«Alzheimer: le malade doit-il être informé de sa maladie?»Voir la réponse »
On doit informer en général un patient chez qui un diagnostic de maladie d’Alzheimer a été posé.
Mais avant de le mettre au courant, il faut évaluer plusieurs éléments :
1. Quelle est actuellement la condition psychique de la personne?
2. Quel est son degré de compréhension?
3. Demande-t-elle la vérité?
4. Est-elle prête à l’entendre?
5. Comment absorbe-t-elle habituellement les chocs émotifs?
6. Comment réagit-elle aux nouvelles concernant sa santé?
7. A-t-elle l’habitude de rester stoïque ou de perdre le contrôle dans des situations difficiles?
8. Est-ce son premier contact avec la maladie ou a-t-elle souvent été malade dans sa vie?
9. Connaît-elle la maladie d’Alzheimer?
10. Quelles sont actuellement ses responsabilités familiales?
11. Doit-elle prendre certaines dispositions légales?
12. Il y a-t-il urgence de lui annoncer son diagnostic?
Il faut faire preuve de tact. Le mot Alzheimer n’a pas nécessairement besoin d’être posé.
«Alzheimer: quels sont les premiers symptômes?»Voir la réponse »
La maladie se manifeste généralement par des pertes de mémoire (mémoire épisodique ) qui dans la vie de tous les jours peuvent paraître bénignes : égarer ses clés, oublier d’éteindre le four, oublier son code d’accès à son immeuble… Le malade minimise ces oublis et fait du déni.
Ces pertes de mémoire s’accompagnent d’une désorientation dans le temps et l’espace : le malade ne se souvient plus de la date du jour et se perd dans son quartier. Il a des difficultés à fixer le nom des lieux qui lui sont inhabituels.
Des troubles du comportement, insidieux, car difficilement détectables par le proche, sont également observés au début de la maladie : anxiété inhabituelle, désintérêt progressif, état dépressif . L’apparition d’un état dépressif n’est pas nécessairement synonyme de maladie d’Alzheimer chez une personne âgée. Le médecin devra alors déduire si cet état dépressif est provoqué par la perte de mémoire ou une réelle dépression réelle.
Généralement un traitement avec un antidépresseur permet de savoir si les symptômes dépressifs sont reliés ou non à un début de démence.