Oméga-3 et 6 (acides gras polyinsaturés)

Maladie de Parkinson et nouvelles technologies

Les aînés ont des problèmes pour gérer leurs finances et médicaments

La plupart des personnes âgées utilisent des téléphones en conduisant

Les espaces verts améliorent le bien-être des aînés

Pourquoi des aînés sont plus vulnérables aux escroqueries

Avocat : un fruit pour combattre le syndrome métabolique

Des troubles mentaux apparaissent avant un diagnostic d’Alzheimer

Le sommeil réparateur devient plus difficile avec l’âge

Comment les graisses, la paresse et le diabète sont reliés

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Oméga-3 et 6 (acides gras polyinsaturés)

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    Les oméga-3 sont des acides gras polyinsaturés dont les principaux sont l’acide alpha-linolénique, l’acide éicosapentaénoïque et l’acide docosahexaénoïque.

    On les retrouve en grandes quantités dans certains poissons gras, le lin, la noix, la cameline et le colza.

    Les oméga-6 sont des acides gras polyinsaturés (ex. acide linoléique, acide gamma-linolénique, acide eicosadiènoïque, acide docosadiènoïque) que l’on retrouve dans certaines huiles (pépins de raisin, tournesol, germe de blé, maïs, noix, de soja), dans certaines viandes, ainsi que dans les abats et le poisson.

    Les oméga-3 et les oméga-6 sont des acides gras qui ne sont pas produits par l’organisme et proviennent donc de l’alimentation. La consommation maximale souhaitable  est de 3 g par jour, dont 2 g seulement provenant de compléments alimentaires.

    Oméga 3

    Sources alimentaires

    Aliments (100g)Acide linoléique (oméga-6)Acide alpha-linolénique (oméga-3)
    Huile d’arachide25gTraces
    Huile de colza15g8g
    Huile de coprah2,5gTraces
    Huile de noix60-70g8g
    Huile d’olive7-10g1g
    Huile de palme10gTraces
    Huile de soja50g7g
    Huile de tournesol60gTraces
    Huile de mais50-60g1g
    Huile de pépins de raisinsPlus de 60gTraces
    Huile de soja55g8g
    Graisse de poulet20g 
    Graisse de canard20g 
    Beurre4-15gTraces
    Jaune d’oeuf9gTraces
    FromageMoins de 1g  

    Efficacité des oméga-3 et oméga-6

    Vieillissement cérébral

    Les acides gras polyinsaturés sanguins sont à une bonne santé des structures cérébrales et des capacités cognitives dont on sait qu’elles diminuent au début du vieillissement.

    Elles corroborent l’hypothèse que la consommation alimentaire d’acides gras oméga-3 et oméga-6 peut favoriser un bon vieillissement du cerveau.

    Le cerveau est un ensemble de parties interconnectées, chacune d’elles vieillissant à son rythme. Certaines structures cérébrales commencent à se détériorer avant les autres.

    « Nous avons étudié un réseau du cerveau – le réseau frontoparietal – qui joue un rôle important dans la capacité de résoudre des problèmes et qui vieillit précocement », déclare l’un des auteurs de l’étude.

    « Dansl’autre étude, nous avons examiné la structure de la matière blanche du fornix, un groupe de fibres nerveuses au centre du cerveau qui joue un rôle important dans la mémoire », a-t-elle poursuivi.

    Des recherches antérieures ont montré que le fornix est l’une des premières régions du cerveau à être atteinte dans la maladie d’Alzheimer.

    Dans les deux études, les chercheurs ont mesuré les niveaux d’acides gras polyinsaturés sanguins d’adultes de 65 à 75 ans. Ils ont analysé la relation entre ces niveaux et la structure du cerveau des sujets et leur performance aux tests cognitifs.

    Cette recherche diffère d’autres études de ce type, qui avaient tendance à se concentrer sur un ou deux acides gras polyinsaturés, à savoir la DHA et l’EPA.

    D’autres acides gras, comme l’acide alpha-linolénique et l’acide stéaridonique, sont des précurseurs de l’EPA et du DHA  dans le corps. Ces matières grasses peuvent être dérivées d’aliments tels que les noix, les graines et les huiles.

    « L’objectif central de la recherche est de comprendre comment ces nutriments affectent la santé du cerveau. Certains de ces nutriments sont considérés comme plus avantageux que d’autres ».

    L’équipe de chercheurs a également rapporté une corrélation entre les niveaux sanguins de trois acides gras oméga-3 – ALA, acide stéaridonique et acide écosatérienique – et la capacité des personnes à résoudre des problèmes.

    D’un point de vue anatomique, les personnes ayant un taux sanguin plus élevé de ces trois nutriments ont tendance à avoir une taille plus importante du cortex frontopariétal.

    « Beaucoup de travaux nous indiquent que les gens doivent manger du poisson et de l’huile de poisson pour obtenir des effets neuroprotecteurs des graisses DHA et EPA, mais cette nouvelle découverte suggère que même les graisses que nous obtenons des noix, des graines et des huiles peuvent également faire une différence dans le cerveau ».

    Dans la deuxième étude, l’équipe a constaté que la taille du fornix était associée à un équilibre des acides gras oméga-3 et oméga-6 dans le sang et qu’un fornix plus robuste coïncidait avec une meilleure mémoire chez les personnes âgées.

    « Ces résultats ont des implications importantes pour le régime occidental, qui tend à être mal équilibré avec de grandes quantités d’acides gras oméga-6 et de faibles quantités d’acides gras oméga-3 », conclut le chercheur.

    Ces deux études suggèrent que les différents types de graisses polyinsaturées renforcent les circuits neuronaux qui sont vulnérables face à la maladie ou au fur et à mesure que l’on vieillit.

    Source : Marta K. Zamroziewicz et coll. Determinants of fluid intelligence in healthy aging: Omega-3 polyunsaturated fatty acid status and frontoparietal cortex structure. Nutritional Neuroscience, mai 2017; 1.

    Schizophrénie

    Une supplémentation en oméga 3 pourrait réduire sensiblement le risque de développer une schizophrénie chez des jeunes à risque de développer des troubles psychotiques.

    41 personnes âgées de 13 à 25 ans, considérées comme à risque, ont consommé pendant 12 semaines des oméga-3 (1,2 g par jour).

    Seulement 10% du groupe recevant des omega-3 ont développé une schizophrénie au cours des sept années suivantes, comparé à 40% chez le groupe placebo.

    Selon les auteurs de cette étude, ces résultats préliminaires offrent une nouvelle voie d’un traitement préventif chez les jeunes à risque de développer des psychoses.

    Afin d’expliquer ces résultats, les chercheurs suggèrent que les omega-3 bloquent l’action des molécules de l’inflammation (cytokines) censés être reponsables du développement des psychoses.

    Source : G. Paul Amminger et al. Longer-term outcome in the prevention of psychotic disorders by the Vienna omega-3 study. Nature communications, août 2015.

    Les oméga-3 passent dans le cerveau

    Une étude de l’Institut Karolinska en Suède montre que les acides gras oméga-3 présents dans les compléments alimentaires peuvent traverser la barrière hémato-encéphalique chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

    L’on sait peu de chose sur les effets des changements de régime alimentaire sur le transport des acides gras essentiels à travers la barrière hémato-encéphalique (BHE). La BHE sert à protéger le cerveau contre les substances chimiques nocives existant naturellement dans le sang, mais également à bloquer la libération de médicaments dans le cerveau.

    Plusieurs maladies peuvent affecter le profil des acides gras dans le système nerveux central; chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer, par exemple, des recherches ont rapporté des concentrations d’oméga-3 inférieures à celles normalement observées chez les personnes saines.

    Dans cette  étude, faisant partie du projet OmegAD, les scientifiques a examiné si une supplémentation en oméga-3 pouvait modifier les taux d’acides gras chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer à un stade léger. Trente-trois patients ont participé à l’étude, 18 d’entre eux ont reçu quotidiennement un supplément d’oméga-3  et 15 un placebo pendant six mois.

    Les résultats montrent que le premier groupe avaient des niveaux plus élevés de DHA et de l’acide eicosapentaénoïque (EPA, un acide gras oméga-3) dans leur liquide céphalo-rachidien (qui entoure le système nerveux central) et le sang.

    «Chez les animaux, les suppléments alimentaires de DHA conduisent à une augmentation des concentrations de DHA dans le cerveau», explique le professeur Jan Palmblad, qui est à l’origine de l’étude.

    «Ici, nous montrons que la même chose s’applique à l’homme, ce qui suggère que les oméga-3 les acides gras présents dans les compléments alimentaires traversent la BHE. Cependant, beaucoup de travail reste à faire pour déterminer si les acides gras peuvent être utilisés dans le traitement de la maladie d’Alzheimer afin de stopper les pertes de la mémoire .»

    Source: Transfer of omega-3 fatty acids across the blood-brain barrier after dietary supplementation with a docosahexaenoic acid (DHA)-rich omega-3 fatty acid preparation in patients with Alzheimer’s disease: the OmegAD study. Journal of Internal Medicine, 2013.

    Troubles cognitifs légers

    Une étude a rapporté que l’acide docosahexaénoïque, un acide gras faisant partie de la famille des oméga-3, améliore la mémoire et l’apprentissage chez les patients âgés souffrant de déficit cognitif léger.

    Cette étude randomisée en double aveugle (appelée Memory Improvement with Docosahexaenoic Acid Study ou MIDAS) a évalué l’effet d’un traitement oral de DHA (900 mg/jour pendant 6 mois) sur des sujets âgés de 55 ans et plus (n=485) et se plaignant de troubles de mémoire avérés ou non.

    Selon un dirigeant du Council for Responsible Nutrition (CRN), ces résultats publiés dans Alzheimer’s & Dementia (le journal de l’Association Alzheimer américaine, numéro de novembre 2010) vont dans le même sens que ceux précédemment publiés, à savoir que :
    – de faibles niveaux de DHA étaient associés à un déclin cognitif chez la personne âgée, et
    – des niveau élevés de DHA aident à réduire le risque de maladie d’Alzheimer.

    Ces résultats sous-estiment l’importance d’un traitement précoce à la DHA. En effet , une étude parue dans le même dans the Journal of the American Medical Association indique que la DHA n’a aucun effet bénéfique chez les patients Alzheimer

    L’auteur principal de cette essai clinique a déclaré que les résultats publiés dans JAMA auraient été probablement différents si les sujets avaient été traités plus précocement.

    Les suppléments alimentaires sont de plus en plus prisés par les américains de plus de 55 ans, dont 40% d’entre eux avouent en prendre pour bien vieillir.

    Source: Quinn JF et al. Docosahexaenoic acid supplementation and cognitive decline in Alzheimer disease: a randomized trial. JAMA. 2010; 304(17):1903-11.

    Des chercheurs ont émis l’hypothèse que les oméga-3, présents dans les neurones, préviendraient des conséquences néfastes du vieillissement cérébral. Ainsi, de faibles niveaux d’acide docosahexaénoïque (DHA) dans le cerveau, reflétant un faible apport alimentaire en DHA sont associés à un déclin cognitif accéléré et à une augmentation du risque de démence. Cependant, les essais réalisés à ce jour sur des patients Alzheimer ne sont pas concluants.

    Une étude a analysé l’association d’une consommation d’acides gras polyinsaturés sur une population d’individus souffrant d’un déclin cognitif léger (DCL). Jusqu’à présent, les études s’étaient penchées sur une population chez qui un diagnostic de démence avait été posé, et non sur des sujets à risque.

    Les 1233 participants septuagénaires, qui n’étaient pas déments au début de l’étude, ont répondu à 128 questions relatives à leurs habitudes alimentaires.

    Résultats : la consommation d’acides gras mono et polyinsaturés s’accompagne d’une baisse de risque de développer un DCL.

    Voici le pourcentage de baisse pour chaque groupe de consommateurs, comparé au groupe consommant le moins (groupe de référence):

    Groupe consommant le plus d’acides gras polyinsaturés : – 56% de risque de développer une DCL
    Groupe consommant le plus d’oméga-6 : -56%
    Groupe consommant le plus d’oméga-3 : -38%

    Source: Roberts et al. Polyunsaturated Fatty Acids and Reduced Odds of MCI: The Mayo Clinic Study of Aging. J Alzheimers Dis. 2010; 21:853-65.

    Maladie d’Alzheimer

    Un neutraceutique (appelé Souvenaid®) améliore les connections entre les neurones chez des patients atteints de la maladie d’Alzheimer.

    Tels sont les résultats d’une étude clinique néerlandaise publiée dans PloS One. Les chercheurs sont partis de l’hypothèse que la perte de synapses (qui assurent la connexion entre les neurones) est responsable des troubles de mémoire dans la maladie d’Alzheimer.

    L’objectif des chercheurs a été d’évaluer l’efficacité d’un neutraceutique sur 179 patients Alzheimer, au stade léger de la maladie. Ce neutraceutique est composé d’acides gras polyinsaturés (les oméga-3), ainsi que de la choline, des phsopholipides, du sélénium et des vitamines B6, B12, C et E. Ces composés jouent un rôle primordial dans la formation des membranes de neurones. Le traitement a duré 24 semaines.

    Résultats: comparé au groupe contrôle qui ne prenait pas le neutraceutique, Souvenaid® favorise l’activité cérébrale – évaluée par électroencéphalographie ou EGG – en préservant la connexion entre les neurones.

    Les chercheurs concluent que le neutraceutique protège (du moins temporairement) les neurones dans la maladie d’Alzheimer et que l’EEG est une approche utile pour évaluer l’efficacité d’un médicament sur le cerveau.

    Source: De Waal H et coll. The effect of souvenaid on functional brain network organisation in patients with
    mild Alzheimer’s disease: a randomised controlled study. PLoS One, e86558, janvier 2014.

    Accident vasculaire cérébral

    Une méta-analyse ayant passé en revue une vingtaine d’études indique que la prise des compléments d’acides gras oméga 3 ne diminue pas le risque d’accidents cardiovasculaires.

    Selon l’auteur principal de l’étude (Dr Rizos), « les résultats ne justifient pas le recours aux oméga-3 pour réduire notamment le risque de maladie cardiovasculaire». Les oméga 3 diminueraient cependant les niveaux de mauvais cholestérol, c’est-à-dire le LDL cholestérol (source : Journal of the American Medical Association).

    Troubles de l’audition

    Peu de chercheurs se sont penchés sur le rôle bénéfique éventuel des acides gras sur la surdité (1). Une première étude a évalué si de faibles niveaux d’oméga-3 étaient associés à une perte auditive. Des chercheurs ont ainsi suivi pendant 3 ans une cohorte de 720 hommes et femmes, âgés de 50 à 70 ans, qui ne présentaient aucune affection de l’oreille ou de trouble auditif.

    Résultats : les individus avec des niveaux élevés d’acides gras oméga-3 présentent une perte d’audition moins marquée, comparés à ceux ayant de faibles niveaux circulants. La perte d’audition ne concerne que les fréquences basses de l’audition (de 500 à 2000 Hz) et non les fréquences plus élevées (de 4000 à 8000 Hz). Les mécanismes responsables de ces effets bénéfiques ne sont pas connus.

    Une deuxième étude, portant sur près de 3000 patients âgés de plus de 50 ans, a étudié le rôle que pouvait avoir la consommation d’oméga-3 et de poissons sur la prévalence de la presbyacousie (2).

    Résultats : il apparaît que les personnes ayant consommé la plus grande quantité de poissons (au moins deux rations de poissons par semaine) avait un risque plus faible de presbyacousie et de surdité (respectivement -42% et -47% de risque), comparées à celles qui n’en consommé moins d’une fois par semaine. Cette étude épidémiologique rapporte également une association entre une consommation élevée d’acides gras polyinsaturés (oméga 3 et oméga 6) et une plus faible incidence (-23%) de surdité.

    Conclusion: une consommation d’oméga 3 et oméga 6 provenant notamment du poissons préviendrait ou retarderait la perte auditive liée à l’âge (Sources: Am J Clin Nutr. août 2010; J Nutr Health Aging. 2010;14(5):347-51.).

    (1) La surdité existe lorsque le patient n’entend pas un son de 40dB de 1000 à 2000 Hz avec au moins l’une de ses deux oreilles. La prévalence de la surdité est de 300 pour 1000 après 65 ans et de 350 pour 1000 après 75 ans. Les troubles auditifs entraînent des difficultés à comprendre son entourage avec apparition de frustration, découragement, méfiance, passivité, retrait social, ralentissement des fontions cognitives, voire des symptômes dépressifs

    (2) La presbyacousie est une perte progressive de l’audition, en particulier des sons aigus, liée à l’age. Elle reste la cause la plus fréquente de surdité chez l’adulte de plus de 50 ans. on estime que les 2/3 des adultes de plus de 50 ans estiment ne pas entendre correctement et 45 % rencontrent de réelles difficultés de compréhension dans les conversations.

    Mémoire

    Des chercheurs ont évalué l’efficacité de la DHA et de l’EPA (400 et 1800 mg par jour pendant 26 semaines) sur la performance cognitive de 302 individus en bonne santé cognitive âgés de 70 ans en moyenne. Les acides gras provenaient d’huile de poisson.

    Résultats: la DHA et l’EPA n’améliorent pas la performance cognitive chez des personnes n’ayant aucun trouble cognitif, quelque soit la dose utilisée.

    Source: Van de Rest O et coll. Effect of fish oil on cognitive performance in older subjects: a randomized, controlled trial.Neurology. 2008 5;71(6):430-8.

    Effets secondaires

    Les omega-3 ne présentent pas d’effets indésirables notables, selon une revue de littérature ayant pris en compte 10 études cliniques.

    Face à l’engouement des suppléments en omega-3, des chercheurs ont analysé les résultats de 10 études cliniques  qui ont rapporté les effets secondaires des omega-3 (acide eicosapentaénoïque ou EPA, acide docosahexaénoïque ou DHA) provenant de l’huile de poisson. Ces études ont  impliqué un millier de patients de 60 ans et plus.

    Les doses utilisées variaient de 30 mg à 1860 mg d’EPA et/ou de DHA, avec des durées de traitement allant de 6 à 52 semaines.

    Résultats: les effets indésirables n’étaient pas significativement plus fréquents dans le groupe traité aux omega-3, comparé au groupe contrôle (8% versus 5%). Selon les chercheurs, les effets indésirables sont, dans le pire des cas, mineurs et n’ont aucune signification clinique. Il reste à déterminer si des doses plus élevées sont également inoffensives, en particulier sur d’autres types de populations.

    Source: Villani AM et coll. Fish oil administration in older adults: is there potential for adverse events? A systematic review of the literature. BMC Geriatr. 1;13:41, mai 2013.

  2. Maladie de Parkinson et nouvelles technologies

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    Emma : un bracelet pour soulager les tremblements causés par Parkinson

    La compagnie Microsoft a développé un prototype de bracelet permettant à un patient atteint de Parkinson d’écrire à nouveau son nom normalement, en diminuant les tremblements.

    Un des symptômes de la maladie inclut des tremblements de certains membres qui empêchent notamment de pouvoir écrire correctement.

    Ce prototype a été présenté lors de la conférence annuelle Build 2017 Microsoft qui est axée sur l’utilisation des nouvelles technologies dans le domaine de la santé. Il fera l’objet d’une étude à plus grande échelle.

    Le bracelet est connecté à une application mobile téléchargée sur un téléphone intelligent (smartphone). Il permet au cerveau de ne pas envoyer de faux signaux aux muscles lorsque la personne écrit.




    GyroGear : une cuillère électronique anti-vibrations

    Après le développement d’une cuillère électronique anti-vibrations permettant aux malades de s’alimenter seuls, la société GyroGear, développée par un étudiant britannique (Université Imperial College, School of London) a mis au point en 2016 un gant GyroGlove qui permet de stabiliser automatiquement les tremblements et les mouvements incontrôlés de la main. La commercialisation est prévue en 2017, avec un prix de vente de 500 à 800 euros. En cas de succès, le système devrait être développé pour les jambes.

  3. Les aînés ont des problèmes pour gérer leurs finances et médicaments

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    Vous êtes-vous déjà demandé quand il serait temps d’aider vos parents à gérer leurs finances ou la liste de médicaments sur ordonnance?




    Des chercheurs néerlandais ont constaté que la grande majorité des personnes âgées de plus de 85 ans avaient besoin d’aide pour gérer leurs finances et leurs médicaments.

    Cela est également le cas des plus jeunes aînés âgés de 65 à 69 ans, dont un répondant sur 10 avait besoin d’aide pour gérer les médicaments, et près d’un quart d’entre eux avaient besoin d’aide pour gérer l’argent.

    Ce pourcentage est probablement plus élevé car les réponses des participants sont autodéclarées.

    « L’âge est le facteur de risque le plus important qui contribue au trouble cognitif, qui est un facteur clé dans ces deux problèmes», a ajouté Ellison, un des auteurs de l’étude.

    Les chercheurs ont examiné les données d’une étude américaine incluant près de 9 500 participants âgés de 65 ans et plus.

    Entre 65 et 69 ans, 10% des personnes âgées ont besoin d’aide pour gérer les médicaments et 23% ont besoin d’aide pour gérer les finances. À 85 ans et plus, ces taux sont passé respectivement à 38% et à 69%.

    Ellison a déclaré que le déclin de la mémoire et des aptitudes sensorielles, telles que la vision, conduit les personnes âgées à moins bien gérer leur argent et leurs médicaments.

    « La gestion des médicaments est également un gros problème. La personne de plus de 60 ans prend en moyenne cinq médicaments, et après 85 ans, ce nombre grimpe souvent à 10 ».

    « Il appartient aux proches, aux amis ou aux médecins gériatres de convaincre les personnes âgées qu’il n’y a pas honte à demander de l’aide », a déclaré un autre chercheur, soulignant qu’il pourrait être utile d’ajouter certains tests aux examens physiques annuels pour évlauer leur capacité à manipuler les chiffres.

    Les fournisseurs de soins de santé devraient être conscients que la gestion des médicaments peut poser problème aux personnes âgées. En outre, les médecins devraient savoir que les aînés sont plus enclins à se faire escroquer.

    Environ la moitié des aînés ne se rendent peut-être pas compte qu’ils ont des difficultés dans ces domaines, a ajouté Ellison. Donc, il est utile que le médecin puisse vérifier avec un conjoint ou un autre parent s’il y a des problèmes.

    Source : Bleijenberg N. et coll. Difficulty Managing Medications and Finances in Older Adults: A 10-year Cohort Study. Journal of the American Geriatrics Society, avril 2017.

    A lire aussi

    Test de gestion des finances

  4. La plupart des personnes âgées utilisent des téléphones en conduisant

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    Beaucoup de personnes âgées ont la mauvaise habitude de téléphoner tout en conduisant. Certains l’ont même fait avec des enfants dans la voiture, selon les résultats d’une enquête.

    De nouvelles recherches suggèrent que les personnes âgées sont aussi souvent coupables de cette pratique dangereuse.

    « Parmi les conducteurs seniors qui ont un téléphone cellulaire, 60% d’entre eux parlent au téléphone tout en conduisant. Les personnes âgées ayant des difficultés à effectuer plusieurs tâches à la fois sont les plus susceptibles d’avoir ce comportement », a déclaré Linda Hill, un des auteurs de l’étude et chercheur à l’Université de Californie aux Etats-Unis.

    Les chercheurs ont mené un sondage anonyme auprès de 400 adultes âgés de 65 ans et plus. Ils ont demandé aux aînés de décrire leurs habitudes de conduite et des comportements potentiellement distrayants. Parmi les répondants, 82% possédaient un téléphone intelligent.

    Les résultats du sondage ont révélé que les adultes plus âgés sont moins distraits au volant que leurs homologues plus jeunes, mais qu’ils ont la mauvaise habitude de téléphoner tout en conduisant.




    De plus, certains conducteurs plus âgés ont des problèmes de santé qui affectent leur capacité à conduire en toute sécurité, tels que des toubles de vision ou un déficit cognitif qui affecte la pensée, la vitesse de traitement de l’information et la mémoire. En outre, certains médicaments peuvent causer des effets secondaires qui nuisent à la conduite.

    L’utilisation d’un téléphone cellulaire pendant la conduite augmente le risque d’accident par quatre, ont déclaré les auteurs de l’étude, ajoutant que les dispositifs mains libres sont tout aussi dangereux. Ce risque accru est le même que la conduite avec un taux d’alcoolémie au dessus de la limite tolérée.

    Les conducteurs plus aguerris ne semblent pas être conscients du risque élevé d’accidents: 75% d’entre eux ont déclaré qu’ils pouvaient conduire en toute sécurité tout en parlant au téléphone.

    L’étude a également révélé que, au cours du mois écoulé, 27% des répondants ont conduit avec des enfants de moins de 11 ans dans la voiture. Parmi ces personnes plus âgées, 42% ont parlé au téléphone tout au volant.

  5. Les espaces verts améliorent le bien-être des aînés

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    Une petite étude détecte des changements cérébraux positifs chez les personnes âgées qui fréquentent des espaces verts urbains.




    Les espaces verts situés dans les villes bénéficient aux personnes de tous âges. Ils peuvent également stimuler le bien-être mental des personnes âgées.

    « Nous avons constaté que les individus âgés ont obtenu des effets bénéfiques en marchant dans des espaces verts urbains situés en ville », a déclaré l’auteur de l’étude, Chris Neale, chercheur à l’Université de York en Angleterre.

    La petite étude comprenait huit personnes, âgées de 65 ans et plus, qui portaient des appareils portables enregistraient leur activité cérébrale alors qu’elles marchaient dans des endroits urbains occupés (par exemple une rue) et des espaces verts (par exemple un parc en ville). Elles ont également passé une entrevue avant et après leurs sorties.

    Les participants ont connu des changements dans leurs niveaux d’excitation, de motivation et même de frustration alors qu’ils se déplaçaient entre les espaces urbains et les espaces verts. Ils se sentaient notamment plus calmes dans les espaces verts.

    « L’espace vert urbain contribue à diminuer le stress de la ville », a déclaré Neale dans un communiqué de presse de l’Université.

    L’étude ne peut pas vraiment prouver qu’il existe une relation directe de cause à effet. Pourtant, « puisque le coût de la prise en charge d’une population vieillissante continue d’augmenter, le maintien de l’accès à l’espace vert pourrait être une option relativement peu coûteuse pour améliorer leur bien-être mental » », conclut le chercheur.

    Source : Older People’s Experiences of Mobility and Mood in an Urban Environment: A Mixed Methods Approach Using Electroencephalography (EEG) and Interviews. Int. J. Environ. Res. Public Health 2017, 14(2).

  6. Pourquoi des aînés sont plus vulnérables aux escroqueries

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    Les chercheurs espèrent un jour être en mesure d’identifier les personnes à risque d’escroqueries financières.




    Certaines différences apparaissant dans le cerveau des personnes âgées plus enclines à être victimes d’escroqueries financières.

    L’étude révèle qu’un problème de connexions entre les neurones de deux régions du cerveau permettrait de prédire quelles personnes âgées sont plus sensibles aux escroqueries.

    De telles escroqueries affectent environ 5 % des personnes âgées après les 60 ans, a déclaré l’auteur de l’étude, Nathan Spreng, directeur d’un laboratoire à l’Université Cornell (Etats-Unis).

    « Nous soupçonnons que ce sont des changements cérébraux qui ont eu lieu avant que les personnes âgées soient abusées qui les rendent vulnérables à ces arnaques », a déclaré Spreng.

    L’incidence des escroqueries financières dans ce groupe d’âge est probablement sous-estimée. Spreng a déclaré que de nombreuses personnes âgées ne savaient pas qu’elles avaient été victimes d’escroqueries ou qu’elles ne voulaient pas déclarer l’avoir été.

    Des recherches antérieures indiquaient que les membres de la famille sont les personnes qui escroquent le plus souvent les personnes âgées.

    Spreng et son équipe ont évalué 13 personnes âgées qui avaient été volées par des membres de la famille ou des voisins, ou abusées en ligne ou par téléphone. Les chercheurs ont comparé ce groupe à 13 pairs qui avaient été exposés à un programme potentiellement dangereux, mais qui ont reconnu l’aranaque et l’ont évitée.

    Quarante-cinq tests de comportement ont été effectués sur les deux groupes pour mesurer des aspects tels que la mémoire, la personnalité, les habiletés financières et la capacité de faire attention à l’information et de l’évaluer. De plus, des examens d’IRM ont été effectués sur le cerveau des participants.

    La seule différence de comportement qui a émergé entre les groupes était qu’il y avait plus de colère et d’hostilité chez ceux qui avaient été escroqués.

    Mais les images du cerveau étaient plus révélatrices: les personnes âgées exploitées présentaient un rétrécissement plus importante et moins de connexions entre les neurones dans deux régions du cerveau.

    La première de ces régions est l’insula antérieure, ce qui suggère que le cerveau ne signale pas qu’ils font face à une situation risquée, selon les auteurs de l’étude.

    L’autre région du cerveau, appelée le cortex préfrontal médian, qui aide à lire les indices sociaux, tels que les intentions des gens.

    Les chercheurs ont également rapporté un problème de connexions dans les réseaux neuronaux des deux régions cérébrales affectées.

    Cette différence neuroanatomique pourrait expliquer pourquoi les personnes âgées sont plus vulnérables aux escroqueries.

    « Il pourrait également exister d’autres raisons qui expliqueraient ces différences d’imagerie cérébrale, telles que des problèmes de santé cardiovasculaire ou de nutrition.»

    Des études plus importantes sont nécessaires pour confirmer ces résultats et peut-être identifier des marqueurs – à la fois biologiques et comportementaux – chez les personnes les plus à risque d’escroqueries.

    « Dans l’ensemble, notre objectif est d’aider à identifier les personnes susceptibles d’être vulnérables et qui ne le savent pas », conclut le docteur Spreng.

    Source : R. Nathan Spreng et coll. Financial Exploitation Is Associated With Structural and Functional Brain Differences in Healthy Older Adults. The Journals of Gerontology: Series A, 2017.

  7. Avocat : un fruit pour combattre le syndrome métabolique

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    L’avocat serait un fruit bénéfique contre le syndrome métabolique, grâce à ses minéraux, ses vitamines et sa capacité de réduire le mauvais cholestérol (cholestérol LDL).

    En compilant des études chez l’animal et l’humain, des chercheurs iraniens ont remarqué que l’avocat possède de nombreux ingrédients tels que les caroténoïdes, les minéraux (calcium, fer et zinc), les vitamines (A, B, C et E) et les acides gras qui sont responsables de ses effets bénéfiques sur le syndrome métabolique.

    Selon les auteurs de l’étude, ces ingrédients modifieraient l’absorption des lipoprotéines, dont la fonction est de transporter les graisses dans l’organisme.

    Source : Tabeshpour Effects of Avocado (Persea americana) on Metabolic Syndrome: A Comprehensive Systematic Review, avril 2017.

  8. Des troubles mentaux apparaissent avant un diagnostic d’Alzheimer

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    Les troubles mentaux n’augmentent pas le risque de maladie d’Alzheimer. Cependant, le nombre de personnes diagnostiquées avec un trouble mental augmente avant qu’un diagnostic d’Alzheimer ne soit posé.

    Les troubles psychiatriques n’augmentent pas le risque de maladie d’Alzheimer, selon une étude  de l’Université de Finlande. Cependant, la prévalence des diagnostics psychiatriques a augmenté avant le diagnostic d’Alzheimer, ce qui pourrait être dû à la présence de symptômes avant-coureurs de la maladie d’Alzheimer.

    Les antécédents de trouble de l’humeur tels que la dépression, ou tout autre trouble psychiatrique sont associés à un risque plus élevé de maladie d’Alzheimer lorsque les troubles psychiatriques surviennent au moins cinq ans avant le diagnostic de la maladie d’Alzheimer.

    Cependant, ce lien (entre troubles mentaux et diagnostic d’Alzheimer) disparaît lorsque ces troubles apparaissent au moins 10 ans avant le diagnostic.

    Cette différence s’expliquerait par le fait que certains de ces troubles psychiatriques pourraient effectivement être des symptômes précoces de la maladie d’Alzheimer.

    L’étude a été menée dans le cadre de la cohorte MEDALZ-2005 qui incluaient tous les habitants de la communauté finlandaise atteints d’une maladie d’Alzheimer). Les antécédents de troubles psychiatriques ont été pris en compte depuis 1972.

    Source : V. Tapiainen S. et coll. Hospital-treated mental and behavioral disorders and risk of Alzheimer’s disease: A nationwide nested case-control study. European Psychiatry, 2017; 43: 92.

  9. Le sommeil réparateur devient plus difficile avec l’âge

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    De nombreux aînés ont de plus en plus de difficulté à avoir un sommeil profond et réparateur, ce qui entraînes des problèmes de santé.




    La plupart des gens voient leurs habitudes de sommeil changer lorsqu’ils vieillissent, et ne bénéficient plus d’un repos profond et réparateur.

    La «fragmentation» du sommeil est liée à un certain nombre de problèmes médicaux, tels que la dépression et la démence, déclare l’auteur principal de l’étude. Les personnes souffrant d’un sommeil fragmenté se réveillent plusieurs fois pendant la nuit et manquent les stades profonds du sommeil.

    Les études suggèrent qu’il existe un lien entre les perturbations du sommeil et le processus de démence, a déclaré Joe Winer, un autre chercheur de Berkeley qui a travaillé sur la revue.

    Autrement dit, la démence cause souvent des problèmes de sommeil qui, à leur tour, peuvent accélérer la perte de mémoire et d’autres facultés mentales. Selon Winer, la recherche sur les animaux suggère que le sommeil profond aide à «nettoyer» le cerveau des protéines amyloïdes qui se développent chez les personnes atteintes de démence.

    Il peut donc y avoir un « cercle vicieux », où la démence et le mauvais sommeil se stimulent mutuellement.

    Des cycles vicieux semblables peuvent également fonctionner avec d’autres maladies, a déclaré Mander. Il a également souligné, cependant, que certains changements dans les habitudes de sommeil peuvent être parfaitement normaux.

    Les personnes âgées sont très susceptibles de se mettre au lit et de se lever tôt. Elles peuvent aussi dormir un peu moins que lorsqu’elles étaient plus jeunes. Et cela peut être une bonne chose.

    « Nous ne voulons pas inquiéter les individus qui, constatant qu’ils dorment moins que d’habitude, pensent qu’ils vont développer la démence », poursuit le chercheur.

    Mais, a t-il ajouté, il est important de reconnaître le sommeil comme l’un des facteurs de style de vie les plus importants pour rester en bonne santé, au même titre que l’exercice et une alimentation saine.

    Le Dr Mander, un des autres co-auteurs de la revue, a remarqué qu’une des raisons pour lesquelles l’exercice régulier nous garde en bonne santé est qu’il permet un sommeil de meilleure qualité.

    « Pourquoi certaines personnes vieillissent-elles mieux que d’autres? Nous pensons que le sommeil est l’un des facteurs de succès. »

    A l’inverse, un sommeil pauvre a manifestement des conséquences néfastes sur la santé.

    Par exemple, l’apnée du sommeil provoque des arrêts répétés de la respiration pendant la nuit, et elle est liée à des maladies majeures, telles que les maladies cardiaques, le diabète, voire la maladie d’Alzheimer. La recherche suggère également qu’elle peut ralentir la mémoire et la pensée.

    La qualité du sommeil semble plus importante que la durée : si une personne âgée dort un peu moins que d’habitude, ou se réveille une fois la nuit pour s’endormir rapidement, ce n’est probablement pas un problème.

    Les personnes âgées devraient parler à leur médecin si elles dorment habituellement moins de six heures par nuit ou dorment plus de 6 heures mais de manière saccadée.

    Dans certains cas,  l’apnée du sommeil peut en être la cause.

    Les personnes âgées peuvent améliorer leur sommeil en adaptant l’activité physique et sociale dans leur routine quotidienne. La nuit, il est suggéré de s’assurer que la température de la chambre à coucher est confortable et de limiter l’exposition à la lumière artificielle – en particulier la lumière bleue de l’ordinateur et des écrans de télévision.

    Un des spécialistes souligne l’importance d’avoir suffisamment de lumière du jour, le matin et l’après-midi: cela permet de garder correctement les rythmes circadiens du corps (le cycle sommeil-réveil).

    Mais les gens ne doivent pas attendre de viellir pour se soucier du sommeil. Selon l’équipe de Mander, les gens commencent souvent à perdre la capacité de dormir profondément dès l’âge mûr, et ce déclin se poursuit au cours des années.

    Il n’est pas encore sûr, déclare Mander, que les bonnes habitudes de sommeil suivies vers la cinquantaine contribuent à nous protéger plus tard des problèmes de sommeil.

    Source: Bryce Mander et coll. Sleep and Human Aging, Neuron, avril 2017.

  10. Comment les graisses, la paresse et le diabète sont reliés

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    Une étude suggère que les graisses provenant des huiles de cuisine que les gens consomment peuvent saboter leurs efforts pour rester en bonne santé et faire développer le diabète.



    Des chercheurs de l’UBC suggèrent qu’une forte consommation d’acides gras polyinsaturés, et non d’acides gras monoinsaturés, entraînent une sédentarité, surtout chez les femmes.

    L’un des chercheurs souligne qu’il n’y a pas si longtemps, la maladie cardiaque était liée aux graisses saturées – une idée de plus en plus controversée ces dernières années.

    Cette réflexion a incité les gens à éliminer les acides gras saturés de la plupart des aliments en faveur des acides gras monoinsaturés et polyinsaturés, contenus dans les aliments «de commodité» tels que les frites, les barres énergétiques, les biscuits ou les hamburgers qui utilisent des huiles de cuisson comme le maïs, le tournesol et le soja et la margarine.

    Les chercheurs ont étudié les données de 21 pays en Europe, en particulier les données relatives aux filles pré-adolescentes. Puis ils ont mesuré les taux de glycémie des femmes adultes.

    Ils ont pris en compte certains facteurs tels que le temps passé chaque semaine à regarder la télévision, le PIB du pays, l’urbanisation et même la latitude.

    Résultats : il existe une association claire entre la consommation d’acides gras polyinsaturés et un comportement sédentaire, en particulier chez les filles de 11 ans.

    « Notre étude présente de nouvelles preuves que les acides gras polyinsaturés sont fortement associés au comportement sédentaire chez les filles pré-adolescentes et faiblement associés au diabète chez les femmes adultes à travers l’Europe », déclare Ghosh, recommandant plus d’études afin de confirmer ses résultats.

    « Si quelqu’un commence un programme d’exercices sans examiner de près les graisses, en particulier les acides gras polyinsaturés, ce programme pourrait être voué à échec. »

    Source : Ghosh S. et coll. A high-fat diet rich in corn oil reduces spontaneous locomotor activity and induces insulin resistance in mice. The Journal of Nutritional Biochemistry, 2015; 26 (4): 319.