Parkinson: l’inosine élève les niveaux d’acide urique

Un test à domicile pour repérer les troubles cognitifs

Parkinson: la pompe à apomorphine

Lune de miel

Jeu de mémoire 45

Le zona augmente le risque d’AVC

La broncho-pneumopathie chronique obstructive est un facteur de risque de troubles cognitifs

Alzheimer: mémoire et l’identité

Mémoire: ses différentes formes

Parkinson: l’exercice atténue les symptômes dépressifs

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Parkinson: l’inosine élève les niveaux d’acide urique

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    Un essai clinique révèle que l’inosine – une substance naturelle impliquée dans la production d’énergie – augmente les niveaux d’acide urique chez des parkinsoniens, sans produire d’effets secondaires graves. L’acide urique est considéré comme un antioxydant.

    L’inosine n’a pas d’effets secondaires dans la maladie de Parkinson

    « Cette étude a montré que le traitement avec l’inosine peut élever sans danger les niveaux d’acide urique dans le sang et le liquide céphalo-rachidien pendant des mois ou des années», a déclaré Michael Schwarzschild, auteur principal de l’étude.

    «Nous savons que l’acide urique a des propriétés neuroprotectrices sur des modèles animaux, et un nombre croissant d’études chez l’humain suggère sa possible utilisation dans la maladie de Parkinson. Ces résultats sont très encourageants. »

    Caractérisée par des tremblements, une rigidité, une difficulté à marcher, la maladie de Parkinson est provoquée par la destruction des neurones qui produisent de la dopamine. Bien que les traitements actuels soulagent partiellement les symptômes, aucun d’entre eux peut arrêter la progression de la maladie.
    Des études menées par l’équipe de Schwarzschild ont montré que les personnes en bonne santé avec des niveaux élevés d’acide urique dans le sang semblent avoir un risque réduit de développer la maladie de Parkinson.
    De plus, la maladie semble progresser plus lentement chez ceux dont les niveaux d’acide urique sont élevés.

    Cette étude de phase 2 – menée par un consortium américain dirigé par des chercheurs de l’Hôpital général du Massachusetts, du Harvard School of Public Health et de l’Université de Rochester – a été réalisée sur 75 patients. Elle a été principalement financée par la Fondation Michael J. Fox.




    L’inosine est encore un traitement non prouvé dans la maladie de Parkinson

    Un neurologue américain (Harvard Medical School, États-Unis) met cependant en garde les malades et leurs aidants contre toute tentative de traitement avec l’inosine. Bien qu’il existe des preuves soutenant le potentiel de cette thérapie, l’inosine est encore un traitement non prouvé dans la maladie de Parkinson. Selon ce médecin, des niveaux trop élevés d’acide urique peut conduire à des calculs rénaux et à la goutte.

    Source: Inosine to Increase Serum and Cerebrospinal Fluid Urate in Parkinson Disease: A Randomized Clinical Trial. JAMA Neurology, December 2013.

  2. Un test à domicile pour repérer les troubles cognitifs

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    Le premier test à domicile SAGE (pour Self-Administered Gerocognitive Examination) pour repérer les premiers signes de troubles cognitifs  a été développé par des chercheurs américains (Université de l’État de l’Ohio). Il semble efficace pour détecter les premiers signes, permettant aux médecins d’intervenir le plus tôt possible.

    Ce test est effectué par la personne elle-même et demande moins de 15 minutes de son temps. Il nécessite du papier et un stylo.

    Sur les 1 047 personnes âgées de 50 ans et plus qui ont passé le test, 28% ont été identifiées avec des troubles cognitifs, a déclaré le Dr Scharre, qui a développé le test avec son équipe.

    « Nous avons constaté que ce test auto-administré SAGE (pour Self-Administered Gerocognitive Examination) est très bien corrélé avec des tests cognitifs détaillés », a déclaré Scharre.

    Bien que le test ne diagnostique pas la maladie d’Alzheimer, il permet aux médecins de suivre les performances cognitives au fil du temps, et d’observer d’éventuels changements.

    «Nous pouvons faire passer ce test périodiquement, et dès que l’on remarque une détériorations des fonctions cognitives, nous pouvons intervenir beaucoup plus rapidement», a déclaré Scharre.

    Des recherches antérieures ont montré que quatre personnes sur cinq ayant des problèmes cognitifs seront détectées par ce test, et que 95% des individus sans problèmes auront des scores dans les normes.




    Le test couvre l’orientation spatiale et temporelle (mois + jour + année), le langage (fluidité verbale + image et dénomination), le raisonnement et le calcul (abstraction + calcul), les capacités visuo-spatiales (construction en 3 D + dessin d’horloge), les fonctions exécutives (résolution de problèmes) et la capacité de mémoire

    Un score inférieur à 16 sur 22 garantit généralement un suivi supplémentaire par le médecin.

    Source:  Community Cognitive Screening Using the Self-Administered Gerocognitive Examination (SAGE). Journal of Neuropsychiatry, 2014.

  3. Lune de miel

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    Période pendant laquelle, la lévodopa, le traitement de référence de la maladie de Parkinson utilisé depuis des décennies, permet d’atténuer efficacement les symptômes moteurs observés dans cette maladie. 

    Cette période ne dure qu’entre 3 et 5 ans. Au-delà, le patient voit apparaître des mouvements involontaires et invalidants.

  4. Jeu de mémoire 45

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    Exercice 1

    Retardez attentivement cette photo. Deux questions vous seront posées ultérieurement.

    fig45a

    Exercice 2

    Compléter cette suite de chiffres

    13-14-28-29-58-?

    Exercice 3

    Quel est le synonyme de «prodigue» ?

    Etonnant – Magnifique – Surprenant – Généreux

    Exercice 1 (suite)

    Question 1: de quelle couleur sont les poubelles situées à droite de la photo?

    Question 2: il y a-t-il de la neige sur les voitures ?

    Solution en bas de page 

    Solution

    Exercice 1. Question 1: bleues (3 points). Question 2: non (3 points)

    Exercice 2. 59 (2 points)

    Exercice 3. Généreux (2 points)

    Barème

    8-10 points: très bon
    3-7: bon
    0-2: vous ferez mieux la prochaine fois !

  5. Le zona augmente le risque d’AVC

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    zonaLe zona augmente le risque d’AVC (+70%) et d’accident ischémique (+100%) transitoire chez les adultes âgés de 18 à 40 ans.

    L’étude a porté sur 106 600 personnes contaminées par le virus du zona et sur 213 200 personnes saines du même âge. En utilisant une base de données, les chercheurs ont examiné les dossiers des participants sur une période moyenne de six ans après le diagnostic de zona.

    Auteur de l’étude, le Docteur Breuer (University College de Londres) a déclaré que « toute personne ayant des zonas, et surtout les jeunes, devrait être examinée. Sachant que le vaccin contre le zona réduit le nombre de cas d’environ 50%, il est nécessaire de déterminer si la vaccination peut réduire l’incidence des AVC et de crise cardiaque. Toutefois, ce qui est clair aussi, c’est que les facteurs qui augmentent le risque d’AVC augmente également le risque de zona, donc nous ne savons pas si la vaccination peut réduire le risque d’AVC en soi».




    Le zona est une infection virale qui provoque une éruption cutanée douloureuse. Elle est causée par le même virus qui provoque la varicelle. Une fois que les gens se rétablissent de la varicelle, le virus reste silencieux. Une fois réactivé, le virus provoque le zona.

    Source: Herpes zoster as a risk factor for stroke and TIA: A retrospective cohort study in the UK. Neurology, 2014.

  6. La broncho-pneumopathie chronique obstructive est un facteur de risque de troubles cognitifs

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    BPCO

    Une étude américaine (Clinique Mayo) a rapporté que les personnes avec une broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) voient leur risque de troubles cognitifs doublé. Ces risques incluent les pertes de mémoire.

    Les chercheurs ont examiné environ 2000 personnes âgées entre 70 et 89 ans. La BPCO s’est avérée être associée avec un risque accru (+100%) de déficit cognitif léger. Le risque est le même quel que soit le sexe.

    Le « BPCO est réversible aux stades précoces, particulièrement chez les fumeurs », déclare Dr. Singh, auteur principal de l’étude.





    La BPCO regroupe des affections pulmonaires qui rendent la respiration difficile. L’emphysème et la bronchite chronique sont les deux affections les plus communes.

    Source: Chronic Obstructive Pulmonary Disease and Association With Mild Cognitive Impairment: The Mayo Clinic Study of Aging. Mayo Clinic Proceedings, 2013; 88 (11): 1222

  7. Mémoire: ses différentes formes

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    https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=cbbd8Eefd4Y

  8. Parkinson: l’exercice atténue les symptômes dépressifs

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    Les symptômes dépressifs s’atténuent chez les patients parkinsoniens qui participent à un programme d’exercice.

    Capture d’écran 2013-12-30 à 21.17.51

    31 patients atteints de la maladie de Parkinson ont été assignés au hasard à deux groupes avec des séances d’entraînement (exercices cardio et de résistance) d’une heure, trois jours par semaine.

    Le 1er groupe a participé à ces séances pendant 48 semaines, tandis que le 2me groupe les a suivies pendant seulement les 24 dernières semaines.

    «Nos résultats démontrent que des programmes d’exercice à long terme (c’est-à-dire auxquels participent le premier groupe) peuvent être suivis par des patients parkinsoniens», a déclaré  Dr Ariane Park, auteur principal de l’étude et neurologue (Wexner Medical Center, États-Unis).

    «Notre étude a également montré que le fait de  participer très tôt à un programme d’exercice diminue significativement les symptômes dépressifs, par rapport à ceux qui ont participé plus tard à ce programme. Ces résultats sont importants car souvent les troubles de l’humeur sont plus invalidants que les symptômes moteurs», poursuit-elle.

    Plus de 50 % des patients atteints de la maladie de Parkinson souffrent de dépression.

    En revanche, les chercheurs n’ont pu montrer avec certitude que l’exercice ralentit la progression de la maladie, peut-être en raison de la petite taille de l’échantillon.




    «Actuellement, il n’existe pas de consensus sur le type et la fréquence des exercices physiques…La littérature scientifique suggère que toute routine qui améliore la condition physique est bonne pour la maladie de Parkinson… Elle peut inclure la marche, la natation, le tai-chi ou encore la danse », conclut Dr Park.

    Source: Effects of a formal exercise program on Parkinson’s disease: A pilot study using a delayed start design. Parkinsonism & Related Disorders, décembre 2013.