Démence : les causes

La synapse

Test des tracés (fonctions exécutives)

Comment savoir si une personne est sous tutelle ou curatelle ?

Historique de la classification des troubles mentaux

Comment la nicotine affecte le fonctionnement du cerveau

Rôle des co-tuteurs et co-curateurs

The Role of Candlestick Charts in Market Analysis

Craik et Lockhart (théorie)

Top 10 des emplois en santé publique

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Démence : les causes

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    La démence n’est pas une maladie, mais plutôt un ensemble de symptômes d’origines très diverses et dont les causes sont multiples.

    Il existe plus de 50 maladies, ou agents infectieux et toxiques qui, en affectant le cerveau, sont la cause d’une démence.


    Épidémiologie

    Plus de 50 millions de personnes dans le monde sont atteintes de démence, et ce chiffre devrait atteindre près de 150 millions d’ici à 2050 (OMS, 2021).

    Le risque est lié à l’âge : 5-7% chez les plus de 60 ans et 25-30% chez les plus de 85 ans.

    La prévalence est plus élevée chez les femmes que chez les hommes, en partie en raison de la longévité, mais aussi à cause de facteurs biologiques et génétiques.

    L’incidence mondiale de la démence est estimée à 10 millions de nouveaux cas par an. L’incidence double tous les 5 ans après l’âge de 65 ans.


    Les principales causes de démences

    CausesTypes de démence
    Maladie d’AlzheimerDémence de type Alzheimer
    • Maladie de Pick
    Dégénérescence frontale
    Démences fronto-temporales
    Corps de LewyDémence à corps de Lewy
    Aphasie progressive primaireDémence liée à une atrophie corticale
    • Maladie de Parkinson
    • Maladie de Huntington
    Démence sous-corticale
    • Maladies cardio-vasculaires (accident vasculaire cérébral, artériosclérose)
    • Maladie de Binswanger
    Démences vasculaires dont:
    • Démence par infarctus unique ou multiple
    • Démence vasculaire sous-corticale
    • Hématome sous-dural chronique
    • Tumeurs du cerveau
    • Hydrocéphalie à pression normale
    • Traumatisme crânien
    Démences liées à des conditions neurologiques
    • Syphilis
    • Encéphalopathie virale (maladies de Creutzfeldt-Jakob, de Gerstmann-Straussler-Scheinker)
    • SIDA
    • Méningite
    Démences associées à une infection
    • Déficience en vitamine B6, B12 ou en acide folique
    • Hypo ou hyperthyroïdie
    • Alcoolisme
    • Métaux lourds (mercure, plomb)
    • Drogues ou intoxication médicateuse
    • Déshydratation, hyperthermie
    Démences métabolique ou reliées à un agent toxique

    Les sous-groupes de démences

    La communauté médicale répartit les démences en deux sous-groupes en fonction de leurs causes :

    – Les démences dégénératives : maladie d’Alzheimer, démence à corps de Lewy, démence (dégénérescence) lobaire fronto-temporale, démence associée à la maladie de Parkinson ou à un syndrome extrapyramidal,

    – Les démences secondaires : démence vasculaire, neurosyphilis, hypothyroïdie, hydrocéphalie à pression normale, infections du système nerveux central, méningites, encéphalites, VIH, agressions métabolites ou toxiques (alcool), maladie de Creutzfeld-Jacob.

    Les causes peuvent être réversibles (dépression, délire, effets secondaires ‘toxiques’ de médicaments, infections…) ou irréversibles (démence de type Alzheimer, démence vasculaire, démence frontotemporale, démence à corps de Lewy, démence associée à la maladie de Parkinson…).


    La répartition des démences

    La démence de type Alzheimer est la démence la plus commune (représentant environ 50% à 70% des cas), suivie par la démence vasculaire (environ 20%) et la démence à corps de Lewy. La démence vasculaire est souvent associée à une démence de type Alzheimer : nous parlons alors de démence mixte.

    Avant 65 ans, la moitié des démences ne sont dues qu’à la maladie d’Alzheimer, pour atteindre 70% après 65 ans. 

     Maladie d’AlzheimerDémence à corps de LewyDémences fronto-temporalesDémence vasculaire
    Prévalence 50-70%0-25%8-10%15-30%

    Le traitement des démences

    Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement curatif de la plupart des démences (telle que la maladie d’Alzheimer). On traite cependant les symptômes cognitifs en les atténuant et/ou en retardant leur progression.
    Il est parfois possible de traiter ou d’atténuer les symptômes non cognitifs (agressivité, agitation, troubles du sommeil, dépression, hallucinations…) à l’aide de médicaments ou en modifiant le milieu de vie (par exemple, baisse du niveau sonore et lumineux dans la maison).
    Certaines démences sont traitables telles celles liées à une carence en vitamine B ou suite à un alcoolisme.


    Les causes des principales démences au niveau cérébral

    Certaines de ces démences touchent prioritairement soient les aires corticales, soient les aires situées sous le cortex (aires sous-corticales); elles peuvent, comme dans le cas de la démence vasculaire, affecter les deux.

    Au niveau du tissu cérébral, les causes de la démence de type Alzheimer sont dues à l’accumulation de plaques de bêta-amyloïde (à l’extérieur des neurones) et d’enchevêtrements de tau (à l’intérieur des neurones), entraînant la mort neuronale. Dans le cas de démence à corps de Lewy, les causes sont dues à des amas de protéines alpha-synucléine (corps de Lewy) dans le cerveau.


    Les symptômes associés aux démences

    Leur nature, leur gravité et leur progression diffèrent suivant le type de démence. Par exemple, les symptômes associés à la démence à corps de Lewy (les corps de Lewy sont des cellules affectant de manière ubiquitaire le cerveau) ressemblent à ceux de la maladie d’Alzheimer (perte de mémoire, difficulté de parler…) mais progressent généralement plus rapidement. Les troubles du comportement apparaissent plus tôt et plus souvent lors d’une démence fronto-temporale ou d’une démence à corps de Lewy lors de la démence de type Alzheimer ou de la démence vasculaire.


    Caractéristiques cliniques des démences dégénératives

    La découverte de biomarqueurs ou l’apport de la neuroimagerie (ex. IRM, scanner) ont permis de confirmer le diagnostic clinique de chacune des causes de démence.

     Maladie d’AlzheimerDémence à corps de LewyDémences fronto-temporalesDémence vasculaire
    Premiers signesPertes cognitifs insidieuses (mémoire à court terme)Troubles cognitifs et comportementaux insidieux (hallucinations)Troubles comportementaux et du langage, apathie, désinhibitionDébut brutal (avec trouble neurologique par exemple)
    EvolutionProgressiveProgressiveProgressiveAggravation par paliers
    Signes accompagnateurs Troubles moteurs, hallucinations, hypersensibilité aux neuroleptiquesComportements compulsifs, irritabilité, négligence physiqueMaladies cardiovasculaires, antécédents cérébrovasculaires, déficit neurologique focal
    Profil des troublesTroubles mnésiques importantsTroubles attentionnels (formes débutantes)Altérations des fonctions exécutives, troubles attentionnels (formes débutantes)Variable (formes débutantes)
    NeuroimagerieAtteinte du lobe temporalAtteinte des régions corticales et sous-corticalesAtrophie localisée frontale ou temporaleLésions cérébrovasculaires

    Les causes de la démence sont multifactorielles

    En résumé, la démence peut avoir de multiples facteurs contributifs, et si certaines causes peuvent être traitées (par exemple, les carences en vitamines, les troubles de la thyroïde), la plupart des formes de démence sont progressives et irréversibles.

  2. La synapse

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    La synapse est une zone de contact entre deux neurones. C’est par cette zone que l’influx nerveux est transmis entre les neurones.

    Comment l’influx nerveux est transmis entre neurones…qui ne se touchent pas ?

    Nous avons vu (voir l’article sur le fonctionnement du neurone) que le neurone émet des signaux électriques qui assurent ainsi l’activité fonctionnelle du cerveau : on parle d’influx nerveux.

    L’influx nerveux du neurone est transmis à un autre neurone par l’intermédiaire d’une synapse (du grec synapsis signifiant connexion).

    La synapse établit donc une zone de contact entre deux neurones.


    De quoi est constituée la synapse ?

    Considérons 2 neurones : un neurone A, en amont de la synapse (qualifié de présynaptique) et un neurone B, en aval (qualifié de postsynaptique).

    La synapse apparaît (voir schéma ci-dessous) constituée de 3 éléments:

    1. La partie terminale du neurone A qui peut être un axone ou une dendrite
    2. Une fente synaptique
    3. La membrane du neurone B qui peut être la membrane du corps cellulaire, d’un axone ou d’une dendrite
    constitution_synapse1
    constitution_synapse2

    Y a-t-il différents types de synapses ?

    • Selon leur morphologie
    • Selon le type de contacts entre les neurones, les synapses peuvent être :
      • axosomatiques (contact entre un axone du neurone A et la membrane du corps cellulaire du neurone B),
      • axo-axoniques (entre deux axones),
      • axodendritiques (entre un axone et une dendrite),
      • dendrodendritiques (entre deux dendrites).

    Sur la photo ci-dessous une flèche blanche montre une synapse axo-dendritique : contact entre une dendrite (en vert) et un axone (en rouge). L’agrandissement de la photo (l’encadré à gauche) nous permet de distinguer la forme protubérante (flèche bleue) de la terminaison de la dendrite à l’endroit où elle prend contact avec l’axone. (photo reproduite avec l’aimable permission du Docteur Anna Simoni de lUniversity College de Londres)

    synapse_axo-dendritique

    Sur la photo ci-dessous (reproduite avec l’aimable permission du Docteur Tanya S. Ferguson, Département de neurosciences, Université de Floride, Etats-Unis) nous voyons des contacts entre des dendrites de deux neurones : ceux sont des synapses dendrodritiques.

    Synapse axo-dendritique

    synapses_dendro-dendritiques

    Exemples de synapses dendro-dendritiques (flèches roses) formées par le contact entre une dendrite du neurone de gauche et celle du neurone de droite. Notez la très grande taille des dendrites appelées dendrites apicales (flèches bleues), comparée aux autres dendrites (flèches jaunes). Corps cellulaires des neurones (C).


    Combien y-a-t-il de synapses dans le cerveau ?

    Un neurone a de 1000 à 10 000 synapses environ. Puisque le nombre de neurones est estimé à 100 milliards, le nombre de synapses chez un sujet sain serait grosso modo de 1014 à 1015.

    terminaisons_synaptiques

    Un neurone (en rouge) recevant une multitude de terminaisons synaptiques (en vert).

    On estime qu’un adulte en bonne santé perd en moyenne 5 à 10 % des synapses entre l’âge de 20 et 80 ans. Dans les maladies neurodégénératives (p. ex. maladies d’Alzheimer et de Parkinson), on observe une accélération de la perte synaptique, notamment dans l’hippocampe et le cortex préfrontal. Dans la maladie d’Alzheimer, on peut observer une réduction de 25 à 50 %.


    Quelle est la taille d’une synapse ?

    La taille de la synapse est d’environ un micromètre (un micromètre = un millième de millième de mètre). Par comparaison, le diamètre d’un corps cellulaire d’un neurone se situe de 5 à 25 micromètres. La taille d’une fente synaptique est d’environ 25 nanomètres, soit 25 millièmes de micromètre (c’est pour cette raison qu’elle est invisible sur les photos).


    Que ce passe au niveau de la partie présynaptique, c’est-à-dire en amont de la synapse ?

    Lorsque l’influx nerveux arrive sur la terminaison synaptique (pour rappel cette terminaison est celle d’un axone ou d’une dendrite), il déclenche l’ouverture de canaux calcium qui se trouvent sur la membrane de la terminaison.

    Ces canaux laissent entrer le calcium à l’intérieur de la terminaison, provoquant l’éclatement de petites vésicules (la concentration de calcium à l’extérieur du neurone est de 100 à 1000 fois supérieure à celle du milieu intracellulaire).


    Que sont les vésicules ?

    Ce sont des organes sphériques, regroupés en grappes, renfermant en grande quantité des molécules chimiques appelées neurotransmetteurs : d’où le terme de synapses chimiques.

    Les synapses chimiques représentent 99% du total des synapses dans le cerveau.

    Les vésicules sont des organes sphériques situés dans les terminaisons synaptiques et contenant les neurotransmetteurs

    D’où viennent ces vésicules ?

    Ces vésicules et leurs contenus sont fabriqués dans le neurone, et se dirigent vers la terminaison de la synapse en suivant une route définie par des ‘balises’ appelées microtubules. Ces microtubules servent donc de guide et ont un rôle très important dans le fonctionnement du neurone. Leurs défaillance est en grande partie responsable de la mort des neurones dans la maladie d’Alzheimer.

    Le diamètre d’une vésicule est d’environ 50 nanomètres (un nanomètre égale un millième de micromètre).

    Chaque vésicule présent dans une synapse contient de 1000 à 5000 molécules de neurotransmetteurs libérés par exocytose.

    Lorsque l’influx nerveux arrive, les vésicules contenant les neurotransmetteurs sont libérées dans la terminaison synaptique.

    Qu’est-ce que l’exocytose ?

    Les vésicules, stimulées par l’entrée de calcium dans la cellule, s’approchent de la membrane de la terminaison de la synapse pour fusionner avec elle. Cette fusion s’accompagne de l’éclatement des vésicules et la libération de leurs contenus (c’est-à-dire des neurotransmetteurs) vers l’extérieur, dans la fente synaptique. On parle de mécanisme d’exocytose (du grec ‘exô’ signifiant ‘au-dehors’ et ‘cyto’ signifiant ‘cellule’).

    Mécanisme d’exocytose : les vésicules contenant les neurotranmetteurs sont libérées dans la fente synaptique.
  3. Test des tracés (fonctions exécutives)

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    Le Trail Making Test (en anglais trail making task) est un outil d’évaluation neuropsychologique qui mesure la flexibilité cognitive et l’attention visuelle. Il a été mis au point dans les années 1940 dans le cadre de la batterie de tests individuels de l’armée, mais il a depuis trouvé sa place dans divers contextes cliniques.

    Dans ce test, les participants se voient présenter une série de chiffres ou de lettres disposés de manière aléatoire sur une feuille de papier. Leur tâche consiste à relier ces éléments dans un ordre séquentiel à l’aide d’un crayon ou d’un stylo. Les participants doivent alternativement relier des chiffres et des lettres !

    Cet aspect unique de l’alternance entre les chiffres et les lettres sollicite nos capacités cognitives de multiples façons. Il requiert de la flexibilité mentale pour passer d’un ensemble de règles à un autre et de l’attention visuelle pour rechercher des cibles spécifiques au milieu des distractions.

    Le test des tracés peut être divisé en deux parties : la partie A et la partie B. Dans la partie A, les participants doivent relier des chiffres dans l’ordre croissant 25 chiffres répartis au hasard sur un morceau de papier, le plus rapidement possible.

    Lors de la seconde partie du test des tracés, le sujet doit relier en alternance 12 lettres et 13 chiffres le plus rapidement possible (c’est- à-dire 1-A-2-B-3-C, etc.). La partie B de ce test est plus difficile, car elle nécessite autant un effort intellectuel plus intense (en partie une mémoire de travail intacte) qu’une plus grande acuité visuelle et vitesse d’exécution.

    On demande au sujet d’aller le plus vite possible sans lever le crayon. Si l’expérimentateur voit que le sujet se trompe, il doit lui faire remarquer.

    Source: Corrigan JD, Hinkeldey MS. Relationships between parts A and B of the Trail Making Test. J Clin Psychol. 1987;43(4):402-409.


    Performance au test des tracés

    Personnes âgées en bonne santé

    • Les temps moyens augmentent progressivement avec l’âge, principalement en raison du ralentissement cognitif normal.
    • Temps moyen pour la partie A (TMT-A) : environ 30 à 50 secondes chez les personnes de plus de 60 ans.
    • Temps moyen pour la partie B (TMT-B) : environ 75 à 150 secondes, avec une variabilité importante selon le niveau d’éducation et la réserve cognitive.
    • Une différence excessive entre le TMT-A et TMT-B peut indiquer un déclin des fonctions exécutives.

    Maladie d’Alzheimer

    • Déclin plus marqué sur la partie B, indiquant une atteinte des fonctions exécutives et de la flexibilité cognitive.
    • Les patients peuvent prendre plus de 3 à 4 minutes ou être incapables de terminer le test.

    Démence fronto-temporale (DFT)

    • Déficits très précoces et sévères sur le TMT-B, souvent plus graves que dans l’Alzheimer.

    Déclin cognitif léger (MCI – Mild Cognitive Impairment)

    • Performances intermédiaires entre le vieillissement normal et la démence.
    • TMT-B plus altéré que le TMT-A, suggérant un début d’atteinte exécutive.

    La partie B du trail making task est particulièrement sensible aux atteintes neurodégénératives, tandis que le TMT-A est plus affecté par l’âge et la vitesse de traitement. Une augmentation disproportionnée du rapport TMT-B/TMT-A est un bon indicateur de dysfonctionnement exécutif et peut signaler un risque accru de progression vers une démence.

  4. Comment savoir si une personne est sous tutelle ou curatelle ?

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    Le jugement de tutelle ou de curatelle devient définitif après l’expiration d’un délai de quinze jours.

    La décision est alors adressée et conservée au répertoire civil tenu au greffe du tribunal de grande instance du lieu de naissance du majeur. Cette inscription est mentionnée sur l’acte de naissance de l’intéressé.


    Pour savoir si quelqu’un est sous tutelle, sous curatelle, il faut demander un extrait d’acte de naissance à la mairie de son lieu de naissance.

    Si l’extrait porte la mention Répertoire civil n° la personne est soit sous tutelle, soit sous curatelle, soit sous habilitation familiale.

    Pour en savoir plus, il faut demander une copie de l’extrait du jugement qui a prononcé la mesure de protection et qui est conservé au répertoire civil. L’accès à tous ces renseignements est libre. Il est possible d’en faire la demande par courrier, sur le site www.formulaires.modernisation.gouv.fr ou directement en ligne sur www.service-public.fr en recherchant le mot-clé répertoire civil.


    La mention au répertoire civil est la seule publicité

    Elle permet d’informer les tiers du placement du majeur sous un régime de protection (tutelle ou curatelle).

    Le jugement n’est opposable aux tiers que deux mois après la mention en marge de l’acte de naissance.

    Peu importe que les tiers aient ou non connaissance de la mesure de protection, ni même qu’ils aient en pratique les moyens d’en avoir connaissance.

    En l’absence de mention sur l’acte de naissance, le jugement est néanmoins opposable au tiers qui en aurait eu personnellement connaissance.

    Les professionnels autorisés (notaires, mairies), qui sont saisis d’une demande visant à effectuer un acte qui nécessite le consentement de la personne sous tutelle ou curatelle, devront demander l’extrait du répertoire civil et, le cas échéant, réagir en informant le tuteur ou le curateur de l’acte en cours.

    Les autres interlocuteurs (banque, assurance, caisse de retraite, organisme de crédit) ne seront informés de l’existence d’une mesure de protection que par l’intermédiaire du tuteur ou du curateur.


    Il est conseillé à la personne chargée de la protection de faire connaître à tous les organismes l’existence de la mesure

    Le protecteur doit avertir que tout ou partie de la gestion est désormais assurée ou contrôlée par lui-même.

    Ainsi, lorsque la personne désignée pour exercer la mesure de protection reçoit le jugement, elle doit penser à effectuer l’inventaire du patrimoine du majeur sous tutelle ou curatelle et notifier la décision de placement sous protection à la banque, au centre des impôts, à la caisse de retraite, à la Sécurité sociale et éventuellement au bailleur.

    Ce système laisse cependant une certaine marge de liberté au tuteur ou au curateur. Celui-ci peut estimer qu’il n’est pas opportun de faire connaître l’exercice de la mesure à certains interlocuteurs, tel l’employeur du majeur.

    Enfin, pour éviter de remettre aux professionnels une copie de l’entier jugement, le tuteur ou le curateur peut demander au greffier du juge des tutelles de lui délivrer des extraits du jugement qui ne font référence qu’à la mesure prononcée et désigne la personne chargée de la protection.

  5. Historique de la classification des troubles mentaux

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    Les troubles mentaux ont été décrits pour la première fois à l’Antiquité. Hippocrate, considéré comme le père de la médecine, a décrit la mélancolie, un trouble de l’humeur caractérisé par une tristesse profonde et un sentiment d’inutilité. Au Moyen Âge, les troubles mentaux étaient souvent considérés comme des manifestations de la possession démoniaque.

    Au XIXe siècle, les progrès de la science et de la médecine ont permis une meilleure compréhension des troubles mentaux. Le psychiatre allemand Emil Kraepelin a établi une distinction entre la schizophrénie, un trouble psychotique caractérisé par une perte de contact avec la réalité, et la manie-dépression, un trouble de l’humeur caractérisé par des périodes d’excitation et de dépression.

    Au XXe siècle, la classification des troubles mentaux a continué à évoluer. En 1952, l’Association américaine de psychiatrie a publié le premier Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM). Le DSM est une classification des troubles mentaux utilisée par les professionnels de la santé mentale pour diagnostiquer et traiter les patients. Le DSM a été révisé plusieurs fois depuis sa première publication, et la version actuelle est le DSM-5, publié en 2013.

    La classification des troubles mentaux est un outil important pour les professionnels de la santé mentale. Elle permet de communiquer efficacement sur les troubles mentaux, de faciliter la recherche et le développement de traitements, et de fournir des informations aux patients et à leurs familles.

    La classification des troubles mentaux est un domaine en constante évolution. Les recherches en neurosciences et en psychiatrie permettent d’améliorer notre compréhension des troubles mentaux, ce qui conduit à des modifications de la classification.

    Voici les dates principales de l’évocation et la classification des troubles mentaux :

    Philippe Pinel (1745-1826), psychiatre français, s’intéresse à la pathologie mentale de la personne âgée et son aspect invalidant. On lui doit la première classification des maladies mentales. Il regroupe les malades en quatre catégories : les maniaques, mélancoliques, idiots et déments.

    Jean-Etienne Esquirol (1772-1840), psychiatre français, approfondit les travaux de Pinel : il établit les différentes formes de mélancolie, établit la distinction entre hallucinations et illusions et fait un parallèle entre folie et passions.

    Joseph Daquin (1732-1815), psychiatre français, classe les aliénés en différents groupes : les fous à lier, les fous tranquilles, les extravagants, les insensés et les fous en démence.

    Image par himmlisch de Pixabay

    1810: il existe des différences sur la notion de maladie mentale ; trois écoles se distinguent : les écoles française, écossaise et anglaise.

    Antoine Ritti (1844-1920), adresse un rapport (1895) sur les psychoses du sujet âgé.

    Jules Seglas (1856-1939), psychiatre français, a particulièrement étudié la classification des troubles et des maladies (appelée nosographie) des psychoses incluant les délires et hallucinations.

    Karl Ludwig Kahlbaum (1828-1899), psychiatre allemand, considère que la maladie mentale est une maladie se développant dans le temps.

    1860: mise en évidence de l’existence d’une corrélation entre les fonctions mentales et les différentes parties du cerveau. Par exemple, Arnold Pick (1851-1924; République tchèque) montre que le dysfonctionnement du langage et des praxies est associé à des lésions des lobes temporal et frontal.

    1887: S. Beljahow indique que les neurones du cortex cérébral de patients âgés souffrant de démence sont déformées et sous la forme de débris:

    Emil Kraepelin (1856-1926), psychiatre allemand, distingue en 1889 les psychoses maniaco-dépressives des démences précoces. Il définit les états psychotiques comme une altération profonde de la conscience du sujet. Il publiera huit éditions de son Traité de psychiatrie de 1883 à 1909.

    Emil Redlich (1866-1930), neurologue autrichien, décrit, en 1898, des plaques dans le cortex cérébral d’une femme de 78 ans ayant souffert d’une démence sénile. Il est probablement le premier à parler de ‘plaques séniles’.

    Andre Leri (1875-1930), neurologue français, présente un rapport en 1906 dans lequel il décrit des lésions histologiques (ces lésions sont les plaques amyloïdes) qu’Alois Alzheimer qualifiera plus tard de caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.

    Alois Alzheimer (1864 – 1915), psychiatre allemand, suivit le cas d’une patiente de 51 ans atteinte d’une démence avec altérations cognitives, délire et hallucinations, jusqu’à sa mort en 1906. En examinant le cerveau, il découvrit des lésions histologiques (appelées plaques et dégénérescence neurofibrillaire) caractéristiques de la maladie d’Alzheimer. Alois Alzheimer publie un deuxième cas identique en 1911 chez une personne plus jeune.

    1906 : Solomon C. Fuller (1872-1953), psychiatre américain, décrit la présence de dégénérescence neurofibrillaire dans la démence sénile.

    Emil Kraepelin (1856-1926), propose par la suite de désigner ce type de démence par le nom de son collègue Alois Alzheimer.

    1912: E. Kraepelin définit la « maladie d’Alzheimer » comme une démence pré-sénile rare affectant le sujet jeune, et qualifia de « démence sénile » les démences vasculaires du sujet âgé, provoquée par un manque d’oxygène (provoqué par une obturation des vaisseaux) dans le cerveau. L’idée de l’origine vasculaire de la démence sénile perdura jusque dans les années 1960, avec l’utilisation courante de termes tels quedémence artériopathique ou encore insuffisance vasculaire cérébrale.

    Vers 1900, deux formes de démences sénile ont été identifiées : démence liée à l’artériosclérose (vieillissement des artères et artérioles qui se durcissent) et la démence subcorticale qui affecte les structures cérébrales situées sous le cortex.

    Au début du XXème siècle, les personnes âgées présentant des troubles cognitifs et/ou comportementaux sont très souvent placées en institution contre leur gré jusqu’à leur décès. Vers 1930, Grégoire Halberstadt se consacra à l’étude clinique de le démence précoce.

    1949 : publication de la 6ème révision (CIM-6) de la Classification statistique internationale des maladies, contenant pour la première fois une classification des troubles mentaux. La Classification internationale des maladies est publiée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS)

    1952 : l’Association américaine de psychiatrie publie le premier Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) qui a pour but de créer une référence commune des troubles mentaux. En tout, cinq éditions seront publiées : le DSM I (1952), DSM II (1968), DSM-III (1980) et sa forme révisée DSM-III-R (1987), le DSM-IV (1994) et sa forme révisée DSM-IV-TR (2000). Une sixième édition (DSM V) est prévue en 2013.

    Les troubles mentaux comprennent cinq axes :

    Axe I : Les troubles majeurs cliniques : dépression, troubles anxieux, trouble bipolaire, trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité, troubles du spectre autistique, anorexie mentale, boulimie et schizophrénie.

    Axe II : Les troubles de la personnalité et le retard mental : trouble de la personnalité paranoïaque, trouble de la personnalité schizoïde, trouble de la personnalité schizotypique, trouble de la personnalité borderline, trouble de la personnalité antisociale, trouble de la personnalité narcissique, trouble de la personnalité histrionique, trouble de la personnalité évitante, trouble de la personnalité dépendante, névrose obsessionnelle et retard mental.

    Axe III : Aspects médicaux ponctuels et troubles physiques : ceux sont les lésions cérébrales et autres troubles médicaux/physiques qui peuvent aggraver les maladies ou symptômes existants.

    Axe IV : Facteurs psychosociaux et environnementaux

    Axe V : Échelle d’Évaluation Globale du Fonctionnement

    Vers 1960 : réorganisation de la psychiatrie dans son ensemble; importance de l’aspect social de la prise en charge des malades; approche globale du patient qui tient compte des aspects psychologiques et sociaux.

    1969 : premier manuel de gérontopsychiatrie publié par le psychiatre suisse Christian Müller.

    Années 1970: les médecins comprirent que la majorité des démences séniles présentaient les caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.

    1974: Hachinski décrivit la démence par multiples infarctus, démence distincte de celle de type Alzheimer, et établit une échelle qui porte son nom (échelle adaptée par Loeb et Gandolfo, en 1983, après l’appui du scanner).

    Début des années 1980: la prise en charge de la personne âgée fait l’objet d’une attention particulière de la part de la psychiatrie française. En 1981, un abrégé de psychogériatrie est publié en langue française par les psychiatres suisse C. Müller et Jean Wertheimer.

    1981: introduction du terme de psychogériatrie définie comme la discipline médicale qui s’intéresse à la prévention des conséquences du vieillissement, à la psychologie de la pratique soignante, aux problèmes relationnels et comportementaux de l’entourage familial (aidant) et professionnel du patient. A ne pas confondre avec la psychogérontologie qui est la science qui cherche à comprendre, et éventuellement à corriger, le comportement de la personne vieillissante.

    1990 : dixième révision de la Classification statistique internationale des maladies (CIM-10) avec son chapitre 5 sur les ‘troubles mentaux et du comportement’. Ce chapitre est articulé de la manière suivante :

    1. Troubles mentaux organiques, y compris les troubles symptomatiques.
    – Démence de la maladie d’Alzheimer (à début précoce, à début tardif, forme atypique ou mixte, sans précision).
    – Démence vasculaire (à début aigu, par infarctus multiples, mixte, corticale et sous-corticale, sans précision).
    – Démence associée à d’autres maladies classées ailleurs (maladie de Pick, maladie de Creutzfeldt-Jakob, maladie de Huntington, maladie de Parkinson, virus de l’immunodéficience humaine (VIH), autres maladies).
    – Syndrome amnésique organique, non induit par l’alcool ou d’autres substances psycho-actives.
    – Delirium, non induit par l’alcool ou d’autres substances psycho-actives (non surajouté à une démence, surajouté à une démence, sans précision).
    – Autres troubles mentaux, dus à une lésion ou un dysfonctionnement cérébral, ou à une affection physique (exemples : état hallucinatoire organique, catatonie organique, trouble délirant organique, troubles de l’humeur, trouble anxieux organique, trouble dissociatif, labilité (asthénie) émotionnelle, trouble cognitif léger).
    – Troubles de la personnalité et du comportement dus à une affection, une lésion et un dysfonctionnement cérébraux (exemples : syndrome post-encéphalitique, syndrome post-commotionnel).
    – Trouble mental organique ou symptomatique, sans précision.

    2. Troubles mentaux et du comportement liés à l’utilisation de substances psycho-actives.

    3. Schizophrénie, troubles schizotypiques et troubles délirants.

    4. Troubles de l’humeur (affectifs).
    – Épisode maniaque.
    – Trouble affectif bipolaire.
    – Épisodes dépressifs.
    – Troubles dépressifs récurrents. 
    – Troubles de l’humeur persistants (exemples cyclothymie, dysthymie).
    – Autres troubles de l’humeur.

    5. Troubles névrotiques, troubles liés à des facteurs de stress et troubles somatoformes. – Troubles anxieux phobiques (exemples agoraphobie, phobies sociales).
    – Autres troubles anxieux (exemples: trouble panique, anxiété généralisée).
    – Trouble obsessionnel-compulsif.
    – Réactions à un facteur de stress important et troubles de l’adaptation.
    – Troubles dissociatifs.
    – Troubles somatoformes.
    – Autres troubles névrotiques (par exemple, la neurasthénie).

    6. Syndromes comportementaux associés à des perturbations physiologiques et à des facteurs physiques.

    7. Troubles de la personnalité et du comportement chez l’adulte.

    8. Retard mental.

    9. Troubles du développement psychologique.

    10. Troubles du comportement et troubles émotionnels apparaissant habituellement durant l’enfance et l’adolescence.

    11. Trouble mental, sans autre indication.

    1994: Hachinski avança le concept de « troubles cognitifs vasculaires » englobant la démence vasculaire. Selon lui, la démence vasculaire n’est pas à proprement parler un syndrome démentiel tel qu’il est défini pour la maladie d’Alzheimer.

    1999: publication du livre ‘Psychiatrie du sujet âgé’ (auteurs Jean-Marie Léger, Jean-Pierre Clément, Jean Wertheimer).

    2003: O’Brien et coll. proposent le terme de troubles cognitifs vasculaires (en anglais vasculaire cognitive impairment), qui englobe les différentes formes de lésions vasculaires. Ces troubles ne s’accompagnent pas nécessairement d’une démence.

    2004: Roman et coll. proposent le terme de « maladies cognitives vasculaires ». Ce terme englobe les notions de déficit cognitif vasculaire et de démence vasculaire. Le déficit cognitif vasculaire fait référence au concept de « déclin cognitif léger » (un stade précédent souvent une maladie d’Alzheimer), et se limite donc à des patients non-déments.

  6. Comment la nicotine affecte le fonctionnement du cerveau

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    La nicotine est l’une des drogues les plus consommées dans le monde, principalement en raison de son effet addictif sur le cerveau.

    Mais comment affecte-t-elle exactement le cerveau ? 

    Cet article explore les changements neurochimiques, neurotransmetteurs et récepteurs qui se produisent lorsque quelqu’un consomme de la nicotine.

    La nicotine est une substance addictive présente naturellement dans les plants de tabac du genre Nicotiana, membre de la famille des solanacées. Les plants de tabac sont originaires d’Amérique du Sud puis se sont répandus en Amérique du Nord, en Afrique et en Australie. Cette plante est utilisée depuis des siècles comme stimulant et à des fins médicinales dans de nombreuses cultures.

    La nicotine est une substance addictive présente dans les cigarettes, les vapos et le tabac à chiquer. Lorsque la nicotine pénètre dans la circulation sanguine, elle se déplace rapidement vers le cerveau dans lequel elle déclenche une libération de dopamine, donnant aux personnes une bonne sensation. 

    Au fil du temps, ce besoin de nicotine augmente, ce qui entraîne une utilisation accrue de produits à base de nicotine. 

    En plus de procurer des sensations de plaisir, la nicotine provoque également la libération d’adrénaline par le corps, ce qui peut donner un regain d’énergie ou de concentration.


    Comprendre le rôle des neurochimiques dans la fonction cérébrale

    Les substances neurochimiques, appelées neurotransmetteurs, sont les molécules qui contrôlent le fonctionnement des cellules. Ces produits chimiques peuvent être excitateurs ou inhibiteurs et jouent un rôle important dans le fonctionnement du cerveau. 

    La nicotine affecte la libération de ces substances neurochimiques dans le cerveau, entraînant des changements dans notre comportement, nos sentiments et notre humeur.


    Effets de la nicotine sur les neurotransmetteurs et les récepteurs du cerveau

    La nicotine a un effet direct sur des neurotransmetteurs spécifiques, en particulier la dopamine et la sérotonine. Elle augmente également la noradrénaline, un autre neurotransmetteur. 

    Elle se lie aux récepteurs de l’acétylcholine dans le cerveau. Cependant, la nicotine n’est pas un agoniste aussi puissant que l’acétylcholine naturelle ou certains autres médicaments. La nicotine a également un effet sur les récepteurs cholinergiques nicotiniques et muscariniques présents dans tout le cerveau. Ces effets de la nicotine en font une substance psychoactive puissante.


    Comment la nicotine affecte les performances cognitives

    Il a été démontré que la nicotine a un effet sur les performances cognitives. Il a été utilisé pour améliorer la vigilance et la concentration chez les non-fumeurs et les fumeurs, ainsi que chez les personnes atteintes du trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH). 

    Cependant, le degré d’avantage dépend de la façon dont il est pris. La nicotine est plus efficace lorsqu’elle est inhalée à partir de cigarettes, mais l’inhalation comporte le risque de développer un cancer ou d’autres maladies pulmonaires. 

    Alternativement, les sprays nasaux ou les chewing-gums peuvent être utilisés pour une libération plus lente de nicotine dans le sang sans les effets secondaires nocifs associés au tabagisme.


    Le pouvoir des méthodes alternatives sans la nicotine

    De nombreuses personnes essaient d’arrêter de fumer ou de réduire leur consommation de nicotine en utilisant des alternatives sans tabac, telles que des patchs, des gommes et des pastilles. 

    Ces produits fournissent de la nicotine sans le goudron et les autres ingrédients toxiques présents dans les cigarettes ordinaires. Des études montrent que l’utilisation de deux à cinq chewing-gums par jour peut aider à remplacer l’envie perdue de nicotine. 

    La nicotine, principal composant psychoactif des cigarettes de tabac, a également gagné en popularité sous sa forme vaporisée, telle qu’elle est produite par les dispositifs d’e-cigarette.

    De plus, certaines études ont suggéré que les e-cigarettes peuvent réduire les fringales jusqu’à 40 %, tout en réduisant l’exposition aux toxines de plus de 90 %.


    Conséquences de l’exposition à la nicotine sur le cerveau de l’adolescent

    La nicotine est une substance hautement addictive qui peut avoir des effets néfastes durables sur la santé mentale d’un adolescent. Des études sur des rongeurs et des humains ont montré que l’exposition à la nicotine pendant l’adolescence peut entraîner des déficits des fonctions exécutives, des performances d’attention et des capacités cognitives. La nicotine altère le fonctionnement moléculaire des zones du cerveau qui jouent un rôle clé, telles que le cortex préfrontal, produisant des changements durables qui peuvent altérer le développement et augmenter le risque de troubles psychiatriques à l’âge adulte.

  7. Rôle des co-tuteurs et co-curateurs

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    En France, les co-tuteurs et co-curateurs jouent un rôle spécifique dans la protection juridique des personnes majeures vulnérables. Ils interviennent dans le cadre des mesures de tutelle ou de curatelle.

    Il est possible pour le juge des tutelles de partager les responsabilités entre plusieurs personnes, par exemple l’un en charge des finances et l’autre des décisions personnelles (santé, logement, etc.) et de désigner plusieurs personnes pour exercer la mesure de protection.


    Modalités d’exercice des missions de protection par les co-tuteurs ou co-curateurs

    Le juge des tutelles peut confier l’exercice en commun de la globalité de la mission de protection.

    En ce cas, il appartient à chacun des co-tuteurs ou co-curateurs de se mettre d’accord pour se répartir correctement les tâches. Chacun est réputé, à l’égard des tiers extérieurs, détenir l’intégralité des pouvoirs.

    Cette désignation peut notamment être opportune s’agissant de parents qui souhaitent exercer ensemble la mesure de protection.

    L’organisation d’une co-tutelle suppose une excellente entente entre les personnes chargées d’exercer la mesure.

    Le juge des tutelles peut également confier à chaque mission différente. Un tuteur ou un curateur chargé de la personne du majeur et un tuteur ou curateur chargé des biens. Le juge des tutelles peut enfin désigner un tuteur ou un curateur pour la mission générale et confier à un tuteur adjoint (ou curateur adjoint) la gestion de certains biens en particulier.

    Dans ces deux derniers cas, les personnes chargées des différentes missions n’ont chacune que des pouvoirs autonomes que leur confère le jugement et ne sont pas responsables l’une envers l’autre des actes qu’elles effectuent.

    Mais elles sont tenues d’un devoir d’information mutuelle et régulière.


    Avantages et inconvénients

    La souplesse des dispositifs permet ainsi de tenir compte de la particularité de chaque situation c’est-à-dire de la disponibilité des membres de la famille, de la complexité de la gestion et de la compétence spécifique de chacun des co-tuteurs ou co-curateurs.

    Elle permet à des familles, qui auparavant ne souhaitait pas prendre en charge la mesure de protection, faute de temps suffisant ou de la solitude de la mission, d’accepter plus facilement d’être désignées.

    En pratique, les dispositions restent trop mal connues et trop peu utilisées.

    Le point d’achoppement reste l’existence d’une mésentente entre les différentes personnes en charge de la mesure, ce qui peut alors conduire à un blocage de la situation préjudiciable au majeur.

    la co-tutelle et la co-curatelle permettent une protection plus souple et adaptée aux besoins de la personne protégée, tout en répartissant les responsabilités entre plusieurs personnes de confiance.

    En résumé, la co-tutelle et la co-curatelle permettent de répartir les responsabilités, une complémentarité des compétences et une continuité de la protection.

    Les inconvénients résident dans le risque de conflits entre co-tuteurs et co-curateurs et un problème de coordination par manque de communication.

  8. The Role of Candlestick Charts in Market Analysis

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    How Do Candlestick Charts Work?

    Participants in the market can enhance their trading methods and make better selections by learning how candlestick charts work. One way to visually portray price data over a given time period is with a candlestick chart. Every « candlestick » stands for four essential pieces of information:

    • Open price: Assets start trading at the open price for the specified timeframe.
    • Close price: The last price is recorded as the timeframe comes to a close.
    • Maximum price: During the duration, the highest price was attained.
    • Minimum Price: The lowest price that was reported.

    The candlestick’s body corresponds to the price differential between the market’s opening and closing prices, while the wicks, or shadows, indicate the high and low prices, respectively. A price increase is indicated by a green or white candlestick, whereas a price fall is indicated by a red or black one.


    Candlestick Charts Are a Powerful Tool for Market Analysis

    There are a number of reasons why candlestick charts are so useful. They aid traders in making rapid interpretations of price activity by providing a visual snapshot of market emotion. Candlesticks provide a more comprehensive and thorough picture of the market than other kinds of charts, including line or bar charts.

    1. Candlestick charts provide a clear visual representation of trends and patterns. The colors and shapes help traders tell if the market is trending upwards or downwards.
    2. Stocks, currency, commodities, and cryptocurrencies are just a few of the asset sectors that make use of these charts. Traders all around the globe love them because of how versatile they are.
    3. Trend identification: Traders can efficiently plan their entry and exit locations by observing candlestick patterns, which can disclose reversals, continuations, and trends.

    Standard Candlestick Traits

    Based on the number of candlesticks involved, candlestick patterns can be classified as single, double, or triple forms. Some designs that are often utilized are:

    • Doji: A single candlestick whose opening and closing prices are quite close to one another indicates market uncertainty.
    • The hammer pattern appears at the base of a downtrend and the hanging man at the peak of an upswing; both patterns suggest possible reversals.
    • Engulfing patterns: When a single candlestick « engulfs » the preceding one, it can signal a change in trend, either upwards or downwards.

    When traders are able to identify these patterns, they are better able to forecast how prices will move in the future.


    Advantages of Candlestick Charts Analysis

    Traders and investors can benefit greatly from candlestick charts, which include:

    • Improved determination: Traders can use candlestick patterns as a window into the market’s mentality to foretell future price changes.
    • Their versatility in timeframes makes them ideal for both short-term traders and long-term investors, as they may be utilized for everything from one-minute intervals to monthly views.
    • Using other instruments together: When combined with other indicators, such as moving averages, RSI, and MACD, candlestick charts provide a thorough framework for research.

    Caveats Regarding Candlestick Diagrams

    Candlestick charts have their uses, but they also have their limitations. To prevent data misinterpretation, traders should be cognizant of the following:

    1. Pattern recognition is subjective because it relies on the trader’s background and point of view, which can cause different readings.
    2. Misleading indications: Trends may not necessarily imply future results. For example, if other market variables take precedence, a reversal pattern may not succeed.
    3. Proof required: Candlestick charts are most effective when used in conjunction with other analytical tools. Analyses that depend on them alone may be lacking key information.

    Traders can make better use of candlestick charts as part of a larger strategy if they are aware of these limitations.


    Integrating Candlestick Analyses With Other Market Elements

    Candlestick charts are a popular technical indicator for traders looking to increase the accuracy of their analysis. Here are a few highly-favored combinations:

    • To find patterns and level off price swings, statisticians use moving averages.
    • To find out if the market is overbought or oversold, you might use the Relative Strength Index (RSI).
    • Using data on trade volume, volume indicators validate the magnitude of price changes.

    In order to help traders make better judgments, these tools offer extra context.


    Helpful Hints for Working with Candlestick Diagrams

    Candlestick charts are most useful when used on longer timescales, which allow for the identification of more substantial trends and patterns. To have a better idea of where prices could go, it helps to look for patterns along with important support and resistance levels. 

    You should also have some experience seeing trends in past data before you get into real-life trading. Besides bolstering self-assurance, these routines are great for honing trading tactics.

    Traders may make the most of candlestick charts to traverse the complex financial markets by recognizing the patterns and combining them with other indicators. If you put in the time and effort, these tools can greatly improve your trading results.

  9. Craik et Lockhart (théorie)

    Commentaires fermés sur Craik et Lockhart (théorie)

    La théorie de Craik et Lockhart (1972) est la théorie selon laquelle la répétition d’une information améliore la mémorisation uniquement quand la répétition s’effectue de manière profonde et dans le but de traiter sémantiquement le matériel. Cette théorie est appelée ‘théorie de la profondeur de traitement’.

    Ce duo de scientifiques (Fergus Craik et Robert Lockhart) a présenté ce modèle comme une alternative aux théories antérieures de la mémoire (de Atkinson et  Shiffrin) qui avaient divisé la mémoire en étapes sensorielles, fonctionnelles et à long terme.

    Ainsi, les souvenirs profondément transformés dans le cerveau sont plus durables, alors que le traitement superficiel des souvenirs conduit à des souvenirs qui s’effacent facilement.

    Autrement dit, c’est la méthode et la profondeur du traitement qui affectent la façon dont une expérience est stockée dans la mémoire, plutôt que la répétition.

    Le traitement sémantique (en profondeur) se produit de trois façons :

    1. Relier un objet / une situation, etc. à autre chose ;
    2. Le fait de penser à la signification de quelque chose;
    3. Le fait de traiter l’importance de quelque chose.

    Autrement dit, la manière dont nous traitons l’information affecte la manière dont cette information sera mémorisée. Le traitement sémantique implique que nous pensons profondément à événement (par exemple), de sorte que la mémoire de cet événement soit aisément accessible.

    Le traitement en profondeur implique l’élaboration et la répétition, ce qui implique une analyse plus significative (images, réflexion, associations, etc.) de l’information et permet une meilleure mémorisation.

    À l’inverse, le traitement superficiel de quelque chose fait en sorte qu’il disparaisse rapidement et qu’il sera oublié.

    Pour déterminer le niveau de traitement entre l’encodage sémantique et phonémique, 26 paires de mots ont été montrées à 837 étudiants de premier cycle et chaque participant avait 30 secondes pour déterminer s’il s’agissait d’une association de catégories ou d’une relation de rimes. Les participants ont ensuite été invités à se rappeler et à associer les paires de mots données. 

    Comme les scientifiques l’avaient anticipé, le fait d’associer le mot à une catégorie a présenté un traitement plus profond et produit une plus grande rétention. 

    Le déclin de la mémoire avec l’âge selon Craik

    Selon le scientifique Craik, le déclin normal de la mémoire apparaît vers la trentaine et peut poser certains problèmes à partir de la soixantaine, avec un déclin de la mémoire de travail, de la mémoire épisodique et de la capacité de retrouver des informations précises.

    Points forts et points faibles du modèle de Craik et Lockhart

    Le modèle repose sur un principe simple et élégant, ce qui le rend facile à comprendre et à appliquer. Il a été étayé par un grand nombre de preuves empiriques, qui en confirment la validité. Le modèle de Craik et Lockhart a été appliqué à un large éventail de situations concrètes, par exemple pour expliquer pourquoi les personnes se souviennent mieux des informations qui leur sont personnellement pertinentes ou significatives. En comprenant les facteurs qui influencent la mémoire, nous pouvons développer des stratégies pour encoder les informations pour obtenir des souvenirs plus durables et plus précis.
    Cependant, le modèle de mémoire de Craik et Lockhart sous-estime l’importance des environnements de récupération dans la détermination des performances de la mémoire. Il ne tient pas compte des différences individuelles dans les capacités de mémorisation. Certaines personnes peuvent être plus aptes à former et à rappeler des souvenirs que d’autres, quelle que soit la profondeur du traitement de l’information. De plus, le modèle ne tient pas compte du rôle de l’attention dans la formation de la mémoire. La capacité d’une personne à prêter attention à l’information et à l’encoder peut déterminer de manière significative la force de sa mémoire.

  10. Top 10 des emplois en santé publique

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    Cet article met en évidence les nombreux rôles des professionnels de la santé locaux, y compris les 10 carrières, programmes, postes en santé publique et divers diplômes en santé publique les plus demandés. Lisez la suite pour tirer le meilleur parti de cet article. Alors qu’un médecin s’occupe de diagnostiquer et de traiter les personnes malades, les travailleurs de la santé essaient principalement d’empêcher les gens de tomber malades ou de se blesser.

    Lisez la suite pour découvrir les différentes formes de soins de santé publics, les carrières, l’éducation et les salaires des professionnels de la santé. Les épidémiologistes, les microbiologistes, les directeurs des urgences, les éducateurs sanitaires et les agents de santé publique comptent parmi les meilleurs professionnels de la santé publique, et nous discutons en profondeur de leurs responsabilités dans la dernière partie de cet article.

    Qu’est-ce que la santé publique ?

    La santé publique est la science de la prévention des maladies et de l’amélioration de la santé des personnes et de leurs communautés en promouvant des modes de vie sains grâce aux efforts organisés et aux choix éclairés de la société, des organisations, des secteurs public et privé, des communautés et des individus.

    De toute évidence, les partenaires de ce système sont les services de santé étatiques et locaux, les centres de santé communautaires, les collèges, les agences fédérales, les communautés, les organisations, le monde des affaires et le grand public.

    Cependant, diverses institutions de santé publique ont été créées pour aider au contrôle et à la surveillance des maladies dans la société aux niveaux national et international.

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) aide à l’application de méthodes organisationnelles et administratives pour faire face aux problèmes de santé et de maladie dans les pays sous-développés du monde entier.

    Cependant, des facteurs tels que les problèmes de santé dans le développement de bons systèmes de soins de santé dans ces pays doivent prendre en compte les ressources limitées, la formation du personnel médical.

    L’Institute of Medicine divise les fonctions de santé publique en 3 catégories principales, qui sont détaillées ci-dessous.

    1. Évaluation

    Les fonctions d’évaluation comprennent la détermination de la performance de l’ensemble du système de santé. Cependant, certaines des fonctions d’évaluation comprennent :

    • Déterminez s’il y a suffisamment de personnel médical et d’autres agents de santé publique dans la communauté.
    • Étudier les problèmes de santé environnementale et les risques pour la santé publique.
    • Surveillance de l’environnement et de la santé pour identifier et résoudre les problèmes de santé environnementale.
    • Effectuer des tests de laboratoire.
    • Évaluer l’efficacité des programmes.

    2. Assurance

    Les garanties visent à garantir que les besoins médicaux des personnes de la communauté sont satisfaits de manière sûre et efficace. Ces activités comprennent :

    • Relier les gens aux services essentiels de santé environnementale.
    • Fournir des services médicaux, dentaires et psychologiques directement au public.
    • Fournir une main-d’œuvre compétente en matière de protection de l’environnement.
    • Évaluer l’efficacité, l’accessibilité et la qualité des services de santé environnementale individuels et communautaires.
    • Recherche d’idées nouvelles et de solutions innovantes aux problèmes de santé environnementale.
    • Faire respecter les lois et assurer l’hygiène et la sécurité de l’environnement.

    3. Élaboration de politiques

    L’établissement d’objectifs pour les services de santé publique est une activité d’élaboration de politiques et certains objectifs comprennent :

    • Sensibiliser et autonomiser les gens sur les questions de santé environnementale.
    • Planifier des systèmes pour répondre aux besoins de santé identifiés.
    • Mobiliser les partenariats et les actions communautaires pour identifier et résoudre les problèmes de santé environnementale.
    • Établir des normes de vaccination pour les enfants.
    • Élaborer des politiques et des plans qui soutiennent les efforts individuels et communautaires pour protéger l’environnement.

    Étapes pour obtenir un diplôme en santé publique

    Obtenir un baccalauréat

    La première étape pour démarrer une carrière dans le domaine de la santé consiste à obtenir un baccalauréat, qui sert de base à une carrière de débutant en santé publique.

    Un baccalauréat prend généralement quatre ans et fournit des informations et une formation fiables et approfondies dans la discipline de la santé publique.

    Les étudiants peuvent obtenir un premier diplôme en santé publique, comme un baccalauréat ès sciences en santé publique (BSPH), un baccalauréat ès sciences avec concentration en santé publique (BS), un baccalauréat en santé publique (PPH)

    En outre, certains des principaux cours de santé publique de premier cycle comprennent les différences en matière de santé, la nutrition et les biostatistiques en santé publique.

    Gagner une maîtrise

    Il existe plusieurs masters en santé publique, dont le Master of Public Health (MPH), le Master of Public Health (MHA), le Master of Science (MS) et le Master of Science in Public Health (MSPH), et ils durent environ deux ans. compléter. compléter.

    Le diplôme MPH aidera à préparer les diplômés à des rôles de leadership et de gestion dans une organisation ou un programme de santé publique.

    Certains des cours des programmes d’études supérieures en santé publique comprennent la biologie de la santé publique, la santé publique et l’environnement et la politique de santé publique.

    Acquérir une expérience de travail

    L’expérience de travail est une condition préalable aux diplômes d’études supérieures et de doctorat, car les programmes de doctorat en santé publique aiment voir des candidats ayant une expérience de travail pertinente antérieure.

    En outre, l’acquisition de l’expérience de travail nécessaire améliore les résultats d’apprentissage, car les étudiants auront l’expérience et les connaissances qui leur permettront d’étudier à l’avenir.

    Obtenir un doctorat

    Les options de doctorat de nature plus académique peuvent être bénéfiques pour les personnes ayant des qualités de leadership.

    Les diplômes de troisième cycle supérieurs en santé publique sont le docteur en santé publique (DrPH) et le doctorat.

    Cependant, des méthodes avancées seront régulièrement utilisées au cours de ces programmes, ce qui préparera les étudiants à analyser et à mener des recherches de haut niveau.

    Les cours communs que les doctorants peuvent espérer inclure : méthodes et conception de la recherche, informatique de la santé et analyse avancée des données secondaires.


    Qu’est-ce qu’une carrière en santé publique ?

    Les principaux domaines de la santé publique sont l’identification des professions connues et des spécialisations connexes, et la fourniture de données sur l’emploi et les salaires.

    Si vous aspirez à devenir agent de santé publique, voici les 10 professions de santé publique les mieux rémunérées, leurs responsabilités, leur formation et leur structure salariale.

    1. Spécialiste des urgences

    Les professionnels de l’urgence sont l’un des principaux domaines de la santé publique. Ces professionnels sont responsables à la fois de la planification de la formation et de l’intervention d’urgence avant une situation d’urgence ou une catastrophe naturelle.

    Le spécialiste des interventions d’urgence est une profession de gestion des urgences en croissance rapide et il est de sa responsabilité de s’assurer que sa communauté est préparée à une urgence.

    Les professionnels de la gestion des urgences doivent avoir de solides compétences en organisation et en communication pour gérer et coordonner les efforts des équipes d’intervention d’urgence, ce qui comprend la planification d’une bonne stratégie d’intervention en cas de catastrophe, la formation du personnel d’urgence sur les manières appropriées de répondre aux urgences et le travail efficace sous pression lors de catastrophes naturelles. .

    Exigences en matière d’éducation et de formation

    Les exigences de recrutement spécifiques pour le poste de gestion des urgences comprennent :

    • Un baccalauréat dans un domaine connexe est requis, généralement dans des domaines tels que la gestion des urgences, la sécurité publique, l’urbanisme ou l’administration publique.
    • Cinq ans d’expérience en urgence
    • Achèvement
    • de programmes de formation
    • dans des domaines tels que les matières dangereuses

    2. L’épidémiologiste est

    Les épidémiologistes sont des scientifiques qui étudient les maladies dans une population. Essentiellement, ces professionnels de la santé publique planifient et mènent des recherches sur des programmes de santé publique spécifiques, collectent et analysent des données pour identifier les causes des maladies et autres problèmes de santé, pour traiter les maladies existantes et prévenir de futures épidémies.

    Il existe deux domaines principaux qui comprennent la recherche en épidémiologie et l’épidémiologie appliquée. Les épidémiologistes de recherche travaillent dans des écoles ou dans des agences fédérales. Les épidémiologistes appliqués travaillent avec des agences gouvernementales nationales et locales travaillant directement avec le public par le biais de programmes éducatifs et menant des enquêtes sur les problèmes de santé publique actuels.

    Exigences en matière d’éducation et de formation

    • Complétez une maîtrise en épidémiologie, en santé publique ou dans un autre sujet étroitement lié.
    • De solides compétences en communication
    • Bonne compréhension des concepts statistiques
    • Compétences de pensée critique
    • Bonne compréhension des processus médicaux et biologiques
    • Compétences informatiques

    3. Éducateurs et agents de santé communautaires

    La principale responsabilité des éducateurs sanitaires et des agents de santé communautaires est d’éduquer les membres de la communauté sur les comportements qui favorisent le bien-être afin d’améliorer le bien-être général.

    Les éducateurs en santé publique créent et présentent des programmes et des activités éducatifs pour leurs communautés, offrent une formation aux professionnels de la santé et autres professionnels de la santé et plaident pour l’amélioration des ressources en soins de santé.

    Les agents de santé publique collectent des données et discutent des problèmes de santé avec des membres de populations ou de communautés spécifiques.

    Exigences en matière d’éducation et de formation

    • Baccalauréat en éducation à la santé
    • Spécialiste certifié en éducation à la santé (CHES)
    • Les travailleurs de la santé publique ne peuvent trouver des emplois qu’avec un diplôme d’études secondaires

    4. Microbiologiste

    Les microbiologistes étudient la nature des micro-organismes (bactéries, virus, algues, champignons et certains types de parasites), leur croissance et leur interaction avec d’autres organismes tels que les humains.

    Ils planifient et mènent principalement des recherches microbiennes visant à développer des médicaments pour lutter contre les maladies infectieuses.

    L’outil le plus reconnaissable d’un microbiologiste est le microscope, qui lui permet d’examiner de près les minuscules objets qu’il étudie, mais il utilise également diverses autres technologies dans son travail.

    De plus, la profession utilise un équipement spécial pour faire pousser ses microbes, ainsi que des ingrédients spéciaux pour créer un milieu de croissance qui permet à ses échantillons de se développer et de se multiplier en laboratoire.

    Exigences en matière d’éducation et de formation

    • Un baccalauréat en microbiologie ou dans un domaine étroitement lié est requis pour travailler comme microbiologiste débutant
    • Master, en particulier Ph.D.
    • Le doctorat est requis pour la recherche indépendante et le travail dans les collèges et les universités.

    5. Spécialiste en santé et sécurité au travail

    Les professionnels de la santé et de la sécurité au travail s’occupent de l’identification, de la prévention et du contrôle des risques pour la santé et la sécurité sur le lieu de travail, dans le but ultime d’éliminer les risques qui entraînent des maladies et des blessures professionnelles associées au travail et à l’environnement de travail, ainsi que de leur prévention et de leur contrôle. .

    Leur travail comprend la vérification des lieux de travail pour déterminer la conformité aux règles et réglementations de sécurité, l’élaboration et la mise en œuvre de flux de travail pour prévenir les accidents et les dangers futurs, et la conduite de programmes d’éducation et de formation sur les questions liées à la santé et à la sécurité.

    Exigences en matière d’éducation et de formation

    • Baccalauréat en sécurité et santé au travail
    • Master en physique de la santé ou en hygiène industrielle.

    6. Infirmière de la santé publique

    Les infirmières de la santé publique sont du personnel médical engagé à améliorer la santé de leur communauté et à améliorer l’accès aux soins de santé. Ils doivent être capables de bien travailler avec de grands groupes et être sensibles aux différences culturelles.

    Ils travaillent généralement dans des agences gouvernementales ou de grandes organisations de soins de santé privées, fournissant des services d’éducation et de plaidoyer aux individus et aux groupes à risque.

    Exigences en matière d’éducation et de formation

    • Baccalauréat en soins infirmiers
    • Diplôme d’associé en soins infirmiers
    • Obtention d’une licence pour un diplôme d’infirmier

    7. Consultants en santé mentale

    Les consultants en santé mentale travaillent avec les patients pour améliorer leur bien-être mental et émotionnel. Ils offrent un traitement et des conseils aux personnes souffrant d’alcoolisme, de toxicomanie ou d’autres problèmes mentaux ou comportementaux.

    Ces professionnels peuvent se spécialiser dans le conseil matrimonial, la toxicomanie ou le conseil familial. Ils travaillent également dans une grande variété de contextes tels que les centres de santé mentale, les centres de santé communautaires, les prisons , ainsi qu’en pratique privée avec des réseaux de soutien aux patients tels que les amis et la famille pour coordonner les soins de réadaptation.

    Exigences en matière d’éducation et de formation

    • Gagnez un baccalauréat en psychologie, santé publique, communications, biologie, soins infirmiers.
    • Passez les examens d’État pour devenir conseiller agréé et pratiquer la thérapie.
    • Obtenez une certification / une licence du National Board of Certified Consultants

    8. Nutritionniste et diététiste

    Les nutritionnistes et les nutritionnistes travaillent avec les clients pour évaluer leur santé, recommander une planification diététique et les aliments à manger pour surmonter certains problèmes liés à l’alimentation et améliorer la santé globale du client. Cette profession travaille dans de nombreux endroits, y compris les hôpitaux, les maisons de soins infirmiers, les cliniques, les cafétérias et les gouvernements étatiques et locaux.

    Exigences en matière d’éducation et de formation

    • Baccalauréat en nutrition, diététique, gestion des services de restauration ou dans un domaine connexe.
    • Obtenir un diplôme de diététiste (RD)
    • Gagnez un baccalauréat dans un programme approuvé par l’ACEND

    9. Gestionnaires des services sociaux et communautaires

    Les gestionnaires des services sociaux et communautaires planifient, dirigent, coordonnent et supervisent les programmes de services sociaux et les organismes communautaires.

    Essentiellement, leur tâche consiste à créer et à superviser les procédures administratives, à diriger les activités du personnel professionnel et technique et à préparer des dossiers et des rapports tels que des budgets, des dossiers du personnel ou des manuels de formation.

    Ils travaillent pour des organisations à but non lucratif, des entreprises privées de services sociaux à but lucratif et des agences gouvernementales. La plupart travaillent à temps plein.

    Exigences en matière d’éducation et de formation

    • Baccalauréat
    • Une maîtrise
    • Diplôme universitaire
    • Ces professions exigent une quantité importante de compétences liées au travail, y compris la connaissance du comportement humain, de la performance et de l’expérience.

    10. Directeurs d’urgence

    Cette discipline comprend la planification et les processus de réduction des risques pour la santé lors de situations d’urgence telles que les catastrophes naturelles, les attaques terroristes, les épidémies et d’autres situations.

    Les directeurs des urgences préparent des plans et des procédures pour une réponse à long terme aux menaces et aux préoccupations immédiates pour la santé. Ils aident également à diriger la réponse pendant et après les situations d’urgence.

    De même, le spécialiste en intervention d’urgence répond à des situations environnementales qui présentent un risque élevé pour la population et les ressources naturelles.

    En outre, les directeurs des urgences travaillent pour des gouvernements d’État ou locaux, des entreprises privées, des hôpitaux ou des organisations à but non lucratif.

    Exigences en matière d’éducation et de formation

    • Baccalauréat en sciences du feu, en gestion des urgences ou en administration publique
    • Pour devenir directeur des urgences, vous devez avoir des années d’expérience dans les interventions d’urgence, la planification des catastrophes, l’application de la loi, la sécurité incendie et l’intervention médicale.

    Comment assurer l’équité en santé publique

    Par équité en santé, nous entendons que chacun a la possibilité d’atteindre le plus haut niveau de santé. L’inégalité se produit lorsque des obstacles empêchent les individus et les communautés d’accéder à ces conditions et d’atteindre leur plein potentiel.

    Les services de santé utilisent un ensemble de stratégies pour lutter contre les déséquilibres de pouvoir et les oppressions qui sous-tendent les inégalités en santé, changer la conversation sur ce qui crée l’équité en santé, développer le leadership et soutenir l’innovation, et créer un mouvement pour l’équité en santé .

    • Créez une communauté Alliance.
    • Établir un leadership et soutenir l’innovation.
    • Appréciez toutes les personnes de la même manière.
    • Créer un mouvement pour l’équité en santé.
    • Développer une analyse générale.
    • Changer les pratiques et processus internes.
    • Renforcer les partenariats stratégiques avec la communauté pour renforcer le pouvoir et s’engager dans des mouvements de justice sociale
    • Optimiser les conditions dans lesquelles les personnes naissent, grandissent, vivent, travaillent, apprennent et vieillissent.
    • Travailler avec d’autres secteurs pour aborder les facteurs qui affectent la santé, y compris l’emploi, le logement, l’éducation, les soins de santé, la sécurité publique et l’accès à la nourriture.
    • Affrontez les causes profondes.

    Conclusion

    La santé publique vise à protéger la santé de l’ensemble de la population. Ces populations peuvent être aussi petites que les habitants ou aussi grandes qu’un pays ou une région du monde entier.

    Cependant, l’agent de santé publique doit bien parler, comprendre la langue parlée et être sensible aux problèmes afin d’être en mesure de planifier et de coordonner un programme de soins de santé dans n’importe quelle communauté.

    Les épidémiologistes, les microbiologistes, les directeurs des urgences, les éducateurs sanitaires et les agents de santé communautaire sont différentes professions de la santé publique que vous devriez connaître et leurs responsabilités varient.

    Ainsi, pour faire carrière en santé publique, vous devez acquérir les qualifications nécessaires et l’expérience de travail nécessaire.

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