Québec : beaucoup d’obésité et de détresse psychologique

Hypothermie thérapeutique et AVC

Hypertension : un traitement par le son

Parkinson : un logiciel pour détecter la maladie

Obésité: les gènes jouent-ils un si grand rôle ?

Alzheimer : le microbiote intestinal en cause ?

Infections virales et bactériennes

Jeu de mémoire 74

CAGE et MAST-G (consommation d’alcool)

La sieste bénéfique pour la santé jusqu’à un certain point ?

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Québec : beaucoup d’obésité et de détresse psychologique

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    L’Institut de la statistique du Québec rapporte qu’il y a plus de plus en plus de personnes obèses et que la détresse psychologique reste élevée. Si le tabagisme est en baisse, le nombre de consommateurs de drogues, lui, est en hausse. Ce sondage a été réalisé auprès de 45 760 Québécois de 15 ans et plus.

    Ainsi, un tiers des Québécois admettent être sédentaires, en particulier les personnes peu scolarisées ou à faible revenu.

    Un québécois sur cinq consomme des boissons sucrées ou énergisantes quotidiennement, en particulier les hommes (24 %).

    Un québécois sur cinq (19 %) est obèse, ce qui représente une augmentation de 3 % depuis 2008. L’obésité touche aussi bien les hommes que les femmes et concerne surtout la tranche des 45-64 ans et les personnes moins scolarisées.

    On retrouve la même proportion de fumeurs au Québec, ce qui représente une diminution par rapport à 2008 (24%). Les québécois à faible revenu fument davantage que les plus riches.




    Dix sept % des Québécois de 15 ans et plus (dont 40% des 15-24 ans ont fumée du cannabis) ont déclaré avoir consommé de la drogue au cours de la dernière année, ce qui est en augmentation par rapport à 2008 (13 %). La consommation de drogues diminue avec l’âge, passant de 40 % chez les 15 à 24 ans à 1,9 % chez les 65 ans et plus.

    58% des personnes âgées de 65 ans se déclarent très satisfaites de leur vie sociale. 22 % se situent cependant à un niveau élevé de l’échelle de détresse psychologique, un pourcentage qui est moins élevé que celui de la tranche des 15 à 24 ans (36 %).

  2. Hypothermie thérapeutique et AVC

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    Une étude clinique européenne de phase 3 (baptisée EuroHYP-1) rapporte que le refroidissement modéré du cerveau (hypothermie thérapeutique) dans les 6 heures suivant un AVC ischémique est un traitement sûr, efficace et bien toléré.

    62 patients ont été inclus dans l’essai clinique mené dans plusieurs pays européens.

    L’hypothermie thérapeutique est déjà utilisée efficacement dans la réduction des lésions cérébrales ischémiques suite à un arrêt cardiaque.

    L’effet neuroprotecteur serait en partie dû à une réduction du besoin d’oxygène de la part du cerveau.

    Pour rapppel, sur 85 médicaments testés, seulement deux ont des effets protecteurs : l’aspirine, et l’activateur tissulaire du plasminogène.

  3. Hypertension : un traitement par le son

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    Un traitement basé sur le son a été mis au point par des chercheurs américains pour réduire l’hypertension artérielle et soulager les douleurs de la migraine.

    Cette technique –baptisée HIRREM- consiste à utiliser des capteurs situés sur le cuir chevelu qui mesurent l’activité électrique et les déséquilibres entre le cerveau gauche et droit.

    Selon les chercheurs de l’École de médecine de Caroline du Nord

    un déséquilibre de l’activité électrique entre le cerveau droit et le cerveau gauche du cerveau est le reflet d’un dérèglement associé aux effets du stress chronique associés à l’apparition de migraines, d’insomnie, de dépression ou d’hypertension artérielle.

    Ce traitement permet de corriger ce déséquilibre.

    Dix participants souffrant d’hypertension ont été traités avec succès après avoir suivi en moyenne 18 sessions pendant environ 10 jours. La baisse de leur tension est comparable à celle obtenue avec un antihypertenseur.

    Des effets bénéfiques ont également été rapportés chez 52 migraineux patients après 16 séances suivies pendant 9 jours, avec une amélioration du sommeil.

    Des études précédentes avaient déjà montré qu’HIRREM pouvait atténuer les symptômes dépressifs ou d’anxiété.

  4. Parkinson : un logiciel pour détecter la maladie

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    clavier

    Un logiciel a été mis au point par des chercheurs américains et espagnols afin de reconnaître de manière précoce certains symptômes de la maladie de Parkinson, afin d’en ralentir sa progression.

    Ce logiciel se base sur le suivi de la saisie du texte sur le clavier puis à son analyse.




    Deux cliniques espagnoles ont testé ce logiciel sur 42 patients souffrant de la maladie de Parkinson au stade précoce, ainsi que sur 43 volontaires sains.

    Les participants ont saisi un texte pendant 10-15 minutes sur des ordinateurs équipés de ce logiciel.

    Le résultat a montré que le temps se saisi est très hétérogène, contrairement à celui des volontaires sains.

    Ces résultats préliminaires doivent être confirmés sur une plus grande échelle. Il est en effet possible qu’une personne fatiguée ou souffrant d’une douleur à la main présente le même type de comportement face à un clavier d’ordinateur.

    En 2015, le groupe américain du Massachusetts Institute of Technology (Boston) avait obtenu des résultats préliminaires sur 21 patients parkinsoniens et 15 sujets contrôles, suggèrant que l’algorithme permettait d’identifier les premiers signes avant-coureurs de la maladie de Parkinson

    L’algorithme, installé sur l’ordinateur, s’intéresse à la durée de pression des touches qui reflète les capacités motrices de la personne. En effet, un individu qui serait en train de développer la maladie aurait tendance à appuyer plus longuement sur les touches de son clavier. Les scientifiques travaillent également sur des applications pour smartphones.

    La maladie de Parkinson est parfois diagnostiquée de 5 à 10 ans après le début des mécanismes de neurodégénérescence. Selon les chercheurs, cet algorithme pourrait s’appliquer à n’importe quelle maladie associée à un trouble moteur.

    Source: Giancardo et alii. Psychomotor Impairment Detection via Finger Interactions with a Computer Keyboard During Natural Typing. Scientific Reports 5, avril 2015.

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  5. Obésité: les gènes jouent-ils un si grand rôle ?

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    Les personnes porteuses d’une mutation d’un gène (appelée FTO) associée à l’obésité sont autant capables que les autres de perdre du poids.

    Des individus ayant une prédisposition génétique à devenir obèses ont été soumis à un régime basé sur une alimentation saine, de l’activité physique ou un traitement médicamenteux.

    Les chercheurs, qui ont analysé huit études portant sur environ 10 000 personnes, ont montré que les personnes génétiquement prédisposées à l’obésité arrivent aussi bien que les autres à perdre du poids.
    Un traitement basé sur le son a été mis au point par des chercheurs américains pour réduire l’hypertension artérielle et soulager les douleurs de la migraine.




    Cela signifie qu’un régime peut contrecarrer la prédisposition génétique à l’obésité dont le rôle ne serait pas si central. Autrement dit, une mauvaise alimentaire riche en sucre et en gras et un manque d’exercice pourraient être plus déterminants que les facteurs génétiques.

    Source: FTO genotype and weight loss: systematic review and meta-analysis of 9563 individual participant data from eight randomised controlled trials. British Medical Journal, septembre 2016.

  6. Alzheimer : le microbiote intestinal en cause ?

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    L’accumulation de bactéries inflammatoires dans le microbiote intestinal serait liée au dépôt de plaques amyloïdes, dont l’accumulation serait à l’origine de la mort neuronale dans la maladie d’Alzheimer.

    Bactéries intestinales

    Les chercheurs suisses à l’origine de l’étude (Université de Genève) ont constaté que les patients Alzheimer qui présentaient des quantités importantes de lésions sous forme de plaques amyloide- avaient des niveaux élevés de bactéries inflammatoires dans le microbiote intestinale et des niveaux faibles de bactéries anti-inflammatoires, comparés à ceux qui n’étaient pas ces lésions.

    Ces bactéries aux propriétés inflammatoires sont Escherichia/Shigella et Pseudomonas aeruginosa, alors que les bactéries anti- inflammatoires sont Eubacterium rectale, Eubacterium hallii, Faecalibacterium prausnitzii et Bacteroides fragili.

    Aucun lien causal entre Alzheimer et certaines bactéries du microbiote 

    « Aucun lien de cause à effet ne peut être établi entre la maladie d’Alzheimer et la présence de ces bactéries intestinales », tient à souligner le chercheur.

    «Cependant, l’interaction entre les microbes de l’intestin et le cerveau est une piste de recherche qui mérite d’être poursuivie».




    Source : Giovanni Frisoni,  Neurobiology of Aging

  7. Infections virales et bactériennes

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    Les infections du système nerveux central (SNC) sont une maladie grave et potentiellement mortelle. Ils peuvent survenir lorsque des bactéries ou des virus pénètrent dans le cerveau ou la moelle épinière, provoquant une inflammation et des dommages aux tissus.

    Les symptômes d’une infection du SNC peuvent inclure des maux de tête, de la fièvre, une raideur du cou ou du dos, des convulsions, de la confusion et une perte de conscience. Un diagnostic et un traitement précoces sont essentiels pour prévenir les complications graves d’une infection du SNC.


    Coronavirus HCoV-0C43

    virus

    Novembre 2016. Des chercheurs ont mis en évidence un virus humain (HCoV-0C43) capable de pénétrer dans  le système nerveux central (cerveau et moelle épinière). Ce virus serait d’environ 20 % des rhumes et d’affections respiratoires chez certaines personnes vulnérables, et pourrait être à l’origine de certaines maladies neurologiques telles que l’encéphalite sclérose en plaques, la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson. Il est à l’origine de l’épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) aprau au Canada il y a quelques années.

    Cette hypothèse vient du fait que les chercheurs ont identifié cette souche dans le cerveau d’un jeune patient décédé à la suite d’une encéphalite, qui présentait un déficit immunitaire important. Les expériences menées chez la souris ont montré que ce virus peut provoquer une forme de sclérose en plaques.

    En 2014 , des chercheurs avaient émis l’hypothèse que les maladies infectieuses pouvaient affecter les performances cognitives telles que la mémoire, le raisonnement et les pensées abstraites.

    Ces résultats de cette étude présentée lors d’une conférence confirment l’effet délétère que pourraient jouer des bactéries et virus (Chlamydia pneumoniae, Helicobacter pylori, cytomegalovirus et virus de l’herpes) sur le cerveau.

    Pour en arriver à cette conclusion, des chercheurs américains (Université de Miami) ont fait passer des tests et effectué des prises de sang à 588 individus. La moitié d’entre eux ont de nouveau effectué les mêmes tests 5 ans plus tard.

    L’étude n’explique pas pourquoi ces infections aggravent la performance cognitive.  «Il se peut que que la réponse du système immunitaire aux infections ou les infections elles-mêmes entraînent un dommage au cerveau», déclare Dr Wright, auteur principal de l’étude.

    « Il est cependant impossible de prédire qu’un traitement anti-viral ou antibactérien puisse des années plus tard empêcher cette aggravation», conclut-il. Source: American Stroke Association’s International Stroke Conference 2014.


    Hépatite C

    L’hépatite C pourrait augmenter de 30% le risque de développer des infections du système nerveux central, en particulier la maladie de Parkinson.

    Aucune association n’a été rapportée entre l’hépatite B et Parkinson.

    L’on savait déjà que les personnes porteuses chroniques du virus de l’hépatite ont un risque accru de maladies hépatiques.

    Les chercheurs ont analysé les données médicales de près de 50 000 atteintes de l’hépatite B et/ou C et suivies pendant 12 ans.

    Source : Tsai HH et coll. Hepatitis C virus infection as a risk factor for Parkinson disease. Neurology, décembre 2015.


    Herpès

    L’herpès est également dans le viseur des chercheurs qui étudient la piste des virus et des bactéries pour comprendre le développement de la maladie d’Alzheimer.

    Malgré plusieurs centaines d’essais cliniques, Alzheimer reste invincible. C’est notamment ce constat qui a poussé un groupe de 31 chercheurs du monde entier à signer une tribune dans le « Journal of Alzheimer’s Disease » pour appeler à investiguer de toute urgence une piste qu’ils estiment jusqu’ici « négligée ». Leur regard accusateur se dirige droit vers un lien probable entre Alzheimer et les virus et les bactéries.

    Un virus en particulier retient leur attention : celui de l’herpès. Selon eux, ce virus, ainsi que les bactéries chlamydia et spirochètes, sont les principaux coupables dans le développement de la maladie dégénérative.

    Lire l’article complet sur le site des échos.fr

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  8. CAGE et MAST-G (consommation d’alcool)

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    Ces tests sont constitués de questions qui permettent d’estimer rapidement si votre consommation d’alcool pose un problème ou pas.

    CAGE (Cut-down, Annoyed, Guilty, Eye-opener)

    Ce test de 4 questions permet d’estimer rapidement si votre consommation d’alcool pose un problème ou pas. Il est considéré par plusieurs groupes de recherche (mais pas par tous) comme un des plus fiables chez les hommes âgés pour évaluer la dépendance à l’alcool.

    1. Vous êtes-vous déjà senti coupable au sujet de votre consommation d’alcool ?
    2. Avez-vous déjà ressenti le besoin de consommer de l’alcool le matin pour vous sentir mieux ?
    3. Avez-vous déjà subi des critiques de la part de vos proches au sujet de votre consommation d’alcool ?
    4. Avez-vous déjà ressenti le besoin de diminuer votre consommation d’alcool ?

    Si vous avez répondu « Oui » à au moins 2 questions, il est très probable que votre consommation d’alcool pose problème.

    MAST-G (Michigan Alcoholism Screening Test)

    Ce test reprend certaines questions du MAST-G et permet d’apprécier le niveau de consommation  d’alcool:

    1. En parlant avec d’autres, ne pensez-vous pas que vous sous-estimez votre consommation ?
    2. Adoptez-vous des règles afin de ne pas boire avant une certaine heure dans la journée ?
    3. Adoptez-vous déjà des règles pour gérer votre consom-mation d’alcool ?
    4. Dormez-vous mieux après avoir bu un verre ?
  9. La sieste bénéfique pour la santé jusqu’à un certain point ?

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    La sieste est souvent considérée bénéfique pour la santé et en particulier pour le cœur…mais elle pourrait augmenter (+ 45%) le risque de diabète de type 2 si elle dure plus d’une heure, selon des chercheurs japonais de l’université de Tokyo.

    Les auteurs de l’étude ont rassemblé 21 études portant sur plus de 300 000 personnes au total.

    Ces résultats ont été accueillis avec circonspection par d’autres collègues qui estiment qu’il pourrait avoir un biais. Ainsi, les individus qui en surpoids ou obèses – et donc moins actifs – ont sans doute plus tendance à faire de longues siestes. Or, cette catégorie de personnes a plus de risque à développer un diabète.
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    Source : congrès de l’Association européenne pour l’étude du diabète, Allemagne.