Alzheimer : pas d’effet de la stimulation cognitive

Une mauvaise hygiène dentaire augmenterait le risque d’AVC

Bien dormir réduisent le risque d’AVC

Des patchs à la nicotine pour traiter le Parkinson

Comportements stéréotypés

Inhibiteurs de la monoamine-oxydase

Noradrénaline

Sérotonine

Antipsychotiques

Ginseng rouge (Panax ginseng)

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Alzheimer : pas d’effet de la stimulation cognitive

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    Selon une étude américaine, la stimulation cognitive, sous la forme d’une activité physique ou mentale, n’aurait qu’un effet minimal sur l’évolution de la maladie d’Alzheimer.

    Des chercheurs américains de la clinique Mayo ont travaillé avec 393 personnes âgées de plus de 70 ans, parmi lesquelles 53 personnes souffrant d’une déficience cognitive légère. Tous ont reçu des questionnaires hebdomadaires afin d’évaluer leur niveau d’activité physique et mentale. Les chercheurs ont mesuré un certain nombre de paramètres spécifiques à la maladie d’Alzheimer comme les plaques amyloïdes, le volume de l’hippocampe ou la présence ou non d’un facteur génétique connu (la protéine APOE 4).

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  2. Une mauvaise hygiène dentaire augmenterait le risque d’AVC

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    Des chercheurs américains et japonais estiment qu’une bactérie présente dans la bouche pourrait favoriser les AVC hémorragiques.

    Une mauvaise hygiène bucco-dentaire pourrait favoriser les risques d’accident vasculaire cérébral (AVC).
    C’est l’une des conclusions d’une étude de l’équipe américano-japonaise du professeur Robert Friedland, parue le 5 février dans la revue scientifique de référence Nature.
    Elle établit un lien statistique entre une bactérie, le streptococcus mutans, et l’AVC hémorragique, caractérisé par l’arrêt de l’irrigation du cerveau. Il est une cause importante de démence. L’urgentiste Gérald Kierzek a fait le point sur cette étude, jeudi dans la Matinale d’Europe 1.

    Regardez la video sur le site d’Europe1




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  3. Bien dormir réduisent le risque d’AVC

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    Dormir entre sept et huit heures par nuit, et faire entre 30 et 60 minutes d’activité physique de trois à six fois par semaine, peuvent grandement réduire le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) chez l’adulte, démontre une nouvelle étude.

    Les chercheurs tirent ces conclusions d’une analyse informatique de la santé, du mode de vie et d’autres facteurs de quelque 300 000 adultes. Près de la moitié des sujets étaient âgés de 45 ans et plus.

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    Dormir tard le matin réduit le risque d’AVC

    Une étude coréenne de 2013 indique que faire la grasse matinée réduit de 39 % le risque d’AVC lié à une hypertension artérielle.

    Pour en arriver à ces résultats, Les chercheurs ont analysé les habitudes de  de 2,782 adultes hypertendus et qui ne dormaient que très peu en semaine (moins de 6 heures). Ces individus avaient une risque accru de 70% de développer un AVC, comparés à ceux qui dormaient plus de 6 heures par nuit.

    Ils ont remarqué que dormir une heure de plus les week-ends réduit le risque d’AVC de 39 %.

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  4. Des patchs à la nicotine pour traiter le Parkinson

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    Et si pour traiter les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, on utilisait la nicotine ? L’idée peut surprendre tant les méfaits du tabac sont connus. Il s’agit pourtant d’une nouvelle piste qui s’annonce prometteuse. Le point avec le Dr Gabriel Villafane, neurologue à l’hôpital Henri Mondor de Créteil.

    Résultats : « 70 % des patients ont vu leur état s’améliorer. Au pire, la progression de la maladie est seulement stoppée. C’est déjà beaucoup, en particulier si le traitement est pris dans les phases précoces de la maladie. Et dans tous les cas, la quantité de médicaments anti-parkinsonniens prescrits en complément diminue », détaille le dr Gabriel Villafane.




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  5. Comportements stéréotypés

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    Comportements fréquents chez les personnes atteintes de démence. Ces comportements se traduisent par des cris, agitations, déambulations, comportements compulsifs (par ex. tapoter des doigts, se gratter, se frotter, mettre dans sa bouche des objets non comestibles).

    Ils peuvent provoquer des infections cutanées, ou conduire le patient à avaler des objets ou des substances potentiellement dangereux.

    Ces troubles irritent et agitent les autres patients présents dans l’établissement de soins, et deviennent à la longue pénibles pour les soignants.

  6. Noradrénaline

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    La noradrénaline (ou norépinéphrine) est un neurotransmetteur mis en évidence par le suédois Van Euler en 1945.

    Les neurones qui produisent la noradrénaline sont situés dans le tronc cérébral, en particulier le locus coeruleus.

    La noradrénaline joue un rôle clé dans la réaction de combat ou de fuite. Pendant les périodes de stress intense, comme lorsqu’une personne se sent menacée, elle augmente naturellement.

    Dans la vie quotidienne, la noradrénaline joue également un rôle dans le sommeil, l’attention, la mémoire et la régulation de l’humeur. 

    Les personnes ayant de faibles niveaux de noradrénaline peuvent avoir des difficultés à se concentrer, développer des symptômes de trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention (TDAH) ou présenter des signes de dépression.

    Les antidépresseurs de type IRSN augmentent les niveaux de norépinéphrine, aidant une personne à se concentrer et à réduire la dépression.

    Des niveaux plus élevés de noradrénaline peuvent provoquer des sentiments d’euphorie. Cependant, ils peuvent également provoquer des crises de panique , une pression artérielle élevée et un comportement hyperactif. En raison de ces effets, les IRSN peuvent ne pas convenir aux personnes ayant certains problèmes de santé cardiaque, des antécédents de panique ou des problèmes d’hyperactivité.

  7. Sérotonine

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    Neurotransmetteur identifié dans les années 1930 dont le précurseur est le tryptophane.

    La sérotonine est présente dans le système nerveux central et autonome.

    Les médicaments qui visent à moduler la sérotonine sont utiliser pour traiter la dépression et l’anxiété (en augmentant la sérotonine dans le cerveau), la douleur chronique et les troubles neuroendocriniens.

  8. Antipsychotiques

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    Les antipsychotiques (également appelés neuroleptiques) sont des médicaments prescrits dans le traitement des symptômes psychotiques tels que les hallucinations, idées délirantes, les pensées irrationnelles et les accès maniaques.

    Historique

    C’est au début des années 50 que des psychiatres (Delay et Denicker) ont rapporté des effets antipsychotiques de la chlorpromazine, médicament utilisé initialement pour ses propriétés sédatives.

    Ils sont utilisés pour traiter la schizophrénie, mais également les manies et les dépressions sévères. Ils sont parfois utilisés pour traiter l’anxiété et les troubles comportementaux accompagnant une démence ou des idées délirantes.

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    Les différentes catégories d’antipsychotiques

    La première génération d’antipsychotiques comprend des antipsychotiques de première génération incluant la chlorpromazine et les neuroleptiques tels que l’halopérdiol et la fluphnazine.

    La deuxième génération d’antipsychotiques incluent des médicaments qui ont à la fois des effets tranquilisants et antipsychotiques (p.ex la clozapine, la quétiapine et la ziprasidone).

    La troisième génération d’antipsychotiques incluent des bloqueurs des récepteurs de la dopnaie et la sérotonine (p.ex. l’aripiprazole).

    Les antipsychotiques atypiques (p.ex la clozapine) sont considérés comme de meilleurs médicaments dans le traitement de la psychose, car ils produisent moins d’effets secondaires (voir plus bas les effets secondaires).

    Ce tableau résume les différents antipsychotiques prescrits

    Substances activesNoms commerciaux
    Antipsychotiques conventionnels 
    Chlorpromazine hydrochlorideThorazine
    HalopéridolHaldol
    SulpirideDolmatil
    Promazine hydrochloride 
    Perphénazine 
    Pimozide 
    Thioridazine 
    Loxapine 
    Antipsychotiques atypiques 
    OlanzapineZyprexa
    AripiprazoleAbilify
    RispéridoneRisperdal
    QuétiapineSeroquel
    ClozapineClozaril
    ZiprasidoneGeodon
    Olanzapine et FluoxétineSymbyax

    Indications chez la personne âgée

    Démence. Les antipsychotiques diminuent les troubles du comportement (par ex. agitation) et psychologiques (par ex. idées délirantes) accompagnant une démence, particulièrement chez les personnes âgées vivant en institution.

    Cependant, un article remet en question l’utilisation des antipsychotiques dans le traitement des symptômes psychologiques et comportementaux chez les patients atteints de démence.

    Dans l’étude publiée par le British Medical Journal, les auteurs ont montré que des anti-douleurs comme le paracétamol peuvent faire mieux que des neuroleptiques pour calmer l’agitation de patients atteints de démence. L’agitation et l’agressivité sont des symptômes fréquents detroubles comportementaux dans les formes sévères de démence, et sont souvent traitées avec des médicaments neuroleptiques.

    Dans l’essai clinique mené par des chercheurs britanniques et norvégiens sur 352 patients norvégiens atteints de démence modérée à sévère, le premier groupe (environ la moitié des patients) a continué à recevoir leur traitement habituel, incluant des neuroleptiques ou desantidépresseurs. Le second groupe a quant à lui été traité avec du paracétamol (acétaminophène)pour 70% d’entre eux, de la buprénorphine (médicament de substitution à l’héroïne) pour 20% et des anti-douleurs plus puissants (morphine) pour 10%.

    Une réduction significative de l’agitation a été montrée après huit semaines de traitement dans le second groupe par rapport au premier, indiquent les chercheurs.

    Les chercheurs soulignent que le soulagement de la douleur, difficilement exprimable par les patients atteints de démence, peut jouer un rôle important dans le traitement de l’agitation et permettre de réduire les prescriptions inutiles de neuroleptiques.

    Dans un rapport remis au gouvernement britannique en 2009, le Pr Banerjee indiquait que les médecins britanniques prescrivent chaque année des neuroleptiques à 180000 patients atteints de démence, à l’origine de 1620 AVC et 1800 décès.

    Cette même année, la Haute Autorité de Santé (France) alertait contre une prescription excessive et inadaptée de ces médicaments dans la maladie d’Alzheimer (Sources: Lancet. 2011 Jul 30;378(9789):403-11 et BMJ. 2011 Jul 15;343:d4065).

    Selon des chercheurs, entre 14 et 22 % des personnes âgées atteintes de démence prennent des antipsychotiques, avec des pourcentages atteignant 50 % au Québec. Une réduction des prescriptions abusives d’antipsychotiques en CHSLD au Québec permettrait d’économiser 40 millions de dollars par an. En effet, les antipsychotiques sont souvent utilisés abusivement, entraînant une faiblesse musculaire et par conséquent une augmentation du risque de chute.

    Troubles psychotiques. Les antipsychotiques traitent également efficacement les troubles mentaux importants tels que la schizophrénie, la dépression majeure avec psychose, les phases maniaques et les troubles psychotiques associés à la maladie de Parkinson.

    Autres indications. Généralement, les médecins ne recommandent pas l’utilisation d’antipsychotiques dans les troubles paniquesl’anxiété généralisée, la dépression majeure ne s’accompagnant pas de troubles psychotiques, l’hypocondrie, la douleur névropathique, l’irritabilité, certaines formes d’hostilité, et les troubles du sommeil en absence de troubles psychotiques majeurs.

    Certains médecins considèrent que ces médicaments ont une efficacité modeste et provoquent des effets indésirables notables. Des avertissements ont été récemment émis par des agences de santé sanitaires sur le risque élevé d’accidents vasculaires cérébraux chez des personnes âgées ayant reçu un antipsychotique atypique. (Voir effets indésirables ci-dessous.)

    Comment fonctionnent les antipsychotiques ?

    Les antipsychotiques réduisent l’action du neurotransmetteur dopamine en bloquant son action sur les récepteurs D2 de la dopamine. (Ces récepteurs sont appelés récepteurs dopaminergiques.) On dit que les antipsychotiques sont des antagonistes des récepteurs D2.

    Le blocage des récepteurs D2 est vraisemblablement – du moins en grande partie — responsable de l’action antipsychotique de ces médicaments.

    Les antipsychotiques atypiques sont aussi capables de réduire l’action d’un autre neurotransmetteur appelé sérotonine, en bloquant les récepteurs sur lesquels se fixe la sérotonine (ces récepteurs sont qualifiés de sérotoninergiques). Le blocage des récepteurs de la dopamine et de la sérotonine par les antipsychotiques atypiques expliquerait le faible pourcentage d’effets secondaires provoqués par cette catégorie de médicaments.

    Posologie (antipsychotiques atypiques)

    Substances activesDosage (mg/jour)
    Rispéridone0,5-3,5
    Quétiapine50-300
    Olanzapine5,0-15
    Aripiprazole15-30

    Il est recommandé de commencer par une faible dose et de l’augmenter graduellement afin de déterminer la dose efficace.

    Effets indésirables et contre-indications

    • Les effets indésirables qui apparaissent occasionnellement ou fréquemment chez la personne âgée sont : bouche sèche, tachycardie, vision trouble, confusion, troubles de mémoire, sueurs, rétention urinaire, hypotension orthostatique, sédation, dysfonctionnement sexuel, nausée, vomissement, diarrhée, étourdissement, anxiété, nervosité, insomnie, tremblements, mal de tête, constipation, somnolence, fatigue, anorexie, agitation. Les antipsychotiques atypiques provoquent moins d’effets secondaires que les antipsychotiques conventionnels, mais ces différences disparaissent lorsque les doses sont augmentées.
    • Les études cliniques ont rapporté un risque accru (x par 3) d’accident vasculaire cérébral chez les personnes âgées atteintes d’une démence et traitées avec l’olanzapine (Zyprexa) ou le risperidone (Risperdal). Un changement du métabolisme et une prise importante de poids peuvent en être la cause. L’Europe, le Canada et les États-Unis recommandent de ne pas prescrire ces médicaments dans le traitement des troubles comportementaux chez les personnes âgées ayant des antécédents de maladies cérébrovasculaires.
    • La clozapine, le ziprasidone, et les antipsychotiques conventionnels doivent être évités chez les personnes ayant subi un arrêt cardiaque.
    • Les médecins recommandent d’éviter de prescrire la clozapine, l’olanzapine et les antipsychotiques conventionnels chez les patients souffrant de diabète, dyslipidémie et d’obésité.
    • Il est recommandé de porter une attention particulière aux patients traités à la fois avec un antipsychotique et le lithium, la carbamazépine, ou un des antidépresseurs suivants : fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, les antidépresseurs tricycliques, la néfazodone, inhibibiteurs de la monoamine-oxydase.
    • Certains médecins préfèrent prescrire le rispéridone ou la quétiapine chez les patients souffrant des symptômes suivants : troubles cognitifs, constipation, diabète, dyslipidémie, xérophtalmie, and xérostomie.

    Une étude rétrospective révèle que les effets indésirables graves des antipsychotiques (après un mois de traitement) étaient plus fréquents chez les hommes octogénaires souffrant de démence, comparés aux femmes (10,9 vs 8,8%). Les antipsychotiques les plus souvent prescrits étaient la rispéridone (47,5%), la quétiapine (37%) et l’olanzapine (15,5%) (source: J Am Geriatr Soc. 2013;61:55-61).

    Les experts estiment que l’expérience clinique doit être prise en compte lorsqu’il s’agit d’appliquer les recommandations concernant la prescription d’antipsychotiques.

  9. Ginseng rouge (Panax ginseng)

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    Ginseng Rouge Bio

    Le Panax ginseng est une plante utilisée pour améliorer les capacités cognitives (concentration, mémoire), la performance au travail, ainsi que la résistance physique et sportive.

    Tonifiant, le Panax ginseng est consommé pour diminuer le stress et pour améliorer le bien-être général.

    Le Panax ginseng est également utilisé pour diminuer les troubles de l’humeur, le syndrome de fatigue chronique, stimuler le système immunitaire, traiter l’anémie et le diabète, diminuer la fièvre et soigner la gueule de bois et l’asthme.

    Le Panax ginseng est également utilisé pour traiter les troubles hémorragiques, la perte de l’appétit, les vomissements, les problèmes intestinaux, la fibromyalgie, l’insomnie, les douleurs articulaires, les vertiges, les maux de têtes, les convulsions, les problèmes de grossesse et d’accouchement et les bouffées de chaleur liées à la ménopause.

    Le Panax ginseng contient de nombreuses substances actives, dont les ginsénosides et le panaxoside considérés comme les substances les plus importantes.

    Efficacité clinique

    • Performance cognitive. Le Panax ginseng  pourrait améliorer la pensée abstraite, le calcul mental et le temps de réaction chez les personnes en bonne santé et d’âge mûr. Il est possible que le Panax ginseng combiné avec l’extrait de ginkgo biloba peut améliorer la mémoire chez les personnes âgées de 38 à 66 ans autrement en bonne santé. D’autre part, Les preuves montrent que la prise quotidienne de racine de Panax ginseng pendant 12 semaines peut améliorer la performance cognitive chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.
    • Maladie pulmonaire obstructive chronique. La prise de Panax ginseng semble améliorer la fonction pulmonaire et certains symptômes de la MPOC.
    • Dysfonction érectile et désir sexuel. La prise de Panax ginseng par voie orale (jusqu’à 900 mg, trois fois par jour) semble améliorer la fonction sexuelle chez les hommes souffrant d’une dysfonction érectile. La prise de ginseng rouge de Corée, une forme spécifique de Panax ginseng, semble améliorer la libido et la satisfaction chez les femmes post-ménopausées.
    • Pression artérielle élevée. La prise de Panax ginseng pourrait réduire légèrement la pression artérielle chez les personnes hypertendues.
    • Système immunitaire. Le ginseng pourrait renforcer le système immunitaire. Certaines études explorant ses effets sur le système immunitaire se sont concentrées sur des patients atteints d’un cancer avec une chirurgie ou un traitement de chimiothérapie. Une étude a suivi 39 personnes qui se remettaient d’une chirurgie suite à un cancer de l’estomac, avec un traitement  de 5 400 mg de ginseng par jour pendant deux ans. Fait intéressant, ces personnes présentaient des améliorations significatives de la fonction immunitaire et une moindre récurrence des symptômes. Une autre étude a examiné l’effet de l’extrait de ginseng rouge sur les marqueurs du système immunitaire chez les personnes atteintes d’un cancer de l’estomac avancé et subissant une chimiothérapie post-opératoire. Après trois mois, ceux qui prenaient de l’extrait de ginseng rouge avaient de meilleurs marqueurs du système immunitaire que ceux du groupe témoin. Il semble que l’extrait de ginseng pourrait également renforcer l’effet de la vaccination contre des maladies telles que la grippe. Bien que ces études montrent des améliorations des marqueurs du système immunitaire chez les personnes atteintes de cancer, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour démontrer l’efficacité du ginseng dans la résistance aux infections chez les personnes en bonne santé.
    • Glycémie. Le Panax ginseng semble être bénéfique pour le contrôle de la glycémie chez les personnes atteintes ou non de diabète. Il a été démontré que le ginseng américain et asiatique améliorait la fonction des cellules pancréatiques, stimulait la production d’insuline et augmentait l’absorption du sucre dans les tissus. Une étude a évalué les effets de 6 grammes de ginseng rouge de Corée, ainsi que ceux ds médicaments ou régime antidiabétique habituels, chez 19 personnes atteintes de diabète de type 2. Fait intéressant, les chercheurs ont réussi à maintenir un bon contrôle de la glycémie tout au long des 12 semaines d’étude. Ils ont également eu une diminution de 11% de la glycémie, une diminution de 38% de l’insuline à jeun et une augmentation de 33% de la sensibilité à l’insuline. Il semble que le ginseng rouge fermenté pourrait être encore plus efficace pour contrôler la glycémie. Le ginseng fermenté est produit à l’aide de bactéries vivantes qui transforment les ginsénosides en une forme plus facilement absorbable et plus puissante.

    Mise en garde

    Le Panax ginseng est généralement sans danger lorsqu’il est pris à court terme par voie orale et par voie topique. Le Panax ginseng est éventuellement dangereux  lorsqu’il est pris par voie orale à long terme (plus de six mois). Les chercheurs pensent qu’il peut produire des effets pseudo-hormonaux pouvant être nocifs avec une utilisation prolongée.

    L’effet indésirable le plus courant est l’insomnie, suivis par des troubles menstruels et de la poitrine, une élévation du rythme cardiaque, des maux de tête, une perte de l’appétit, des diarrhées, des démangeaisons, des éruptions cutanées et des étourdissements.

    De rares effets secondaires ont été rapportés, dont le syndrome de Stevens-Johnson (éruption cutanée sévère), l’atteinte hépatique et de graves réactions allergiques.