Boire du jus de cerise pour un meilleur sommeil

Le décès d’un proche à l’origine de plus d’AVC

L’IRM à haute définition permet de dépister précocement le Parkinson

L’artère des carotides permettrait d’identifier les personnes à risque d’AVC

Un marqueur de la MAO-B pour évaluer le risque de Parkinson

La thyroïde en cause dans la dépression chez les séniors ?

Faire des études prévient la maladie d’Alzheimer

Alzheimer: une protéine fœtale protègerait les neurones

Le manque de sommeil peut conduire à une perte de neurones

AVC: les personnes âgées prennent trop de médicaments

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Boire du jus de cerise pour un meilleur sommeil

    Commentaires fermés sur Boire du jus de cerise pour un meilleur sommeil

    cerisesBoire du jus de cerise deux fois par jour permettrait de gagner une heure de sommeil. Les cerises sont en effet une source naturelle de mélatonine, l’hormone du sommeil.

    Entre un quart et un tiers des personnes âges sont victimes de troubles du sommeil (au moins trois nuits par semaine) avec des conséquences multiples: pertes de mémoire, augmentation de la pression artérielle et diabète de type 2.

    Or les somnifères sont déconseillés car ils provoquent des troubles cognitifs et  quadruplent le risque de chute.

    Des chercheurs ont demandé à des sexagénaires insomniaques de boire du jus de cerise, deux fois par jour pendant deux semaines.  Leur sommeil était par la suite analysé à l’aide d’un polysomnographe, un appareil qui enregistre les rythmes respiratoire et cardiaque pendant le sommeil. Les participants ont également répondu à un questionnaire qui évalue la sensation de fatigue, la somnolence et l’humeur.

    Résultats : La consommation de jus de cerise, matin et soir, s’accompagne  en moyenne d’une heure de sommeil supplémentaire.

    Ces résultats s’expliquent par la fait que la cerise est une source naturelle de mélatonine, l’hormone du sommeil. De plus, ces fruits (en particulier leur peau), contiennent des proanthocyanidines. Ces derniers sont des polyphénols qui augmentent l’effet du tryptophane, un acide aminé qui produit la sérotonine (un neurotransmetteur impliqué dans l’humeur et le sommeil).

    Source : congrès annuel de la Société américaine de nutrition à San Diego (USA).

  2. Le décès d’un proche à l’origine de plus d’AVC

    Commentaires fermés sur Le décès d’un proche à l’origine de plus d’AVC

    decesLa probabilité d’être victime d’une crise cardiaque ou d’un AVC est doublée dans le mois qui suit le deuil d’un proche.

    Selon des experts, le chagrin mène à un stress intense et peut également inciter des personnes à oublier ou à ne pas vouloir prendre leurs médicaments.

     Le Dr. Sunil Shah (Université de Londres),  co-auteur du rapport, dit : « Nous employons souvent le terme « un coeur brisé » pour signifier la douleur de perdre un être proche. Notre étude prouve que cette perte peut exercer un effet direct sur la santé du coeur. »

    Les auteurs ont constaté que 16 par 10.000 de patients ont subi des crises cardiaques ou des AVC  moins de 30 jours après la mort de leur proche, contre 8 par 10.000 dans la population normale. Ce risque accru commence à décliner après 30 jours.

    « Il existe certaines preuves indiquant que le chagrin produit de possibles changements physiologiques:  formation de caillots sanguins, augmentation de la pression sanguine et des niveaux d’hormone du stress ».

    « Tout ces changements contribueront à un risque accru de crises cardiaques et d’AVC».

    « En outre, nous avons trouvé, dans une autre étude, que pendant les premiers jours suivant le décès, les personnes peuvent ne pas prendre certains médicaments tels que les statines ou l’aspirine.»

    « Il est important que les médecins et les proches se rendent compte de ces risques ».

    Source: Increased Risk of Acute Cardiovascular Events After Partner Bereavement. JAMA Internal Medicine, mars 2014.

  3. L’IRM à haute définition permet de dépister précocement le Parkinson

    Commentaires fermés sur L’IRM à haute définition permet de dépister précocement le Parkinson

    IRML’IRM à champ magnétique intense permet de fournir une image détaillée d’une zone du cerveau lésée dans la maladie de Parkinson, conduisant probablement à un dépistage plus précoce de la maladie.

    La maladie de Parkinson est une maladie chronique et progressive caractérisée par des tremblements, une raideur et un trouble de l’équilibre et de la coordination.

    Mirco Cosottini (université de Pise) et ses collègues ont étudié les cerveaux de 38 personnes, dont 17 patients atteints de la maladie de Parkinson et 21 contrôles sains, afin d’évaluer l’efficacité de l’IRM intense  7-Tesla (7-T) IRM dans l’identification de la maladie de Parkinson.

    Les chercheurs se sont intéressés à une structure cérébrale appelée substance noire située dans le mésencéphale et qui libère le neurotransmetteur dopamine. Dans la maladie de Parkinson, la substance noire est progressivement détruite, entraînant les troubles moteurs.

    La dopamine est une neurotransmetteur importante impliquée dans des fonctions cérébrales multiples, tels que la motricité et les processus comportementaux (humeur, récompense, dépendance).

    En se basant sur des anomalies de la substance noire identifié par le 7-T IRM, les chercheurs ont correctement classé les patients présentant la maladie de Parkinson avec une sensibilité de 100% et une spécificité de 96%.

    « Avec l’introduction de 7-T IRM dans la pratique clinique, un diagnostic radiologique de soutien de la maladie de Parkinson peut être fait, » déclare Mirco Cosottini.

    Les chercheurs explorent également l’utilité clinique de 7-T IRM dans plusieurs autres maladies neurodégénérative, y compris le trouble cognitif léger, précurseur de la maladie d’Alzheimer.

    Source: MR Imaging of the Substantia Nigra at 7 T Enables Diagnosis of Parkinson Disease. Radiology, 2014.

  4. L’artère des carotides permettrait d’identifier les personnes à risque d’AVC

    Commentaires fermés sur L’artère des carotides permettrait d’identifier les personnes à risque d’AVC

    artere-carotideL’observation de dépôts graisseux – sous formes de plaques – dans l’artère carotide permettrait de prévoir la survenue d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou de crises cardiaques chez  des personnes sans antécédent de maladies cardiovasculaires.

    L’IRM peut discerner si certaines plaques présentent un danger du fait de leur risque de rompre. Cette capacité fait de l’IRM un outil potentiellement précieux pour identifier des patients à risque d’être victimes d’un accident cardiovasculaire.

    Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont utilisé la technique de l’ultrason pour regarder l’épaisseur de la paroi de l’artère carotide et l’IRM pour analyser la composition des plaques.

    Les artères carotides sont de grands vaisseaux situés de chaque côté du cou qui transportent le sang oxygéné vers le cerveau.  Leur état tend à refléter celui des artères coronaires qui alimentent le coeur en sang oxygéné.

    Des accidents cardiovasculaires se sont produits chez 59 des 946 patients qui ont pris part à l’étude.

    L’épaississement anormal de la paroi de l’artère carotide et la présence de lipides et de calcium dans l’artère carotide interne étaient des facteurs prédictifs significatifs d’accidents vasculaires.

    « La présence centrale de dépôts graisseux (lipides) dans l’artère était plus fréquente (+50%) chez les personnes qui ont eu par la suite un accident vasculaire», déclare Dr. Bluemke, l’auteur principal de l’étude.

    « L’IRM de la carotide a des avantages significatifs car les résultats sont plus reproductibles que ceux obtenus avec l’ultrason. Cependant, la disponibilité et le coût de l’IRM pourraient limiter son utilisation», avertit-il.

    Source: Carotid Artery Plaque Morphology and Composition in Relation to Incident Cardiovascular Events: The Multi-Ethnic Study of Atherosclerosis (MESA). Radiology, mars 2014.

  5. Un marqueur de la MAO-B pour évaluer le risque de Parkinson

    Commentaires fermés sur Un marqueur de la MAO-B pour évaluer le risque de Parkinson

    sonde-fluorscenteUn marqueur, sous la forme d’une sonde fluorescente, a été développé pour évaluer le risque de développer la maladie de Parkinson. 

    La sonde est extrêmement sensible peut détecter avec une haute précision l’activité de la monoamine oxydase B (MAO-B), une enzyme qui est trouvée à  des niveaux élevés chez les patients présentant la maladie de Parkinson. Cette innovation favorisera le développement de technologies moins coûteuses visant à surveiller les personnes à risque de développer la maladie.

    L’étude a été dirigée par le professeur Yao Shao de l’Institut national de neurologie de Singapour.

    Les monoamines oxydase (MAOs) sont des enzymes qui sont trouvées principalement dans le cerveau humain. Ses deux formes (MAO-A et MAO-B) permettent de maintenir l’équilibre des neurotransmetteurs dans le cerveau. Mais quand les enzymes sont suractivées, le cerveau produit un niveau excessif de produits toxiques pour les neurones, provoquant un mauvais fonctionnement des neurones et l’apparition de maladies dégénératives. Dans le cas de la maladie de Parkinson, on constate que l’expression de MAO-B, mais pas celle de la MAO-A, est sensiblement augmentée dans le cerveau des patients parkinsoniens.

    L’étude a également constaté que l’activité de la MAO-B n’est présente que dans les lymphocytes B humains (un type de globule blanc), mais pas dans les fibroblastes (cellules de soutien présentes dans les tissus conjonctifs).

    « La sonde peut être utile pour surveiller la réponse du patient à un  médicament, » déclare l’un des auteurs de l’étude, dont l’équipe a récemment trouvé que l’utilisation à long terme d’un inhibiteur de la MAO-B réduit la progression de la maladie de Parkinson.

    Source: A sensitive two-photon probe to selectively detect monoamine oxidase B activity in Parkinson’s disease models. Nature Communications, mars 2014.

  6. La thyroïde en cause dans la dépression chez les séniors ?

    Commentaires fermés sur La thyroïde en cause dans la dépression chez les séniors ?

    Glande thyroide (1)

    Glande thyroide (1)

    Les seniors qui ont une légère augmentation de l’activité de la thyroïde auraient plus de risque de développer une dépression.

     Les chercheurs néerlandais (Centre médical d’Erasmus) ont analysé des données provenant de plus de 1500 septuagénaires qui n’avaient aucune dépression au début de l’étude.

    L’activité thyroïde a été évaluée sur une période de 8 ans. Les personnes qui avaient une activité légèrement plus élevée que la moyenne – mais toujours dans les limites de la normalité – avaient un risque plus important de dépression.

     Il est à rappeler que la thyroïde est une petite glande située dans le cou qui produit les hormones T3 (triiodothyronine) et  T4 (thyroxine), ainsi que la calcitonine qui régule le métabolisme du calcium.

    Des problèmes de santé surgissent lorsque l’activité de la thyroïde devient anormalement faible (hypothyroïdisme) ou anormalement élevée (hyperthyroïdisme). Les troubles thyroïdiens touchent plus fréquemment les femmes que les hommes.

    Les recherches précédentes avaient rapporté des associations entre des niveaux anormalement bas ou élevés de l’activité thyroïdienne et un risque accru de la dépression. Cependant, c’est la première étude qui démontre un lien entre la dépression et des niveaux légèrement plus élevés que la moyenne de l’activité thyroïdienne.

    L’étude a seulement rapporté une association entre l’activité de la thyroïde et la dépression, ce qui ne signifie pas qu’il existe un lien de cause à effet.

    Source: Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, février 2014.

  7. Faire des études prévient la maladie d’Alzheimer

    Commentaires fermés sur Faire des études prévient la maladie d’Alzheimer

    educationFaire des études retarderait l’apparition de la maladie d’Alzheimer, selon une étude épidémiologique française (Inserm, Bordeaux).

    Après avoir analysé des données médicales, les chercheurs ont calculé que le période entre les premiers symptômes et la démence est en moyenne de 15 ans chez les personnes diplômées, alors qu’elle n’est que de 7 ans chez celles qui n’ont pas fait d’études.Ils ont également remarqué que les individus éduqués fonctionnaient mieux dans leur vie quotidienne.

    L’étude a porté sur 442 participants chez qui un diagnostic de maladie d’Alzheimer a été déposé, et après avoir passé régulièrement des tests d’évaluation de leurs fonctions cognitives.

    Selon un des auteurs de l’étude «Les personnes peu éduquées souffrant de la maladie d’Alzheimer présentent des troubles cognitifs et sont rapidement moins autonomes. La première phase de déclin sans répercussion fonctionnelle semble ne pas exister».

    En revanche, les personnes ayant fait des études ont une plus grande réserve cognitive neuronale qui compense la perte des fonctions cognitives.

    « Cette étude confirme des résultats de neuroimagerie montrant bien que le volume de matière grise est plus important chez les personnes qui ont fait des études que chez celles qui n’en ont pas fait. Cela signifie qu’il y a plus de neurones et de contacts synaptiques entre les neurones».

  8. Alzheimer: une protéine fœtale protègerait les neurones

    Commentaires fermés sur Alzheimer: une protéine fœtale protègerait les neurones

    Capture d’écran 2014-03-03 à 13.55.33

    Une protéine (du nom de REST) présente chez le fœtus pourrait protéger les neurones de la maladie d’Alzheimer. Pour cela, cette protéine doit être réactivée pendant le vieillissement.

    Bruce Yankner, généticien américain (Faculté de médecine d’Harvard) et auteur principal de l’étude, estime que cette protéine, lorsqu’elle est réactivée, empêcherait l’accumulation des protéines béta-amyloïde et tau (lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer) dans le cerveau.

    REST serait très active lors du développement du fœtus et permettrait aux neurones de survivre, alors que ceux qui en seraient dépourvus seraient détruits.

    Selon Yankner, REST pourrait être réactivée dans le cerveau de la personne âgée.

    Source: REST and stress resistance in ageing and Alzheimer’s disease. Nature, 

  9. Le manque de sommeil peut conduire à une perte de neurones

    Commentaires fermés sur Le manque de sommeil peut conduire à une perte de neurones

    locus_coeruleus

    Le manque de sommeil peut conduire à une perte de neurones, selon une étude réalisée chez des souris.

    Ces dernières ont été privées de sommeil pour ne dormir que 4 à 5 heures en une journée.

    A la fin de l’étude, les chercheurs ont remarqué que les rongeurs avaient perdu un quart de leurs neurones, en particulier ceux situés dans une zone particulière appelée locus cœruleus.

    «Le manque de sommeil chronique s’accompagne d’un dommage des neurones du locus cœruleus qui jouent un rôle important dans la modulation des performances cognitives telles que l’attention et la récupération de la mémoire.», déclare l’un des auteurs de l’étude.

    Le phénomène serait irréversible:  «Cette nouvelle étude suggère que la perte de sommeil  pourrait conduire à des dommages irréversibles de neurones »

    Ces résultats sont à interpréter avec prudence car ils ont été réalisés chez l’animal. Les chercheurs souhaitent dorénavant examiner post-mortem le cerveau de travailleurs de nuit.

    Source: Extended wakefulness: compromised metabolics in and degeneration of locus ceruleus neurons, J Neuroscience, mars 2014.

  10. AVC: les personnes âgées prennent trop de médicaments

    Commentaires fermés sur AVC: les personnes âgées prennent trop de médicaments

    Les octogénaires consomment trop de médicaments visant à réduire leur risque d’accident vasculaire cérébral (AVC), alors que ce risque n’est pas aussi élevé et que ces médicaments ont des effets secondaires.

    Selon les auteurs anglais de cette étude, la communauté médicale doit revoir leur stratégie de prévention des AVC, en mesurant le rapport risque/bénéfice.

    Ces médicaments prescrits en excès chez cette catégorie d’âge sont les statines et les antihypertenseurs qui réduisent respectivement les taux de cholestérol et la tension artérielle. Or, à cet âge, l’hypertension et l’hypercholestérolémie ne sont pas des facteurs de risque important. De plus, les statines et les antihypertenseurs n’ont qu’un effet modeste sur la réduction de l’AVC.

    Les auteurs estiment que la plupart des personnes âgées seraient disposées à ne pas prendre ces médicaments en raison du faible bénéfice potentiel et de leurs effets secondaires.

    A ce propos, une autre étude parue dans le même temps a montré que les personnes âgées traitées avec des antihypertenseurs chutent plus souvent.

    Source: Overenthusiastic stroke risk factor modification in the over-80s: Are we being disingenuous to ourselves, and to our oldest patients? Evidence Based Medicine, mars 2014.