Dégénérescence maculaire liée à l’âge

Mitochondrie

Plainte mnésique : un indicateur de risque d’AVC ?

Les amateurs de thé vert ont moins d’Alzheimer

Jeu de mémoire 63

MIND : un régime alimentaire qui réduit de moitié le risque d’Alzheimer

Les implants cochléaires peuvent améliorer la cognition chez les personnes âgées

Paracétamol : pas aussi inoffensif que nous le pensons

Brain exercise 6

Pleine conscience

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Dégénérescence maculaire liée à l’âge

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    La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une maladie oculaire qui peut s’aggraver avec le temps. C’est la principale cause de perte de vision sévère et permanente chez les personnes de plus de 60 ans.

    Cela se produit lorsque la petite partie centrale de votre rétine, appelée macula , s’use. La rétine est le tissu nerveux sensible à la lumière et situé à l’arrière de l’œil .

    Parce que la maladie survient avec l’âge, on l’appelle souvent dégénérescence maculaire liée à l’âge. Cela ne cause généralement pas la cécité, mais peut provoquer de graves problèmes de vision.

    Une autre forme de dégénérescence maculaire, appelée maladie de Stargardt ou dégénérescence maculaire juvénile, affecte les enfants et les jeunes adultes.

    La dégénérescence maculaire liée à l’âge est une maladie qui provoque une vision floue au centre, alors que la vision périphérique reste inchangée.

    Dégénérescence maculaire humide ou sèche

    Il existe deux principaux types de dégénérescence :

    • Forme sèche. Les personnes atteintes peuvent avoir des dépôts jaunes dans leur macula. A mesure qu’ils deviennent plus gros et plus nombreux, ils peuvent assombrir ou déformer votre vision, surtout lorsque vous lisez. À mesure que la condition s’aggrave, les cellules sensibles à la lumière de votre macula s’amincissent et finissent par mourir. 
    • Forme humide. Les vaisseaux sanguins se développent sous votre macula et envoient du sang et du liquide dans votre rétine. Votre vision est déformée de sorte que les lignes droites semblent ondulées. Vous pouvez également avoir des angles morts et une perte de la vision centrale. Ces vaisseaux sanguins et leur saignement peuvent forment finalement une cicatrice, conduisant à une perte permanente de la vision centrale.

    La plupart des personnes atteintes de dégénérescence ont la forme sèche, mais la forme sèche peut conduire à la forme humide. Seulement environ 10% des personnes atteintes ont la forme humide.

    Symptômes de la dégénérescence maculaire

    Au début, vous n’aurez peut-être aucun signe notable de dégénérescence maculaire. Il peut ne pas être diagnostiqué jusqu’à ce qu’il s’aggrave ou affecte les deux yeux .

    Les symptômes de la dégénérescence maculaire peuvent inclure:

    • Vision pire ou moins claire. Votre vision peut être floue et il peut être difficile de lire les petits caractères.
    • Zones sombres et floues au centre de votre vision
    • Perception difficile ou différente des couleurs (phénomène rare)

    Causes possibles

    La dégénérescence maculaire liée à l’âge est plus fréquente chez les personnes âgées. C’est la principale cause de perte de vision sévère chez les adultes de plus de 60 ans.

    Elle peut être d’origine génétique. Si quelqu’un dans votre famille en a, votre risque pourrait être plus élevé.

    Le tabagisme, l’hypertension ou le cholestérol élevé , l’obésité , la consommation de graisses saturées , la peau claire, le fait d’être une femme et la couleur des yeux clairs sont également des facteurs de risque.

    Comment diagnostique-t-on la dégénérescence maculaire ?

    Un examen de la vue de routine peut détecter une dégénérescence maculaire liée à l’âge. L’un des premiers signes les plus courants est la présence de drusens ou druses – de minuscules taches jaunes sous la rétine. Votre médecin peut les voir lorsqu’il examine vos yeux .

    Votre médecin peut également vous demander de regarder une grille d’Amsler, un motif de lignes droites qui ressemble à un damier. Certaines des lignes droites peuvent vous sembler ondulées ou vous remarquerez peut-être que certaines lignes sont manquantes, ce qui peut être un signe de la présence de la maladie.

    Si votre médecin découvre une dégénérescence maculaire liée à l’âge, vous pouvez avoir une intervention  appelée angiographie. Le médecin injecte un colorant dans une veine de votre bras. Ils prennent des photographies lorsque le colorant circule dans les vaisseaux sanguins de votre rétine. S’il y a des vaisseaux qui envoient du liquide ou du sang dans votre macula, les photos montreront leur emplacement et leur type exacts. 

    Quels traitements sont disponibles pour la dégénérescence maculaire ?

    Il n’y a pas de remède contre la dégénérescence maculaire. Le traitement peut le ralentir ou vous empêcher de perdre trop rapidement la vue. Vos options peuvent inclure:

    • Médicaments anti-angiogenèse. Ces médicaments bloquent la création de vaisseaux sanguins.
    • Thérapie au laser. La lumière laser à haute énergie peut détruire les vaisseaux sanguins anormaux qui se développent dans votre œil.
    • Thérapie laser photodynamique. Votre médecin injecte un médicament sensible à la lumière dans votre circulation sanguine, et qui est absorbé par les vaisseaux sanguins anormaux. Votre médecin envoie ensuite un laser dans votre œil pour déclencher le médicament et endommager ces vaisseaux sanguins.
    • Aides à la basse vision. Ce sont des appareils qui aident les personnes à tirer le meilleur parti de leur vision restante.

    Prévention

    Une vaste étude a révélé que certaines personnes atteintes de DMLA sèche pouvaient ralentir la maladie en prenant des suppléments de vitamines C et E, de lutéine, de zéaxanthine, de zinc et de cuivre.

    Perspectives des personnes atteintes de dégénérescence maculaire ?

    Les personnes perdent rarement toute leur vision à cause de la dégénérescence maculaire liée à l’âge. Leur vision centrale peut être mauvaise, mais elles sont toujours capables de faire de nombreuses activités quotidiennes normales.

    La forme sèche a tendance à s’aggraver lentement, de sorte que vous pouvez garder la plupart de votre vision.

    La forme humide est l’une des principales causes de perte de vision permanente. Si c’est dans les deux yeux, cela peut nuire à votre qualité de vie.

    La dégénérescence maculaire humide peut nécessiter des traitements répétés. 

    La dégénérescence maculaire liée à l’âge sous-diagnostiquée

    Un cas sur quatre des dégénérescences maculaires liées à l’âge ne s’identifie pas précocement, selon un étude publiée en 2017. Des normes de détection plus sévères doivent être mises en place.

    644 personnes âgées de 60 ans participant à une étude ont passé un examen oculaire au cours duquel aucune anomalie n’a été détectée.

    Cependant, lorsqu’elles ont été réexaminées par une équipe de recherche de l’Université de l’Alabama à Birmingham (Etats-Unis), environ 25% d’entre elles ont montré des signes de dégénérescence maculaire liée à l’âge.

    « Il est impératif que des normes plus sévères soient mises en place pour détecter cette maladie ». Une inspection minutieuse de la macula de l’œil (le centre de la rétine) est nécessaire pour déterminer si des signes de cette maladie sont présents chez le patient ».

    Si la dégénérescence maculaire liée à l’âge est suspectée, beaucoup de choses peuvent être faites. Le changement alimentaire et l’utilisation de suppléments nutritionnels peuvent ralentir considérablement la progression de la maladie. Source : Mark Fromer et coll. JAMA Ophthalmology, avril 2017.

  2. Mitochondrie

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    mitochondriePetit organe seulement visible au microscope présent dans toutes les cellules (incluant les neurone), exceptées les globules rouges.

    La mitochondrie sert de réserve énergétique à la cellule, ce qui permet à cette dernière de respirer. Elle transforme l’oxygène et les nutriments en adenosine triphosphate (ATP), ce dernier étant la molécule de référence énergétique.

    L’ATP est donc le « fuel » qui fournit à la cellule l’énergie nécessaire pour fonctionner.

    Plus un tissu cellulaire est « actif », plus il y a de mitochondries dans ce tissu. C’est le cas par exemple des muscles et du tissu cérébral (le cerveau est le plus grans consommateur de glucose).

    D’un point de vue anatomique, elle est entourée de deux membranes constituées de lipides et de protéines. La mitochondrie contient de l’ADN qui provient uniquement de la mère.

    Un mauvais fonctionnement de la mitochondrie conduit à une production anormalement élevée de radicaux libres et peut conduit à la mort du neurone. Cette anomalie est notamment observée dans la maladie de Parkinson.

  3. Plainte mnésique : un indicateur de risque d’AVC ?

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    AVCLe fait de se plaindre de trous de mémoire semble être associé à un risque accru d’accident vasculaire cérébral (AVC).

    Une étude avait déjà rapporté que les personnes âgées qui ont l’impression de perdre la mémoire (troubles de mémoire subjectifs) sont plus à risque de souffrir de troubles avérés, c’est-à-dire quantifiables à l’aide de tests.

    Ces légers problèmes de mémorisation pourraient également refléter un défaut de circulation sanguine susceptible de provoquer une attaque cérébrale, selon les résultats d’une équipe néerlandaise (Université de Rotterdam).



    Les chercheurs ont évalué pendant dix ans les fonctions cognitives de 9152 personnes âgées de plus de 55 ans. Ces dernières ont rapporté d’éventuelles pertes de mémoire à l’aide de questionnaires.

    Résultats

    Les pertes de mémoires répétées s’accompagnent d’une augmentation de 20% du risque d’AVC, comparée aux individus qui ne déclaraient aucun problème de mémoire. Cette association concerne en particulier les personnes qui ont un niveau d’éducation élevé.

    Les chercheurs attirent l’attention sur le fait que toute mémoire déficiente ne se traduit pas pour autant par un AVC.  D’autre part, ces plaintes sont déclarées par la personne elle même et doivent être confirmée par des tests neuropsychologiques.

    Afin d’expliquer cette association, les chercheurs émettent l’hypothèse que la perte des facultés mnésiques a pour origine une perte de l’irrigation sanguine par le cerveau, qui peut à son tour provoquer un AVC (c’est-à-dire une absence partielle ou totale d’irrigation des tissus du cerveau).

    Source: Sajjad A et coll. Subjective Memory Complaints and the Risk of Stroke. Stroke. 2015;46:170175

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  4. Les amateurs de thé vert ont moins d’Alzheimer

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    thé vertUne consommation quotidienne de thé vert est associée à un risque plus faible de démence ou de déclin cognitif léger (DCL)*, selon une étude japonaise. Le thé noir ou le café ne montrent pas le même effet.

    * Le déclin cognitif léger de type amnésique se caractérise principalement par une perte de mémoire.

    Les chercheurs ont mené une étude prospective basée sur une population de Nakajima âgée de plus de 60 ans et qui avaient une mémoire normale.

    Parmi les 723 participants qui ont pris part à l’étude, 490 ont terminé une enquête de suivi entre 2011 et 2013.

    Les participants ont été classés en fonction de la fréquence de consommation de thé vert:

    • pas du tout,
    • de 1 à 6 jours / semaine (consommateur modéré)
    • tous les jours (grand consommateur)

    D’autres facteurs ont été pris en compte : présence de l’allèle ApoE ε4, hypertension, hyperlipidémie, diabète, tabagisme, consommation d’alcool.
    Fait intéressant, ceux qui ne buvaient pas de thé avaient une mémoire légèrement moins bonne que ceux qui en buvaient. Ils étaient également moins éduqués et avaient tendance à être moins actifs.

    Résultats

    La consommation de thé vert – qu’elle soit modérée ou quotidienne – est associée à un risque plus faible de trouble cognitif léger ou de démence. En revanche, aucun effet n’est observé avec le café ou le thé noir.

    Le pourcentage de buveurs de thé vert (quelque soit la quantité) ayant développé un trouble cognitif léger se situe entre 9% et 10%, alors qu’il atteint 23% chez ceux qui n’en buvaient.

    Le pourcentage d’individus qui ont développé une démence est de 9% pour les non buveurs, de 6% pour les buveurs moyens et de seulement 2% pour les buveurs quotidiens !

    Autrement dit, l’incidence de la démence – maladie d’Alzheimer comprise –  est environ 4 fois plus faible entre ceux qui ne boivent de thé vert et les consommateurs réguliers.

    Les auteurs ont conclu que boire du thé vert pourrait être bénéfique pour réduire le risque de déclin cognitif et en particulier de perte de mémoire. Cependant, ils ne fournissent pas de données sur la durée au cours de laquelle les participants consommaient du thé ou du café.

    Les études réalisés chez l’animal indiquent que les effets protecteurs du thé vert sont dus à la présence des polyphénols dont les principaux s’appellent les catéchines.

    Le thé vert et le thé noir proviennent de la même plante. La différence réside dans la préparation. Les feuilles de thé vert sont cuites à la vapeur, ce qui arrête l’oxydation. Le thé noir est écrasé et fermenté, ce qui permet l’oxydation et le noircissement des feuilles.

    Bien que cette enquête ait montré que le thé vert est la seule boisson à protéger le cerveau, l’auteur de l’étude déclare qu’il ne faut pas rejeter le thé noir ou le café complètement. Ainsi, le café peut avoir des effets protecteurs sur la maladie de Parkinson.

    Source : International Conference on Alzheimer’s and Parkinson’s Diseases, mars 2015.

    Où se procurer du thé vert ?

    Thé vert

  5. MIND : un régime alimentaire qui réduit de moitié le risque d’Alzheimer

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    fruits-legumesDes chercheurs américains ont mis au point un régime alimentaire qui réduit le risque d’Alzheimer de 53% chez les participants qui suivent scrupuleusement ce régime, et de 35% chez ceux qui le suivent un peu moins bien.

    Ce régime, appelé MIND (1), se situe entre un  régime méditerranéen et un régime DASH (2).  Ces deux types de régimes réduisent efficacement le risques d’hypertension, de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral (AVC).

    (1) Mediterranean-DASH Intervention for Neurodegenerative Delay.

    (2) Dietary Approaches to Stop Hypertension. Ce régime se base sur la consommation quotidienne de poisson, de 3 à 4 portions quotidiennes de fruits et de légumes.

    Les chercheurs de l’Université Rush ont menée cette étude sur 923 personnes âgées de 58 à 98 ans et qui été suivies pendant 4,5 ans. Ces participants ont suivi l’un des trois régimes suivants : MIND, DASH et méditerranéen.

    Le régime MIND comporte 10 groupes d’aliments bénéfiques pour le cerveau et 5 groupes qui ne le sont pas. Selon le chercheur principal de l’étude, ce type de régime est « plus facile à suivre.»
    Les bons aliments sont :

    • légumes à feuilles vertes
    • autres légumes
    • noix
    • baies (bleuets, myrtilles, fraises…)
    • légumes secs (légumineuses)
    • grains entiers
    • poisson
    • volaille
    • huile d’olive
    • vin

    Les baies sont connues pour être riches en polyphénols, des antioxydants capables de bloquer les effets toxiques de molécules présentes dans le cerveau.

    Les mauvais aliments sont :

    • viandes rouges
    • beurre
    • fromage
    • pâtisseries et sucreries
    • aliments frits

    Le régime inclut :

    • au moins 3 portions de grains entiers, une salade et un autre légume chaque jour, avec un verre de vin;
    • un repas léger à base de noix plusieurs fois par semaine;
    • des légumineuses à peu près tous les 2 jours;
    • de la volaille au moins 2 fois par semaine;
    • des petits fruits au moins 2 fois par semaine;
    • du poisson au moins une fois par semaine.

    La consommation des aliments suivants doit être réduite :

    • le beurre qui doit être limité à moins d’une cuillère à table par jour;
    • le fromage, moins d’une fois par semaine;
    • les aliments frits ou de fast-food, moins d’une fois par semaine;

    « Une des choses à retenir est que ce régime fonctionne bien même si on n’y adhère que modérément, ce qui est motivant pour les gens », poursuit la chercheuse.

    Source: Morris MC et coll. MIND diet associated with reduced incidence of Alzheimer’s disease. Alzheimer’s & Dementia: The Journal of the Alzheimer’s Association, mars 2015.

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  6. Les implants cochléaires peuvent améliorer la cognition chez les personnes âgées

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    implant_cochleaire

    La rééducation auditive à l’aide d’implants cochléaires améliore la fonction cognitive chez les personnes âgés, selon une étude.

    Les chercheurs ont aussi constaté une amélioration de l’attention, la fonction exécutive, et la mémoire à long terme chez les patients qui avaient une baisse anormale de ces fonctions avant l’implantation.

    Les implants pourraient améliorer la cognition en rétablissant la communication, en améliorant les interactions sociales et donc l’humeur, ou par le biais de séances d’orthophonie qui font généralement suite à l’implantation, a déclaré Dre Isabelle Mosnier, MD, auteure principale de l’étude et otorhinolaryngologiste à l’Hôpital de la Pitié-Salpétrière (Paris, France)

    « L’étude démontre l’importance de la rééducation de l’audition chez les patients âgés et suggère que cela pourrait retarder la démence ainsi que sa progression. »

    Le docteur souligne que l’implantation cochléaire est une procédure sûre qui n’a pas de limite d’âge. Les patients doivent bénéficier de cette option dès qu’ils cessent de percevoir une prestation de prothèses auditives (NDLR du moins en France).

    La perte d’audition est liée à la démence. Les études démontrent que les personnes de plus de 65 ans ayant une perte légère, modérée et sévère perte quintuple leur risque de démence. L’impact des appareils auditifs sur la cognition est peu connu, avec seulement six études publiées et des résultats divergents.

    L’étude publiée par le Dre Mosnier inclut 94 patients âgés de 65 ans à 85 ans qui étaient sourds des deux oreilles depuis 9 ans au plus tard. Aucun n’a présenté de signes de la maladie d’Alzheimer.

    Parmi ces patients, 50 ont reçu un implant dans l’oreille droite, 43 dans l’oreille gauche, et 1 patient sur les deux oreilles.

    Les six tests d’évaluation cognitive (en particulier des tests de mémoire) ont été réalisés avant l’implantation et 6 et 12 mois après l’activation.

    Avant la pose d’implants cochléaires, 25% des participants avaient des scores normaux aux tests cognitifs, 31% avaient un résultat anormalement bas à un des six tests et 44% avaient des résultats anormalement bas dans au moins deux des six tests.

    Sur les 87 participants ayant bénéficié d’une implantation, le pourcentage de patients ayant des résultats normaux aux tests cognitifs a augmenté de 40% après 12 mois. À l’inverse, ceux qui avaient eu des résultats anormalement bas avant l’implantation a diminué significativement.

    L’amélioration des performances cognitives a été observée sur la plupart des tests.

    L’étude a montré que, dans un environnement calme, la perception de la parole s’est nettement améliorée 6 mois après l’utilisation des implants cochléaires et a continué à s’améliorer jusqu’à un an. Cet effet bénéfique était cependant moins net lorsque l’environnement était bruyant.

    L’amélioration de la perception de la parole peut expliquer les meilleures capacités cognitives, comme pourrait le faire l’entraînement cognitif, poursuit l’auteure.

    La qualité de vie, ainsi que la perception du son, la production de la parole, l’estime de soi et les interactions sociales se sont améliorées.

    Le taux de dépression a également diminué, avec une baisse de 76% (59 % des patients avaient déclaré n’être pas déprimés avant l’implantation cochléaire).

    « Les patients sourds sont isolés, avec de faibles moyens de communication et, par conséquent, ils peuvent avoir des symptômes de dépression, » a déclaré le Dr Mosnier.

    Bien que les résultats suggèrent que les implants cochléaires retardent les troubles de la cognition, une évaluation à long terme est nécessaire. Les chercheurs ont recueilli des données de suivi sur 5 ans, ce qui permettra une telle évaluation.

    Quelques questions restent en suspens, notamment celle de savoir si la qualité du son avec l’implant cochléaire était supérieure à celle d’un appareil auditif.

    Source: D. Mosnier et coll.Improvement of Cognitive Function After Cochlear Implantation in Elderly Patients. JAMA Otolaryngol Head Neck Surg, May 2015, Vol 141, No. 5.

  7. Paracétamol : pas aussi inoffensif que nous le pensons

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    paracetamolLe paracétamol (Doliprane®, Efferalgan®, Dafalgan®, Tylénol®…), généralement utilisé pour soulager la douleur et faite tomber la fièvre, augmente entre autres le risque de maladies cardiovasculaires s’il est pris à haute dose sur une longue période.

    Les auteurs anglais (Université de Leeds) à l’origine de cette étude ont analysé les résultats provenant de huit essais portant sur les effets indésirables à long terme provoqués par une consommation paracétamol de 3 g par jour (la quantité maximale recommandée).

    Résultats

    Une consommation de paracétamol (3 g par jour) pendant plus de deux semaines augmente de 20 % les risques de maladies cardiovasculaires, d’infarctus et d’accident vasculaire cérébral. De plus, le taux de mortalité à augmenté de 63 % chez ces individus qui présentent également un risque plus élevé d’être victime d’une hémorragie intestinale ou d’une insuffisance rénale.

    Selon les chercheurs, les consommateurs de paracétamol minimisent ses effets indésirables  à long terme. Ce lien de cause à effet n’est cependant pas partagé par la toute la communauté médicale.

    Une étude précédente parue en 2011 dans la revue British Journal of Clinical Pharmacology soulignait le caractère toxique du paracétamol sur le foie. Elle indiquait que trois quarts des patients hospitalisés pour des lésions hépatiques graves avaient pris une dose importante de paracétamol.

    Source: Emmert Roberts et coll. Paracetamol: not as safe as we thought? A systematic literature review of observational studies. Annals of the Rheumatic Deseases. Mars 2015.

    Pour rappel, il existe trois grandes catégories de médicaments qui réduisent la douleur

  8. Brain exercise 6

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  9. Pleine conscience

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    mindfulnessLa thérapie basée sur la pleine conscience (en anglais mindfulness) peut aider les personnes âgées à obtenir un sommeil de meilleure qualité.

    Les chercheurs ont constaté que parmi les 49 personnes âgées ayant des problèmes de sommeil, celles qui ont appris les pratiques de la pleine conscience ont commencé à mieux dormir dans un intervalle de six semaines. Ils ont même obtenu de meilleurs résultats au test, comparés au groupe qui avait reçu des séances classiques sur les bonnes habitudes de sommeil.

    En moyenne, les effets du programme de pleine conscience étaient comparables à ceux observés avec des somnifères ou une thérapie cognitive-comportementale.

    Les chercheurs rajoutent que cette pratique, pour qu’elle soit efficace, doit être dirigée par un professeur certifié avec une vaste expérience.

    Les pratiques de «mindfulness» encouragent les gens à concentrer leur attention sur le moment présent, et non sur le passé ou l’avenir, et d’avoir un regard objectif sur ses pensées et ses émotions.

    « Les problèmes de sommeil affectent et sont affectés par l’esprit », explique l’auteur principal de l’étude (Dr Black, Université de Californie du Sud à Los Angeles).

    « Quand les gens ont de la difficulté à s’endormir, ils commencent souvent à s’inquiéter à ce sujet, et l’anxiété peut aggraver leurs problèmes de sommeil. En plus de cela, un mauvais sommeil peut conduire à des symptômes de dépression, »poursuit-il.

    En adoptant cette approche,  « les personnes prennent conscience de leurs pensées et de leurs sentiments sans porter de jugement. Cela les aide à se détendre, une condition nécessaire pour bien dormir. »

    Les 49 personnes âgées ayant des problèmes de sommeil « modérés » et qui ont participé à l’étude ont suivi six séances hebdomadaires standards pour bien dormir (thérapie cognitive-comportementale) ou une formation sur la pleine conscience (groupe mindfulness).

    À la fin de l’étude, le groupe mindfulness présentait une amélioration significative du sommeil mais également une diminution des symptômes dépressifs. Les individus semblaient également moins fatigués.

    Dr Black a déclaré que les bénéfices de la formation sur la pleine conscience étaient semblables à ceux observés avec les somnifères ou la thérapie cognitive-comportementale.

    La  « thérapie cognitivo-comportementale est très efficace», selon un spécialiste du Johns Hopkins School of Public Health à Baltimore. Cependant, une telle thérapie ciblant les problèmes de sommeil n’est pas toujours facile à trouver; et même si elle est disponible, le processus prend un certain effort avant d’obtenir des résultats significatifs.

    Les chercheurs apportent cependant une mise en garde: cette étude a ciblé l’efficacité du programme de pleine conscience sur les troubles du sommeil. Il n’y a aucune garantie que ce type de formation dispensée par d’autres spécialistes (ou la lecture d’un livre sur la pleine conscience) puisse avoir les mêmes résultats.

    Les études suggèrent que près de la moitié des adultes de 55 ans et plus souffrent de troubles du sommeil, ce qui peut avoir des conséquences sur leur santé physique et mentale.

    Il reste notamment à déterminer si la thérapie basée sur la pleine conscience améliore le sommeil de manière durable.

    Source : Black DS, O’Reilly GA, Olmstead R, Breen EC, Irwin MR. Mindfulness meditation and improvement in sleep quality and daytime impairment among older adults with sleep disturbances: a randomized clinical trial. JAMA Intern Med. 2015 Apr 1;175(4):494-501.

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