Jeu de mémoire 55

Alzheimer : un réactif pour détecter plus tôt les lésions des neurones

Sondage sur les comportements de santé des seniors

Un outil d’évaluation du bien-être des personnes âgées dépendantes

Jeu de mémoire 54

Alzheimer : reproduire la mort des neurones in vitro

Les symptômes dépressifs affectent durablement les fonctions cognitives

Un mode de vie sain réduit de moitié le risque d’AVC chez les femmes

Le Nobel attribué à des chercheurs pour leurs travaux sur le sens de l’orientation du cerveau

Alzheimer : les femmes souffrant de névrose sont plus à risque

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Jeu de mémoire 55

    Commentaires fermés sur Jeu de mémoire 55

    Exercice 1

    Observez attentivement le tableau (particulièrement l’avant-plan) et lisez le texte qui s’y rapporte.

    fig55a
    La ville et la rade de Toulon (1756) de Joseph Vernet, (Paris, musée du Louvre). Ce tableau fut commandé par Louis XV.

    Exercice 2

    Complétez la série, en choisissant parmi les propositions a,b, et c

    fig55b

    Questions relatives à l’exercice 1

    Question 1 : deux détails du tableau ont été retirés. Lesquels ?

    fig55b

    Question 2 : quel roi a commandé ce tableau ?

    Exercice 3

    Quelle est la suite logique permettant le passage d’un mot à un autre :

    macaron – financier – fraisier – religieuse – ?

    Les propositions sont : lune –  croissant – rondelle – cercle.

    Solution du test en bas de page

    Solution

    Exercice 1

    Question 1 :  2 points par bonne réponse

    fig55c

    Question 2 : Louis XV (2 points)

    Exercice 2 Proposition c. (2 points)

    Explication: les nombres formés par l’association des chiffres de chaque domino sont, soit en progression, soit en régression régulière:

    Première ligne du premier domino : 1 + 1 = 2 +1 = 3 (progression de 1)

    Deuxième ligne du premier domino  : 5 – 2 = 3 – 2 = 1 (régression de 2)

    Première ligne du deuxième domino : 4 + 1 = 5 +1 = 6 (progression de 1)

    Deuxième ligne du deuxième domino : 6 – 3 = 3 – 3 = 0 (régression de 3)

    Exercice 3 Le croissant. Explication : les mots sont tous des pâtisseries ( 2 points)

    Barème

    Le score maximum est de 10 points
    8-10: très bon
    5-7: bon
    0-4: vous ferez mieux la prochaine fois !

  2. Alzheimer : un réactif pour détecter plus tôt les lésions des neurones

    Commentaires fermés sur Alzheimer : un réactif pour détecter plus tôt les lésions des neurones

    Une équipe de chercheurs français va mener une étude clinique pour tester un nouveau traceur destiné à détecter les premières lésions dans la maladie d’Alzheimer.
    Ce projet se fait en partenariat entre le Centre d’études et de recherches sur les radiopharmaceutiques de Tours (France) et le laboratoire pharmaceutique Cyclopharma qui assure la production du traceur.
    Cette étude a pour objectif de détecter plus tôt ces lésions grâce à de nouvelles molécules qui « ciblent les protéines appelées tau « Chez une personne souffrant de la maladie d’Alzheimer, ces protéines tau se détachent, le microtubule perd sa structure et le trafic entre les neurones dysfonctionne », explique le professeur Guilloteau.
    Si les résultats sont concluants, une commercialisation est envisagée vers 2016.

    A propos des microtubules et des protéines tau

    Les microtubules sont des tubes cylindriques qui assurent le transport des nutriments et autres éléments essentiels au maintien de la structure des neurones. Lorsque ces microtubules sont stabilisés, les neurones peuvent communiquer entre eux.
    Tau (tau = Tubule associated- units ») est une protéine dont la fonction est d’interagir avec les microtubules et d’assurer leur stabilisation. Tau a la propriété d’accueillir des groupes phosphates sur sa structure: on parle de phosphorylation. Dans un neurone en santé, le nombre de groupes phosphates sur la protéine tau est limité : les micotubules restent stabilisés. Dans certaines maladies comme la maladie d’Alzheimer, il y a un nombre exagéré de groupes phosphates sur la protéine tau : celle-ci devient hyperphosphorylée, ce qui diminue son affinité pour les microtubules. Ces derniers sont déstabilisés et par conséquent les neurones ne peuvent plus communiquer entre eux et finissent par mourir.

    Dans la maladie d’Alzheimer, l’hyperphosphorylation de la protéine tau entraîne la formation de dégénérescences neurofibrillaires, c’est-à-dire une accumulation de filaments (ou fibrilles) qui s’enchevêtrent dans le neurone. Des études suggèrent que ces dégénérescences neurofibrillaires ont pour conséquence l’accumulation de plaques amyloïde.

    Les protéines tau stabilisent les microtubules dans un neurone sain.

    Les protéines tau stabilisent les microtubules dans un neurone sain.

    Dans la maladie d'Alzheimer, les protéines tau (1) se dissocient des microtubules (2) qui se dispersent. On voit apparaître des dégénérescences neurofibrillaires.

    Dans la maladie d’Alzheimer, les protéines tau (1) se dissocient des microtubules (2) qui se dispersent. On voit apparaître des dégénérescences neurofibrillaires (3).

     

     

    DNF

    Dégénérescences neurofibrillaires (flèches) apparaissant dans un neurone mort. Au centre, le corps cellulaire du neurone. Les prolongements du neurones (axone, dendrites) ont disparu.





  3. Sondage sur les comportements de santé des seniors

    Commentaires fermés sur Sondage sur les comportements de santé des seniors

    SONDAGEL’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) a effectué un sondage auprès de 27 653 personnes âgées de 15 à 85 ans vivant en France métropolitaine, dont dix mille âgées de 55 à 85 ans. Il a été complété d’un baromètre santé nutrition réalisé en 2008 sur les conduites alimentaires et l’activité physique des personnes âgées de 55 à 75 ans.
    On y apprend notamment que 41 % des personnes de plus de 55 ans déclarent s’être connectées à Internet au cours de l’année précédente dont la moitié pour obtenir des informations sur la santé.
    L’isolement et le manque de lien social sont associés à une augmentation de la prévalence des troubles de l’humeur. En effet, le fait de vivre seul multiplie par 4 chez les hommes et par 2 chez les femmes la probabilité de survenue d’un épisode dépressif au cours des 12 derniers mois. Le sexe et la situation financière semblent aussi jouer un rôle.
    Enfin, chez les femmes, l’absence d’activité de groupe ou de loisir au cours des 8 derniers jours multiplie par 2 la probabilité d’être en détresse psychologique.
    Les principale conclusions de cet étude sont que « cette population vie plutôt bien son avancée en âge… et que le lien social contribue de manière importante à une bonne santé ».
    Source : Dossier de presse de l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé), octobre 2014 : « Les comportements de santé des 55-85 ans – Analyse du baromètre santé 2010 ».

  4. Un outil d’évaluation du bien-être des personnes âgées dépendantes

    Commentaires fermés sur Un outil d’évaluation du bien-être des personnes âgées dépendantes


    evibeL’Institut du bien vieillir Korian a mis au point une réglette (baptisée EVIBE pour Evaluation Immédiate du Bien-Etre) permettant d’évaluer qualitativement le bien-être des patients résidant dans huit établissements français d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Cette échelle s’inspire de l’échelle d’évaluation de l’intensité de symptômes comme la douleur. 
    EVIBE a été testée au cours d’une étude incluant 2084 évaluations faites auprès de 685 résidents et de leurs soignants, dont un certain nombre présentait des troubles cognitifs.
    Le principe. Le patient positionne un curseur sur la gauche lorsqu’il « se sent très bien » (un pictogramme montre un visage réjoui) ou sur la droite lorsqu’il « ne se sent pas bien » (un pictogramme montre un visage triste). Le curseur reste au centre lorsque la réponse est ni l’un ni l’autre (visage neutre).
    Selon les responsables de Korian, « EVIBE a un impact positif sur la qualité de vie de la personne dépendante (soin, repas…) et sur ses relations avec l’équipe soignante ». La réglette peut aussi être utile aux proches qui accompagnent à domicile une personne âgée.
    Source : Communiqué de presse de l’Institut du bien vieillir Korian du 31 octobre 2014.

    A lire aussi:

    Échelle d’observation de patients NOSGER

    Évaluation du degré de dépendance (New AGGIR)

    La mesure d’indépendance fonctionnelle (MIF)

    La grille AGGIR

    L’indice de Barthel

    Evaluation des activités élémentaires de la vie quotidienne (AVQ)

    Evaluation des activités instrumentales de la vie quotidienne (AIVQ)

  5. Jeu de mémoire 54

    Commentaires fermés sur Jeu de mémoire 54

    Voici un test de niveau de vos fonctions cognitives : mémoire (attention, encodage, récupération), intelligence spatiale, logique et langage. Il est destiné à vous garder dans une forme immarcescible. Ils n’ont bien entendu aucune valeur d’un quelconque diagnostic. Ne perdez pas de temps sur une question sur laquelle vous butez. Prenez maintenant un papier et un stylo afin de noter les réponses. Amusez-vous bien!

    Pour effectuer d’autres tests, cliquez-ici

    Exercice 1

    Lisez le poème Green de Paul Verlaine  (1844-1896), en portant une attention particulière aux rimes :

    Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches
    Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous.
    Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches
    Et qu’à vos yeux si beaux l’humble présent soit doux.

    J’arrive tout couvert encore de rosée
    Que le vent du matin vient glacer à mon front.
    Souffrez que ma fatigue à vos pieds reposée
    Rêve des chers instants qui la délasseront.

    Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête
    Toute sonore encore de vos derniers baisers ;
    Laissez-la s’apaiser de la bonne tempête,
    Et que je dorme un peu puisque vous reposez.

    Exercice 2

    Trouvez l’intrus:

    BELOTE – BRIDGE – POKER – ECHECS – TAROT

    Question relative à l’exercice 1

    Complétez les rimes manquantes (xxxxx):

    Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches
    Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous.
    Ne le déchirez pas avec vos deux mains xxxxxxxx
    Et qu’à vos yeux si beaux l’humble présent soit xxxx.

    J’arrive tout couvert encore de xxxxx
    Que le vent du matin vient glacer à mon xxxxx.
    Souffrez que ma fatigue à vos pieds reposée
    Rêve des chers instants qui la délasseront.

    Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête
    Toute sonore encore de vos derniers xxxxxxxx ;
    Laissez-la s’apaiser de la bonne xxxxxxxx,
    Et que je dorme un peu puisque vous reposez.

    Exercice 3

    Quelle règle permet de passer d’un domino à l’autre ? Choisissez parmi les trois propositions (a,b ou c).

    fig54b

    Solution du test en bas de page

    Solution

    Exercice 1. Blanches – doux – rosée – front – baisers – tempête. 1 point par rime trouvée.

    Exercice 2. Echecs. Ce n’est pas un jeu de cartes. 2 points pour la bonne réponse

    Exercice 3.  La bonne proposition est la C. Le dernier domino de chaque ligne est obtenu en multipliant les chiffres des deux dominos précédents, ce qui donne pour la première ligne: 1 x 3 = 3 et 3 x 2= 6 et pour la seconde ligne : 4 x 1 = 4 et 5 x 0 = 0.

    2 points pour la bonne réponse.

    Barème

    8-10 points : très bon
    4-7 points : bon
    0-3 points : vous ferez mieux la prochaine fois !

  6. Alzheimer : reproduire la mort des neurones in vitro

    Commentaires fermés sur Alzheimer : reproduire la mort des neurones in vitro

    DNF-amyloid

    Plaques amyloïdes (1) et dégénérescences neurofibrillaires (2) se formant respectivement à l’extérieur et à l’intérieur des neurones.

    Des chercheurs américains (Boston, Massachusetts, Etats-Unis) ont reconstitué in vitro le processus de mort neuronale dans la maladie d’Alzheimer.

    Cette étude publiée dans la prestigieuse revue Nature confirme l’hypothèse selon laquelle l’accumulation des plaques amyloïdes dans le cerveau est à l’origine de la mort des neurones, en particulier dans les structures impliquées dans la mémoire, l’orientation et l’apprentissage.

    L’amyloïde se développe tout d’abord, et forme des dépôts insolubles qui s’agglutinent à l’extérieur des neurones. Puis, ces dépôts déclenchent la formation d’enchevêtrements (ou dégénérescences) neurofibrillaires (DNF) qui s’agglutinent  à l’intérieur des neurones, empêchant le transport des nutriments. Les neurones finissent par mourir.

    « Nous avons pu montrer pour la première fois que les dépôts d’amyloïde entraînent la formation d’enchevêtrements neurofibrillaires et ainsi la mort des neurones », déclare l’un des auteurs de l’étude.

    Une cible thérapeutique. Les chercheurs ont également montré qu’il était possible d’empêcher l’agglutination des DNF en inhibant une enzyme appelée GSK3-beta. En bloquant l’action de cette enzyme, il est possible d’empêcher la formation d’une protéine (appelée protéine tau) dont la forme anormale est à l’origine des DNF.

    En résumé, l’amyloïde s’agrège pour former des plaques amyloïdes qui, à leur tour, entraînent la formation de DNF, via la protéine tau est qui se trouve sous une forme anormale.

    Référence: Se Hoon Choi. A three-dimensional human neural cell culture model of Alzheimer’s disease, Nature, octobre 2014.

    A lire ou à voir aussi

    Dégénérescences neurofibrillaires

    Amyloïde

    Alzheimer: visualiser les plaques amyloides dans le cerveau

     

  7. Les symptômes dépressifs affectent durablement les fonctions cognitives

    Commentaires fermés sur Les symptômes dépressifs affectent durablement les fonctions cognitives

    depressionLes personnes ayant souffert de plusieurs épisodes dépressifs présentent une baisse durable de leur performance cognitive.

    Cette étude française (centre hospitalier Sainte-Anne, Paris) a été réalisée sur 2 000 patients ayant connu jusqu’à 5 épisodes dépressifs au cours de leur vie. Ces participants ont effectué un test cognitif (le test des tracés) qui consiste à relier le plus rapidement possible des chiffres placés en désordre sur une feuille. Ce test permet d’évaluer la rapidité d’exécution mais aussi l’attention. Le test a été effectué au cours de la phase dépressive, puis 6 semaines après, quand aucune manifestation de la dépression n’était constatée.

    Résultats

    Les patients ayant connu plus de deux épisodes dépressifs ont réalisé le test en 1,20 min, même après l’épisode dépressif. Il est seulement de 35 secondes chez ceux n’ayant souffert que d’un épisode dépressif (et un peu plus de 35 secondes pour deux épisodes dépressifs).

    Selon l’auteur principal de l’étude, une thérapie de remédiation cognitive destinée à rétablir la baisse de performance cognitive (au moyen d’exercices de stimulation cérébrale) permettrait de réduire le risque de rechute.

    Il faut rappeler qu’un individu ayant connu « un seul épisode dépressif a 50 % d’en refaire un deuxième au cours de sa vie et 70 % d’en refaire un troisième s’il en a connu deux épisodes dépressifs ».

    Toutefois, selon l’auteur, « cela est difficile d’accepter pour les patients car ce traitement préventif se déroule une fois que les symptômes dépressifs ont disparu ».

    Référence : P.Gorwood et coll. Psychomotor retardation is a scar of past depressive episodes, revealed by simple cognitive tests. European Neuropsychopharmacology, octobre 2014.

    A lire aussi

    La dépression

    La dépression peut entraîner l’Alzheimer

    Le traitement de la dépression prévient les AVC

    Traitement préventif des troubles anxieux et de la dépression

    Test des tracés

    Auto-évaluation de la dépression

    Echelle de dépression gériatrique

    Echelle de dépression de Hamilton

     

     

  8. Un mode de vie sain réduit de moitié le risque d’AVC chez les femmes

    Commentaires fermés sur Un mode de vie sain réduit de moitié le risque d’AVC chez les femmes

    AVCLe risque d’AVC est réduit de moitié (54%) chez les femmes ayant une hygiène de vie saine.

    Pour cela, il faut respecter les règles suivantes:

    • n’avoir jamais fumé;
    • boire modéremment de l’alcool (3 à 9 verres par semaine);
    • manger sainement (consommation fréquente de fruits, légumes et produits laitiers allégés);
    • faire de l’exercice (marche ou vélo au moins 40 minutes par jour et exercice plus vigoureux au moins une heure par semaine) ;
    • avoir un poids normal (indice de masse corporelle inférieur à 25 kg/m2).

    Cette réduction du risque d’AVC est comparée au groupe de femmes qui ne suit aucune de ces règles.

    « Ces résultats sont encourageants car ils démontrent qu’un mode de vie sain réduit considérablement le risque d’AVC , dont les conséquences sont souvent irréversibles », déclare l’auteure principale de l’étude (Dr Susanna Larsson, Institut Karolinska, Stockholm).

    Les chercheurs ont analysé les données d’une cohorte de 31 696 femmes suédoises, âgées de 60 ans en moyenne, à qui ils ont demandé de remplir un questionnaire sur leurs habitudes alimentaires et leur mode de vie. 93 % des femmes présentaient 2 ou 3 facteurs d’un mode de vie sain, alors que seulement 2 % réunissaient les 5 facteurs de vie saine. 5 % des femmes n’avaient aucun facteur de vie saine.

    Les femmes qui présentent 3 critères de vie saine ont un risque d’AVC ischémique réduit de 43 %.

    Référence: Larsson SC et coll. Healthy diet and lifestyle and risk of stroke in a prospective cohort of women. Neurology, octobre 2014.

     

    Lire aussi:

    Comment prévenir le risque d’AVC ?

    La consommation d’alcool influe sur le risque d’AVC

    Les effets préventifs d’une alimentation saine

    La consommation de poissons gras diminue le risque d’AVC

  9. Le Nobel attribué à des chercheurs pour leurs travaux sur le sens de l’orientation du cerveau

    Commentaires fermés sur Le Nobel attribué à des chercheurs pour leurs travaux sur le sens de l’orientation du cerveau

     

    hippocampeTrois scientifiques ont reçu le prix Nobel de médecine 2014 pour leur découverte sur le rôle que jouent des neurones sur la façon de l’orienter dans l’espace.

    Ces neurones sont les premiers à être endommagés dans la maladie d’Alzheimer, ce qui explique pourquoi les malades se trouvent désorientés.

    « Comprendre pourquoi ces neurones se détruisent permettrait de mieux comprendre les premières étapes de la malade », explique John O’Keefe, l’un des trois récipiendaires avec les époux norvégiens May-Britt et Edvard Moser. John O’Keefe est directeur d’un nouvel institut du cerveau à Londres.

    En 1971, John O’Keefe montra que les neurones qui s’excitent lorsque des rats de laboratoire se déplacent sont situés dans l’hippocampe. Les époux Moser ont découvert que les neurones du cortex entorhinal (région située près de l’hippocampe) sont impliqués dans la «navigation» et qu’ils sont connectés avec les neurones de l’hippocampe.

    L’hippocampe et le cortex entorhinal sont les premières régions du cerveau touchées dans la maladie d’Alzheimer.

    Ce système hippocampe-cortex entorhinal nous permet de nous situer, de trouver le chemin d’un point à un autre et de le mémoriser la fois suivante.

  10. Alzheimer : les femmes souffrant de névrose sont plus à risque

    Commentaires fermés sur Alzheimer : les femmes souffrant de névrose sont plus à risque

    La personnalité d’un individu peut augmenter le risque de démence, au même titre que d’autres facteurs (niveau d’éducation, risque cardiovasculaire, traumatismes crâniens, facteurs héréditaires).

    Des chercheurs suédois (Université de Göteborg) ont suivi 800 femmes à qui ils ont fait passer des tests de personnalité afin de mesurer leur état de névrose, d’extraversion et d’introversion. Les participantes ont aussi été soumises à des tests de mémoire.
    Résultat

    Dix neuf pour cent des femmes ont développé une démence. En analysant les résultats dans le détail, les chercheurs ont constaté que les femmes qui ont obtenu les scores les plus élevés aux tests d’évaluation de la névrose doublaient leur risque de souffrir de démence, comparées à celles qui ont obtenu les scores les plus faibles. Pour rappel, la névrose est caractérisée par des sentiments d’anxiété, de jalousie, de colère, deculpabilité et une humeur maussade.

    Un état de stress sur une longue période était également associé à un risque accru.

    Enfin, les femmes à la fois névrotiques et introverties (timides, réservées) avaient le risque le plus élevé de souffrir de la maladie d’Alzheimer : 16 sur 63 femmes soit 25% étaient dans ce cas versus 8 sur 64 femmes décrites comme étant extraverties et n’étant pas en détresse psychologique, soit 13%.

    Référence : Johannsson et coll. Midlife personality and risk of Alzheimer disease and distress. Neurology, octobre 2014.