Vitamine C (Acérola)

Nano-médicaments, stents et AVC

Dabigatran etexilate

Anticoagulant

Lipoprotéine

Le raloxifène n’améliore pas la cognition des femmes souffrant d’Alzheimer

Un entraînement particulier améliore la motricité chez les parkinsoniens

Une intervention pour réduire la démence chez les personnes à risque

Alzheimer : et si des mycoses étaient à l’origine de la maladie ?

Thrombectomie

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Vitamine C (Acérola)

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    L’acide ascorbique ou vitamine C intervient dans la synthèse des vaisseaux sanguins et des muscles, ainsi que dans les mécanismes d’absorption du fer.

    La vitamine C contribue ainsi à la défense de l’organisme contre les infections et à la protection de la paroi des vaisseaux sanguins, en prévention des maladies cardiovasculaires. Elle est également indispensable à la cicatrisation des plaies.

    Les besoins en vitamine C augmentent en cas de fractures, infections, traitement anticancéreux; mais également en fonction des modes de vie (activité physique intense, consommation excessive d’alcool, prise de pilule contraceptive, tabagisme).

    Les humains –contrairement à certains animaux qui peuvent fabriquer leur propre vitamine C – doivent l’obtenir à partir de l’alimentation ou d’autres sources. Les légumes et les fruits frais, surtout les agrumes, en sont d’excellentes sources. La vitamine C peut également être fabriquée en laboratoire.

    Carence en vitamine C

    La prise de vitamine C, par voie orale ou injectable, prévient et traite la carence en vitamine C telle qu’observé dans le scorbut.

    Mauvaise absorption du fer

    La prise de vitamine C avec le fer peut augmenter la quantité de fer absorbée chez les adultes et les enfants.

    Dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA)

    La prise quotidienne de vitamine C combinée avec le zinc, la vitamine E et le bêta-carotène pourrait ralentir, voire prévenir, la perte de vision ou à ralentir l’aggravation de la DMLA à un stade avancé.

    Albuminurie

    La prise de vitamine C et de vitamine E peut réduire le taux d’albumine dans les urines chez les personnes diabétiques.

    Athérosclérose

    La prise de vitamine C par voie orale semble augmenter le risque d’athérosclérose (durcissement des artères) et ralentir la progression de la maladie.

    Cancer

    La vitamine C d’origine alimentaire (fruits et légumes) pourrait réduire le risque de cancer de la bouche et d’autres cancers. Cependant, la prise de suppléments de vitamine C ne semble pas réduire ce risque.

    Rhume

    L’efficacité de la vitamine C dans le traitement du rhume est controversée. Toutefois, la vitamine C n’est pas efficace pour prévenir le rhume.

    Anémie hémolytique

    La vitamine C peut améliorer l’anémie hémolytique (destruction anormale des globules rouges)

    Hypertension

    La prise combinée de vitamine C avec des médicaments antihypertenseurs conventionnels semble réduire légèrement la pression artérielle systolique, alors que la pression artérielle diastolique reste inchangée.

    Performance physique

    Un apport de vitamine C pourrait améliorer la performance physique et la force musculaire chez les personnes âgées.

    Vieillissement de la peau

    Les crèmes dermatologiques à base de vitamine C semblent améliorer les rides de la peau du visage vieillie par une exposition au soleil.

    L’Acérola : une source très riche en vitamine C

    Originaire d’Amérique du Sud, l’acérola (Malpighia punicifolia L.) est un célèbre fruit naturellement très riche en vitamine C (60 fois plus que l’orange). C’est l’un des fruits les plus concentrés en vitamine C au monde.


    Acérola

    Selon la Commission Européenne, la vitamine C contribue à maintenir le fonctionnement normal du système immunitaire pendant et après un exercice physique intense. Elle contribue également à la formation normale de collagène pour assurer la fonction normale des os, au fonctionnement normal du système immunitaire et à la réduction de la fatigue.

    Sources

    Davidsson, L. et al. Influence of ascorbic acid on iron absorption from an iron-fortified, chocolate-flavored milk drink in Jamaican children. Am.J Clin.Nutr. 1998;67(5):873-877

    Evans, J. Antioxidant supplements to prevent or slow down the progression of AMD: a systematic review and meta-analysis. Eye (Lond) 2008;22(6):751-760.

    Evans, J. R. and Lawrenson, J. G. Antioxidant vitamin and mineral supplements for slowing the progression of age-related macular degeneration. Cochrane.Database.Syst.Rev. 2012;11:CD000254.

    Gaede P et al. Double-blind, randomised study of the effect of combined treatment with vitamin C and E on albuminuria in Type 2 diabetic patients. Diabet Med 2001;18:756-60.

    Salonen JT et al. Antioxidant Supplementation in Atherosclerosis Prevention (ASAP) study: a randomized trial of the effect of vitamins E and C on 3-year progression of carotid atherosclerosis. J Intern Med 2000;248:377-86.

    Mullan BA et al. Ascorbic acid reduces blood pressure and arterial stiffness in type 2 diabetes. Hypertension 2002;40:804-9.

     

  2. Nano-médicaments, stents et AVC

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    Utilité des nano-médicaments dans le traitement des AVC

    Une étude européenne impliquant des laboratoires italiens et anglais met l’accent sur l’utilité des nano-médicaments dans la prévention des dommages neuronaux qui suivent un AVC.

    En effet, les neurones endommagés pendant l’AVC activent des facteurs biochimiques qui enclenchent une série de mécanismes, entraînant le ‘suicide’ des neurones. Ce phénomène, appelé apoptose (ou mort cellulaire programmée), met en jeu une protéine appelée Caspasi 3. Cette mort neuronale peut être prévenue par l’utilisation de petites molécules d’acide ribonucléique (ARN, constituant du cytoplasme et du noyau cellulaire), appelées silencing-RNA (siRNA),

    Ces micro-molécules, extrêmement spécifiques, présentent le désavantage de ne pas pénétrer à l’intérieur des cellules en quantité suffisante pour empêcher la mort neuronale.

    Les chercheurs sont parvenus à contourner le problème en attachant les molécules de siRNA à des nanovecteurs, en l’occurence des tubes de carbone de l’ordre du nanomètre (nm, c’est-à-dire un milliardième de mètre). La nano-molécule combinée au nano-vecteur a ensuite été injectée dans la zone du cortex cérébral de la souris ayant subi une lésion. Le nano-vecteur est capté par les neurones et libère à l’intéreur de ceux-ci la molécule (siRNA).

    Résultats: les nano-médicaments réduisent de moitié la mort neuronale provoquée par l’AVC. Cette neuroprotection s’accompagne d’une réduction des déficits fonctionnels.

    Selon les chercheurs, ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives pour des traitements plus efficaces. « Pour le moment », conclut un des chercheurs, « nous sommes encore en phase expérimentale et nous devrons effectuer d’autres études pour comprendre quelles sont les nanoparticules qui garantissent la meilleure biocompatibilité, pour une aptitude à libérer le siRNA équivalente. Le résultat obtenu est cependant un excellent point de départ qui confirme que la nano-médecine pourra être appliquée avec succès dans un futur proche pour lutter contre des pathologies cérébrales comme l’AVC. »

    Source: Functional motor recovery from brain ischemic insult by carbon nanotube-mediated siRNA silencing, PNAS July 5, 2011 vol. 108 no. 27 10952-10957.

    Les stents peuvent être dangereux

    La pose de ressorts (stents en anglais) sur des septuagénaires ayant subi un accident vasculaire cérébral (AVC) augmente le risque de récidive par deux par rapport aux patients bénéficiant d’un autre type de traitement, selon une étude portant sur environ 3.400 patients victimes d’un AVC (1725 avaient reçu des stents alors que 1708 avaient subi une opération pour déboucher l’artère).

    Douze pour cent des seniors qui avaient reçu un stent ont eu un nouvel AVC ou sont morts dans les quatre mois ayant suivi sa pose, alors que ce pourcentage est moitié moindre chez les patients qui ont subi une opération. En revanche, cet écart n’apparaît pas chez les moins de 70 ans (taux de décès de 6% dans les deux groupes).

  3. Dabigatran etexilate

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    PRADAX® reçoit le Prix Galien Canada

    L’anticoagulant PRADAX® (dabigatran etexilate, Boehringer Ingelheim) reçoit le Prix Galien Canada pour le produit le plus innovateur de 2011. PRADAX® est prescrit dans le traitement préventif de l’AVC chez les patients atteints de fibrillation auriculaire. Le prix Galien Canada est accordé chaque année au produit pharmaceutique dont l’efficacité, l’innocuité et l’aspect innovateur contribuent à améliorer la qualité de vie des Canadiens.

    C’est le premier médicament approuvé au Canada depuis plus de vingt ans visant à réduire le risque d’AVC chez cette catégorie de patients. En 2010, PRADAX® a été prescrit à plus de 65 000 patients canadiens à titre de prévention de l’AVC. Selon le Dr Stuart Connolly (Université McMaster, Hamilton, Ontario), « ces patients disposent maintenant d’une option autre que la warfarine qui impose de nombreuses restrictions sur leur qualité de vie, en raison notamment des tests sanguins réguliers, des ajustements constants de la dose ou des interactions possibles avec des aliments ou d’autres médicaments ».

    PRADAX® est un inhibiteur direct oral et réversible de la thrombine, le principal enzyme participant à la formation des caillots de sang.

  4. Anticoagulant

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    Médicament prescrit pour prévenir la formation de caillots dans la circulation sanguine.

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  5. Lipoprotéine

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    Complexe formé de protéines (apolipoprotéines) et de lipides (ex. cholestérol) qui transportent les lipides dans le sang.

  6. Le raloxifène n’améliore pas la cognition des femmes souffrant d’Alzheimer

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    Le traitement avec le raloxifène, modulateur sélectif du récepteur des oestrogènes, n’améliore pas la cognition par rapport au placebo, selon une étude pilote portant sur des femmes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer.

    « Les œstrogènes ont un certain nombre d’effets qui pourraient influer sur le cerveau », déclare l’un des auteurs de l’étude.

    L’étude a porté sur quarante-deux femmes (âge moyen, 76 ans) ayant une maladie d’Alzheimer au stade léger à modéré. Ces participants ont reçu du raloxifène (120 mg/jour) ou un placebo pendant 12 mois.

    Aucune différence significative n’est apparue entre le raloxifène et le placebo. Les chercheurs n’excluent cependant pas la possibilité d’un léger effet bénéfique sur la cognition.




    Une femme du groupe raloxifène est décédée suite à un accident vasculaire cérébral ischémique.

     Source : Victor W. Henderson et coll. Raloxifene for women with Alzheimer disease, Neurology, décembre 2015.

  7. Un entraînement particulier améliore la motricité chez les parkinsoniens

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    Un entraînement spécifique – entraînement suspendu avec le poids allégé – améliore la motricité des personnes souffrant de la maladie de Parkinson.

    entrainement_parkinsonDes chercheurs ont comparé l’efficacité de ce type d’entraînement à celle d’un entraînement conventionnel à la marche. Un troisième groupe – un groupe contrôle qui ne pratiquait pas d’exercices- a complété l’étude. Au total, 60 personnes atteintes de maladie de Parkinson ont été recrutées et réparties au hasard dans les trois groupes.

    Résultats

    L’analyse statistique montre au bout d’un mois que l’entraînement suspendu avec le poids allégé améliore les différents paramètres de la marche – distance, vitesse, longueur du pas -, comparés aux résultats obtenus avec le groupe « entraînement conventionnel » et le groupe témoin.




    Il a déjà été montré que l’exercice physique stimulait la synthèse de la dopamine, améliorait le flux sanguin et la plasticité du cerveau chez des patients parkinsoniens.

    Source : Mohan Ganesan et al. Partial Body Weight-Supported Treadmill Training in Patients With Parkinson Disease: Impact on Gait and Clinical Manifestation. Physical Medicine and Rehabilitation, septembre 2015.

  8. Une intervention pour réduire la démence chez les personnes à risque

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    Intervenir de manière efficace sur différents plans (alimentation, exercice physique, entraînement cognitif, contrôle des facteurs de risque cardiovasculaire) améliore les fonctions cognitives des personnes âgées qui présentent un risque accru de démence.

    Telles sont les conclusions d’une étude portant sur 1260 personnes (âge moyen de 69 ans) à risque de développer une démence *.

     * Ces personnes avaient un score au test cognitif MMSE situé entre 20 et 26 points sur 30. Un score inférieur ou égal à 24 points reflète généralement un diagnostic de démence.

    Les deux groupes (groupes contrôle et groupe intervention) ont tous les deux reçu des conseils sur la façon de suivre une alimentation saine et de pratiquer des activités physiques, cognitives et sociales permettant de s’attaquer aux facteurs de risque cardiovasculaire.

    Le groupe intervention (n=631) a de surcroît bénéficié de 4 interventions supplémentaires ciblées sur l’alimentation, l’activité physique (avec l’aide d’un kinésithérapeute), la cognition (exercices sur ordinateur et séances en groupe avec un psychologue).

    Résultats

    Une intervention ciblant différentes composantes pourrait retarder, voire améliorer les fonctions cognitives des personnes âgées ayant un risque accru de démence.

    Il est donc utile d’encourager cette catégorie de personnes âgées à adopter un mode de vie sain, non seulement pour leurs capacités physiques, mais aussi pour leurs fonctions cognitives.

    Les participants ont trouvé l’intervention peu contraignante. Celle-ci qui pourrait se développer à condition d’impliquer plusieurs acteurs (médecins, infirmières, kinésithérapeutes, diététiciens et psychologues) qui travailleraient en coordination.

    Selon les estimations, un tiers des cas de maladie d’Alzheimer seraient ainsi liés à des facteurs modifiables. Un effet préventif optimal serait obtenu en ciblant plusieurs composantes : alimentation saine, entraînement cogntiif, activité physique, surveillance des facteurs de risque cardiovasculaire.

    Source : Ngandu T et al. A 2 year multidomain intervention of diet, exercise, cognitive training, and vascular risk monitoring versus control to prevent cognitive decline in at-risk elderly people (FINGER): a randomised controlled trial. Lancet 2015;385:2255–63.

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  9. Alzheimer : et si des mycoses étaient à l’origine de la maladie ?

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    Des mycoses, infections provoquées par des champignons microscopiques, pourraient être impliquées dans la maladie d’Alzheimer.

    Cette conclusion relance l’hypothèse du caractère infectieux de cette maladie qui pourrait être ciblée par des traitements antifongiques, selon les auteurs espagnols de cette étude.

    En comparant onze cerveaux post mortem Alzheimer avec dix tissus cérébraux de sujets ayant été en bonne santé, les chercheurs ont mis en évidence la présence de différents types de champignons chez tous les malades d’Alzheimer sans exception, contrairement au groupe contrôle.

    Ces mycoses ont été détectées dans différentes parties du cerveau, y compris dans les vaisseaux sanguins.




    Il n’est évidemment pas exclu que les malades Alzheimer soient plus enclins de développer des mycoses du fait par exemple d’une hygiène de vie moins stricte et d’un système immunitaire moins performant.

    Lire l’article complet sur sciencesetavenir.fr

     

  10. Thrombectomie

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    Intervention chirurgicale consistant à retirer un caillot sanguin (quelques millimètres) d’une veine ou d’une artère, par aspiration ou en le capturant au moyen d’un ressort (stent en anglais).

    Cette procédure se fait à l’aide d’un dispositif glissé dans l’artère de la jambe qui atteint les artères du cerveau. Une radiographie permet de guider ce dispositif afin d’atteindre la cible et de ne pas léser les artères.

    Les études montrent que la thrombolyse associée à la thrombectomie multiplie par deux les chances de ne pas avoir de handicap majeur après trois mois.