Agraphie : causes neurologiques, symptômes et rééducation

Maladies

En neurologie, l’agraphie désigne un trouble acquis du langage écrit. En effet, ce déficit entraîne la perte partielle ou totale de la capacité d’écrire. Contrairement aux troubles de l’apprentissage, cette affection touche des personnes qui savaient parfaitement écrire auparavant. Très souvent, cette maladie s’accompagne d’autres troubles majeurs, comme l’aphasie ou l’alexie. Par conséquent, la communication écrite devient un véritable défi au quotidien.

Les causes médicales et les lésions cérébrales

Dans la majorité des cas, une lésion cérébrale provoque directement cette perte fonctionnelle. Par exemple, un accident vasculaire cérébral (AVC) constitue la cause médicale la plus fréquente. De plus, un traumatisme crânien sévère peut gravement endommager les centres du langage. Par ailleurs, des tumeurs cérébrales causent parfois ce même déficit d’expression. Enfin, les médecins observent souvent une agraphie progressive lors des maladies neurodégénératives, comme la démence. En règle générale, les dommages se situent principalement dans le lobe pariétal ou frontal du cerveau.

Les symptômes et les différentes formes du trouble

Cliniquement, les spécialistes distinguent deux grandes catégories principales.

D’abord, l’agraphie centrale affecte les connaissances linguistiques et l’orthographe. Ainsi, le patient oublie comment épeler les mots ou utilise de mauvaises lettres. De surcroît, le malade produit souvent un jargon incompréhensible sur le papier.

Ensuite, l’agraphie périphérique touche la fonction motrice ou visuospatiale. Dans ce cas, la personne ne parvient plus à tracer physiquement les lettres correctement. Par conséquent, son écriture devient totalement illisible, même si elle connaît l’orthographe exacte du mot.

La rééducation orthophonique et les traitements

Heureusement, une prise en charge orthophonique spécialisée permet d’améliorer la situation. D’abord, le thérapeute évalue précisément les déficits du patient. Ensuite, il propose des exercices de rééducation très ciblés.

Par exemple, la thérapie par copie et rappel (CART) aide le cerveau à réapprendre l’orthographe des mots utiles. En outre, le praticien utilise fréquemment des anagrammes pour stimuler la mémoire visuelle du malade. Finalement, l’orthophoniste enseigne des stratégies de compensation modernes. De cette façon, le patient utilise les technologies de dictée vocale ou les claviers prédictifs pour communiquer efficacement avec ses proches.

Sources :

[1] Healthline. Agraphia. URL : https://www.healthline.com/health/neurological-health/agraphia

[2] Tactus Therapy. Treating Agraphia: Writing in Speech Therapy. URL : https://tactustherapy.com/treating-agraphia-writing-speech-therapy/

[3] PubMed. Agraphia. PMID: 32809557. URL : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32809557/