Un test pour différencier le vieillissement normal de la maladie d’Alzheimer

AVC : une nouvelle technique pour prédire l’efficacité des anticoagulants

Une forme atypique de la maladie d’Alzheimer mise en évidence

Équithérapie

Apport modeste des vitamines B dans la prévention des AVC

Quel mode de vie pour ralentir le déclin cognitif des seniors ?

Traumatisme crânien : un haut niveau d’étude permet une meilleure récupération

Une artère carotide rétrécie peut être associée à des troubles cognitifs

L’activité physique maintient le cerveau en bonne santé chez les personnes à risque

AVC : l’infection peut être un facteur aggravant

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Un test pour différencier le vieillissement normal de la maladie d’Alzheimer

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    Capture d’écran 2014-03-03 à 13.39.13Des chercheurs ont développé un test cognitif qui permet de déterminer si les troubles de mémoire sont dus à une maladie d’Alzheimer ou bien à un processus normal du vieillissement.

    Rappelons que les troubles de mémoire et autres symptômes précoces sont observés dans la maladie d’Alzheimer mais également, dans une moindre mesure, dans le vieillissement cérébral normal,  ce qui rend difficile pour les médecins de poser un diagnostic et de recommander un traitement.

    Le test

    L’examinateur montre aux participants un cercle divisé en trois parties, chacune des parties ayant un dessin unique.

    Par la suite, les participants doivent reconnaître le cercle parmi une série de 10 cercles présentés par l’examinateur.

    Résultat: les personnes qui souffrent de la maladie d’Alzheimer à un stade léger ont un score moins bon que les personnes âgées sans problème cognitif. Ces dernières sont quant à elles moins performantes que les jeunes adultes.

    D’autres études sont nécessaires pour affiner ce test avant que celui-ci soit éventuellement utilisé en pratique clinique.

    « Nous aimerions utiliser des populations qui souffrent de troubles encore plus légers et analyser en parallèle leur cerveau par technique de neuroimagerie pour mieux comprendre comment se font les changements dans le cerveau», conclut l’auteur principal de l’étude.

    Source: Very mild Alzheimer׳s disease is characterized by increased sensitivity to mnemonic interference. Neuropsychologia, 2014; 59: 47.

  2. AVC : une nouvelle technique pour prédire l’efficacité des anticoagulants

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    stimulation_cerebrale_profondeUne nouvelle technique permet de prédire avec une fiabilité de 95 % si une personne victime d’un AVC peut bénéficier d’un traitement anticoagulant, ou au contraire si ce traitement peut s’avérer dangereux, voire létal en provoquant une hémorragie cérébrale

    Des chercheurs ont utilisé la technique d’imagerie par résonance magnétique (IRM) pour évaluer les dommages de la barrière hématoencéphalique (BHE) qui protège le cerveau de l’exposition de médicaments. Ils ont

    combiné l’IRM avec un programme informatique qui mesure la quantité de gadolinium, une molécule injectée dans la veine du patient durant l’IRM et qui se propage dans le tissu cérébral. Lorsque la propagation de la molécule devient trop importante et qu’elle dépasse un seuil, elle indique que la BHE est endommagée.

    La BHE  limite le passage de molécules de la circulation générale vers le cerveau. Sans cette barrière, le cerveau serait vulnérable aux infections, inflammations et aux hémorragies. Les patients victimes d’ischémie sont à risque d’hémorragie cérébrale quand leur BHE est touchée.

    Quand le patient atteint d’AVC est hospitalisé, il reçoit un traitement anticoagulant (tPA) par intraveineuse, un traitement qui permet de dissoudre le caillots. Chez environ 30 % des patients, le traitement produit des effets bénéfiques s’il est injecté à temps, alors que dans 6% des cas, il endommage la barrière hématoencéphalique, entraînant une hémorragie cérébrale, des complication graves, et parfois la mort.

    C’est pour cette raison qu’il faut connaître avec précision si le traitement sera efficace ou dangereux en estimant les dommages de la BHE.

    Un petit bémol: une IRM prend plus de temps qu’une tomodensitométrie.

    Source:  Pretreatment Blood-Brain Barrier Damage and Post-Treatment Intracranial Hemorrhage in Patients Receiving Intravenous Tissue-Type Plasminogen Activator. Stroke, 2014

  3. Une forme atypique de la maladie d’Alzheimer mise en évidence

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    alzheimer-diagnosticDes chercheurs américains de la clinique Mayo en Floride ont identifié une forme de maladie d’Alzheimer qui ne serait pas traitée de manière appropriée.

    Cette variante représenterait, selon l’échantillon de la clinique, 11% des 1820 cerveaux provenant de patients chez qui un diagnostic d’Alzheimer a été posé.

    Les symptômes sont différents de ceux observés dans la forme commune de la maladie d’Alzheimer et se caractérise notamment par des troubles comportementaux (accès de colère, désinhibition, modification du comportement social, sensation d’avoir un membre contrôlé par une force extérieure…) et des troubles de la vision en l’absence de problème de vue. On y retrouve également des troubles du langage bien que les patients n’ont aucun déficit auditif ou de parole.

    Ces symptômes apparaissent plus tôt et ont tendance à décliner de manière plus rapide que ceux des patients qui ont la forme commune de la maladie d’Alzheimer. La plupart de ces patients ont cependant une mémoire qui est à peu près normale, ce qui explique pourquoi ils reçoivent souvent un mauvais diagnostic.

    Les deux lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, caractérisées par une accumulation des protéines amyloïdes et tau, sont retrouvées dans le cerveau de ces patients présentant la forme atypique. Cependant les protéines tau sont présentes en grande quantité dans les régions corticales, alors que l’hippocampe est plutôt épargné, contrairement à la forme commune de la maladie d’Alzheimer.

    Source: Mayo Clinic. « Atypical form of Alzheimer’s disease may be present in more widespread number of patients than thought. » ScienceDaily. Mai 2014.

    A lire aussi:

    Maladie d’Alzheimer et maladies apparentées : annonce et accompagnement du diagnostic

     

  4. Équithérapie

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    chevalPasser du temps avec un cheval diminue l’intensité des symptômes de la maladie d’Alzheimer.

    Cette expérience a été possible grâce à la collaboration de chercheurs de l’université de l’État de l’Ohio et d’un centre médicalisé pour personnes Alzheimer.

    Les résultats ont montré que les symptômes dépressifs ont diminué, ainsi que certains comportements négatifs tels que la colère et l’agressivité. 

    Cette forme de thérapie – que l’on pourrait qualifier d’équithérapie –  est également utilisée chez les enfants qui présentent des troubles comportementaux et neurodéveloppementaux.

    Seize patients – neuf femmes et sept hommes – se sont portés volontaires pour casser leur routine quotidienne une fois par semaine pendant un mois. Ils se sont rendus dans une ferme dans le but de s’occuper de chevaux sous la supervision de professionnels. Ce travail consistait à  les brosser, à marcher avec eux ainsi qu’à les nourrir. 

    En utilisant une échelle comportementale, les chercheurs ont remarqué que les participants étaient beaucoup plus calmes et  répondaient plus facilement aux consignes. 

    De plus, cette thérapie favorise l’activité physique car les participants sont plus motivés pour bouger.

    Un autre facteur positif était certainement l’environnement. Les chercheurs pensent en effet que la quiétude et les odeurs de la campagne ont un effet relaxant sur le patient.  

    « Il est difficile de savoir quels facteurs sont à l’origine de ces résultats positifs mais nous pensons qu’il s’agit vraisemblablement d’une combinaison de facteurs », conclut l’auteur principal de l’étude.

    Source: Equine-Assisted Intervention for People with Dementia. Anthrozoos: A Multidisciplinary Journal of The Interactions of People & Animals, 2014; 27 (1).

    A lire aussi:

    Les symptômes comportementaux et psychologiques de la démence

    La maladie d’Alzheimer

  5. Apport modeste des vitamines B dans la prévention des AVC

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    Contexte : De précédentes études épidémiologique avaient rapporté une association entre une augmentation dans le sang d’homocystéine et un risque accru de maladies cardiovasculaires et d’AVC. Cette augmentation d’homocystéine peut être réduite par un apport quotidien en vitamines B.

    Objectif de l’étude : déterminer si un cocktail de vitamines B réduit le risque de récidives chez des patients victimes d’un AVC.

    L’étude (appelée Vitatops pour The VITAmins TO Prevent Stroke) a été menée sur 8164 ayant souffert récemment d’un AVC ou d’une attaque cérébrale d’ischémie transitoire (lors des sept derniers mois) répartis en deux groupes : un groupe placebo (n=4089) et un groupe (n=4075) ayant recu des comprimés de vitamines (acide folique ou vitamine B9 2mg, vitamine B6 25mg et vitamine B12 0,5 mg), tout en bénéficiant par ailleurs des traitements standards Les patients ont été suivis en moyenne pendant 3 ans et demi, aucune différence significative n’a été observée entre les deux groupes qui ont enregistré un pourcentage équivalent de nouvelles complications vasculaires sévères, soit respectivement 17% et 15 % et dans les groupes placebo et vitamines B.

    Les collaborateurs de l’étude VITATOPS ont évalué en parallèle si un supplément en vitamines B diminuait le risque de dépression chez ces mêmes patients (un AVC s’accompagne d’un risque élevé de dépression).

    Résultats: un cocktail de vitamines B (acide folique (2 mg), vitamine B6 (25 mg), et vitamine B12 (0.5 mg)) réduit d’environ 20% le risque de dépression. 273 patients ont été suivis durant 7 ans. Le diagnostic de dépression a été posé selon les critères du manuel DSM-IV (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, 4th edition major).

    Conclusion: un apport quotidien en vitamines B pourrait réduire les risque de dépression qui accompagne un AVC.

    Sources
    VITATOPS Trial Study Group. B vitamins in patients with recent transient ischaemic attack or stroke in the VITAmins TO Prevent Stroke (VITATOPS) trial: a randomised, double-blind, parallel, placebo-controlled trial. Lancet Neurol. 2010 9:855-65.
    Almeida OP et al. B-vitamins reduce the long-term risk of depression after stroke: The VITATOPS-DEP trial. Ann Neurol. 2010 Oct;68(4):503-10.

    D’autre part, une méta-analyse** a étudié l’efficacité d’une supplémentation vitamines B* sur l’incidence des AVC.

    Résultats : L’apport quotidien d’acide folique (de 0,5 mg à 40 mg) diminue modestement de 7% le risque d’AVC. En revanche, l’acide folique diminuait le risque d’AVC de 13% lorsque la baisse de l’homocystéinémie dépassait les 20% ou bien lorsque le traitement avait duré au moins 3 ans. L’effet bénéfique de l’acide folique était plus marqué (-17%) lorsque les patients consommaient également des vitamines B6 et B12. Cet effet était plus marqué chez les hommes.

    Le bénéfice apporté par une supplémentation en acide folique seul apparaît donc relativement modeste bien qu’il semble plus marqué chez les hommes et légèrement renforcé en présence de vitamines B6 et B12.

    * L’acide folique (ou vitamine B9) et la vitamine B12 sont impliqués dans le métabolisme de l’homocystéine.

    **La méta-analyse regroupant 13 essais cliniques porte sur 39 005 participants suivis sur une période allant de 12 à 78 mois.

    Source: Lee M et al. Efficacy of homocysteine-lowering therapy with folic Acid in stroke prevention: a meta-analysis. Stroke. 2010 Jun;41(6):1205-12.

  6. Quel mode de vie pour ralentir le déclin cognitif des seniors ?

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    insomnie-sommeilDormir moins 6 heures et plus 8 heures favorise le développement de trouble cognitif chez les personnes de plus de 65 ans, avec une risque accru de 160%. L’insomnie chronique et la somnolence diurne constituent des facteurs de risque important.

    C’est la principale conclusion d’une étude effectuée par des chercheurs espagnols (Université de Herrera, Espagne).

    En Espagne la proportion de personnes souffrant de trouble cognitif varie entre 10% et 27 % de la population de plus de 65 ans.

    Les chercheurs ont également étudié d’autres facteurs susceptibles de modifier le risque de problèmes cognitifs: facteurs génétiques, exercice physique, stimulation intellectuelle.

    Concernant l’âge, l’étude a constaté que la prévalence de troubles cognitifs augmente de 9% pour chaque années supplémentaire, ce qui revient à dire que ce risque double tous les dix ans.

    L’étude a également montré que le fait de ne pas lire régulièrement  multiplie par 3,7 ce risque, alors que la lecture occasionnelle est associée à un risque multiplié par 2,5.

    L’équipe de recherche a commencé la deuxième phase du projet visant à améliorer la fonction cognitive et les modes de vie de ces patients. 42% d’entre eux ont accepté de participer à ce programme éducatif.

    Source: Estilos de vida asociados a deterioro cognitivo. Rev Invest Clin, 2013; 65(6) 500-509

     

    A lire:

    Un sommeil de mauvaise qualité augmente le risque de déclin mental

    Le manque de sommeil peut conduire à une perte de neurones

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    Syndrome d’apnée du sommeil

  7. Traumatisme crânien : un haut niveau d’étude permet une meilleure récupération

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    traumatisme-cranienLes personnes instruites semblent récupérer plus facilement d’un traumatisme cérébral grave, suggérant que la réserve cognitive du cerveau joue un rôle protecteur, comme cela est le cas dans la maladie d’Alzheimer.

    Les chercheurs (Université John Hopkins, États-Unis) à l’origine de cette étude ont constaté que les individus qui avaient poursuivi leurs études jusqu’à l’université récupéraient plus rapidement d’un traumatisme que ceux qui s’étaient arrêtés au niveau collégial.

    « Après une lésion cérébrale, quelques patients ne se rétablissent jamais complètement, contrairement à d’autres », déclare un des chercheurs épidémiologistes de l’Université.

    « Notre travail suggère que la réserve cognitive – qui se traduit par la capacité du cerveau à faire face à une maladie ou une blessure – peut expliquer la différence.

    Les chercheurs ont étudié 769 patients inscrits dans une base de données et qui avaient été hospitalisés suite à un traumatisme d’intensité modérée à sévère, puis admis dans un service de réadaptation.

    Seulement 10% qui s’étaient arrêtés au collège ont complètement récupéré, contre 40% chez les personnes très éduquées (16 ans d’études).

    « Il est nécessaire de continuer à s’éduquer et à pratiquer des exercices cognitifs régulièrement afin de garder notre cerveau dans la meilleure forme possible, de la même manière que l’on préserve son corps en bonne forme pour mieux guérir d’une maladie ».

    Source: Functional recovery after moderate/severe traumatic brain injury: A role for cognitive reserve? Neurology, 2014.

     

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    Réserve cognitive

    Faire des études prévient la maladie d’Alzheimer

  8. Une artère carotide rétrécie peut être associée à des troubles cognitifs

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    L'artère carotide principale (flèche rouge)

    L’artère carotide principale (flèche rouge)

    Un rétrécissement de l’artère carotide dans le cou peut être associé à des problèmes cognitifs (apprentissage, mémoire, raisonnement, prise de décision), bien qu’il n’y ait aucun symptôme apparent.

    Les conclusions de cette étude ont été présentées lors du congrès annuel de neurologie à Philadelphie (26 avril- 3 mai 2014).

    « Ces résultats soulignent l’importance d’évaluer la mémoire chez les les personnes présentant cette anomalie », souligne l’un des auteurs de l’étude.

    Le rétrécissement des artères se produit quand les plaques de graisse s’accumulent dans l’artère. Elles peuvent nuire au cerveau en limitant le flux sanguin ou en envoyant des petits morceaux de plaques dans le cerveau.

    67 personnes présentant cette pathologie (appelée la sténose carotidienne asymptomatique) ont participé à l’étude. Le diamètre de l’artère était réduit de 50%, comparé à un sujet sain.

    Un autre groupe de 60 personnes présentant des facteurs de risque vasculaires mais aucune sténose ont pris part à l’étude. Les facteurs de risque incluaient le diabète, l’hypertension, l’hypercholestérolémie et une maladie coronarienne.

    Les deux groupes de participants ont pris part à des tests cognitifs.

    Ces résultats doivent être confirmés sur un échantillon plus important.

    Source: American Academy of Neurology (AAN). « Narrowing of neck artery without warning may signal memory, thinking decline. Mai 2014.



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  9. L’activité physique maintient le cerveau en bonne santé chez les personnes à risque

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    activite-physiqueRester physiquement semble protéger les personnes à risque de développer une maladie d’Alzheimer.

     Les chercheurs (clinique de Cleveland, Etats-Unis) ont constaté que l’activité physique a le pouvoir de préserver le volume de hippocampe -la structure cérébrale impliquée dans la mémoire et l’apprentissage – chez les personnes porteuses de la forme (ou allèle) epsilon 4 de l’apolipoprotéine (apoE4 en abrégé), ce qui permet probablement de retarder le déclin des fonctions cognitives.

    L’étude a consisté à évaluer le volume de l’hippocampe (en utilisant l’imagerie par résonance magnétique ou IRM) de quatre groupes de personnes âgées entre 65 et 89 ans, qui ont des capacités cognitives normales, sur une période de dix-huit mois. Les groupes ont été classées en fonction de leur risque de développer la maladie d’Alzheimer (en se basant sur l’absence ou la présence de l’allèle epsilon 4 de l’apolipoprotéine E) et leur niveau d’activité physiques (faible ou élevé).

    Parmi les quatre groupes étudiés, seulement ceux qui avaient un risque génétique élevé (qui possédaient donc les 2 allèles epsilon 4) et qui n’avaient pas d’activité physique présentaient une diminution du volume hippocampique (- 3%) au cours de la période d’essai de dix-huit mois.

    Les trois autres groupes, y compris ceux à haut risque pour la maladie d’Alzheimer mais qui étaient physiquement actif, ont vu le volume de leur hippocampe inchangé.

    « Il n’y a aucun autre traitement pour préserver le volume de l’hippocampe chez les personnes à risque. Cette étude a des implications sur la façon dont nous pouvons intervenir en amont chez cette catégorie de personnes », conclut l’auteur principal de l’étude.

    Les niveaux d’activité physique ont été mesurés à partir d’une enquête: une activité réduite correspond à deux jours maximum d’activité/semaine, et une activité intense correspond à au moins trois jours d’activités/semaine.
    Source: Physical activity reduces hippocampal atrophy in elders at genetic risk for Alzheimer’s disease. Frontiers in Aging Neuroscience, 2014; 6.

     

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  10. AVC : l’infection peut être un facteur aggravant

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    Streptocoques

    Streptocoques

    Les personnes ayant subi un AVC pourraient être plus gravement affectées si elles sont victimes d’une infection bactérienne.
    Telles sont les conclusions d’une étude britannique (Université de Manchester) réalisée chez la souris.
    Les chercheurs ont soumis ces rongeurs à un AVC (par occlusion de l’artère carotide). Ceux qui avaient été initialement affectés par des bactéries responsables de la pneumonie ont vu leur cerveau plus endommagé, comparés à ceux qui n’étaient pas contaminés.
    Les chercheurs suggèrent que l’activation du système de défense immunitaire, destiné à se débarrasser de l’agent infectieux, conduirait à un effet délétère sur le cerveau.
    D’autre part, ils ont constaté que le blocage de l’inflammation (qui accompagne l’AVC) par une molécule ayant des propriétés anti-inflammatoires (cette bloque l’action de l’interleukine-1) réduit les dommages cérébraux chez les souris infectées. Une étude clinique visant à évaluer l’efficacité de cette molécule sur l’AVC est prévue bientôt.

    Source: Streptococcus pneumoniae worsens cerebral ischemia via interleukin 1 and platelet glycoprotein Ibα. Annals of Neurology, 2014.

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