AVC cryptogénique : comment prévenir une récidive

Majeurs vulnérable : création de cabinets de gestion de patrimoine en France

Stress et AVC : comment expliquer le lien

Sondage : la maladie d’Alzheimer encore méconnue

Un casque pour déterminer le type d’AVC

Parkinson : la thérapie cellulaire est une approche prometteuse

La maladie d’Alzheimer n’est pas encore détectable à un stade précoce

Parkinson : la lévodopa supérieure aux autres médicaments à long terme ?

Parkinson : dépistage précoce grâce à l’IRM ?

Troubles cognitifs légers : attention aux symptômes dépressifs

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. AVC cryptogénique : comment prévenir une récidive

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    fibrillation atrialeUn AVC a été diagnostiqué chez Monsieur Tremblay quelques jours après s’être levé la nuit, déambulant dans la cuisine et ne pouvant lire l’heure sur le four à micro-onde. Monsieur Tremblay fait partie de ces 25% de patients qui ont subi un AVC ischémique cryptogénique – c’est-à-dire sans cause identifiée malgré une évaluation complète.

    Certains médecins estiment que chez ces patients, la fibrillation auriculaire (FA; la forme la plus commune de battement cardiaque anormal), peut arriver sans que le patient s’en aperçoive, provoquant un AVC.

    La FA augmente le risque de formation de caillots dans le cœur qui peuvent par la suite se déplacer dans le cerveau et causer un AVC.

    Des chercheurs ont mené un essai clinique sur quatre ans avec 441 personnes. La moité des patients ont bénéficié d’un moniteur cardiaque qui enregistre les battements du coeur et permet d’informer les médecins par internet si les débattements deviennent anormaux.

    Les résultats ont montré que, grâce à cet appareil,  30 % des personnes avec un AVC cryptogénique avait une FA détectée dans l’intervalle de trois ans. Au vu de ces résultats, ces patients ont reçu un anticoagulant enfin de les prévenir d’un autre AVC.

    « Nous avons trouvé que l’utilisation de moniteur pour détecter un FA est bien mieux que les tests habituels que nous utilisions auparavant », déclare un professeur de médecine et un des auteurs de l’étude.

    Même si la personne ne souffre pas de FA, le simple fait d’avoir cet appareil la réconforte et la rend moins nerveuse, poursuit-il.

    Source: David J. Gladstone et coll. Atrial Fibrillation in Patients with Cryptogenic Stroke. New England Journal of Medicine, 2014; 370: 2467.

  2. Majeurs vulnérable : création de cabinets de gestion de patrimoine en France

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    serenalisSERENALIS Group lance PRUDALIS, une structure nationale dédiée à la protection du patrimoine des personnes vulnérables.

    Cette structure propose des réponses adaptées aux problèmes patrimoniaux rencontrés par les majeurs protégés et les personnes en perte d’autonomie, mais aussi par les familles et les professionnels dans la gestion patrimoniale des personnes vulnérables.

    Plus de 800.000 personnes sont placées sous protection en France du fait de leur vulnérabilité. Les familles ou à défaut à des professionnels (Mandataires Judiciaires à la Protection des Majeurs) sont chargés de leur protection.

    Plus d’un million de personnes de plus de 60 ans seraient en situation de dépendance en France. 

  3. Stress et AVC : comment expliquer le lien

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    artere-carotideDeux études expliqueraient pourquoi le stress augmente le risque d’infarctus et d’AVC.

    Selon la première publiée dans Nature Medicine, le stress chronique augmente le nombre des globules blancs.

    Ce niveau anormalement élevé de globules blancs peut être délétère en provoquant une inflammation de la plaque d’athérome (dépôts graisseux) présente dans les artères et aboutissant à la formation de caillots.

    Lorsque la plaque d’athérome se rompt ou se détache, ces caillots entraînent des infarctus ou des AVC.

    Cette observation a été faite sur 29 internes travaillant dans une unité de soins intensifs et qui ont été soumis à un stress intense pendant leurs heures de travail. La mesure des niveaux de cortisol a été effectuée au travail et pendant leurs jours de congés.

    Dans une autre étude publiée dans mBio, d’autres chercheurs suggèrent que le stress libère de la norépinéphrine (molécule à la fois hormone et neurotransmetteur) qui s’attaque à un film adhésif  à l’intérieur des artères. Ce film agglutine des bactéries qui ont le pouvoir de libérer des enzymes capables de déstabiliser la plaque d’athérome et de libérer des caillots.

    Sources

    Hanna RN, Hedrick CC. Stressing out stem cells: linking stress and hematopoiesis in cardiovascular disease. Nat Med. Juillet 2014, 707-8.

    Bernard B. Lanter, Karin Sauer and David G. Davies. Bacteria Present in Carotid Arterial Plaques Are Found as Biofilm Deposits Which May Contribute to Enhanced Risk of Plaque Rupture. mBio, juin 2014.

  4. Sondage : la maladie d’Alzheimer encore méconnue

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    alzheimer-soinsSelon un sondage mené par l’Association Alzheimer américaine (Alzheimer’s Association) dans 12 pays, 59% des sondés pensent que la maladie d’Alzheimer est un processus normal du vieillissement, alors que 40% croient qu’elle n’est pas mortelle.

    Le sondage a également démontré que 37% des personnes interrogées croyaient à tort qu’il fallait avoir des antécédents familiaux pour développer la maladie d’Alzheimer.

    Malgré cela, elle apparaît comme la maladie la plus redoutée chez les sondée (23%) après le cancer (42 %).

    En ce qui concerne les priorités de santé, la quasi-totalité des personnes interrogées (96%) ont déclaré qu’être auto-suffisant et ne pas dépendre des autres est important, qu’il était important de pouvoir s’occuper des parents âgés à la maison (91 %) et de payer des soins sur le long terme (89 %).

    L’enquête internationale a été réalisée sur 6307 adultes âgés de plus de 18 ans en Australie, au Brésil, au Canada, au Danemark, en Allemagne, au Japon, au Mexique, en Arabie saoudite et au Royaume-Uni.

    Source: Alzheimer’s Association (www.alz.org).

  5. Un casque pour déterminer le type d’AVC

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    casque-avcDes chercheurs ont mis au point une technologie qui permet de différencier un AVC d’origine ischémique d’un AVC d’origine hémorragique.

    Pour cela, ils ont fabriqué un casque de la taille d’un casque de hockey (en anglais microwave helmet Strokefinder) placé sur la tête de 45 patients.

    Des micro-ondes sont envoyées du casque vers le cerveau, permettant d’identifier les zones touchées et la nature des lésions. Les signaux obtenus permettent donc de déterminer devant quel type d’AVC les chercheurs sont en présence.

    « Ces résultats permettront d’accroître le nombre de patients qui recevront un traitement optimal, avec un diagnostic obtenu dès le transport en ambulance», déclare Mikael Persson, Professeur en ingénierie biomédicale (‘Université technique Chalmers et de l’Hôpital universitaire de Sahlgrenska, Goteborg, Suède).

    Rappelons que la période séparant les premiers symptômes du traitement doit être le plus court possible. Un tel système permettrait in fine de débuter le traitement dans l’ambulance, c’est-à-dire avant l’arrivée à l’hôpital, et augmenterait les chances de guérison.

    Cette approche pourrait également s’appliquer dans le cas de traumatisme crânien.  

    Story Source: Mikael Persson et al. Microwave-based stroke diagnosis making global pre-hospital thrombolytic treatment possible. Biomedical Engineering, IEEE Transactions, juin 2014.

  6. Parkinson : la thérapie cellulaire est une approche prometteuse

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    cellules-souchesLa transplantation de neurones dopaminergiques fœtaux améliore les symptômes moteurs chez les patients atteints de maladie de Parkinson. Ils pourraient alors de dispenser d’être traités avec de la L-dopa – le traitement de référence dans cette maladie.

    Ces neurones transplantés produisent leurs effets un an après la greffe et apparaissent viables pendant au moins 14 ans, selon une étude publiée dans la revue Cell par des chercheurs américains (Université Harvard et Hôpital McLean, Boston).

    Les chercheurs ont examiné le cerveau de 5 patients décédés qui avaient bénéficié d’une greffe de neurones dopaminergiques.

    Les résultats montrent que les neurones implantés demeurent fonctionnels 14 ans après la transplantation, c’est-à-dire qu’ils continuent à produire de la dopamine.

    Les chercheurs visent maintenant à obtenir d’autres sources de neurones dopaminergiques, notamment à partir de cellules souches des patients.

    Source: Hallett et coll. Cell, juin 2014.

  7. La maladie d’Alzheimer n’est pas encore détectable à un stade précoce

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    Plaques d'amyloïde (en marron)

    Plaques d’amyloïde (en marron)

    La détection précoce de la maladie d’Alzheimer est plus difficile que l’on pourrait l’imaginer.

    Ce constat a été fait par des chercheurs allemands (Université d’Erlangen-Nuremberg) qui ont mesuré, dans le liquide céphalo-rachidien (LCR), les niveaux d’amyloïde chez des jeunes personnes de 20 à 35 ans. Ces individus étaient considérés à risque car ils portaient le gène de l’apolipoprotéine 4.

    Résultats : L’évolution des niveaux d’amyloïde dans le LCR n’a pas permis aux chercheurs de déterminer si les personnes à risque allaient ou non développer la maladie.

    Rappelons que la perte neuronale débute environ 15 ans avant l’apparition des premiers symptômes mnésiques de la maladie d’Alzheimer.

    Source: « Neue Erkenntnisse über Alzheimer-Verlauf » – Communiqué de presse de l’Université d’Erlangen-Nuremberg, mai 2014.

  8. Parkinson : la lévodopa supérieure aux autres médicaments à long terme ?

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    parkinsonLa lévodopa – L-Dopa, le médicament standard – apporte un meilleure qualité de vie à long terme que les plus récentes classes de médicaments – agonistes dopaminergiques (DA) et inhibiteurs de monoamines oxydases (iMAO).

    Bien que la L-Dopa provoque des dyskinésies et des fluctuations motrices à long terme (les complications motrices sont moins importantes avec les DA et les iMAO), elle entraîne moins d’effets secondaires non moteurs : nausée, hallucinations, oedème, troubles du sommeil.

    Ces résultats proviennent d’une étude ayant impliqué 1620 patients suivis pendant 7 ans.

     Selon le Pr R Gray (Université d’Oxford, Angleterre), « bien que la supériorité de la L-Dopa soit mince, c’est le traitement de choix initial pour la plupart des patients si l’on considère l’impact à long terme sur la qualité de vie des patients ».

    Source: PD MED Collaborative Group. Long-term effectiveness of dopamine agonists and monoamine oxidase B inhibitors compared with levodopa as initial treatment for Parkinson’s disease (PD MED): a large, open-label, pragmatic randomised trial. The Lancet, juin 2014.

  9. Parkinson : dépistage précoce grâce à l’IRM ?

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    IRMUne nouvelle technique d’IRM, simple et rapide, permettrait de dépister précocement la maladie de Parkinson.

    Jusqu’à présent, la maladie se diagnostique en se basant sur la présence des symptômes moteurs : tremblements, rigidité musculaire, akinésie (difficulté d’effectuer des mouvements).  Ces symptômes sont provoqués par une destruction progressive de neurones produisant de la dopamine.

    « Il est difficile à l’heure actuelle d’identifier les personnes qui vont développer la maladie,  car le diagnostic est posé lorsque les symptômes moteurs sont déjà présents », déclare l’auteur principal de l’étude et chercheur à l’université d’Oxford (Angleterre).

    Les chercheurs ont utilisé une technique non conventionnelle  d’IRM appelée connectivité fonctionnelle par l’IRM au repos. Ils ont remarqué que l’activité de certaines zones cérébrales de patients diagnostiqués à un stade précoce de la maladie était différente de celle des individus sains.

    Cette différence de connectivité observée chez les patients a été confirmée lors d’un second test.

    Les chercheurs souhaitent à présent tester cette technique de neuroimagerie sur des personnes à risque de développer la maladie de Parkinson.

    Source: Clare Mackay et al. Functional connectivity in the basal ganglia network differentiates PD patients from controls. Neurology, juin 2014.

  10. Troubles cognitifs légers : attention aux symptômes dépressifs

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    depressionDévelopper une dépression à un âge avancé augmente le risque de maladie d’Alzheimer.

    En s’appuyant sur des données provenant d’examens de neuroimagerie, des chercheurs de l’université de Munich se sont aperçus que les patients souffrant de troubles cognitifs légers avec des symptômes dépressifs présentaient des niveaux d’amyloïde plus élevés que ceux qui n’étaient pas dépressifs (bien qu’avec des troubles cognitifs légers).

    Selon les chercheurs, la combinaison de niveaux élevés d’amyloïde et de symptômes dépressifs constitue un facteur de risque très élevé de maladie d’Alzheimer.

    371 patients souffrant de troubles cognitifs légers ont participé à cette étude. Les chercheurs leur ont fait passer un examen de neuroimagerie (tomographie par émission de positron et imagerie par raisonnance magnétique).

    La quantité d’amyloïde dans le cerveau était évaluée grâce à l’injection d’un radiotraceur dans le corprs des participants.

    Les chercheurs ont remarqué que l’amyloïde se dépose particulièrement dans le cortex frontal et le gyrus cingulaire,  ces deux parties du cerveau étant impliquées dans les troubles de l’humeur tels que la dépression.

    Source: Society of Nuclear Medicine. « Depression in the elderly linked to Alzheimer’s risk. » ScienceDaily. ScienceDaily, juin 2014.