Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) touche des millions de personnes. En effet, cette pathologie neurodéveloppementale affecte environ 5 % des enfants et 2,5 % des adultes dans le monde. Pour soigner ces patients, les médecins prescrivent couramment des médicaments stimulants. L’amphétamine représente ainsi l’une des molécules les plus utilisées aujourd’hui pour traiter le TDAH.

Le fonctionnement de l’amphétamine dans le cerveau
Ce médicament stimulant agit directement sur le système nerveux central. Plus précisément, l’amphétamine modifie la chimie de notre cerveau pour atténuer les symptômes du TDAH.
En réalité, elle augmente massivement les niveaux de dopamine et de noradrénaline. D’une part, elle favorise la libération de ces deux neurotransmetteurs essentiels. D’autre part, elle bloque activement leur recapture par les cellules nerveuses. De cette façon, ces substances chimiques restent plus longtemps disponibles dans les synapses du cerveau. Par conséquent, ce traitement contre le TDAH améliore considérablement la concentration, l’attention et le contrôle des impulsions.
Une efficacité prouvée pour les adultes atteints de TDAH
Globalement, les études cliniques confirment la grande efficacité de ce traitement médical. D’ailleurs, les experts considèrent l’amphétamine comme le médicament le plus efficace pour les adultes souffrant de TDAH.
Ainsi, lors d’un traitement à court terme, cette molécule offre d’excellents résultats cliniques. De surcroît, les patients adultes acceptent généralement très bien cette thérapie au quotidien. En revanche, pour les enfants et les adolescents, les spécialistes du TDAH privilégient plutôt le méthylphénidate en première intention.
Les effets indésirables et les risques sévères
Malgré ses indéniables bénéfices, l’amphétamine provoque parfois de fâcheux effets secondaires. Une récente analyse de pharmacovigilance souligne l’importance d’une surveillance médicale stricte.
Les effets indésirables liés à ce traitement du TDAH incluent :
- D’abord, des maux de tête fréquents et de la somnolence.
- Ensuite, des rougeurs cutanées très localisées (érythèmes).
- En outre, des troubles du comportement, comme une forte agressivité.
- De plus, une dilatation anormale des pupilles, nommée mydriase.
- Par ailleurs, un arrachage compulsif des cheveux (trichotillomanie).
Finalement, l’amphétamine entraîne parfois des complications cardiovasculaires et psychiatriques graves. Par exemple, les chercheurs observent un risque accru de dissection de l’artère coronaire. De même, de graves lésions de l’artère carotide sont signalées chez certains malades. Enfin, des signaux d’alerte lient cette substance à des pensées suicidaires. En conclusion, un suivi médical rigoureux garantit la sécurité des patients traités avec l’amphétamine et atteints de TDAH.
Sources :
[1] Faraone SV. The pharmacology of amphetamine and methylphenidate: relevance to the neurobiology of attention-deficit/hyperactivity disorder and other psychiatric comorbidities. PMC8063758. URL : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC8063758/
[2] BMC Pharmacol Toxicol. Methylphenidate, atomoxetine, and amphetamine for ADHD: an adverse event analysis based on the FAERS database. PMC11844164. URL : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11844164/
