Un programme pour dépister la maladie d’Alzheimer au Québec

Parkinson : le mécanisme de mort neuronale en partie élucidé

Clopidogrel

Potassium

Calcium

Protéines

Un antitussif pour réduire les agitations dans la démence ?

Un programme pour maintenir la performance cognitive des personnes à risque

Le cannabis réduit-il les symptômes comportementaux dans la démence ?

Une pompe pour faciliter le passage des médicaments dans le cerveau

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Un programme pour dépister la maladie d’Alzheimer au Québec

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    Quatre-vingt dix chercheurs québécois vont recruté plus de 350 personnes de 60 ans et plus afin de dépister le plus tôt possible la maladie d’Alzheimer, grâce à un financement de 2,5 millions de dollars.

    Cette phase de recrutement a déjà commencé à Montréal et continuera dans la ville de Québec.
    Pour être sélectionné, les participants doivent avoir remarqué des des pertes de mémoire occasionnelles.

    Selon le Dr Hudon, chercheur au Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, « nous allons pouvoir regarder dans le sang prélevé, le liquide céphalo-rachidien, et à partir des tests cognitifs, quelles sont les caractéristiques qui ont permis de prédire le développement de la maladie chez les participants ».

    Les chercheurs s’intéressent également à la façon dont ils pourront changer rapidement les habitudes de vie du patient à risque.

    Les chercheurs estiment que d’ici 2038, il y aura 250 000 nouveaux cas d’Alzheimer chaque année au Canada si aucun remède efficace n’est trouvé d’ici là. Au total, une personne sur huit souffrira de la maladie.
    Les premiers résultats sont attendus dans deux ans.

    L’étude est menée par le Consortium pour l’Identification précoce de la Maladie d’Alzheimer – Québec (CIMA-Q) et s’étalera sur trois ans.

  2. Parkinson : le mécanisme de mort neuronale en partie élucidé

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    Alpha-synucléine (en rouge) à l'intérieur d'un corps cellulaire d'un neurone.

    Alpha-synucléine (en rouge) à l’intérieur d’un corps cellulaire d’un neurone.

    Des chercheurs franco-belges ont mis en évidence la manière dont deux maladies neurodégénératives se développent : la maladie de Parkinson et l’atrophie multisystématisée.

    Atrophie multisystématisée : maladie rare caractérisée par des troubles moteurs, une hypotension orthostatique ou des troubles du système urinaire et génital.

    En injectant différentes formes d’une protéine – appelée alpha-synucléide – à des rats, ces derniers ont développé différentes maladies.

    Lorsque la forme de la protéine est large (« équivalent à des linguines », dixit l’un des auteurs de l’étude), le rongeur développe une maladie de Parkinon, alors qu’une forme plus fine de la protéine (« équivalent à des spaghettis »), entraîne une atrophie multisystématisée.

    Dans les deux cas, l’agrégation de l’alpha-synucléine provoque une destruction irréversibles des neurones (neurodégénération).

    Présentes naturellement dans notre cerveau, ces protéines favorisent le fonctionnement des synapses. Cependant, lorsqu’elles s’accumulent, elles forment des amas qui détruisent les neurones.

    Ce mécanisme d’action est à mettre en parallèle avec celui observé dans la maladie d’Alzheimer : ce sont alors les protéines amyloïde et tau qui s’agrègent dans le cerveau des patients Alzheimer et qui sont à l’origine de la destruction des neurones.

    Selon l’un des auteurs de l’étude « on peut imaginer que d’ici 5 à 10 ans, un test sanguin sera mis au point pour dépister la maladie de Parkinson dès l’âge de 45 ans. Des anticorps qui modifieraient la forme de cette protéine pourraient être développer afin d’empêcher la maladie de se développer ».

    Source: W. Peelaerts et alii. Alpha-synuclein strains cause distinct synucleinopathies after local and systemic administration. Nature, June 2015

    Source:  Huffpost

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  3. Clopidogrel

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    Indications

    Le clopidrogel (Plavix®) est prescrit chez les malades atteints d’athérosclérose * et ayant été victimes d’une attaque cérébrale ** (c’est-à-dire un accident vasculaire cérébral ou AVC) d’origine ischémique, d’un infarctus du myocarde, d’une attaque ischémique transitoire ou d’une maladie artérielle des membres inférieurs. Il est également prescrit chez des personnes souffrant d’athérosclérose associée à un diabète, ou ayant subi une coronarographie accompagnée d’une angioplastie ou d’un pontage.

    Des études cliniques ont montré que le clopidrogel réduit le risque d’accident vasculaire cérébral d’origine ischémique chez les personnes souffrant d’athérosclérose et ayant été victimes d’une attaque cérébrale transitoire ou durable.

    L’efficacité du clopidogrel serait légèrement supérieure à celle de l’aspirine.

    L’association du clopidogrel avec l’aspirine semble avoir une meilleure efficacité que le clopidogrel seul.

    AVC : l’association aspirine/clopidogrel est-elle plus efficace que l’aspirine seule ?

    Septembre 2015. Un traitement de trois avec une combinaison de clopidogrel et d’aspirine entraîne un bénéfice à long terme chez des personnes victimes d’un mini-AVC ou d’une ischémie transitoire.

    Plus de 5000 patients ayant été victimes d’un mini-AVC ont reçu :

    1. une combinaison d’aspirine (75 mg/jour pendant 21 jours) et clopidogrel (300 mg le premier jour suivi de 75 mg/jour pendant 90 jours) ;
    2. seulement de l’aspirine (75 mg/jour pendant 90 jours).

    La combinaison clopidogrel/aspirine diminuait de 32% le risque d’AVC dans les 3 mois suivant le mini-AVC comparée à l’aspirine seule.

    Après un an, 10,6% du groupe clopidogrel-aspirine et 14% du groupe aspirine ont été victimes d’un AVC, soit une baisse de 22% en faveur du 1er groupe.

    Ces résultats suggèrent qu’une intervention énergique avec ces deux antiplaquettaires permet de réduire le risque de maladies cardiovasculaires chez les patients à risque.

    Cette étude (Wang et aloi, 2015), réalisée sur une population chinoise, devra être confirmée sur un échantillon plus large.

    Ce même groupe avaient déjà montré en 2013 que la combinaison de clopidogrel (300mg) et d’aspirine (75 mg) pendant 3 semaines, suivie de clopidogrel (75 mg par jour), prescrit dans les 24 heures après le début d’un AIT ou d’un AVC mineur, réduisait le risque de récidive d’AVC, comparée à l’aspirine seule. Aucun risque accru d’hémorragie n’a été observé.

    5 170 patients chinois âgés victimes d’un AIT ou d’un AVC mineur ont participé à cette étude dont deux tiers d’hommes. Deux tiers souffraient d’hypertension artérielle, un quart de diabète, et 43 % étaient des fumeurs ou d’anciens fumeurs.

    Dans les pays occidentaux, il est recommandé un traitement par anticoagulants oraux après avoir exclu toute risque d’hémorragie. Les patients chez qui les symptômes persistent après leur arrivée à l’hôpital subissent une thrombolyse intraveineuse. Après la phase aiguë de l’AIT ou de l’AVC, l’aspirine (80 mg une fois par jour) associé au dipyridamole (200 mg deux fois par jour) sont prescrits. En cas d’intolérance à l’aspirine ou au dipyridamole, un traitement par clopidogrel (75 mg une fois) est débuté.

    Comment fonctionne le clopidogrel ?

    Le clopidogrel bloque l’effet d’une molécule (appelée adénosine diphosphate ou ADP) sur son récepteur qui est situé sur les plaquettes sanguines *** : on dit que le clopidogrel est un antagoniste du récepteur ADP. Ce blocage entraîne une inhibition de l’agrégation des plaquettes (en effet l’ADP active les plaquettes).

    Rappels

    * L’athérosclérose est une maladie qui se caractérise par une accumulation de graisses (appelées plaques d’athérome) sur la paroi des artères qui, en outre, deviennent plus rigides avec l’âge.

    ** Un accident cérébral est provoqué par l’obstruction partielle ou totale d’une artère cérébrale. Le sang transportant le glucose et l’oxygène n’est plus transporté dans le cerveau, entraînant la mort des neurones dans une ou plusieurs régions du cerveau.

    C’est accident peut être :

    – transitoire si les symptômes ne persistent pas plus de 24 heures (c’est l’accident ischémique transitoire ou AIT) ou

    – durable, et donc plus grave (on parle d’infarctus ou d’accident vasculaire cérébral ou d’AVC).

    Les personnes ayant subi un AIT sont des personnes à risque car leur risque d’être victimes d’un infarctus cérébral est plus élevé.

    L’infarctus cérébral est dans le principe similaire à l’infarctus du myocarde, sauf qu’il touche le cerveau ! la grande majorité (80%) des infarctus sont d’origine ischémique, provoqués par un caillot sanguin se développant sur les plaques d’athérome situés les parois des artères. Un peu moins de 20% des infarctus sont d’origine hémorragique, provoqués par le rupture d’une artère cérébrale.

    *** Les plaquettes sanguines sont des cellules du sang favorisant la coagulation au niveau des plaies. Des études chez l’animal ont montré que ces plaquettes peuvent, dans certaines conditions, favoriser la formation de plaques d’athérome.

    Contre-indications – mises en garde

    Le clopidogrel est contre-indiqué ou doit être pris avec précaution chez les personnes (liste non exhaustive):

    – Ayant une hypersensibilité au principe actif.

    – Souffrant d’insuffisance hépatique.

    – Souffrant d’un ulcère gastrique ou duodénal.

    – Ayant un risque d’hémorragie.

    – Prenant d’autres médicaments (anticoagulants, anti-inflammatoires non stéroïdiens, insuline, diurétiques…).

    Effets indésirables

    Troubles hémorragiques, diarrhée, anomalies cutanées, douleurs abdominales…

    Le médicament est néanmoins bien toléré.

    Publications

    Diener HC et alii. Management of Atherothrombosis with Clopidogrel in High-Risk Patients with Recent Transient Ischaemic Attack or Ischaemic Stroke (MATCH): Study Design and Baseline Data. Cerebrovasc Dis. 17:253-261, 2004.

    Leys D. Atherothrombosis: a major health burden. Cerebrovasc Dis., 11 Suppl 2:1-4, 2001.

    Ringleb PA et alii. Clopidogrel Versus Aspirin in Patients at Risk of Ischemic Events Investigators. Benefit of clopidogrel over aspirin is amplified in patients with a history of ischemic events. Stroke. 35:528-532, Epub 2004.

    Wang Y, Wang Y, Zhao X, et al; CHANCE Investigators. Clopidogrel with aspirin in acute minor stroke or transient ischemic attack. N Engl J Med 2013;369:11-9.

    Wang Y et alii. Clopidogrel With Aspirin in Acute Minor Stroke or Transient Ischemic Attack (CHANCE) Trial: One-Year Outcomes. Circulation. 2015 Jul 7;132(1):40-6.     

  4. Potassium

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    Effet préventif du potassium dans l’AVC

    Une augmentation de 1,7g des apports en potassium diminue de 15 % le risque d’AVC et de 11% celui de décès par maladie cardiaque, selon une étude qui indique également que la consommation quotidienne recommandée de potassium (soit 4,7g) réduit la pression systolique de 1,5 mmHg.

    Cette diminution est semblable à celle obtenue en abaissant de 9 à 5g la consommation quotidienne de sel.

    Les aliments riches en potassium englobent les légumineuses (lentilles, haricots blancs), certains légumes (avocats, champignons, artichauts et épinards) et fruits (abricots, dattes, noix, bananes).

  5. Calcium

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    Les suppléments de calcium: hausse modeste du risque d’infarctus, avec ou sans vitamine D

    Septembre 2011. Les suppléments de calcium prescrits aux femmes – en association ou non avec de la vitamine D – pour prévenir ou traiter l’ostéoporose augmentent de 15% le risque de subir un infarctus ou accident vasculaire cérébral (AVC), selon une méta-analyse portant sur près de 30 000 femmes. Cette augmentation est modeste mais statistiquement significative.

    Les données de l’étude indiquent que, sur 1 000 femmes prenant durant 5 ans un supplément de calcium (avec ou sans vitamine D) contre l’ostéoporose, six d’entre elles seront victimes d’un infarctus ou d’un AVC, alors que trois d’entre elles auront évité une fracture osseuse.

    Selon le pharmacien montréalais Jean-Yves Dionne,  » les suppléments de calcium risquent surtout d’avoir un effet néfaste chez celles qui sont déjà propices à l’apparition de troubles cardiovasculaires. Au sein d’une immense cohorte de personnes dont le risque cardiovasculaire est très faible, on ne verra pas d’effet néfaste suivant un traitement au calcium, tandis que le même traitement pourrait très bien faire basculer plusieurs sujets dans la maladie cardiovasculaire si on a affaire à une cohorte de personnes à haut risque. « 

  6. Protéines

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    Les bénéfices d’une alimentation riche en protéines

    Août 2014. Les individus qui ont une alimentation riche en protéines, en particulier provenant du poisson, ont moins de risque (-20%) d’être victime d’un AVC, par rapport à ceux qui ont une alimentation pauvre en protéines.

    Cette conclusion est tirée d’une étude ayant impliqué plus de 250 000 participants suivis pendant une moyenne de 14 ans.

    Il est à noter que la consommation de protéines provenant de viande rouge est à l’inverse associée à une augmentation du risque d’AVC. Deux études conduites au Japon – un pays ou les gens mangent moins de viande rouge que dans les  pays occidentaux – ont d’ailleurs rapporté une diminution du risque d’AVC.

    Selon l’auteur principal de l’étude, ces résultats indiquent que le risque d’AVC peut être réduit en remplaçant la viande rouge par d’autres sources de protéines provenant en particulier du poisson.

    Enfin, la réduction du risque d’AVC est plus importante lorsque la protéine est d’origine animale plutôt que végétale.

    Source: Quantitative analysis of dietary protein intake and stroke risk. Neurology, juin 2014.

  7. Un antitussif pour réduire les agitations dans la démence ?

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    Un médicament couramment utilisé dans le traitement de la toux (dextrométorphane) réduit l’agitation chez des patients atteints de la maladie d’Alzheimer.

    Une étude multicentrique randomisée à teste la combinaison dextrométorphane/quinidine sur des patients souffrant de la maladie d’Alzheimer et présentant une agitation.

    La quinidine empêche à faibles doses le métabolisme du dextrométhorphane, ce qui se traduit par une augmentation de ce dernier dans le corps.

    Cette combinaison dextrométorphane/quinidine porte le nom de AVP 923.

    Selon l’auteur de l’étude, ces résultats donnent de l’espoir aux patients et aux membres de la famille en réduisant d’une part le fardeau et en diminuant d’autre part le risque d’institutionnalisation des patients.

    L’AVP 923 est actuellement approuvé dans le traitement du syndrome pseudobulbaire (symptômes provoqués par une lésion des neurones moteurs centraux).

    Initialement testé pour ralentir la progression de la sclérose latérale amyotrophique, les patients ont observé qu’il diminuait le syndrome pseudobulbaire.

    Par la suite, les chercheurs ont remarqué que ce médicament réduisait l’agitation
 de moitié, contre 26% chez le groupe placebo.

    La phase 2 de cette étude clinique a duré 10 semaines et inclut 220 adultes âgés de 50 à 90 ans et atteint de la maladie d’Alzheimer au stade léger à modéré, et qui présentaient une forte agitation. Les trois quarts de ces patients prenaient des inhibiteurs de l’acétylcholinestérase et un quart des antipsychotiques.

    En se basant sur les résultats de l’inventaire neuropsychiatrique, les chercheurs ont noté une diminution significative des comportements agressifs et d’agitation.

    Cependant ce médicament n’a aucun effet sur la qualité de vie et les activités de la vie quotidienne.

    Il est important de signaler que ce médicament n’aggrave pas le déclin cognitif. « Il est très important de le préciser car les essais menés sur les antipsychotiques et le citalopram ont rapporté une légère diminution de la fonction cognitive », déclare l’un des auteurs de l’étude.

    Aucun patient n’est décédé au cours de l’étude. Des effets secondaires sont survenus chez 8% des patients, contre 5 % dans le groupe placebo. Ces effets secondaires sont les suivants: chutes, diarrhées, infections urinaires.

    Il est prévu de passer à un essai de plus grande ampleur de phase 3 pour confirmer les résultats obtenus en phase 2.

    L’un des points faibles de cette étude est le coût élevé du médicament, soit 700 $ américains par mois.

    « Le comportement physique agressif est un des problèmes importants de gestion chez certains patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Les antipsychotiques sont largement prescrits pour traiter l’agitation. Cependant, leur efficacité n’est pas si nette que ca. Une combinaison de deux types d’intervention, l’une pharmacologique et l’autre non pharmacologiques, est la meilleure solution ».

    Source: Dr Cummings. Congrès de l’American Academy of Neurology, avril 2015.

     

  8. Un programme pour maintenir la performance cognitive des personnes à risque

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    Un programme clinique multidisciplinaire peut améliorer ou maintenir la fonction cognitive chez des personnes âgées vivant dans la communauté.

    Des chercheurs finlandais ont évalué l’effet préventif d’une étude clinique – appelée FINGER- sur des personnes âgées à risque de développer des troubles cognitifs.

    Plusieurs études épidémiologiques suggèrent un lien entre certains facteurs de risque et un déclin cognitif ou une démence. En se basant sur les résultats de ces études d’observation, des chercheurs ont mené une étude clinique qui démontre qu’il est possible de réduire ce risque en modifiant le style de vie de personnes à risque.

    Selon l’auteur principal de l’étude, ce sont des exercices faciles à entreprendre. C’est une approche simple et pragmatique.

    1260 personnes âgées finlandaises de 60 à 77 ans ont été réparties en deux groupes : groupes bénéficiant du programme multidisciplinaire (groupe intervention) et groupe contrôle bénéficiant de conseils de santé standards.

    Aucun participant n‘avait de problème de mémoire mais avait cependant un risque de démence plus élevé (soit un score supérieur à 6 sur une échelle de 0 a 15). Cette échelle prend en compte le niveau d’éducation, l’indice de masse corporelle, le cholestérol, la pression sanguine et l’activité physique.

    Le groupe intervention bénéficiait :

    • d’exercices physiques mis au point par des physiothérapeutes dans une salle de gymnastique, avec des exercices de musculation (une à trois fois par semaine) et des exercices aérobiques (deux à cinq fois par semaine)
    • des conseils prodigués par des nutritionnistes à raison de trois sessions individuels et de neuf sessions de groupes ;
    • un entraînement cognitif proposé par des psychologues avec des exercices sur l’ordinateur, à raison de 72 sessions trois fois par semaine (10 à 15 minutes par session) ;
    • une gestion des facteurs de risques métaboliques et vasculaire avec une mesure régulière de la pression sanguine, du poids, de la ceinture abdominale et des recommandations sur la gestion de vie quotidienne.

    Les chercheurs ont rapporté que le groupe intervention avait une meilleure performance cognitive, comparé au groupe placebo.

    Ces sessions étaient faisables et sans danger, avec un taux d’échec de seulement 12 % et un taux d’adhérence élevé.

    « Les précédentes études ont rapporté des effets bénéfiques de programme d’intervention seulement sur de courte durée, soit de quelques semaines à quelques mois. La nôtre indique que cet effet peut être bénéfique sur une période plus longue, soit deux ans, avec une faible fréquence (5%) d’effets secondaires (principalement des douleurs musculaires) », rapporte l’auteur principal de l’étude.

    « L’interaction sociale peut également expliquer ces résultats. En effet, lorsque vous participez à des séances de cuisine ou de gymnastiques, vous avez une vie sociale ».

    Ces résultats ayant été obtenus sur une population de personnes âgées vivant chez à domicile, ils ne peuvent être extrapolés sur des patients vivant dans un environnement médicalisé.

    En résumé, des personnes âgées à risque qui bénéficient d’un programme clinique multidisciplinaire préservent ou améliorent leur fonction cognitive, par rapport à un groupe contrôle bénéficiant de simples conseils de santé.

    La combinaison d’activités sociales, cognitives et physiques est une combinaison idéale pour préserver ses fonctions cognitives, conclut l’auteur principal de l’étude.

    Source : Tiia Ngandu et alii. A 2 year multidomain intervention of diet, exercise, cognitive training, and vascular risk monitoring versus control to prevent cognitive decline in at-risk elderly people (FINGER): a randomised controlled trial. The Lancet, mars 2012.

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  9. Le cannabis réduit-il les symptômes comportementaux dans la démence ?

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    Le Δ-9-tétrahydrocannabinol (THC), ne semble pas diminuer les troubles comportementaux (agitation, comportement agressif, délire, anxiété) dans la démence, selon une étude néerlandaise portant sur 50 patients.

    Le THC  sur le cerveau est la principale substance active du cannabis. Il possède des propriétés analgésiques et psychoactives (c’est-à-dire qui agit sur le cerveau).

    Les chercheurs se sont demandés si cette substance pouvait avoir un intérêt thérapeutique chez des patients atteints de démence (dont 68% avec maladie d’Alzheimer) présentant des troubles du comportement et âgés de 78 ans en moyenne.

    Les participants ont reçu une pilule contenant une dose de THC (4,5mg par jour) durant 3 semaines (groupe THC) ou un placebo (groupe placebo).

    Les chercheurs (Université Radboud, Nijmegen, Pays-Bas) ont évalué les symptômes comportementaux des 50 participants au début de l’étude, deux semaines plus tard, puis à la fin de l’étude.

    Les symptômes comportementaux ont été évalués à l’aide de l’inventaire neuropsychiatrie (NPI).

    Résultats

    Le groupe THC a vu ses symptômes comportementaux diminués de manière non significative. De plus, la qualité de vie ne s’en trouble pas améliorée.

    Enfin, deux tiers les participants recevant du THC ont connu au moins un effet secondaire dont la somnolence, des vertiges et des chutes. Il est à noter également que l’on a observé des effets secondaires chez la moitié (54%) des patients traités au placebo, un pourcentage qui pourrait être dû à l’attention et au soutien qui leur étaient portés.

    Aucun patient ne ressentait les effets du cannabis.

    Les auteurs de l’étude estiment néanmoins qu’il faudrait déterminer si une dose plus élevée est plus efficace, tout en restant inoffensive. Elle devra être testée sur un nombre de patients bien plus élevé.

    Source : Geke A.H. van den Elsen et alii.Tetrahydrocannabinol for neuropsychiatric symptoms in dementia. Neurology, mai 2015.

  10. Une pompe pour faciliter le passage des médicaments dans le cerveau

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    La barrière hémato-encéphalique – une couche de cellules et de protéines qui isole la circulation sanguine du cerveau – permet de protéger le cerveau des effets toxiques de substances présentes dans le sang.

    L’inconvenient est que cette barrière bloque le passage (partiel ou totale) de beaucoup de médicaments dans le cerveau, diminuant leur efficacité ou les rendant pratiquement inefficaces.

    On évalue à 2% le pourcentage des médicaments susceptibles de soigner le système nerveux central et qui franchissent la barrière hémato-encéphalique.

    Une équipe internationale a mis au point une micro-pompe qui, implantée dans le cerveau, permettrait une diffusion directe de la substance active dans celui-ci.

    Cette micro-pompe a été mise au point par des chercheurs de l’unité Inserm à l’Université d’Aix-Marseille dans le cas de l’épilepsie.

    Cette micro-pompe – 20 fois plus petite qu’un cheveu – stocke la substance active qui est libérée lorsque l’on applique un courant grâce à la présence d’une pile dans la pompe.

    En plus de contourner la barrière hémato-encéphalique, la micro-pompe diminuerait le risque d’effets secondaires des traitements actuels en évitant que les médicaments se propagent vers des organes périphériques.

    Si l’opération est un succès pour l’épilepsie, les chercheurs envisageraient d’utiliser cette méthode pour utiliser des médicaments dans les maladies d’Alzheimer et de Parkinson.

    Lire l’article complet sur le site web de Pourlascience.fr