journal Medicine. International Stroke Conference, 2016.

  3. Alzheimer : résultats mitigés avec le LMTM

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    Des chercheurs canadiens ont testé une molécule (appelée LMTM) capable de réduire l’accumulation de protéines Tau chez des patients atteints de la maladie d’Alzheimer.

    Ces protéines sont connues pour s’accumuler dans le cerveau de ces patients et provoquer la mort des neurones.

    Aucun effet bénéfique n’a été observé chez les deux groupes de participants qui prenaient une ou deux doses de LMTM, comparé au groupe placebo. La grande majorité (85 %) des patients prenaient en outre un médicament prescrit dans le traitement de la maladie d’Alzheimer, soit la mémantine, soit un inhibiteur de l’acétylcholinestérase (donépézil, galantamine, rivastigmine).

    L’article complet sur passeporsantesante.net


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  4. Le syndrome d’Alström permettrait de mieux comprendre le diabète

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    C’est en étudiant le syndrome d’Alström que des chercheurs français (Institut de génétique médicale d’Alsace) pensent avoir trouvé un mécanisme expliquant l’apparition du diabète de type 2.

    Le syndrome d’Alström, maladie génétique rare, se traduit, entre autres, par l’apparition d’une obésité, d’une résistance à l’insuline et d’un diabète de type 2.

    Le diabète de type 2 est caractérisé par une production insuffisante d’insuline du pancréas nécessaire pour absorber correctement le glucose au niveau des muscles, du foie, du cerveau et des cellules des tissus adipeux. Cette absorption permet de réguler le taux de sucre sanguin.

    adipocytes

    Dans une situation normale, une protéine appelée ALMS1 et présente dans les adipocytes (cellules des tissus adipeux, photo) permet à ces derniers de détecter l’insuline et d’absorber le glucose.




    Or, dans le syndrome d’Alström les adipocytes n’absorbent pas le glucose à cause du mauvais fonctionnement de l’ALMS1 (le syndrome d’Alström est responsable de ce mauvais fonctionnement).

    Source : Université de Strasbourg

     

     

  5. Comment le microbiote peut favoriser l’obésité

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    Le microbiote intestinal favoriserait, sous le contrôle du système nerveux, l’obésité en produisant une hormone qui stimule la prise alimentaire.

    Les résultats de ces travaux ont été publiés dans la revue prestigieuse Nature par des chercheurs américains de l’Université Yale (Connecticut).

    Pour en arriver à ces conclusions, ils ont nourri des rats avec des aliments riches en graisses, ce qui a entraîné un taux élevé de glucose et par conséquent une stimulation de la sécrétion d’insuline .

    Par ailleurs, les auteurs de l’étude ont remarqué que le microbiote intestinal est à l’origine d’une sécrétion anormale de ghréline, hormone digestive sécrétée par l’estomac et qui stimule la prise alimentaire.




    Ce mécanisme d’action est sous le contrôle du système nerveux parasympathique qui serait ainsi responsable d’une consommation alimentaire excessive conduisant in fine à l’obésité.

    Cette consommation compulsive d’aliments s’accompagne d’une augmentaiton anormale de triglycérides.

    Selon les chercheurs, l’obésité pourrait être traitée en modifiant ce cercle vicieux impliquant l’axe cerveau-intestin.

    Source : Rachel J. Perry et coll. Acetate mediates a microbiome–brain–β-cell axis to promote metabolic syndrome. Nature 534, 213–217.

  6. Cuivre

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    Le cuivre efficace contre l’obésité (août 2016) ?

    Le cuivre serait capable de transformer les cellules grasses en énergie, selon des chercheurs américains de l’université de Berkeley, en Californie. Ces résultats, obtenus chez la souris, confirment le rôle important du cuivre dans le métabolisme cellulaire.

    Les auteurs de l’étude soulignent l’importance d’étudier l’association entre une déficience en cuivre et l’obésité

    Source : Krishnamoorthy L et coll. Copper regulates cyclic-AMP-dependent lipolysis. Nat Chem Biol. 2016 Aug;12(8):586-92

    Anastore.com

    Le cuivre en bref

    Cet oligoélément est présent avant tout dans les muscles, puis dans une moindre mesure dans le foie, le cerveau, les os, les reins et le sang.

    Il n’est pas fabriqué par l’organisme

    Le cuivre est impliqué :

    • dans le métabolisme des neurotransmetteurs (sérotonine, noradrénaline, dopamine) ;
    • la production d’énergie en s’associant à l’activité d’une enzyme (cytochrome C oxydase) impliquée dans la respiration cellulaire ;
    • le métabolisme du fer au sein de l’organisme ;
    • la formation des globules rouges ;
    • la stimulation du système immunitaire

    Le cuivre se retrouve dans les abats le foie, les fruits de mer (huîtres, mollusques) les graines, les céréales, les noix, les légumes verts, les champignons et le cacao.

    La biodisponibilité du cuivre varie selon la quantité de cuivre et de l’alimentation. Un apport trop élevé de fer et de zinc va réduire la biodisponibilité du cuivre et inversement.

    La carence en cuivre, rare chez l’humain, se traduit par de l’anémie, une baisse du nombre de globules blancs (leucopénie) et une baisse du taux de granulocytes neutrophiles (neutropénie).

    A l’inverse, une prise excessive de cuivre, généralement provoquée par des complémentaires alimentaires, se traduit par des troubles gastro-intestinaux (douleurs abdominales, nausées, vomissements et diarrhée).

     

     

     

  7. Risque d’arthrose chez les coureurs à pied en surpoids

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    La course à pied pourrait augmenter le risque d’arthrose dans les genoux et les hanches chez les personnes obèses ou en surpoids. Ce problème toucherait également les jeunes de 25 à 39 ans et serait plus sévère chez les femmes.

    L’excès de poids provoquerait une inflammation accrue aux articulations, notamment aux genoux et aux hanches, et par conséquent une augmentation du risque d’arthrose.




    Les personnes sans formation particulière ou chaussures appropriées pour protéger leurs articulations sont particulièrement à risque.

    L’augmentation du nombre de cas d’arthrose chez les jeunes est à mettre en parallèle avec celui du taux d’obésité chez les jeunes, avec un pourcentage de 7,8 % chez les 10-22 ans et de 6,1 % chez les 28-38 ans.

    L’OMS définit le surpoids comme un IMC égal ou supérieur à 25 et l’obésité comme un IMC égal ou supérieur à 30.

    Il sest recommandé aux personnes en surpoids de privilégier les sports plus doux pour les articulations, tels que le vélo elliptique ou la natation.

  8. Le tremblement essentiel : une maladie neurologique sous-évaluée

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    Avec l’âge, beaucoup de personnes constatent qu’elles ont la main moins sûre et qu’elles ont tendance à trembler. Le tremblement essentiel ne serait-il pas un début de Parkinson ?

    Eh bien non, pas nécessairement. Il se peut qu’il s’agisse seulement de ce que l’on appelle le tremblement essentiel.

    Le tremblement essentiel est une maladie neurologique d’origine génétique qui touche donc une part considérable de la population, autant les femmes que les hommes d’ailleurs.




    Elle apparaît dès l’enfance, et si l’on ne fait rien, elle tend à s’aggraver. Il y a deux pics d’incidence, avant 20 ans et après 50 ans. C’est pourquoi il faudrait prendre cette affection plus au sérieux, tandis qu’elle est régulièrement sous-estimée ou surestimée.
    Il y a en moyenne 10 années d’errance diagnostique pour les formes précoces et 2 années pour les formes tardives. Cela signifie que certains patients vont de médecin en médecin sans que l’on identifie ce qu’ils ont, parfois pendant 15 ou 20 ans !

    Lire l’article complet sur AlternativeSante.fr

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  9. Idiopathique (maladie)

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    Maladie dont la cause est inconnue.



  10. Un test d’orientation pour détecter la maladie d’Alzheimer

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    La perte d’orientation est un signe précoce de la maladie d’Alzheimer, pouvant même apparaître avant la perte de mémoire récente.

    Des chercheurs américains (Université de Washington) ont mis au point un test de navigation virtuelle qui permet de détecter très tôt la perte de l’orientation.

    L’expérience a été menée sur 42 personnes, dont 13 individus en bonne santé cognitive mais qui étaient à risque de développer la maladie et 16 personnes présentant des symptômes comportementaux de la maladie.

    Les volontaires ont été testés sur leur capacité à apprendre et mémoriser un chemain et à développer une carte mentale de l’environnement.

    Résultats : les participants présentant des marqueurs de la maladie d’Alzheimer ne pouvaient mentalement une carte de l’environnement. En revanche, ils arrivaient assez bien à mémoriser le parcours.

    « Ces résultats de l’étude suggèrent que les tâches de navigation conçues pour évaluer une stratégie de cartographie cognitive seraient un nouvel outil fiable pour détecter les premières modifications dans à la maladie d’Alzheimer », a déclaré l’auteur principal de l’étude.

    Au fur et à mesure que la maladie progresse, les régions du cerveau impliquées dans la cartographie cognitive (en particulier l’hippocampe) se détériorent.

    Source: Allison SL et coll. Spatial Navigation in Preclinical Alzheimer’s Disease. J Alzheimers Dis, avril 2016.


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