Commentaires fermés sur Parkinson : la marche lente est-elle un signe de déclin cognitif ?
Des chercheurs anglais ont constaté que la démarche de patients parkinsoniens, plus lente, irrégulière, avec des mouvements de balancements et des pas plus courts, pouvait être associée à un trouble cognitif.
Selon les chercheur,s les médecins pourraient diagnostiquer plus précocement la maladie de Parkinson, afin de mieux gérer les troubles moteurs.
Commentaires fermés sur Les médicaments qui stimulent la dopamine responsables de troubles du comportement
Selon une méta-analyse, les médicaments destinés à réduire les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson seraient responsables de comportements compulsifs, d’hyperactivité sexuelle, d’addiction au jeu ou de cleptomanie.
Ces médicaments ont la propriété de stimuler dans le cerveau la production de dopamine, ce neurotransmetteur faisant défaut dans la maladie de Parkinson.
« Il existe un plus grand risque de développer des comportements compulsifs avec le pramipexole et le ropinirole » explique T. Moore chercheur de l’Institut de la sécurité des médicaments en Virginie (Etats-Unis).
« Nos résultats confirment que la dopamine peut générer des troubles du comportements. Les avertissements devraient être plus clairs et plus précis sur tous les médicaments composés de dopamine » conclut le chercheur.
Commentaires fermés sur Un nouveau protocole pour stimuler la mémoire
Une équipe de chercheurs français (Nantes, France) a mis au point un programme pour ralentir le déclin cognitif dans la maladie d’Alzheimer.
Il est basé sur l’entraînement cérébral et la stimulation magnétique transcrânienne, approche thérapeutique déjà utilisée dans le traitement de la douleur et certaines dépressions.
Commentaires fermés sur Alzheimer : un sac pour apaiser les agitations nocturnes
Une infirmière a crée un sac – appelé sac d’Augustine – pour apaiser les agitations chez des patients souffrant de la maladie d’Alzheimer à un stade avancé.
Trois sacs D’Augustine ont déjà été réalisés :
le premier sac comprend des éléments sonores (grelots) qui suscitent l’intérêt de l’utilisateur ;
le second sac a été conçu pour une utilisation nocturne. Certains patients en phase d’agitation nocturne peuvent trouver un apaisement dans son utilisation. La conception est alors basée sur des tissus doux, sans accroches ni fermetures éclair, pour éviter tout risque cutané si jamais la personne s’endort ;
un troisième sac contient un panel de matières différentes, parfois plus rugueuses et faisant davantage appel à la manipulation, comme des boutons de chemise, du jean ou des accroches de tenues de travail.
Selon Marie-Christine Chareyre, (Institut de formation en soins infirmiers, France), « pour les patients atteints de démence, l’effet apaisant est vraiment mesurable.
En particulier lors de la phase d’agitation de fin d’après-midi que tous les professionnels connaissent bien, entre 17 et 19 heures.
Proposer le sac d’Augustine à ce moment-là canalise les agitations du patient atteint d’Alzheimer ».
La suite sur le site infirmiers.com
Commentaires fermés sur Une nouvelle maladie neurologique semblable à Alzheimer identifiée
Une nouvelle maladie, appelé tauopathie primaire liée à l’âge (TPLA), a été mise en évidence par des chercheurs. La TPLA se caractérise par des symptômes semblables à ceux rencontrés dans la maladie d’Alzheimer mais, ccontrairement à cette dernière, il n’existe pas de plaques amyloïdes dans la TPLA.
« Cette découverte souligne le fait que ce que nous avions l’habitude d’appeler maladie d’Alzheimer est en réalité un ensemble de plusieurs maladies qui présentent des signes et symptômes similaires: perte de mémoire, trouble du raisonnement et de la planification », déclare Peter Nelson auteur principal de l’étude et chercheur au centre Sanders-Brown sur le vieillissement de l’Université du Kentucky.
« C’est une étape supplémentaire dans notre compréhension de la maladie afin que nous puissions traiter les patients et mieux les diagnostiquer. Sans compréhension de la maladie, pas de traitement possible. »
Légende : Plaques amyloïdes (1) qui s’agglutinent à l’extérieur des neurones. Selon les dernière études, elles sont responsables de l’accumulation de lésions à l’intérieur des neurones appelées dégénérescences neurofibrillaires (2)
Les chercheurs soupçonnent depuis un certains qu’il existe une pathologie très proche de la maladie dAlzheimer, mais qui est différente d’un point de vue pathologique, c’est-à-dire que les lésions apparaissant dans le cerveau soient différentes.
En effet, lors d’examens d’autopsies réalisées sur des patients chez qui on soupçonnait une maladie d’Alzheimer, les pathologistes découvraient parfois des dégénérescences neurofibrillaires mais pas de plaques.Cette hypothèse s’est confirmée suite à la publication de cette étude qui indique que seules les dégénérescences neurofibrillaires apparaissent dans la TPLA, alors que la maladie d’Alzheimer se caractérise par des dégénérescences neurofibrillaires et des plaques amyloïdes.
Source: P. Nelson et coll. Primary age-related tauopathy (PART): a common pathology associated with human aging,Acta Neuoropathologica, octobre 2014.
Commentaires fermés sur Un noyau identifié comme responsable des troubles du sommeil
La lésion d’une région cérébrale contrôlant le sommeil pourrait être à l’origine des insomnies chez de nombreuses personnes âgées, mais également chez des patients Alzheimer.
Selon l’auteur principal de l’étude (Andrew Lim, Université de Toronto), « cette découverte pourrait mener à un traitement contre l’insomnie, voire à ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer, sachant que les individus souffrant de troubles du sommeil ont plus de risque de développer la maladie d’Alzheimer.»
Les 70-80 ans dorment environ une heure de moins par nuit que les personnes âgées entre 20 et 30 ans. Un manque de sommeil et un sommeil de mauvaise qualité sont associés à une mauvaise performance cognitive, une augmentation de la pression sanguine et des maladies vasculaires, conduisant à une risque accru de diabète de type 2.
Des expériences chez l’animal ont permis de mettre en évidence la presence de neurones dits inhibiteurs qui, lorsqu’ils sont activés, mettent le cerveau en état de veille. La perte de ces neurones – situés dans le noyau préoptique ventro-latéral – provoque chez ces animaux une insomnie, avec des périodes de sommeil diminuées de moitié.
* Ces neurones libèrent un neurotransmetteur qui inhibe les autres neurones et qui s’appellent le GABA.
Depuis 1997, les chercheurs ont suivi 1000 individus de 65 ans qui étaient en bonne santé au début de l’étude. La majorité d’entre eux ont effectué des enregistrements à l’aide d’un actigraphe, un dispositif qui enregistre les mouvements par intervalles de 15 secondes. Il détermine ainsi les cycles repos/activité.
Les auteurs ont examiné les cerveaux de 45 participants décédés. Après avoir identifié les neurones du noyau ventro-latéral préoptique (VLPO) à l’aide d’un colorant, ils ont corrélé les résultats du cycle repos/ activité de ces participants au nombre de neurones VLPO identifiés lors de l’autopsie.
Résultats
Chez les personnes âgées saines, plus le nombre de neurones du VLPO était important, plus la qualité du sommeil était bonne. Celles qui avaient le nombre le plus élevé de neurones (plus de 6.000) passaient au moins la moitié de leur temps de sommeil dans des périodes prolongées de sommeil, synonyme d’un sommeil de qualité. En revanche, ceux qui avaient moins de 3000 neurones dans le NPVL passaient moins de 40% de leurs nuits dans des périodes prolongées de sommeil.
Chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer, le manque de sommeil semblait être lié à la perte de neurones du NPVL.
Source: Sleep is related to neuron numbers in the ventrolateral preoptic/intermediate nucleus in older adults with and without Alzheimer’s disease. Brain, octobre 2014.
Les neurones du VLPO sont des neurones qui nous font dormir. En temps normal, ils libèrent un neurotransmetteur inhibiteur (le GABA, en rouge) qui innervent le système d’éveil composé de quatre noyaux: le noyau tubéromamilaire (TMN), le noyau du raphé, le locus coeruleus (LC), le pédonculopontin (PPT). En s’activant, le VLPO va donc déclencher et maintenir le sommeil. Lorsque les neurones du VLPO sont lésés, une insomnie se déclenche.
Commentaires fermés sur Alzheimer : un réactif pour détecter plus tôt les lésions des neurones
Une équipe de chercheurs français va mener une étude clinique pour tester un nouveau traceur destiné à détecter les premières lésions dans la maladie d’Alzheimer.
Ce projet se fait en partenariat entre le Centre d’études et de recherches sur les radiopharmaceutiques de Tours (France) et le laboratoire pharmaceutique Cyclopharma qui assure la production du traceur.
Cette étude a pour objectif de détecter plus tôt ces lésions grâce à de nouvelles molécules qui « ciblent les protéines appelées tau « Chez une personne souffrant de la maladie d’Alzheimer, ces protéines tau se détachent, le microtubule perd sa structure et le trafic entre les neurones dysfonctionne », explique le professeur Guilloteau.
Si les résultats sont concluants, une commercialisation est envisagée vers 2016.
A propos des microtubules et des protéines tau
Les microtubules sont des tubes cylindriques qui assurent le transport des nutriments et autres éléments essentiels au maintien de la structure des neurones. Lorsque ces microtubules sont stabilisés, les neurones peuvent communiquer entre eux.
Tau (tau = Tubule associated- units ») est une protéine dont la fonction est d’interagir avec les microtubules et d’assurer leur stabilisation. Tau a la propriété d’accueillir des groupes phosphates sur sa structure: on parle de phosphorylation. Dans un neurone en santé, le nombre de groupes phosphates sur la protéine tau est limité : les micotubules restent stabilisés. Dans certaines maladies comme la maladie d’Alzheimer, il y a un nombre exagéré de groupes phosphates sur la protéine tau : celle-ci devient hyperphosphorylée, ce qui diminue son affinité pour les microtubules. Ces derniers sont déstabilisés et par conséquent les neurones ne peuvent plus communiquer entre eux et finissent par mourir.
Dans la maladie d’Alzheimer, l’hyperphosphorylation de la protéine tau entraîne la formation de dégénérescences neurofibrillaires, c’est-à-dire une accumulation de filaments (ou fibrilles) qui s’enchevêtrent dans le neurone. Des études suggèrent que ces dégénérescences neurofibrillaires ont pour conséquence l’accumulation de plaques amyloïde.
Les protéines tau stabilisent les microtubules dans un neurone sain.
Dans la maladie d’Alzheimer, les protéines tau (1) se dissocient des microtubules (2) qui se dispersent. On voit apparaître des dégénérescences neurofibrillaires (3).
Dégénérescences neurofibrillaires (flèches) apparaissant dans un neurone mort. Au centre, le corps cellulaire du neurone. Les prolongements du neurones (axone, dendrites) ont disparu.
Commentaires fermés sur Sondage sur les comportements de santé des seniors
L’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) a effectué un sondage auprès de 27 653 personnes âgées de 15 à 85 ans vivant en France métropolitaine, dont dix mille âgées de 55 à 85 ans. Il a été complété d’un baromètre santé nutrition réalisé en 2008 sur les conduites alimentaires et l’activité physique des personnes âgées de 55 à 75 ans.
On y apprend notamment que 41 % des personnes de plus de 55 ans déclarent s’être connectées à Internet au cours de l’année précédente dont la moitié pour obtenir des informations sur la santé.
L’isolement et le manque de lien social sont associés à une augmentation de la prévalence des troubles de l’humeur. En effet, le fait de vivre seul multiplie par 4 chez les hommes et par 2 chez les femmes la probabilité de survenue d’un épisode dépressif au cours des 12 derniers mois. Le sexe et la situation financière semblent aussi jouer un rôle.
Enfin, chez les femmes, l’absence d’activité de groupe ou de loisir au cours des 8 derniers jours multiplie par 2 la probabilité d’être en détresse psychologique.
Les principale conclusions de cet étude sont que « cette population vie plutôt bien son avancée en âge… et que le lien social contribue de manière importante à une bonne santé ».
Source : Dossier de presse de l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé), octobre 2014 : « Les comportements de santé des 55-85 ans – Analyse du baromètre santé 2010 ».
Commentaires fermés sur Un outil d’évaluation du bien-être des personnes âgées dépendantes
L’Institut du bien vieillir Korian a mis au point une réglette (baptisée EVIBE pour Evaluation Immédiate du Bien-Etre) permettant d’évaluer qualitativement le bien-être des patients résidant dans huit établissements français d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Cette échelle s’inspire de l’échelle d’évaluation de l’intensité de symptômes comme la douleur. EVIBE a été testée au cours d’une étude incluant 2084 évaluations faites auprès de 685 résidents et de leurs soignants, dont un certain nombre présentait des troubles cognitifs. Le principe. Le patient positionne un curseur sur la gauche lorsqu’il « se sent très bien » (un pictogramme montre un visage réjoui) ou sur la droite lorsqu’il « ne se sent pas bien » (un pictogramme montre un visage triste). Le curseur reste au centre lorsque la réponse est ni l’un ni l’autre (visage neutre). Selon les responsables de Korian, « EVIBE a un impact positif sur la qualité de vie de la personne dépendante (soin, repas…) et sur ses relations avec l’équipe soignante ». La réglette peut aussi être utile aux proches qui accompagnent à domicile une personne âgée. Source : Communiqué de presse de l’Institut du bien vieillir Korian du 31 octobre 2014.