Maladie cardiaque: le stress en cause chez les femmes

Contrôler sa tension artérielle réduit les risques d’AVC chez les obèses

Alzheimer : un algorithme pour prédire son évolution

Prédire la maladie d’Alzheimer grâce à une ponction lombaire ?

Jeu de mémoire 44

Alzheimer : un nouveau gène identifié qui accélèré le déclin cognitif

Des nuits courtes ou trop longues sont mauvaises pour la santé

La dépression liée à la maladie de Parkinson

Trivastal : indications restreintes dans la maladie de Parkinson

AVC et vitamine B

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Maladie cardiaque: le stress en cause chez les femmes

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    Les femmes de moins de 50 ans victimes récemment d’attaque cardiaque sont plus susceptibles de subir une ischémie du myocarde (réduction du  débit sanguin qui irrigue le muscle du cœur) en réponse à un stress psychologique (52 pour cent contre 25 pour cent pour les hommes).

    Cette découverte expliquerait en partie pourquoi les jeunes femmes hospitalisées après une crise cardiaque courent un plus grand risque de complications et de mort, par rapport aux hommes du même âge.

    L’étude a inclus 49 hommes et 49 femmes qui ont tous eu une crise cardiaque au cours des six derniers mois. Leur âge variait de 38 à 59.

    Les chercheurs ont avancé comme hypothèse le rôle délétère du stress psychosocial. Dans l’étude, les jeunes femmes étaient plus souvent pauvres, de race minoritaire, avec une histoire d’abus sexuels et des niveaux plus élevés de symptômes dépressifs. D’autres part, ils ont remarqué que les niveaux de l’interleukine-6, ​​un marqueur de l’inflammation qui monte et descend rapidement en fonction du stress, étaient plus élevés chez les femmes que chez les  hommes de même âge.

    Source: American Heart Association Conference (Dallas, États-Unis).

    Stress et mauvaise hygiène de vie accroît le risque de maladies cardiaques

    Avoir à la fois un travail stressant et une mauvaise hygiène de vie (boire, fumer, ne pas faire d’activité physique) conduit à un risque accru (plus de deux fois) de maladies cardiaques, selon une étude publiée dans la journal de l’association médicale canadienne de mai 2013.

    Pour en arriver à ces résultats, les chercheurs sont observé le train de vie de plus de 100 000 personnes d’âge moyen de 44 ans. 16% d’entre eux ont rapporté subir un stress durant leurs activités professionnelles.

    Selon l’auteur principal de l’étude, ces résultats suggèrent qu’une bonne hygiène de vie permettrait de réduire le risque de maladies cardiaques chez les personnes stressées, ce qui est corroboré par des études cliniques.

  2. Contrôler sa tension artérielle réduit les risques d’AVC chez les obèses

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    Une méta-analyse indique que le contrôle de la tension artérielle, du cholestérol et de la glycémie peur réduire les risques de maladie cardiaque ou d’AVC chez les personnes obèses ou souffrant d’embonpoint.

    Ces trois facteurs – hypertension, hypercholestérolémie et hyperglycémie – sont la cause de la moitié de la hausse du risque de maladie cardiaque et les trois-quarts de l’augmentation du risque d’AVC

    L’hypertension artérielle est le plus dangereux de ces trois facteurs, avec 31% de l’augmentation du risque de maladie cardiaque et 65% de l’augmentation du risque d’AVC.

    Les auteurs concluent que le risque accru de maladie cardiaque ou d’AVC observé chez les personnes obèses ou en surcharge pondérale est dû au fait que le poids augmente le risque de souffrir d’hypertension artérielle, d’hypercholestérolémie et d’hyperglycémie.




    Source: Metabolic mediators of the effect of body mass index, overweight and obesity on coronary heart disease and stroke: Pooled analysis of 97 prospective cohorts with 1.8 million participants. The Lancet. Novembre 2013.

  3. Alzheimer : un algorithme pour prédire son évolution

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    Une équipe de recherche américaine a mis au point un algorithme qui prédit le devenir d’un patient Alzheimer : la durée de sa prise en charge, la période à laquelle il sera placé dans une institution, ainsi que sa mort.

    Cette méthode, appelée Longitudinal Grade of Membership (L-GoM), a été développée en tenant compte 16 variables, telles que la capacité à participer à des activités de la vie quotidienne, l’état mental, la motricité, la période à laquelle les symptômes sont apparus, les troubles moteurs, ainsi que des données obtenues post-mortem (cause de la mort).

     « Prédire la progression de la maladie d’Alzheimer a été un défi parce que la maladie varie considérablement d’une personne à l’autre. Deux patients Alzheimer peuvent avoir une forme légère de la maladie. Mais l’un peut voir sa maladie évoluer rapidement, contrairement à l’autre », a déclaré l’auteur principal de l’étude. «Notre méthode permet aux cliniciens de prédire la trajectoire de la maladie avec une grande précision. »

    Par exemple, deux patients Alzheimer de 68 ans avaient un score au mini-examen de l’état mental identique (échelle d’évaluation du statut cognitif) lors de leur visite initiale. Le premier patient était cependant moins autonome et présentait des hallucinations. La méthode prédit avec précision que le premier patient allait mourir dans les trois ans, tandis que le second allait survivre plus de 10 ans.

    Les chercheurs avaient suivi 252 patients Alzheimer tous les six mois pendant 10 ans pour mettre au point ce modèle.

    Source : A New Algorithm for Predicting Time to Disease Endpoints in Alzheimer’s Disease Patients. Journal of Alzheimer’s Disease, September 2013.

  4. Prédire la maladie d’Alzheimer grâce à une ponction lombaire ?

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    Des chercheurs prétendent qu’en mesurant les niveaux de certaines protéines dans le liquide céphalorachidien (LCR), ils peuvent prévoir à quel moment les individus développeront un trouble cognitif associé à la maladie d’Alzheimer, bien avant que les premiers symptômes n’apparaissent.

    L’équipe de l’université John Hopkins (Baltimore, Etats-Unis) a analysé le LCR de 265 volontaires en bonne santé d’une cinquantaine d’années. Quelques trois quarts du groupe ont eu un membre de famille proche avec la maladie d’Alzheimer, un facteur les mettant à un risque plus élevé que la normale. Les chercheurs ont fait passer aux participants une batterie de tests neuropsychologiques et un examen physique.

    Ils ont constaté que le risque de développer la maladie d’Alzheimer était plus grand chez ceux dont le rapport entre les niveaux de protéine tau et amyloïde était le plus élevé. Autrement dit, lorsque les niveaux des protéines tau et amyloïde étaient respectivement plus haut et plus bas que la normale.

    « Cette étude montre que nous pourrions mesurer ces protéines dans le liquide céphalorachidien lorsque les gens sont en bonne santé cognitive normaux », déclare l’auteur principal.

    Il précise cependant que cet indicateur n’est pas en ce moment pas assez précis pour prévoir avec précision si une personne développera une démence.




    Source : CSF biomarker changes precede symptom onset of mild cognitive impairment. Neurology, 2013.

  5. Jeu de mémoire 44

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    Exercice 1

    Regardez attentivement cette rue. Une question vous sera posée plus bas.

    exercice47_fig1

     

    Exercice 2

    Complétez cette suite de chiffres:

    6 – 7 – 9 – 10 -11 -13 – ?

     

    Exercice 3

    Trouvez deux mots avec toutes les lettres suivantes:

    R E E A N C P S E

     

    Question relative à l’exercice 1

    Combien il y a-t-il de voitures rouges sur la photo ?

     

    Solution du test en bas de page

     

     

     

     

     

     

     

    Solution

    Exercice 1. Deux (3 points)

    Exercice 2. Le chiffre à trouver est 14. C’est une suite de nombres successifs sauf les multiples de 4 (8, 12, 16…) (2 points)

    Exercice 3. ESPERANCE et PRESEANCE (2 points par mot trouvé)

     

    Barême

    Le score maximum est de 9 points
    7-9: très bon
    4-6: bon
    0-3: vous ferez mieux la prochaine fois !

  6. Alzheimer : un nouveau gène identifié qui accélèré le déclin cognitif

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    Les patients Alzheimer porteurs de la mutation d’un gène appelé REM2 auraient un risque de déclin cognitif multiplié par 3. Le déclin cognitif apparaîtrait 3 ans plus tôt et serait directement associé à une neurodegénérescence.

    Cette étude a été réalisée sur près de 500 adultes âgés en moyenne, dont 20% souffraient de la maladie d’Alzheimer, 45% souffraient d’un déficit cognitif léger et 35% étaient sains. Les chercheurs ont scanné leurs cerveaux. 

    Le gène TREM2 associé à un déclin cognitif plus rapide

    Les chercheurs ont observé que les porteurs de la mutation génétique TREM2 perdaient de 1,4 à 3,3 % supplémentaires de leur tissu cérébral que ceux qui n’avaient pas cette variation de ce gène.

    Ils soulignent que les symptômes de la maladie d’alzheimer commencent à se manifester quand environ 10 % des tissus cérébraux ont été détruits.

    Source: New England Journal of Medicine

  7. Des nuits courtes ou trop longues sont mauvaises pour la santé

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    Les adultes qui dorment trop (dix heures et plus par nuit) ou pas assez (six heures et moins) augmentent leur risque de souffrir de maladies chroniques telles que les maladies cardiaques, le diabète, l’anxiété et l’obésité.

    Le docteur M. Safwan Badr, président de l’American Academy of Sleep Medicine, conseille aux adultes de dormir entre sept et neuf heures par nuit. Cette recommandation s’adresse particulièrement chez ceux souffrant de problèmes chroniques.

    L’étude a porté sur plus de 5o 000 sujets américains âgés de 45 ans ou plus. Près du tiers dormaient six heures ou moins par nuit en moyenne, alors que seulement 4% dormaient trop. Les chercheurs ont montré que chez cette catégorie de mauvais dormeurs, il y avait une augmentation d’insuffisance coronaire, d’AVC, de diabète, d’obésité et de troubles mentaux, en comparaison avec ceux qui dormaient entre sept et neuf heures par jour (sieste incluse).

    Le docteur Badr rappelle que la qualité et la quantité de sommeil fait partie d’une bonne hygiène de vie, au même titre que l’alimentation et l’exercice physique.




    Source: Sleep Duration and Chronic Diseases among US Adults Age 45 Years and Older: Evidence From the 2010 Behavioral Risk Factor Surveillance System. SLEEP, 2013.

  8. La dépression liée à la maladie de Parkinson

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    Un dépressif a trois fois plus de risque de développer la maladie de Parkinson qu’un non-dépressif, selon une étude publiée sur plus de 20 000 individus.

    L’étude a comparé les dossiers médicaux de plus de 4 500 patients dépressifs et plus de 18 000 patients non-dépressifs sur une période de dix ans.

    « La dépression est liée à d’autres maladies tels que le cancer ou les AVC. Notre étude suggère que la dépression peut aussi être un facteur de risque indépendant de la maladie », explique l’auteur principal de l’étude, Albert Yang.

    Il est possible que  l’utilisation d’antidépresseurs élève ce risque de développer la maladie.

    Une autre hypothèse est soulevée par les auteurs : la dépression pourrait être un symptôme précoce de Parkinson, comme c’est le cas dans la maladie d’Alzheimer.

    Source: Risk of Parkinson disease after depression. Neurology. octobre 2013.

  9. Trivastal : indications restreintes dans la maladie de Parkinson

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    L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM, France) considère que le Trivastal ne doit être prescrit que dans le traitement de la maladie de Parkinson.

    Il ne peut être prescrit dans le traitement de pathologies d’origine vasculaire: déficit pathologique cognitif et neurosensoriel, artériopathie des membres inférieurs et manifestations ischémiques en ophtalmologie.

    Par conséquent, Trivastal (20 mg comprimé e t 50 mg comprimé enrobé à libération prolongée) est  désormais réservé uniquement au traitement de la maladie de Parkinson.

    L’analyse des données de pharmacovigilance a d’autre part confirmé les effets indésirables déjà connus du Trivastal: accès de sommeil, syndromes confusionnels, hypotension orthostatique… pouvant entraîner des chutes dont la gravité est avérée chez les sujets âgés.




    Par conséquent, le Trivastal ne peut plus être prescrit dans les indications suivants:

    – Traitement d’appoint  du déficit pathologique cognitif et neurosensoriel chronique du sujet âgé ;
    – Traitement d’appoint de la claudication intermittente des artériopathies chroniques oblitérantes des membres inférieurs ;
    – Manifestations ischémiques en ophtalmologie.

  10. AVC et vitamine B

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    Une revue de littérature rapporte un (modeste) effet protecteur de  la vitamine B sont arrivées à des résultats contradictoires, certaines laissant entendre que cette vitamine pouvait protéger contre les AVC et les infarctus, d’autres que la vitamine B3 pouvait aider à se remettre d’un AVC, alors que des chercheurs ont avancé qu’elle pouvait en accroître le risque.

    Pour cette dernière étude, des chercheurs de l’université de Zhengzhou (Chine) ont analysé 14 tests cliniques prenant en compte près de 55 000 sujets. Leurs conclusions, parues en ligne dans la revue Neurology, ont montré un risque d’AVC réduit de 7% chez les personnes ayant pris des compléments alimentaires de vitamine B.

    Par contre, leurs travaux ont montré que la prise de vitamine B n’avait pas d’impact notable sur le risque d’infarctus. Le Telegraph britannique rapporte que des chercheurs ont trouvé que l’acide folique, aussi appelé vitamine B9 (prescrit entre autres à la femme enceinte), pouvait réduire les bienfaits de la prise de compléments de vitamine B.

    Dans tous les cas, les scientifiques conseillent de consulter son médecin avant toute prise de compléments alimentaires.