Les neurosciences définissent l’apprentissage comme l’acquisition de nouvelles habitudes. En effet, ce processus cognitif permet à notre organisme d’assimiler des connaissances inédites. Les experts en neurosciences distinguent classiquement deux formes d’apprentissage majeures. Premièrement, l’apprentissage associatif relie activement deux événements distincts entre eux. Deuxièmement, l’apprentissage non associatif modifie notre réaction face à un stimulus unique et très répété.
La spécificité de l’apprentissage non associatif
Contrairement à la forme associative, l’apprentissage non associatif n’établit aucun lien entre deux événements différents. En réalité, il se décline en deux sous-catégories principales. D’une part, l’habituation diminue progressivement notre réponse face à un stimulus continu. Par exemple, un bruit fort surprend initialement un animal sauvage. Cependant, la répétition de ce même son finit par l’indifférer totalement. D’autre part, la sensibilisation provoque exactement l’effet inverse sur notre cerveau et sa composante cognitive. Ainsi, une exposition répétée à un stimulus spécifique augmente fortement notre réactivité immédiate. Par conséquent, ce mécanisme d’apprentissage permet une adaptation comportementale très rapide à notre environnement direct.
L’apprentissage associatif et le rôle du temps
À l’inverse, l’apprentissage associatif crée une association puissante entre deux stimuli distincts. Par exemple, un organisme associe un événement neutre à l’arrivée imminente de sa nourriture. Pendant longtemps, les théories classiques négligeaient le facteur du temps dans ce processus. Pourtant, la capacité à retenir la chronologie exacte des événements est vitale. Aujourd’hui, les scientifiques intègrent pleinement le temps dans l’apprentissage associatif. Le cerveau enregistre précisément l’intervalle temporel exact entre deux événements majeurs. Par conséquent, il anticipe le moment précis de la prochaine occurrence du stimulus attendu.
La formation des cartes temporelles cérébrales
Cette analyse chronologique aboutit à un phénomène neurologique fascinant. En réalité, le cerveau construit de véritables cartes temporelles en interne. Ces structures mentales organisent nos souvenirs de manière très séquentielle. De fait, l’individu apprend la relation causale et son rythme d’exécution naturel. Par ailleurs, ces cartes temporelles améliorent grandement notre efficacité cognitive quotidienne. Elles évitent une dépense d’énergie inutile pendant la longue attente du stimulus. Le sujet focalise son attention uniquement lors de la période temporelle critique. En conclusion, l’étude neuroscientifique de ces deux types d’apprentissage révèle les fondements biologiques de notre mémoire.
Références
[1] PubMed Central. Time in Associative Learning: A Review on Temporal Maps. PMID: 33889079. URL : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33889079/
[2] IGH3P. What Are the Two Types of Learning in Neuroscience?. URL : https://www.igh3p.com/blog/98927-what-are-the-two-types-of-learning-in
