Les implants cochléaires peuvent améliorer la cognition chez les personnes âgées

Paracétamol : pas aussi inoffensif que nous le pensons

Brain exercise 6

Pleine conscience

Pleine conscience

Comment suivre l’évolution de la mémoire avec un simple test ?

Jeu de mémoire 61

Les « superseniors » ont des cerveaux de jeunes

Jeu de mémoire 60

Jeu de mémoire 59

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Les implants cochléaires peuvent améliorer la cognition chez les personnes âgées

    Leave a Comment
    implant_cochleaire

    La rééducation auditive à l’aide d’implants cochléaires améliore la fonction cognitive chez les personnes âgés, selon une étude.

    Les chercheurs ont aussi constaté une amélioration de l’attention, la fonction exécutive, et la mémoire à long terme chez les patients qui avaient une baisse anormale de ces fonctions avant l’implantation.

    Les implants pourraient améliorer la cognition en rétablissant la communication, en améliorant les interactions sociales et donc l’humeur, ou par le biais de séances d’orthophonie qui font généralement suite à l’implantation, a déclaré Dre Isabelle Mosnier, MD, auteure principale de l’étude et otorhinolaryngologiste à l’Hôpital de la Pitié-Salpétrière (Paris, France)

    « L’étude démontre l’importance de la rééducation de l’audition chez les patients âgés et suggère que cela pourrait retarder la démence ainsi que sa progression. »

    Le docteur souligne que l’implantation cochléaire est une procédure sûre qui n’a pas de limite d’âge. Les patients doivent bénéficier de cette option dès qu’ils cessent de percevoir une prestation de prothèses auditives (NDLR du moins en France).

    La perte d’audition est liée à la démence. Les études démontrent que les personnes de plus de 65 ans ayant une perte légère, modérée et sévère perte quintuple leur risque de démence. L’impact des appareils auditifs sur la cognition est peu connu, avec seulement six études publiées et des résultats divergents.

    L’étude publiée par le Dre Mosnier inclut 94 patients âgés de 65 ans à 85 ans qui étaient sourds des deux oreilles depuis 9 ans au plus tard. Aucun n’a présenté de signes de la maladie d’Alzheimer.

    Parmi ces patients, 50 ont reçu un implant dans l’oreille droite, 43 dans l’oreille gauche, et 1 patient sur les deux oreilles.

    Les six tests d’évaluation cognitive (en particulier des tests de mémoire) ont été réalisés avant l’implantation et 6 et 12 mois après l’activation.

    Avant la pose d’implants cochléaires, 25% des participants avaient des scores normaux aux tests cognitifs, 31% avaient un résultat anormalement bas à un des six tests et 44% avaient des résultats anormalement bas dans au moins deux des six tests.

    Sur les 87 participants ayant bénéficié d’une implantation, le pourcentage de patients ayant des résultats normaux aux tests cognitifs a augmenté de 40% après 12 mois. À l’inverse, ceux qui avaient eu des résultats anormalement bas avant l’implantation a diminué significativement.

    L’amélioration des performances cognitives a été observée sur la plupart des tests.

    L’étude a montré que, dans un environnement calme, la perception de la parole s’est nettement améliorée 6 mois après l’utilisation des implants cochléaires et a continué à s’améliorer jusqu’à un an. Cet effet bénéfique était cependant moins net lorsque l’environnement était bruyant.

    L’amélioration de la perception de la parole peut expliquer les meilleures capacités cognitives, comme pourrait le faire l’entraînement cognitif, poursuit l’auteure.

    La qualité de vie, ainsi que la perception du son, la production de la parole, l’estime de soi et les interactions sociales se sont améliorées.

    Le taux de dépression a également diminué, avec une baisse de 76% (59 % des patients avaient déclaré n’être pas déprimés avant l’implantation cochléaire).

    « Les patients sourds sont isolés, avec de faibles moyens de communication et, par conséquent, ils peuvent avoir des symptômes de dépression, » a déclaré le Dr Mosnier.

    Bien que les résultats suggèrent que les implants cochléaires retardent les troubles de la cognition, une évaluation à long terme est nécessaire. Les chercheurs ont recueilli des données de suivi sur 5 ans, ce qui permettra une telle évaluation.

    Quelques questions restent en suspens, notamment celle de savoir si la qualité du son avec l’implant cochléaire était supérieure à celle d’un appareil auditif.

    Source: D. Mosnier et coll.Improvement of Cognitive Function After Cochlear Implantation in Elderly Patients. JAMA Otolaryngol Head Neck Surg, May 2015, Vol 141, No. 5.

  2. Paracétamol : pas aussi inoffensif que nous le pensons

    Leave a Comment

    paracetamolLe paracétamol (Doliprane®, Efferalgan®, Dafalgan®, Tylénol®…), généralement utilisé pour soulager la douleur et faite tomber la fièvre, augmente entre autres le risque de maladies cardiovasculaires s’il est pris à haute dose sur une longue période.

    Les auteurs anglais (Université de Leeds) à l’origine de cette étude ont analysé les résultats provenant de huit essais portant sur les effets indésirables à long terme provoqués par une consommation paracétamol de 3 g par jour (la quantité maximale recommandée).

    Résultats

    Une consommation de paracétamol (3 g par jour) pendant plus de deux semaines augmente de 20 % les risques de maladies cardiovasculaires, d’infarctus et d’accident vasculaire cérébral. De plus, le taux de mortalité à augmenté de 63 % chez ces individus qui présentent également un risque plus élevé d’être victime d’une hémorragie intestinale ou d’une insuffisance rénale.

    Selon les chercheurs, les consommateurs de paracétamol minimisent ses effets indésirables  à long terme. Ce lien de cause à effet n’est cependant pas partagé par la toute la communauté médicale.

    Une étude précédente parue en 2011 dans la revue British Journal of Clinical Pharmacology soulignait le caractère toxique du paracétamol sur le foie. Elle indiquait que trois quarts des patients hospitalisés pour des lésions hépatiques graves avaient pris une dose importante de paracétamol.

    Source: Emmert Roberts et coll. Paracetamol: not as safe as we thought? A systematic literature review of observational studies. Annals of the Rheumatic Deseases. Mars 2015.

    Pour rappel, il existe trois grandes catégories de médicaments qui réduisent la douleur

  3. Brain exercise 6

    Commentaires fermés sur Brain exercise 6
  4. Pleine conscience

    Commentaires fermés sur Pleine conscience

    mindfulnessLa thérapie basée sur la pleine conscience (en anglais mindfulness) peut aider les personnes âgées à obtenir un sommeil de meilleure qualité.

    Les chercheurs ont constaté que parmi les 49 personnes âgées ayant des problèmes de sommeil, celles qui ont appris les pratiques de la pleine conscience ont commencé à mieux dormir dans un intervalle de six semaines. Ils ont même obtenu de meilleurs résultats au test, comparés au groupe qui avait reçu des séances classiques sur les bonnes habitudes de sommeil.

    En moyenne, les effets du programme de pleine conscience étaient comparables à ceux observés avec des somnifères ou une thérapie cognitive-comportementale.

    Les chercheurs rajoutent que cette pratique, pour qu’elle soit efficace, doit être dirigée par un professeur certifié avec une vaste expérience.

    Les pratiques de «mindfulness» encouragent les gens à concentrer leur attention sur le moment présent, et non sur le passé ou l’avenir, et d’avoir un regard objectif sur ses pensées et ses émotions.

    « Les problèmes de sommeil affectent et sont affectés par l’esprit », explique l’auteur principal de l’étude (Dr Black, Université de Californie du Sud à Los Angeles).

    « Quand les gens ont de la difficulté à s’endormir, ils commencent souvent à s’inquiéter à ce sujet, et l’anxiété peut aggraver leurs problèmes de sommeil. En plus de cela, un mauvais sommeil peut conduire à des symptômes de dépression, »poursuit-il.

    En adoptant cette approche,  « les personnes prennent conscience de leurs pensées et de leurs sentiments sans porter de jugement. Cela les aide à se détendre, une condition nécessaire pour bien dormir. »

    Les 49 personnes âgées ayant des problèmes de sommeil « modérés » et qui ont participé à l’étude ont suivi six séances hebdomadaires standards pour bien dormir (thérapie cognitive-comportementale) ou une formation sur la pleine conscience (groupe mindfulness).

    À la fin de l’étude, le groupe mindfulness présentait une amélioration significative du sommeil mais également une diminution des symptômes dépressifs. Les individus semblaient également moins fatigués.

    Dr Black a déclaré que les bénéfices de la formation sur la pleine conscience étaient semblables à ceux observés avec les somnifères ou la thérapie cognitive-comportementale.

    La  « thérapie cognitivo-comportementale est très efficace», selon un spécialiste du Johns Hopkins School of Public Health à Baltimore. Cependant, une telle thérapie ciblant les problèmes de sommeil n’est pas toujours facile à trouver; et même si elle est disponible, le processus prend un certain effort avant d’obtenir des résultats significatifs.

    Les chercheurs apportent cependant une mise en garde: cette étude a ciblé l’efficacité du programme de pleine conscience sur les troubles du sommeil. Il n’y a aucune garantie que ce type de formation dispensée par d’autres spécialistes (ou la lecture d’un livre sur la pleine conscience) puisse avoir les mêmes résultats.

    Les études suggèrent que près de la moitié des adultes de 55 ans et plus souffrent de troubles du sommeil, ce qui peut avoir des conséquences sur leur santé physique et mentale.

    Il reste notamment à déterminer si la thérapie basée sur la pleine conscience améliore le sommeil de manière durable.

    Source : Black DS, O’Reilly GA, Olmstead R, Breen EC, Irwin MR. Mindfulness meditation and improvement in sleep quality and daytime impairment among older adults with sleep disturbances: a randomized clinical trial. JAMA Intern Med. 2015 Apr 1;175(4):494-501.

    Sur le même thème

    Le lien entre troubles du sommeil et Alzheimer se confirme

    Un sommeil de mauvaise qualité augmente le risque de déclin mental

    Le manque de sommeil peut conduire à une perte de neurones

    Le syndrome d’apnée du sommeil

  5. Pleine conscience

    1 Comment

    Pratique issue du bouddhisme, qui s’applique en thérapie comportementale pour réduire par exemple le stress ou les troubles de l’humeur (thérapie basée sur la pleine conscience pour le stress et la dépression).

    En anglais : mindfulness.

  6. Comment suivre l’évolution de la mémoire avec un simple test ?

    Commentaires fermés sur Comment suivre l’évolution de la mémoire avec un simple test ?

    testDes chercheurs ont mis au point un outil simple pour déceler les premiers changements des fonctions cognitives chez les personnes âgées qui n’ont aucun trouble.

    Lors d’une étude longitudinale, ils ont constaté que les personnes qui se plaignaient d’avoir une mémoire moins performante obtenaient par la suite de moins résultats aux tests cognitifs. Pour en arriver à ces résultats, les chercheurs ont utilisé un test appelé instrument de la fonction cognitive (en anglais Cognitive Function Instrument) qui est donc un test subjectif d’évaluation des fonctions cognitives (à ne pas confondre avec un test objectif d’évaluation que font passer les professionnels de santé).

    Cet instrument consiste à poser au participant et à un de ses proches 14 questions qui couvrent les principaux aspects ayant trait au fonctionnement de la personne. Trois réponses sont possibles : « oui, non ou peut-être ».

    Voici des exemple de questions posées :

    « Par rapport à l’année dernière, sentez-vous que votre mémoire (ou la mémoire de votre proche) a diminué sensiblement ? ».

    « Les autres vous disent-ils que vous avez tendance à répéter les mêmes questions (ou est-ce que votre proche a tendance à répéter les mêmes questions) ? ».

    « Égarez-vous les choses plus souvent qu’avant (ou votre proche égare-t-il souvent les choses) ? ».

    Cette étude longitudinale a porté sur 468 adultes âgés en bonne santé sur le plan cognitif qui ont rempli (ainsi que leurs proches) le questionnaire chaque année.

    Lorsque l’on combine les résultats obtenus au test du Cognitive Function Instrument avec ceux obtenus avec un test standard de mesure objective des fonctions cognitives (rempli par un professionnel de santé), les chercheurs notent qu’ils peuvent prévoir de manière fiable si une personne souffrira de troubles cognitifs.

    D’autres études sont nécessaires pour déterminer à partir de quel seuil une personne est considérée comme à risque.

    Source : Tracking early decline in cognitive function in older individuals at risk for Alzheimer’s disease dementia: the Alzheimer’s Disease Cooperative Study Cognitive Function Instrument, JAMA Neurology, avril 2015.




    Sur le même thème

    Alzheimer : un test pour évaluer son risque

    Evaluation de la plainte cognitive

    Questionnaire de Mac Nair

     

  7. Les « superseniors » ont des cerveaux de jeunes

    Commentaires fermés sur Les « superseniors » ont des cerveaux de jeunes

    superseniorsLes cerveaux des « superseniors » sont très différents de ceux des personnes âgées du même âge, selon une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Chicago et publiée dans the Journal of Neuroscience.

    Les « superseniors » sont des personnes âgées de 80 ans et plus dont les souvenirs sont aussi nets que ceux d’individus bien plus jeunes.

    Apprendre davantage sur leurs cerveaux permettrait de découvrir de nouvelles façons de protéger les souvenirs des personnes âgées et de lutter contre la démence.

    Comparé aux cerveaux de personnes âgées saines du même âge, le cerveau des « superseniors » ont les structures situées dans le cortex plus épaisses et beaucoup moins de dégénérescences neurofibrillaires (un des indicateurs de lésions dans la maladie d’Alzheimer).

    « Les cerveaux des superseniors ont soit des connexions neuronales plus importantes, soit des structures différentes de celles des individus sains du même âge », déclare l’auteur principal de l’étude.

    « Cela peut être du à l’expression d’un gène, ou à une combinaison de facteurs protecteurs », continue-t-il.

    « Identifier les facteurs qui permettent aux superseniors d’avoir des capacités mnésiques inhabituellement élevées nous permettrait d’aider les personnes âgées en bonne santé à maintenir une bonne fonction cognitive, mais aussi de développer de futures thérapies pour traiter certaines démences ».

    Source : Gefen T et coll.  Morphometric and histologic substrates of cingulate integrity in elders with exceptional memory capacity. J Neurosci., janvier 2015, 35:1781-91.

  8. Jeu de mémoire 60

    Commentaires fermés sur Jeu de mémoire 60





    Pour effectuer d’autres tests, cliquez-ici

     

  9. Jeu de mémoire 59

    Commentaires fermés sur Jeu de mémoire 59





    Pour effectuer d’autres tests, cliquez-ici