Un stylo numérique permettait non seulement de diagnostiquer certaines démences mais aussi de les prévenir.
Le test de l’horologe (en anglais Clock Drawing Test) consiste à dessiner correctement des aiguilles (avec un stylo normal) indiquant une heure sur le cadran d’une horloge. Un individu atteint d’une démence ne réussit pas convenablement le test.
Le stylo numérique, connecté à un ordinateur, enregistre les tracés du dessin avec précision et permet de détecter de subtiles variations, ce qui facilite la prévention de la maladie. Il a été mis au point par des développeurs de la société VoiceBox Technologies, en collaboration avec des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (Boston, États-Unis).
Cette version améliorée du test, que l’on peut appelé test numérique de l’horloge (en anglais digital Clock Drawing Test) a été conçue sur la base de 2600 dessins.
Ces analyses ont permis de remarquer des différences suivant le type de maladies neurodégénérative : ainsi un patient atteint de la maladie d’Alzheimer aura tendance à réfléchir longtemps avant de faire un tracé, alors qu’une personne atteinte de la maladie de Parkinson aura tendance à faire des dessins plus petits et à fournir plus d’effort.
Les développeurs de la société VoiceBox Technologies qui ont collaboré avec les chercheurs du MIT pensent concevoir des équipements plus mobiles pour les professionnels de santé.
Le resvératrol est un polyphénol présent dans le vin rouge, la peau de raisin rouge, le jus de raisin violet, les mûres blanches et en plus faibles quantités dans les arachides.
Il fait l’objet de nombreuses études scientifiques du fait de ses multiples propriétés : effets vasodilatateurs, anti-inflammatoires, anti-vieillissement, anti-prolifératifs. Elle aurait donc un effet bénéfique sur différentes affections rendant plus vulnérable le cerveau de la personne âgée : diabète, maladies cardiovasculaires, obésité.
Le resvératrol possède également des propriétés neuroprotectrices, c’est-à-dire qu’il protège les neurones, selon des études également réalisées in vitro ou chez l’animal.
Où se procurer le resvératrol ?
Efficacité
Diabète. Les études réalisées chez les primates indiquent que le resvératrol (jusqu’à 240 mg deux fois par réduit le glucose sanguin et protège les cellules béta du pancréas chez des primates nourris avec une alimentation riche en sucres pendant deux ans. De plus, le resvératrol améliore la sensibilité à l’insuline et la régulation du glucose chez les patients diabétiques, selon une méta-analyse portant sur onze études cliniques. Les patients diabétiques prenant du resvératrol ont des taux de glucose plus faible après un repas, comparés à des sujets contrôles. Les doses utilisées varient de 10 mg à 5 g par jour pendant un mois. Le contrôle de la glycémie semble meilleur lorsque le resvératrol (250 mg par jour) est pris comme un adjuvant à un traitement standard.
Bhatt, J.K. et al., 2012. Resveratrol supplementation improves glycemic control in type 2 diabetes mellitus. Nutr. Res. 32, 537–541.
Brasnyo, P. et al., 2011. Resver- atrol improves insulin sensitivity, reduces oxidative stress and activates the Akt pathway in type 2 diabetic patients. Br. J. Nutr. 106, 383–389.
Elliot, P.J. et al., 2009. Resveratrol/SRT-501. Drug. Future 34, 291–295.
Fiori, J.L. et al., 2013. Resveratrol prevents beta-cell ded- ifferentiation in nonhuman primates given a high-fat/high-sugar diet. Diabetes 62, 3500–3513.
Jimenez-Gomez, Y. et al., 2013. Resveratrol improves adipose insulin signaling and reduces the inflammatory response in adipose tissue of rhesus monkeys on high-fat, high- sugar diet. Cell Metab. 18, 533–545.
Obésité et maladies cardiovasculaires. L’obésité est généralement reliée à une résistance à l’insuline et à la survenue éventuelle d’un diabète. Les études portant sur l’effet du resvératrol sur la sensibilité à l’insuline ont rapporté des résultats contradictoires. Concernant l’athérosclérose, une méta-analyse indique que le resvératrol ne modifie par les niveaux de lipides dans le sang (LDL- et HDL-cholestérol, triglycérides) mais pourrait diminuer les niveaux de cholestérol total à des doses de 250 mg/jour pendant 3 mois. Concernant l’hypertension, le resvératrol (plus de 150 mg/jour) semble diminuer la pression artérielle systolique et augmenter la dilatation de l’artère brachiale. Ce polyphénol est également capable de diminuer les niveaux de plusieurs marqueurs de l’inflammation (appelés cytokines) qui augmentent chez les personnes obèses.
Crandall, J.P. et al., 2012. Pilot study of resveratrol in older adults with impaired glucose tolerance. J. Gerontol. A. Biol. Sci. Med. Sci. 67, 1307–1312.
Mendez del Villar, M. et al., 2014. Effect of resveratrol administration on metabolic syn- drome, insulin sensitivity, and insulin secretion. Metab Syndr. Relat. Disord. 12, 497–501.
Chachay, V.S. et al., 2014. Resveratrol does not benefit patients with non-alcoholic fatty liver disease. Clin. Gastroenterol. Hepatol.
Dash, S. et al., 2013. High-dose resveratrol treatment for 2 weeks inhibits intestinal and hepatic lipoprotein production in overweight/obese men. Arterioscler. Thromb. Vasc. Biol. 33, 2895–2901.
Bhatt, J.K. et al., 2012. Resveratrol supplementation improves glycemic control in type 2 diabetes mellitus. Nutr. Res. 32, 537–541.
Tome-Carneiro J. et al., 2013c. One-year supplementation with a grape extract containing resveratrol modulates inflammatory-related microRNAs and cytokines expression in peripheral blood mononuclear cells of type 2 diabetes and hypertensive patients with coronary artery disease. Pharmacol. Res. 72, 69–82.
Déclin cognitif. Les données épidémiologiques suggèrent que le resvératrol, tout comme d’autres polyphénols, exercent des effets neuroprotecteurs et préservent les fonctions cognitives. Les effets bénéfiques du resvératrol (500 mg) sur les fonctions cognitives pourraient être dus à sa capacité de stimuler la circulation cérébrale grâce à ses propriétés vasodilatatrices, en particulier chez les personnes ayant des troubles cognitifs. Enfin, une étude publiée en 2014 indique qu’une supplémentation de resvératrol pendant 26 semaines augmente les performances mnésiques chez les personnes âgées en surcharge pondérale.
Foti Cuzzola, V. et al., 2011. Role of resver- atrol and its analogues in the treatment of neurodegenerative diseases: focus on recent discoveries. CNS Neurol. Disord. Drug Targets 10, 849–862.
Kennedy, D.O. et al., 2010. Effects of resveratrol on cerebral blood flow variables and cognitive perfor- mance in humans: a double-blind, placebo-controlled, crossover investigation. Am. J. Clin. Nutr. 91, 1590–1597.
Sun, A.Y. et al., 2010. Resveratrol as a therapeutic agent for neurodegenerative diseases. Mol. Neurobiol. 41, 375–383.
Wightman, E.L. et al., 2014. Effects of resveratrol alone or in combination with piperine on cerebral blood flow parameters and cognitive performance in human subjects: a ran- domised, double-blind, placebo-controlled, cross-over investigation. Br. J. Nutr. 112, 203–213.
Witte, A.V. et al., 2014. Effects of resveratrol on memory performance, hippocampal functional connectivity, and glucose metabolism in healthy older adults. J. Neurosci. 34, 7862–7870.
Wong, R.H. et al., 2013. Chronic resveratrol consumption improves brachial flow-mediated dilatation in healthy obese adults. J. Hypertens. 31, 1819–1827.
Effets secondaires et précautions
Le resvératrol est vraisemblablement sans danger lorsqu’il est pris par voie orale jusqu’à 250 mg par jour sur une durée maximale de trois mois. Les doses supérieures à 900 mg ont été utilisées pendant deux jours maximum. L’application cutanée du resvératrol est aussi sans danger pour une durée maximale de 30 jours.
Hémorragies. Le resvératrol pourrait augmenter le risque hémorragique chez les personnes prenant des anticoagulants ou antiplaquettaires ou devant subit une opération chirurgicale.
Maladies hormono-dépendantes (ex. cancers du sein, de l’utérus ou de l’ovaire). Le resvératrol possède des propriétés semblables à celles des œstrogènes. Les personnes souffrant d’une maladie qui pourrait s’aggraver par une exposition aux œstrogènes doivent éviter de prendre du resvératrol.
Le resvératrol pourrait ralentir le métabolisme par le foie de certains médicaments et ainsi augmenter le risque d’effets indésirables. Les médicaments modifiés par le foie comprennent certains inhibiteurs calciques (ex. nicardipine, vérapamil), les agents chimiothérapeutiques, les antifongiques et les glucocorticoïdes.
Ce cours débutera le 18 septembre prochain et durera cinq semaines. Un cours dure environ 1h30 par semaine.
Il présente de façon simple et compréhensible par tous, la maladie d’Alzheimer. Il s’adresse donc aussi bien aux seniors qui souhaitent s’informer qu’aux malades et aux professionnels de santé.
Les thèmes abordés sont la physiopathologie (ce qui déclenche la maladie), les signes de la maladie, comment on arrive au diagnostic, la prise en charge, l’impact sur la société, l’état de la recherche et les moyens de prévention.
Ce projet a été réalisé par Dr Joël Belmin (UPMC et Hôpital Charles Foix, Ivry-sur-Seine).
Les inscriptions sont ouvertes sur la plateforme FUN (France Université Numérique) du ministère de l’enseignement supérieur.
Un village pilote et un village répit pour les personnes Alzheimer et leurs proches.
Le gouvernement français a autorisé la construction d’un « village pilote Alzheimer » dans le pays des Landes (Sud Ouest) afin de maintenir les malades dans une « vie sociale ordinaire ».
Le « village pilote » sera ouvert en 2018 et accueillera 120 malades, sous la surveillance de 120 soignants et autant de bénévoles.
Il s’inspire de ce qui a été fait en 2009 aux Pays-Bas.
L’Etat débloquera trois millions d’euros par an pour financer le budget de fonctionnement de ce « projet pilote » qui pourrait se multiplier dans toute la France. Le coût global du projet est estimé à 22 M d’euros, avec un budget de fonctionnement annuel estimé à 8,5 M euros. Les résidents devraient payer entre 60 et 65 euros par journée.
Dans le même temps, un « village répit famille » a été inauguré dans la banlieue de Tours, permettant aux proches de souffler durant quelques jours.
« Cela permet au proche de prendre un peu de répit pendant que l’équipe médico-sociale prendra soin de la personne dépendante », explique Patrick Brunerie, directeur du village répit famille.
A partir de l’année prochaine, les aidants pourront bénéficier d’une aide financière, jusqu’à 500 euros par an, pour prendre du repos.
Ce village d’une superficie de 3.000 m2 est muni notamment d’une piscine couverte, d’un jacuzzi, d’un salon de massage et d’un mini-golf.
Le coût moyen pour un séjour d’une semaine en pension complète d’une personne dépendante et de son proche est de 1.223 euros. La prise en charge médicale est couverte par l’assurance maladie.
Leader sur le marché mondial de l’épilepsie, la société SynapCell s’oriente vers le traitement d’autres maladies du cerveau : la maladie de Parkinson, l’autisme et la schizophrénie.
Son objectif est de prédire l’efficacité d’une molécule développée par des laboratoires pharmaceutiques afin de réduire les échecs de mise sur le marché des traitements (80% des molécules développées font face à des échecs en phase d’essais cliniques).
Créée en avril 2005, SynapCell est située près de l’Institut des Neurosciences de Grenoble (France) et travaille avec plus de 25 laboratoires pharmaceutiques.
Juin 2016. Les bleuets pourraient avoir un effet bénéfique sur la mémoire des personnes âgées.
Des chercheurs ont constaté que des personnes âgées qui souffraient de légers troubles cognitifs amélioraient leur performance cognitive et leur fonction cérébrale en prenant de la poudre de bleuets lyophilisée, soit l’équivalent d’une tasse de baies, comparativement à ceux à qui on a donné un placebo.
Le groupe traité aux bleuets présentaient notamment une amélioration de la mémoire et se rappelait plus facilement de mots et de concepts. Des examens en imagerie par résonance magnétique fonctionnelle ont illustré une activité cérébrale accrue chez ceux qui ont pris la poudre de bleuets.
Septembre 2015. Une variété de cassis néo-zélandais, nommée « blackcurrant », bloque l’activité d’enzymes appelées monoamine-oxydases, selon les résultats d’une étude réalisée par des chercheurs néo-zélandais (Plant & Food Research, Nouvelle-Zélande).
Ces résultats pourraient avoir un impact positif sur le cerveau puisque ces enzymes sont impliquées dans les troubles de l’humeur (anxiété et dépression) et la maladie de Parkinson.
Les chercheurs ont rapporté que cette baie (consommée sous la forme d’un jus de 250ml) améliore les performances mentales de 36 adultes en bonne santé âgés de 18 à 35 ans, comparée à un groupe placebo. Cette amélioration se traduit par une augmentation de l’attention et de l’humeur et une baisse de la fatigue mentale. Elle s’accompagne d’une diminution de l’activité des mono-amines oxydases.
D’autres études avaient préalablement rapporté l’effet bénéfique de baies – bleuets, myrtilles – sur la performance cognitive et l’hypertension.
Les anthocyanes, puissants antioxydants présents dans les baies, et en particulier dans le cassis, sont principalement responsables de ces effets.
Les monoamines oxydases (MAO) sont des enzymes intervenant dans le catabolisme de neurotransmetteurs appelés monoamines. Elles se retrouvent dans les cellules, dont les neurones. On distingue deux types de MAO : la MAO de type A et la MAO de type B.
Les MAO-A et MAO-B inactivent les monoamines appelés noradrénaline, sérotonine et dopamine qui sont des neurotransmetteurs impliqués dans la stabilisation de l’humeur. L’inhibition de ces MAO s’accompagne d’une amélioration de l’humeur (c’est le mécanisme d’action de certains antidépresseurs).
Les inhibiteurs sélectifs de la MAO-B, tels que la sélégiline ou la rasagiline, sont utilisés quant à eux dans le traitement de la maladie de Parkinson.
Source : Anthony W. Watson et alii. Acute supplementation with blackcurrant extracts modulates cognitive functioning and inhibits monoamine oxidase-B in healthy young adults. Journal of Functional Foods, 2015; 17: 524.
Les personnes âgées sont particulièrement vulnérables aux effets néfastes du bruit, selon une étude britannique portant sur 1,6 million londoniens vivant à proximité d’un axe routier fréquenté.
Les personnes âgées exposées à un bruit dépassant 60 db ont un risque accru (+9%) de décès provoqué par un accident vasculaire cérébral, par rapport à celles vivant dans un environnement calme.
L’exposition à des niveaux sonores excessifs altèrent non seulement l’audition (ex. risque d’acouphènes) mais pourrait accroître le risque d’obésité (+18%), de diabète et de maladies cardiovasculaires.
Les auteurs de l’étude émettent l’hypothèse que l’exposition chronique au bruit augmente la tension artérielle et le stress et altère le sommeil – trois facteurs de risque de maladies cardiovasculaires.
Sources : Pyko A. et alii. Occup Environ Med, mai 2015 et European Heart Journal, juin 2015.
Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson sont trois fois plus à risque (+342%) que la population générale de développer une tumeur maligne au cerveau. Cette association ne concerne pas seulement le cancer du cerveau puisque les chercheurs taïwanais ont aussi trouvé une corrélation entre maladie de Parkinson et mélanome (+275%) et les cancers de la vessie (+99%), du foie (+89%), de l’utérus (+83%), de l’oesophage (+81%), de la vésicule biliaire (+73%) et du pancréas (+48%). D’autres formes de cancer sont également concernés.
En revanche, aucune association entre maladie de Parkinson et les cancers du sein, des ovaires ou de la thyroïde. 62 000 habitants de Taiwan diagnostiqués de la maladie de Parkinson et 124 000 sujets contrôle ont participé à l’étude entre 2004 et 2010.
Il est difficile d’expliquer cette association mais l’environnement et les facteurs de risque familiaux jouent certainement un rôle, ainsi que l’âge. Ces résultats sont en contradiction avec de précédentes études qui avaient rapporté une réduction du risque chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, mais qui étaient des population occidentales. Il existe donc certainement une influence ethnique.
Source: Pei-Ying Lin et alii. Association Between Parkinson Disease and Risk of Cancer in Taiwan. JAMA Oncol. 2015;1(5):633-640.
Des études épidémiologiques rapportent une association négative entre les maladies du systèmes nerveux central et le cancer. En d’autres termes, on a moins de risque de développer un cancer si l’on est atteint d’une maladie du cerveau et vice-versa.
L’exemple le plus remarquable concerne la maladie d’Alzheimer, dont les malades ont deux fois moins de risque de développer un cancer.
Des chercheurs espagnols avancent l’hypothèse d’un rôle de facteurs génétiques après avoir regardé les gènes de malades souffrant de maladies neurodégénératives ou de cancer.
En effet, selon les auteurs de l’étude, « 74 gènes qui apparaissent moins actifs chez les personnes souffrant d’une maladie neurodégénérative sont à l’inverse plus actifs chez celles souffrant d’un cancer, et vice-versa. Nous avons remarqué que les gènes qui sont suractivés dans les maladies neurodégénératives ont un pouvoir protecteur sur le cancer car ils sont moins actifs.»
Les chercheurs pensent qu’il serait intéressant de tester (dans un premier temps sur des modèles de souris Alzheimer), des molécules ayant un des propriétés anti-cancéreuses.
Source: Molecular Evidence for the Inverse Comorbidity between Central Nervous System Disorders and Cancers Detected by Transcriptomic Meta-analyses. PLoS Genetics, 2014; 10 (2): e1004173.
Alzheimer et cancer: soit l’un soit l’autre. Les gens avec la maladie d’Alzheimer peuvent avoir plus à faible risque du cancer et vice versa Les personnes souffrant d’une maladie d’Alzheimer ont deux fois moins de risque d’avoir un cancer, alors que les personnes âgées avec un cancer ont un risque moindre (-35%) de développer une maladie d’Alzheimer. « La compréhension des mécanismes pourrait nous aider à développer de nouveaux traitements dans les deux maladies », souligne l’auteur italien Massimo Musicco. Plus de 200 000 personnes âgées de 60 ans et plus ont été suivies pendant six ans. 21 451 d’entre elles ont développé un cancer alors que 2 832 personnes ont développé une maladie d’Alzheimer. Source: Inverse occurrence of cancer and Alzheimer disease A population-based incidence study. Neurology, 2013.