Ronflements: attention au glaucome

Alzheimer: un milieu trop aseptisé pourrait favoriser la maladie

Parkinson: NEUPRO® (rotigotine) approuvé au Canada

Prise en charge rapide de l’AVC

L’état de stress post-traumatique courant après un AVC

Parkinson: résultats prometeurs avec le sNN0031

La neuroimagerie peut aider à diagnostiquer les troubles du mouvement

Des exercices virtuels pour mieux se rétablir après un AVC

L’hypotension artérielle associée à une atrophie du cerveau

Ne pas reconnaître des visages célèbres serait un signe de démence

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Ronflements: attention au glaucome

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    Les ronflements se révèlent néfastes pour la santé des yeux (glaucome) en plus d’être désagréables pour son voisin.

    Ils augmentent en effet de 67% le risque de glaucome, une maladie qui se caractérise par une augmentation anormale de la pression intra-oculaire.

    Cette étude a été réalisée sur  1.000 patients souffrant d’apnée du sommeil. Les données ont été comparées à celles de 6.000 autres qui ne ronflaient pas.

    Ces résultats peuvent s’expliquer par le fait que les apnées pourraient diminuer la quantité d’oxygène disponible dans l’oeil.




    Il existe des moyens de diminuer les ronflements: maigrir chez ceux qui sont en surcharge pondérale,  s’abstenir de consommer du tabac et des boissons alcoolisées et dormir sur le côté plutôt que sur le dos.

    Source:  Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention. 2013.

  2. Alzheimer: un milieu trop aseptisé pourrait favoriser la maladie

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    Des conditions de vie et d’hygiène trop bonnes pourraient être responsable, du moins en partie, de l’augmentation du nombre de cas de maladie d’Alzheimer.

    Telles sont les conclusions de chercheurs qui ont étudié l’association entre l’hygiène sanitaire dans 192 pays et la maladie d’Alzheimer. 

    Ils ont constaté qu’il y avait davantage de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer dans les pays abritant un nombre important de bactéries et avec un faible risque de développer la maladie, comparés aux pays ayant une hygiène plus stricte et à faible risque d’Alzheimer.

    Selon les auteurs, cette association, qui doit être confirmée, peut s’expliquer par le fait que le corps a besoin d’être exposé aux micro-organismes pour développer son système immunitaire.

    Les chercheurs soulignent d’ailleurs le fait que la maladie d’Alzheimer a les caractéristiques d’une maladie auto-immune, où cours de laquelle le système immunitaire s’attaque à l’organisme.

    Source: Hygiene and the world distribution of Alzheimer’s Disease.Evolution, Medicine, and Public Health, 2013.

  3. Parkinson: NEUPRO® (rotigotine) approuvé au Canada

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    NEUPRO®  a été approuvé par Santé Canada en mars 2013, et devient devenant ainsi le seul nouveau traitement de la maladie de Parkinson approuvé au Canada au cours des cinq dernières années.

    Le NEUPRO®, dont la substance active est la rotigotine (un agoniste dopaminergique, est offert en timbre transdermique, permettant une libération sur 24 heures à travers la peau dans la circulation sanguine. NEUPRO® est efficace dans le traitement des symptômes moteurs associés à la maladie de Parkinson.

  4. Prise en charge rapide de l’AVC

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    La prise en charge rapide de l’AVC en salle d’urgence avec un anticoagulant (médicament qui dissout le caillot de sang) peut réduire significativement la quantité de tissu endommagée.

    Les résultats précédents avaient montré que le bénéfice de l’activateur tissulaire du plasminogène (tPA en abrégé) était le plus élevé lorsqu’il est administré très tôt après un AVC, et que ce bénéfice diminue tout au long des premières 4 heures 30 minutes.

    Une équipe dirigée par des chercheurs américains (Université de Californie à Los Angeles) a mené une méta-analyse portant sur l’importance de la rapidité de traitement avec cet anticoagulant injecté par voie intraveineuse.

    « Commencer le traitement le plus tôt possible se traduit par une amélioration de la capacité de marcher, de la possibilité de continuer à vivre de façon indépendante, de saignements moins importants dans le cerveau et une réduction de la mortalité. »

    L’équipe a regardé la relation entre le temps de prise en charge de l’AVC  et les résultats médicaux de 58 353 patients victimes d’AVC ischémiques (âge médian = 72 ans) et traités par le tPA dans les 4,5 heures suivant  l’apparition des symptômes.




    Le délai moyen entre l’apparition des symptômes et le début du traitement était d’environ 2 heures 30 minutes.

    Chaque gain de 15 minutes augmente de 4% la probabilité de pouvoir marcher normalement en sortant de l’hôpital, et diminue de 4% le risque d’hémorragie cérébrale et de mortalité.
    On estime que 2 millions de neurones meurent par minute suite à un AVC.

    Source: Time to Treatment With Intravenous Tissue Plasminogen Activator and Outcome From Acute Ischemic StrokeTime to Treatment With IV tPA and Ischemic Stroke. JAMA, 2013; 309 (23): 2480

  5. L’état de stress post-traumatique courant après un AVC

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    Une personne sur quatre souffre d’un état de stress post-traumatique (ESPT) dans l’année qui suit un accident ischémique vasculaire cérébral (AVC) ou transitoire (AIT). 

    «L’ESPT n’est pas seulement un trouble de l’anxiété propre aux vétérans de guerre ou aux survivants d’agression, mais il affecte aussi ceux ayant vécu un événement cardiovasculaire aigü potentiellement traumatisant», a déclaré Ian Kronish, médecin et auteur principal de l’étude.

    Dépister l’état de stress post-traumatique après un AVC

    « Survivre à une maladie potentiellement mortelle peut avoir un impact psychologique invalidant. Les prestataires de soins  devraient en faire une priorité pour dépister les symptômes de dépression, d’anxiété et d’ESPT. »

    L’ESPT est un trouble anxieux causé par l’exposition à un événement traumatisant. Les symptômes communs incluent des cauchemars, le besoin d’éviter de se rappeler de l’événement et une fréquence cardiaque élevée. Ces symptômes durent pendant au moins trois mois ou plus (tels que définis par le DSM-IV).




    Source: Prevalence of PTSD in Survivors of Stroke and Transient Ischemic Attack: A Meta-Analytic Review. PlosONE, juin 2013.

  6. Parkinson: résultats prometeurs avec le sNN0031

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    La société italienne Newron indique avoir obtenu des données positives avec la molécule sNN0031 dans la traitement de la malade de Parkinson. Le produit a, lors d’un essai de phase I/II sur la sécurité et l’efficacité, montré des effets positifs sur un biomarqueur de la maladie de Parkinson. Les données sont présentées lors d’un congrès international consacré à la maladie de Parkinson à Sydney en été 2013.




    Newron attend l’aval des autorités européennes et américaines pour mener le projet de phase II/III chez des patients atteints de la maladie de Parkinson à un stade avancé et qui ne profitent plus de la thérapie standard (lévodopa).

  7. La neuroimagerie peut aider à diagnostiquer les troubles du mouvement

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    Une étude suggère que la technique d’imagerie cérébrale améliore le diagnostic des personnes souffrant de troubles du mouvement tels qu’ils sont observés dans la maladie de Parkinson.

    Les chercheurs ont analysé le cerveau de 72 patients, chacun d’entre eux ayant un diagnostic de trouble du mouvement cliniquement défini. En utilisant une technique particulière de neuroimagerie, ils ont réussi à séparer, avec un haut degré de précision, les patients en différents groupes selon l’origine de leurs troubles.

    « Le but de cette étude était d’identifier les marqueurs dans le cerveau qui permettent de déterminer les causes à l’origine des troubles du mouvement », a déclaré David Vaillancourt, kinésiologue et principal chercheur de l’étude.

    Ces causes sont multiples, à savoir la maladie de Parkinson, le tremblement essentiel, l’atrophie multisystémique et la paralysie supranucléaire progressive qui présentent des symptômes similaires dans les premiers stades, ce qui rend difficile l’attribution d’un diagnostic précis. Souvent, les diagnostics changent au fur et à mesure que la maladie progresse”, conclut Vaillancourt.

    Source: Movement Disorders, juin 2013.

     

  8. Des exercices virtuels pour mieux se rétablir après un AVC

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    Une nouvelle étude révèle que le cerveau de patients victimes d’AVC se rétablit mieux s’il participent à des exercices virtuels.

    Ces patients présentent en effet une activité importante du cortex moteur lorsqu’ils observent des individus effectuant des tâches physiques.

    Cette observation offre de nouvelles perspectives de réadaptation après un AVC.

    Grâce à l’imagerie fonctionnelle par résonance magnétique, une équipe de chercheurs a analysé les cerveaux de 24 personnes dont la moitié avait subi une attaque cérébrale.

    «Regarder d’autres personnes accomplir des tâches physiques entraîne une activation des zones motrices de l’hémisphère endommagé par l’AVC, ce qui est exactement ce que nous essayons de faire en thérapie », a déclaré Kathleen Garrison, auteur principal de l’article.




    « Nous pourrions être en mesure d’aider les personnes ayant subi un AVC à récupérer la mobilité de leur bras et de leur main ».

    « C »est en quelque sorte un programme d’exercice virtuel pour le cerveau qui vous prépare à l’exercice réel ».

    Source : Modulating the Motor System by Action Observation After Stroke. Stroke, juin 2013.

  9. L’hypotension artérielle associée à une atrophie du cerveau

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    L’hypotension artérielle diastolique est  associée à une atrophie du cerveau chez les patients atteints de maladie artérielle (maladie coronarienne, maladie vasculaire cérébrale, maladie artérielle périphérique ou anévrisme de l’aorte abdominale).

    L’hypotension artérielle diastolique se définit par une faible pression artérielle diastolique basale.




    « Abaisser la pression artérielle est bénéfique chez les patients avec des niveaux de pression élevés, mais il faut être prudent lorsque la personne a déjà une pression trop faible », concluent les auteurs de l’étude.

    Source : Blood Pressure and Progression of Brain Atrophy. JAMA Neurology, 2013

  10. Ne pas reconnaître des visages célèbres serait un signe de démence

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    Des chercheurs américains ont crée un test destiné à reconnaître 20 visages célèbres. Ceux qui n’ont pas réussi à nommer la moitié de ces personnes présenteraient les symptômes de démence.

    Telles sont les conclusions d’une étude portant sur 57 volontaires âgés entre 40 et 65 ans, dont   27 personnes en bonne santé et 30 atteintes d’une forme précoce et progressive de démence, appelée aphasie progressive primaire.

    Les chercheurs leur ont montré les photos de 20 célébrités (John F. Kennedy, Lady Diana, Liza Minelli, Ronald Reagan…). Ceux en bonne santé ont pu reconnaître 90% des personnages et se rappeler de 93% de leurs noms. En revanche, les  personnes malades ont reconnu seulement 79% des photos et réussi à en nommer 46 %.




    Celles qui avaient du mal à retrouver le nom des célébrités présenteraient une perte de neurones dans le lobe temporal gauche du cerveau,  la zone responsable de la mémoire. Pour celles incapables de reconnaître la plupart des visages, ce sont les deux parties du cerveau qui seraient touchées. 

    Source: Naming vs knowing faces in primary progressive aphasia: a tale of 2 hemispheres. Neurology. Août 2013.