Alzheimer : un grand essai clinique pour dépister les personnes à risque

Le Neandertal épargné par la maladie d’Alzheimer ?

Les dangers du cannabis sur le cerveau

Chutes : attention aux antihypertenseurs

Une sonde qui marque l’amyloïde mise au point pour prédire la maladie d’Alzheimer

Une alimentation saine à partir de la cinquantaine vous protège d’une démence

Boire du jus de cerise pour un meilleur sommeil

Le décès d’un proche à l’origine de plus d’AVC

L’IRM à haute définition permet de dépister précocement le Parkinson

L’artère des carotides permettrait d’identifier les personnes à risque d’AVC

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Alzheimer : un grand essai clinique pour dépister les personnes à risque

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    institut-cerveaul’Institut du cerveau et de la moelle épinière (Paris) lance un grand essai clinique dans le but de recruter 400 personnes âgées se plaignant de troubles de mémoire mais qui n’ont pas développé la maladie d’Alzheimer.

    L’objectif est de suivre pendant 7 ans ces personnes de 70 ans et plus et de dépister celles chez qui un diagnostic de maladie d’Alzheimer sera posé par la suite.

    Ces participants ne sont pas (encore pour certains) des malades. Ils se plaignent cependant de troubles de mémoire : par exemple oublier d’aller à une rendez-vous, de ne plus savoir où sont rangées les clés, le nom de leurs amis proches…

    Les participants vont être soumis à différents examens deux fois par an :  neuroimagerie (IRM), scanner, tests de mémoire.

    Selon le Pr Dubois (Paris), « le fait d’avoir des pertes de mémoire ne signifie pas que l’on développera la maladie d’Alzheimer. Certains présenteront des lésions cérébrales accompagnées de pertes mnésiques, mais ne seront pas diagnostiquées Alzheimer ».

  2. Le Neandertal épargné par la maladie d’Alzheimer ?

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    neandertalBien que nous partageons 99,84 % de nos gènes avec l’homme de Neandertal, ce dernier n’aurait pas développé certaines maladies du cerveau telles que la  maladie d’Alzheimer.

    Les chercheurs espagnols (Université d’Oviedo) ne se sont pas concentrés sur les infimes différences génétiques existantes entre le génome de Neandertal et celui de l’homme moderne mais sur les différences « épigénétiques ».

    L’épigénèse est la capacité de notre environnement à modifier l’expression d’un gène (en l’inhibant ou en l’activant), mais pas sa structure. Par exemple, un environnement hostile peut mettre sous silence l’expression d’un gène, entraînant une maladie mentale (et le contraire si l’environnement est protecteur).

    Selon ces chercheurs, certains des gènes chez le Neandertal étaient inactifs alors qu’ils sont au contraire actifs chez l’homme moderne. C’est le cas de ceux liés à l’autisme, à la schizophrénie ou à la maladie d’Alzheimer. Ces gènes sont associés aux systèmes nerveux et cardiovasculaire. En d’autres termes, le Neandertal n’aurait peut-être pas développé la maladie s’il avait vécu à notre époque.

    « Il est possible que les changements récents ont affecté la façon dont les gènes de l’homme moderne s’expriment dans notre cerveau, ce qui a engendré l’apparition de maladies cérébrales » déclare l »un des auteurs de l’université d’Oviedo.

    Source: Reconstructing the DNA Methylation Maps of the Neandertal and the Denisovan. Science, avril 2014.

  3. Les dangers du cannabis sur le cerveau

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    Capture d’écran 2014-05-12 à 14.23.29Fumer du cannabis peut provoquer des dommages sur le cerveau (AVC, psychoses) 

    Il existe maintenant des preuves solides indiquant que des complications cardio-vasculaires serait liées au fait de fumer de la marijuana, en particulier chez les jeunes.

    Tels sont les résultats d’une étude effectuée auprès d’environ 2000 fumeurs de cannabis âgés en moyenne de 34 ans ayant eu des problèmes cardiovasculaires provoqués par cette drogue entre 2006 et 2010.

    L’étude a montré que 2 % des fumeurs avaient subi des complications cardio-vasculaires graves.

    Selon l’auteur principal de l’étude, ce nombre de personnes souffrant de problèmes cardiaques est sous-estimé car la majorité des cas ne sont pas signalés aux autorités médicales.

    En France, on estime à 1 200 000 personnes le nombre de fumeurs réguliers de cannabis qui consomment au plus 9 joints par mois.

    Dans une autre étude publiée le 16 avril 2014 dans une revue américaine, fumer régulièrement du cannabis serait responsable d’un nombre important d’anomalies cérébrales chez les jeunes adultes, selon les résultats de scanners effectués sur le cerveau des participants.

    Ces étude corroborent l’hypothèse selon laquelle le cannabis n’est pas sans danger sur le système cardio-vasculaire.

    Le cannabis augmenterait le risque d’AVC

    Le cannabis augmenterait le risque d’AVC (attaque du cerveau) chez les jeunes personnes. Cette étude a été menée sur 160 personnes, âgées de 18 à 55 ans, victimes d’AVC. Des analyses d’urine ont rapporté des traces de métabolites de cannabis chez 16% d’entre elles, contre 8% chez 160 personnes en santé.




    Les auteurs de l’étude soulignent que le cannabis induit des palpitations qui sont un signe de fibrillation atriale, un des principaux facteurs de risque d’AVC (source: American Stroke Association’s International Stroke Conference).
    Cette étude confirme celle publiée quelques semaines auparavant dans la revue Stroke. Les chercheurs avaient constaté que les AVC survenaient pendant la consommation ou dans la demi-heure qui suivait la consommation de cannabis (le risque augmente de près de 5 fois dans l’heure qui suit la prise, risque probablement sous-évalué).

    La skunk : un variété de cannabis qui entraîne des troubles dans le cerveau

    shunkLa consommation régulière de la « skunk », une variété de cannabis très puissante qui contient 15% de tétrahydrocannabinol (THC), multiplierait par 5 le risque d’être victime de psychoses, troubles

    Le risque est de trois si elle « n’est consommée » que le week-end. Le haschich (qui se présente sous forme de résine), serait nettement moins dangereux que l’herbe.

    Selon les chercheurs, un quart des cas de psychoses constatés au cours de leur étude sont provoqués par la « skunk ».

    Lire l’article en intégralité sur l’internaute.com

  4. Chutes : attention aux antihypertenseurs

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    chuteL’augmentation des chutes est associée à la prise de médicaments antihypertenseurs, entrpainant plus de fractures de la hanche ou de traumatismes crâniens.

    Selon les chercheurs de l’université de Yale, ceux qui avaient plus de 70 ans et qui prenaient des médicaments avaient jusqu’à 40% de risque d’être blessés.

    Les effets secondaires des médicaments qui abaissent la pression sanguine (appelés les antihypertenseurs) incluent le vertige et les problèmes d’équilibre.

    «Etant donné le risque élevé de maladie et de mortalité associées aux chutes sévères, il est nécessaire d’évaluer le rapport risque/bénéfice avant de décider de traiter un patient souffrant d’hypertension», déclare Dr. Mary Tinetti, professeur à Yale.

    Selon un spécialiste, il n’existe pas de classes d’antihypertenseurs plus sûrs que d’autres. «Lorsque l’on traite un patient avec un antihypertenseur, on doit utiliser la dose la plus faible possible ».

    Un autre chercheur ne semble pas convaincu par les résultats et déclare qu’«il n’est pas exclu que les chutes soient provoquées par l’hypertension et non par son traitement ».

    Pour en arriver à ces résultats, les chercheurs ont rassemblé les données de 5000 septuagénaires.

    Durant les 3 années de suivi, 9% ont été victimes d’une chute et un tiers environ prenaient un anti-hypertenseur.

    Source: JAMA Internal Medicine, février 2014.

  5. Une sonde qui marque l’amyloïde mise au point pour prédire la maladie d’Alzheimer

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    sonde-amyloideUne étude faisant appel à la neuroimagerie permet de détecter les premiers signes de trouble cognitif, en utilisant une sonde qui marque les dépôts d’amyloïde, lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.

    Ces résultats permettraient aux cliniciens d’anticiper les problèmes en proposant un traitement susceptible de retarder les symptômes.
    «Notre recherche indique que les sujets sains ou qui ont de légers troubles de mémoire ET qui présentent des dépôts d’amyloïde verront leur troubles cognitifs (mémoire, langage, raisonnement) s’aggraver rapidement sur une période de 3 ans», déclare  l’auteur principal P. Doraiswamy, psychiatre à l’Université Duke (États-Unis).

    Ainsi, 35% des sujets qui présentaient un déficit cognitif et des plaques amyloïde étaient diagnostiqués Alzheimer, alors que ce pourcentage n’était que de 10% chez ceux qui présentaient un déficit cognitif en l’absence de plaques.

    • 152 adultes ont participé à l’étude pendant 36 mois et ont subi une tomographie par émission de positron (TEP).
    • 69 d’entre eux n’avaient aucun problème cognitif, alors que 52 des 152 participants souffraient de trouble cognitif léger.
    • 31 avaient une maladie d’Alzheimer.
    Une sonde radioactif inoffensive (florbetapir, Amyvid) étaient injectée pour évaluer la densité des plaques amyloïde.

    Source: Florbetapir F 18 amyloid PET and 36-month cognitive decline:a prospective multicenter study. Molecular Psychiatry, mars 2014.

  6. Une alimentation saine à partir de la cinquantaine vous protège d’une démence

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    fruits-legumesUne alimentation saine à l’âge adulte peur prévenir une démence, selon une étude doctorale publiée par une université finlandaise.

    Les bons aliments recommandés par l’étude sont les fruits (les baies notamment), les légumes, le poisson et les gras non saturés provenant des produits laitiers.

    En revanche, il n’est pas recommandé de consommer des saucisses, oeufs, sucreries, boissons sucrées ou gras saturés provenant des produits laitiers.

    Les résultats ont montré que ceux qui suivaient l’alimentation la plus saine vers l’âge de la cinquantaine ont presque 90% moins de risque de démence, comparés au groupe d’individus qui ont la moins bonne hygiène alimentaire.

    D’autre part, il a été constaté qu’une forte consommation de gras saturés est liée à de faible performance cognitive et un risque accru de trouble cognitif léger, alors que la consommation de tasses de café (3 à 5 par jour) est associée à une légère baisse du risque de démence.

  7. Boire du jus de cerise pour un meilleur sommeil

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    cerisesBoire du jus de cerise deux fois par jour permettrait de gagner une heure de sommeil. Les cerises sont en effet une source naturelle de mélatonine, l’hormone du sommeil.

    Entre un quart et un tiers des personnes âges sont victimes de troubles du sommeil (au moins trois nuits par semaine) avec des conséquences multiples: pertes de mémoire, augmentation de la pression artérielle et diabète de type 2.

    Or les somnifères sont déconseillés car ils provoquent des troubles cognitifs et  quadruplent le risque de chute.

    Des chercheurs ont demandé à des sexagénaires insomniaques de boire du jus de cerise, deux fois par jour pendant deux semaines.  Leur sommeil était par la suite analysé à l’aide d’un polysomnographe, un appareil qui enregistre les rythmes respiratoire et cardiaque pendant le sommeil. Les participants ont également répondu à un questionnaire qui évalue la sensation de fatigue, la somnolence et l’humeur.

    Résultats : La consommation de jus de cerise, matin et soir, s’accompagne  en moyenne d’une heure de sommeil supplémentaire.

    Ces résultats s’expliquent par la fait que la cerise est une source naturelle de mélatonine, l’hormone du sommeil. De plus, ces fruits (en particulier leur peau), contiennent des proanthocyanidines. Ces derniers sont des polyphénols qui augmentent l’effet du tryptophane, un acide aminé qui produit la sérotonine (un neurotransmetteur impliqué dans l’humeur et le sommeil).

    Source : congrès annuel de la Société américaine de nutrition à San Diego (USA).

  8. Le décès d’un proche à l’origine de plus d’AVC

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    decesLa probabilité d’être victime d’une crise cardiaque ou d’un AVC est doublée dans le mois qui suit le deuil d’un proche.

    Selon des experts, le chagrin mène à un stress intense et peut également inciter des personnes à oublier ou à ne pas vouloir prendre leurs médicaments.

     Le Dr. Sunil Shah (Université de Londres),  co-auteur du rapport, dit : « Nous employons souvent le terme « un coeur brisé » pour signifier la douleur de perdre un être proche. Notre étude prouve que cette perte peut exercer un effet direct sur la santé du coeur. »

    Les auteurs ont constaté que 16 par 10.000 de patients ont subi des crises cardiaques ou des AVC  moins de 30 jours après la mort de leur proche, contre 8 par 10.000 dans la population normale. Ce risque accru commence à décliner après 30 jours.

    « Il existe certaines preuves indiquant que le chagrin produit de possibles changements physiologiques:  formation de caillots sanguins, augmentation de la pression sanguine et des niveaux d’hormone du stress ».

    « Tout ces changements contribueront à un risque accru de crises cardiaques et d’AVC».

    « En outre, nous avons trouvé, dans une autre étude, que pendant les premiers jours suivant le décès, les personnes peuvent ne pas prendre certains médicaments tels que les statines ou l’aspirine.»

    « Il est important que les médecins et les proches se rendent compte de ces risques ».

    Source: Increased Risk of Acute Cardiovascular Events After Partner Bereavement. JAMA Internal Medicine, mars 2014.

  9. L’IRM à haute définition permet de dépister précocement le Parkinson

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    IRML’IRM à champ magnétique intense permet de fournir une image détaillée d’une zone du cerveau lésée dans la maladie de Parkinson, conduisant probablement à un dépistage plus précoce de la maladie.

    La maladie de Parkinson est une maladie chronique et progressive caractérisée par des tremblements, une raideur et un trouble de l’équilibre et de la coordination.

    Mirco Cosottini (université de Pise) et ses collègues ont étudié les cerveaux de 38 personnes, dont 17 patients atteints de la maladie de Parkinson et 21 contrôles sains, afin d’évaluer l’efficacité de l’IRM intense  7-Tesla (7-T) IRM dans l’identification de la maladie de Parkinson.

    Les chercheurs se sont intéressés à une structure cérébrale appelée substance noire située dans le mésencéphale et qui libère le neurotransmetteur dopamine. Dans la maladie de Parkinson, la substance noire est progressivement détruite, entraînant les troubles moteurs.

    La dopamine est une neurotransmetteur importante impliquée dans des fonctions cérébrales multiples, tels que la motricité et les processus comportementaux (humeur, récompense, dépendance).

    En se basant sur des anomalies de la substance noire identifié par le 7-T IRM, les chercheurs ont correctement classé les patients présentant la maladie de Parkinson avec une sensibilité de 100% et une spécificité de 96%.

    « Avec l’introduction de 7-T IRM dans la pratique clinique, un diagnostic radiologique de soutien de la maladie de Parkinson peut être fait, » déclare Mirco Cosottini.

    Les chercheurs explorent également l’utilité clinique de 7-T IRM dans plusieurs autres maladies neurodégénérative, y compris le trouble cognitif léger, précurseur de la maladie d’Alzheimer.

    Source: MR Imaging of the Substantia Nigra at 7 T Enables Diagnosis of Parkinson Disease. Radiology, 2014.

  10. L’artère des carotides permettrait d’identifier les personnes à risque d’AVC

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    artere-carotideL’observation de dépôts graisseux – sous formes de plaques – dans l’artère carotide permettrait de prévoir la survenue d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou de crises cardiaques chez  des personnes sans antécédent de maladies cardiovasculaires.

    L’IRM peut discerner si certaines plaques présentent un danger du fait de leur risque de rompre. Cette capacité fait de l’IRM un outil potentiellement précieux pour identifier des patients à risque d’être victimes d’un accident cardiovasculaire.

    Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont utilisé la technique de l’ultrason pour regarder l’épaisseur de la paroi de l’artère carotide et l’IRM pour analyser la composition des plaques.

    Les artères carotides sont de grands vaisseaux situés de chaque côté du cou qui transportent le sang oxygéné vers le cerveau.  Leur état tend à refléter celui des artères coronaires qui alimentent le coeur en sang oxygéné.

    Des accidents cardiovasculaires se sont produits chez 59 des 946 patients qui ont pris part à l’étude.

    L’épaississement anormal de la paroi de l’artère carotide et la présence de lipides et de calcium dans l’artère carotide interne étaient des facteurs prédictifs significatifs d’accidents vasculaires.

    « La présence centrale de dépôts graisseux (lipides) dans l’artère était plus fréquente (+50%) chez les personnes qui ont eu par la suite un accident vasculaire», déclare Dr. Bluemke, l’auteur principal de l’étude.

    « L’IRM de la carotide a des avantages significatifs car les résultats sont plus reproductibles que ceux obtenus avec l’ultrason. Cependant, la disponibilité et le coût de l’IRM pourraient limiter son utilisation», avertit-il.

    Source: Carotid Artery Plaque Morphology and Composition in Relation to Incident Cardiovascular Events: The Multi-Ethnic Study of Atherosclerosis (MESA). Radiology, mars 2014.