La paralysie supranucléaire progressive est un trouble moteur caractérisé au début par une instabilité posturale, une dysarthrie, des anomalies oculomotrices avec limitation des saccades verticales et une dystonie axiale.
L’âge de début moyen est de 63 ans et la durée de vie est de 7 ans.
L’atrophie multisystématisée est un ensemble de maladies neurodégénératives dont les causes sont indéterminées, caractérisées par différents signes cliniques : dysautonomie, syndrome parkinsonien, syndrome cérébelleux, atteinte du faisceau corticospinal.
Dysautonomie avec des signes incluant une hypotension orthostatique et une incontinence urinaire
Syndrome parkinsonien : bradykinésie, rigidité, tremblement et troubles de la posture.
Syndrome cérébelleux: dysarthrie, ataxie des membres.
Atteinte du faisceau corticospinal : signes de Babinski et réflexes vifs.
La région du cerveau responsable de la reconnaissance des visages continue de grossir, selon des chercheurs américains (Stanford University School of Medicine).
En analysant par imagerie par résonance magnétique les cerveaux de 47 personnes (22 enfants âgés de 5 à 12 ans et 25 adultes âgés de 22 à 28 ans), les chercheurs ont observé que le gyrus fusiforme, une structure située dans le lobe temporal, continue de grossir après l’adolescence.
Le gyrus fusiforme sert notamment à reconnaître les visages et les lieux. Ceci expliquerait pourquoi notre capacité à reconnaître des visages s’améliore jusqu’à l’âge de 30 ans environ.
La croissance continue du gyrus fusiforme peut s’expliquer par le fait que l’on a besoin de reconnaître de plus en plus de visages au fur et à mesure que l’on grandit.
« Quand vous êtes un jeune enfant, vous devez reconnaître votre famille et quelques amis. Mais dès que vous atteignez l’école secondaire, votre groupe social s’étend à des centaines, voire des milliers de personnes. »
Le gyrus fusiforme n’a pas acquis plus de neurones. Il est en fait devenu plus densément peuplé en synapses.
« Imaginez un jardin avec des fleurs (c’est-à-dire les neurones NDLR). Le nombre de fleurs ne change pas, mais leurs tiges, branches et feuilles deviennent plus importantes. »
Cette découverte va à l’encontre de l’idée que le volume du cerveau commence à décliner après 20 ans.
Source : Microstructural proliferation in human cortex is coupled with the development of face processing. Science. Vol. 355, janvier 2017, p. 68.
Utiliser une combinaison de deux médicaments prescrits dans le diabète (metformine) et l’hypertension (syrosingopine) pourrait être efficace contre le cancer.
En effet, la metformine (médicament contre le diabète) combinée à la syrosingopine (médicament antihypertenseur) forment un cocktail capable de tuer des cellules tumorales.
Des chercheurs suisses (Université de Bâle) ont en effet montré que la syrosingopine potentialise l’efficacité anticancéreuse de la metformine.
Cette dernière est un médicament qui non seulement diminue la glycémie mais possède également des propriétés anti-cancéreuses.
La dose thérapeutique habituellement utilisée dans le diabète est cependant trop faible pour agir efficacement sur les cellules cancéreuses.
Cette combinaison metformine/syrosingopine a été testée sur des patients atteints de leucémie (une forme de cancer) sur lesquels il a été montré que la quasi totalité des cellules tumorales ont été tuées à des doses qui sont très peu toxiques pour les cellules normales.
Source : Syrosingopine sensitizes cancer cells to killing by metformin, Science Advances, décembre 2016.
En évaluant le degré de complexité de plus de 2000 tableaux, des chercheurs anglais ont détecté les signes de maladie de Parkinson chez Salvador Dali et Norval Morrisseau, ainsi que des signes de maladie d’Alzheimer chez Willem de Kooning. La main de Dali a commencé à trembler à 76 ans.
Ces peintures indiquent que leurs coups de pinceaux auraient pu permettre de diagnostiquer bien en avant leur maladie.
Les scientifiques se sont aperçus que la complexité des tableaux diminuait fortement bien avant les signes de la maladie.
En revanche, aucun signe de maladies cérébrales chez les peintres Chagall, Monet ou Picasso.
La société Roche Diabetes Care France a mis au point une application mobile (Gluci-Chek) pour gérer son diabète.
Cette application aide notamment à connaitre le taux de glucides présents dans différentes plats, simples ou composés.
Il est possible d’ajouter ses propres données et de s’informer sur la composition nutritionnelle d’un plat.
Un journal permet de suivre sa glycémie enregistrée quotidiennement et de noter les phases d’hypo- ou d’hyperglycémie reliées à un événement (ex. situation de stress, pratique d’un sport).
L’existence d’un lien entre l’exposition à l’aluminium et la maladie d’Alzheimer a plusieurs fois été remise en question.
Des chercheurs ont récemment observé que ceux qui ont été affectés par la maladie d’Alzheimer entre 60 et 70 ans avaient des niveaux plus élevés d’aluminium dans leurs tissus cérébraux que les sujets sains. Ces niveaux sont encore plus élevés chez les plus jeunes malades. Or, ce métal est considéré comme un agent toxique capable de détruire les neurones.
Il ne faut cependant pas conclure que l’aluminium provoque la maladie d’Alzheimer. Il est en effet possible que l’amyloïde qui s’accumule dans le cerveau empêche l’aluminium d’être éliminé.
Source : Aluminium in brain tissue in familial Alzheimer’s disease, Journal of Trace Elements in Medicine and Biology, janvier 2017.
Un ingrédient présent dans certains légumes dont le chou de Bruxelles possède des propriétés capables de protéger le cerveau contre les maladies neurodégénératives telles que les maladies d’Alzheimer et de Parkinson.
Des chercheurs britanniques (universités d’Aberdeen et de Durham) ont en effet montré que certains légumes (chou de Bruxelles, carottes, épinards et tomates) contiennent une grande quantité de vitamine A qui, une fois ingérée, est transformée en acide rétinoïque, capable d’augmenter les connexions entre les neurones appelés synapses.
Les chercheurs estiment que l’acide rétinoïque pourrait être testé prochainement chez l’humain.
Le cerveau des musiciens est plus réactif que celui des non-musiciens. Les résultats de cette étude publiée dans Brain and Cognition pourraient notamment bénéficier à certaines personnes âgées.
Les chercheurs canadiens (Université de Montréal) ont demandé à 16 musiciens ayant au moins 7 ans d’expérience de tester leur temps de réaction. Pour cela, ils devaient cliquer sur une souris lorsqu’ils entendaient un bruit provenant d’une enceinte, lorsqu’une boîte tactile connectée à leur main libre vibrait, ou lorsque ces deux stimuli survenaient simultanément. La même expérience a été proposée à des participants qui ne jouaient pas d’un instrument de musique.
Résultats : le cerveau des musiciens réagit plus rapidement que les non-musiciens, quelque soit le stimulus utilisé.
Selon les chercheurs, la musique serait utile pour améliorer la réactivité d’individus qui ont un temps de réaction plus long.
Source: Musicians react faster and are better multi sensory integrators, Brain and Cognition, février 2017.