Mémoire: ses différentes formes

Parkinson: l’exercice atténue les symptômes dépressifs

La maladie Alzheimer commence dans le cortex entorhinal

Deux-tiers des personnes âgées ont besoin une aide quotidienne

L’anxiété liée à un risque plus élevé d’AVC

Alzheimer : découverte d’un biomarqueur précoce (BACE1)

La warfarine augmenterait le risque d’AVC au début du traitement

Dysport améliore la spasticité des membres supérieurs

Photothérapie

Les traitements de désaccoutumance au tabac inoffensifs pour le coeur

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Parkinson: l’exercice atténue les symptômes dépressifs

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    Les symptômes dépressifs s’atténuent chez les patients parkinsoniens qui participent à un programme d’exercice.

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    31 patients atteints de la maladie de Parkinson ont été assignés au hasard à deux groupes avec des séances d’entraînement (exercices cardio et de résistance) d’une heure, trois jours par semaine.

    Le 1er groupe a participé à ces séances pendant 48 semaines, tandis que le 2me groupe les a suivies pendant seulement les 24 dernières semaines.

    «Nos résultats démontrent que des programmes d’exercice à long terme (c’est-à-dire auxquels participent le premier groupe) peuvent être suivis par des patients parkinsoniens», a déclaré  Dr Ariane Park, auteur principal de l’étude et neurologue (Wexner Medical Center, États-Unis).

    «Notre étude a également montré que le fait de  participer très tôt à un programme d’exercice diminue significativement les symptômes dépressifs, par rapport à ceux qui ont participé plus tard à ce programme. Ces résultats sont importants car souvent les troubles de l’humeur sont plus invalidants que les symptômes moteurs», poursuit-elle.

    Plus de 50 % des patients atteints de la maladie de Parkinson souffrent de dépression.

    En revanche, les chercheurs n’ont pu montrer avec certitude que l’exercice ralentit la progression de la maladie, peut-être en raison de la petite taille de l’échantillon.




    «Actuellement, il n’existe pas de consensus sur le type et la fréquence des exercices physiques…La littérature scientifique suggère que toute routine qui améliore la condition physique est bonne pour la maladie de Parkinson… Elle peut inclure la marche, la natation, le tai-chi ou encore la danse », conclut Dr Park.

    Source: Effects of a formal exercise program on Parkinson’s disease: A pilot study using a delayed start design. Parkinsonism & Related Disorders, décembre 2013.

  2. La maladie Alzheimer commence dans le cortex entorhinal

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    En utilisant la technique d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (fMRI), des chercheurs ont montré que la maladie d’Alzheimer commence dans le cortex entorhinal (zone située à côté de l’hippocampe) pour se propager dans d’autres régions corticales tels que le cortex perirhinal et le cortex pariétal postérieur.

    « On sait que la maladie d’Alzheimer commence dans la région du cerveau connue sous le nom de cortex entorhinal, » a indiqué l’un des auteurs de l’étude (A. Small,Université de Columbia, États-Unis).

    « Mais cette étude est la première qui démontre chez les patients vivants que la maladie commence spécifiquement dans le cortex entorhinal latéral. Cette zone du cerveau est considérée comme un point de passage entre l’hippocampe, qui joue une fonction clé dans la formation de la mémoire à long terme, et d’autres structures du cerveau tel que le cortex pariétal, qui joue un rôle dans l’orientation spatiale »

    Coupe frontale de cerveau humain. HC = hippocampe; CE = cortex entorhinal.

    Coupe frontale de cerveau humain. HC = hippocampe; CE = cortex entorhinal.

    Autre résultat important : le dysfonctionnement du cortex latéral entorhinal se produit quand les deux lésions caractéristiques de la maladie (à savoir l’agrégation de protéines tau et d’amyloïde) coexistent.




    « Le cortex entorhinal latéral est particulièrement vulnérable dans la maladie d’Alzheimer car  s’accumulent dans cette zone à la fois les protéines tau et amyloïde. Ensemble, ces deux protéines endommagent les neurones dans cette zone du cerveau ».

    Cette étude a réuni 96 adultes qui ont été suivis pendant plus de 3 ans. 12 d’entre eux ont développé la maladie d’Alzheimer.

    Source: Molecular drivers and cortical spread of lateral entorhinal cortex dysfunction in preclinical Alzheimer’s disease. Nature Neuroscience, 2013.

  3. Deux-tiers des personnes âgées ont besoin une aide quotidienne

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    Deux-tiers des personnes âgées ont besoin d’aide pour accomplir des tâches de la vie quotidienne.

    Les cannes, les barre d'appui ou une aide à domicile sont des exemples d’aides dont ont besoin les personnes âgées.

    L’étude a identifié cinq niveaux d’incapacité. Ces personnes :

    1. sont autonomes (31% de l’échantillon);

    2. utilisent des dispositifs spéciaux pour pallier leur incapacité (25%);

    3. ont réduit leur activité mais restent autonomes (6%);

    4. rapportent une difficulté à faire des activités seules, même lorsqu’elles bénéficient d’une  aide matérielle (18%);

    5. ont alors besoin d’une aide à domicile (21%).

    L’autonomie des personnes diminue avec l’âge : seulement 4 % de personnes âgées de 90 ans et plus n’ont besoin d’aucune aide, contre 45% de celles âgées entre 65 et 69 ans.

    L’étude a inclus plus de 8000 Américains de 65 ans et plus, dont environ 500 vivaient dans une maison de repos. Ceux vivant à la maison ont participé à des entrevues visant à évaluer leur capacité physique et cognitive.




    Source: American Journal of Public Health, décembre 2013.

  4. L’anxiété liée à un risque plus élevé d’AVC

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    Plus le niveau d’anxiété est grand, plus le risque d’avoir un AVC est élevé.

    Tels sont les résultats d’une étude ayant porté sur 6 019 personnes suivies pendant 22 ans.

    Les participants ont fait l’objet d’une entrevue et ont également subi des prises de sang, examens médicaux et rempli des questionnaires psychologiques pour évaluer leurs  niveaux d’anxiété et de dépression.

    Après analyse des résultats, les chercheurs ont constaté que les personnes qui avaient les troubles de l’anxiété les plus marqués (personnes situées dans le premier tiers des personnes les plus anxieuses), avaient un risque d’AVC augmenté de 33%, par rapport à celles qui étaient les moins anxieuses.

    « Chacun a une certain niveau d’inquiétude. Mais quand ce niveau est élevé et/ou chronique, il peut exercer à long terme un effet néfaste sur le système vasculaire », déclare  Maya Lambiase, auteure principale et chercheure à l’École de Médecine de Pittsburgh (États-Unis).




    Les personnes avec des niveaux élevés d’anxiété ont tendance à fumer davantage et être physiquement inactives, ce qui explique probablement en partie le lien entre anxiété et AVC.

    Source: American Heart Association, décembre 2013.

  5. Alzheimer : découverte d’un biomarqueur précoce (BACE1)

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    Une enzyme -appelée BACE1 (pour beta-sécrétase1) – a été identifiée par des chercheurs comme un marqueur potentiel précoce de la maladie d’Alzheimer.

    Cette enzyme semble être plus activée (+27% versus le groupe contrôle) chez des patients souffrant d’un déficit cognitif léger ou de la maladie d’Alzheimer.

    Ces résultats ont été obtenus à partir de tissus cérébraux de 18 patients Alzheimer décédés et de 18 sujets témoins sains.

    En mesurant l’activité de la BACE1, les chercheurs pensent qu’il serait possible de prédire les risques de survenue de la maladie bien avant l’apparition des premiers symptômes.




    Cette enzyme pourrait être la cible de futurs traitements thérapeutiques.

    Source: Enzyme BACE1 May Be Important in Predicting Onset of Alzheimer Disease. American Journal of Pathology, décembre 2013.

  6. La warfarine augmenterait le risque d’AVC au début du traitement

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    Les personnes souffrant  de fibrillation auriculaire – battements cardiaques irréguliers –  sont plus à risque d’être victimes d’un AVC lorsqu’elles sont traitées avec la warfarine (médicament anticoagulant).

    Ce risque est doublé dans les 30 jours suivant le début du traitement.

    warfarine

    La fibrillation auriculaire peut entraîner la formation de caillots sanguins qui peuvent se déplacer et bloquer une artère cérébrale, entraînant un AVC d’origine ischémique. C’est pour cette raison que les médecins prescrivent souvent la warfarine.

    Les auteurs canadiens de l’étude (Université McGill) ont montré que le risque d’AVC était particulièrement élevé durant la première semaine de traitement, avec un pic après trois jours.

    «La warfarine prévient les AVC, la question ne se pose pas», a déclaré l’auteur principal de l’étude. «Cependant, pour une raison paradoxale, la warfarine peut augmenter les risques d’AVC pendant les premières semaines du traitement».

    Cela s’expliquerait par le fait que le médicament entraîne dans un premier temps un état d’«hypercoagulation», un phénomène au cours lequel le sang risque de former des caillots.




    «Pour la grande majorité des patients, ce problème n’existe pas. Les patients qui continuent de prendre le médicament après les 30 premiers jours sont bien protégés contre le risque d’un AVC.»

    Source: Initiation of warfarin in patients with atrial fibrillation: early effects on ischaemic strokes. European Heart Journal.

  7. Dysport améliore la spasticité des membres supérieurs

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    Le laboratoire Ipsen (France) a annoncé des résultats préliminaires positifs avec le Dysport dans l’étude de phase III de Dysport® en double-aveugle dans le traitement de la spasticité des membres supérieurs chez l’adulte.

    Le Dysport® améliore le tonus musculaire et présente globalement un bénéfice clinique, comparé au groupe placebo.

    L’objectif de cette étude de phase III était d’évaluer l’efficacité de Dysport® dans l’amélioration de la spasticité des membres supérieurs chez 243 sujets hémiparétiques victimes d’un AVC ou d’un traumatisme crânien.

  8. Photothérapie

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    La photothérapie, une nouvelle thérapie contre les maladies neurodégénératives?

    L’utilisation de la photothérapie serait un moyen de retarder les maladies comme les maladies d’Alzheimer, de Parkinson ou de Creutzfeldt-Jakob et améliorer  la qualité de vie des patients atteints de maladies neurodégénératives.

    Ces résultats proviennent d’une collaboration entre chercheurs danois (Université de Göteborg) et polonais  (Université de Wroclaw) 

    L’avantage de la thérapie photonique repose sur la possibilité de distinguer et d’éliminer les protéines dont l’agrégation est à l’origine de la mort neuronale observée dans une maladie neurodégénérative. Si les agrégats de protéines sont éliminés, la maladie serait en principe guérie. Cela concerne notamment la protéine amyloïde,  le constituant principal des plaques amyloïdes trouvées dans le cerveau des patients Alzheimer décédés.

    Les chercheurs gardent un espoir dans la photothérapie, qui n’est actuellement utilisée que pour la tomographie (technique d’imagerie). Mais elle peut également être utilisée dans la suppression de protéines toxiques tout en préservant les protéines saines avoisinantes.

    Avant cette découverte, la seule façon envisagée pour supprimer les protéines toxiques était une approche pharmacologique. Cependant ces traitements s’avèrent lourds et nocifs pour les patients.

     Source: Multiphoton absorption in amyloid protein fibres, décembre 2013.

     

  9. Les traitements de désaccoutumance au tabac inoffensifs pour le coeur

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    Les trois formes de traitements de désaccoutumance au tabac n’augmentent pas le risque de crise cardiaque ou de mortalité liée à une attaque cardiaque. Ils n’ont en outre aucun effet protecteur.

    Les chercheurs ont analysé les effets secondaires de ces traitements en se basant sur les résultats de 63 études portant sur plus de 30 000 personnes. Ces traitements visent à réduire la dépendance à la nicotine, à remplacer la nicotine présente dans la cigarette par un substitut nicotinique ou à prescrire un antidépresseur.

    Le traitement de substitution à la nicotine ne produit que des effets indésirables mineurs tels que des battements cardiaques rapides ou irréguliers.




    « Ces risques mineurs sont bien connus des cliniciens et passent habituellement avec le temps », déclare l’auteur principal de l’étude. « Ils se produisent le plus souvent quand les gens prennent le substitut nicotinique et fument en même temps, ce qui est une mauvaise idée. »

    Source: American Heart Association, décembre 2013.