Brain exercise 2

Brain exercise 1

Jeu de mémoire 79

La COVID-19 entraîne une sécheresse oculaire

Anxiété généralisée

Les facteurs qui influencent le risque de trouble cognitif léger

Echolalie

Les maladies cardiovasculaires liées au déclin cognitif

Covid-19: le rhume peut vous protéger quelque peu

COVID-19 : augmentation de dépression et de l’anxiété

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. La COVID-19 entraîne une sécheresse oculaire

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    La COVID-19 peut générer une légère neuropathie dans la surface oculaire, semble à ce qui apparaît avec la sécheresse oculaire et la neuropathie diabétique, selon une étude publiée dans Ocular Surface.

    Pour rappel, un symptôme oculaire courant associé à la sécheresse oculaire est la douleur. Plus des deux tiers patients souffrant de sécheresse oculaire se plaignent d’un certain niveau de douleur oculaire associée, dont près de 10 % ont signalé une douleur intense.

    Les chercheurs ont cherché à caractériser l’association entre l’infection par le SRAS-CoV-2 et la neuropathie des petites fibres de la cornée. L’étude rétrospective observationnelle a inclus 23 patients (18 femmes, 5 hommes) ayant attrapé la COVID-19 entre mars et décembre 2020, et 46 volontaires non infectés. 

    Tous les participants ont subi une microscopie confocale in vivo pour obtenir des images des fibres nerveuses cornéennes.  

    Les chercheurs ont utilisé le questionnaire Ocular Surface Disease Index (OSDI) et le test de déchirure de Schirmer comme indicateurs de la sécheresse oculaire.

    L’équipe de recherche a découvert que 21 patients sur 23 (91,31 %) présentaient des altérations du plexus sous-basal cornéen et du tissu cornéen compatibles avec une neuropathie des petites fibres. 

    L’équipe de chercheurs a noté que les images des participants en bonne santé ne montraient pas de dommages importants des fibres nerveuses ou du tissu cornéen. 

    Au total, 8 patients ont signalé une augmentation des sensations de sécheresse oculaire suite à une infection au COVID-19. 

    Des anomalies des neurones ont été trouvées chez 82,60 % des patients, généralement chez ceux signalant des symptômes d’irritation oculaire. 

    La présence d’altérations morphologiques chez les patients jusqu’à 10 mois après la guérison d’une infection par le Sars-CoV-2 indique la nature chronique de la neuropathie », selon l’étude. « À notre connaissance, il s’agit du premier rapport de signes de neuropathie cornéenne chez des patients qui ont surmonté le COVID-19.

    Source: Barros A et coll. Small fiber neuropathy in the cornea of Covid-19 patients associated with the generation of ocular surface disease. Ocul Surf. Published online November 12, 2021. doi:10.1016/j.jtos.2021.10.010

  2. Anxiété généralisée

    Commentaires fermés sur Anxiété généralisée

    L’anxiété généralisée est le trouble mental le plus fréquemment rencontré, en particulier chez la personne âgée. Il est souvent associée à une dépression.

    L’anxiété peut correspond à un sentiment d’appréhension d’un danger à la fois imminent et imprécis. Ce sentiment est subjectif et apparaît de manière disproportionnée.

    Lorsque l’anxiété est isolée, on parle d’anxiété primaire. Le type de trouble peut être déterminé en fonction des causes et de son évolution et des circonstances durant lesquelles elle est apparue.

    Les différents types d’anxiété primaire sont les troubles de l’anxiété généralisée, le trouble panique, les troubles obsessionnels compulsifs et les troubles phobiques.

    Lorsque l’anxiété s’accompagne d’une maladie mentale ou physique (ex. hypochondrie, dépression), elle est souvent qualifiée d’anxiété secondaire.

    Les symptômes sont divers et neurovégétatifs: excitabilité générale, tachycardie, palpitations, dyspnée, sécheresse de la bouche, tremblements, sudation excessive, vertiges. Ils peuvent être aussi le signe d’une pathologie médicale. Par exemple, des palpitations peuvent être les premières manifestations d’une maladie cardiaque, alors que les tremblements peuvent évoquer un syndrome parkinsonien.

    Certains troubles du comportement sont souvent associés : déambulation, errances, insomnies, alcoolisme ou abus de tranquillisants, troubles caractériels. Cette anxiété peut également s’observer de visu sous la forme d’une expression soucieuse, des modifications de la mimique, de la posture et de la mobilité.

    L’anxiété généralisée est caractérisée par la présence de plusieurs symptômes d’anxiété ou de soucis excessifs survenant pendant une période d’au moins six mois.

    L’anxiété généralisée représenterait à lui seul 70 % des troubles de l’anxiété primaire de la personne âgée. L’individu éprouve des difficultés à contrôler ses préoccupations, auxquelles s’associent des symptômes somatiques (par ex. irritabilité, insomnie) et une souffrance subjective.

    Historique

    Les termes d’anxiété et angoisse ont pour origine la racine verbal indogermanique  »ankh » qui signifie «serrer», «étouffer», qui rappelle certaines signes (gorge serrée, sensation d’étouffer).

    Le terme «panique» provient du Dieu grec grec des forêts et des berges Pan qui selon la légende a semé la panique parmi les Perses lors de la bataille de Marathon.

    Alors que l’angoisse est associée à une cause physique (angoisse de mourir lors d’uen attaque cardiaque) entraînant des manifestations physique (p.ex palpitation), l’anxiété est associée à l’appréhension d’un événement et la peur à un danger réel externe (p.ex un bombardement).

    La description de l’anxiété apparaît à la fin du XIX siècle avec les médecins allemands Bndict et Westphal, ce dernière introduisant le term «agoraphobie».

    Au début du 20me siècle, Janet introduit le concept de ce qui deviendra le trouble obsessionnel compulsif.

    Jusqu’au début des années 1980, les troubles anxieurs font partir des troubles non psychotiques appelés «névroses», incluant l’hystérie, la neurasthénie, la psychasténie, l’anorexie et les troubles de la personalité.

    Prévalence

    Les troubles anxieux ont une prévalence à vie d’environ 15%. Les troubles anxieux sotn marqués par un début précoce, avec un âge d’apparition de 11 ans. Les phobies spécifiques sont les plus précoces, soit avant 10 ans.

    Plus spécifiquement, le trouble anxieux généralisé a une prévalence a vie d’environ 6% et aurait tendance à augmenter avec l’âge.

    Les autres troubles de l’anxiété apparaissent plus tardivement, avec un âge médian entre 20 et 30 ans.

    Un quart des troubles de l’anxiété sont considérés comme sérieux, contre près de la moitié pour les troubles de l’humeur et les troubles obsessionnels-compulsifs et 80% pour les troubles bipolaires.

    Contrairement aux autres types de troubles (phobiques, obsessionnels compulsifs ou panique), ils ont tendance à persister. Les femmes sont deux plus touchées que les hommes.

    Cependant, il est fort possible que le TAG soit occulté par la symptomatologie d’autres états psychiatriques.

    Il coexiste très souvent avec un autre trouble mental : phobie sociale ou spécifique, trouble panique ou état dépressif.

    Du fait de la présence de troubles somatiques, ces patients consultent non seulement un généraliste, mais aussi des pneumologues, gastro-entérologues ou cardiologues.

    Une étude retrouve 46 % de début tardif de l’anxiété généralisée dans une population de sujets âgés. Une autre étude rapporte que les symptômes d’anxiété sont présents chez environ 25% des personnes âgées dans la communauté, atteigannt 50% chez les personnes placées en milieu médicalisé.

    Critères diagnostiques du trouble anxieux généralisé

    Les critères diagnostiques du manuel de psychiatrie américain DSM IV permettent de différencier le trouble anxieux généralisé de l’anxiété normale. Ces critères sont :

    1. Au moins une inquiétude excessive et attente craintive durant plusieurs jours pendant au moins 6 mois, et stimulées par des événements ou par des activités (tels le travail ou la performance scolaire).

    2. Anxiété difficile à contrôler, voire incontrôlable.

    3. Au moins trois symptômes parmi les six suivants présents durant plus d’un jour pendant les 6 mois passés): 
    – Agitation, surexcitation 
    – Fatigabilité 
    – Trouble de concentration 
    – Irritabilité 
    – Tension musculaire 
    – Troubles du sommeil (difficulté de dormir ou sommeil insuffisant ou agité)

    4. L’objet de l’inquiétude n’est pas limité. Si l’objet est limité (par exemple la séparation, un traumatisme), le trouble d’anxiété sera classé différemment: trouble d’anxiété de séparation, anxiété post-traumatique.

    5. Souffrance et altération des activités sociales, professionnelle significative

    6. Le trouble n’est pas dû à un abus de substances (drogues, ou médicaments), une affection médicale (hyperthyroïdie) ou une maladie mentale.

    Signes et symptômes du trouble anxieux généralisé

    Voici les principaux symptômes :

    • Troubles du sommeil.
    • Agitation.
    • Plaintes (ex. vertiges, douleurs, maux de tête) évoquées facilement par le sujet, et concernant son corps, qui l’amèneront à consulter souvent son médecin.
    • Augmentation du rythme cardiaque
    • Respiration rapide
    • Difficulté à se concentrer
    • Crainte de devenir autonome ou dépendant.
    • Solitude exprimée discrètement par la personne.

    Comorbidité

    L’anxiété généralisée de la personne âgée est associée à de la comorbidité. Les symptômes anxieux peut être reliés à trois types de troubles :

    • troubles d’ordre physique : symptômes cardiaques, urinaires, digestifs et troubles du sommeil ; 
    • troubles cognitifs : troubles de l’attention et de la concentration ; il peut aussi exister des sensations de déréalisation, de dépersonnalisation et des pensées récurrentes ;
    • troubles comportementaux : hyperkinésie, comportements répétitifs, évitement, hypervigilance.
    À long terme l’ anxiété peut augmenter 
    la fréquence de certains symptômes et le risque de dépression.

    Étiologie

    La cause est méconnue et multifactorielle, regroupant à la fois une altération de certains neurotransmetteurs et des facteurs psychosociaux.

    Facteurs génétiques : Les études montrent que le risque est trois fois plus élevé parmis les parents de 1er degré des patients atteints d’anxiété généralisée.

    Facteurs neurochimiques. Les zones semblant être touchées dans le TAG sont le système limbique et le cortex préfrontal et plus précisemment le circuit neuronal cortico-sous-cortical qui comprend :

    • le cortex préfrontal qui est relié au cortex cingulaire
    • Les structures sous-corticales (hippocampae, amygdale et une partie du thalamus).

    Il y a donc un dysfonctionnement de ce circuit coritco-sous-cortical.

    Une étude de neuroimagerie (technique d’IRM fonctionnelle) indique les personnes sujettes à un trouble de l’anxiété généralisé présentent une hyperactivité de l’amygdale (structure cérébrale présente dans le système limbique) et une hypoactivité du cortex préfrontal, ce dernier ne jouant plus le rôle de modulateur sur l’activité du système limbique. La sérotonine est un neurotransmetteur vraisemblablement impliqué dans l’anxiété.

    On peut émettre l’hypothèse que la baisse d’activité du système inhibiteur GABA entraîne une hyperactivation du système limbique qui est associé aux symptômes de l’anxiété. Cela expliquerait pourquoi les benzodiazépines, qui inhivent l’acitivité GABA, ont un effet anxiolytique.

    Facteurs psychosociaux. Selon le modèle cognitivo-comportemental, les différents paramètres traitant l’information ne seraient pas perçus de manière équitable, favorisant la représentation négative et menaçante d’une situation anxiogène. Le développement d’un trouble anxieux peut survenir par l’apprentissage par obervation, au cours duquel une personne développe un trouble (ou une phobie) par observation d’une personne manifestant de l’anxiété (ou de la peur). Les parents peuvent jouer un rôle sur l’augmentation du risque (mère surprotectrice, parent peu chaleureux et critique envers l’enfant, séparation).

    Quels sont les traitements de l’anxiété ?

    Une fois que vous avez reçu un diagnostic d’anxiété, vous pouvez explorer les options de traitement avec votre médecin. Pour certaines personnes, un traitement médical n’est pas nécessaire. Les changements de mode de vie peuvent suffire à faire face aux symptômes.

    Dans les cas modérés ou graves, cependant, le traitement peut vous aider à surmonter les symptômes et à mener une vie quotidienne plus gérable.

    Le traitement de l’anxiété se divise en deux catégories: la psychothérapie et les médicaments. Rencontrer un thérapeute ou un psychologue peut vous aider à apprendre des outils à utiliser et des stratégies pour faire face à l’anxiété lorsqu’elle survient.

    Les médicaments généralement utilisés pour traiter l’anxiété comprennent les antidépresseurs et les benzodiazépines.

    Quels remèdes naturels sont utilisés pour traiter le trouble anxieux généralisée ?

    Les changements de mode de vie peuvent être un moyen efficace de lutter contre une partie du stress et de l’anxiété auxquels vous pouvez faire face chaque jour. La plupart des «remèdes» naturels consistent à prendre soin de votre corps, à participer à des activités saines et à éliminer celles qui sont malsaines.

    Ceux-ci inclus:

    • dormir suffisamment
    • méditer
    • rester actif et faire de l’exercice
    • manger sainement
    • rester actif et s’entraîner
    • éviter l’alcool
    • éviter la caféine
    • arrêter de fumer
  3. Les facteurs qui influencent le risque de trouble cognitif léger

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    Les facteurs sociodémographiques, y compris le niveau d’éducation et le revenu, sont associés à un risque plus faible de trouble cognitif léger.

    Au contraire, l’utilisation d’antidépresseurs peut être associée à un risque accru de progression de ce trouble vers la démence, selon une étude en neurologie. 

    Dans l’étude, les chercheurs ont également découvert que près de 50 % des patients ayant reçu un diagnostic de trouble cognitif léger (TCL) ne répondent pas aux critères après 2 ans de suivi et sont plutôt classés comme cognitivement normaux.

    L’identification des facteurs de risque de TCL, une phase prodromique de la démence, peut aider les stratégies de prévention et d’intervention de la démence, selon les chercheurs. Cependant, le TCL n’évoluera pas toujours par la suite vers la démence. 

    Dans la présente étude, les chercheurs ont étudié les facteurs démographiques, les facteurs socio-économiques, les facteurs médicaux et génétiques, les symptômes dépressifs et l’utilisation d’antidépresseurs liés à l’incidence du trouble cognitif léger et à son évolution. 

    L’étude a inclus 2903 participants au sein d’une cohorte communautaire qui étaient considérés comme normaux sur le plan cognitif au départ. Dans la cohorte globale, un total de 752 participants (âge moyen, 76,1 ans) ont développé un trouble cognitif léger après une moyenne de 6,3 ans, correspondant à un taux d’incidence de 56 sur 1000 années-personnes. 

    Un total de 301 participants (âge moyen, 79,5 ans) ont développé une démence par la suite.

    En revanche, le risque de développer un trouble cognitif léger a diminué chez les personnes ayant un nombre d’années d’études élevé, qui participent à des activités de loisirs et qui ont un revenu plus élevé (- 21%).

    Parmi les cas de TCL, environ 12,9 % ont évolué vers la démence et 9,6 % ont vu leur fonction cognitive déclinée sans répondre aux critères.

    L’étude comprend cependant certaines limites : taille d’échantillon relativement petite et courte durée de suivi.

    Source: Angevaare MJ et coll. Predictors of incident mild cognitive impairment and its course in a diverse community-based population. Neurology. Published online December 1, 2021. doi:10.1212/WNL.0000000000013017

  4. Echolalie

    Commentaires fermés sur Echolalie

    L’écholalie se caractérise par une tendance à répéter immédiatement et spontanément, comme un écho, des bruits ou les paroles d’un interlocuteur.

    Les personnes atteintes d’écholalie peuvent ne pas être en mesure de communiquer efficacement parce qu’elle ont du mal à exprimer leurs propres pensées. 

    Par exemple, une personne peut seulement être capable de répéter une question plutôt que d’y répondre. Dans de nombreux cas, l’écholalie est une tentative de communiquer, d’apprendre une langue ou de pratiquer la langue.

    Elle est différente du syndrome de Tourette, où un locuteur peut soudainement crier ou dire des choses au hasard. Dans ce cas, le locuteur n’a aucun contrôle sur ce qu’il dit ou quand il le dit.

    Le discours répétitif est une partie extrêmement courante du développement du langage et est couramment observé chez les jeunes tout-petits qui apprennent à communiquer. À l’âge de 2 ans, la plupart des enfants commenceront à mélanger leurs propres énoncés avec des répétitions de ce qu’ils entendent. À l’âge de 3 ans, l’écholalie de la plupart des enfants sera tout au plus minime.

    Il est courant que les enfants autistes ou en retard de développement aient une écholalie plus tard dans l’enfance, surtout s’ils connaissent un retard de développement de la parole. 

    Symptômes de l’écholalie

    Le principal symptôme est la répétition de phrases et de bruits entendus. Cela peut être immédiat, l’orateur répétant quelque chose immédiatement après l’avoir entendu. Cela peut également être décalé, le locuteur répétant quelque chose des heures ou des jours après l’avoir entendu.

    Une personne atteinte d’écholalie peut être inhabituellement irritable, surtout lorsqu’on lui pose des questions.

    Causes et facteurs de risque

    Tous les enfants souffrent d’écholalie lorsqu’ils apprennent une langue parlée. La plupart développent une pensée indépendante en vieillissant, mais certains continuent à répéter ce qu’ils entendent. Les enfants ayant des troubles de la communication conservent les expressions en écho beaucoup plus longtemps. Les enfants autistes sont particulièrement sensibles à l’écholalie.

    Certaines personnes ne rencontrent ce problème que lorsqu’elles sont en détresse ou anxieuses. D’autres en font l’expérience tout le temps, ce qui peut éventuellement les rendre muets parce qu’ils ne peuvent s’exprimer.

    Les adultes souffrant d’amnésie grave ou de traumatisme crânien peuvent souffrir d’écholalie lorsqu’ils tentent de retrouver leurs capacités d’élocution.

    Types d’écholalie

    Il existe deux grandes catégories : l’écholalie fonctionnelle (ou interactive) et l’écholalie non interactive, où les sons ou les mots ne peuvent être destinés qu’à un usage personnel plutôt qu’à la communication.

    Écholalie interactive

    C’est une tentative de communication destinée à être interactionnelle, agissant comme une communication avec une autre personne. Les exemples comprennent:

    • la personne utilise des phrases pour permettre un échange verbal en alternance;
    • la parole est utilisée pour compléter des formaules verbales familières dites par d’autres. Par exemple, si on demande aux personnes d’accomplir une tâche, elles pourraient dire « bon travail ! tout en le complétant, faisant écho à ce qu’ils ont l’habitude d’entendre.
    • la parole peut être utilisée pour offrir de nouvelles informations, mais il peut être difficile de faire les liens. Une mère peut demander à son enfant ce qu’il veut pour le déjeuner, par exemple, et il chantera la chanson d’une publicité de viande pour le déjeuner pour dire qu’il veut un sandwich.
    • la personne peut dire : « Voulez-vous déjeuner ? » pour signifier qu’elle veut son propre déjeuner.

    Écholalie non interactive

    Elle n’est généralement pas destinée à la communication et est destinée à un usage personnel. Par exemple :

    • la personne atteinte d’écholalie dit quelque chose qui n’a aucun rapport avec le contexte de la situation, comme réciter des extraits d’une émission de télévision;
    • la parole est déclenchée par une situation, un visuel, une personne ou une activité, et ne semble pas être une tentative de communication;
    • l’orateur peut prononcer la même phrase doucement pour lui-même plusieurs fois avant de répondre d’une voix normale;
    • les individus peuvent utiliser des directices pour se guider tout au long d’un processus. S’ils préparent un sandwich, par exemple, ils pourraient se dire : « Ouvrez l’eau. Utilisez du savon. Rincer les mains. Fermez l’eau. Mains sèches. Obtenez du pain. Mettre le pain sur l’assiette. Obtenez de la viande pour le déjeuner », et ainsi de suite jusqu’à ce que le processus soit terminé.

    Diagnostiquer l’écholalie

    Un professionnel peut diagnostiquer l’écholalie en ayant une conversation avec la personne atteinte. Si elle a du mal à faire autre chose que de répéter ce qui a été dit, elle peut en être atteinte.

    L’écholalie varie de mineure à sévère. Un médecin peut identifier le stade de l’écholalie et prescrire le traitement approprié.

    Traitement

    L’écholalie peut être traitée par une combinaison des méthodes suivantes :

    Orthophonie

    Certaines personnes atteintes d’écholalie assistent à des séances régulières d’orthophonie pour apprendre à dire ce qu’elles pensent.

    Dans ce traitement, l’orthophoniste demande à la personne atteinte de répondre correctement à une question.

    Médicaments

    Un médecin peut prescrire des antidépresseurs ou des anxiolytiques pour lutter contre les effets secondaires de l’écholalie. Cela aide la personne à rester calme. Étant donné que les symptômes peuvent augmenter lorsqu’une personne est stressée ou anxieuse, l’effet calmant peut aider à atténuer la gravité de la maladie.

    Soins à domicile

    Les personnes atteintes d’écholalie peuvent travailler avec d’autres personnes à la maison pour développer leurs compétences en communication.

  5. Les maladies cardiovasculaires liées au déclin cognitif

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    Les maladies et facteurs de risque cardiovasculaires présents à l’âge mûr sont associés à un déclin cognitif, avec des associations plus fortes chez les femmes, selon une étude publiée en ligne le 5 janvier 2022 dans Neurology.

    Cette étude confirme le lien qui existe entre le coeur et le cerveau.

    Nan Huo, MD, Ph.D., de la Mayo Clinic à Rochester (États-Unis) et ses collègues ont évalué 1 857 participants inscrits à une étude sur le vieillissement (âgés de 50 à 69 ans au départ de l’étude). 

    Les participants ont effectué une évaluation neurologique et des tests neuropsychologiques tous les 15 mois.

    Dans l’ensemble, 78,9 % des participants avaient au moins une maladie ou un facteur de risque cardiovasculaire (83,4 % des hommes et 74,5 % des femmes).

    Les maladies cardiovasculaires et leurs facteurs de risque (diab;ete, hypertension) apparaissant à la quarantaine sont associés ultérieurement à un déclin cognitif, surtout chez les femmes.

    Les chercheurs ont découvert que les maladies coronariennes et le fait de fumer étaient associés à des capacités visuelles et spatiales inférieures à la moyenne.

    Les liens existant entre la plupart des maladies cardiovasculaires et un déclin cognitif étaient plus nettes chez les femmes, malgré le fait que la prévalence des maladies cardiovasculaires soit plus importante chez les hommes que chez les femmes. 

    De plus, les femmes souffrant de diabète, de dyslipidémie et aves des maladies coronariennes avaient de moins bons scores au test évaluant le langage.

    Les adultes d’âge moyen, en particulier les femmes, souffrant de certaines maladies cardiovasculaires ou présentant des facteurs de risque, tels que l’hypertension et le diabète sucré, pourraient faire l’objet d’une surveillance précoce, écrivent les auteurs.

    Source: Nan Huo et coll. Sex Differences in the Association Between Midlife Cardiovascular Conditions or Risk Factors With Midlife Cognitive Decline Neurology Jan 2022, 10.1212/WNL.0000000000013174; DOI: 10.1212/WNL.0000000000013174

  6. Covid-19: le rhume peut vous protéger quelque peu

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    Les défenses naturelles contre un rhume pourraient également offrir une certaine protection contre le Covid-19.

    L’étude, publiée dans Nature Communications, a impliqué 52 personnes (ce qui est un petit échantillon) qui vivaient avec quelqu’un qui venait d’attraper le Covid-19.

    Ceux qui avaient développé une «banque » de cellules immunitaires spécifiques après un rhume – pour aider à prévenir de futures attaques – semblaient moins susceptibles d’attraper le Covid-19.

    Les experts précisent cependant que personne ne devrait compter uniquement sur cette défense et que les vaccins restent essentiels.

    Mais ils pensent que leurs découvertes pourraient fournir des informations utiles sur la manière dont le système de défense d’un corps combat le virus.

    Covid-19 est causé par un type de coronavirus, et certains rhumes sont causés par d’autres coronavirus – les scientifiques se sont donc demandé si l’immunité contre l’un pourrait aider à se défendre contre l’autre.

    Mais les experts avertissent que ce serait une « grave erreur » de penser que toute personne ayant récemment eu un rhume était automatiquement protégée contre le Covid-19 – car tous ne sont pas causés par des coronavirus.

    L’équipe de l’Imperial College de Londres a voulu mieux comprendre pourquoi certaines personnes attrapent le Covid après avoir été exposées au virus et d’autres non.

    « Nouvelle approche vaccinale »

    Ils ont concentré leur étude sur une partie cruciale du système immunitaire du corps – les lymphocytes T.

    Certaines de ces cellules T tuent toutes les cellules infectées par une menace spécifique – par exemple, un virus du rhume.

    Les cellules T (également appelées lymphocytes T) ont pour rôle de détruire les cellules hôtes infectées et de produire l’activation d’autres cellules impliquées dans le système immunitaire.

    Et, une fois le rhume passé, certaines cellules T restent dans le corps en tant que banque de mémoire, prêtes à monter une défense lors de leur prochaine rencontre avec le virus de la covid-19.

    En septembre 2020, des chercheurs ont étudié 52 personnes qui n’avaient pas encore été vaccinées mais qui vivaient avec des personnes qui venaient d’être testées positives au Covid-19.

    La moitié du groupe a ensuite contracté Covid pendant la période d’étude de 28 jours et l’autre non.

    Un tiers des personnes qui n’ont pas attrapé Covid se sont avérées avoir des niveaux élevés de lymphocytes T mémoire spécifiques dans leur sang.

    Ceux-ci auraient probablement été créés lorsque le corps avait été infecté par un autre coronavirus humain étroitement lié, le plus souvent, à un rhume, disent-ils.

    Les chercheurs acceptent que d’autres variables – telles que la ventilation et le degré d’infection de leurs contacts familiaux – auraient également un impact sur le fait que les gens aient attrapé le virus.

    Le Dr Simon Clarke, de l’Université de Reading, a déclaré que bien qu’il s’agisse d’une étude relativement petite, elle aide à mieux comprendre la façon dont notre système immunitaire combat le virus et pourrait aider à concevoir les futurs vaccins.

    Il a ajouté: « Ces données ne doivent pas être surinterprétées. Il semble peu probable que toute personne décédée ou ayant eu une infection plus grave liée à la Covid-19 n’ait jamais eu de rhume causé par un coronavirus.

    « Et ce pourrait être une grave erreur de penser que quiconque a récemment eu un rhume est protégé contre le Covid-19, car les coronavirus ne représentent que 10 à 15 % des rhumes. »

    Le professeur Ajit Lalvani, auteur principal de l’étude, a convenu que les vaccins étaient essentiels à la protection.

  7. COVID-19 : augmentation de dépression et de l’anxiété

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    Les taux de prévalence de dépression et d’anxiété ont augmenté de manière significative pendant la pandémie à la COVID-19, par rapport à l’année précédente

    Les données de l’étude publiées dans The Lancet décrivent les effets psychiatriques (dépression, anxiété) de la pandémie de COVID-19 à l’échelle mondiale. Selon une revue systématique d’études menées dans 204 pays et territoires,  les personnes plus jeunes, les femmes et les patients souffrant de troubles psychiatriques existants ont connu les plus fortes augmentations des taux de prévalence.

    Les chercheurs ont mené une revue systématique des études publiées entre le 1er janvier 2020 et le 29 janvier 2021 qui ont estimé la prévalence des troubles de dépression et d’anxiété pendant la pandémie de COVID-19. La majorité des études incluses ont été menées en Europe occidentale (n=22) et en Amérique du Nord (n=14), les autres essais étant publiés en Australie, en Asie et en Europe centrale.

    La réduite de la mobilité pendant la pandémie était associée à des taux accrus de trouble dépressif majeur et de troubles anxieux. L’augmentation du taux d’infection par le SRAS-CoV-2 était également associée de manière significative aux troubles dépressifs et anxieux. 

    Par rapport aux hommes, les femmes ont souffert plus de dépression et d’anxiété pendant la COVID-19.

    Les jeunes ont un taux plus élevé de dépression et d’anxiété que les plus âgés.

    Enfin, les patients présentant déjà des symptômes de dépression et d’anxiété dépressifs étaient sujets à des augmentations plus importantes que les patients sans trouble.

    Dans le monde, la pandémie de COVID-19 a entraîné respectivement environ 50 et 75 millions de cas supplémentaires de dépression et d’anxiété, ce qui représente une augmentation de 25-30% par rapport à l’année prépandémique.

    Ces données illustrent l’effet exacerbant du COVID-19 sur le fardeau de la santé mentale dans le monde. Les chercheurs rapportent cependant que les données n’étaient pas disponibles dans certaines parties de l’Amérique du Sud et de l’Afrique.

    Source: Santomauro DF, Mantilla Herrera AM, Shadid J, et al. COVID-19 Mental Disorders Collaborators. Global prevalence and burden of depressive and anxiety disorders in 204 countries and territories in 2020 due to the COVID-19 pandemic. Lancet. Published online October 8, 2021. doi:10.1016/S0140-6736(21)02143-7