Jeu de mémoire 54

Alzheimer : reproduire la mort des neurones in vitro

Les symptômes dépressifs affectent durablement les fonctions cognitives

Un mode de vie sain réduit de moitié le risque d’AVC chez les femmes

Le Nobel attribué à des chercheurs pour leurs travaux sur le sens de l’orientation du cerveau

Alzheimer : les femmes souffrant de névrose sont plus à risque

Parkinson : un appareil médical conçu pour améliorer la gestion de la maladie

Les plaintes mnésiques constituent un risque de trouble cognitif avéré

Parkinson : les migraineux seraient-ils à risque ?

Les médicaments antithrombotiques augmentent le risque de transfusions et de saignements

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Jeu de mémoire 54

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    Voici un test de niveau de vos fonctions cognitives : mémoire (attention, encodage, récupération), intelligence spatiale, logique et langage. Il est destiné à vous garder dans une forme immarcescible. Ils n’ont bien entendu aucune valeur d’un quelconque diagnostic. Ne perdez pas de temps sur une question sur laquelle vous butez. Prenez maintenant un papier et un stylo afin de noter les réponses. Amusez-vous bien!

    Pour effectuer d’autres tests, cliquez-ici

    Exercice 1

    Lisez le poème Green de Paul Verlaine  (1844-1896), en portant une attention particulière aux rimes :

    Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches
    Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous.
    Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches
    Et qu’à vos yeux si beaux l’humble présent soit doux.

    J’arrive tout couvert encore de rosée
    Que le vent du matin vient glacer à mon front.
    Souffrez que ma fatigue à vos pieds reposée
    Rêve des chers instants qui la délasseront.

    Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête
    Toute sonore encore de vos derniers baisers ;
    Laissez-la s’apaiser de la bonne tempête,
    Et que je dorme un peu puisque vous reposez.

    Exercice 2

    Trouvez l’intrus:

    BELOTE – BRIDGE – POKER – ECHECS – TAROT

    Question relative à l’exercice 1

    Complétez les rimes manquantes (xxxxx):

    Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches
    Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous.
    Ne le déchirez pas avec vos deux mains xxxxxxxx
    Et qu’à vos yeux si beaux l’humble présent soit xxxx.

    J’arrive tout couvert encore de xxxxx
    Que le vent du matin vient glacer à mon xxxxx.
    Souffrez que ma fatigue à vos pieds reposée
    Rêve des chers instants qui la délasseront.

    Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête
    Toute sonore encore de vos derniers xxxxxxxx ;
    Laissez-la s’apaiser de la bonne xxxxxxxx,
    Et que je dorme un peu puisque vous reposez.

    Exercice 3

    Quelle règle permet de passer d’un domino à l’autre ? Choisissez parmi les trois propositions (a,b ou c).

    fig54b

    Solution du test en bas de page

    Solution

    Exercice 1. Blanches – doux – rosée – front – baisers – tempête. 1 point par rime trouvée.

    Exercice 2. Echecs. Ce n’est pas un jeu de cartes. 2 points pour la bonne réponse

    Exercice 3.  La bonne proposition est la C. Le dernier domino de chaque ligne est obtenu en multipliant les chiffres des deux dominos précédents, ce qui donne pour la première ligne: 1 x 3 = 3 et 3 x 2= 6 et pour la seconde ligne : 4 x 1 = 4 et 5 x 0 = 0.

    2 points pour la bonne réponse.

    Barème

    8-10 points : très bon
    4-7 points : bon
    0-3 points : vous ferez mieux la prochaine fois !

  2. Alzheimer : reproduire la mort des neurones in vitro

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    DNF-amyloid

    Plaques amyloïdes (1) et dégénérescences neurofibrillaires (2) se formant respectivement à l’extérieur et à l’intérieur des neurones.

    Des chercheurs américains (Boston, Massachusetts, Etats-Unis) ont reconstitué in vitro le processus de mort neuronale dans la maladie d’Alzheimer.

    Cette étude publiée dans la prestigieuse revue Nature confirme l’hypothèse selon laquelle l’accumulation des plaques amyloïdes dans le cerveau est à l’origine de la mort des neurones, en particulier dans les structures impliquées dans la mémoire, l’orientation et l’apprentissage.

    L’amyloïde se développe tout d’abord, et forme des dépôts insolubles qui s’agglutinent à l’extérieur des neurones. Puis, ces dépôts déclenchent la formation d’enchevêtrements (ou dégénérescences) neurofibrillaires (DNF) qui s’agglutinent  à l’intérieur des neurones, empêchant le transport des nutriments. Les neurones finissent par mourir.

    « Nous avons pu montrer pour la première fois que les dépôts d’amyloïde entraînent la formation d’enchevêtrements neurofibrillaires et ainsi la mort des neurones », déclare l’un des auteurs de l’étude.

    Une cible thérapeutique. Les chercheurs ont également montré qu’il était possible d’empêcher l’agglutination des DNF en inhibant une enzyme appelée GSK3-beta. En bloquant l’action de cette enzyme, il est possible d’empêcher la formation d’une protéine (appelée protéine tau) dont la forme anormale est à l’origine des DNF.

    En résumé, l’amyloïde s’agrège pour former des plaques amyloïdes qui, à leur tour, entraînent la formation de DNF, via la protéine tau est qui se trouve sous une forme anormale.

    Référence: Se Hoon Choi. A three-dimensional human neural cell culture model of Alzheimer’s disease, Nature, octobre 2014.

    A lire ou à voir aussi

    Dégénérescences neurofibrillaires

    Amyloïde

    Alzheimer: visualiser les plaques amyloides dans le cerveau

     

  3. Les symptômes dépressifs affectent durablement les fonctions cognitives

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    depressionLes personnes ayant souffert de plusieurs épisodes dépressifs présentent une baisse durable de leur performance cognitive.

    Cette étude française (centre hospitalier Sainte-Anne, Paris) a été réalisée sur 2 000 patients ayant connu jusqu’à 5 épisodes dépressifs au cours de leur vie. Ces participants ont effectué un test cognitif (le test des tracés) qui consiste à relier le plus rapidement possible des chiffres placés en désordre sur une feuille. Ce test permet d’évaluer la rapidité d’exécution mais aussi l’attention. Le test a été effectué au cours de la phase dépressive, puis 6 semaines après, quand aucune manifestation de la dépression n’était constatée.

    Résultats

    Les patients ayant connu plus de deux épisodes dépressifs ont réalisé le test en 1,20 min, même après l’épisode dépressif. Il est seulement de 35 secondes chez ceux n’ayant souffert que d’un épisode dépressif (et un peu plus de 35 secondes pour deux épisodes dépressifs).

    Selon l’auteur principal de l’étude, une thérapie de remédiation cognitive destinée à rétablir la baisse de performance cognitive (au moyen d’exercices de stimulation cérébrale) permettrait de réduire le risque de rechute.

    Il faut rappeler qu’un individu ayant connu « un seul épisode dépressif a 50 % d’en refaire un deuxième au cours de sa vie et 70 % d’en refaire un troisième s’il en a connu deux épisodes dépressifs ».

    Toutefois, selon l’auteur, « cela est difficile d’accepter pour les patients car ce traitement préventif se déroule une fois que les symptômes dépressifs ont disparu ».

    Référence : P.Gorwood et coll. Psychomotor retardation is a scar of past depressive episodes, revealed by simple cognitive tests. European Neuropsychopharmacology, octobre 2014.

    A lire aussi

    La dépression

    La dépression peut entraîner l’Alzheimer

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    Traitement préventif des troubles anxieux et de la dépression

    Test des tracés

    Auto-évaluation de la dépression

    Echelle de dépression gériatrique

    Echelle de dépression de Hamilton

     

     

  4. Un mode de vie sain réduit de moitié le risque d’AVC chez les femmes

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    AVCLe risque d’AVC est réduit de moitié (54%) chez les femmes ayant une hygiène de vie saine.

    Pour cela, il faut respecter les règles suivantes:

    • n’avoir jamais fumé;
    • boire modéremment de l’alcool (3 à 9 verres par semaine);
    • manger sainement (consommation fréquente de fruits, légumes et produits laitiers allégés);
    • faire de l’exercice (marche ou vélo au moins 40 minutes par jour et exercice plus vigoureux au moins une heure par semaine) ;
    • avoir un poids normal (indice de masse corporelle inférieur à 25 kg/m2).

    Cette réduction du risque d’AVC est comparée au groupe de femmes qui ne suit aucune de ces règles.

    « Ces résultats sont encourageants car ils démontrent qu’un mode de vie sain réduit considérablement le risque d’AVC , dont les conséquences sont souvent irréversibles », déclare l’auteure principale de l’étude (Dr Susanna Larsson, Institut Karolinska, Stockholm).

    Les chercheurs ont analysé les données d’une cohorte de 31 696 femmes suédoises, âgées de 60 ans en moyenne, à qui ils ont demandé de remplir un questionnaire sur leurs habitudes alimentaires et leur mode de vie. 93 % des femmes présentaient 2 ou 3 facteurs d’un mode de vie sain, alors que seulement 2 % réunissaient les 5 facteurs de vie saine. 5 % des femmes n’avaient aucun facteur de vie saine.

    Les femmes qui présentent 3 critères de vie saine ont un risque d’AVC ischémique réduit de 43 %.

    Référence: Larsson SC et coll. Healthy diet and lifestyle and risk of stroke in a prospective cohort of women. Neurology, octobre 2014.

     

    Lire aussi:

    Comment prévenir le risque d’AVC ?

    La consommation d’alcool influe sur le risque d’AVC

    Les effets préventifs d’une alimentation saine

    La consommation de poissons gras diminue le risque d’AVC

  5. Le Nobel attribué à des chercheurs pour leurs travaux sur le sens de l’orientation du cerveau

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    hippocampeTrois scientifiques ont reçu le prix Nobel de médecine 2014 pour leur découverte sur le rôle que jouent des neurones sur la façon de l’orienter dans l’espace.

    Ces neurones sont les premiers à être endommagés dans la maladie d’Alzheimer, ce qui explique pourquoi les malades se trouvent désorientés.

    « Comprendre pourquoi ces neurones se détruisent permettrait de mieux comprendre les premières étapes de la malade », explique John O’Keefe, l’un des trois récipiendaires avec les époux norvégiens May-Britt et Edvard Moser. John O’Keefe est directeur d’un nouvel institut du cerveau à Londres.

    En 1971, John O’Keefe montra que les neurones qui s’excitent lorsque des rats de laboratoire se déplacent sont situés dans l’hippocampe. Les époux Moser ont découvert que les neurones du cortex entorhinal (région située près de l’hippocampe) sont impliqués dans la «navigation» et qu’ils sont connectés avec les neurones de l’hippocampe.

    L’hippocampe et le cortex entorhinal sont les premières régions du cerveau touchées dans la maladie d’Alzheimer.

    Ce système hippocampe-cortex entorhinal nous permet de nous situer, de trouver le chemin d’un point à un autre et de le mémoriser la fois suivante.

  6. Alzheimer : les femmes souffrant de névrose sont plus à risque

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    La personnalité d’un individu peut augmenter le risque de démence, au même titre que d’autres facteurs (niveau d’éducation, risque cardiovasculaire, traumatismes crâniens, facteurs héréditaires).

    Des chercheurs suédois (Université de Göteborg) ont suivi 800 femmes à qui ils ont fait passer des tests de personnalité afin de mesurer leur état de névrose, d’extraversion et d’introversion. Les participantes ont aussi été soumises à des tests de mémoire.
    Résultat

    Dix neuf pour cent des femmes ont développé une démence. En analysant les résultats dans le détail, les chercheurs ont constaté que les femmes qui ont obtenu les scores les plus élevés aux tests d’évaluation de la névrose doublaient leur risque de souffrir de démence, comparées à celles qui ont obtenu les scores les plus faibles. Pour rappel, la névrose est caractérisée par des sentiments d’anxiété, de jalousie, de colère, deculpabilité et une humeur maussade.

    Un état de stress sur une longue période était également associé à un risque accru.

    Enfin, les femmes à la fois névrotiques et introverties (timides, réservées) avaient le risque le plus élevé de souffrir de la maladie d’Alzheimer : 16 sur 63 femmes soit 25% étaient dans ce cas versus 8 sur 64 femmes décrites comme étant extraverties et n’étant pas en détresse psychologique, soit 13%.

    Référence : Johannsson et coll. Midlife personality and risk of Alzheimer disease and distress. Neurology, octobre 2014.

  7. Parkinson : un appareil médical conçu pour améliorer la gestion de la maladie

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    bracelet parkinsonL’organisation caritative Parkinson’s UK et la biotech Global Kinetics Corporation (Australie) ont mis au point un appareil médical sophistiqué appelé « Parkinson’s KinetiGraph » (PKG) qui permettra de surveiller les troubles moteurs dans la maladie de Parkinson.

    Le Parkinson’s KinetiGraph est une technologie portée au poignet qui enregistre automatiquement sur 6 jours les données motrices et des informations relatives au traitement médicamenteux. Ces données aideront les médecins traitants à surveiller plus précisément les symptômes et à éventuellement planifier des traitements médicamenteux plus adaptés.

    Lors d’un projet pilote de 12 mois, les patients portent la technologie pendant 10 jours avant de consulter leur spécialiste, afin de pouvoir effectuer un suivi des informations concernant leurs symptômes et leur impact sur la vie quotidienne.

    La technologie PKG a été validée et utilisée dans des centres majeurs spécialisés dans les troubles moteurs à travers l’Europe, l’Australie et l’Asie.

    Référence: www.globalkineticscorporation.com.au

  8. Les plaintes mnésiques constituent un risque de trouble cognitif avéré

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    alzheimer oubliLes personnes âgées qui ont l’impression de perdre la mémoire (troubles de mémoire subjectif) sont plus à risque de souffrir de troubles avérés (c’est-à-dire quantifiables à l’aide de tests).

    Des chercheurs américains (Université du Kentucky) ont demandé à 531 septuagénaires sans trouble cognitif s’ils avaient noté un changement dans leur performance mnésique. Les participants ont ensuite été suivis, en moyenne, pendant dix ans.

    Résultats

    Plus de la moitié (56%) ont signalé que leur mémoire se dégradait. Ce groupe était presque trois fois (2,8) plus susceptible de développer des problèmes de mémoire que celui composé de sujets ne s’étant plaints d’aucun trouble.

    Environ un participant sur six a développé une démence pendant l’étude. Parmi eux, 80 % avaient préalablement rapporté des problèmes de mémoire.

    Les troubles de mémoire avérés ont été observés en moyenne neuf ans après les premières pertes de mémoire signalées par le patient.

    L’auteur principal de l’étude (Dr Kryscio) estime que l’on peut retarder l’apparition de ces troubles, mais rappelle qu’il n’existe aucun traitement curatif contre la maladie d’Alzheimer.

    Il tient également à rassurer les personnes qui ont parfois des oublis.

    Référence : Kryscio et coll.Self-reported memory complaints, octobre 2014.

  9. Parkinson : les migraineux seraient-ils à risque ?

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    migraineLes gens atteints de migraines avec aura en milieu de leur vie ont deux fois plus de risque de développer la maladie de Parkinson.

    Ces mêmes sujets sont 3,6 fois plus susceptibles de présenter au moins quatre des six symptômes parkinsoniens (ceux qui souffraient de migraines sans aura avaient un risque multiplié par 2,3 fois).

    Des chercheurs américains (Université de Bethesda) ont suivi pendant 25 ans plus de 5600 personnes âgées de 33 à 65 ans, dont 238 qui souffraient de migraines sans aura et 430 de migraines avec aura.

    Un mauvais fonctionnement des mécanismes de libération de la dopamine pourrait expliquer cette association. La dopamine est un neurotransmetteur qui fait défaut dans le cerveau des parkinsoniens. Il est étudié comme cause possible de la migraine depuis des années.

    Les chercheurs précisent cependant que le risque de souffrir de la maladie de Parkinson demeure très faible, même avec des antécédents de migraine.

    Référence : Scher AI et coll. Midlife migraine and late-life parkinsonism: AGES-Reykjavik Study. Neurology,  83:1246-52, septembre 2014.

  10. Les médicaments antithrombotiques augmentent le risque de transfusions et de saignements

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    thrombose sangUne étude rétrospective confirme le risque accru d’hémorragies gastro-intestinales, de transfusions et d’hospitalisations en cas d’association de médicaments antithrombotiques.

    Le risque d’une nécessité de transfusion est particulièrement accru pour l’association aspirine + anticoagulant (+ 510 %) et en cas de trithérapie antithrombotique (+ 400 %).

    Ces résultats ont été obtenus à partir de  données de 78 133 persones âgées de 60 à 90 ans ayant reçu un ou plusieurs médicaments antithrombotique :

    • anticoagulant (warfarine),
    • antiagrégant plaquettaire (ticlopidine, clopidogrel),
    • aspirine + antiagrégant plaquettaire,
    • aspirine + anticoagulant ou
    • trithérapie antithrombotique (anticoagulant + antiagrégant plaquettaire + aspirine)

    Sur les 78 133 patients, 64% avaient reçu un antiagrégant plaquettaire ou l’association aspirine + antiagrégant plaquettaire.

    Référence : Abraham NS et coll. Risk of lower and upper gastrointestinal bleeding, transfusions, and hospitalizations with complex antithrombotic therapy in elderly patients. Circulation 2013;128:1869-77.