Le régime d’Okinawa fait référence aux habitudes alimentaires traditionnelles des habitants de l’île japonaise d’Okinawa.
On associe leur régime alimentaire et leur style de vie uniques au fait que l’île Okinawa (1,3 millions d’habitants) accueille plus de 40 centenaires pour 100 000 habitants, soit 3 fois plus que dans l’ensemble du Japon.
Le régime traditionnel d’Okinawa est faible en calories et en matières grasses, tout en étant riche en glucides. Il met l’accent sur les légumes et les produits à base de soja ainsi que de petites quantités occasionnelles de nouilles, de riz, de porc et de poisson.
Cette longévité n’est pas seulement la conséquence d’un bagage génétique favorable mais serait surtout la conjonction d’un environnement protégé, de bonnes habitudes alimentaires, une activité physique régulière et un fort tissu social.
L’espérance de vie sur cette île est de 82 ans avec seulement 2,6 années d’infirmité après 100 ans. La différence entre les hommes et les femmes est nette, avec un ratio femme/homme de 5 centenaires femmes pour 1 centenaire homme.
Le diabète est rare sur l’ile d’Okinawa alors que les cancers (côlon, sein, prostate..) sont près de 80% moins nombreux que dans les pays occidentaux.
Le régime alimentaire des centenaires sur l’île d’Okinawa
Les habitants de l’île d’Okinawa consomment des aliments très divers, et leur consommation calorique est environ 300 calories de moins quand dans les pays industrialisés.
L’utilisation du soja et du riz est très élevée, de même que celle du poisson, contrairement à celle de la viande et des produits laitiers.
Les apports en vitamines A, B, C et en protéines sont également très élevés, contrairement à ceux en hydrates de carbones et en sel.
Les nutriments suivant, les connus pour lutter contre l’inflammation et le vieillissement, grâce notamment à leurs propriétés antioxydantes, sont également très consommés:
Polyphénols provenant du thé vert, certains légumes, fruits (baies)
Acides gras oméga 3
Magnésium (soja, tofu, légumes verts)
Le soja est une excellente source d’acide alpha-linolénique, de protéines et de phystoestrogènes. Ces composés sont connus pour avoir des effets bénéfiques pour le système cardiovasculaire et ont des propriétés anti-cancéreuses.
L’apport calorique a été évalué à un peu plus de 1000 calorie par jour, grâce à la consommation d’aliments à faible densité énergétique qui permettent d’absorber moins de calories, en raison de leur teneur élevée en eau, en fibres et en protéines.
Activité physique et vie sociale
Les centenaires de l’île d’Okinawa pratiquent le jardinage, la marche, les arts martiaux et la danse, une activité physique qui s’accompagne d’une vie sociale active (clubs de troisième âge, fêtes).
Facteurs génétiques
Les facteurs environnementaux n’expliquent pas tout et il semblerait que la fréquence de certains allèles soit plus fréquente chez les habitants d’Okinawa.
Commentaires fermés sur Échelle de Zarit (fardeau des aidants)
L’échelle de Zarit évalue la charge affective, physique et financière que représente, pour un aidant, la prise en charge d’une personne malade.
Les 22 questions du questionnaire prennent en compte les impressions et sentiments les plus fréquemment ressentis par l’aidant: sentiments associés aux soins prodigués à la personne, à son état de santé, au sens des responsabilités, aux relations avec les autres membres de la famille.
Voici les 22 questions de l’échelle de Zarit posées à l’aidant
Dans l’exemple présent, la personne responsable est le mari.
J’ai l’impression que mon mari me demande plus l’aide qu’il n’en a réellement besoin.
J’ai l’impression que ma fonction d’aidant ne me laisse plus assez de temps pour m’occuper de moi-même.
Je me sens stressé, car je m’occupe de mon mari en même temps que je dois faire face à mes responsabilités professionnelles et familiales (c’est-à-dire envers les autres membres de ma famille).
Je me sens embarrassée par le comportement de mon mari.
Je me sens en colère quand je suis en présence de mon parent.
Je sens que mon parent nuit à mes relations avec d’autres membres de la famille ou des amis.
J’ai peur de ce que l’avenir réserve à mon mari.
J’ai le sentiment que mon mari est à ma charge.
Je me sens tendue quand je suis avec mon mari.
Je sens que ma santé s’est détériorée à cause de mon implication auprès de mon parent ?
Je sens que la situation actuelle ne me permet pas d’avoir l’intimité que je souhaiterais avoir.
Je sens que ma vie sociale s’est détériorée du fait que vous prenez soin de votre parent ?
Je me sens mal à l’aise quand je reçois des amis à la maison
J’ai l’impression que mon mari s’attend à ce que je m’occupe de lui car je suis à ses yeux la seule personne capable de le prendre en charge.
Je sens que je n’ai pas assez d’argent pour prendre soin de mon parent encore longtemps compte tenu de vos autres dépenses ?
Je sens que je ne serai plus capable de prendre soin de mon parent encore bien longtemps.
Je sens que j’ai perdu le contrôle de ma vie depuis la maladie de mon parent.
Je vais pouvoir laisser le soin de votre parent à quelqu’un d’autre.
Je ne sais pas trop quoi faire pour mon parent.
Je pense que je devrai en faire mieux pour mon parent.
Je pourrais faire mieux pour m’occuper de mon parent.
D’une manière générale, avez-vous le sentiment que prendre en charge votre mari est un lourd fardeau?
Cotation
À chaque affirmation, indiquer la fréquence avec laquelle vous ressentez cet état:
Jamais : 0 point
Rarement : 1 point
Parfois : 2 points
Assez souvent : 3 points
Presque tout le temps : 4 points
Score inférieur à 20 : fardeau léger
Entre 20 et 40 : fardeau léger à modéré
Entre 41 et 60 : fardeau modéré à sévère
Entre 61 et 88 : fardeau sévère
L’échelle de Zarit permet une double évaluation:
Évaluation de la charge matérielle et affective pesant sur l’aidant principal du patient (partie A).
Évaluation de la fréquence des troubles du comportement et des troubles liés à la perte d’autonomie tels qu’ils sont percus par l’aidant (partie B).
Sources
Zarit SH, Reever KE and Bach-Peterson J. Relatives of the Impaired Elderly: Correlates of feelings of Burden. Gerontologist 1980 20:649-655.
Lopez J, Crespo M, Zarit SH.Assessment of the efficacy of a stress management program for informal caregivers of dependent older adults.Gerontologist. 2007 47:205-14.
Les champignons protègeraient le cerveau du déclin cognitif. L’ergothionéine pourrait être responsable de cet effet protecteur.
Les champignons sont nutritifs et particulièrement riches en antioxydants, qui protègent la santé des cellules, dont les neurones.
Ce ne sont pas réellement des légumes.
Les champignons comestibles – espèces cultivées et sauvages – contiennent une grande quantité de fibres alimentaires, d’antioxydants et de protéines , ainsi que des vitamines et des minéraux.
De nouvelles recherches ont révélé que les personnes qui intègrent des champignons dans leur alimentation – même si elles ne consomment que de petites portions – semblent avoir un risque plus faible de déficit cognitif léger (DCL), qui précède souvent la maladie d’Alzheimer.
Des chercheurs de l’Université nationale de Singapour ont émis l’hypothèse que la consommation de champignons pourrait aider à préserver la fonction cognitive à la fin de l’âge adulte.
Leurs résultats – qui apparaissent maintenant dans le Journal of Alzheimer’s Disease – suggèrent que les champignons utilisés dans la cuisine singapourienne peuvent aider à réduire le risque de DCL.
L’étude a duré 6 ans, de 2011 à 2017, et elle comprenait 663 participants âgés de 60 ans et plus au départ.
Les chercheurs se sont concentrés sur la consommation de certains des champignons les plus courants que les Singapouriens mangent:
champignons dorés
champignons Oyster
champignons shiitake
champignons de Paris
champignons séchés
L’équipe a défini la taille d’une portion de champignons comme équivalent à trois quarts d’une tasse de champignons cuits, soit environ 150 grammes.
Pour évaluer l’association entre la consommation de champignons et le risque de déclin cognitif, les chercheurs ont mesuré les capacités cognitives des participants.
L’équipe a également mené des entretiens ciblés et a demandé aux participants de subir une série de tests mesurant les aspects du fonctionnement physique et psychologique. L’entretien prend en compte les informations démographiques, les antécédents médicaux, les facteurs psychologiques et les habitudes alimentaires.
L’ergothionéine : un ingrédient responsable des effets préventifs des champignons sur le déclin cognitif ?
L’analyse des chercheurs a révélé que manger plus de deux portions de champignons cuits par semaine pourrait réduire de 50% le risque de déclin cognitif léger.
» Il semble qu’un ingrédient unique couramment disponible puisse avoir un effet dramatique sur le déclin cognitif. », déclare Lei Feng, l’auteur principal de l’étude.
Il ne s’agit que d’une observation corrélative, mais l’équipe pense qu’il peut y avoir une relation causale.
Le co-auteur de l’étude, le Dr Irwin Cheah, note que les scientifiques sont « très intéressés par un composé appelé ergothionéine, un antioxydant et anti-inflammatoire unique que les humains sont incapables de synthétiser par eux-mêmes.
Cependant, « il peut être obtenu à partir de sources alimentaires, l’un des principaux étant les champignons ». L’idée que l’ergothionéine puisse avoir un effet direct sur le risque de déclin cognitif est venue d’un étude précédente qui a paru dans la revue Biochemical and Biophysical Research Communications .
Cette recherche a révélé que les personnes atteintes de DCL avaient des taux sanguins du composé inférieurs à ceux de personnes en bonne santé du même âge. De plus, les chercheurs notent que les champignons contiennent de nombreuses autres substances dont le rôle exact sur la santé du cerveau n’est pas encore clair.
Il s’agit notamment des héricénones, des érinacines, des scabronines et des dictyophorines – une série de composés qui pourraient contribuer à la croissance des neurones.
Les substances dérivées des champignons comestibles pourraient également inhiber la production de bêta-amyloïde et de tau, deux protéines toxiques dont l’accumulation dans le cerveau coïncide avec le développement de la maladie d’Alzheimer et d’autres formes de démence.
À l’avenir, les chercheurs aimeraient mener des essais contrôlés randomisés pour tester l’effet de l’ergothionéine et d’autres composés d’origine végétale sur la santé du cerveau – en vérifiant spécifiquement leur rôle protecteur de ces dérivés des champignons sur le déclin cognitif.
La malbouffe (ou restauration rapide) est un terme générique
décrivant toutes sortes d’aliments énergétiques, contenant beaucoup de graisses
et de sucre, ainsi que du sel, mais relativement pauvres en nutriments
importants tels que les protéines, les fibres, les vitamines et minéraux.
Ce type de restauration occupe aujourd’hui une place importante dans les pays occidentaux. La pizza, les burgers et les kebabs sont devenus de grands classiques de la restauration rapide, pouvant fournir à eux seuls jusqu’à un tiers de l’apport journalier recommandé.
La restauration rapide est extrêmement attrayante chez la
plupart des enfants en raison de son goût, de son prix relativement faible et
de sa commodité (ne nécessite aucune préparation). Étant donné que les enfants
ne comprennent généralement pas comment ce type de nourriture affecte leur
santé, cela peut entraîner une dépendance.
Les aspects négatifs de la malbouffe chez l’enfant
La malbouffe entraîne des problèmes de santé à long terme tels
que l’obésité, des problèmes psychologiques qui en découlent et des maladies
chroniques à l’âge adulte. Un seul repas de fast-food pourrait ajouter
respectivement 150 et 300 kilocalories supplémentaires à l’apport calorique
quotidien chez les adolescents et les jeunes enfants.
Le manque de vitamines A et C, et de minéraux (magnésium,
calcium) encourage le développement de l’ostéoporose et de maladies associées à
une carence, ainsi que des caries provoquées par une consommation plus élevée
de sucre.
La présence d’agents colorants alimentaires dangereux et de gras
trans dans de nombreux produits de restauration rapide complique souvent le
problème.
Affections atopiques
La consommation de fast-food plus de trois fois par semaine est
associée à une plus grande probabilité de troubles atopiques tels que l’asthme,
l’eczéma ou la rhinite.
Constipation
Un apport anormalement élevé de calories, de graisses, de sucres
et autres glucides modifie les désirs alimentaires de l’enfant et rend moins
probable que l’enfant ait le désir de manger des fibres, des fruits, du lait et
des légumes. Cela peut entraîner un risque accru de constipation.
Dépendance
Il est difficile de manger sainement à l’âge adulte lorsque l’on
a été exposé à de la malbouffe, même si des problèmes médicaux connexes sont
déjà évidents, car les habitudes alimentaires des enfants se consolident à
l’âge adulte. Le goût addictif de la restauration rapide fait qu’il est peu
probable que le palais prenne plaisir à goûter des saveurs plus simples et
moins épicées provenant d’aliments considérés par l’individu plus ordinaire.
Résultats scolaires
La restauration rapide peut entraîner une baisse des résultats
scolaires, car des niveaux de sucre élevés s’accompagnent de difficulté de
concentration, rendant difficile l’accomplissement de tâches nécessitant de
longues périodes d’attention. Les fluctuations de la glycémie peuvent également
entraîner des sautes d’humeur et un manque de vigilance, ce qui réduit la
participation en classe.
Baisse d’énergie
La restauration rapide peut réduire la participation aux
activités parascolaires car elle ne fournit pas les nutriments adéquats pour
exercer normalement une activité physique. Le manque d’activité physique
empêche non seulement les enfants d’avoir une vie sociale normale, mais nuit
également à leur santé physique et mentale.
Dépression
L’obésité peut entraîner une baisse de l’estime de soi, voire
une dépression. Certains enfants exposés à la malbouffe risquent de développer
une dépression même sans être obèses. En retour, la dépression affecte la
croissance et le développement, les résultats scolaires et les relations
sociales. Il en résulte également un risque de suicide plus élevé.
Perturbations de sommeil
Les boissons gazeuses sucrées contiennent souvent de la caféine,
ce qui peut retarder l’heure du coucher et altérer les cycles veille-sommeil.
Hyperactivité
Les acides gras essentiels manquent généralement dans les
fast-foods. Ces derniers comprennent les acides gras polyinsaturés oméga-3 et
oméga-6 qui ne peuvent pas être produits dans le corps, mais sont essentiels
pour la fabrication des membranes cellulaires, et sont également nécessaires à
une bonne santé du cerveau et des yeux. On pense que le manque de ces
nutriments est associé à une augmentation du comportement antisocial, et
peut-être à l’hyperactivité, bien que davantage de recherches soient
nécessaires pour le démontrer.
Conclusion
La malbouffe doit être strictement contrôlée chez les enfants
car elle n’a aucun bénéfice pour l’organisme et peut faire beaucoup de mal. Une
simple augmentation de la consommation de fruits peut améliorer l’humeur et
réduire la gravité des maladies atopiques. Arrêter la commercialisation de la
malbouffe destinée aux enfants peut être un bon moyen de les aider à mieux
manger. Une autre solution consisterait à rendre les aliments sains plus
facilement disponibles à des prix abordables et dans un format plus attrayant.
La sibutramine (Reductil, Sibutral, laboratoire Abbot), un médicament prescrit dans le traitement contre l’obésité, augmente le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC), selon une étude financée par le laboratoire Abbott et publiée dans le New England Journal of Medicine.
Cette étude a été menée sur 10744 personnes, âgées en moyenne de 63 ans, en surpoids ou obèses et souffrant de problèmes cardiaques ou de diabète de type 2. Ces patients prenaient soit le médicament, soit un placebo pendant 6 semaines.
Près de 200 sujets ont été exclus de l’étude car ils présentaient des problèmes immédiatement après traitement. L’augmentation du risque n’était observée que chez les personnes atteintes d’une cardiopathie (une maladie cardiaque consécutive à un arrêt partiel ou total de l’irrigation sanguine du cœur), une condition fréquemment observée chez les personnes en surcharge pondérale ou obèses.
Résultats : le traitement à la sibutramine est associé à un risque accru de 36% de provoquer un accident vasculaire cérébral (2,6% dans le groupe sibutramine et 1,9% dans le groupe placebo). Le médicament a été retiré du marché En Europe mais ile peut se retrouver de façon illégale dans des produits pour maigrir même dits naturels.
La sibutramine retirée du marché
La sibutramine a été retirée du marché en raison du risque de problèmes cardiovasculaires graves chez certaines personnes qui en prenaient.
La sibutramine était indiquée chez les patients obèses avec un indice de masse corporelle initial ≥ 30 kg / m2, ou ≥ 27 kg / m2 en présence d’autres facteurs de risque (par exemple diabète, dyslipidémie, hypertension contrôlée ).
La sibutramine aide à perdre du poids en modifiant les neurotransmetteurs dans le cerveau. Plus précisemment, la sibutramine bloque la recapture des neurotransmetteurs dopamine, norépinéphrine et sérotonine. Le blocage de la recapture des neurotransmetteurs modifie l’équilibre des neurotransmetteurs dans les cellules nerveuses et affecte ainsi la fonction des neurones.
L’imagerie cérébrale permet aux scientifiques de découvrir pourquoi certaines personnes ne répondent pas aux antidépresseurs.
De nouvelles recherches suggèrent qu’il est possible de prédire dans quelle mesure une personne souffrant de dépression réagira aux médicaments, en analysant les images de son cerveau.
En utilisant l’imagerie cérébrale et l’intelligence artificielle, les chercheurs pensent qu’ils pourraient prédire l’efficacité de certains antidépresseurs.
Les études révèlent les résultats les plus récents d’un essai clinique aux États-Unis intitulé Establishing Moderators and Biosignatures of Antidepressant Response in Clinical Care (EMBARC).
Le Dr Trivedi (Université du Texas à Dallas, États-Unis), auteur principal des deux articles récents, déclare:
« Nous devons trouver des mesures objectives pour prescrire des interventions qui fonctionneront »
« Les personnes souffrant de dépression souffrent déjà de désespoir », ajoute-t-il, « et le problème peut empirer si elles prennent un médicament inefficace ».
L’une des principales raisons de la mise en place de l’EMBARC était qu’une étude antérieure avait révélé que près des deux tiers des personnes ne réagissaient pas correctement à leur premier médicament contre la dépression .
Augmentation du nombre de personnes souffrant de dépression
La plupart des gens vivent des moments de tristesse ou de faiblesse qui peuvent durer des jours, en particulier après des événements pénibles. La dépression, cependant, est une maladie psychiatrique dans laquelle ces symptômes et d’autres sont plus graves et ne disparaissent pas.
Les symptômes de la dépression comprennent des sentiments persistants de tristesse et de désespoir et une perte d’intérêt pour des activités qui étaient autrefois agréables.
D’autres symptômes peuvent également survenir, tels que l’irritabilité, l’anxiété, la fatigue, l’agitation et les difficultés à prendre des décisions et à se concentrer.
Il n’y a pas deux personnes atteintes de dépression qui ressentent nécessairement les mêmes symptômes, et même lorsqu’elles le font, cela ne signifie pas qu’un traitement qui fonctionne pour l’une fonctionnera pour l’autre.
Selon l’organisation à but non lucratif Our World in Data, le nombre de personnes souffrant de dépression dans le monde est passé de près de 170 millions en 1990 à près de 265 millions en 2017, les femmes étant plus susceptibles de souffrir de dépression que les hommes.
L’essai EMBARC a impliqué un total de 296 personnes souffrant d’un trouble dépressif majeur.
Les participants ont subi diverses IRM cérébrales, ont donné du sang pour l’analyse de leur ADN et pour effectuer d’autres tests. Ils ont également rempli des questionnaires pour évaluer leurs symptômes. Les participants ont reçu soit un antidépresseur soit un placebo pendant 8 semaines.
Utiliser l’imagerie cérébrale pour mieux prédire la dépression
Les chercheurs ont utilisé les résultats des examens IRM pour examiner la structure et l’activité cérébrales du cerveau. Ils ont comparé l’analyse d’imagerie de ceux qui ont pris l’antidépresseur sertraline avec ceux qui ont pris le placebo. Ils ont également comparé les résultats à des personnes sans dépression qui ont servi de témoins.
Ils ont trouvé des différences cérébrales distinctes entre les groupes de médicaments et le groupe placebo. Ces différences sont en corrélation avec l’amélioration des symptômes dans les 8 semaines qui ont suivi la prise d’antidépresseur.
Il semblerait qu’un bon fonctionnement de l’antidépresseur s’accompagne d’une bonne connexion entre les régions du cerveau lorsque le cerveau est à «l’état de repos».
En utilisant l’imagerie cérébrale, les chercheurs pensent qu’ils pourraient prédire l’efficacité de certains antidépresseurs.
Analyse du cerveau pendant le traitement émotionnel
Dans la seconde étude publiée dans Nature Human Behavior, les chercheurs se sont concentrés sur l’activité cérébrale de personnes dépressives soumises à une expérience. Les données qu’ils ont utilisées provenaient d’examens d’IRM fonctionnels que les participants ont subis. Au cours de ces examens, les participants ont effectué une tâche au cours de laquelle ils devaient une expérience.
Les participants ont regardé des photographies de visages humains montrant diverses émotions. Chaque image était accompagnée d’un mot ou d’une phrase décrivant une émotion particulière.
Parfois, la formulation ne décrivait pas l’émotion mais une émotion complètement différente. Le mot «heureux», par exemple, pourrait accompagner un visage effrayé. Les participants devaient lire le mot avant de sélectionner l’image suivante.
À l’aide d’une forme d’intelligence artificielle appelée apprentissage automatique, les chercheurs ont découvert qu’il existe des régions cérébrales spécifiques qui peuvent aider à prédire si les gens pourraient bénéficier de la prise de sertraline.
L’analyse assistée par l’intelligence artificielle a révélé que les participants dont l’activité cérébrale au cours de l’expérience différait le plus de celle des personnes sans dépression étaient les plus susceptibles de ne pas montrer d’amélioration des symptômes après traitement à la sertraline.
Le Dr Trivedi suggère qu’il faudra probablement une combinaison de tests sanguins et d’analyses d’imagerie cérébrale pour optimiser les chances de choisir le bon antidépresseur au départ.
« La dépression est une maladie complexe qui affecte les gens de différentes manières. Tout comme la technologie peut nous identifier à travers les empreintes digitales et les analyses faciales, ces études montrent que nous pouvons utiliser l’imagerie pour identifier les signatures spécifiques de la dépression chez les personnes. »
Sources
Effect of Intrinsic Patterns of Functional Brain Connectivity in Moderating Antidepressant Treatment Response in Major Depression. The American Journal of Psychiatry. 20 Sep 2019
Brain regulation of emotional conflict predicts antidepressant treatment response for depression. Nature Human Behaviour. volume 3, 1319–1331(2019). 23 September 2019.
Les personnes qui connaissent des épisodes récurrents de dépression sont plus à risque de développer des problèmes de mémoire plus tard dans la vie.
La présence de dépression et d’une anxiété chez une personne peut présager que celle-ci a développera des problèmes de mémoire. Les scientifiques ont déjà montré que la dépression et d’autres problèmes de santé mentale peuvent affecter la mémoire d’une personne à court terme. Par exemple, une étude publiée par la revue Cognition and Emotion en 2016 a révélé que les personnes atteintes de dysphorie – un sentiment persistant de tristesse ou d’insatisfaction qui est souvent un symptôme de dépression – avaient une mémoire de travail plus pauvre que les personnes sans aucun problème de santé mentale.
En 2019, des chercheurs britanniques (Université du Sussex à Brighton) ont apporté des preuves établissant un lien entre les problèmes de santé mentale à l’âge adulte et les problèmes de mémoire à l’âge de 50 ans.
Selon Darya Gaysina, auteur de l’étude, «plus les personnes souffrent de dépression à l’âge adulte, plus le risque de troubles cognitifs est élevé plus tard dans la vie». »
Cette constatation souligne l’importance d’une gestion efficace de la dépression pour prévenir le développement de problèmes de santé mentale récurrents. Ces problèmes de santé mentale finissent par avoir un impact délétère à long terme sur la mémoire.
Dans la nouvelle étude longitudinale, dont les résultats apparaissent dans le British Journal of Psychiatry, les chercheurs ont analysé les données de 9385 personnes nées au Royaume-Uni en 1958. Cette nouvelle étude est la première à examiner la relation à long terme entre la santé mentale et cognitive.
Les chercheurs suivent cette cohorte depuis plus de 60 ans, recueillant des informations sur la santé de chaque participant à l’âge de 7, 11, 16, 23, 33, 42, 44, 46, 50 et 55 ans. De plus, ces participants ont signalé leurs symptômes de dépression entre 23 et 50 ans et ont passé des tests de mémoire et d’autres fonctions cognitives à l’âge de 50 ans.
Les chercheurs ont utilisé un test de rappel de mots pour évaluer la mémoire des participants. Ils ont également évalué la mémoire verbale, la fluidité verbale, la vitesse de traitement de l’information et la précision du traitement de l’information de chaque personne.
La récurrence de la dépression affecte la mémoire vers 50 ans
Bien que l’expérience d’un seul épisode de dépression ou d’un autre trouble de l’humeur ne semble pas affecter la mémoire d’une personne au cours de la quarantaine, les chercheurs expliquent que le fait de traverser une période dedépression et d’anxiété à plusieurs reprises tout au long de l’âge adulte était un bon prédicteur d’une mauvaise mémoire à 50 ans. « Nous savions grâce à des recherches antérieures que les symptômes dépressifs ressentis entre le milieu de l’âge adulte et la fin de l’âge adulte peuvent prédire une baisse des fonctions cérébrales plus tard, mais nous avons été surpris de voir à quel point les symptômes de dépression persistants sont un indicateur important d’une mauvaise mémoire vers la quarantaine « , explique le premier auteur de l’étude.
Les chercheurs précisent que la principale force de cette recherche réside dans le « large échantillon représentatif au niveau national avec une longue période de suivi ».
Cependant, ils soulignent que les données ont leurs limites, la principale étant que les participants n’ont effectué des évaluations de la fonction cognitive qu’une seule fois, à 50 ans. Par conséquent, les chercheurs n’ont pas pu retracer des changements éventuels de fonction cognitive au fil du temps .
« Cette recherche devrait être un signal d’alarme pour faire ce que vous pouvez pour protéger votre santé mentale, tel que maintenir des relations solides avec vos amis et votre famille, faire de l’exercice physique ou pratiquer la méditation de pleine conscience. – qui ont tous démontré des effets bénéfiques sur la santé mentale. »
Source: Longitudinal associations of affective symptoms with mid-life cognitive function: evidence from a British birth cohort. The British Journal of Psychiatry Volume 215, Numéro 5. Novembre 2019 , pp. 675-682.
La Hongrie est le premier pays de l’Europe centrale,
qui est très développé économiquement, culturellement et académiquement.
Cependant, la principale réputation de ce pays est pour son traitement dentaire
rentable, pour lequel il est déclaré comme le Centre de tourisme dentaire. Par
conséquent, de nombreux patients souffrant de divers problèmes dentaires
voyagent du Royaume-Uni, d’Irlande, de France, d’Allemagne, de Suisse,
d’Autriche, du Canada et des États-Unis à Budapest, la capitale de la Hongrie.
Étant donné que les coûts des traitements dentaires sont très élevés dans tous
ces pays, les gens ordinaires s’attendent à économiser beaucoup d’argent en se
prévalant des soins dentaires à Budapest.
Principales raisons de se prévaloir des traitements dentaires à Budapest
Soins
dentaires de haute qualité à faible coût – Les coûts des traitements dentaires de tous types
sont beaucoup plus bas en Hongrie, par rapport à d’autres pays européens et
d’autres régions du monde. Par conséquent, les personnes arrivant ici d’autres pays anglophones
peuvent s’attendre à économiser jusqu’à 70% de l’argent qui serait nécessaire
pour des types similaires de soins dentaires dans leur propre pays. Les
traitements dentaires sont très chers dans de nombreux pays d’Europe
occidentale et les citoyens de ces endroits préfèrent économiser de l’argent en
bénéficiant de soins dentaires à bas prix en Hongrie.
Les prix moins chers de tous les types de traitements,
ainsi que les honoraires abordables des dentistes, sont les principales causes
des faibles coûts attractifs des traitements dentaires à Budapest et dans
d’autres villes hongroises.
Prix très compétitifs – Un remplacement de dent
basé sur un implant dentairecommun pour une dent qui comprend
une vis, un pilier et une couronne peut coûter entre 900 – 1,200EUR à
Budapest alors qu’il ne coûte pas moins de 2,600EUR en tout autre pays
européen. Si un écart de 3 dents doit être remplacé par un bridge à implants,
cela peut être fait avec un bridge monté sur 2 implants. Ce pont
coûte totalement environ 2,100-2,600 EUR en Hongrie, tandis que ce coût ira
jusqu’à 7,800 EUR dans d’autres pays européens. Les solutions All-on-4 sont
disponibles pour une mâchoire à partir de 5,500EUR à Budapest.
Les
coûts des couronnes et facettes en porcelaine ou en zirconium sont de 40 à 70%
inférieurs à ceux disponibles dans les pays d’Europe occidentale, où la
dentisterie esthétique est trop chère. C’est pourquoi les gens se rendent en
Hongrie pour des soins dentaires cosmétiques afin d’améliorer leur sourire au
cas où ils ne seraient pas satisfaits de la forme, de la taille ou de
l’alignement de leurs dents de devant.
Allégements fiscaux dans son propre pays – Car la Hongrie faisant partie de l’Union européenne, certains pays européens offrent des allégements fiscaux à un pourcentage considérable, sur présentation de documents valides de traitements dentaires en Hongrie. Ainsi, avec les prix dentaires très compétitifs, d’autres économies sont possibles. L’Irlande offre un remboursement d’impôt de 20% à ses citoyens lorsqu’ils produisent tous les documents médicaux à l’appui de leurs allégations de traitement dans les cliniques dentaires de Hongrie. Les patients doivent vérifier toutes les règles et réglementations dans leur propre pays, pour savoir quels types de traitements dentaires sont éligibles à un remboursement d’impôt. Les patients irlandais obtiennent ce remboursement d’impôt à la fin de l’exercice, après avoir soumis tous les papiers requis des soins dentaires hongrois.D’un autre côté, la Sécurité Sociale de la France propose une évaluation précise des allégements fiscaux dus à la nature des soins dentaires en Hongrie, uniquement après avoir soumis les documents originaux fournis aux patients des cabinets dentaires hongroises. Cependant, d’autres pays européens n’ont pas de règle gouvernementale concernant les avantages fiscaux sur les traitements dentaires hongrois; mais leurs citoyens peuvent encore économiser de l’argent grâce à leurs polices d’assurance médicale couvrant les soins dentaires en Hongrie. Sur demande, les cliniques remplissent tous les documents des patients pour remboursement après les soins dentaires
Autres raisons de la grande réputation de la Hongrie dans le cercle des patients en tourisme dentaire
Disponibilité facile des implants – La mise en place
de l’implant dentaire est le traitement le plus courant requis par la plupart
des patients souffrant de divers problèmes dentaires. Souvent, les dents usées
ou endommagées doivent être remplacées par des solutions à base d’implants. Les
gens aiment aussi les remplacements pour leurs dents perdues en raison de la
vieillesse, de maladies ou de certains accidents.
Différents types d’implants
dentaires comprennent les vis en titane remplaçant les dents manquantes. La vis
dentaire est la base d’une solution de remplacement dentaire. Si vous avez
juste besoin d’un remplacement d’une seule dent, un pilier est placé dans la
vis et une couronne est ajustée. Si vous avez des dents manquantes dans une
rangée, un bridge sera placé sur les implants, inséré aux deux extrémités de
l’espace dentaire. Cette solution est connue sous le nom de bridge retenu
par implant. Si vous avez une bouche édentée, certaines vis sont placées
dans la mâchoire et une prothèse fixe est placée sur les vis appelées concept
de traitement All-on-4.
Tous ces implants dentaires sont
également nécessaires pour les soins dentaires cosmétiques, car une
personne a l’air bizarre avec une dent manquante ou endommagée. Les implants sont
disponibles à un prix très bas, mais en haute qualité en Hongrie, par rapport à
tous les autres pays du monde.
Traitement dentaire plus rapide – Toutes les
cliniques dentaires en Hongrie s’assurent de terminer les traitements dentaires
de leurs patients étrangers dès que possible afin qu’ils n’aient pas besoin de
rester longtemps ici. Ainsi, ces patients peuvent économiser l’argent
nécessaire à leur hébergement en Hongrie, dans des hôtels, chez l’habitant ou à
Budapest ou dans d’autres villes hongroises. Même les procédures dentaires
compliquées sont terminées dans les 5 à 7 jours, mais les traitements
nécessitent des chirurgies buccales en deux visites en Hongrie, car entre
les étapes du traitement, un temps de récupération est nécessaire. Les patients
après une greffe osseuse, une sinus lift ou la pose d’implants ont besoin d’une
deuxième visite après avoir complètement guéri de la chirurgie initiale. Les
restaurations buccales complètes pour les deux arcades sans chirurgie buccale
peuvent nécessiter jusqu’à 8 à 10 jours sur une seule visite.
Partenariats avec des cliniques étrangères – Certaines cliniques
dentaires réputées de Budapest sont liées commercialement avec d’autres cabinets
dentaires du Royaume-Uni, d’Irlande ou d’autres pays européens voisins. La
renommée généralisée du tourisme dentaire en Hongrie a conduit à ces
rapprochements qui sont également bénéfiques pour les patients. Ainsi, les
patients de ces pays peuvent continuer à visiter ces cabinets dentaires dans
leur propre pays pour des examens, après le traitement dentaire initial à
Budapest.
Ils peuvent également subir la consultation clinique
primaire pour le diagnostic, ce qui les aide à se faire une idée du coût des
soins dentaires en Hongrie. Cette installation a en outre inspiré le tourisme
dentaire et les gens obtiennent les meilleurs soins dentaires à l’aide des
dernières technologies de Budapest.
Paquet de consultation
complexes –
Cependant, l’option de partenariat avec des cliniques étrangères est très
limitée et seulement quelques cabinets la proposent à l’occasion. C’est
pourquoi les cliniques proposent des formules de consultation complexes à
Budapest avec de nombreux services gratuits supplémentaires pour les patients
étrangers. C’est la façon d’obtenir un plan de traitement précis à 100%, car
tous les spécialistes et équipements dentaires sont disponibles à la cabinets
de Budapest.
Paquet de soins dentaires – Maintenant, il existe des
agences de tourisme dentaire qui sont actives en ligne et peuvent être
contactées via leurs sites Web. Ces agences offrent un soutien compact aux
visites dentaires, y compris l’obtention des frais médicaux requis dans les
cliniques dentaires et un soutien pour la réservation de billets d’avion et
d’hébergement. Habituellement, des tarifs abordables sont proposés dans ces
forfaits, en fonction du type de traitement dentaire requis par les patients en
Hongrie. Ces agences fiables veillent également au confort et à la sécurité de
leurs clients étrangers afin qu’ils puissent bénéficier des meilleurs soins
dentaires au moindre coût dans ce pays.
Il est préférable de vérifier les devis de plusieurs
agences et cliniques de tourisme dentaire et de comparer tous les coûts, pour
bénéficier de la meilleure solution pour une personne. Un étranger doit également
vérifier si le dentiste recommandé peut parler sa langue maternelle ou si un
interprète est disponible dans cette clinique, surtout s’il est incapable de
parler anglais. Tous les documents requis doivent être récupérés dans cette
clinique avant de quitter ce pays après la fin du traitement. Vous devez donc
vérifier à nouveau vos dossiers de traitement, vos factures et vos
radiographies panoramiques ou scans 3D, ainsi que vos factures d’hôtel et de
vol. Tout cela peut être utile si vous avez besoin d’un traitement mineur chez
votre dentiste local ou si vous souhaitez organiser un remboursement après les
soins à l’étranger.
Il existe de nombreux avantages des soins dentaires en
Hongrie, mais il est conseillé de faire des recherches afin d’obtenir les meilleurs
résultats.
Les récepteurs sont des molécules conçues pour se lier à un ligand, qui dans le cas du cerveau est souvent un neurotransmetteur.
Nous savons que les neurotransmetteurs suivent différentes voies une fois libérés dans le fente synaptique. La grande majorité d’entre eux sont inactivés ou recaptés. La minorité restante va se fixer sur des protéines situées sur la membrane du neurone en aval de la synapse (on parle de neurone post-synaptique); ces protéines sont appelées récepteurs.
La membrane du neurone peut-être celle d’un corps cellulaire ou d’une dendrite.
Un neurotransmitteur a son propre récepteur. Pour reprendre une métaphore classique, le neurotransmetteur est une clef qui, en se glissant dans la serrure – c’est-à-dire le récepteur – permettra d’ouvrir la porte (effet physiologique). Par exemple, le neurotransmetteur dopamine va se fixer sur le récepteur de la dopamine. En revanche, il ne pourra se fixer sur le récepteur de l’acétylcholine. C’est un peu comme si votre voisin essayait d’ouvrir votre porte avec sa clef !
De quoi est composée la ‘clef’ ?
Le récepteur a deux parties:
Une partie, située sur la partie externe de la membrane, qui reconnaît le neurotransmetteur.
Une partie, située sur la partie interne de la membrane, qui déclenche une série de réaction en chaine aboutissant à un effet physiologique.
Il existe deux types de récepteurs chez les vertébrés :
Des récepteurs (dits ionotropes) possédant un canal ionique en son sein. L’interaction du neurotransmetteur avec son récepteur provoque l’ouverture du canal. L’effet physiologique qui en découle est très rapide (moins de 1/1000ème de seconde). La transmission synaptique est donc très rapide et met en jeu les neurotransmetteurs glutamate et gaba.
Des récepteurs dit métabotropes. Ces récepteurs ne possèdent de canal mais une protéine (appelée protéine-G). La liaison du neurotransmetteur avec ce type de récepteur entraîne une réaction en chaîne à l’intérieur du neurone. Cette cascade d’événements implique par ordre d’entrée en scène :
– des molécules appelées seconds messagers puis
– des enzymes, et enfin
– d’autres molécules appelées facteurs de transcription dont le rôle est de moduler certains gènes présents dans les chromosomes du neurone. Certains d’entre eux jouent un rôle important dans la mémorisation et le stockage d’événements.
On peut comparer cette machinerie sophistiquée à des dominos tombant les uns à la suite des autres.
Ce type de transmission synaptique est, contrairement au précédent, bien plus complexe. Elle concerne la majorité des neurotransmetteurs. L’effet biologique qui en découle est plus lent (de quelques centièmes de millisecondes à quelques minutes).
Quelques notions sur le couple neurotransmetteur-récepteur
Ligand : c’est la molécule qui se lie au récepteur. Le neurotransmetteur est le ligand endogène, c’est-à-dire la molécule naturelle libérée par le neurone. Par opposition, les médicaments qui miment ou bloquent les effets du neurotransmetteur sont des ligands exogènes.
Affinité : la capacité du ligand à se fixer à son récepteur dépend entre autre de son attirance pour ce dernier : on parle d’affinité d’un ligand pour son récepteur.
Agoniste : un agoniste est un ligand qui active un récepteur et qui produit une action physiologique identique à celle du neurotransmetteur. Par exemple, la bromocriptine (Parlodel®), médicament prescrit dans le traitement des symptômes de la maladie de Parkinson, stimule les récepteurs de la dopamine en mimant les effets de cette dernière: on dit que la bromocriptine est un agoniste dopaminergique.
Antagoniste : un antagoniste est un ligand empêchant la liaison d’un ligand agoniste ou d’un neurotransmetteur sur son récepteur. Il n’a pas d’effet propre (à l’exception d’effets secondaires). Par exemple, la clozapine (LEPONEX ®), médicament utilisé dans le traitement des troubles psychotiques, bloque l’action de la dopamine sur les récepteurs de la dopamine : la clozapine est un antagoniste dopaminergique.
Voici résumé sur le schéma l’interaction d’un neurotransmetteur avec son récepteur :
Commentaires fermés sur Les lésions qui caractérisent la maladie d’Alzheimer
Le cerveau d’un patient atteint de la maladie d’Alzheimer est caractérisée par deux types de lésions : les plaques d’amyloïde et les dégénérescences neurofibrillaires.
Les plaques d’amyloïde sont situées autour des neurones et sont composées de protéines amyloïdes qui s’accumulent et s’agrègent pour former des plaques.
Les dégénérescences neurofibrillaires (DNF) sont formées d’une protéine appelée tau. Cette protéine apparaît sous une forme anormale dans la maladie d’Alzheimer, ce qui conduit à son accumulation à l’intérieur des neurones sous la forme de filaments qui finissent par ‘étouffer` les neurones.
En résumé il existe deux types de lésions dans la maladie d’Alzheimer : 1. Les plaques amyloïde sont situées autour des neurones. 2. Les DNF situées à l’intérieur des neurones.
Ces deux formes de lésions sont responsables de la mort des neurones et de la perte des synapses dans des régions responsables d’un bon fonctionnement cognitif (mémoire, apprentissage, fonctions exécutives).
Lorsque ces régions sont touchées, le patient ne peut plus mémoriser et un diagnostic de démence de type Alzheimer est posé.
La quantité de plaques amyloïde et de DNF augmente avec la sévérité de la maladie.
Légende : accumulation de plaques d’amyloïde (représentées par *) et de dégénérescences neurofibrillaires (représentées par +) en fonction de la sévérité de la maladie d’Alzheimer : stades précoce (A et D), modéré (B et E) et sévère (C et F) de la maladie.
Les lésions apparaissent avant les premiers symptômes d’Alzheimer
Les études cliniques ont permis de s’apercevoir que les plaques amyloïdes et les DNF s’accumulent bien avant (environ 10 à 15 ans) que la perte des neurones soit suffisamment marquée pour provoquer les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer.
Légende : évolution des lésions de la maladie d’Alzheimer (plaques amyloïde et DNF) en fonction de la mort neuronale.
Cela explique la raison pour laquelle les médicaments actuellement prescrits (donépezil, galantamine, rivastigmine, mémantine) ne guérissent pas la maladie d’Alzheimer.
Les études cliniques visant à bloquer la formation des plaques séniles n’ont apporté jusqu’à présent aucun résultat encourageant, d’où l’importance de mettre l’accent sur:
– la prévention (bonne alimentation, exercice physique, activité mentale) et ;
– l’identification à un stade très précoce des personnes à risque susceptible de développer la maladie d’Alzheimer.
L’utilisation de marqueurs biologiques pourrait permettre de mesurer de manière plus fiable les troubles cognitifs et ses causes lorsqu’ils ont combinés aux tests neuropsychologiques et neurologiques.
Ces marqueurs pourraient surtout permettre aux cliniciens d’identifier et de traquer la pathologie bien avant l’apparition des déficits cognitifs.
Quels sont ces marqueurs?
Plaques amyloïde
Le traceur le plus largement utilisé pour marquer les plaques amyloïdes est le Pittsburgh Compound B-carbone 11 (11C-PIB). Plusieurs études cliniques ont déjà montré qu’il est possible de séparer nettement par tomographie par émission de positons (TEP) les sujets âgés sains des patients atteints de troubles cognitifs légers (DCL) et des malades atteints de maladie d’Alzheimer. En effet la quantité de traceur est plus importante dans les zones où se concentrent les plaques amyloides. De plus, il semble possible de distinguer parmi les patients DCL ceux qui vont évoluer vers la maladie d’Alzheimer de ceux qui n’évolueront pas. Le PIB étant marqué au carbone 11 qui a une courte demi-vie, il est difficile d’envisager son utilisation dans le cadre de la clinique. C’est pourquoi des traceurs marqués au fluor 18 sont en cours de validation. Un de ces traceurs, le 18F-FDDNP, est déjà testé chez les différentes catégories d’individus (sujets sains, DCL et Alzheimer).
Légende : capture de la sonde (11C-PIB) observée chez des patients sains (CT), souffrant d’un déficit cognitif léger de sévérité croissante (DCL1, DCL2 et DCL3) ou de la maladie d’Alzheimer (MA).
Neuro-inflammation
Comme beaucoup de processus de mort neuronale, la maladie d’Alzheimer s’accompagne d’une neuro-inflammation (c’est-à-dire d’une réaction inflammatoire affectant les neurones) qui se traduit par une surexpression des récepteurs aux benzodiazépines périphériques. Ces derniers sont donc une cible intéressante pour suivre l’évolution de la maladie. Un marqueur biologique marqué au carbone 11 (appelé 11C-PK11195) a été testé chez l’homme, mais présente des difficultés d’utilisation liées à la courte période du carbone 11 (11C). De nouveaux traceurs marqués au fluor 18 sont en cours d’essai.
Niveaux de protéines amyloide et tau
Plusieurs études indiquent que les niveaux de protéines amyloïde et tau dans le liquide céphalorachidien (LCR; liquide dans lequel baignent le cerveau et la moelle épinière) de sujets âgés peuvent prédire l’apparition d’une démence chez des sujets qui ne présentent pas encore de symptômes. Ainsi, plus de 80% d’individus âgés ayant de faibles niveaux de protéine tau et des niveaux élevés de protéines amyloïde ne présenteront aucun déficit cognitif dans les quatre prochaines années.
En revanche, seulement 30% de sujets resteront sains dans les quatre prochaines années s’ils présentent des niveaux élevés de tau et de faibles niveaux d’amyloïde dans le liquide céphalorachidien.
Les faibles taux d’amyloïde dans le LCR de patients s’expliqueraient par le fait que les plaques amyloide (qui s’accumulent donc dans le cerveau des patients Alzheimer), empêchent l’amyloïde de passer dans le LCR.