Des chercheurs espèrent diagnostiquer la maladie de Parkinson à partir de l’odorat, en se basant sur le témoignage d’une Britannique capable de détecter la maladie après avoir remarqué un changement d’odeur sur plusieurs personnes, dont son mari.
Pour vérifier les dons olfactifs de cette femme, les chercheurs lui ont demandé de classer 12 vêtements portés par 6 personnes malades et 6 personnes en bonne santé.
Cette britannique a identifié à l’aveugle 5 personnes saines et 7 malades. Il est à préciser que la personne saine identifiée par erreur comme malade a développé huit mois plus tard la maladie de Parkinson.
Il est possible que le sébum – sécrété par les glandes sébacées de la peau – soit modifié dans la maladie de Parkinson.
La Fondation britannique Parkinson a lancé un projet de recherche avec 200 personnes, dont certaines sont atteintes de la maladie de Parkinson.
Un médicament prescrit dans le traitement de la leucémie (nilotinib) améliorerait les fonctions cognitives et motrices des patients atteints de la maladie de Parkinson et de démence corps de Lewy.
Les chercheurs américains (Université Georgetown, Washington DC), à l’origine de cette étude clinique de phase 1 impliquant 11 patients, indiquent que le médicament ne provoque pas d’effets secondaires graves.
Quelques uns de ces patients ont été de nouveau capables de marcher ou de s’occuper de tâches domestiques, ou ont recouvré la parole.
D’un bien de vue biologique, les chercheurs ont constaté que les patients présentaient de faibles niveaux de marqueurs caractéristiques de la maladie d’Alzheimer (protéines tau et amyloïde), ce qui pourrait expliquer les effets bénéfiques du médicament sur la cognition.
Un deuxième essai devrait débuter en 2016 sur des patients atteints de la maladie de Parkinson et d’Alzheimer.
Source : Congrès annuel de la société américaine de neuroscience à Chicago.
La maladie de l’herbe est une maladie neuro-dégénérative qui touche les chevaux entre 2 et 7 ans vivant dans les pâturages. Les symptômes se caractérisent par des problèmes digestifs, et dans les cas les plus graves par la mort. Une maladie ayant des caractéristiques identiques peut toucher le chien, le chat et même les lapins.
Des chercheurs britanniques ont récemment rapporté que cette maladie se caractérisait par un déréglement de la protéine amyloïde qui s’accumule dans le cerveau des chevaux, tel qu’il est observé dans la maladie d’Alzheimer chez l’homme.
La Fondation Plan Alzheimer a lancé un nouveau site Internet et une application pour téléphone intelligent destiné au grand public (« Alzheimer informations »). Le site comprend différentes sections (Comprendre, La Recherche, L’actualité) disponibles sur l’application. L’application possède une rubrique « être aidé » qui vous permet de connaître des établissements de soins les plus proches de chez vous en entrant son code postal.
Le MMSE est un test servant à vérifier si les fonctions cognitives d’une personne sont déficientes. A partir du score obtenu au test, le médecin peut exclure un déficit cognitif léger (DCL), voire une démence. En revanche, le MMSE n’est pas précis pour diagnostiquer un DCL ou une démence.
Des auteurs ont réalisé une méta-analyse afin de déterminer si le score obtenu au MMSE permet de prédire la survenue d’une démence chez une personne avec un DCL.
Onze études avec 1569 patients souffrant d’un décifit cognitif léger ont été incluses dans la méta-analyse. La durée moyenne de suivi varie de 15 mois à 7 ans.
Les auteurs concluent que l’utilisation isolée du MMSE ne permet par d’identifier les patients avec un DCL susceptibles de développer une démence. Des tests complémentaires plus élaborés devraient être proposés pour prédire cette conversion.
Le problème reste de connaître l’intérêt de dépister les patients avec un DCL et qui développeront une démence. En effet, il n’existe pas de preuves scientifiques démontrant que certaines approches médicamenteuses (par exemple la prise en charge de la dépression ou de l’hypertension, le traitement avec des inhibiteurs des cholinestérases) ou non médicamenteuses (par exemple des exercices cognitifs) pourraient ralentir, voire empêcher cette progression.
Source : Arevalo-Rodriguez I et alii. Mini-Mental State Examination (MMSE) for the detection of Alzheimer’s disease and other dementias in people with mild cognitive impairment (MCI). Cochrane Database Syst Rev 2015, Issue 3.
Peu de patients diabétiques âgés présentant une faible pression sanguine et de faibles taux d’hémoglobine glyquée* (HbA1c) provoqués par leur traitement ont vu leur traitement allégé.
* Le taux d’ HbA1c reflète le taux de sucre dans le sang sur plusieurs semaines.
« Nous avons observé que seulement une personne sur quatre a bénéficié d’une modification de leur traitement parce qu’elles avaient une faible pression sanguine et de faibles niveaux de glucose.
L es personnes âgées sont plus sensibles aux effets secondaires des médicaments. Il peut être dangereux de surmédicaliser les patients âgés, en particulier les patients diabétiques qui présentent une pression sanguine trop faible (c’est-à-dire une pression systolique inférieure à 120 mm de Hg ou un taux d’hémoglobine glyquée inférieur à 6 %).
Les personnes à risque sont celles qui sont traitées avec beaucoup de médicaments et celles qui ont des antécédents d’effets secondaires aux médicaments.
La communauté médicale recommande d’éviter l’utilisation de médicaments qui abaisse les niveaux d’hémoglobine glyquée sous la barre des 7,5% chez les personnes âgées de plus de 65 ans. Elle préconise de garder des niveaux de HbA1c entre 7,5% et 8 %.
Concernant la pression artérielle, il est recommander de traiter la pression sanguine systolique chez les personnes âgées afin d’atteindre un objectif inférieur à 150 mm de Hg plutôt que 140 mm Hg.
Cette étude rétrospective incluait les données provenant de plus de 200 000 patients âgés diabétiques de 70 ans et plus et traités avec des antihypertenseurs.
Parmi eux, plus de la moitié avaient une pression sanguine relativement basse (120-129 mm Hg systolique ou moins de 65 mm Hg diastolique) ou très basse (moins de 120/65 mm Hg). Moins d’un quart de ces patients voyaient leur traitement anti-hypertenseur allégé.
Parmi les patients diabétiques traités, plus de 20% présentaient des niveaux d’HbA1c relativement faibles (6.0%–6.4%) ou très faibles (moins de 6.0%). Seulement 21 % à 27 % ont été traités de manière moins drastique.
Les chercheurs se sont aperçus également que peu de médecins suivaient régulièrement les taux d’HbA1c ou les niveaux de pression artérielle de leurs patients diabétiques.
Certains médecins mettent l’accent sur le fait que l’on ne connaît pas les effets à long terme d’un allègement des traitements.
Source : Sussman JB et alii. Rates of Deintensification of Blood Pressure and Glycemic Medication Treatment Based on Levels of Control and Life Expectancy in Older Patients With Diabetes Mellitus. JAMA Intern Med, octobre, 2015.
Commentaires fermés sur Test de gestion des finances
Le test de gestion des finances vise à apprécier leurs capacités mentales, à identifier des capacités amoindries, voire des troubles cognitifs, même légers.
Il évalue la capacité des personnes âgées à gérer leurs finances personnelles-
Les concepteurs de ce test considèrent en effet, que la maîtrise des instruments monétaires et la gestion des finances personnelles constituent une activité cognitive complexe qui met en jeu, le calcul, la mémoire, le jugement …et fait donc davantage appel à des capacités intellectuelles que d’autres activités plus routinières, telles que préparer son repas, exécuter des taches ménagères, faire sa toilette…
Nous présentons ici une formule aménagée et simplifiée de ce test qui ne met en jeu que des connaissances courantes, familières et habituelles que la plupart des adultes ont acquises et pratiquées dans leur vie.
Nous n’avons donc pas retenu les exercices qui supposent des connaissances techniques avancées, en tout cas moins courantes, qui pourraient en quelque sorte fausser l’appréciation des capacités mentales.
En effet, dans des exercices faisant appel, par exemple à des notions de taux d’intérêt, de placements.., une personne ayant eu une activité de technicien, ouvrier, scientifique, médecin….pourrait apparaître artificiellement désavantagée par rapport à celle qui a travaillé dans la banque, les assurances ou le commerce. La formation et l’expérience antérieures risquent de biaiser l’appréciation stricte de l’état des capacités mentales et son évolution avec l’âge.
Le test proposé ici comprend 8 tâches, avec exercices, relevant de la gestion familière, quotidienne mais présentant toutefois différents niveaux de complexité. Ces tâches sont réparties en 3 domaines d’activités.
L’examinateur donne une note à chacun des exercices selon la cotation indiquée, reprise et extraite du test complet. La note globale est obtenue en additionnant les résultats de chaque exercice que l’on peut comparer à la note totale maximale.
Domaine 1 : capacités de base dans la manipulation de la monnaie
Les opérations doivent porter sur la monnaie du pays de la personne testée et qui lui est familière.
Tâche 1 (8 points): identifier les pièces de monnaie et les billets de banque.
Tâche 2 (28 points): indiquer les valeurs monétaires relatives des pièces de monnaie et des billets de banque.
Tâche 3 (12 points): calculer correctement le montant total que représente un ensemble de pièces de monnaies et de billets.
Domaine 2 : opérations et transactions au comptant
Tâche 4 (6 points): simuler une transaction sur l’achat d’un article d’épicerie : payer l’achat et vérifier la monnaie rendue.
Tâche 5 (7 points): simuler une transaction sur l’achat de 3 articles : payer et vérifier la monnaie rendue.
Tâche 6 (9 points): à partir d’une somme disponible (donnée par l’examinateur), acheter un ou plusieurs articles : payer et vérifier la monnaie.
Domaine 3 : le paiement par chèque
Tâche 7 (24 points): identifier et expliquer la composition d’un chéquier.
Tâche 8 (30 points): établir un chèque pour payer un achat.
Exemple : Vous achetez 4 livres chez votre libraire, Monsieur Pierre Drieu à Coutances, qui vous remet la facture suivante d’un montant de 177,36 euros.
Vous avez oublié votre chéquier et votre carte de crédit. Monsieur P. Drieu vous propose aimablement (vous êtes un client fidèle…) de payer la facture par chèque au retour à votre domicile à Avranches (France); ce que vous faites : remplissez le chèque ci dessous :
Références
Griffith HR et alii. Impaired financial abilities in mild cognitive impairment. Neurology, 60, 449-457, 2003.
Marson DC et alii. Assessing financial capacity in patients with Alzheimer’s disease. Archives Neurology, 57:877-884, 2000.
Wadley VG et alii. Self- and informant report of financial abilities in patients with Alzheimer’s disease: reliable and valid? Journal of American Geriatrics Society, 51, 1621-1626, 2003.
Des chercheurs montréalais ont découvert que les patients atteints de la maladie d’Alzheimer présentaient des dépôts de gras dans leur cerveau. Cette observation a été faite sur des cerveaux post-mortem (après autopsie), en comparaison avec des cerveaux de sujets sans diagnostic d’Alzheimer.
Le même phénomène a été observé sur un modèle de souris reproduisant des caractéristiques de la maladie.
Il est à noter qu’en 1906, le Dr Alois Alzheimer avait également remarqué des dépôts de gras chez des patients qui présentaient les symptômes de la maladie.
Après analyse chimique, les chercheurs ont identifié ces gras comme des triglycérides dont la particularité serait de s’accumuler anormalement dans la maladie d’Alzheimer.
Selon les chercheurs, cette accumulation ne serait pas une conséquence mais plutôt une cause de la maladie.
Cette découverte supporte l’hypothèse que la maladie d’Alzheimer est une maladie métabolique du cerveau, au même titre que l’obésité et le diabète sont des maladies métaboliques du système périphérique.
Source: Fernandes et alii. Aberrant Lipid Metabolism in the Forebrain Niche Suppresses Adult Neural Stem Cell Proliferation in an Animal Model of Alzheimer’s Disease. Cell Stem Cell, août 2015.