Noradrénaline

Sérotonine

Antipsychotiques

Ginseng rouge (Panax ginseng)

Acide alpha-lipoique

La rosacée associée à la maladie d’Alzheimer

Trop peu aînés consultent un médecin au sujet de leur perte de mémoire

Les cas de démence diminuent

Septum

Une mauvaise santé physique associée à un cerveau moins volumineux

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Noradrénaline

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    La noradrénaline (ou norépinéphrine) est un neurotransmetteur mis en évidence par le suédois Van Euler en 1945.

    Les neurones qui produisent la noradrénaline sont situés dans le tronc cérébral, en particulier le locus coeruleus.

    La noradrénaline joue un rôle clé dans la réaction de combat ou de fuite. Pendant les périodes de stress intense, comme lorsqu’une personne se sent menacée, elle augmente naturellement.

    Dans la vie quotidienne, la noradrénaline joue également un rôle dans le sommeil, l’attention, la mémoire et la régulation de l’humeur. 

    Les personnes ayant de faibles niveaux de noradrénaline peuvent avoir des difficultés à se concentrer, développer des symptômes de trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention (TDAH) ou présenter des signes de dépression.

    Les antidépresseurs de type IRSN augmentent les niveaux de norépinéphrine, aidant une personne à se concentrer et à réduire la dépression.

    Des niveaux plus élevés de noradrénaline peuvent provoquer des sentiments d’euphorie. Cependant, ils peuvent également provoquer des crises de panique , une pression artérielle élevée et un comportement hyperactif. En raison de ces effets, les IRSN peuvent ne pas convenir aux personnes ayant certains problèmes de santé cardiaque, des antécédents de panique ou des problèmes d’hyperactivité.

  2. Sérotonine

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    Neurotransmetteur identifié dans les années 1930 dont le précurseur est le tryptophane.

    La sérotonine est présente dans le système nerveux central et autonome.

    Les médicaments qui visent à moduler la sérotonine sont utiliser pour traiter la dépression et l’anxiété (en augmentant la sérotonine dans le cerveau), la douleur chronique et les troubles neuroendocriniens.

  3. Antipsychotiques

    Commentaires fermés sur Antipsychotiques

    Les antipsychotiques (également appelés neuroleptiques) sont des médicaments prescrits dans le traitement des symptômes psychotiques tels que les hallucinations, idées délirantes, les pensées irrationnelles et les accès maniaques.

    Historique

    C’est au début des années 50 que des psychiatres (Delay et Denicker) ont rapporté des effets antipsychotiques de la chlorpromazine, médicament utilisé initialement pour ses propriétés sédatives.

    Ils sont utilisés pour traiter la schizophrénie, mais également les manies et les dépressions sévères. Ils sont parfois utilisés pour traiter l’anxiété et les troubles comportementaux accompagnant une démence ou des idées délirantes.

    Actualités

    Parkinson : les antipsychotiques plus nocifs que bénéfiques

    Peut-on arrêter les antipsychotiques chez les personnes souffrant de démence ?

    La schizophrénie pourrait augmenter le risque de démence

    Le risque de mortalité liée aux antipsychotiques révisé à la hausse dans la démence

    Les différentes catégories d’antipsychotiques

    La première génération d’antipsychotiques comprend des antipsychotiques de première génération incluant la chlorpromazine et les neuroleptiques tels que l’halopérdiol et la fluphnazine.

    La deuxième génération d’antipsychotiques incluent des médicaments qui ont à la fois des effets tranquilisants et antipsychotiques (p.ex la clozapine, la quétiapine et la ziprasidone).

    La troisième génération d’antipsychotiques incluent des bloqueurs des récepteurs de la dopnaie et la sérotonine (p.ex. l’aripiprazole).

    Les antipsychotiques atypiques (p.ex la clozapine) sont considérés comme de meilleurs médicaments dans le traitement de la psychose, car ils produisent moins d’effets secondaires (voir plus bas les effets secondaires).

    Ce tableau résume les différents antipsychotiques prescrits

    Substances activesNoms commerciaux
    Antipsychotiques conventionnels 
    Chlorpromazine hydrochlorideThorazine
    HalopéridolHaldol
    SulpirideDolmatil
    Promazine hydrochloride 
    Perphénazine 
    Pimozide 
    Thioridazine 
    Loxapine 
    Antipsychotiques atypiques 
    OlanzapineZyprexa
    AripiprazoleAbilify
    RispéridoneRisperdal
    QuétiapineSeroquel
    ClozapineClozaril
    ZiprasidoneGeodon
    Olanzapine et FluoxétineSymbyax

    Indications chez la personne âgée

    Démence. Les antipsychotiques diminuent les troubles du comportement (par ex. agitation) et psychologiques (par ex. idées délirantes) accompagnant une démence, particulièrement chez les personnes âgées vivant en institution.

    Cependant, un article remet en question l’utilisation des antipsychotiques dans le traitement des symptômes psychologiques et comportementaux chez les patients atteints de démence.

    Dans l’étude publiée par le British Medical Journal, les auteurs ont montré que des anti-douleurs comme le paracétamol peuvent faire mieux que des neuroleptiques pour calmer l’agitation de patients atteints de démence. L’agitation et l’agressivité sont des symptômes fréquents detroubles comportementaux dans les formes sévères de démence, et sont souvent traitées avec des médicaments neuroleptiques.

    Dans l’essai clinique mené par des chercheurs britanniques et norvégiens sur 352 patients norvégiens atteints de démence modérée à sévère, le premier groupe (environ la moitié des patients) a continué à recevoir leur traitement habituel, incluant des neuroleptiques ou desantidépresseurs. Le second groupe a quant à lui été traité avec du paracétamol (acétaminophène)pour 70% d’entre eux, de la buprénorphine (médicament de substitution à l’héroïne) pour 20% et des anti-douleurs plus puissants (morphine) pour 10%.

    Une réduction significative de l’agitation a été montrée après huit semaines de traitement dans le second groupe par rapport au premier, indiquent les chercheurs.

    Les chercheurs soulignent que le soulagement de la douleur, difficilement exprimable par les patients atteints de démence, peut jouer un rôle important dans le traitement de l’agitation et permettre de réduire les prescriptions inutiles de neuroleptiques.

    Dans un rapport remis au gouvernement britannique en 2009, le Pr Banerjee indiquait que les médecins britanniques prescrivent chaque année des neuroleptiques à 180000 patients atteints de démence, à l’origine de 1620 AVC et 1800 décès.

    Cette même année, la Haute Autorité de Santé (France) alertait contre une prescription excessive et inadaptée de ces médicaments dans la maladie d’Alzheimer (Sources: Lancet. 2011 Jul 30;378(9789):403-11 et BMJ. 2011 Jul 15;343:d4065).

    Selon des chercheurs, entre 14 et 22 % des personnes âgées atteintes de démence prennent des antipsychotiques, avec des pourcentages atteignant 50 % au Québec. Une réduction des prescriptions abusives d’antipsychotiques en CHSLD au Québec permettrait d’économiser 40 millions de dollars par an. En effet, les antipsychotiques sont souvent utilisés abusivement, entraînant une faiblesse musculaire et par conséquent une augmentation du risque de chute.

    Troubles psychotiques. Les antipsychotiques traitent également efficacement les troubles mentaux importants tels que la schizophrénie, la dépression majeure avec psychose, les phases maniaques et les troubles psychotiques associés à la maladie de Parkinson.

    Autres indications. Généralement, les médecins ne recommandent pas l’utilisation d’antipsychotiques dans les troubles paniquesl’anxiété généralisée, la dépression majeure ne s’accompagnant pas de troubles psychotiques, l’hypocondrie, la douleur névropathique, l’irritabilité, certaines formes d’hostilité, et les troubles du sommeil en absence de troubles psychotiques majeurs.

    Certains médecins considèrent que ces médicaments ont une efficacité modeste et provoquent des effets indésirables notables. Des avertissements ont été récemment émis par des agences de santé sanitaires sur le risque élevé d’accidents vasculaires cérébraux chez des personnes âgées ayant reçu un antipsychotique atypique. (Voir effets indésirables ci-dessous.)

    Comment fonctionnent les antipsychotiques ?

    Les antipsychotiques réduisent l’action du neurotransmetteur dopamine en bloquant son action sur les récepteurs D2 de la dopamine. (Ces récepteurs sont appelés récepteurs dopaminergiques.) On dit que les antipsychotiques sont des antagonistes des récepteurs D2.

    Le blocage des récepteurs D2 est vraisemblablement – du moins en grande partie — responsable de l’action antipsychotique de ces médicaments.

    Les antipsychotiques atypiques sont aussi capables de réduire l’action d’un autre neurotransmetteur appelé sérotonine, en bloquant les récepteurs sur lesquels se fixe la sérotonine (ces récepteurs sont qualifiés de sérotoninergiques). Le blocage des récepteurs de la dopamine et de la sérotonine par les antipsychotiques atypiques expliquerait le faible pourcentage d’effets secondaires provoqués par cette catégorie de médicaments.

    Posologie (antipsychotiques atypiques)

    Substances activesDosage (mg/jour)
    Rispéridone0,5-3,5
    Quétiapine50-300
    Olanzapine5,0-15
    Aripiprazole15-30

    Il est recommandé de commencer par une faible dose et de l’augmenter graduellement afin de déterminer la dose efficace.

    Effets indésirables et contre-indications

    • Les effets indésirables qui apparaissent occasionnellement ou fréquemment chez la personne âgée sont : bouche sèche, tachycardie, vision trouble, confusion, troubles de mémoire, sueurs, rétention urinaire, hypotension orthostatique, sédation, dysfonctionnement sexuel, nausée, vomissement, diarrhée, étourdissement, anxiété, nervosité, insomnie, tremblements, mal de tête, constipation, somnolence, fatigue, anorexie, agitation. Les antipsychotiques atypiques provoquent moins d’effets secondaires que les antipsychotiques conventionnels, mais ces différences disparaissent lorsque les doses sont augmentées.
    • Les études cliniques ont rapporté un risque accru (x par 3) d’accident vasculaire cérébral chez les personnes âgées atteintes d’une démence et traitées avec l’olanzapine (Zyprexa) ou le risperidone (Risperdal). Un changement du métabolisme et une prise importante de poids peuvent en être la cause. L’Europe, le Canada et les États-Unis recommandent de ne pas prescrire ces médicaments dans le traitement des troubles comportementaux chez les personnes âgées ayant des antécédents de maladies cérébrovasculaires.
    • La clozapine, le ziprasidone, et les antipsychotiques conventionnels doivent être évités chez les personnes ayant subi un arrêt cardiaque.
    • Les médecins recommandent d’éviter de prescrire la clozapine, l’olanzapine et les antipsychotiques conventionnels chez les patients souffrant de diabète, dyslipidémie et d’obésité.
    • Il est recommandé de porter une attention particulière aux patients traités à la fois avec un antipsychotique et le lithium, la carbamazépine, ou un des antidépresseurs suivants : fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, les antidépresseurs tricycliques, la néfazodone, inhibibiteurs de la monoamine-oxydase.
    • Certains médecins préfèrent prescrire le rispéridone ou la quétiapine chez les patients souffrant des symptômes suivants : troubles cognitifs, constipation, diabète, dyslipidémie, xérophtalmie, and xérostomie.

    Une étude rétrospective révèle que les effets indésirables graves des antipsychotiques (après un mois de traitement) étaient plus fréquents chez les hommes octogénaires souffrant de démence, comparés aux femmes (10,9 vs 8,8%). Les antipsychotiques les plus souvent prescrits étaient la rispéridone (47,5%), la quétiapine (37%) et l’olanzapine (15,5%) (source: J Am Geriatr Soc. 2013;61:55-61).

    Les experts estiment que l’expérience clinique doit être prise en compte lorsqu’il s’agit d’appliquer les recommandations concernant la prescription d’antipsychotiques.

  4. Ginseng rouge (Panax ginseng)

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    Le Panax ginseng est une plante utilisée pour améliorer les capacités cognitives (concentration, mémoire), la performance au travail, ainsi que la résistance physique et sportive.

    Tonifiant, le Panax ginseng est consommé pour diminuer le stress et pour améliorer le bien-être général.

    Le Panax ginseng est également utilisé pour diminuer les troubles de l’humeur, le syndrome de fatigue chronique, stimuler le système immunitaire, traiter l’anémie et le diabète, diminuer la fièvre et soigner la gueule de bois et l’asthme.

    Le Panax ginseng est également utilisé pour traiter les troubles hémorragiques, la perte de l’appétit, les vomissements, les problèmes intestinaux, la fibromyalgie, l’insomnie, les douleurs articulaires, les vertiges, les maux de têtes, les convulsions, les problèmes de grossesse et d’accouchement et les bouffées de chaleur liées à la ménopause.

    Le Panax ginseng contient de nombreuses substances actives, dont les ginsénosides et le panaxoside considérés comme les substances les plus importantes.

    Efficacité clinique

    • Performance cognitive. Le Panax ginseng  pourrait améliorer la pensée abstraite, le calcul mental et le temps de réaction chez les personnes en bonne santé et d’âge mûr. Il est possible que le Panax ginseng combiné avec l’extrait de ginkgo biloba peut améliorer la mémoire chez les personnes âgées de 38 à 66 ans autrement en bonne santé. D’autre part, Les preuves montrent que la prise quotidienne de racine de Panax ginseng pendant 12 semaines peut améliorer la performance cognitive chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.
    • Maladie pulmonaire obstructive chronique. La prise de Panax ginseng semble améliorer la fonction pulmonaire et certains symptômes de la MPOC.
    • Dysfonction érectile et désir sexuel. La prise de Panax ginseng par voie orale (jusqu’à 900 mg, trois fois par jour) semble améliorer la fonction sexuelle chez les hommes souffrant d’une dysfonction érectile. La prise de ginseng rouge de Corée, une forme spécifique de Panax ginseng, semble améliorer la libido et la satisfaction chez les femmes post-ménopausées.
    • Pression artérielle élevée. La prise de Panax ginseng pourrait réduire légèrement la pression artérielle chez les personnes hypertendues.
    • Système immunitaire. Le ginseng pourrait renforcer le système immunitaire. Certaines études explorant ses effets sur le système immunitaire se sont concentrées sur des patients atteints d’un cancer avec une chirurgie ou un traitement de chimiothérapie. Une étude a suivi 39 personnes qui se remettaient d’une chirurgie suite à un cancer de l’estomac, avec un traitement  de 5 400 mg de ginseng par jour pendant deux ans. Fait intéressant, ces personnes présentaient des améliorations significatives de la fonction immunitaire et une moindre récurrence des symptômes. Une autre étude a examiné l’effet de l’extrait de ginseng rouge sur les marqueurs du système immunitaire chez les personnes atteintes d’un cancer de l’estomac avancé et subissant une chimiothérapie post-opératoire. Après trois mois, ceux qui prenaient de l’extrait de ginseng rouge avaient de meilleurs marqueurs du système immunitaire que ceux du groupe témoin. Il semble que l’extrait de ginseng pourrait également renforcer l’effet de la vaccination contre des maladies telles que la grippe. Bien que ces études montrent des améliorations des marqueurs du système immunitaire chez les personnes atteintes de cancer, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour démontrer l’efficacité du ginseng dans la résistance aux infections chez les personnes en bonne santé.
    • Glycémie. Le Panax ginseng semble être bénéfique pour le contrôle de la glycémie chez les personnes atteintes ou non de diabète. Il a été démontré que le ginseng américain et asiatique améliorait la fonction des cellules pancréatiques, stimulait la production d’insuline et augmentait l’absorption du sucre dans les tissus. Une étude a évalué les effets de 6 grammes de ginseng rouge de Corée, ainsi que ceux ds médicaments ou régime antidiabétique habituels, chez 19 personnes atteintes de diabète de type 2. Fait intéressant, les chercheurs ont réussi à maintenir un bon contrôle de la glycémie tout au long des 12 semaines d’étude. Ils ont également eu une diminution de 11% de la glycémie, une diminution de 38% de l’insuline à jeun et une augmentation de 33% de la sensibilité à l’insuline. Il semble que le ginseng rouge fermenté pourrait être encore plus efficace pour contrôler la glycémie. Le ginseng fermenté est produit à l’aide de bactéries vivantes qui transforment les ginsénosides en une forme plus facilement absorbable et plus puissante.

    Mise en garde

    Le Panax ginseng est généralement sans danger lorsqu’il est pris à court terme par voie orale et par voie topique. Le Panax ginseng est éventuellement dangereux  lorsqu’il est pris par voie orale à long terme (plus de six mois). Les chercheurs pensent qu’il peut produire des effets pseudo-hormonaux pouvant être nocifs avec une utilisation prolongée.

    L’effet indésirable le plus courant est l’insomnie, suivis par des troubles menstruels et de la poitrine, une élévation du rythme cardiaque, des maux de tête, une perte de l’appétit, des diarrhées, des démangeaisons, des éruptions cutanées et des étourdissements.

    De rares effets secondaires ont été rapportés, dont le syndrome de Stevens-Johnson (éruption cutanée sévère), l’atteinte hépatique et de graves réactions allergiques.

  5. Acide alpha-lipoique

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    L’acide alpha-lipoïque est un antioxydant dont sa structure chimique est similaire à la vitamine.  Cet acide est également fabriqué en laboratoire à des fins médicinales.

    On la retrouve également dans la levure, le foie, les reins, les épinards, les brocolis et les pommes de terre.

    L’acide alpha-lipoïque préviendrait les dommages cellulaires et pourrait restaurer les niveaux vitamines E C.

    L’acide alpha-lipoïque est utilisé pour métaboliser les glucides et produire de l’énergie pour les organes du corps.

    L’acide alpha-lipoïque semble fonctionner comme un antioxydant, en favorisant notamment l’action de la synthèse d’un autre oxydant appelé glutathion. Cette action antioxydant permet de protéger les cellules des radicaux libres et par conséquent des effets néfastes du vieillissement.

     

    Efficacité

    • Cicatrisation des plaies. Certaines études suggèrent que la prise de 300 mg d’un produit spécifique d’acide alpha-lipoïque une fois avant et une fois après l’oxygénothérapie pendant 14-30 jours réduit la zone périphérique de la plaie chez les personnes présentant des ulcères.
    • Douleurs neuropathiques diabétiques. La prise d’acide alpha-lipoïque par voie orale semble réduire les symptômes (brûlures, douleurs, engourdissements des jambes et bras) des personnes diabétiques.
    • Perte de poids. Les études suggèrent que la prise d’acide alpha-lipoïque (1,8 g par jour pendant 20 semaines) réduit le poids chez les personnes en surcharge pondérale. Grâce à l’activation d’une enzyme appelée AMP-kinase, l’acide alpha-lipoïque favorise la diminution du taux de graisse et donc la perte de poids.

    Certaines personnes utilisent l’acide alpha-lipoïque pour traiter les troubles de mémoire, la fatigue chronique, les maladies hépatiques et cardiovasculaires ainsi que la maladie de Lyme.

    L’acide alpha-lipoïque est également utilisé pour traiter les troubles de la vue, associés au dommage à la rétine, à la cataracte, au glaucome et à la maladie de Wilson.

     

    Mises en garde

    Grossesse et allaitement : Les connaissances sont insuffisantes quant à l’utilisation de l’acide alpha-lipoïque pendant la grossesse et l’allaitement.

    Diabète : L’acide alpha-lipoïque peut réduire la glycémie.

    Consommation excessive d’alcool : L’alcool peut réduire la quantité de thiamine (vitamine B1) dans l’organisme. La prise d’acide alpha-lipoïque chez les personnes carencées en thiamine pourrait provoquer de graves problèmes de santé.

    Maladie thyroïdienne : L’acide alpha-lipoïque pourrait interférer avec les traitements modifiant les niveaux d’hormones thyroïdiennes.

     

    Références

    Ansar H., Mazloom Z., Kazemi F., Hejazi N. Effect of alpha-lipoic acid on blood glucose, insulin resistance and glutathione peroxidase of type 2 diabetic patients. Saudi Med J 2011;32(6):584-588.

    Chang J. W., Lee E. K., Kim T. H., Min W. K., Chun S., Lee K. U., Kim S. B., Park J. S. Effects of alpha-lipoic acid on the plasma levels of asymmetric dimethylarginine in diabetic end-stage renal disease patients on hemodialysis: a pilot study. Am J Nephrol 2007;27(1):70-74.

    Khabbazi T., Mahdavi R., Safa J., Pour-Abdollahi P. Effects of alpha-lipoic acid supplementation on inflammation, oxidative stress, and serum lipid profile levels in patients with end-stage renal disease on hemodialysis. J Ren Nutr 2012;22(2):244-250.

    Zhang Y., Han P., Wu N., He B., Lu Y., Li S., Liu Y., Zhao S., Liu L., Li Y. Amelioration of lipid abnormalities by a-lipoic acid through antioxidative and anti-inflammatory effects. Obesity (Silver Spring) 2011;19(8):1647-1653.

    Ziegler D., Ametov A., Barinov A., Dyck P. J., Gurieva I., Low P. A., Munzel U., Yakhno N., Raz I., Novosadova M., Maus J., Samigullin, R. Oral treatment with alpha-lipoic acid improves symptomatic diabetic polyneuropathy: the SYDNEY 2 trial. Diabetes Care 2006;29(11):2365-2370.

  6. La rosacée associée à la maladie d’Alzheimer

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    Il existerait un lien entre une rosacée et un risque accru de maladie d’Alzheimer, selon une étude danoise menée par des chercheurs de l’université de Copenhague.

    Les chercheurs ont analysé les dossiers de plus de 5 millions d’adultes, dont plus de 80 000 étaient atteints de rosacée.

    Les analyses statistiques rapportent un risque accru de 7% de développer une démence chez les personnes atteintes de rosacée. Ce pourcentage grimpe à 25% si l’on ne tient compte que de la maladie d’Alzheimer (la forme principale de démence).

    La rosacée est une maladie qui provoque des rougeurs sur la peau.On observe dans cette maladie un niveau elevé d’enzymes appelées métalloprotéases. Ces molécules sont également fortement dans la maladie d’Alzheimer. La rosacée peut être favorisée par des habitudes alimentaires (ex. alcool), des facteurs environnementaux (température) ou psychologiques (stress)

    Source : A. Egeberg et coll. Patients with rosacea have increased risk of dementia. Annals of Neurology. Avril 2016.

  7. Trop peu aînés consultent un médecin au sujet de leur perte de mémoire

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    Les experts estiment que ce sujet est tabou en raison des craintes de démence.

    Craignez-vous que le fait d’oublier des noms ou de ne plus savoir où vous mettez vos clés pourrait être un signe de démence ?

    Si vous êtes comme la plupart des personnes âgées, vous n’aborderez pas ce sujet avec votre médecin, selon un étude américaine.

    Les chercheurs qui ont consulté les données de plus de 10.000 personnes ont trouvé que, en 2011, seulement 1 sur 4 adultes âgés de 45 ans et plus ont discuté de leurs problèmes de mémoire avec un professionnel de la santé au cours d’un examen de routine.

    En fait, la probabilité qu’une personne admette avoir un problème de mémoire dans le bureau médical diminue avec l’âge, déclarent les auteurs de l’étude.

    « Les examens de routine sont une occasion manquée pour évaluer et discuter des problèmes de mémoire pour la majorité des personnes âgées ».

    Les experts conviennent que la stigmatisation autour de la perte de mémoire et de démence peut empêcher les individus de discuter de ces questions avec leurs médecins.

    « La démence étant malheureusement une maladie courante, les personnes âgées sont très familières avec les signes et les symptômes annonciateurs, qu’ils ont pu observer chez un voisin de longue date ou un membre de la famille ».

    « Cette réalité conduit à un déni et un évitement, tant de la part du patient que du médecin ».

    Mais mentionner des troubles de mémoire est important, car ce n’est pas forcément annonciateur d’une démence. En effet, la perte de mémoire peut ne pas être due à une démence, mais à une maladie qui peut être traitée.

    « Les patients peuvent rapidement rencontrer les membres de la famille et des conseillers juridiques, qui peuvent mieux les aider à prendre des décisions concernant leurs soins, plutôt que de compter sur les décisions de dernière minute effectuées par les membres de la famille à un moment où les patients manquent de lucidité.

    L’un des auteurs (Dr. Bruce Polsky) reconnaît que parler de « perte de mémoire et de la possibilité d’un début précoce de démence est une discussion difficile pour le médecin et le patient, surtout à cause des implications à long terme. ».

    Mais le diagnostic précoce de la démence peut être important, poursuit-il.

    «Même une légère perte de mémoire associée au stade précoce de la maladie d’Alzheimer peut être améliorée avec certains médicaments, bien que ces derniers ne bloquent pas la progression de la maladie. »

    « Les modifications de style de vie peuvent également être utiles dans certains cas. »

    « Bien qu’il soit difficile pour les individus d’évaluer si une légère perte de mémoire est normale ou non, la discussion doit être ouverte avec le médecin et, dans certains cas, un test peut donner lieu à des réponses qui pourraient conduire à un traitement et améliorer le fonctionnement du patient, », selon le Dr Polsky.

    Source : Gisele Wolf-Klein et Bruce Polsky, Preventing Chronic Disease, janvier 2016.

     

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  8. Les cas de démence diminuent

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    L’incidence de la démence diminue progressivement, malgré l’augmentation de l’obésité, du diabète et le vieillissement de la population, selon les résultats de la Framingham Heart Study, une étude de cohorte longitudinale communautaire qui comprenait 5209 résidents de Framingham (Massachusetts, États-Unis), dont l’état cognitif a été suivi depuis 1975.

    Cette baisse est limitée à ceux qui sont les plus éduqués. Les résultats représentent l’espoir que certains cas de démence pourraient être évités ou du moins retardés.

    Les chercheurs ont examiné l’incidence sur quatre périodes :

    1. la première allant de 1977 à 1983, représentant la période d’examen de référence;
    2. la seconde période va de 1986 à 1991;
    3. la troisième période : 1992 à 1998;
    4. la quatrième période : 2004 à 2008.

    Pour chaque période, les chercheurs ont inclus des participants âgés de 60 ans ou plus qui avaient une démence au début de chaque période. Plus de 2000 participants ont fourni des données pour chaque période.

    Par rapport à la première période, l’incidence de la démence a diminué de 22% au cours de la seconde, de 38% au cours de la troisième, et de 44% au cours de la quatrième.

    En moyenne, l’incidence de la démence a diminué de 20% par décennie.

    Une grande partie de la baisse de l’incidence de la démence est due à une réduction des cas de démence vasculaire, ce qui pourrait s’expliquer par un meilleur contrôle des facteurs de risque d’accident vasculaire cérébral, ainsi qu’une plus grande utilisation de médicaments antihypertenseurs.

    L’étude a également montré que la baisse de l’incidence de la démence se limitait à ceux qui ont terminé leurs études secondaires.

    Une des critiques que l’on peut formuler sur l’étude est l’absence de prise en compte des habitudes alimentaires et de l’activité physique.

    Cependant, cette baisse des cas de démence ne pourrait pas durer ne cas de persistance des cas de diabète et d’obésité.

    Source : Claudia Satizabal et coll. Incidence of Dementia over Three Decades in the Framingham Heart Study. N Engl J Med 2016; 374:523-532.

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  9. Septum

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    Structure du système limbique qui contrôle des émotions. Sa destruction entraîne une émotion exagérée, une irritabilité et une agressivité.

    Du latin saeptum qui signifiant « barrière ».

  10. Une mauvaise santé physique associée à un cerveau moins volumineux

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    Une nouvelle étude associe une mauvaise santé physique vers la quarantaine à un volume du cerveau plus petit deux décennies plus tard.

    « Ces résultats confirment que l’il faut encourager les gens de faire de l’exercice lorsqu’ils atteignent l’âge mûr pour avoir plus tard un cerveau en bonne santé », suggère l’auteur principal américain (School of Medicine, Massachusetts Université de Boston).

    Ce message peut être particulièrement important chez les personnes souffrant (ou à risque) de maladies cardiaques. En effet, les chercheurs ont trouvé une relation encore plus marquée entre la condition physique et le vieillissement du cerveau chez cette catégorie de population.

    L’étude a inclus 1094 participants âgés en moyenne  de 40 ans et qui ne souffraient pas de maladies cardiovasculaires, d’accident vasculaire cérébral ou de démence.

    Les participants ont pratiqué des exercices sur tapis roulant à pente raide dont la vitesse était augmentée jusqu’à ce qu’ils soient trop épuisés pour continuer ou qu’ils atteignaient 85% de leur fréquence cardiaque maximale.

    Les participants ont également passé des tests neuropsychologiques et un examen de neuroimagerie (IRM) pour déterminer le volume de leur cerveau.

    Résultats : les participants qui avaient une fréquence cardiaque et une pression artérielle diastolique plus élevées présentaient bien plus tard des cerveaux plus petits.




    Selon les auteurs, « ces résultats ne devraient pas suggérer que l’exercice est dangereux, mais plutôt que l’exercice est probablement le révélateur d’un problème vasculaire entraînant une réduction du volume cérébral. »

    « Nos résultats suggèrent que la forme physique peut être particulièrement importante chez les personnes atteintes de préhypertension ou d’hypertension artérielle, afin de ralentir le processus de vieillissement du cerveau ».

    Le mécanisme d’action qui explique cette association n’est pas connu. Il est possible que les programmes d’activité physique augmentent la circulation sanguine et l’apport d’oxygène dans le cerveau.

    « Cette amélioration de la circulation sanguine peut avoir bien des années plus tard un impact positif sur le vieillissement du cerveau et prévenir le déclin cognitif chez les personnes âgées », conclut le chercheur.

    Source : Dr Spartano et coll. Midlife exercise blood pressure, heart rate, and fitness relate to brain volume 2 decades later. Neurology, février 2016.

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