Pourquoi des aînés sont plus vulnérables aux escroqueries

Avocat : un fruit pour combattre le syndrome métabolique

Des troubles mentaux apparaissent avant un diagnostic d’Alzheimer

Le sommeil réparateur devient plus difficile avec l’âge

Comment les graisses, la paresse et le diabète sont reliés

Alzheimer : le rôle de la maladie vasculaire se confirme

Oxybutynine : Un antispamodique lié à un risque accru de démence

Cystite

Le podomètre pour augmenter l’activité physique

Rééducation et AVC

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Pourquoi des aînés sont plus vulnérables aux escroqueries

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    Les chercheurs espèrent un jour être en mesure d’identifier les personnes à risque d’escroqueries financières.




    Certaines différences apparaissant dans le cerveau des personnes âgées plus enclines à être victimes d’escroqueries financières.

    L’étude révèle qu’un problème de connexions entre les neurones de deux régions du cerveau permettrait de prédire quelles personnes âgées sont plus sensibles aux escroqueries.

    De telles escroqueries affectent environ 5 % des personnes âgées après les 60 ans, a déclaré l’auteur de l’étude, Nathan Spreng, directeur d’un laboratoire à l’Université Cornell (Etats-Unis).

    « Nous soupçonnons que ce sont des changements cérébraux qui ont eu lieu avant que les personnes âgées soient abusées qui les rendent vulnérables à ces arnaques », a déclaré Spreng.

    L’incidence des escroqueries financières dans ce groupe d’âge est probablement sous-estimée. Spreng a déclaré que de nombreuses personnes âgées ne savaient pas qu’elles avaient été victimes d’escroqueries ou qu’elles ne voulaient pas déclarer l’avoir été.

    Des recherches antérieures indiquaient que les membres de la famille sont les personnes qui escroquent le plus souvent les personnes âgées.

    Spreng et son équipe ont évalué 13 personnes âgées qui avaient été volées par des membres de la famille ou des voisins, ou abusées en ligne ou par téléphone. Les chercheurs ont comparé ce groupe à 13 pairs qui avaient été exposés à un programme potentiellement dangereux, mais qui ont reconnu l’aranaque et l’ont évitée.

    Quarante-cinq tests de comportement ont été effectués sur les deux groupes pour mesurer des aspects tels que la mémoire, la personnalité, les habiletés financières et la capacité de faire attention à l’information et de l’évaluer. De plus, des examens d’IRM ont été effectués sur le cerveau des participants.

    La seule différence de comportement qui a émergé entre les groupes était qu’il y avait plus de colère et d’hostilité chez ceux qui avaient été escroqués.

    Mais les images du cerveau étaient plus révélatrices: les personnes âgées exploitées présentaient un rétrécissement plus importante et moins de connexions entre les neurones dans deux régions du cerveau.

    La première de ces régions est l’insula antérieure, ce qui suggère que le cerveau ne signale pas qu’ils font face à une situation risquée, selon les auteurs de l’étude.

    L’autre région du cerveau, appelée le cortex préfrontal médian, qui aide à lire les indices sociaux, tels que les intentions des gens.

    Les chercheurs ont également rapporté un problème de connexions dans les réseaux neuronaux des deux régions cérébrales affectées.

    Cette différence neuroanatomique pourrait expliquer pourquoi les personnes âgées sont plus vulnérables aux escroqueries.

    « Il pourrait également exister d’autres raisons qui expliqueraient ces différences d’imagerie cérébrale, telles que des problèmes de santé cardiovasculaire ou de nutrition.»

    Des études plus importantes sont nécessaires pour confirmer ces résultats et peut-être identifier des marqueurs – à la fois biologiques et comportementaux – chez les personnes les plus à risque d’escroqueries.

    « Dans l’ensemble, notre objectif est d’aider à identifier les personnes susceptibles d’être vulnérables et qui ne le savent pas », conclut le docteur Spreng.

    Source : R. Nathan Spreng et coll. Financial Exploitation Is Associated With Structural and Functional Brain Differences in Healthy Older Adults. The Journals of Gerontology: Series A, 2017.

  2. Avocat : un fruit pour combattre le syndrome métabolique

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    L’avocat serait un fruit bénéfique contre le syndrome métabolique, grâce à ses minéraux, ses vitamines et sa capacité de réduire le mauvais cholestérol (cholestérol LDL).

    En compilant des études chez l’animal et l’humain, des chercheurs iraniens ont remarqué que l’avocat possède de nombreux ingrédients tels que les caroténoïdes, les minéraux (calcium, fer et zinc), les vitamines (A, B, C et E) et les acides gras qui sont responsables de ses effets bénéfiques sur le syndrome métabolique.

    Selon les auteurs de l’étude, ces ingrédients modifieraient l’absorption des lipoprotéines, dont la fonction est de transporter les graisses dans l’organisme.

    Source : Tabeshpour Effects of Avocado (Persea americana) on Metabolic Syndrome: A Comprehensive Systematic Review, avril 2017.

  3. Des troubles mentaux apparaissent avant un diagnostic d’Alzheimer

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    Les troubles mentaux n’augmentent pas le risque de maladie d’Alzheimer. Cependant, le nombre de personnes diagnostiquées avec un trouble mental augmente avant qu’un diagnostic d’Alzheimer ne soit posé.

    Les troubles psychiatriques n’augmentent pas le risque de maladie d’Alzheimer, selon une étude  de l’Université de Finlande. Cependant, la prévalence des diagnostics psychiatriques a augmenté avant le diagnostic d’Alzheimer, ce qui pourrait être dû à la présence de symptômes avant-coureurs de la maladie d’Alzheimer.

    Les antécédents de trouble de l’humeur tels que la dépression, ou tout autre trouble psychiatrique sont associés à un risque plus élevé de maladie d’Alzheimer lorsque les troubles psychiatriques surviennent au moins cinq ans avant le diagnostic de la maladie d’Alzheimer.

    Cependant, ce lien (entre troubles mentaux et diagnostic d’Alzheimer) disparaît lorsque ces troubles apparaissent au moins 10 ans avant le diagnostic.

    Cette différence s’expliquerait par le fait que certains de ces troubles psychiatriques pourraient effectivement être des symptômes précoces de la maladie d’Alzheimer.

    L’étude a été menée dans le cadre de la cohorte MEDALZ-2005 qui incluaient tous les habitants de la communauté finlandaise atteints d’une maladie d’Alzheimer). Les antécédents de troubles psychiatriques ont été pris en compte depuis 1972.

    Source : V. Tapiainen S. et coll. Hospital-treated mental and behavioral disorders and risk of Alzheimer’s disease: A nationwide nested case-control study. European Psychiatry, 2017; 43: 92.

  4. Le sommeil réparateur devient plus difficile avec l’âge

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    De nombreux aînés ont de plus en plus de difficulté à avoir un sommeil profond et réparateur, ce qui entraînes des problèmes de santé.




    La plupart des gens voient leurs habitudes de sommeil changer lorsqu’ils vieillissent, et ne bénéficient plus d’un repos profond et réparateur.

    La «fragmentation» du sommeil est liée à un certain nombre de problèmes médicaux, tels que la dépression et la démence, déclare l’auteur principal de l’étude. Les personnes souffrant d’un sommeil fragmenté se réveillent plusieurs fois pendant la nuit et manquent les stades profonds du sommeil.

    Les études suggèrent qu’il existe un lien entre les perturbations du sommeil et le processus de démence, a déclaré Joe Winer, un autre chercheur de Berkeley qui a travaillé sur la revue.

    Autrement dit, la démence cause souvent des problèmes de sommeil qui, à leur tour, peuvent accélérer la perte de mémoire et d’autres facultés mentales. Selon Winer, la recherche sur les animaux suggère que le sommeil profond aide à «nettoyer» le cerveau des protéines amyloïdes qui se développent chez les personnes atteintes de démence.

    Il peut donc y avoir un « cercle vicieux », où la démence et le mauvais sommeil se stimulent mutuellement.

    Des cycles vicieux semblables peuvent également fonctionner avec d’autres maladies, a déclaré Mander. Il a également souligné, cependant, que certains changements dans les habitudes de sommeil peuvent être parfaitement normaux.

    Les personnes âgées sont très susceptibles de se mettre au lit et de se lever tôt. Elles peuvent aussi dormir un peu moins que lorsqu’elles étaient plus jeunes. Et cela peut être une bonne chose.

    « Nous ne voulons pas inquiéter les individus qui, constatant qu’ils dorment moins que d’habitude, pensent qu’ils vont développer la démence », poursuit le chercheur.

    Mais, a t-il ajouté, il est important de reconnaître le sommeil comme l’un des facteurs de style de vie les plus importants pour rester en bonne santé, au même titre que l’exercice et une alimentation saine.

    Le Dr Mander, un des autres co-auteurs de la revue, a remarqué qu’une des raisons pour lesquelles l’exercice régulier nous garde en bonne santé est qu’il permet un sommeil de meilleure qualité.

    « Pourquoi certaines personnes vieillissent-elles mieux que d’autres? Nous pensons que le sommeil est l’un des facteurs de succès. »

    A l’inverse, un sommeil pauvre a manifestement des conséquences néfastes sur la santé.

    Par exemple, l’apnée du sommeil provoque des arrêts répétés de la respiration pendant la nuit, et elle est liée à des maladies majeures, telles que les maladies cardiaques, le diabète, voire la maladie d’Alzheimer. La recherche suggère également qu’elle peut ralentir la mémoire et la pensée.

    La qualité du sommeil semble plus importante que la durée : si une personne âgée dort un peu moins que d’habitude, ou se réveille une fois la nuit pour s’endormir rapidement, ce n’est probablement pas un problème.

    Les personnes âgées devraient parler à leur médecin si elles dorment habituellement moins de six heures par nuit ou dorment plus de 6 heures mais de manière saccadée.

    Dans certains cas,  l’apnée du sommeil peut en être la cause.

    Les personnes âgées peuvent améliorer leur sommeil en adaptant l’activité physique et sociale dans leur routine quotidienne. La nuit, il est suggéré de s’assurer que la température de la chambre à coucher est confortable et de limiter l’exposition à la lumière artificielle – en particulier la lumière bleue de l’ordinateur et des écrans de télévision.

    Un des spécialistes souligne l’importance d’avoir suffisamment de lumière du jour, le matin et l’après-midi: cela permet de garder correctement les rythmes circadiens du corps (le cycle sommeil-réveil).

    Mais les gens ne doivent pas attendre de viellir pour se soucier du sommeil. Selon l’équipe de Mander, les gens commencent souvent à perdre la capacité de dormir profondément dès l’âge mûr, et ce déclin se poursuit au cours des années.

    Il n’est pas encore sûr, déclare Mander, que les bonnes habitudes de sommeil suivies vers la cinquantaine contribuent à nous protéger plus tard des problèmes de sommeil.

    Source: Bryce Mander et coll. Sleep and Human Aging, Neuron, avril 2017.

  5. Comment les graisses, la paresse et le diabète sont reliés

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    Une étude suggère que les graisses provenant des huiles de cuisine que les gens consomment peuvent saboter leurs efforts pour rester en bonne santé et faire développer le diabète.



    Des chercheurs de l’UBC suggèrent qu’une forte consommation d’acides gras polyinsaturés, et non d’acides gras monoinsaturés, entraînent une sédentarité, surtout chez les femmes.

    L’un des chercheurs souligne qu’il n’y a pas si longtemps, la maladie cardiaque était liée aux graisses saturées – une idée de plus en plus controversée ces dernières années.

    Cette réflexion a incité les gens à éliminer les acides gras saturés de la plupart des aliments en faveur des acides gras monoinsaturés et polyinsaturés, contenus dans les aliments «de commodité» tels que les frites, les barres énergétiques, les biscuits ou les hamburgers qui utilisent des huiles de cuisson comme le maïs, le tournesol et le soja et la margarine.

    Les chercheurs ont étudié les données de 21 pays en Europe, en particulier les données relatives aux filles pré-adolescentes. Puis ils ont mesuré les taux de glycémie des femmes adultes.

    Ils ont pris en compte certains facteurs tels que le temps passé chaque semaine à regarder la télévision, le PIB du pays, l’urbanisation et même la latitude.

    Résultats : il existe une association claire entre la consommation d’acides gras polyinsaturés et un comportement sédentaire, en particulier chez les filles de 11 ans.

    « Notre étude présente de nouvelles preuves que les acides gras polyinsaturés sont fortement associés au comportement sédentaire chez les filles pré-adolescentes et faiblement associés au diabète chez les femmes adultes à travers l’Europe », déclare Ghosh, recommandant plus d’études afin de confirmer ses résultats.

    « Si quelqu’un commence un programme d’exercices sans examiner de près les graisses, en particulier les acides gras polyinsaturés, ce programme pourrait être voué à échec. »

    Source : Ghosh S. et coll. A high-fat diet rich in corn oil reduces spontaneous locomotor activity and induces insulin resistance in mice. The Journal of Nutritional Biochemistry, 2015; 26 (4): 319.

  6. Alzheimer : le rôle de la maladie vasculaire se confirme

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    Les personnes d’âge mûr présentant des facteurs de risque vasculaire auront des niveaux d’amyloïde plus élevés 25 ans plus tard. Elles sont donc plus à risque de développer une démence.



    Ces facteurs de risque sont l’obésité, l’hypertension artérielle, le diabète, l’hypercholestérolémie et le tabagisme.

    Des chercheurs américains (École de médecine de l’Université Johns Hopkins, Baltimore) ont examiné les données de 346 participants (de 45 à 64 ans) sans démence au début de l’étude.

    Les facteurs de risque vasculaire incluaient l’obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30), la consommation de cigarettes, l’hypertension, le diabète et l’hypercholectérolémie (cholestérol total supérieur à 200 mg/dL). D’autres facteurs ont été pris en compte : l’âge, le sexe, la race, la présence de l’allèle APOE4 (une variante du gène de l’apolipoprotéine associée à un risque accru de maladie d’Alzheimer) et le niveau d’instruction.

    Les niveaux d’amyloide ont été mesurés dans le cerveau 25 ans plus tard à l’aide d’une sonde radioactive mise en évidence par tomographie par émission de positons.

    Les chercheurs ont constaté qu’une combinaison de ces facteurs de risque vasculaire apparus entre 45 et 64 ans – mais pas plus tard – était associée à plus d’amyloïde dans le cerveau, quelque soit la race et la présence de l’allèle APOE4.

    « Ces données soutiennent l’hypothèse que l’exposition à ces facteurs de risque vasculaire autour de la cinquantaine, mais pas à une âge avancé, est délétère pour le cerveau, l’exposant à un risque accru de maladie d’Alzheimer.

    Source : Gottesman RF et coll. Association Between Midlife Vascular Risk Factors and Estimated Brain Amyloid Deposition. JAMA, 2017; 317 (14): 1443.

  7. Oxybutynine : Un antispamodique lié à un risque accru de démence

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    Un médicament lié à un risque accru de démence est pris par des millions d’Américains âgés qui souffrent d’hyperactivité vésicale.




    L’hyperactivité vésicale (ou syndrome de la vessie hyperactive) se caratérise par une contraction involontaire et excessive de la paroi de la vessie.

    Plus d’un quart des patients souffrant de ce problème urinaire ont reçu de l’oxybutynine (Ditropan).

    L’oxybutynine est un antispasmodique qui empêche les spasmes du muscle vésical à l’orgine des contractions involontaires de la vessie.

    Pourtant, « l’oxybutynine est un médicament particulièrement peu efficace chez les patients âgés souffrant de ces troubles », a déclaré l’auteur principal de l’étude, le docteur Daniel Pucheril, un urologue à l’hôpital Henry Ford à Detroit (Etats-Unis).

    Des études antérieures ont associé ce médicament à des problèmes cognitifs et à un risque accru de démence chez les personnes âgées. L’oxybutynine a des propriétés antimuscariniques, c’est-à-dire qu’il bloque l’action de l’acétylcholine, un neurotransmetteur impliqué dans la mémoire.

    « C’est un médicament efficace chez les patients plus jeunes, mais il présente des risques chez les patients plus âgés »

    On estime que 33 millions d’Américains ont une vessie hyperactive. Ces personnes doivent souvent uriner en urgence et/ou fréquemment. Certains souffrent également d’incontinence.

    Les traitements non médicaux –tels que des changements de régime alimentaire, les exercices et l’urination programmée – sont généralement les traitements de première ligne. La chirurgie est parfois une option, de même que les médicaments antimuscariniques prescrits comme l’oxybutynine.

    Pour déterminer la fréquence à laquelle l’oxybutynine est prescrite aux personnes âgées, les chercheurs ont examiné des données allant de 2006 à 2012. Ils se sont concentrés sur environ 2 600 patients âgés de 65 ans et plus qui ont reçu des prescriptions d’oxybutynine ou des médicaments similaires dans le traitement de la vessie hyperactive. Le médicament a été prescrit dans 27% des cas.

    Seulement 9 % de ceux qui ont pris le médicament ont subi un examen neurologique, bien que l’agence de santé américaine (U.S. Food and Drug Administration) recommande de surveiller ces patients pour tout signe de problèmes de cerveau.

    En outre, certains médecins peuvent ignorer les effets secondaires de l’oxybutynine sur le cerveau, ont indiqué les chercheurs.

    Bien que des alternatives existent, les experts ne sont pas d’accord sur le fait qu’ils sont plus sûrs. Un article publié en 2011 dans Current Urology Reports rapporte que la darifénacine (Enablex), la toltérodine (Detrol), le trospium (Sanctura) et la solifénacine (Vesicare) ont peu ou pas de risque d’effets secondaire semblables à ceux rapportés avec l’oxybutynine sur le cerveau.

    Selon Pucheril, d’autres options possibles incluent une nouvelle classe de médicaments appelés agonistes bêta-3, la neuromodulation (stimulation électrique des nerfs) et l’utilisation de Botox appliqué sur la vessie.

    Source : European Association of Urology Conference, Londres, mars 2017.

  8. Cystite

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    La cystite est une infection bactérienne de l’urètre et de la vessie, qui sont normalement stériles (c’est-à-dire sans microbes).




    Les bactéries s’attachent au revêtement de la vessie, ce qui provoque une inflammation de la zone.

    La cystite affecte les personnes des deux sexes et tous les âges. Il est plus fréquent chez les femmes que chez les hommes.

    Environ 80% de toutes les infections urinaires sont causées par Escherichia coli.

    Ces bactéries font partie de la flore intestinale saine. Cependant, des types virulents peuvent entrer dans la vessie à travers l’urètre et provoquer des infections urinaires.

    Les infections des voies urinaires représentent une grande partie des infections avec hospitalisation, en particulier chez les patients utilisant des cathéters urinaires.

     

    Causes de la cystite

    Il existe de nombreuses causes possibles de cystite, mais la plupart des cas ont une cause infectieuse. La majorité des cas infectieux sont dus à une infection bactérienne à partir ascendante des zones génitales/urinaires externes.

     

    Quelques facteurs de risque

    • Insertion d’un tampon, il existe un léger risque de formation de bactéries par l’urètre.
    • Utilisation d’un diaphragme pour la contraception.
    • Vessie incomplètement vidée.
    • Mucus insuffisant chez les femmes ménopausées, favorisant la multiplication des bactéries.
    • Les femmes ménopausées sous thérapie de remplacement hormonal.
    • Baisse des niveaux d’œstrogène.

     

    Diagnostic de la cystite

    Un médecin posera au patient quelques questions, effectuera un examen et effectuera un test d’urine.

    Un échantillon d’urine peut être effectué pour déterminer le type de bactéries dans l’urine. Après avoir découvert quelle bactérie provoque l’infection, le patient recevra un antibiotique par voie orale.

    La plupart des médecins proposeront également de savoir si le patient peut avoir une infection sexuellement transmissible, dont les symptômes similaires à la cystite.

    Les patients qui ont une cystite régulièrement peuvent nécessiter d’autres tests. Cela pourrait inclure une échographie, une radiographie ou une cystoscopie (un examen de caméra à fibre optique) de la vessie.

     

    Traitements de la cystite

    Le jus de canneberge est généralement consommé pour prévenir les infections de la vessie. Il existe un ingrédient actif dans les canneberges qui empêche les bactéries de coller à la paroi de la vessie. Cependant, le jus de canneberge ou les capsules provenant de la canneberge peuvent ne pas contenir assez de cet ingrédient actif pour être bénéfique dans la prévention des symptômes. Néanmoins, le jus de canneberge est une méthode commune utilisée par les personnes pour prévenir les infections urinaires. Dans la grande majorité des cas, la cystite légère se résoudra dans quelques jours.

    Toute cystite qui dure plus de 4 jours doit faire l’objet d’une consultation médicale.

    Parfois, une prescription d’antibiotiques de 3 à 10 jours est nécessaire. La plupart des patients sentiront les effets bénéfiques d’un antibiotique au cours du premier jour de traitement. Si les symptômes ne s’améliorent pas après la prise des antibiotiques, le patient doit retourner chez le médecin.

    Les personnes âgées et celles qui ont un système immunitaire affaibli, comme les personnes atteintes de diabète, ont un risque plus élevé de propagation de l’infection au rein, ainsi que d’autres complications. Les personnes vulnérables devraient être traitées rapidement.

    Boire beaucoup de liquides aide à éliminer les bactéries à travers le système. Évitez l’alcool.

     

    Symptômes de la cystite

    • Traces de sang dans l’urine.
    • Urine sombre et/ou trouble.
    • Forte odeur d’urine.
    • Douleur juste au-dessus de l’os pubien.
    • Douleur au bas du dos.
    • Douleur dans l’abdomen.
    • Besoin fréquent d’uriner.
    • Sensation de brûlure lorsque l’on urine.
    • Les femmes âgées peuvent se sentir faibles et fiévreuses mais ne présentent aucun des autres symptômes mentionnés ci-dessus

     

    D’autres maladies ou affections ont des symptômes similaires à la cystite, telles que:

    • L’urétrite (inflammation de l’urètre).
    • Prostatite (inflammation de la prostate).
    • Hyperplasie bénigne de la prostate (uniquement chez les hommes).
    • Blennorragie.
    • Candida albicans (muguet)

     

    Prévention de la cystite

    De nombreux cas de cystite ne sont pas évitables. Cependant, les quelques mesures suivantes peuvent aider:

    • Avoir une bonne hygiène (utilisez sans parfum autour des organes génitaux).
    • Aider complètement la vessie.
    • Évitez les sous-vêtements et les pantalons serrés.
    • Porter des sous-vêtements en coton

    Si les hommes souffrent d’une cystite, celle-ci est potentiellement plus grave que chez les femmes. La cystite masculine est plus susceptible d’être causée par une autre affection sous-jacente, comme une infection de la prostate, un cancer, une obstruction ou une grosse prostate.

    Dans la plupart des cas de cystite masculine, le traitement précoce est efficace et le problème est résolu. Cependant, les infections de la vessie non traitées peuvent conduire à des infections rénales ou prostatiques et / ou des dommages.

  9. Le podomètre pour augmenter l’activité physique

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    L’utilisation d’un podomètre serait un bon moyen d’augmenter l’activité physique chez les personnes hypertensives ou souffrant de diabète de type 2.

    L’utilisation d’un podomètre serait un bon moyen d’augmenter l’activité physique chez les personnes hypertensives ou souffrant de diabète de type 2.

    Des chercheurs canadiens (Centre universitaire de santé McGill) ont demandé à 364 personnes d’utiliser un podomètre pendant un an.

    Après cette période, ils ont rapporté une augmentation de 20% du nombre de pas quotidiens, avec 1200 pas de plus par jour en moyenne comparés à ceux qui ne portaient pas de podomètre.

    Les chercheurs ont rapporté également une amélioration de la résistance à l’insuline.

    Selon les chercheurs, calculer le nombre de pas effectués par le patient pourrait être considéré « comme un traitement ».

    Le podomètre peut permettre d’évaluer son activité physique, surtout si l’on ne pratique pas régulièrement de sport.




    Des études précédentes indiquaient qu’il faut faire au moins 10 000 pas par jour pour ressentir les bienfaits de l’exercice, alors que faire moins de 5000 pas par jour nous expose à un risque d’hypertension et de diabète de type 2.

    Source : K. Dasgupta et coll. Physician step prescription and monitoring to improve ARTERial health (SMARTER): A randomized controlled trial in patients with type 2 diabetes and hypertension. Diabetes, Obesity, and Metabolism, février 2017.

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  10. Rééducation et AVC

    Commentaires fermés sur Rééducation et AVC

    La rééducation motrice doit être pratiquée le plus tôt possible après un AVC, recommande la Haute autorité de santé (HAS), une autorité indépendante française chargée de définir les bonnes pratiques en matière de santé.
    « La mise en place du renforcement musculaire est nécessaire, et travailler sur la rééducation à la marche doit se faire dès que possible », souligne l’organisme, qui dresse la liste des méthodes de rééducation motrice, en fonction des trois « phases » de prise en charge (phase « aiguë » jusqu’à 14 jours après l’AVC, phase « subaiguë » de 14 jours à 6 mois après l’AVC et phase « chronique » ensuite).

    Sommaire

    • Peg the Mole : une application pour traiter les victimes d’AVC.
    • AVC : la stimulation électrique cérébrale pour aider les patients à récupérer.
    • AVC : un gant intelligent pour la rééducation des patients
    • REAplan : un robot médical pour favoriser la rééducation des patients victimes d’AVC.

    Peg the Mole : une application pour traiter les victimes d’AVC.

    Avril 2017. Une application pour iPad (Peg the Mole) a été développée pour aider au rétablissement de victimes d’accident vasculaire cérébral (AVC) chez eux plutôt qu’à l’hôpital.

    Peg the Mole a été conçue par des chercheurs canadiens (Université Acadia, Nouvelle-Écosse) pour traiter la négligence spatiale unilatérale, un trouble neurologique commun causé par un AVC.

    Ainsi, une personne atteinte d’une lésion du cortex du lobe pariétal de l’hémisphère droit a la capacité de voir, mais néglige ce qui se passe de son côté gauche.

    Les gens qui en souffrent ne peuvent évidemment pas conduire et des actions faciles comme traverser la rue peuvent devenir très dangereuses, selon elle.

    AVC : la stimulation électrique cérébrale pour aider les patients à récupérer.

    Améliorer la récupération de victimes d’un accident vasculaire cérébral grâce à des stimulations électriques c’est ce sur quoi travaillent des chercheurs de l’université d’Oxford. Et ils auraient fait un premier pas vers des traitements.

    La petite étude a porté sur 24 volontaires dont l’AVC avait réduit la motricité des membres supérieurs. Le groupe a été divisé en deux. Les deux groupes ont été soumis à une physiothérapie intense de neuf jours et tous les patients étaient équipés d‘électrodes mais seulement un groupe a reçu des stimulations électriques.

    Lire l’article complet sur Euronews.com

    AVC : un gant intelligent pour la rééducation des patients. Janvier 2016. Un jeune diplômé d’un MBA (Darden School of Business, États-Unis), a mis au point un gant intelligent (baptisé Rapael Intelligent Glove) destiné à améliorer la prise en charge des malades ayant été victimes d’un AVC.

    Ces patient peuvent porter ce gant à l’occasion de leurs activités quotidiennes : verser de l’eau dans un verre, lancer une balle, ouvrir une porte de frigidaire etc.

    gant_electriqueLa personne a également la possibilité d’effectuer des séances de rééducation virtuelle à l’aide du gant. Un moniteur de surveillance conecté au gant peut analyser les résultats et ajuster la difficulté des tâches. Les résultats sont envoyés à une équipe médicale qui procède à une évaluation globale en présence du patient. Hoyoung Ban,  à l’origine de cette invention, souhaite le commercialiser pour les soins à domicile en 2016, par le biais de sa société Neofect.

    En 2014, des chercheurs allemands (Ruhr-Universität Bochum) avaient déjà mis au point un gant qui permet une meilleure rééducation des patients victimes d’AVC, en améliorant leur perception tactile et leurs fonctions motrices. Ce gant émet de légers signaux électriques qui stimulent les fibres nerveuses reliant la main au cerveau. Les patients ont une meilleure perception tactile de leurs doigts. Les séances durent de 45 à 60 minutes par jour, 5 jours par semaine, sur une période d’au moins un an. Elles ne demandent pas d’attention particulière et peuvent donc être entreprises en pratiquant une autre activité (marche, lecture etc.). Source: Hubert R. Dinse and Martin Tegenthoff. Brain stimulation at your fingertips. Rubin, février 2014.


    REAplan : un robot médical pour favoriser la rééducation des patients victimes d’AVC.
     Novembre 2015. Un robot médical (REAplan) a été développé par une start-up belge (Axinesis, Université catholique de Louvain-la-Neuve) pour faciliter la récupération de la motricité des membres supérieurs. Il est particulièrement destiné aux personnes victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC).
    Il se fonde sur les propriétés plastiques du cerveau qui permettent aux neurones sains de se réorganiser suite à une lésion du tissu cérébral.

    Cette neuroplasticité est provoquée par la répétition de mouvements du bras, ce dernier étant mobilisé dans un dispositif d’assistance qui assiste le patient de manière interactive en fonction de ses propres déficiences motrices. Testé avec succès en Belgique, ce nouvel appareil de réadaptation sera bientôt disponible en France.

    Lire l’article complet sur faire-face.fr