L’anxiété liée à un risque plus élevé d’AVC

Alzheimer : découverte d’un biomarqueur précoce (BACE1)

La warfarine augmenterait le risque d’AVC au début du traitement

Dysport améliore la spasticité des membres supérieurs

Photothérapie

Les traitements de désaccoutumance au tabac inoffensifs pour le coeur

AVC: un risque doublé chez les gros ronfleurs

Une étude identifie les facteurs réduisant le risque de démence

Un antihypertenseur sera testé dans la maladie d’Alzheimer

Les oestrogènes favorisent les contacts entre synapses

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. L’anxiété liée à un risque plus élevé d’AVC

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    Plus le niveau d’anxiété est grand, plus le risque d’avoir un AVC est élevé.

    Tels sont les résultats d’une étude ayant porté sur 6 019 personnes suivies pendant 22 ans.

    Les participants ont fait l’objet d’une entrevue et ont également subi des prises de sang, examens médicaux et rempli des questionnaires psychologiques pour évaluer leurs  niveaux d’anxiété et de dépression.

    Après analyse des résultats, les chercheurs ont constaté que les personnes qui avaient les troubles de l’anxiété les plus marqués (personnes situées dans le premier tiers des personnes les plus anxieuses), avaient un risque d’AVC augmenté de 33%, par rapport à celles qui étaient les moins anxieuses.

    « Chacun a une certain niveau d’inquiétude. Mais quand ce niveau est élevé et/ou chronique, il peut exercer à long terme un effet néfaste sur le système vasculaire », déclare  Maya Lambiase, auteure principale et chercheure à l’École de Médecine de Pittsburgh (États-Unis).




    Les personnes avec des niveaux élevés d’anxiété ont tendance à fumer davantage et être physiquement inactives, ce qui explique probablement en partie le lien entre anxiété et AVC.

    Source: American Heart Association, décembre 2013.

  2. Alzheimer : découverte d’un biomarqueur précoce (BACE1)

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    Une enzyme -appelée BACE1 (pour beta-sécrétase1) – a été identifiée par des chercheurs comme un marqueur potentiel précoce de la maladie d’Alzheimer.

    Cette enzyme semble être plus activée (+27% versus le groupe contrôle) chez des patients souffrant d’un déficit cognitif léger ou de la maladie d’Alzheimer.

    Ces résultats ont été obtenus à partir de tissus cérébraux de 18 patients Alzheimer décédés et de 18 sujets témoins sains.

    En mesurant l’activité de la BACE1, les chercheurs pensent qu’il serait possible de prédire les risques de survenue de la maladie bien avant l’apparition des premiers symptômes.




    Cette enzyme pourrait être la cible de futurs traitements thérapeutiques.

    Source: Enzyme BACE1 May Be Important in Predicting Onset of Alzheimer Disease. American Journal of Pathology, décembre 2013.

  3. La warfarine augmenterait le risque d’AVC au début du traitement

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    Les personnes souffrant  de fibrillation auriculaire – battements cardiaques irréguliers –  sont plus à risque d’être victimes d’un AVC lorsqu’elles sont traitées avec la warfarine (médicament anticoagulant).

    Ce risque est doublé dans les 30 jours suivant le début du traitement.

    warfarine

    La fibrillation auriculaire peut entraîner la formation de caillots sanguins qui peuvent se déplacer et bloquer une artère cérébrale, entraînant un AVC d’origine ischémique. C’est pour cette raison que les médecins prescrivent souvent la warfarine.

    Les auteurs canadiens de l’étude (Université McGill) ont montré que le risque d’AVC était particulièrement élevé durant la première semaine de traitement, avec un pic après trois jours.

    «La warfarine prévient les AVC, la question ne se pose pas», a déclaré l’auteur principal de l’étude. «Cependant, pour une raison paradoxale, la warfarine peut augmenter les risques d’AVC pendant les premières semaines du traitement».

    Cela s’expliquerait par le fait que le médicament entraîne dans un premier temps un état d’«hypercoagulation», un phénomène au cours lequel le sang risque de former des caillots.




    «Pour la grande majorité des patients, ce problème n’existe pas. Les patients qui continuent de prendre le médicament après les 30 premiers jours sont bien protégés contre le risque d’un AVC.»

    Source: Initiation of warfarin in patients with atrial fibrillation: early effects on ischaemic strokes. European Heart Journal.

  4. Dysport améliore la spasticité des membres supérieurs

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    Le laboratoire Ipsen (France) a annoncé des résultats préliminaires positifs avec le Dysport dans l’étude de phase III de Dysport® en double-aveugle dans le traitement de la spasticité des membres supérieurs chez l’adulte.

    Le Dysport® améliore le tonus musculaire et présente globalement un bénéfice clinique, comparé au groupe placebo.

    L’objectif de cette étude de phase III était d’évaluer l’efficacité de Dysport® dans l’amélioration de la spasticité des membres supérieurs chez 243 sujets hémiparétiques victimes d’un AVC ou d’un traumatisme crânien.

  5. Photothérapie

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    La photothérapie, une nouvelle thérapie contre les maladies neurodégénératives?

    L’utilisation de la photothérapie serait un moyen de retarder les maladies comme les maladies d’Alzheimer, de Parkinson ou de Creutzfeldt-Jakob et améliorer  la qualité de vie des patients atteints de maladies neurodégénératives.

    Ces résultats proviennent d’une collaboration entre chercheurs danois (Université de Göteborg) et polonais  (Université de Wroclaw) 

    L’avantage de la thérapie photonique repose sur la possibilité de distinguer et d’éliminer les protéines dont l’agrégation est à l’origine de la mort neuronale observée dans une maladie neurodégénérative. Si les agrégats de protéines sont éliminés, la maladie serait en principe guérie. Cela concerne notamment la protéine amyloïde,  le constituant principal des plaques amyloïdes trouvées dans le cerveau des patients Alzheimer décédés.

    Les chercheurs gardent un espoir dans la photothérapie, qui n’est actuellement utilisée que pour la tomographie (technique d’imagerie). Mais elle peut également être utilisée dans la suppression de protéines toxiques tout en préservant les protéines saines avoisinantes.

    Avant cette découverte, la seule façon envisagée pour supprimer les protéines toxiques était une approche pharmacologique. Cependant ces traitements s’avèrent lourds et nocifs pour les patients.

     Source: Multiphoton absorption in amyloid protein fibres, décembre 2013.

     

  6. Les traitements de désaccoutumance au tabac inoffensifs pour le coeur

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    Les trois formes de traitements de désaccoutumance au tabac n’augmentent pas le risque de crise cardiaque ou de mortalité liée à une attaque cardiaque. Ils n’ont en outre aucun effet protecteur.

    Les chercheurs ont analysé les effets secondaires de ces traitements en se basant sur les résultats de 63 études portant sur plus de 30 000 personnes. Ces traitements visent à réduire la dépendance à la nicotine, à remplacer la nicotine présente dans la cigarette par un substitut nicotinique ou à prescrire un antidépresseur.

    Le traitement de substitution à la nicotine ne produit que des effets indésirables mineurs tels que des battements cardiaques rapides ou irréguliers.




    « Ces risques mineurs sont bien connus des cliniciens et passent habituellement avec le temps », déclare l’auteur principal de l’étude. « Ils se produisent le plus souvent quand les gens prennent le substitut nicotinique et fument en même temps, ce qui est une mauvaise idée. »

    Source: American Heart Association, décembre 2013.

  7. AVC: un risque doublé chez les gros ronfleurs

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    Les gros ronfleurs ont un risque doublé de mourir d’un AVC, comparés à ceux qui dorment paisiblement. Le risque d’être victime d’une attaque cardiaque est de 1,8.

    Les résultats de cette étude menée sur plus de 25 000 personnes ont été publiés dans l’International Journal of Cardiology.

    Il est à rappeler que le risque de formation de caillots sanguins est doublé chez les gros ronfleurs, favorisant les AVC.




    Les apnées du sommeil touchent un homme sur quatre et une femme sur dix aux États-Unis.

    Les personnes qui souffrent d’apnée sévère (ronflements toutes les deux minutes) et qui ne sont pas soignées (grâce à une machine qui propulse l’air ambiant dans les voies respiratoires) sont les plus à risque.

    L’apnée du sommeil favoriserait également le déclin cognitif.

  8. Une étude identifie les facteurs réduisant le risque de démence

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    Une étude a identifié cinq facteurs comportements qui permettent d’avoir les plus grandes chances de mener une vie sans pépins de santé:

    1. faire de l’exercice physique régulièrement,
    2. ne pas fumer,
    3. avoir un poids adéquat,
    4. manger sainement et
    5. consommer de l’alcool avec modération.

    Les personnes qui ont constamment suivi quatre ou cinq de ces comportements ont connu une baisse de 60% du risque de démence et de déclin cognitif, par rapport à celles qui n’en ont suivi aucun.

     Il en va de même avec le diabète, les maladies cardiaques et l’AVC, avec une réduction de  70% du risque de démence.

    L’exercice physique apparaît le facteur le plus protecteur.




    «L’ampleur de la réduction nous a vraiment surpris. Ces résultats sont d’une grande importance compte-tenu du vieillissement de la population », a déclaré Peter Elwood de l’école de médecine de l’Université de Cardiff.

    « Malheureusement, nos résultats montrent que très peu de gens suivent un mode de vie sain…et ce  nombre n’a pas changé », at-il ajouté.

    L’étude de cohorte Caerphilly a enregistré, pendant 35 ans, les comportements sains de 2235 hommes âgés de 45 à 59 ans à Caerphilly au Pays de Galles du Sud.

    Source: Healthy Lifestyles Reduce the Incidence of Chronic Diseases and Dementia: Evidence from the Caerphilly Cohort Study. PLoS ONE, 2013; 8 (12): e81877

  9. Un antihypertenseur sera testé dans la maladie d’Alzheimer

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    Nilvad

    Une étude européenne (NILVAD) examinera  si un médicament utilisé pour traiter l’hypertension artérielle – la nilvadipine – peut également aider les patients atteints de la maladie d’Alzheimer.

    La recherche effectuée chez le rongeur a montré que la nilvadipine diminuait la formation de plaques amyloïdes dans le cerveau des animaux.





    Le médicament doit maintenant être testé chez 500 patients Alzheimer dans neuf pays européens. Les patients seront traités avec la nilvadipine ou un placebo (substance inactive) pendant dix-huit mois. Ceux traités avec les médicaments prescrits pour soulager les symptômes de la maladie d’Alzheimer (ex Aricept) continueront à les prendre.

    « Si cet essai clinique réussit, la nilvadipine deviendrait le premier médicament qui réduit non seulement les symptômes de la maladie d’Alzheimer, mais encore agit sur ses causes », explique Anne Börjesson Hanson, un chercheur de l’Université de Göteborg (Suède).

  10. Les oestrogènes favorisent les contacts entre synapses

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    cortex_prefrontal

    Le cortex préfrontal (en vert)

    Les scientifiques ont montré que l’oestrogène favorise le contact entre les synapses et améliore la mémoire de travail (une forme de mémoire à court terme).

    L’apparition de troubles cognitifs liés à l’âge ne serait pas associée à une perte neuronale mais plutôt à une réduction des synapses (zones de contacts entre les neurones) dans le cortex préfrontal (zone se situant à l’avant du cerveau).

    Tels sont les résultats obtenus par une équipe israélienne (Mont Sinaï) chez les singes.

    « Nous sommes de plus en plus convaincus qu’il est important de favoriser les contacts synaptiques pour empêcher les troubles cognitifs reliés à l’âge », commente  John Morrison, professeur à l’institut Friedman de l’École de Médecine du mont Sinaï.

    La mauvaise mémoire de travail des singes rhésus âgés était associée à un nombre plus important de mitochondries (organites qui fournissent l’énergie aux neurones) en « mauvais état ».  Les chercheurs ont également montré que la mémoire de travail défaillante et la malformation des mitochondries ont été améliorées après un traitement à l’oestrogène.




    Source: Presynaptic mitochondrial morphology in monkey prefrontal cortex correlates with working memory and is improved with estrogen treatment. Proceedings of the National Academy of Sciences, décembre 2013.