Test d’équilibre (Tinetti et Mathias)

Dégénérescences neurofibrillaires

Questionnaire de Mac Nair (mémoire)

Grille AGGIR (autonomie)

Agitation psychomotrice

Mesure d’indépendance fonctionnelle (autonomie)

Le gingembre peut-il aider à gérer le diabète ?

Alzheimer’s Disease Assessment Scale (cognition)

Échelle d’évaluation de l’alexithymie

Système nerveux: anatomie, fonctions et maladies

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Test d’équilibre (Tinetti et Mathias)

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    Le test de Tinetti et le test de Mathias (Get-up-and-go) permettent d’évaluer la marche et l’équilibre d’une personne âgée ayant chuté.

    Ce sont deux outils d’évaluation de la mobilité et du risque de chute chez les personnes âgées. Voici une comparaison de ces deux tests en termes d’objectifs, de structure et d’application clinique.


    Un test d’équilibre simple : le test de station unipodale

    L’examinateur demande à une personne de se tenir debout sur un pied en pliant et levant de préférence le genou opposé. Elle chronomètre le temps durant lequel elle arrive à tenir en équilibre le plus longtemps possible.
    On considère qu’une personne tient moins de cinq secondes traduit un risque élevé de récidive. Si elle se tient moins de cinq secondes, mais en se tenant, on parle d’un risque moyen. L’équilibre est considéré si la personne tient plus de cinq secondes.
    Un professionnel doit aussi examiner la marche, en demandant au patient de faire quelques pas en ligne droite puis un demi-tour. Il doit veiller à ce que l’individu ne tombe pas pendant le test.


    Un test standard de marche et d’équilibre : le test Get up and go (ou test de Mathias)

    Il est possible d’évaluer la marche et l’équilibre de façon standardisée grâce au test Get up and go (littéralement, lève-toi et marche), également appelé test de Mathias). Le patient, assis sur une chaise avec accoudoirs placée, doit se lever, rester debout quelques instants, marcher 3 mètres jusqu’à un mur, revenir vers son siège sans toucher au mur, et s’asseoir de nouveau.

    L’examinateur porte une attention particulière sur l’instabilité du patient et le note lors des sept phases de l’exercice.

    L’évaluation peut être qualitative ou quantitative (c’est-à-dire chronométrée):

    • Évaluation qualitative (marche normale : un point; troubles mineurs : deux points; troubles légers : trois points; peu perturbée : quatre points; très perturbée :  cinq points).
    • Évaluation quantitative  (de 10 à 19 secondes : bonne mobilité et peut aller à l’extérieur sans danger; 20 à 29 secondes : démarche incertaine ; plus de 30 secondes :  perte d’autonomie).

    Voici les sept phases de l’épreuve :

    Phases de l’épreuveScore
    1. Équilibre assis sur une chaise avec accoudoirs
    2. Se lever de la chaise et rester debout
    3. Équilibre debout avant de marcher
    4. Équilibre lors de la marche
    5. Équilibre lors d’un demi-tour
    6. Marche en direction de la chaise
    7. Se rasseoir dans la chaise

    Un test complet : le test de Tinetti

    C’est une version plus complète (et donc moyen rapide) du test Get up and go, comportant :
    • 9 tâches explorant l’équilibre statique
    • 7 tâches explorant la démarche (équilibre dynamique durant la marche)

    Trois notes sont attribuées : une note pour l’équilibre, une note pour la démarche et une note globale équilibre/démarche.

    L’équilibre statique est coté sur 16 points et la démarche sur 12 points. Le score total est sur 28 points. Un score de 28 points est considéré comme normal, alors qu’un score inférieur à 24 points indique une altération de l’équilibre. Une personne ayant un score inférieur à 18 est à risque élevé de chute.

    Le test de Tinetti se réalise en 20 minutes maximum. Il permet également de prévoir des moyens d’améliorer la qualité de vie des personnes âgées.

    Voici les tâches du test de Tinetti explorant l’équilibre : le patient entame les neuf tâches en étant assis sur une chaise sans accoudoirs.

    Description des tâchesCe que voit
    L’examinateur
    1. Rester assis sur la chaise sans accoudoirs

    La personne se penche ou glisse de la chaise

    La personne n’a aucune difficulté à effectuer la tâche

    2. Se lever de la chaise

    Ne peut le faire sans aide

    S’aide de ses bras pour le faire

    Peut le faire sans les bras

    3. Tentatives de se lever de la chaise

    Ne peut le faire sans aide

    Le fait après plusieurs essais

    Le fait lors du premier essai

    4. Rester debout les yeux ouverts lors des 5 premières secondes

    Ne peut le faire (chancelle, bouge ses pieds…)

    Peut le faire, mais avec l’aide d’un support (déambulateur, canne)

    Peut le faire sans aucune aide

    5. Rester debout par la suite, les pieds joints

    Équilibre instable

    Compense son instabilité en écartant les pieds de plus de 10 cm, ou utilise un support

    Stable sans aucune compensation

    6. Résister à trois poussées sternales, les jambes jointes (l’examinateur pousse légèrement le sujet avec la paume de ses mains)

    Commence à tomber

    Chancelle, s’agripper et se rattrapeReste stable

    7. Même tâche qu’en 6 les yeux fermés

    Stable

    Instable

    8. Effectuer un tour complet sur soi-même

    Pas discontinus

    Pas continus

    Instable (chancelle et tente de s’agripper)

    Stable

    9. Se rasseoir

    Le fait sans assurance (évalue mal la distance, tombe sur la chaise)

    Utilise ses bras, mouvements hésitants et irréguliers

    Le fait avec assurance et des mouvements coordonnés

    Voici les tâches explorant la démarche : le patient doit marcher au moins trois mètres à vitesse normale et doit utiliser si besoin son support habituel (canne ou déambulateur).

    Description des tâchesCe que voit
    l’examinateur
    1. Initiation de la marche (après que l’examinateur a donné le signal de départ)

    Le patient hésite ou a besoin de plusieurs essais pour partir

    Aucune hésitation

    2. Longueur et hauteur du pasLorsque le pied droit est le pied qui amorce le mouvement :
    a. Le pied droit ne dépasse pas le pied gauche en appui
    b. Le pied droit dépasse le pied gauche en appui
    c. Le pied droit ne décolle pas du sol
    d. Le pied droit décolle du solLorsque le pied gauche est le pied qui amorce le mouvement :
    e. Le pied gauche ne dépasse pas le pied droit en appui
    f. Le pied gauche dépasse le pied droit en appui
    g. Le pied gauche ne décolle pas du sol
    h. Le pied gauche décolle du sol
    3. Symétrie du pasLa longueur du pas gauche est différente de celle du pas droitLa longueur du pas gauche est sensiblement égale à celle du droit
    4. Continuité ou régularité du pasArrêt ou pas discontinusLes pas semblent continus
    5. Déviation du trajet

    Déviation marquée d’une ligne imaginaire

    Légère déviation ou utilisation d’une aide technique

    Pas de déviation ni utilisation de support

    6. Stabilité du tronc

    Balancement du tronc ou utilisation d’un support

    Pas de balancement, mais flexion des genoux ou balancement des bras

    Pas de balancement ni utilisation de support

    7. Largeur du pas

    Les talons sont éloignés lors de la marche

    Les talons se touchent presque lors de la marche

    Le test de Tinetti est recommandé pour une évaluation plus approfondie de l’équilibre, tandis que l’échelle de Mathias est plus adaptée pour un dépistage rapide.

    Sources

    Tinetti ME. Performance-oriented assessment of mobility problems in elderly patients. J Am Geriatr Soc. 1986 Feb;34(2):119-26.

    Podsiadlo D, Richardson S. The timed « Up & Go »: a test of basic functional mobility for frail elderly persons. J Am Geriatr Soc. 1991 Feb;39(2):142-8.

    Les études posturographiques

    Ces études permettent de mesurer de manière précise la stabilité d’un sujet placé debout sur une plate-forme dynamométrique et soumis à des perturbations posturales. Le patient doit maintenir son équilibre sans déplacer ses pieds.
    L’examinateur enregistre les déplacements du centre de pression des pieds du sujet. Cette technique permet d’identifier des chuteurs avec une sensibilité de 97%. (source:M. Paolino : Fr ORL – 2005 ; 88 : 97 – 103)

    À lire sur le même thème

    Troubles de la marche et de l’équilibre

    Prévention des troubles de la marche et de l’équilibre

  2. Dégénérescences neurofibrillaires

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    Les dégénérescences neurofibrillaires sont des lésions cérébrales observées dans la maladie d’Alzheimer et caractérisées par l’apparition, à l’intérieur des neurones, de microtubules en voie de désintégration.

    Également appelée enchevêtrements neurofibrillaires,  les dégénérescences neurofibrillaires sont provoquées par l’accumulation, à l’intérieur du neurone, d’une protéine (appelée protéine tau) qui devient anormale. 

    Elle empêche alors le bon transport des nutriments et organites cellulaires.

    Le transport des nutriments et organites cellulaires est assuré par un système de filaments appelés microtubules, avec la participation des protéines tau.

    Les microtubules jouent un rôle fondamental dans de nombreux processus vitaux tels que la division cellulaire et l’activité neuronale. Ce sont des éléments structurels et fonctionnels clés dans les axones des neurones, soutenant le transport des protéines le long des axones, qui utilisent les microtubules comme pistes de support. Ils participent à la croissance et à la plasticité des axones et des dendrites), facilitant ainsi la formation et la modification des synapses.

    Tau est une protéine associée aux microtubules, dont les fonctions sont principalement régulées par un mécanisme appelé phosphorylation (mécanisme chimique consistant à ajouter un groupe phosphate à la protéine). 

    Normalement, les protéines tau se placent perpendiculairement aux microtubules pour en assurer la stabilité dans le neurone. 

    Dans la maladie d’Alzheimer, il y a trop de groupes phosphates sur les protéines tau : on dit qu’elles sont hyperphosphorylées.

    Les tau prennent alors une forme anormale en s’enroulant pour former des filaments appariés en hélice à l’intérieur des neurones, que l’on appelle en langage scientifique  »dégénérescences neurofibrillaires ».

    Les microtubules deviennent déstabilisés et ne peuvent plus donc assurer leur fonction de transport des nutriments : les neurones, « asphyxiés », finissent par mourir.

    La maladie d’Alzheimer est caractérisée par une modification de la protéine tau qui entraîne la dégradation des microtubules dans les neurones. Le diagramme montre deux neurones: 1) en haut un neurone saine dont les microtubules fonctionnent normalement et 2) en bas un neurone atteint dans la maladie d’Alzheimer dont les microtubules se désintègrent.
    Un neurone avec des dégénérescences neurofibrillaires (1) en train de mourir. A l’extérieur, on retrouve une plaque amyloïde (2). En haut à gauche, un neurone sain.
  3. Questionnaire de Mac Nair (mémoire)

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    Le questionnaire de Mac Nair permet d’apprécier la manière dont les personnes perçoivent la qualité de leur mémoire dans leur vie quotidienne.

    Il peut être également rempli par le membre de la famille. Une divergence dans le résultat signifie que le patient n’a pas conscience de son déficit mnésique.

    Ce questionnaire se compose, dans sa courte version, de 15 questions :


    Le questionnaire de Mac Nair

    1. Avez-vous des difficultés à vous rappeler les événements de l’actualité récente ?
    2. Avez-vous des difficultés à suivre un film (ou une émission de télévision) parce que vous avez oublié ce qui vient de se passer ?
    3. Vous arrive-t-il d’entrer dans une pièce et de ne plus savoir ce que vous venez y chercher ?
    4. Vous arrive-t-il d’oublier de faire des choses importantes que vous aviez prévues ou que vous deviez faire (par exemple, régler une facture, vous rendre à un rendez-vous) ?
    5. Avez-vous des difficultés à vous souvenir des numéros de téléphone habituels ?
    6. Oubliez-vous le nom ou le prénom des personnes qui vous sont familières ?
    7. Vous arrive-t-il de vous perdre dans des lieux familiers ?
    8. Vous arrive-t-il de ne plus savoir où sont rangés les objets usuels ?
    9. Vous arrive-t-il d’oublier d’éteindre le gaz, le four, les plaques électriques, de fermer la maison ?
    10. Vous arrive-t-il de répéter plusieurs fois la même chose parce que vous oubliez que vous l’avez déjà dite ?
    11. Avez-vous des difficultés à retrouver des noms de personnes (acteurs de renom, amis) ou de lieux de vacances ?
    12. Avez-vous des difficultés à apprendre des nouvelles choses (par ex. une recette, le mode d’emploi d’un appareil domestique) ?
    13. Avez-vous besoin de tout noter ?
    14. Vous arrive-t-il de perdre des objets ?
    15. Vous arrive-t-il d’oublier immédiatement ce que les personnes viennent de vous dire ?


    Le barème

    Il faut noter chaque réponse selon le barème suivant :

    • Jamais : 0 point
    • Rarement : 1 point
    • Parfois : 2 points
    • La plupart du temps : 3 points.
    • Note maximale : 35 points

    La note totale est calculée en additionnant les notes obtenues aux six items.

    Aucun seuil n’existe pour diagnostiquer un trouble, car le score doit être interprété en fonction de l’âge, du niveau d’éducation et du contexte clinique. Cependant, un score total élevé (par exemple, supérieur à 25-30 dans la version à 15 items) est souvent corrélé à des troubles mnésiques significatifs et peut nécessiter une évaluation cognitive plus approfondie.

  4. Grille AGGIR (autonomie)

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    La grille AGGIR (Autonomie Gérontologique – Groupes Iso-Ressources) est couramment utilisée en France pour évaluer la perte d’autonomie de la personne âgée vivant à domicile ou en institution.

    Cette évaluation se fait par l’observation de ses activités effectuées seule.

    La grille AGGIR est segmentée en deux parties :

    • La 1ère partie évalue la perte d’autonomie physique et psychique (sont explorées et notées 10 épreuves élémentaires de la vie courante; on parle de variables discriminantes).
    • La 2ème partie évalue la perte d’autonomie domestique et sociale (sont explorées et notées 7 épreuves; on parle de variables illustratives).

    Les aides matérielles (fauteuil roulant, lunettes, prothèses..) sont prises en compte dans l’évaluation.

    La 1ère partie de la grille AGGIR sert de base à l’attribution de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) dont le montant dépend de la note globale obtenue.

    Les résultats de la 2ème partie ne sont pas analysés dans l’évaluation de l’autonomie.


    1ère partie : évaluation de l’autonomie physique et psychique

    Ces épreuves évaluent la capacité du sujet à converser, s’orienter, s’habiller, se nourrir, de déplacer, faire sa toilette…

    Chaque épreuve est notée selon le degré d’autonomie du sujet, à savoir: 

       – Note A : fait seul, totalement, habituellement et correctement ; 
       – Note B : fait partiellement, inhabituellement ou incorrectement ; 
       – Note C : ne fait pas.

    Epreuve 1: la cohérence

    Aptitude du sujet à converser et/ou se comporter de façon logique (au sens de raisonnable) et sensée. 

       – Le sujet présente des troubles du comportements (comportements déplacés, légère agressivité), commet des erreurs en s’habillant…(B). 

       – Le sujet se promène tout nu dans un établissement, prend sa fille pour sa mère, fait ses besoins dans un endroit inapproprié…(C).

    Epreuve 2: l’orientation

    Aptitude du sujet à se repérer dans le temps et dans l’espace. 

       – Le sujet se trompe rarement de chambre, mais peut se trouver parfois désorienté (B). 

       – Le sujet se trompe pratiquement toujours de chambre, ne différencie pas le jour de la nuit, ne se souvient pas de l’heure des repas (C).

    Epreuve 3: la toilette du haut et du bas

    Aptitude du sujet à assurer spontanément son hygiène corporelle. 

       – Le sujet effectue correctement sa toilette du haut ou du bas, mais il est nécessaire de préparer ses affaires de toilettes ou son bain (B). 

       – Le sujet ne peut pas effectuer sa toilette (C).

    Une note globale est attribuée autant pour la toilette du haut que du bas. 

    Si une note C est donnée, la note globale = C 
    Si une note A est donnée, la note globale = A 
    Pour tout autre cas: note globale = B

    Epreuve 4: l’habillage (du haut, moyen, du bas)

    Aptitude du sujet à s’habiller, se déshabiller et se présenter. 

       – Le sujet ne s’habille que lorsqu’il y est invité et/ou que ses vêtements ont été préparés, utilise souvent des vêtements sales, assure l’essentiel, mais pas la totalité de l’habillage (B). 

       – Le sujet s’habille incorrectement ou ne s’habille pas seul (C).

    Une note globale est attribuée autant pour l’habillage du haut, moyen que du bas. 

    Si une note A est donnée, la note globale = A 
    Si une note C est donnée, la note globale = C 
    Pour tout autre cas: note globale = B

    Epreuve 5: l’alimentation

    Aptitude du sujet à se servir et manger les aliments déjà préparés. 

       – Le sujet n’effectue que partiellement ces actes (par exemple ne coupe pas sa viande, mais ouvre un pot de yaourt…) et doit être incité à se nourrir et/ou à boire (B). 

       – Le sujet ne coupe pas sa viande, n’ouvre pas un pot de yaourt, ne pèle pas un fruit, ne remplit pas son verre, ne mange ni ne boit seul (C).

    Une note globale est attribuée à la fois pour l’aptitude à se servir et à manger. 

    Si une note A est donnée pour l’aptitude à se servir et à manger: note globale = A 
    Si une note C est donnée pour l’aptitude à se servir et à manger: note globale = C 
    Si une note B est donnée pour se servir et C pour manger: note globale = C 
    Si une note C est donnée pour se servir et B pour manger: note globale = C 
    Pour tout autre cas: note globale = B

    Epreuve 6: l’élimination urinaire et fécale

    Aptitude du sujet à assurer l’hygiène de l’élimination urinaire et anale. 

       – Le sujet a quelques fuites urinaires mais assure seul correctement son hygiène de l’élimination (A). 

       – On incite parfois le sujet à aller aux toilettes (B). 

       – Le sujet renverse régulièrement la totalité du contenu de l’urine, est toujours incité à se rendre aux toilettes pour qu’il n’urine pas n’importe où, n’enlève pas lui-même les protections à usage unique (C).

    Une note globale est attribuée à la fois pour l’élimination urinaire et fécale. 

    Si une note A est donnée pour l’élimination urinaire et fécale: note globale = A 
    Si une note C et A (ou inversement) est donnée respectivement pour l’élimination urinaire et fécale: note globale = C 
    Si une note C et B (ou inversement) est donnée respectivement pour l’élimination urinaire et fécale: note globale = C 
    Si une note C est donnée pour l’élimination urinaire et fécale: note globale = C 
    Pour tout autre cas: note globale = B

    Epreuve 7: les transferts

    Aptitude du sujet à assurer ses transferts et mouvements: se lever, se coucher et s’asseoir, passer d’une des 3 positions à une autre, dans les 2 sens. 

       – Le sujet se couche seul mais ne se lève pas seul (ou inversement), ne peut passer de la postion assise à la position debout (B). 

       – Le sujet ne peut passer de la position lever à la position coucher (et inversement) (C).

    Epreuve 8: déplacements à l’intérieur

    Aptitude du sujet à se déplacer à l’intérieur de son habitat et à déambuler. 

       – Le sujet ne se déplace que dans certaines pièces de la maison ou manipule seul son fauteuil roulant, mais n’accède pas à toutes les pièces (B). 

       – Le sujet n’effectue pas seul ses déplacements (C).

    Epreuve 9: les déplacements à l’extérieur

    Aptitude du sujet à se déplacer à l’extérieur, à partir de la porte d’entrée et sans moyens de transport. 

       – Le sujet sort rarement à l’extérieur ou sort quelques mètres seulement autour de sa maison (B). 

       – Le sujet ne sort pas seul spontanément (C).

    Epreuve 10: les communications à distance

    Aptitude du sujet à utiliser les moyens de communication à distance : téléphone, alarme, sonnette… 

       – Le sujet utilise fréquemment la sonnette sans raison valable (en institution) (B). 

       – Le sujet est grabataire et n’utilise jamais la sonnette d’appel en institution, le sujet n’a ni téléphone, ni téléalarme, ni voisin proche à alerter (au domicile) (C).


    2ème partie : évaluation de l’autonomie domestique et sociale

    Sept variables (ou épreuves) de la grille AGGIR évaluent la capacité du sujet à gérer ses affaires, faire la cuisine, le ménage, des achats, prendre les transports en commun…

    Elles sont voisines de celles décrites dans le questionnaire sur les activités instrumentales de la vie quotidienne (AIVQ) utilisé dans le diagnostic de la démence. 

    La notation est la suivante :

       – Note A: le sujet exécute la tâche de manière autonome, correcte et régulière ; 
       – Note B: exécution partielle, occasionnelle ou partiellement correcte ; 
       – Note C: exécution impossible.

    Ces 7 variables évaluent l’aptitude du sujet à:

    • Gérer ses affaires, son budget et ses biens (variable 1).

    Remarque:
    Note B: le sujet ne peut pas effectuer certaines tâches administratives. Il peut être placé sous curatelle ou sous sauvegarde de ses biens. 
    Note C: le sujet est généralement sous tutelle.

    • Préparer ses repas et à les conditionner pour être servis (variable 2).
    • Effectuer des travaux d’intérieur (sol, vitres, pièces, vaisselle, lessive…) (variable 3).
    • Utiliser volontairement les transports individuels ou collectifs (variable 4).
    • Effectuer des achats (variable 5).

    Remarque: l’examinateur tient compte du fait qu’un sujet vivant seul à domicile a des besoins différents de celui vivant en institution.

    • Suivre un traitement selon l’avis du médecin (variable 6).
    • Participer activement et volontaire à des activités de temps libres (variable 7).

    Remarque: ces activités, qu’elles soient culturelles, sportives ou sociales, sont aussi bien individuelles (par exemple, la télévision) que collectives.


    AGGIR définit le niveau de financement des plans d’aides

    La nouvelle version de la grille AGGIR élaborée en 2007 doit permettre une meilleure évaluation du niveau de la perte d’autonomie de la personne âgée. L’ordre et la cohérence des questions a été revue et améliorée.

    Elle répartit les individus en six groupes (groupes « iso-ressources » ou GIR), en fonction de leur degré d’autonomie pour accomplir les actes essentiels de la vie quotidienne, allant du plus dépendant (GIR 1) au plus autonome (GIR 6).

    Il comprend dix-sept variables d’activités corporelles et mentales (dites « discriminantes ») et domestiques et sociales (dites « illustratives ») utilisées pour l’évaluation de la personne.

    Les 10 variables d’activité corporelles et mentales sont:
    1. Transfert 
    2. Cohérence
    3. Orientation
    4. Toilette
    5. Alimentation
    6. Élimination urinaire, fécale
    7. Déplacements intérieurs
    8. Déplacements extérieurs
    9. Capacité à alerter
    10. Communication à distance

    Les 7 variables d’activité domestique et sociale sont:
    11. Gestion (budget, biens personnels)
    12. Cuisine
    13. Ménage
    14. Transports
    15. Achats
    16. Suivi du traitement
    17. Activités du temps libre

    La grille AGGIR

    L’examinateur coche OUI ou NON pour chaque activité évaluée:

    1. Transfert: le sujet se lève, se couche, s’asseoit: 
    Spontanément (Oui/Non), totalement (Oui/Non), correctement (Oui/Non), habituellement (Oui/Non)

    2. Déplacements intérieurs (jardin, jusqu’à la porte de la rue)
    Spontanément (Oui/Non), totalement (Oui/Non), correctement (Oui/Non), habituellement (Oui/Non)

    3A. Toilette HAUT (ne comprend pas le dos)
    Spontanément (Oui/Non), totalement (Oui/Non), correctement (Oui/Non), habituellement (Oui/Non)

    3B. Toilette BAS (ne comprend pas les orteils)
    Spontanément (Oui/Non), totalement (Oui/Non), correctement (Oui/Non), habituellement (Oui/Non)

    Toilette (score total): 
    A si la cote est A pour la toilette haut et bas 
    C si la cote est C pour la toilette haut et bas 
    Autre = B

    4A. Elimination urinaire
    Spontanément (Oui/Non), totalement (Oui/Non), correctement (Oui/Non), habituellement (Oui/Non)

    4B. Elimination fécale
    Spontanément (Oui/Non), totalement (Oui/Non), correctement (Oui/Non), habituellement (Oui/Non)

    Elimination (score total): 
    A si la cote est A pour les variables 4A et 4B
    C si la cote est C pour les variables 4A et 4B
    Autre = B

    5A. Habillage HAUT
    Spontanément (Oui/Non), totalement (Oui/Non), correctement (Oui/Non), habituellement (Oui/Non)

    5B. Habillage MOYEN (bretelles, ceintures, boutons)
    Spontanément (Oui/Non), totalement (Oui/Non), correctement (Oui/Non), habituellement (Oui/Non)

    Habillage (score total): 
    A si la cote est A pour les variables 5A et 5B
    C si la cote est C pour les variables 5A et 5B
    Autre = B

    6A. Alimentation (se servir)
    Spontanément (Oui/Non), totalement (Oui/Non), correctement (Oui/Non), habituellement (Oui/Non)

    6B. Alimentation (manger)
    Spontanément (Oui/Non), totalement (Oui/Non), correctement (Oui/Non), habituellement (Oui/Non)

    Alimentation (score total de la grille AGGIR) : 
    A si la cote est A pour les variables 6A et 6B
    C si la cote est C pour les variables 6A et 6B
    Autre = B

    7. Communication à distance, alerter
    Spontanément (Oui/Non), totalement (Oui/Non), correctement (Oui/Non), habituellement (Oui/Non)

    8. Déplacement à l’extérieur
    Spontanément (Oui/Non), totalement (Oui/Non), correctement (Oui/Non), habituellement (Oui/Non)

    9A. Orientation dans le temps
    Spontanément (Oui/Non), totalement (Oui/Non), correctement (Oui/Non), habituellement (Oui/Non)

    9B. Orientation dans l’espace
    Spontanément (Oui/Non), totalement (Oui/Non), correctement (Oui/Non), habituellement (Oui/Non)

    Orientation (score total): 
    A si la cote est A pour les variables 9A et 9B
    C si la cote est C pour les variables 9A et 9B
    Autre = B

    10A. Cohérence (communication)
    Spontanément (Oui/Non), totalement (Oui/Non), correctement (Oui/Non), habituellement (Oui/Non)

    10B. Cohérence (comportement)
    Spontanément (Oui/Non), totalement (Oui/Non), correctement (Oui/Non), habituellement (Oui/Non)

    Cohérence (score total): 
    A si la cote est A pour les variables 10A et 10B
    C si la cote est C pour les variables 10A et 10B
    Autre = B

    Source: Vetel JM, Leroux R, Ducoudray JM. [AGGIR. Practical use. Geriatric Autonomy Group Resources Needs]. Soins Gerontol. 1998 Jun;(13):23-7.


    Les groupes iso-ressources (GIR) obtenus avec la grille AGGIR

    La note obtenue dans la grille AGGIR classe les personnes âgées (en France) en six groupes en fonction de leur perte d’autonomie:

    Le groupe 1 (ou GIR 1)

    Il s’agit de personnes ayant perdu leur autonomie mentale, corporelle, locomotrice et sociale et dont les fonctions intellectuelles sont gravement altérées. Elles nécessitent une présence indispensable et continue d’intervenants. Dans ce groupe se trouvent les personnes en fin de vie. Le montant de l’allocation attribuée est de 100% (850 euros/mois en moyenne, mars 2003).

    Le groupe 2 (GIR 2)

    Il comprend deux sous-groupes de personnes âgées:

    • Celles qui, confinées au lit ou au fauteuil, nécessitent une prise en charge pour la plupart des activités de la vie courante, bien que leurs fonctions mentales ne soient pas totalement altérées.
    • Celles dont les fonctions mentales sont altérées, mais qui ont conservé totalement ou significativement leurs facultés motrices ainsi que certaines activités corporelles. Ces personnes peuvent se déplacer à l’intérieur mais nécessitent une prise en charge totale ou partielle de la toilette et de l’habillage.

    Le montant minimum de l’APA est fixé à 1 399,04 € (GIR 2), 1 010,86 € (GIR 3) et 674,28 € (GIR 4)

    La grille AGGIR classe les personnes âgées en 6 niveaux dépendance (groupes GIR)

    Le groupe 3 (GIR 3)

    Il s’agit essentiellement de personnes ayant conservé leurs fonctions intellectuelles et, de manière partielle, leur autonomie motrice. Cependant, elles nécessitent quotidiennement et plusieurs fois par jour une aide pour leur autonomie corporelle (toilette, habillage). La majorité n’assure pas leur hygiène de l’élimination anale et urinaire. Ces personnes n’ont pas besoins de surveillance permanente.

    Le groupe 4 (GIR 4)

    Il regroupe deux groupes de personnes :

    • Celles qui ne peuvent assumer seules leurs transferts mais qui, une fois levées, peuvent se déplacer à l’intérieur de leur logement. Ces personnes ont besoin d’aide pour la toilette, l’habillage mais s’alimentent majoritairement seules.
    • Celles qui n’ont pas de problèmes pour se déplacer mais qu’il faut aider pour les activités corporelles et la prise des repas.

    Le groupe 5 (GIR 5)

    Il regroupe les personnes assurant seules leurs déplacements à l’intérieur du logement, s’alimentant et s’habillant de manière autonome. 

    Elles nécessitent une surveillance ponctuelle et une aide pour la toilette, la préparation des repas et le ménage. 

    Ces personnes ont besoin essentiellement d’heures d’aides ménagères.

    Le groupe 6 (GIR 6)

    Il regroupe les personnes qui ont préservé leur autonomie pour les actes de la vie quotidienne.

    Les limites de la grille AGGIR

    Quelques critiques ont été formulées à l’encontre de cet outil par les professionnels de santé; en voici quelques unes:

    • La grille AGGIR manque de sensibilité pour évaluer les besoin d’assistance des personnes atteintes d’une démence et/ou de celles vivant à domicile. Par conséquent, le montant de l’attribution de l’APA (qui dépend de la détermination du groupe GIR) n’est pas nécessairement proportionnel à l’importance des besoins de soins devant être prodigués. Ce montant se révèle dans certains cas soit surévalué, soit insuffisant. Elle peut, dans certains cas, permettre à une personne de bénéficier de l’APA et en éliminer une autre qui se trouverait dans une situation similaire, voire davantage affectée.
    • Le mode de calcul déterminant le groupe GIR dans lequel se trouve le sujet est parfois incohérent. Par exemple, une personne voyant sa note passer de B à C lors de l’épreuve de cohérence, sera transférée directement du groupe 6 au groupe 2.

    Voici pour rappel les principaux outils d’évaluation de l’autonomie fonctionnelle:

    1. Les activités élémentaires de la vie quotidienne
    2. L’indice de Barthel
    3. Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF)
    4. Le Resident Assessement Instrument (RAI)
    5. Le système de mesure de l’autonomie fonctionnelle (utilisé au Québec)
  5. Agitation psychomotrice

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    L’agitation psychomotrice chez la personne âgée n’est pas synonyme d’agressivité.

    L’agitation est un trouble du comportement caractérisé par une exagération et/ou une anomalie de l’activité psychomotrice.  Elle entraîne une perte du contrôle des pensées et des actes. C’est un trouble du comportement qui a pour origine une souffrance.

    Elle ne justifie pas nécessairement une hospitalisation qui doit être le plus souvent évitée (sauf en cas de maladie somatique ou trouble psychiatrique grave). Les causes possibles sont multiples et parfois interdépendantes.

    L’agitation peut être verbale, physique, associé ou non à de l’agressivité.

    L’agitation psychomotrice est un symptôme lié à des troubles de l’humeur. Les personnes font les cent pas dans la pièce, tapotent des orteils ou parlent rapidement.

    Elle peut avoir des conséquences graves pour le sujet âgé et éventuellement pour l’entourage.  Environ 15 % des sujets âgés hospitalisés en psychiatrie le sont pour agitation avec agressivité.

    Dans les faits, le sujet ne tient pas en place, déambule et gesticule. Il peut crier, s’accrocher aux autres. Il peut parfois avoir des gestes violents qui peuvent s’accompagner de chutes et de traumatismes.  Ses propos peuvent être injurieux ou répétitifs. Il peut refuser de coopérer. L’agitation peut être permanente ou intermittente, alternant avec de la prostration.

    L’agitation psychomotrice est fréquente chez les personnes atteintes de démence, surtout aux stades avancés, avec des causes sous-jacentes qui sont de temps en temps réversibles, comme une douleur, une infection ou l’effet secondaire médicamenteux.


    Les causes de l’agitation psychomotrice

    Confusion

    Ce syndrome fréquent chez la personne âgée peut entraîner des troubles du comportement avec agitation.

    Anxiété

    Elle peut générer une agitation plus ou moins confuse chez la personne âgée. L’anxiété chronique peut entraîner une déambulation, une insomnie et une irritabilité qui s’accompagnent de manifestation corporelle : oppression, tremblements, palpitations, douleurs abdominales.

    Hypomanie

    Le sujet âgé présente un état d’excitation hypomaniaque est euphorique, satisfait, mais parfois méfiant, voire agressif. Il faut rechercher une cause toxique ou une tumeur cérébrale s’il n’a pas d’antécédent de troubles maniaco-dépressifs.

    Dépression

    Certaines dépressions du sujet âgé peuvent comporter des phases d’agitation avec des troubles anxieux. La personne est d’humeur triste, présente une perte d’intérêt et un sentiment de vide.

    Délire tardif

    S’installant progressivement, il peut conduire des troubles du comportement marqués par une agitation. Le sujet se sent persécuté et en proie à des réactions émotionnelles.

    Hallucinations

    Fréquentes dans certaines démences, elles peuvent être angoissantes et engendrer une agitation.

    Démence

    Les troubles comportementaux liés à une démence sont des manifestations potentiellement dangereuses pour la personne ou les autres. Ces comportements s’ajoutent fréquemment au symptômes cognitifs observés dans les démences. L’agitation et l’agressivité dans la démence de
    type Alzheimer peuvent survenir chez environ la moitié des patients selon les milieux de soins.

    Une situation de crise

    Une crise relationnelle au sein d’une famille ou de l’entourage peut générer une agitation psychomotrice chez la personne âgée.

    Le deuil

    Le deuil d’un proche, la perte d’un animal ou d’argent peuvent déclencher une agitation.

    Intoxications et sevrages

    • Intoxication à des substances psychoactives (alcool, amphétamines, cocaïne)
    • Sevrage alcoolique (avec risque de delirium tremens)
    • Sevrage d’autres substances comme les benzodiazépines

    Causes médicales générales

    • Troubles métaboliques (hypoglycémie, hyperthyroïdie)
    • Infections (notamment chez les personnes âgées, pouvant provoquer un délirium avec agitation)

    Les causes médicales et chirurgicales

    • Hypoglycémie
    • Hyperthyroïdie
    • Fécalome
    • Rétention urinaire
    • Hyponatrémie
    • Infection pulmonaire, urinaire ou dentaire
    • Méningites
    • Pathologies iatrogènes : médicaments pouvant entraîner une confusion (par.ex. anticholinergiques), diurétiques, corticoïdes, caféine…
    • Sevrage médicamenteux (en particulier benzodiazépine)
    • Sevrage alcoolique
    • Apparition d’un trouble du rythme cardiaque
    • Désordre hémodynamique
    • Hématome sous durale après une chute sur les fesses passé inaperçue ou minimisée
    • Pathologie cérébro-vasculaire ou tumorale

    Diagnostic de l’agitation psychomotrice

    Il se fait avec une prise de contact avec la personne qui peut parfois dédramatiser la situation. Il faut également interroger l’entourage du patient.

    Les circonstances qui ont déclenché l’agitation psychomotrice doivent être précisées, ainsi que les possibles antécédents pathologiques et les traitements antérieurs pris.

    Si la  cause n’est peut-être pas d’origine psychiatrique, le médecin doit faire passer au patient un examen clinique afin de rechercher les causes somatiques : bilan sanguin, glycémie, créatinine, calcémie, natrémie, prise de la tension artérielle et de la température, état cardio-vasculaire, pulmonaire, abdominal et cutané (recherche d’ecchymoses par exemple). On vérifie également l’orientation spatiale et temporelle et les signes d’hémiparésies.


    Traitement

    La présence du médecin peut parfois avoir un effet de sédation apaisante.

    Si ce n’est pas le cas, une thérapeutique sédative peut s’avérer nécessaire :

    La capture sensorielle est une technique de la méthodologie des soins Gineste-Marescotti pour prévenir les comportements d’agitation.

  6. Mesure d’indépendance fonctionnelle (autonomie)

    Commentaires fermés sur Mesure d’indépendance fonctionnelle (autonomie)

    La mesure d’indépendance fonctionnelle (MIF) est un instrument sensible et fidèle permettant d’apprécier les progrès d’un sujet souffrant d’une déficience fonctionnelle et se trouvant en phase de réhabilitation et de réadaptation (voir également l’indice de Barthel).

    La mesure d’indépendance fonctionnelle est utilisée pour évaluer le niveau d’autonomie dans différents domaines tels que la mobilité, l’autonomie cognitive et la communication. Cette mesure permet une plus grande précision dans l’évaluation globale des capacités fonctionnelles.

    Les professionnels de la santé qui l’utilisent sont les ergothérapeutes (AVQ), physiothérapeutes (mobilité), médecins (suivi fonctionnel après AVC ou traumatisme), infirmiers (plans de soins), travailleurs sociaux (planification du retour à domicile) et les psychologues (évaluation cognitive).


    Définition de l’indépendance fonctionnelle

    L’indépendance fonctionnelle désigne la possibilité d’une personne à accomplir les activités de la vie quotidienne sans assistance extérieure. Il s’agit donc de pouvoir se nourrir, se vêtir, se déplacer et effectuer toutes les tâches nécessaires pour vivre de manière autonome.

    Cette mesure est souvent utilisée dans le domaine médical et paramédical pour évaluer le niveau de dépendance d’un individu. Elle permet notamment aux professionnels de la santé d’établir un plan personnalisé pour aider leurs patients à retrouver ou maintenir leur autonomie.

    L’utilisation des mesures d’indépendance fonctionnelle présente de nombreux avantages. Elles permettent autant une évaluation objective du niveau d’autonomie d’une personne, qu’une comparaison entre différents individus ou groupes. Cela facilite également la communication entre les professionnels impliqués dans les soins du patient.


    La MIF avec ses 18 items

    Evaluation 1: les soins personnels

    • Item 1. Alimentation
    • Item 2. Soins de l’apparence
    • Item 3. Hygiène/toilette
    • Item 4. Habillage: partie supérieure
    • Item 5. Habillage: partie inférieure

    Evaluation 2: le contrôle des sphincters

    • Item 6. Contrôle de la vessie
    • Item 7. Contrôle des intestins

    Evaluation 3: les transferts

    • Item 8. Lit, chaise, fauteuil roulant
    • Item 9. Aller aux toilettes
    • Item 10. Baignoire, douche

    Evaluation 4: la locomotion

    • Item 11. Marche, fauteuil roulant
    • Item 12. Escaliers

    Evaluation 5: la communication

    • Item 13. Compréhension auditive
    • Item 14. Expression verbale

    Evaluation 6: la conscience du monde extérieur

    • Item 15. Capacité d’interagir et de communiquer socialement
    • Item 16. Résolution des problèmes
    • Item 17. Mémoire

    Note globale: de 18 à 126 points


    Les principaux outils d’évaluation de l’indépendance fonctionnelle

    1. Evaluation des activités élémentaires de la vie quotidienne (AVQ)
    2. L’indice de Barthel
    3. La grille AGGIR (utilisée en France)
  7. Le gingembre peut-il aider à gérer le diabète ?

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    Le gingembre est une épice renommée pour sa saveur unique et ses propriétés médicinales. Pour les personnes atteintes de diabète, le gingembre peut offrir certains avantages potentiels sur la gestion de la glycémie et l’amélioration de la santé globale. Dans cet article, nous examinerons de plus près les recherches sur le gingembre et le diabète.

    Le gingembre peut-il aider à gérer le diabète ?

    Selon certaines études, le gingembre pourrait avoir des avantages potentiels dans la gestion de la glycémie chez les personnes atteintes de diabète. Une étude a révélé que la prise d’une dose quotidienne de poudre de gingembre pendant 12 semaines entraînait une réduction significative de la glycémie à jeun. Une autre étude a montré que la consommation de suppléments de gingembre entraînait une amélioration de la sensibilité à l’insuline et une baisse des taux d’HbA1c (taux moyen de sucre dans le sang au fil du temps). Cependant, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour bien comprendre les effets du gingembre sur la gestion du diabète et son dosage approprié. Il est important de parler à votre médecin avant d’ajouter des suppléments ou d’apporter des modifications à votre plan de traitement actuel.

    Dans un article publié en 2020, des chercheurs ont évalué l’efficacité du gingembre (1,2 g par jour pendant 90 jours) dans la réduction de la glycémie et des taux de lipides chez les personnes atteintes de diabète de type 2. Les résultats ont montré que les participants du groupe expérimental ont montré une réduction plus importante de la glycémie et du cholestérol total par rapport au groupe de contrôle.


    Quels bienfaits offre le gingembre ?

    Le gingembre a montré des avantages potentiels pour les personnes atteintes de diabète, en particulier dans la gestion de la glycémie. Selon certaines études, la prise d’une dose quotidienne de poudre de gingembre peut entraîner une réduction significative de la glycémie à jeun sur une période de 12 semaines. Il a également été constaté que les suppléments de gingembre améliorent la sensibilité à l’insuline et abaissent les taux d’HbA1c. Cependant, il est important de se rappeler que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour bien comprendre les effets du gingembre sur la gestion du diabète et la posologie appropriée. Comme toujours, il est important de parler à votre médecin avant d’apporter des modifications à votre plan de traitement ou d’ajouter des suppléments.

    Selon une revue , la recherche sur les effets de la supplémentation en gingembre chez les patients atteints de diabète sucré de type 2 (T2DM) a donné des résultats prometteurs. Dans plusieurs études, y compris un récent essai contrôlé randomisé (ECR), il a été constaté que des suppléments quotidiens de gingembre réduisaient de manière significative les taux de glycémie à jeun (FBS) et d’hémoglobine A1C (HbA1C) sur des périodes allant de 3 mois à 10 semaines. Ces résultats suggèrent que le gingembre peut servir de traitement d’appoint efficace pour gérer les symptômes du DT2.


    Comment le gingembre affecte-t-il la glycémie ?

    Il a été démontré que le gingembre a un impact positif sur la glycémie dans certaines études. On pense que les composants actifs du gingembre, tels que les gingérols et les shogaols, améliorent la sensibilité à l’insuline et l’absorption du glucose par les cellules. Cela signifie que le gingembre peut aider à réduire la glycémie à jeun au fil du temps. Cependant, il est important de noter que davantage de recherches sont nécessaires pour bien comprendre les effets du gingembre sur la gestion du diabète et ses effets secondaires potentiels. Comme toujours, il est important de parler à votre médecin avant d’ajouter des suppléments ou d’apporter des modifications à votre plan de traitement.


    Est-il sûr de consommer du gingembre si vous souffrez de diabète?

    En général, le gingembre est considéré comme sûr pour les personnes atteintes de diabète lorsqu’il est consommé avec modération. Cependant, vous devriez toujours consulter votre professionnel de santé avant d’ajouter de nouveaux suppléments ou d’introduire des changements dans votre alimentation si vous êtes diabétique. Si vous décidez d’incorporer du gingembre dans votre alimentation, il est préférable de commencer par une petite quantité et de surveiller de près votre glycémie. Le gingembre peut interagir avec certains médicaments utilisés pour gérer le diabète, il est donc important de vérifier d’abord toute interaction médicamenteuse possible. Dans l’ensemble, bien que cette plante se révèle prometteuse dans la gestion du diabète, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour bien comprendre ses effets sur la glycémie et les résultats de santé en général.


    Les façons d’incorporer le gingembre dans votre alimentation pour gérer le diabète

    Si vous cherchez à incorporer du gingembre dans votre alimentation pour potentiellement gérer le diabète, il existe quelques moyens simples de le faire. Tout d’abord, vous pouvez ajouter du gingembre frais à de l’eau chaude pour créer un thé. Vous pouvez également râper le gingembre et l’ajouter à des sautés, des soupes ou des smoothies pour plus de saveur et des bienfaits potentiels pour la santé. Le gingembre moulu est une autre option qui peut être ajoutée aux produits de boulangerie comme les muffins ou les biscuits à l’avoine. Gardez à l’esprit que même si le gingembre procure certains avantages pour la gestion de la glycémie, il ne doit jamais être utilisé en remplacement d’un traitement médical conventionnel pour le diabète. Il est toujours préférable de travailler avec votre fournisseur de soins de santé pour élaborer un plan individualisé de gestion de votre diabète.

  8. Alzheimer’s Disease Assessment Scale (cognition)

    Commentaires fermés sur Alzheimer’s Disease Assessment Scale (cognition)

    L’Azheimer’s Disease Assessment Scale Alzheimer’s-cognitive subscale (ADAS-cog) est une échelle  utilisée  dans  la  maladie d’Alzheimer qui explore de 11 domaines cognitifs dont la mémoire, la compréhension, l’orientation, temporo- spatiale, les praxies et le langage spontané.

    C’est une échelle élaborée par Rosen et al. (1984) pour étudier tous les aspects de la maladie d’Alzheimer.


    L’échelle Alzheimer’s Disease Assessment Scale et ses 11 items

    Intelligibilité du langage oral : le langage du patient est-il clair et de qualité, le patient a-t-il du vocabulaire… ?

    Le score varie de 0 (le patient parle clairement) à 5 (atteinte sévère, peu ou pas d’émission vocale, mutisme malgré les questions).

    La compréhension : le patient comprend-il le langage au travers des questions qui lui ont été posées?

    Le score varie de 0 (aucune difficulté de compréhension) à 5 (incapable de répondre de façon appropriée aux questions).

    Manque de mot : le patient peut-il trouver le mot (quasi) juste, adapté à la réponse qu’il veut faire? Il peut trouver un synonyme approximatif ou contourner le mot juste par une circonlocution.

    Le score varie de 0 (pas de manque de mot) à 5 (perte du sens des mots, peu d’émission de mots adaptés).

    Rappel de mot : l’examinateur écrit sur une feuille une liste de 10 mots et les présente au patient pendant 20 secondes. Il lui demande de lire les 10 mots à haute voix et de les retenir, puis de les répéter dans l’ordre qu’il veut, après avoir retiré la feuille. Trois essais consécutifs sont proposés avec la même liste de mots présentés dans un ordre différent (il faut donc 3 feuilles différentes).

    Le score (dont le total est le 10) est la moyenne du nombre de mots retenus par le patient lors des 3 essais. Le nombre d’intrusions (mots ne figurant pas sur la liste) sera noté par l’examinateur, mais ne figurera pas au score.

    Dénomination : le patient doit nommer les DOIGTS de sa main placée sur la table, alors que l’examinateur lui désigne chaque doigt à partir du pouce. Les réponses correctes et incorrectes sont notées.

    DOIGTS

    • Pouce
    • Majeur
    • Petit doigt (Auriculaire)
    • Annulaire
    • Index

    L’examinateur montre par la suite 12 OBJETS les uns à la suite des autres et lui demande de les nommer. Lorsque le patient rencontre des difficultés pour trouver le mot exact, il est permis de l’aider par des indices (ex. elle pousse dans le jardin si l’objet est une rose).

    OBJETS

    • Rose (indice : pousse dans le jardin)
    • Lit (on s’en sert pour dormir)
    • Peigne (pour se peigner)
    • Crayon (pour les cheveux)
    • Masque (pour cacher le visage)
    • Ciseaux (pour couper du papier)
    • Sifflet (fait du bruit)
    • Portefeuille (pour garder des papiers)
    • Peluche (jouet d’enfant)
    • Guitare (instrument de musique)
    • Stéthoscope (pour ausculter le cœur)
    • Entonnoir (pour remplir une bouteille).

    Orientation : l’examinateur demande au patient son nom, le nom et l’endroit où il se trouve, la date, le mois, le jour de la semaine, la saison et l’heure de la journée.

    Le score est fondé sur le total des réponses incorrectes, soit au maximum 8.

    Exécution d’ordres : le patient exécute certains ordres donnés par l’examinateur tels que levez le bras gauche et montrez-moi le plafond puis mon bureau

    Après lui avoir présenté un crayon, une montre et une carte, l’examinateur lui demande de :

    • mettre le crayon sur la carte et de le remettre à sa place ;
    • mettre la montre de l’autre côté du crayon et de retourner la carte ;
    • taper deux fois avec deux doigts sur chacune de ses épaules en gardant les yeux fermés.

    L’échec à un seul élément d’un ordre suffit pour considérer que l’ordre a été exécuté de manière incorrecte.

    Praxie : l’examinateur donne une feuille de papier, enveloppe et un timbre au patient et lui demande de s’adresser une lettre à lui-même : je voudrais que vous vous adressiez une lettre, que vous mettiez la lettre dans l’enveloppe, que vous mettiez votre adresse sur l’enveloppe, que vous colliez l’enveloppe, et qu’enfin, vous mettiez un timbre sur l’enveloppe.

    L’examinateur note chacune de tâches correctement exécutées, sans compter l’exactitude de l’adresse, mais la bonne disposition de celle-ci et du timbre sur l’enveloppe.

    Praxies constructives : 4 figures géométriques sont présentées sur une feuille et doivent être recopiées successivement. Le patient regarde les figures et le reproduire sur une feuille. Le patient peut refaire le dessin s’il est incorrect.

    Le score varie de 0 (toutes les figures sont reproduites correctement) à 5 (aucune figure reproduite correctement).

    Reconnaissance des mots

    Premier essai : le patient lit à haute voix 12 mots présentés par écrit successivement pendant deux secondes chacun. Ces 12 mots sont ensuite présentés au hasard et accompagnés de 12 mots nouveaux « distracteurs ». Le patient doit répondre oui s’il reconnaît le mot qui lui a été présenté précédemment (et non dans le cas contraire). Si un patient répète le mot plusieurs fois de suite, cela signifie qu’il n’a pas compris (ou qu’il a oublié) la consigne. Dans ce cas, l’examinateur répète la consigne et coche la case ‘rappel de la consigne’.

    Deuxième essai : la même liste de 12 mots est montrée au patient une 2ᵉ fois. L’examinateur dit : je vais vous montrer une 2ᵉ fois la liste de mots que vous devez retenir de nouveau à haute voix. Puis une 2ᵉ liste de 24 mots contenant 12 nouveaux mots distracteurs est ensuite montrée au patient. Je vais vous montrer une liste de mots, vous devez me dire si vous avez déjà vu le mot que je vous montre ou s’il s’agit d’un mot nouveau. Répondez ‘oui’ ou ‘non’ si c’est un mot nouveau. Chaque erreur par omission ou fausse reconnaissance compte un demi-point.

    Le score total aux deux essais est divisé par 2 pour un maximum de 12 points.

    Rappel des consignes : on cherche à évaluer la capacité du patient à retenir les consignes de l’épreuve de reconnaissance de mots qui vient d’être faite. Lors de chacun des deux essais, dès que la consigne est oubliée ou doit être rappelée, l’examinateur le note. On rassemblera le nombre de fois où la conduite du patient inadaptée a montré que la consigne a été oubliée.

    Le score varie de 0 (pas d’oubli de la consigne) à 5 (la consigne a dû être répétée au moins 7 fois).


    Cotation

    L’Alzheimer’s Disease Assessment Scale est réalisé en environ 45 minutes et son score varie de 0 à 70. Plus la cote est élevée, plus la performance cognitive du patient est déteriorée.

    Sources: ADAS-Cog : Rosen WWG, Mohs RC, Davis KL. A new rating scale for Alzheimer’s disease. Am J Psychiatry 1984; 141: 1356-1364)

  9. Échelle d’évaluation de l’alexithymie

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    Pour dépister l’alexithymie, il existe un questionnaire qui s’appelle l’échelle française d’évaluation de l’alexithymie. L’alexithymie est un trouble caractérisé par des difficultés à identifier, différencier et exprimer ses émotions.

    L’échelle d’alexithymie est la version anglophone de la Toronto Alexithymia Scale (TAS-20).


    Le questionnaire de l’échelle française d’évaluation de l’alexithymie

    L’échelle dans cette version comprend 10 items évaluant trois dimensions essentielles :

    1. Difficulté à identifier ses propres émotions.
    2. Difficulté à verbaliser ses sentiments auprès des autres.
    3. Orientation vers la pensée externe : Tendance à privilégier des pensées factuelles et concrètes plutôt que des réflexions émotionnelles.
    1. Vous est-il plus facile de décrire des symptômes que des sentiments ?
    2. Avez-vous du mal à utiliser des mots pour décrire vos sentiments ou vos émotions ?
    3. Est-ce que vous trouvez que vous manquez d’imagination ?
    4. Quand vous êtes face à une situation de conflit, avez-vous tendance à agir immédiatement plutôt que de l’analyser ?
    5. Avez-vous des troubles physiques quand vous êtes contrarié ?
    6. Durant votre sommeil, rêvez-vous rarement ?
    7. Vous arrive-t-il d’éprouver des sensations corporelles que vous ne comprenez pas ?
    8. Avez-vous tendance à préférer rester seul (plutôt que d’entrer en contact avec les autres) ?
    9. Avez-vous du mal à communiquer avec les autres ?
    10. Lors ce que vous êtes en colère, est-ce que bien souvent, vous ignorez pourquoi vous l’êtes ?

    La notation maximale est de 10. Un seuil supérieur ou égal à 6 permet d’affirmer que l’alexithymie est présente, alors qu’un score inférieur ou égal à 4 permet de l’éliminer.


    Quand l’échelle est-elle utilisée ?

    1. Dans le cadre clinique :
      • Elle sert à identifier des troubles émotionnels.
      • Elle permet aussi de repérer des difficultés émotionnelles au cours de thérapies, notamment lorsque le patient éprouve des problèmes à exprimer ses émotions.
    2. Pour la recherche scientifique :
      • Elle est employée dans des études explorant les liens entre l’alexithymie et d’autres maladies.
      • Elle aide à analyser l’impact de l’alexithymie sur la santé mentale et physique des individus.
    3. En contexte médical :
      • Utilisée en milieu hospitalier pour examiner le rôle des émotions dans certaines maladies chroniques.
      • Intégrée dans les programmes de gestion de la douleur, puisque l’alexithymie peut modifier la perception et l’expression de la douleur.

    Quels types de patients passent cette échelle d’alexithymie ?

    1. Patients présentant des troubles psychologiques :
      • Dépression, anxiété, troubles de l’humeur
      • Troubles de la personnalité (ex. borderline)
    2. Patients atteints de troubles psychosomatiques :
      • Douleurs chroniques, troubles gastro-intestinaux, fibromyalgie
    3. Individus avec troubles du spectre autistique (TSA) :
    4. Patients souffrant de troubles alimentaires (anorexie, boulimie)
    5. Patients présentant des troubles neurologiques :
      • AVC, traumatismes crâniens
      • Maladies neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer) : l’alexithymie peut apparaître comme symptôme secondaire.
    6. Patients confrontés à des addictions :
      • Dépendances à l’alcool ou aux drogues : l’incapacité à identifier les émotions peut conduire ces personnes à utiliser des substances pour gérer leur mal-être.
  10. Système nerveux: anatomie, fonctions et maladies

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    Le système nerveux est un ensemble complexe de nerfs et de cellules spécialisées appelées neurones qui transmettent des signaux entre différentes parties du corps. 

    Il s’agit pour simplifier d’un câblage électrique dans le corps. 

    Structurellement, le système nerveux a deux composantes :

    • le système nerveux central, composé du cerveau, de la moelle épinière et des nerfs ; Le cerveau intègre les souvenirs, pensées, émotions et autres fonctions liées à notre psychisme ou aux commandes complexes de notre organisme. Pour exécuter les activités complexes, le cerveau se divise en plusieurs parties qui ont des fonctions précises. La moelle épinière fait office de conduit pour de nombreuses voies nerveuses allant vers le cerveau ou venant de ce dernier. Elle sert également de zone d’intégration pour coordonner des activités nerveuses, telles que par exemple, des mouvements de réflexes.
    • le système nerveux périphérique. Il est constitué de ganglions (amas de neurones) et de nerfs qui se connectent les uns aux autres et au système nerveux central.
    Le système nerveux est composé du système nerveux central (cerveau + moelle épinière) et du système nerveux périphérique (ganglions + nerfs)

    Sur le plan fonctionnel, le système nerveux périphérique comprend deux subdivisions principales : la composante somatique ou volontaire (consciente) et la composante autonome ou involontaire. 

    Le système nerveux autonome régule certains processus corporels, tels que la pression artérielle et la respiration, qui fonctionnent sans effort conscient. 

    Le système somatique se compose de nerfs qui relient le cerveau et la moelle épinière aux muscles et aux récepteurs sensoriels de la peau.

    Le système nerveux périphérique possède un réseau de fibres afférentes et efférentes. Les fibres afférentes transmettent les informations sensorielles vers la moelle épinière et le cerveau, alors que les fibres efférentes transmettent les signaux moteurs de la partie centrale vers la partie périphérique, notamment vers les muscles squelettiques.

    Les réseaux de neurones afférents et efférents du système nerveux périphérique.

    Description du système nerveux

    Les nerfs sont des faisceaux cylindriques de fibres qui partent du cerveau et se ramifient vers toutes les autres parties du corps.

    Les neurones envoient des signaux à d’autres cellules via de fines fibres appelées axones, qui provoquent la libération de produits chimiques appelés neurotransmetteurs au niveau des jonctions appelées synapses.

    Photo d’un neurone avec son corps cellulaire (1), son axone (2) et ses dendrites (3).

    Une synapse transmet une commande à la cellule et l’ensemble du processus de communication ne prend généralement qu’une fraction de milliseconde. Les signaux voyagent le long d’un neurone moteur alpha dans la moelle épinière à plus de 400 km/h.

    Les neurones sensoriels réagissent aux stimuli physiques tels que la lumière, le son et le toucher. Ils envoient des commentaires au système nerveux central sur l’environnement environnant du corps. 

    Les motoneurones, situés dans le système nerveux central ou dans les ganglions périphériques, transmettent des signaux pour activer les muscles ou les glandes.

    Les cellules gliales, dérivées du mot grec qui signifie «colle», sont des cellules spécialisées qui soutiennent, protègent ou nourrissent les cellules nerveuses.

    Les connexions et la capacité de réflexion du cerveau se sont développées au cours de milliers d’années d’évolution.


    Diagnostiquer les maladies du système nerveux

    Il existe plusieurs tests et de procédures pour diagnostiquer ces maladies. En plus de la radiographie traditionnelle, une radiographie spécialisée appelée fluoroscopie examine le corps en mouvement, comme le sang circulant dans les artères.

    D’autres examens neurologiques standard comprennent une IRM, un scanner et un électroencéphalogramme (EEG), qui enregistre l’activité électrique continue du cerveau. 

    La tomographie par émission de positrons (TEP) est une procédure qui mesure le métabolisme cellulaire ou tissulaire et l’activité cérébrale pour détecter les tumeurs ou les dommages des tissus.

    Une ponction lombaire place une aiguille dans le canal rachidien pour drainer une petite quantité de liquide céphalo-rachidien et permet de détecter une infection ou d’autres anomalies.


    Les maladies

    Les principales maladies entrainant des troubles fonctionnels incluent :

    • l’épilepsie, lors de laquelle des décharges électriques anormales des cellules cérébrales provoquent des convulsions 
    • La maladie de Parkinson, une maladie nerveuse progressive qui affecte le mouvement.
    • Sclérose en plaques, au cours de laquelle la gaine protectrice des nerfs est attaquée par le système immunitaire du corps.
    • La sclérose latérale amyotrophique, également connue sous le nom de maladie de Lou Gehrig, est une maladie du motoneurone qui affaiblit les muscles et entrave progressivement la fonction physique.
    • La maladie de Huntington, qui est une maladie héréditaire qui provoque la dégénérescence des cellules nerveuses du cerveau
    • La maladie d’Alzheimer, qui couvre un large éventail de troubles affectant les fonctions mentales, en particulier la mémoire. 

    Le système nerveux peut également être affecté par des troubles vasculaires tels que :

    • Accident vasculaire cérébral, qui survient lorsque le flux sanguin vers le cerveau est obstrué.
    • Accident ischémique transitoire qui sont des mini-AVC qui durent moins longtemps, mais imitent les symptômes d’AVC.
    • Hémorragie sous-arachnoïdienne, qui se traduit par un saignement spécifique dans l’espace entre le cerveau et la membrane environnante et qui peut être le résultat d’un traumatisme ou de la rupture d’un vaisseau sanguin affaibli. 

    Les infections telles que la méningite, l’encéphalite, la polio et l’abcès épidural peuvent également l’affecter.

    Les métiers associés

    La branche de la médecine qui étudie et traite le système nerveux s’appelle la neurologie, et les médecins qui exercent dans ce domaine de la médecine sont appelés neurologues. Les neurochirurgiens pratiquent des chirurgies impliquant ce système.

    Il existe également des physiatres, qui sont des médecins qui s’occupent de la réadaptation des patients qui ont une maladie mentale associée à un trouble du système nerveux qui a un impact sur leur capacité à fonctionner.