Commentaires fermés sur AVC: un risque doublé chez les gros ronfleurs
Les gros ronfleurs ont un risque doublé de mourir d’un AVC, comparés à ceux qui dorment paisiblement. Le risque d’être victime d’une attaque cardiaque est de 1,8.
Les résultats de cette étude menée sur plus de 25 000 personnes ont été publiés dans l’International Journal of Cardiology.
Il est à rappeler que le risque de formation de caillots sanguins est doublé chez les gros ronfleurs, favorisant les AVC.
Les apnées du sommeil touchent un homme sur quatre et une femme sur dix aux États-Unis.
Les personnes qui souffrent d’apnée sévère (ronflements toutes les deux minutes) et qui ne sont pas soignées (grâce à une machine qui propulse l’air ambiant dans les voies respiratoires) sont les plus à risque.
Commentaires fermés sur Une étude identifie les facteurs réduisant le risque de démence
Une étude a identifié cinq facteurs comportements qui permettent d’avoir les plus grandes chances de mener une vie sans pépins de santé:
faire de l’exercice physique régulièrement,
ne pas fumer,
avoir un poids adéquat,
manger sainement et
consommer de l’alcool avec modération.
Les personnes qui ont constamment suivi quatre ou cinq de ces comportements ont connu une baisse de 60% du risque de démence et de déclin cognitif, par rapport à celles qui n’en ont suivi aucun.
Il en va de même avec le diabète, les maladies cardiaques et l’AVC, avec une réduction de 70% du risque de démence.
L’exercice physique apparaît le facteur le plus protecteur.
«L’ampleur de la réduction nous a vraiment surpris. Ces résultats sont d’une grande importance compte-tenu du vieillissement de la population », a déclaré Peter Elwood de l’école de médecine de l’Université de Cardiff.
« Malheureusement, nos résultats montrent que très peu de gens suivent un mode de vie sain…et ce nombre n’a pas changé », at-il ajouté.
L’étude de cohorte Caerphilly a enregistré, pendant 35 ans, les comportements sains de 2235 hommes âgés de 45 à 59 ans à Caerphilly au Pays de Galles du Sud.
Source: Healthy Lifestyles Reduce the Incidence of Chronic Diseases and Dementia: Evidence from the Caerphilly Cohort Study. PLoS ONE, 2013; 8 (12): e81877
Commentaires fermés sur Un antihypertenseur sera testé dans la maladie d’Alzheimer
Une étude européenne (NILVAD) examinera si un médicament utilisé pour traiter l’hypertension artérielle – la nilvadipine – peut également aider les patients atteints de la maladie d’Alzheimer.
La recherche effectuée chez le rongeur a montré que la nilvadipine diminuait la formation de plaques amyloïdes dans le cerveau des animaux.
Le médicament doit maintenant être testé chez 500 patients Alzheimer dans neuf pays européens. Les patients seront traités avec la nilvadipine ou un placebo (substance inactive) pendant dix-huit mois. Ceux traités avec les médicaments prescrits pour soulager les symptômes de la maladie d’Alzheimer (ex Aricept) continueront à les prendre.
« Si cet essai clinique réussit, la nilvadipine deviendrait le premier médicament qui réduit non seulement les symptômes de la maladie d’Alzheimer, mais encore agit sur ses causes », explique Anne Börjesson Hanson, un chercheur de l’Université de Göteborg (Suède).
Commentaires fermés sur Les oestrogènes favorisent les contacts entre synapses
Le cortex préfrontal (en vert)
Les scientifiques ont montré que l’oestrogène favorise le contact entre les synapses et améliore la mémoire de travail (une forme de mémoire à court terme).
L’apparition de troubles cognitifs liés à l’âge ne serait pas associée à une perte neuronale mais plutôt à une réduction des synapses (zones de contacts entre les neurones) dans le cortex préfrontal (zone se situant à l’avant du cerveau).
Tels sont les résultats obtenus par une équipe israélienne (Mont Sinaï) chez les singes.
« Nous sommes de plus en plus convaincus qu’il est important de favoriser les contacts synaptiques pour empêcher les troubles cognitifs reliés à l’âge », commente John Morrison, professeur à l’institut Friedman de l’École de Médecine du mont Sinaï.
La mauvaise mémoire de travail des singes rhésus âgés était associée à un nombre plus important de mitochondries (organites qui fournissent l’énergie aux neurones) en « mauvais état ». Les chercheurs ont également montré que la mémoire de travail défaillante et la malformation des mitochondries ont été améliorées après un traitement à l’oestrogène.
Source: Presynaptic mitochondrial morphology in monkey prefrontal cortex correlates with working memory and is improved with estrogen treatment. Proceedings of the National Academy of Sciences, décembre 2013.
Commentaires fermés sur Prédire la maladie d’Alzheimer deux ans avant
Une étude canadienne (Institut universitaire de gériatrie de Montréal) a montré qu’il est possible de prédire avec une haute précision (à un taux de 90%) que des individus avec un déficit cognitif léger développeront deux ans plus tard une maladie d’Alzheimer.
Ces résultats ont été obtenus en combinant l’analyse par imagerie cérébrale et l’évaluation neuropsychologique. La spécificité du dépistage est également élevée, c’est-à-dire qu’il est possible d’éliminer avec un très forte taux de succès ceux qui ne développeront pas la maladie.
« Lorsqu’elle est utilisée individuellement, la neuro-imagerie et la neuropsychologie sont efficaces, mais jusqu’à un certain point. C’est en combinant et en analysant les résultats des deux méthodes que nous pouvons atteindre un niveau exceptionnel de précision», explique Sylvie Belleville, auteure principale de l’étude.
« Nous pourrions évaluer si les traitements sont plus efficaces lorsqu’ils sont administrés plus tôt. Cependant, nous ne savons pas encore si le traitement pharmacologique prescrit dès les premiers signes d’alerte précoce va ralentir la maladie », poursuit-elle.
L’examen de neuro-imagerie a consisté à mesurer par IRM, en particulier le volume de l’hippocampe (la structure du cerveau impliquée dans la mémoire) et l’épaisseur du cortex (en particulier le cortex cingulaire antérieur droit et le gyrus frontal moyen). De plus, les tests qui décèlent le mieux les troubles cognitifs sont les tests de rappel libre et de mémoire épisodique basée sur la reconnaissance.
Source: Predicting Progression to Dementia in Elderly Subjects with Mild Cognitive Impairment Using Both Cognitive and Neuroimaging Predictors. Journal of Alzheimer’s Disease, Decembre 2013.
Commentaires fermés sur Moins de maladie d’Alzheimer grâce au mode de vie
Les individus sont aujourd’hui moins enclins à développer la maladie d’Alzheimer qu’il y a 20 ans.
Les auteurs ont examiné cinq études récentes qui suggèrent une diminution de la prédominance de la démence, soutenant l’hypothèse qu’une amélioration des niveaux d’éducation, des soins de santé et du mode de vie a un effet protecteur sur le cerveau des personnes âgées.
« Il est encourageant de voir que le risque de démence peut être abaissé grâce à un meilleur niveau d’éducation et un meilleur traitement des facteurs de risque cardio-vasculaires (hypertension et cholestérol) », déclare un des auteurs de l’étude.
« Nos résultats suggèrent que, même si nous ne trouvons pas un traitement dans la maladie d’Alzheimer, il y a des facteurs sociaux et environnementaux qui permettent de diminuer notre risque. »
Source: New Insights into the Dementia Epidemic. New England Journal of Medicine, 2013.
Commentaires fermés sur Un dispositif de réadaptation améliore la motricité après un AVC
L’utilisation d’un appareil de réadaptation, qui convertit les pensées d’un individu en des impulsions électriques pour déplacer les extrémités supérieures des membres, améliore la motricité des personnes victimes d’un AVC.
Les résultats de l’étude ont été présentés à la réunion annuelle de la Radiological Society of North America (RSNA).
«Chaque année, près de 800.000 personnes sont victimes d’un nouvel AVC ou d’un deuxième AVC aux États-Unis, et la moitié d’entre elles présentent un certain degré de handicap dans les extrémités supérieures », déclare Vivek Prabhakaran, directeur à l’Université du Wisconsin-Madison.
Le dispositif de réadaptation utilise des courants électriques pour activer les nerfs dans les extrémités paralysées. Quand le médecin demande à un patient d’imaginer ou de tenter de déplacer sa main, l’activité cérébrale de celui-ci produit un signal électrique qui déclenche la stimulation des nerfs.
Huit patients ayant eu un trouble de motricité après un AVC – en l’occurrence une main affectée – ont participé à l’étude. Malgré qu’ils aient reçu des soins de réadaptation standard, les patients présentaient, à des degrés divers, des déficits moteurs résiduels dans leurs extrémités supérieures. Chacun d’entre eux a subi neuf à quinze séances de rééducation de deux à trois heures avec le nouveau dispositif sur une période de trois à six semaines.
« Notre espoir est que ce dispositif réduise non seulement le temps de réadaptation, mais aussi qu’il apporte un niveau plus élevé de récupération que la norme actuelle », poursuit le Dr Prabhakaran.
Source: Radiological Society of North America. Novel rehabilitation device improves motor skills after stroke.
Commentaires fermés sur Alzheimer: une différence dès l’enfance chez les porteurs du gène APOE4
Les personnes porteuses d’une variation du gène APOE, appelée APOE4, gène APOE4 qui prédispose à la maladie d’Alzheimer, ont de moins résultats aux tests de QI dès l’enfance et l’adolescence.
Les auteurs de cette recherche ont compilé des études portant sur les données de 1 321 participants âgés de 6 ans et demi à 18 ans. Chacun d’entre eux a passé un test de QI entre l’enfance et l’adolescence.
Dans l’ensemble, les scores de QI étaient inférieurs de 1,91 point pour ceux qui portaient le gène muté APOE4. Bien que minime, cette différence de QI peut signifier à long terme moins de réserves cognitives et un déclin des fonctions cognitives plus rapide.
Source: Franz CE et coll. Body mass trajectories and cortical thickness in middle-aged men: a 42-year longitudinal study starting in young adulthood. Neurobiology of Aging. Volume 79, July 2019, Pages 11-21
Un développement du cerveau différent chez le nourrisson porteur du gène APOE4 qui prédispose à la maladie d’Alzheimer
Des chercheurs américains (Université de Brown, Providence) ont constaté que les nourrissons porteurs d’un gène (APOE4) qui prédispose à la maladie d’Alzheimer présente un développement cérébral différent.
Les chercheurs ont analysé les cerveaux de 162 bébés en bonne santé de 2 à 25 mois. Tous les nourrissons ont passé un test d’ADN pour voir quelle variante (ou allèle) du gène d’APOE ils portaient (c’est-à-dire la variante APOE-E1, APOE-E2, APOE-E3 ou APOE-E4).
Utilisant une technique d’IRM spéciale (silencieuse), les chercheurs ont comparé les cerveaux des bébés porteurs de la variante E4 avec des non-porteurs de la variante E4. Ils ont constaté que les enfants qui portent le gène APOE-E4 ont la région frontale plus développée, contrairement aux régions temporales et occipitales situées plus à l’arrière du cerveau.
Machine d’imagerie par résonance magnétique
Les chercheurs ont souligné que les résultats ne signifient pas que les enfants vont développer la maladie d’Alzheimer ou que les changements de cerveau détectés sont les premiers signes cliniques de la maladie.
Ce que les résultats suggèrent, cependant, c’est que les cerveaux des porteurs de l’allèle APOE-E4 tendent à se développer différemment de ceux des porteurs non-E4, et ceci très tôt dans la vie.
Pour rappel, La variante APOE-E4 liée à la maladie d’Alzheimer est présente chez 15% de la population, mais elle est représente 60% des personnes qui développent la maladie.
Source: Brain Differences in Infants at Differential Genetic Risk for Late-Onset Alzheimer Disease. JAMA Neurology, 2013.