Un poids excessif pourrait accélérer l’apparition de la maladie d’Alzheimer

Vidéovigilance

Peut-on prédire la maladie d’Alzheimer en fonction des troubles de mémoire ?

Alzheimer: neuf facteurs de risque découverts

Parkinson : comment les agonistes dopaminergiques provoquent des comportements addictifs

Sirocco : un programme d’activité physique intensive pour les personnes atteintes de Parkinson

Détecter une démence grâce à un stylo numérique

Resvératrol

Alzheimer : un cours en ligne ouvert à tout le monde

Alzheimer: un village pilote et un village répit pour accueillir les malades et leurs familles

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Un poids excessif pourrait accélérer l’apparition de la maladie d’Alzheimer

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    L’obésité dès l’âge de 50 ans pourrait accélérer le développement de la maladie d’Alzheimer.

    Une équipe internationale a suivi pendant 14 ans près de 1400 américains sans problème cognitif au début de l’étude.

    Leur perfomance cognitive fût évaluée annuellement.obesite

    142 (soit un peu plus de 1%) ont développé la maladie d’Alzheimer au bout de ces 14 ans.

    Les chercheurs ont constaté qu’un indice de masse corporelle plus élevé vers la cinquantaine était associé à une apparition plus précoce de la maladie d’Alzheimer.

    Ainsi la maladie se développerait 6,7 mois plus tôt pour une augmentation d’un point de l’indice de masse corporelle (IMC).

    En regardant le cerveau post-mortem de ces participants, ils ont également remarqué que les individus avec un surpoids avaient plus de lésions caractéristiques de la maladie, à savoir une accumulation anormale de protéines tau formant des dégénérescences neurofibrillaires.

    Pour rappel, une personne est obèse si elle a un indice de masse corporelle (IMC) de plus de 30 kg/m2, alors que les personnes sont en surcharge pondérale avec un IMC de 25 à 29,9.

    Les chercheurs reconnaissent ne pas pouvoir expliquer les causes de cette association et précisent qu’ils leur restent à déterminer la valeur d’IMC à partir de laquelle le risque d’apparition de la maladie d’Alzheimer augmente.

    Selon eux, il est important de «maintenir un IMC sain dès la cinquantaine» pour retarder l’apparition de la maladie.

    Source : Y-F Chuang et alii. Midlife adiposity predicts earlier onset of Alzheimer’s dementia, neuropathology and presymptomatic cerebral amyloid accumulation. Molecular Psychiatry, septembre 2015.

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  2. Vidéovigilance

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    La vidéovigilance est une technique qui permet, grâce à des caméras installées au domicile, de donner l’alerte en cas de « situation à risque » (ex. chute, position immobile inhabituelle, temps anormalement long passé dans la salle de bains).


  3. Peut-on prédire la maladie d’Alzheimer en fonction des troubles de mémoire ?

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    IRMUne étude canadienne suggère qu’il est possible de prédire si une personne souffrant de troubles de mémoire développera ou non la maladie d’Alzheimer.

    L’équipe de chercheurs montréalais (Institut universitaire de gériatrie de Montréal, l’Université McGill et Université de Montréal) ont évalué tous les ans les fonctions cognitives de 121 personnes souffrant d’un déficit cognitif léger au début de l’étude.
    Ces chercheurs ont constaté que celles qui avaient développé une maladie d’Alzheimer présentaient un déclin de leur mémoire verbale (apprendre à retenir une liste de mots) ou de leur mémoire de travail (ex. retenir brièvement un numéro de téléphone avant de le composer). Ce déclin, lent au début, s’accélère deux ans avant le diagnostic. Quant au langage, il a tendance à se dégrader une fois le diagnostic posé.

    Selon la directrice du Centre de recherche de l’Institut de gériatrie, Sylvie Bellevile, la lenteur du déclin observée au début peut s’expliquer par le fait que le cerveau compense ce déficit. Ce phénomène s’estompe deux ans avant le diagnostic, entraînant une chute brutale (voir la théorie de la réserve cognitive). En revanche, les autres participants présentaient un profil différent, à savoir des troubles de mémoire qui demeuraient stables. Selon le Dre Bellevile « le trouble de mémoire n’est pas vraiment le problème, mais c’est plutôt sa dégradation au fil des années qui est annonciatrice de la maladie. »




    Source : Simon Cloutier et al. Patterns of Cognitive Decline Prior to Dementia in Persons with Mild Cognitive Impairment. Journal of Alzheimer’s Disease, 47(4):901-913, août 2015.

  4. Alzheimer: neuf facteurs de risque découverts

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    Neuf facteurs ont été identifiés comme favorisant la survenue des deux tiers de cas de démence, en particulier la maladie d’Alzheimer.

    Ces facteurs de risque sont : l’obésité, le tabagisme, l’athérosclérose des artères carotides, le diabète de type 2, le faible niveau d’éducation, la dépression, l’hypertension artérielle, le taux d’homocystéine élevé sanguin et la fragilité générale.
    Ces résultats ont été obtenus sur la base de 351 études publiées entre 1968 et 2014 à travers le monde.
    L’identification de ces facteurs de risque ne signifie pas pour autant qu’il existe un lien de cause à effet entre ces facteurs et la démence. Le professeur Bruno Dubois (La Pitié Salpêtrière, Paris) souligne qu’il faut distinguer la maladie d’Alzheimer des autres cas de démence. Selon lui, « La démence autre que la démence de type Alzheimer a pour origine plusieurs facteurs (vasculaires, endocriniens…) sur lesquels on pourait agir pour diminuer l’incidence, ce qui n’est pas le cas de la maladie d’Alzheimer qui est une démence neurodégénérative avec des facteurs de risque qui agissent directement ou indirectement sur l’expression de la maladie. »
    Les chercheurs estiment que ces résultats permettraient de développer des stratégies préventives ciblant le régime alimentaire (ex du régime de type méditerranéen), les médicaments, l’homocystéine, les troubles mentaux et l’hygiène de vie ». Modifier ces facteurs « pourrait aider à ralentir l’épidémie de cas de la maladie d’Alzheimer ».

    Source : Xu W. et al. Meta-analysis of modifiable risk factors for Alzheimer’s disease. J Neurol Neurosurg Psychiatry, août 2015.




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  5. Parkinson : comment les agonistes dopaminergiques provoquent des comportements addictifs

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    medicamentsLe magazine Sciences et Avenir rapporte le témoignage de patients souffrant de la maladie de Parkinson et qui présentent des troubles du comportement suite à un traitement avec un agent dopaminergique. Selon l’Association France Parkinson, près d’un patient sur cinq sous traitement déclare présenter des comportements d’addiction, allant des problèmes de jeux d’argent à une hypersexualité.

    Les témoignages de sept patients soignés au CHRU de Lille (France) ont fait l’objet d’un article dans la revue La Presse médicale.

    Une épouse affirmait que son mari la violait et « se servait d’un couteau (placé au milieu du lit) comme moyen de pression en menaçant de la tuer puis de se suicider si elle repoussait ses demandes ». Un autre patient traité avec cette classe de médicament était persuadé que sa femme le trompait parce qu’elle refusait ses demandes incessantes.

    Pour expliquer ces effets indésirables, les auteurs de l’article expliquent que les agonistes dopaminergiques agissent sur les récepteurs de la dopamine situés dans le système limbique, une zone du cerveau impliquée dans les émotions et la sensation de plaisir.

    Selon un autre psychiatre « Il ne s’agit en aucun cas de diaboliser le traitement par agoniste dopaminergique qui apporte un réel bénéfice sur le plan moteur. Mais de traiter l’hypersexualité. »

    Lire l’article complet sur Sciences et Avenir



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  6. Sirocco : un programme d’activité physique intensive pour les personnes atteintes de Parkinson

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    Gym

     

    Grâce au programme SIROCCO, les patients atteints de Parkinson maintiennent leurs performances et reprennent confiance.

    Ce programme est destiné à stimuler la production de dopamine dans le cerveau en offrant un programme d’activité intensive, avec un approche multidisciplinaire : kiné, marche nordique, cross-training, étirements, aquagym, water-polo, taï-chi, ergothérapie, rééducation de la voix, atelier gestuel…

    Les patients, par groupes de 7 à 8 personnes, sont hospitalisés durant la semaine et suivent un entraînement physique à un rythme soutenu.

    Les premiers résultats obtenus sur 35 patients sont très prometteurs : amélioration de la marche, de l’équilibre, de l’articulation des mots et même diminution des médicaments chez un patient sur trois. Face à ce succès, le programme pourrait être étendu à la rentrée 2015.

    Lire l’article complet sur le site de leprogres.fr

  7. Détecter une démence grâce à un stylo numérique

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    Un stylo numérique permettait non seulement de diagnostiquer certaines démences mais aussi de les prévenir.

    Le test de l’horologe (en anglais Clock Drawing Test) consiste à dessiner correctement des aiguilles (avec un stylo normal) indiquant une heure sur le cadran d’une horloge. Un individu atteint d’une démence ne réussit pas convenablement le test.

    Le stylo numérique, connecté à un ordinateur, enregistre les tracés du dessin avec précision et permet de détecter de subtiles variations, ce qui facilite la prévention de la maladie.  Il a été mis au point par des développeurs de la société VoiceBox Technologies, en collaboration avec des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (Boston, États-Unis).

    Cette version améliorée du test, que l’on peut appelé test numérique de l’horloge (en anglais digital Clock Drawing Test) a été conçue sur la base de 2600 dessins.




    Ces analyses ont permis de remarquer des différences suivant le type de maladies neurodégénérative : ainsi un patient atteint de la maladie d’Alzheimer aura tendance à réfléchir longtemps avant de faire un tracé, alors qu’une personne atteinte de la maladie de Parkinson aura tendance à faire des dessins plus petits et à fournir plus d’effort.

    Test_de_l'horloge

    Les développeurs de la société VoiceBox Technologies qui ont collaboré avec les chercheurs du MIT pensent concevoir des équipements plus mobiles pour les professionnels de santé.

     

  8. Resvératrol

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    Le resvératrol est un polyphénol présent dans le vin rouge, la peau de raisin rouge, le jus de raisin violet, les mûres blanches et en plus faibles quantités dans les arachides.

    Il fait l’objet de nombreuses études scientifiques du fait de ses multiples propriétés : effets vasodilatateurs, anti-inflammatoires, anti-vieillissement, anti-prolifératifs. Elle aurait donc un effet bénéfique sur différentes affections rendant plus vulnérable le cerveau de la personne âgée : diabète, maladies cardiovasculaires, obésité.

    Le resvératrol possède également des propriétés neuroprotectrices, c’est-à-dire qu’il protège les neurones, selon des études également réalisées in vitro ou chez l’animal.


    Où se procurer le resvératrol ?

    Resvératrol & OPC de raisin


    Efficacité

    Diabète. Les études réalisées chez les primates indiquent que le resvératrol (jusqu’à 240 mg deux fois par réduit le glucose sanguin et protège les cellules béta du pancréas chez des primates nourris avec une alimentation riche en sucres pendant deux ans. De plus, le resvératrol améliore la sensibilité à l’insuline et la régulation du glucose chez les patients diabétiques, selon une méta-analyse portant sur onze études cliniques. Les patients diabétiques prenant du resvératrol ont des taux de glucose plus faible après un repas, comparés à des sujets contrôles. Les doses utilisées varient de 10 mg à 5 g par jour pendant un mois. Le contrôle de la glycémie semble meilleur lorsque le resvératrol (250 mg par jour) est pris comme un adjuvant à un traitement standard.

    Bhatt, J.K. et al., 2012. Resveratrol supplementation improves glycemic control in type 2 diabetes mellitus. Nutr. Res. 32, 537–541.
    Brasnyo, P. et al., 2011. Resver- atrol improves insulin sensitivity, reduces oxidative stress and activates the Akt pathway in type 2 diabetic patients. Br. J. Nutr. 106, 383–389.
    Elliot, P.J. et al., 2009. Resveratrol/SRT-501. Drug. Future 34, 291–295.
    Fiori, J.L. et al., 2013. Resveratrol prevents beta-cell ded- ifferentiation in nonhuman primates given a high-fat/high-sugar diet. Diabetes 62, 3500–3513.
    Jimenez-Gomez, Y. et al., 2013. Resveratrol improves adipose insulin signaling and reduces the inflammatory response in adipose tissue of rhesus monkeys on high-fat, high- sugar diet. Cell Metab. 18, 533–545.

    Obésité et maladies cardiovasculaires. L’obésité est généralement reliée à une résistance à l’insuline et à la survenue éventuelle d’un diabète. Les études portant sur l’effet du resvératrol sur la sensibilité à l’insuline ont rapporté des résultats contradictoires. Concernant l’athérosclérose, une méta-analyse indique que le resvératrol ne modifie par les niveaux de lipides dans le sang (LDL- et HDL-cholestérol, triglycérides) mais pourrait diminuer les niveaux de cholestérol total à des doses de 250 mg/jour pendant 3 mois. Concernant l’hypertension, le resvératrol (plus de 150 mg/jour) semble diminuer la pression artérielle systolique et augmenter la dilatation de l’artère brachiale. Ce polyphénol est également capable de diminuer les niveaux de plusieurs marqueurs de l’inflammation (appelés cytokines) qui augmentent chez les personnes obèses.

    Crandall, J.P. et al., 2012. Pilot study of resveratrol in older adults with impaired glucose tolerance. J. Gerontol. A. Biol. Sci. Med. Sci. 67, 1307–1312.
    Mendez del Villar, M. et al., 2014. Effect of resveratrol administration on metabolic syn- drome, insulin sensitivity, and insulin secretion. Metab Syndr. Relat. Disord. 12, 497–501.
    Chachay, V.S. et al., 2014. Resveratrol does not benefit patients with non-alcoholic fatty liver disease. Clin. Gastroenterol. Hepatol.
    Dash, S. et al., 2013. High-dose resveratrol treatment for 2 weeks inhibits intestinal and hepatic lipoprotein production in overweight/obese men. Arterioscler. Thromb. Vasc. Biol. 33, 2895–2901.
    Bhatt, J.K. et al., 2012. Resveratrol supplementation improves glycemic control in type 2 diabetes mellitus. Nutr. Res. 32, 537–541.
    Tome-Carneiro J. et al., 2013c. One-year supplementation with a grape extract containing resveratrol modulates inflammatory-related microRNAs and cytokines expression in peripheral blood mononuclear cells of type 2 diabetes and hypertensive patients with coronary artery disease. Pharmacol. Res. 72, 69–82.

    Déclin cognitif. Les données épidémiologiques suggèrent que le resvératrol, tout comme d’autres polyphénols, exercent des effets neuroprotecteurs et préservent les fonctions cognitives. Les effets bénéfiques du resvératrol (500 mg) sur les fonctions cognitives pourraient être dus à sa capacité de stimuler la circulation cérébrale grâce à ses propriétés vasodilatatrices, en particulier chez les personnes ayant des troubles cognitifs. Enfin, une étude publiée en 2014 indique qu’une supplémentation de resvératrol pendant 26 semaines augmente les performances mnésiques chez les personnes âgées en surcharge pondérale.

    Foti Cuzzola, V. et al., 2011. Role of resver- atrol and its analogues in the treatment of neurodegenerative diseases: focus on recent discoveries. CNS Neurol. Disord. Drug Targets 10, 849–862.
    Kennedy, D.O. et al., 2010. Effects of resveratrol on cerebral blood flow variables and cognitive perfor- mance in humans: a double-blind, placebo-controlled, crossover investigation. Am. J. Clin. Nutr. 91, 1590–1597.
    Sun, A.Y. et al., 2010. Resveratrol as a therapeutic agent for neurodegenerative diseases. Mol. Neurobiol. 41, 375–383.
    Wightman, E.L. et al., 2014. Effects of resveratrol alone or in combination with piperine on cerebral blood flow parameters and cognitive performance in human subjects: a ran- domised, double-blind, placebo-controlled, cross-over investigation. Br. J. Nutr. 112, 203–213.
    Witte, A.V. et al., 2014. Effects of resveratrol on memory performance, hippocampal functional connectivity, and glucose metabolism in healthy older adults. J. Neurosci. 34, 7862–7870.
    Wong, R.H. et al., 2013. Chronic resveratrol consumption improves brachial flow-mediated dilatation in healthy obese adults. J. Hypertens. 31, 1819–1827.

    Effets secondaires et précautions

    Le resvératrol est vraisemblablement sans danger lorsqu’il est pris par voie orale jusqu’à 250 mg par jour sur une durée maximale de trois mois. Les doses supérieures à 900 mg ont été utilisées pendant deux jours maximum. L’application cutanée du resvératrol est aussi sans danger pour une durée maximale de 30 jours.

    Hémorragies. Le resvératrol pourrait augmenter le risque hémorragique chez les personnes prenant des anticoagulants ou antiplaquettaires ou devant subit une opération chirurgicale.

    Maladies hormono-dépendantes (ex. cancers du sein, de l’utérus ou de l’ovaire). Le resvératrol possède des propriétés semblables à celles des œstrogènes. Les personnes souffrant d’une maladie qui pourrait s’aggraver par une exposition aux œstrogènes doivent éviter de prendre du resvératrol.

    Le resvératrol pourrait ralentir le métabolisme par le foie de certains médicaments et ainsi augmenter le risque d’effets indésirables. Les médicaments modifiés par le foie comprennent certains inhibiteurs calciques (ex. nicardipine, vérapamil), les agents chimiothérapeutiques, les antifongiques et les glucocorticoïdes.

     

  9. Alzheimer : un cours en ligne ouvert à tout le monde

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    UPMCL’Université Pierre et Marie Curie (Paris) propose un cours disponible en ligne sur la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées.

    Ce cours débutera le 18 septembre prochain et durera cinq semaines. Un cours dure environ 1h30 par semaine.

    Il présente de façon simple et compréhensible par tous, la maladie d’Alzheimer. Il s’adresse donc aussi bien aux seniors qui souhaitent s’informer qu’aux malades et aux professionnels de santé.

    Les thèmes abordés sont la physiopathologie (ce qui déclenche la maladie), les signes de la maladie, comment on arrive au diagnostic, la prise en charge, l’impact sur la société, l’état de la recherche et les moyens de prévention.
    Ce projet a été réalisé par Dr Joël Belmin (UPMC et Hôpital Charles Foix, Ivry-sur-Seine).

    Les inscriptions sont ouvertes sur la plateforme FUN (France Université Numérique) du ministère de l’enseignement supérieur.

  10. Alzheimer: un village pilote et un village répit pour accueillir les malades et leurs familles

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    Village repit

    Un village pilote et un village répit pour les personnes Alzheimer et leurs proches.

    Le gouvernement français a autorisé la construction d’un « village pilote Alzheimer » dans le pays des Landes (Sud Ouest) afin de maintenir les malades dans une « vie sociale ordinaire ».

    Le « village pilote » sera ouvert en 2018 et accueillera 120 malades, sous la surveillance de 120 soignants et autant de bénévoles.

    Il s’inspire de ce qui a été fait en 2009 aux Pays-Bas.

    L’Etat débloquera trois millions d’euros par an pour financer le budget de fonctionnement de ce « projet pilote » qui pourrait se multiplier dans toute la France. Le coût global du projet est estimé à 22 M d’euros, avec un budget de fonctionnement annuel estimé à 8,5 M euros. Les résidents devraient payer entre 60 et 65 euros par journée.

    Dans le même temps, un « village répit famille » a été inauguré dans la banlieue de Tours, permettant aux proches de souffler durant quelques jours.

    « Cela permet au proche de prendre un peu de répit pendant que l’équipe médico-sociale prendra soin de la personne dépendante », explique Patrick Brunerie, directeur du village répit famille.

    A partir de l’année prochaine, les aidants pourront bénéficier d’une aide financière, jusqu’à 500 euros par an, pour prendre du repos.

    Ce village d’une superficie de 3.000 m2 est muni notamment d’une piscine couverte, d’un jacuzzi, d’un salon de massage et d’un mini-golf.

    Le coût moyen pour un séjour d’une semaine en pension complète d’une personne dépendante et de son proche est de 1.223 euros. La prise en charge médicale est couverte par l’assurance maladie.