Commentaires fermés sur Gluten et glucides préjudiciables au cerveau ?
Le gluten et des hydrates de carbone peuvent affecter la santé du cerveau en étant à l’origine – du moins en partie – de troubles mentaux et de maladies neurodégénératives tels que la maladie d’Alzheimer, la dépression et le trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention (TDAH).
Tels sont les propos tenus par le Dr David Perlmutter, neurologue et membre de l’American College of Nutrition. Sa thèse est que l’hyperglycémie endommage le cerveau – en particulier l’hippocampe, une structure cérébrale impliquée dans la mémoire et l’apprentissage – et peut augmenter le risque de démence.
L’auteur recommande un régime alimentaire faible en glucides, ce qui est à l’opposé des régimes des pays industrialisés qui sont riches en glucides et faibles en graisses.
Le gluten est tiré de certaines céréales (blé, seigle) et contient des protéines, de l’amidon et des sucres.
Sources: Rethinking Dietary Approaches for Brain Health. Alternative and Complementary Therapies Feb 2014 et Perlmutter D. Grain Brain: The Surprising Truth about Wheat, Carbs, and Sugar—Your Brain’s Silent Killers. New York: Little, Brown and Company, 2013.
Commentaires fermés sur Alzheimer : penser l’avoir est souvent mauvais signe
Se plaindre de troubles de mémoire est souvent un signe avant-coureur d’une maladie d’Alzheimer, selon les résultats d’une étude américaine (Université de Brown Sanders).
Les chercheurs ont demandé à 3701 hommes âgés de 60 ans s’ils « avaient remarqué un changement dans leur mémoire depuis leur dernière venue au centre ? »
Résultats : une plainte de mémoire subjective s’accompagne plus tard de troubles de mémoire avérés, c’est-à-dire validés par des tests neuropsychologiques.
Selon Erin Abner, auteur principal de l’étude « Si les troubles de la mémoire sont identifiés par les personnes elles-mêmes, nous pourrions intervenir plus tôt et retarder le déclin des fonctions mnésiques ».
L’auteur souligne qu’il est « important de faire la distinction entre des « trous de mémoire » normaux (provoqués par exemple par une fatigue) et des problèmes de mémoire récurrents qui ne font que s’aggraver et affectent les aspects de la vie quotidienne. »
En France, le nombre de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer est évalué à 800 000, avec près de 200 000 nouveaux cas diagnostiqués par an. Moins d’une personne sur 2 atteinte par la maladie d’Alzheimer est diagnostiquée.
Commentaires fermés sur Rester assis trop longtemps affecte la santé des femmes
Les femmes âgées restant assises trop longtemps ont plus de risque de mourir plus jeunes que celles qui restent actives.
Telles sont les conclusions d’une étude ayant suivi pendant 12 ans plus de 90000 personnes âgées entre 50 et 79 ans. Celles qui passent plus de 11 ans par jour assises ou qui sont inactives ont un risque accru (+12%) de mourir plus jeune, comparées à celles qui restaient inactives pendant seulement moins de 4 heures.
Les causes de mortalités sont les maladies coronariennes, le cancer et les maladies cardiovasculaires.
Selon Rebecca Seguin, professeur de nutrition et auteure principale de l’étude (Université de Cornell, États-Unis), les nouvelles techonologies nous facilitent la vie mais nous conduisent à être moins actives. Il est nécessaire de trouver des moyens de rester actives.
Il est important de se maintenir en forme quotidiennement, d’autant plus que notre masse musculaire diminue après 35 ans, et que cette perte s’accélère après la ménopause.
« Essayer de bouger le plus possible si vous travaillez à votre bureau et, si vous êtes retraitée, trouvez des activités pour bouger chez vous et à l’extérieur de votre maison (se lever entre deux programmes TV, faire des pauses si l’on travaille à l’ordinateur et ne pas prolonger des périodes de sédentarité). »
Il est à noter qu’il n’y a pas nécessairement de lien de cause à effet entre une position assise prolongée et le risque accru de mortalité précoce.
Source: Sedentary Behavior and Mortality in Older Women. American Journal of Preventive Medicine Volume 46, Issue 2 , 122-135, février 2014.
Commentaires fermés sur Alzheimer: un nouvel essai clinique avec le MK-8931
Le laboratoire Merck va tester sa molécule MK-8931 chez des patients souffrant d’Alzheimer, aux stades léger à modéré.
Cette étude de phases 2 et 3 va durer 18 mois. 200 patients vont participer à l’étude de phase 2 pour vérifier l’innocuité de la molécule, alors que l’étude de phase 3 va comprendre environ 1800 patients. Elle devrait se termine fin 2016.
Le MK-8931 est une molécule qui inhibe une enzyme (beta-secretase 1 ou BACE1) responsable de l’accumulation d’amyloïdes dans le cerveau des patients Alzheimer.
Commentaires fermés sur Traitements de testostérone: risques cardiaques accrus?
L’agence américaine de la santé (FDA) va enquêter sur les risques cardiovasculaires et de mortalité chez les hommes qui prennent des produits contenant de la testostérone, l’hormone masculine dont la mise sur le marché a été autorisée aux États-Unis.
En effet, deux études rapportent un risque accru (+30%) de crise cardiaque et d’AVC chez les hommes recevant cette thérapie hormonale.
«Nous allons réévaluer la sûreté de ces traitements basés sur la publication de deux études », indique la FDA, tout en précisant qu’elle « n’a pas conclu que les traitements à la testostérone accroissent le risque d’attaque cérébrale, de crise cardiaque ou de mort».
Ce danger potentiel s’expliquerait par le fait que la testostérone stimule la production de globules rouges, ce qui peut augmenter le risque de coagulation en épaississant le sang.
Commentaires fermés sur AVC : la télémédecine peut réduire les risques
Une équipe française (Limoges) a mis en place un protocole de télémédecine chez les patients à risque d’AVC, grâce à un suivi ambulatoire au cours duquel elle peut détecter une fibrillation auriculaire (FA en abrégé; trouble du rythme cardiaque), à l’origine de nombreux AVC.
Un traitement anticoagulant (par exemple avec le clopidogrel) peut alors être appliqué à titre préventif.
L’étude rapporte que la télésurveillance a amélioré le diagnostic et le traitement de la FA chez plus d’un tiers des participants. Ces derniers recevaient un holter qu’ils appliquaient sur leur thorax. Les électrocardiogrammes sont alors enregistrés et envoyés au cabinet du médecin qui peut détecter des signaux d’alertes. Le médecin prescrit alors une thérapie anticoagulante.
Cette étude a porté sur 130 participants, dont 28% ont déjà été victimes d’une FA et 10% d’un AVC, le restant étant à risque de développer une FA (patients hypertendus, diabétiques ou insuffisants cardiaques).
Source: 16èmes Journées Européennes de la Société Française de Cardiologie.
Ensemble des fonctions mentales nécessaire au fonctionnement des personnes.
Elle comprend la mémoire et l’apprentissage, la vitesse de traitement de l’information, le langage, le raisonnement, le jugement, la résolution de problèmes, la prise de décision et l’attention.
La dénutrition est un type de malnutrition qui se produit lorsque le corps ne reçoit pas assez de nourriture.
La dénutrition se traduit par une perte de poids progressive. Elle est fréquente chez les personnes âgées, en particulier chez celles souffrant de la maladie d’Alzheimer. Sa prévalence diffère selon que la personne se trouve à la maison (10%), en institution (30%) ou à l’hôpital (70%).
Une personne souffrant de dénutrition peut manquer de vitamines, de minéraux et d’autres substances essentielles dont le corps a besoin pour fonctionner.
La malnutrition peut entraîner :
problèmes de santé à court et à long terme
récupération lente des blessures et des maladies
un risque d’infection plus élevé
difficulté à se concentrer au travail ou à l’école
Certaines carences peuvent déclencher des problèmes de santé spécifiques.
Par exemple un manque de vitamine C peut entraîner le scorbut . Bien que rare dans les pays développés, il peut se développer si une personne n’a pas une alimentation variée avec beaucoup de fruits et légumes frais.
Les personnes âgées qui consomment beaucoup d’alcool et certaines personnes souffrant de certains problèmes de santé mentale peuvent être particulièrement à risque.
La dénutrition est particulièrement fréquente chez les personnes de plus de 60 ans. La perte de poids chez cette catégorie double environ le risque de mourir.
Symptômes de dénutrition
Certains signes et symptômes de malnutrition incluent:
un manque d’appétit ou d’intérêt pour la nourriture ou la boisson
fatigue et irritabilité
une incapacité à se concentrer
avoir toujours froid
la dépression
une perte de graisse, de masse musculaire et de tissu corporel
un risque plus élevé de tomber malade et de prendre plus de temps à guérir
un temps de cicatrisation plus long
un risque plus élevé de complications après une chirurgie
Finalement, une personne peut également éprouver des difficultés respiratoires et une insuffisance cardiaque .
Les causes
La dénutrition peut survenir pour diverses raisons .
Une faible consommation de nourriture
Certaines personnes sont dénutries parce qu’il n’y a pas assez de nourriture disponible ou parce qu’elles ont des difficultés à manger ou à absorber les nutriments.
Cela peut se produire à la suite de:
cancer
maladie du foie
troubless qui provoquent des nausées ou rendent difficile la nourriture ou la déglutition
prise de médicaments qui rendent l’alimentation difficile – en raison de nausées par exemple
Problèmes de santé mentale
La dénutrition ou la malnutrition peuvent affecter les personnes atteintes:
dépression
démence
schizophrénie
anorexie nerveuse
Problèmes sociaux et de mobilité
Les facteurs qui peuvent affecter les habitudes alimentaires d’une personne et conduire potentiellement à une dénutrition incluent :
être incapable de quitter la maison ou de se rendre dans un magasin pour acheter de la nourriture
trouver physiquement difficile de préparer les repas
vivre seul, ce qui peut affecter la motivation d’une personne à cuisiner et à manger
avoir des compétences culinaires limitées
ne pas avoir assez d’argent pour acheter de la nourriture
Troubles digestifs
Si le corps n’absorbe pas efficacement les nutriments, même une alimentation saine peut ne pas prévenir la dénutrition.
Voici des exemples d’affections digestives et gastriques pouvant en être la cause:
la maladie de Crohn
maladie cœliaque
diarrhée persistante, vomissements ou les deux
Trouble de la consommation d’alcool
Consommer beaucoup d’alcool peut entraîner une gastrite ou des dommages à long terme au pancréas. Ces problèmes peuvent rendre difficile la digestion des aliments, l’absorption des vitamines et la production d’hormones qui régulent le métabolisme.
L’alcool contient également des calories , de sorte qu’une personne peut ne pas avoir faim après avoir bu. Elle peut donc ne pas manger suffisamment d’aliments sains pour fournir à l’organisme les nutriments essentiels.
Dénutrition et maladie d’Alzheimer
Entre 20 et 45% des patients atteints de démence souffrent de dénutrition et perdent du poids l’année suivant le début de leur maladie, selon le rapport intitulé « Nutrition et démence », de l’Alzheimer’s Disease International (ADI, 11 février 2014).
La dénutrition protéinoénergétique résulte d’un déséquilibre entre les apports et les besoins de l’organisme, entraînant des pertes de tissus (dont les muscles), qui ont des conséquences fonctionnelles délétères (Haute Autorité de la Santé)
De plus, 10% des personne âgées à domicile souffrent de sous-nutrition, et ce pourcentage monte à 30% lorsqu’elles sont placées en maison de retraite. C’est enfin le cas de 70% des personnes âgées hospitalisées.
Chez les personnes atteintes de démence, la dénutrition peut être la cause le chutes ou d’une aggravation des troubles cognitifs.
L’Association suggère même que la dénutrition est un facteur déclencheur de certaines formes de démence.
Le rapport préconise certaines mesures pour améliorer la nutrition des patients atteints de démence: définir des standards nutritionnels, mieux surveiller le poids des patients, évaluer régulièrement le régime et le comportement alimentaire, former l’entourage familiale et professionnel.
Cette malnutrition peut-être due aux déficits cognitifs et à la perte d’autonomie ou à une augmentation des dépenses énergétiques (déambulations, hyperactivité).
Malnutrition protéino-énergétique
Trouble caractérisé par un bilan négatif de protéines et d’énergie,
conduisant à une perte de poids et de masse musculaire. La malnutrition peut
avoir plusieurs causes :
– Alimentation qui ne couvre pas les besoins nutritionnels en protéines et
en énergie.
– Mauvaise absorption intestinale.
– Besoins nutritionnels accrus suite à une maladie aigue ou chronique.
– Pertes anormalement importantes provoquées par exemple par un syndrome
néphrotique ou une plaie.
Elle est souvent observée chez les personnes âgées de constitution fragile,
vivant ou en non en institution ou hospitalisée.
La malnutrition protéino-énergétique est retenue lorsque, entre autres, la
personne âgée :
– perd de manière involontaire plus de 5 kg.
– Possède un indice de masse corporelle inférieure à 21 kg/m2.