Rester assis trop longtemps affecte la santé des femmes

Alzheimer: un nouvel essai clinique avec le MK-8931

Traitements de testostérone: risques cardiaques accrus?

AVC : la télémédecine peut réduire les risques

Cognition

Neurone

Dénutrition

La diététique de la performance

Clopidogrel : quelques cas d’hémophilie acquise recensés

Alzheimer: résultats décevants avec le bapineuzumab

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Rester assis trop longtemps affecte la santé des femmes

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    sédentarité

    Les femmes âgées restant assises trop longtemps ont plus de risque de mourir plus jeunes que celles qui restent actives.

    Telles sont les conclusions d’une étude ayant suivi pendant 12 ans plus de 90000 personnes âgées entre 50 et 79 ans. Celles qui passent plus de 11 ans par jour assises ou qui sont inactives ont un risque accru (+12%) de mourir plus jeune, comparées à celles qui restaient inactives pendant seulement moins de 4 heures.

    Les causes de mortalités sont les maladies coronariennes, le cancer et les maladies cardiovasculaires.

    Selon Rebecca Seguin, professeur de nutrition et auteure principale de l’étude (Université de Cornell, États-Unis), les nouvelles techonologies nous facilitent la vie mais nous conduisent à être moins actives. Il est nécessaire de trouver des moyens de rester actives.

    Il est important de se maintenir en forme quotidiennement, d’autant plus que notre masse musculaire diminue après 35 ans, et que cette perte s’accélère après la ménopause.

    « Essayer de bouger le plus possible si vous travaillez à votre bureau et, si vous êtes retraitée, trouvez des activités pour bouger chez vous et à l’extérieur de votre maison (se lever entre deux programmes TV, faire des pauses si l’on travaille à l’ordinateur et ne pas prolonger des périodes de sédentarité). »




    Il est à noter qu’il n’y a pas nécessairement de lien de cause à effet entre une position assise prolongée et le risque accru de mortalité précoce.

    Source: Sedentary Behavior and Mortality in Older Women. American Journal of Preventive Medicine Volume 46, Issue 2 , 122-135, février 2014.

    Lire aussi:

    Alzheimer: l’exercice ralentit le déclin des capacités physiques

    Alzheimer : l’activité physique réduit les lésions cérébrales chez les personnes à risque

    L’activité physique, même légère, réduit le risque d’Alzheimer

    L’exercice physique bénéfique dans le déclin cognitif léger

     

  2. Alzheimer: un nouvel essai clinique avec le MK-8931

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    Le laboratoire Merck va tester sa molécule MK-8931 chez des patients souffrant d’Alzheimer, aux stades léger à modéré.

    Cette étude de phases 2 et 3 va durer 18 mois. 200 patients vont participer à l’étude de phase 2 pour vérifier l’innocuité de la molécule, alors que l’étude de phase 3 va comprendre environ 1800 patients. Elle devrait se termine fin 2016.





    Le MK-8931 est une molécule qui inhibe une enzyme (beta-secretase 1 ou BACE1) responsable de l’accumulation d’amyloïdes dans le cerveau des patients Alzheimer.

  3. Traitements de testostérone: risques cardiaques accrus?

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    testosteroneL’agence américaine de la santé (FDA) va enquêter sur les risques cardiovasculaires et de mortalité chez les hommes qui prennent des produits contenant de la testostérone, l’hormone masculine dont la mise sur le marché a été autorisée aux États-Unis.

    En effet,  deux études rapportent un risque accru (+30%) de crise cardiaque et d’AVC chez les hommes recevant cette thérapie hormonale.

    «Nous allons réévaluer la sûreté de ces traitements basés sur la publication de deux études », indique la FDA, tout en précisant qu’elle « n’a pas conclu que les traitements à la testostérone accroissent le risque d’attaque cérébrale, de crise cardiaque ou de mort».

    Ce danger potentiel s’expliquerait par le fait que la testostérone stimule la production de globules rouges, ce qui peut augmenter le risque de coagulation en épaississant le sang.

  4. AVC : la télémédecine peut réduire les risques

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    Capture d’écran 2014-03-03 à 13.29.19Une équipe française (Limoges) a mis en place un protocole de télémédecine chez les patients à risque d’AVC, grâce à un suivi ambulatoire au cours duquel elle peut détecter une fibrillation auriculaire (FA en abrégé; trouble du rythme cardiaque), à l’origine de nombreux AVC.

    Un traitement anticoagulant (par exemple avec le clopidogrel) peut alors être appliqué à titre préventif.

    L’étude rapporte que la télésurveillance a amélioré le diagnostic et le traitement de la FA chez plus d’un tiers des participants. Ces derniers recevaient un holter qu’ils appliquaient sur leur thorax. Les électrocardiogrammes sont alors enregistrés et envoyés au cabinet du médecin qui peut détecter des signaux d’alertes. Le médecin prescrit alors une thérapie anticoagulante.

    Cette étude a porté sur 130 participants, dont 28% ont déjà été victimes d’une FA et 10% d’un AVC, le restant étant à risque de développer une FA (patients hypertendus, diabétiques ou insuffisants cardiaques).

     Source: 16èmes Journées Européennes de la Société Française de Cardiologie.

  5. Cognition

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    Ensemble des fonctions mentales nécessaire au fonctionnement des personnes.

    Elle comprend la mémoire et l’apprentissage, la vitesse de traitement de l’information, le langage, le raisonnement, le jugement, la résolution de problèmes, la prise de décision et l’attention.



  6. Neurone

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    Elément fondamental du tissu nerveux, dont le cerveau. Il sécrète des substances chimiques appelées neurotransmetteurs.

    Dans certaines maladies telle que la maladie d’Alzheimer, les neurones meurent progressivement, d’où le terme de maladies neuro-dégénératives.

  7. Dénutrition

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    La dénutrition est un type de malnutrition qui se produit lorsque le corps ne reçoit pas assez de nourriture. 

    La dénutrition se traduit par une perte de poids progressive. Elle est fréquente chez les personnes âgées, en particulier chez celles souffrant de la maladie d’Alzheimer. Sa prévalence diffère selon que la personne se trouve à la maison (10%), en institution (30%) ou à l’hôpital (70%).

    Une personne souffrant de dénutrition peut manquer de vitamines, de minéraux et d’autres substances essentielles dont le corps a besoin pour fonctionner.

    La malnutrition peut entraîner :

    • problèmes de santé à court et à long terme
    • récupération lente des blessures et des maladies
    • un risque d’infection plus élevé
    • difficulté à se concentrer au travail ou à l’école

    Certaines carences peuvent déclencher des problèmes de santé spécifiques. 

    Par exemple un manque de vitamine C peut entraîner le scorbut . Bien que rare dans les pays développés, il peut se développer si une personne n’a pas une alimentation variée avec beaucoup de fruits et légumes frais.

    Les personnes âgées qui consomment beaucoup d’alcool et certaines personnes souffrant de certains problèmes de santé mentale peuvent être particulièrement à risque.

    La dénutrition est particulièrement fréquente chez les personnes de plus de 60 ans. La perte de poids chez cette catégorie double environ le risque de mourir.

    Symptômes de dénutrition

    Certains signes et symptômes de malnutrition incluent:

    • un manque d’appétit ou d’intérêt pour la nourriture ou la boisson
    • fatigue et irritabilité
    • une incapacité à se concentrer
    • avoir toujours froid
    • la dépression
    • une perte de graisse, de masse musculaire et de tissu corporel
    • un risque plus élevé de tomber malade et de prendre plus de temps à guérir
    • un temps de cicatrisation plus long
    • un risque plus élevé de complications après une chirurgie

    Finalement, une personne peut également éprouver des difficultés respiratoires et une insuffisance cardiaque .

    Les causes

    La dénutrition peut survenir pour diverses raisons . 

    Une faible consommation de nourriture

    Certaines personnes sont dénutries parce qu’il n’y a pas assez de nourriture disponible ou parce qu’elles ont des difficultés à manger ou à absorber les nutriments.

    Cela peut se produire à la suite de:

    • cancer
    • maladie du foie
    • troubless qui provoquent des nausées ou rendent difficile la nourriture ou la déglutition
    • prise de médicaments qui rendent l’alimentation difficile – en raison de nausées par exemple

    Problèmes de santé mentale

    La dénutrition ou la malnutrition peuvent affecter les personnes atteintes:

    • dépression
    • démence
    • schizophrénie
    • anorexie nerveuse

    Problèmes sociaux et de mobilité

    Les facteurs qui peuvent affecter les habitudes alimentaires d’une personne et conduire potentiellement à une dénutrition incluent :

    • être incapable de quitter la maison ou de se rendre dans un magasin pour acheter de la nourriture
    • trouver physiquement difficile de préparer les repas
    • vivre seul, ce qui peut affecter la motivation d’une personne à cuisiner et à manger
    • avoir des compétences culinaires limitées
    • ne pas avoir assez d’argent pour acheter de la nourriture

    Troubles digestifs

    Si le corps n’absorbe pas efficacement les nutriments, même une alimentation saine peut ne pas prévenir la dénutrition.

    Voici des exemples d’affections digestives et gastriques pouvant en être la cause:

    • la maladie de Crohn
    • maladie cœliaque
    • diarrhée persistante, vomissements ou les deux

    Trouble de la consommation d’alcool

    Consommer beaucoup d’alcool peut entraîner une gastrite ou des dommages à long terme au pancréas. Ces problèmes peuvent rendre difficile la digestion des aliments, l’absorption des vitamines et la production d’hormones qui régulent le métabolisme.

    L’alcool contient également des calories , de sorte qu’une personne peut ne pas avoir faim après avoir bu. Elle peut donc ne pas manger suffisamment d’aliments sains pour fournir à l’organisme les nutriments essentiels.

    Dénutrition et maladie d’Alzheimer

    Entre 20 et 45% des patients atteints de démence souffrent de dénutrition et perdent du poids l’année suivant le début de leur maladie, selon le rapport intitulé « Nutrition et démence », de l’Alzheimer’s Disease International (ADI, 11 février 2014).

    La dénutrition protéinoénergétique résulte d’un déséquilibre entre les apports et les besoins de l’organisme, entraînant des pertes de tissus (dont les muscles), qui ont des conséquences fonctionnelles délétères (Haute Autorité de la Santé)

    De plus, 10% des personne âgées à domicile souffrent de sous-nutrition, et ce pourcentage monte à 30% lorsqu’elles sont placées en maison de retraite. C’est enfin le cas de 70%  des personnes âgées hospitalisées.

    Chez les personnes atteintes de démence, la dénutrition peut être la cause le chutes ou d’une aggravation des troubles cognitifs.

    L’Association suggère même que  la dénutrition est un facteur déclencheur de certaines formes de démence.

    Le rapport préconise certaines mesures pour améliorer la nutrition des patients atteints de démence: définir des standards nutritionnels, mieux surveiller le poids des patients, évaluer régulièrement le régime et le comportement alimentaire, former l’entourage familiale et professionnel.

    Cette malnutrition peut-être due aux déficits cognitifs et à la perte d’autonomie ou à une augmentation des dépenses énergétiques (déambulations, hyperactivité).

    Malnutrition protéino-énergétique

    Trouble caractérisé par un bilan négatif de protéines et d’énergie, conduisant à une perte de poids et de masse musculaire. La malnutrition peut avoir plusieurs causes :

    – Alimentation qui ne couvre pas les besoins nutritionnels en protéines et en énergie.

    – Mauvaise absorption intestinale.

    – Besoins nutritionnels accrus suite à une maladie aigue ou chronique.

    – Pertes anormalement importantes provoquées par exemple par un syndrome néphrotique ou une plaie.

    Elle est souvent observée chez les personnes âgées de constitution fragile, vivant ou en non en institution ou hospitalisée.

    La malnutrition protéino-énergétique est retenue lorsque, entre autres, la personne âgée  :

    – perd de manière involontaire plus de 5 kg.

    – Possède un indice de masse corporelle inférieure à 21 kg/m2.

    – A un résultat au test Mini Nutritional Assessment inférieur à 17.

    Les conséquences de la dénutrition

    Les conséquences sont les suivantes:

    • perte de poids;
    • apparition d’escarres;
    • chutes et fractures;
    • baisse du système immunitaire;
    • infections bactériennes (urinaires, bronchopulmonaires);
    • hospitalisation.

    Évaluation

    Elle nécessite:

    • une courbe de poids;
    • une échelle d’évaluation telle que le Mini Nutritional Assessment ou le Mini Nutritional Assessment Short Form (MNASF).
  8. Clopidogrel : quelques cas d’hémophilie acquise recensés

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    Capture d’écran 2014-03-03 à 13.36.08L’ Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM, France) a rapporté quelques rares cas d’hémophilie acquise associés au traitement par clopidogrel chez des patients sans problèmes de coagulation.

    L’agence précise toutefois que ces cas ne remettent pas en cause le rapport bénéfice-risque de ce médicament qui est prescrit chez un nombre important de patients. En effet,  11 cas d’hémophilie acquise ont été rapportés alors que plus de 153 millions de patients reçoivent du clopidogrel dans le monde.

    L’’hémophilie acquise est une maladie hémorragique qui empêche la coagulation sanguine et induit dès lors la survenue de saignements.

    Le clopidogrel reste indiqué dans la prévention des événements athérothrombotiques :

    • en cas d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral ischémique ou d’artériopathie oblitérante des membres inférieurs établie,

    • en cas de syndrome coronaire aigu en association à l’aspirine.
  9. Alzheimer: résultats décevants avec le bapineuzumab

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    Capture d’écran 2014-02-25 à 16.37.58

    Les  deux tests cliniques réalisés avec la molécule bapineuzumab sur des patients Alzheimer ont donné des résultats négatifs.

    Cet anticorps censé détruite les plaques amyloïdes n’a pas produit d’amélioration sur la cognition, comparé à un placebo.

    Selon l’un des responsables des études de l’Université de Brown (Etats-Unis), il serait pertinent de tester le bapineuzumab dès que les plaques amyloïdes commencent à s’accumuler et bien avant que les symptômes cognitifs n’apparaissent.

    La première étude a examiné l’efficacité du bapineuzumab sur  1121 porteurs de l’allèle de gène d’APOE qui est associé à un risque accru de la maladie d’Alzheimer, appelé APOE4. L’autre étude a évalué l’efficacité de la molécule sur  1331 personnes qui ne sont pas porteurs de l’allèle à risque.

    Tous les participants étaient diagnostiqués comme ayant probablement la maladie d’Alzheimer, selon les critères cliniques classiques (examen par IRM et test cognitifs). Ils ont reçu la drogue par intraveineuse toutes les 13 semaines pendant 78 semaines.

    Source: Two Phase 3 Trials of Bapineuzumab in Mild-to-Moderate Alzheimer’s Disease. New England Journal of Medicine, 2014; 370 (4): 322.