Les douleurs neuropathiques après un AVC

Embolie pulmonaire

Démence sous-cortico frontale

Inventaire neuropsychiatrique (comportement)

Distorsions cognitives : comment les traiter

Atkinson-Shiffrin (modèle)

Substance noire

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Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Les douleurs neuropathiques après un AVC

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    Près de 1 à 10 % patients souffrent de douleurs neuropathiques après un AVC, qui sont des douleurs chroniques et invalidantes, généralement de forte intensité.

    Décrit pour la première fois dans un journal médical en 1906 (il s’appelait alors «syndrome thalamique»), les douleurs neuropathiques sont souvent mal diagnostiquées.

    Ce syndrome est une forme de douleur constante ou intermittente causée par une lésion ou un dysfonctionnement du système nerveux central. Elle commence habituellement quelques jours ou semaines après un AVC associé à des troubles sensoriels.

    Dans une étude portant sur 20 332 patients victimes d’un AVC et suivis pendant 30 mois, les chercheurs ont estimé à 10% le pourcentage de ceux souffrant de douleur chronique. Parmi eux, environ 3% avaient des douleurs neuropathiques centrales, 1,5% des douleurs neuropathiques périphériques et 1,3% des douleurs spasmodiques.
    Les patients peuvent éprouver une hyperpathie (réaction anormalement douloureuse à un stimulus douloureux) ou une allodynie (douleur en réponse à un toucher léger, un courant d’air, etc).  Ces douleurs comprennent aussi des maux de tête et des douleurs musculo-squelettiques, en particulier la douleur liée au mouvement de l’épaule.

    • On entend par douleur neuropathique centrale une douleur provoquée par une lésion ou une maladie qui affecte la moelle (par ex. traumatisme médullaire) ou du cerveau (par ex. après un AVC).
    • On entend par douleur neuropathique périphérique une douleur provoquée par une lésion ou une maladie qui affecte les nerfs périphériques, le plexus ou les racines.

    Ces douleurs peuvent se manifester en l’absence de tout stimulus ou à un stimulus qui n’est pas douloureux.

    D’autre part, les résultats ont montré que les facteurs qui augmentent le risque de douleur neuropathique après un AVC sont :

    • la sévérité de l’AVC,
    • le fait d’être une femme,
    • la consommation d’alcool,
    • les antécédents de dépression,
    • la consommation de statine,
    • des taux élevés de lipides,
    • le diabète,
    • les maladies vasculaires périphériques.

    Concernant plus spécifiquement les douleurs neuropathiques périphériques, le diabète de type 2 et le tabagisme sont des facteurs prédictifs de douleurs neuropathies périphériques.


    Prévalence Globale


    Traitements des douleurs neuropathiques après un AVC

    Les antidépresseurs tricycliques (par exemple, l’amitriptyline) et les anticonvulsivants (exemple gabapentine et prégabaline) sont des médicaments couramments utilisés dans le traitement des neuropathies associées à différentes pathologies (diabète de type 2, cancer, sclérose en plaques).

    La lamotrigine ou la gabapentine (deux anti-épileptiques) sont des traitements de second choix.

    En 2011, une étude a montré que la prégabaline (un autre convulsivant) n’était pas plus efficace qu’un placebo pour diminuer la neuropathie suite à un AVC. Une étude a een effet évalué l’efficacité de la prégabaline dans la neuropathie centrale faisant suite à un AVC associé à des troubles sensoriels, en comparaison avec l’amitriptyline.

    Résultats: la prégabaline ne soulage pas la neuropathie centrale se développant après un AVC. L’amitriptyline reste le traitement le plus efficace. Source : Pain 2011;152:1018-23.

    Si les médicaments ne fonctionnent pas, une thérapie non invasive appelée stimulation magnétique transcrânienne (TMS) devra être envisagée. La TMS envoie de courtes impulsions de champs magnétiques dans le cerveau.
    La stimulation électrique du cerveau peut être envisagée chez des patients soigneusement sélectionnés. Le traitement consiste à implanter des électrodes dans la membrane recouvrant le cerveau (stimulation du cortex moteur) ou plus en profondeur dans le cerveau (stimulation cérébrale profonde).

    Les autres causes de douleur neuropathique provoquée par une lésion du système nerveux

    • Diabète (prévalence :20-30%)
    • VIH (35-55%)
    • Masectomie (20-40%)
    • Chimiothérapie (jusqu’à 40%)
    • Radiculothérapie
    • AVC (10%)
    • Syndrome du canal carpien (16%)

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    Sources

    • O’Donnell MJ et coll. Chronic pain syndromes after ischemic stroke: PRoFESS trial. Stroke. 2013 May;44(5):1238-43.
    • Boulanger A. Le traitement de la douleur neuropathique.

  2. Embolie pulmonaire

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    L’embolie pulmonaire est un blocage d’une des artères pulmonaires. Son traitement vise à empêcher le caillot sanguin de grossir et à empêcher la formation de nouveaux caillots. 

    Dans la plupart des cas, l’embolie pulmonaire est causée par des caillots sanguins qui se déplacent vers les poumons à partir des veines profondes des jambes ou, rarement, des veines d’autres parties du corps (thrombose veineuse profonde).

    L’embolie pulmonaire peut être fatale. Cependant, un traitement rapide réduit considérablement le risque de décès. Prendre des mesures pour empêcher la formation de caillots sanguins dans les jambes aidera à se protéger contre l’embolie pulmonaire.

    Une embolie pulmonaire se produit lorsqu’un caillot dans une autre partie du corps (souvent la jambe ou le bras) se déplace dans la circulation sanguine et se loge dans les vaisseaux sanguins du poumon., entraînant des lésions des tissus pulmonaires. 

    Symptômes de l’embolie pulmonaire

    Les symptômes d’embolie pulmonaire peuvent varier considérablement, en fonction notamment de la taille des caillots et du fait qu’il y ait une maladie pulmonaire ou cardiaque sous-jacente.

    Les signes et symptômes courants comprennent:

    • Essoufflement. 
    • Douleur thoracique vive lorsque l’on inspire profondément, ce qui empêche de respirer profondément. Il peut également être ressenti lorsque l’on tousse ou l’on se penche.
    • Toux. La toux peut produire des expectorations de sang.

    Les autres signes et symptômes pouvant survenir lors d’une embolie pulmonaire sont :

    • battements cardiaques rapides ou irréguliers ;
    • vertiges ou des étourdissements ;
    • transpiration excessive ;
    • fièvre ;
    • douleur ou gonflement de la jambe, ou les deux, généralement dans le mollet. Ils sont provoqués par une thrombose veineuse profonde
    • Peau décolorée (cyanose)

    Causes

    L’embolie pulmonaire survient lorsqu’un caillot sanguin est coincé dans une artère de vos poumons. Ces caillots sanguins proviennent le plus souvent des veines profondes des jambes, une maladie connue sous le nom de thrombose veineuse profonde.

    Dans de nombreux cas, de multiples caillots sont impliqués dans l’embolie pulmonaire. Les parties des poumons irriguées par chaque artère bloquée ne sont plus alimentées par le sang et peuvent mourir. C’est ce qu’on appelle l’infarctus pulmonaire. 

    Les poumons auront plus de difficulté à fournir de l’oxygène au reste du corps.

    Parfois, des obstructions dans les vaisseaux sanguins sont provoquées par des substances autres que des caillots sanguins, telles que :

    • Tumeur;
    • bulles d’air.

    Facteurs de risque

    • Cardiopathie. Les maladies cardiovasculaires, en particulier l’insuffisance cardiaque, rendent la formation de caillots plus probable.
    • Certains cancers.
    • Chirurgie. La chirurgie est l’une des principales causes de problèmes de caillots sanguins. Pour cette raison, des médicaments pour prévenir les caillots peuvent être administrés avant et après une intervention chirurgicale majeure, telle qu’une arthroplastie.
    • Troubles qui affectent la coagulation. 
    • Maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).
    • Immobilité prolongée après une intervention chirurgicale, une crise cardiaque, une fracture de la jambe, un traumatisme ou toute autre maladie grave.
    • Longs voyages. S’asseoir dans une position à l’étroit ralentit la circulation sanguine dans les jambes.
    • Tabagisme.
    • Surpoids. 
    • Suppléments d’œstrogènes supplémentaires (pilules contraceptives et traitement hormonal substitutif).
    • Grossesse.

    Complications de l’embolie

    Environ un tiers des personnes atteintes d’embolie pulmonaire non diagnostiquée et non traitée ne survivent pas. Cependant, lorsque la maladie est diagnostiquée et traitée rapidement, ce nombre diminue considérablement.

    L’embolie pulmonaire peut également entraîner une hypertension pulmonaire, une maladie lors de laquelle la pression artérielle dans les poumons et dans le côté droit du cœur est trop élevée. 


    Prévention de l’embolie pulmonaire

    La prévention de la formation de caillots dans les veines profondes des jambes aidera à prévenir l’embolie pulmonaire. Ces mesures pour prévenir les caillots sanguins incluent :

    • anticoagulants ;
    • Bas de compression. Les bas aidant les veines et muscles des jambes à déplacer le sang plus efficacement et réduisent le risque de stase veineuse.
    • Élévation des jambes. Soulevez le bas de votre lit de 10 à 15 cm.
    • Activité physique. 
    • Maintenir une bonne hydratation pour éviter l’hyperviscosité sanguine.
    • Lors de voyages prolongés, bouger régulièrement, étirer les jambes, et éviter de rester assis trop longtemps.

    Prévention en voyage

    • Boire beaucoup d’eau.
    • Se déplacer environ une fois par heure (avion) et s’arrêtez régulièrement (voiture).
    • Fléchir vos chevilles toutes les 15 à 30 minutes.
    • Portez des bas de compression.

    Diagnostic

    L’embolie pulmonaire peut être difficile à diagnostiquer, en particulier chez les personnes atteintes d’une maladie cardiaque ou pulmonaire sous-jacente. Pour cette raison, le médecin demandera de faire un ou plusieurs des tests suivants :

    Tests sanguins

    Analyses de sang pour mesurer la substance D dimère dissolvant le caillot. Des niveaux élevés peuvent refléter une probabilité accrue de caillots sanguins.

    Les tests sanguins peuvent également mesurer la quantité d’oxygène et de dioxyde de carbone dans le sang. Un caillot dans un vaisseau sanguin peut abaisser le taux d’oxygène dans le sang.

    Radiographie pulmonaire

    Ce test non invasif montre des images du cœur et des poumons sur pellicule. Il peut exclure des maladies semblables à l’embolie.

    Ultrason

    Un test non invasif appelé échographie duplex utilise des ondes sonores pour scanner les veines de la cuisse, du genou et du mollet, pour vérifier la présence de caillots sanguins veineux profonds.

    Angiographie pulmonaire

    Ce test donne une indication du flux sanguin des artères de vos poumons. C’est le moyen le plus précis de diagnostiquer une embolie pulmonaire.

    L’imagerie par résonnance magnétique

    L’imagerie par résonnance magnétique (IRM) est généralement réservée aux femmes enceintes (pour éviter les radiations du fœtus) et aux personnes dont les reins peuvent être lésés par des colorants utilisés dans d’autres tests.


    Traitement de l’embolie pulmonaire

    Traiter l’embolie pulmonaire vise à empêcher le caillot sanguin de grossir et à empêcher la formation de nouveaux caillots. Un traitement rapide est essentiel pour éviter des complications graves ou la mort.

    Médicaments

    • Anticoagulants. Ces médicaments empêchent les caillots existants de grossir et de nouveaux caillots de se former. L’héparine est un anticoagulant fréquemment utilisé qui peut être administré par voie veineuse ou injecté en sous-cutané. Il agit rapidement et se combine souvent pendant plusieurs jours avec un anticoagulant oral, tel que la warfarine.

    Les nouveaux anticoagulants oraux agissent plus rapidement et ont moins d’interactions avec d’autres médicaments. 

    • Thrombolytiques. Ces médicaments peuvent parfois dissoudre les caillots rapidement. Parce que ces médicaments anti-caillots peuvent provoquer des saignements soudains et sévères, ils sont généralement réservés à des situations potentiellement mortelles.

    Chirurgie

    • Élimination des caillots. L’équipe médicale peut suggérer de retirer le caillot via un tube mince et flexible (cathéter) enfilé dans les vaisseaux sanguins.
    • Filtre veineux. Un cathéter peut également être utilisé pour positionner un filtre dans la veine principale du corps (veine cave inférieure) qui va des jambes au côté droit du cœur. Ce filtre peut servir à empêcher les caillots de pénétrer dans les poumons. 
  3. Démence sous-cortico frontale

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    La démence sous-cortico frontale est une forme de démence caractérisée par de troubles attentionnels, un ralentissement de la performance cognitive, un syndrome dysexécutif sévère, une diminution de la fluence verbale et du langage élaboré, une apraxie constructive (perte de la capacité d’exécuter des gestes ou d’utiliser des objets, en l’absence de toute paralysie).

    La démence sous-cortico frontale (ou frontale-sous-corticale) constituent un groupe hétérogène de troubles qui ont en commun une lésion de la structure sous-corticale et une atteinte neuropsychologique, selon une publication scientifique de la revue Neurologist.


    Cas pratique de démence sous-cortico frontale

    Un diagnostic de maladie d’Alzheimer a été posé chez Monsieur A. à son entrée dans un établissement de soins de longue durée, avec un score de 16/30 au test du mini-examen de l’état mental (MMSE).

    Son GMP est de 850, ce qui signifie qu’il est très dépendant. Le GMP signifie GIR moyen pondéré. Il correspond au niveau moyen de dépendance des résidents d’un établissement de soins de longue durée en France. Plus le GMP est élevé, plus le niveau de dépendance des résidents est important. De manière générale, un GMP supérieur à 300 correspond à un établissement médicalisé. Un établissement dont le GMP est supérieur à 700 correspond à un hôpital gériatrique.

    Les soins de longue durée prennent en charge des patients âgés dont une grande majorité présente des troubles de mémoire qui souvent sont à l’origine de leur placement.

    Le personnel médical soupçonna que le diagnostic posé avant l’arrivée du patient dans l’établissement était erroné car son état cognitif ne se dégradait pas.

    Il continuait à bien mémoriser les noms, à bien s’orienter dans l’espace et à se souvenir d’événements passés le concernant (mémoire autobiographique). De plus, il obtint un score de 20/30 au MMSE cinq ans après son entrée dans l’établissement, soit une augmentation de 4 points.

    Un bilan neuropsychométrique et un examen de neuroimagerie (imagerie par résonance magnétique) indiquent que la pathologie dont souffre Monsieur A. n’est pas caractéristique d’une maladie d’Alzheimer.

    Bilan neuropsychométrique

    La performance cognitive du patient ne décline que légèrement, avec un léger trouble de l’orientation dans le temps, un trouble d’encodage et de récupération de la mémoire épisodique, un syndrome dysexécutif, une léger déficit d’attention sélective, une légère apraxie idéomotrice, ainsi que des difficultés d’effectuer des calculs mentaux.

    Examen de neuroimagerie : le diagnostic de démence sous-cortico frontale est posé

    Présence de lésions vasculaires et une atrophie de l’hippocampe.

    Présence d’une baisse de volume (atrophie) dans l’hippocampe chez un patient atteint d’une démence sous-cortico frontale.

    Le diagnostic de maladie d’Alzheimer est donc remis en question.

    Les symptômes sont ceux observés dans une démence sous-cortico frontale.

    Le patient continue à recevoir un médicament de type inhibiteur d’acétylcholinestérase (par exemple Aricept) et un inhibiteur de l’agrégation plaquettaire.

  4. Inventaire neuropsychiatrique (comportement)

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    L’inventaire neuropsychiatrique (en anglais, Neuropsychiatry Inventory ou NPI) est un questionnaire mesurant les changements comportementaux et psychologiques d’un patient pour lequel un diagnostic de démence a été posé.

    Il évalue également le retentissement de ces troubles sur le soignant /aidant (par ex. le conjoint) en charge du patient. Ce test est effectué tous les quatre à six semaines environ.

    L’inventaire neuropsychiatrique est effectué tous les quatre à six semaines environ. Il demande pour sa réalisation un entretien entre un clinicien ou un membre de l’équipe soignante et l’aidant principal du malade examiné.

    Lors de cet entretien, l’aidant est interrogé sur la fréquence et la sévérité des 12 symptômes qu’il semble reconnaître, avec une éventuelle explication donnée par le soignant.


    Les 12 troubles comportementaux et psychologiques évalués

    1. Idées délirantes (paranoïa)
    2. Hallucinations
    3. Agitation/agressivité
    4. Dysphorie/dépression
    5. Anxiété
    6. Exaltation de l’humeur/euphorie
    7. Apathie/Indifférence
    8. Déshinibition
    9. Irritabilité/instabilité de l’humeur
    10. Comportement moteur aberrant
    11. Troubles du sommeil
    12. Troubles de l’appétit

    1. Idées délirantes. Le malade croit que des gens ont l’intention de lui faire du mal, de l’abandonner ou de le voler. Il dit que les membres de sa famille ne sont pas ceux qui se prétendent l’être ou qu’il y a des hôtes indésirables dans sa maison. Il pense que la maison dans laquelle il vit n’est pas la sienne (le malade n’est pas seulement soupçonneux. Il est convaincu de la réalité de ces choses)

    2. Hallucinations Le malade se comporte comme s’il entendait des voix ou voit des choses que les autres ne voient pas. Il parle à des personnes qui sont absentes. Il semble voir, entendre ou percevoir des choses inexistantes (ce comportement est différent de celui consistant à croire qu’une personne est encore vivante).

    3. Agitation/Aggressivité. Le malade a des périodes pendant lesquelles il refuse de coopérer, se montre agacé lorsque l’on veut s’occuper de lui. Le malade crie, a des gestes brutaux, voire violents.

    4. Dépression/DysphorieLe malade semble triste ou déprimé et l’exprime verbalement. Il pleure, sanglote, se rabaisse. Il va même jusqu’à exprimer son désir de mourir ou de se suicider.

    5. Anxiété. Le malade est très nerveux, inquiet ou effrayé sans raison apparente. Il paraît très tendu ou il peine à rester immobile. Il est apeuré, nerveux quand il est séparé de son conjoint(e) ou ami(e). Il se fait du souci au sujet d’événements qui doivent arriver. Il a des périodes pendant lesquelles il se sent mal à l’aise ou très tendu. Le malade évite les endroits ou certaines situations qui le rendent nerveux.

    6. Exaltation de l’humeur/euphorie. Le malade manifeste une bonne humeur plutôt excessive. Il agit avec une gaieté exagérée. Il paraît trop heureux par rapport à son état habituel. Il a un sens de l’humour puéril et une tendance à rire sottement et sans raison. Il fait des plaisanteries déplacées.

    7. Apathie/Indifférence Le malade a perdu tout intérêt pour le monde extérieur en particulier lors de ses activités quotidiennes. Il manque de motivation pour commencer de nouvelles activités. Il est devenu plus difficile d’engager une conversation (communication) avec lui. Il est apathique, indifférent. Il a perdu tout intérêt pour ses amis et membres de sa famille.

    8. Désinhibition. Le malade agit avec impulsivité. Il dit ou fait des choses qui, en général, ne se font pas ou ne se disent pas en public. Il se comporte de manière inhabituelle. Il fait des choses qui sont embarrassantes ou blessantes. Il parle à des personnes qui lui sont totalement étrangères comme s’il les connaissait.

    9. Irritabilité/instabilité de l’humeur Le malade est irritable ou facilement perturbé. Il a des sautes d’humeur. Il se montre anormalement impatient. Il manifeste un mauvais caractère.

    10. Comportement moteur aberrant Le malade entreprend des activités ou effectue des gestes de manière répétitives (par exemple ouvrir les placards ou des tiroirs, tripoter des objets, enrouler de la ficelle…). Il a la bougeotte, tourne en rond dans la maison.

    11. Sommeil Le malade présente des troubles du sommeil : il a des difficultés à s’endormir, il erre durant la nuit, croyant que c’est le matin, s’habille dans le but de sortir, réveille son conjoint(e) durant la nuit, se lève trop tôt le matin, dort de manière excessive pendant la journée.

    12. Troubles de l’appétit. Le malade a des changements dans son appétit ou ses habitudes alimentaires (coter NA si le patient ne peut pas s’alimenter lui-même). Il a perdu ou a gagné du poids de façon notable.


    Cotation

    Une note est donnée selon les informations fournies par l’aidant qui répond par OUI (si présence de symptômes) ou par NON (si absence de symptômes).

    Une réponse « OUI» indique l’apparition ou le changement du trouble comportemental. L’aidant évalue alors sa fréquence (combien de fois ce trouble affecte le patient) et sa gravité (ce trouble est-il inoffensif, perturbant ou éprouvant pour le patient?). Par exemple le soignant indique que son conjoint est devenu encore plus dépressif depuis le dernier examen.

    Une réponse « NON » indique qu’ il n’y a pas apparition ou changement dans le, ou les troubles du comportement en question (par ex, le soignant indique que son conjoint n’est pas anxieux ou n’est pas devenu plus anxieux depuis qu’il est atteint de démence). L’examinateur note alors ‘ne s’applique pas’ (NSP) et passe à la section (on parle d’item) suivante .

    NB L’examinateur coche la case NSP lorsque tel item est inadapté. (Par exemple si le malade est grabataire, il ne peut avoir de comportement moteur aberrant).

    Les aidants estiment dans quelle mesure ces symptômes les affectent sur le plan psychologique, selon une échelle allant de 0 (aucune détresse) à 5 (très sévère) :

    Il a été en effet démontré que l’échelle de gravité (plus que la fréquence des symptômes) est fortement corrélée à la souffrance de l’aidant.

    L’inventaire neuropsychiatrique est donc une échelle fiable pour dépister et évaluer les symptômes comportementaux, capable d’aider le médecin et les aidants à apprécier les comportements du patient atteint d’Alzheimer.

    Il peut être utilisé dans le cadre d’un déplacement et d’évaluer les risques d’un voyage.


    Troubles comportementaux et psychologiques Points
    Idées délirantes (paranoïa) De 1 à 16
    Hallucinations De 1 à 16
    Agitation/agressivité De 1 à 16
    Dysphorie/dépression De 1 à 16
    Anxiété De 1 à 4
    Exaltation de l’humeur/euphorie De 1 à 4
    Apathie/Indifférence De 1 à 4
    Déshinibition De 1 à 4
    Irritabilité/instabilité de l’humeur De 1 à 4
    Comportement moteur aberrant De 1 à 4
    Troubles du sommeil De 1 à 4
    Troubles de l’appétit De 1 à 4
    Note maximale :  

    La note finale à l’inventaire neuropsychiatrique est obtenue en additionnant les notes partielles se rapportant à chacun des 12 symptômes évalués. Chaque note partielle est calculée en multipliant la fréquence par la gravité. (Ex assez souvent et modéré=4)

    Plus la note est élevée, plus les symptômes sont graves :

    • Moins de 20: troubles légers
    • De 20 à 50: troubles modérés
    • Plus de 50 : troubles sévères

    L’appréciation se fait selon la grille suivante

    Notes Fréquence Gravité
    1 Occasionnellement, moins d’une fois par semaine Légère (le changement est notable mais non significatif)
    2 Assez souvent, environ une fois par semaine Modéré (le changement est significatif mais pas dramatique)
    3 Fréquemment, plusieurs fois                                            Sévère (le changement est par semaine mais pas                                                            très marqué) quotidiennement
    4 Très fréquemment, au moins une fois par jour Pas de notation

    La gravité du trouble cognitive selon le score à l’inventaire neuropsychiatrique

    Scores obtenus à l’inventaire neuropsychiatrique en fonction de la sévérité du décline cognitif (déclin léger= score du MMSE entre 21 et 30; déclin modéré = score MMSE entre 11 et 20; déclin sévère = score MMSE entre 0 et 10. 1 : délires; 2 : hallucinations; 3 : agitation; 4 : dysphorie; 5 : anxiété; 6 : euphorie; 7 : apathie; 8 : désinhibition; 9 : irritabilité; 10 : comportements moteurs anormaux.

    Sur le même thème : Inventaire neuropsychiatrique – version équipe soignante (NPI-ES)

  5. Distorsions cognitives : comment les traiter

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    Les distorsions cognitives sont des modes de pensée habituels qui sont souvent inexacts et biaisés.

    Les distorsions cognitives se développent généralement avec le temps en réponse à des événements désagréables. Il existe au moins 10 formes de pensée déformée qui ont été identifiés par les chercheurs.

    Si vous êtes prêt à vous attaquer à une distorsion cognitive, vous pourrez essayer certaines des méthodes de la thérapie cognitivo-comportementale. Ce type de thérapie a réussi à aider les gens à identifier les distorsions cognitives et à regarder le monde d’une manière plus rationnelle.

    Voici des exemples de distorsions cognitives qui amènent les gens à voir la réalité de manière inexacte – généralement négative:

     « Je suis très malchanceux

    « Je viens d’échouer à ce test de mathématiques. Je ne suis pas bon à l’école, et je ferais aussi bien d’arrêter. »

    « Elle est en retard. Il pleut. Elle a dû avoir un accident.»

    La plupart des gens subissent de temps en temps des distorsions cognitives. Mais s’ils sont renforcés assez souvent, ils peuvent augmenter l’anxiété, aggraver la dépression, provoquer des difficultés relationnelles et conduire à une foule d’autres complications.


    D’où viennent les distorcions cognitives ?

    La recherche suggèrent que les gens développent des distorsions cognitives comme moyen de faire face aux événements indésirables de la vie. Plus ces événements indésirables sont prolongés et graves, plus il est probable qu’une ou plusieurs distorsions cognitives se formeront.

    Une première théorie suggère même que les êtres humains pourraient avoir développé des distorsions cognitives comme une sorte de méthode de survie évolutive.

    En d’autres termes, le stress pourrait amener les gens à adapter leur façon de penser de manière efficace à leur survie immédiate. Mais ces pensées ne sont pas rationnelles ou saines à long terme.


    Quels sont les différents types de distorsions cognitives ? 

    Dans les années 1960, le psychiatre Aaron Beck a été le pionnier de la recherche sur les distorsions cognitives en développant une méthode de traitement connue sous le nom de thérapie cognitivo-comportementale .

    Depuis lors, les chercheurs ont identifié au moins 10 schémas de pensée déformés courants, qui sont énumérés ci-dessous :

    Pensée polarisée

    Parfois appelée tout ou rien, ou pensée en noir et blanc, cette distorsion se produit lorsque les personnes pensent habituellement à l’extrême.

    Lorsque vous êtes convaincu que vous êtes soit voué au succès, soit voué à l’échec, que les personnes dans votre vie sont soit angéliques, soit diaboliques, vous vous engagez probablement dans une pensée polarisée.

    Ce type de distorsion est irréaliste et souvent inutile, car la plupart du temps, la réalité se situe quelque part entre les deux extrêmes.

    Généralisation excessive

    Lorsque les individus généralisent à l’excès, ils parviennent à une conclusion excessive sur un événement.

    Par exemple, vous obtenez un score faible à un test de mathématiques et concluez que vous êtes sans espoir en mathématiques en général. Vous avez une expérience négative dans une relation et développez la conviction que vous n’êtes tout simplement pas bon du tout dans les relations.

    Une généralisation excessive a été associée au trouble de stress post-traumatique et à d’autres troubles anxieux.

    Catastrophisme

    Ce type de pensée déformée amène les personnes à redouter ou à supposer le pire face à l’inconnu. Lorsque les gens tiennent des propos catastrophiques, les désagréments ordinaires peuvent rapidement empirer.

    Par exemple, un chèque attendu n’arrive pas par la poste. Une personne peut commencer à craindre qu’elle n’arrive jamais, et qu’en conséquence, il sera impossible de payer le loyer.

    Il est facile de considérer que c’est une réaction excessive, mais les personnes qui ont développé cette distorsion cognitive peuvent très souvent avoir subi des événements indésirables répétés – comme une douleur chronique ou un traumatisme – qu’elles craignent le pire dans de nombreuses situations.

    Personnalisation

    L’une des erreurs de pensée les plus courantes est de prendre les choses personnellement lorsqu’elles ne sont pas du tout liées à vous ou causées par vous.

    Vous vous blâmez pour des événements qui ne sont pas votre faute ou qui sont indépendants de votre volonté.

    Un autre exemple est lorsque vous supposez à tort que vous avez été intentionnellement exclu ou ciblé.

    La personnalisation a été associée à une anxiété et à une dépression accrues.

    Télépathie

    Lorsque les gens supposent qu’ils savent ce que les autres pensent, ils recourent à la lecture mentale.

    Il peut être difficile de faire la distinction entre la lecture de l’esprit et l’empathie – la capacité de percevoir et de comprendre ce que les autres peuvent ressentir.

    Pour faire la différence entre les deux, il peut être utile de considérer toutes les preuves, et pas uniquement celles qui confirment vos soupçons ou vos croyances.

    Filtrage mental

    Un autre schéma de pensée déformé est la tendance à ignorer les aspects positifs et à se concentrer exclusivement sur les aspects négatifs.

    L’interprétation des circonstances à l’aide d’un filtre mental négatif n’est pas seulement inexacte, elle peut aggraver les symptômes d’anxiété et de dépression.

    Des chercheurs ont découvert qu’avoir une perspective négative de vous-même et de votre avenir peut provoquer des sentiments de désespoir. Ces pensées peuvent suffisamment devenir extrêmes pour déclencher des pensées suicidaires.

    Actualiser le positif

    Comme les filtres mentaux, écarter le positif implique un biais négatif dans la pensée.

    Les personnes qui ont tendance à ignorer le positif n’ignorent pas ou ne négligent pas qu’un événement soit positif. Au lieu de cela, elles l’expliquent comme de la pure chance.

    Au lieu de reconnaître qu’un bon résultat est le résultat de compétences ou de choix intelligents, elles supposent qu’il doit s’agir d’un accident ou d’un type d’anomalie.

    Lorsque les gens croient qu’ils n’ont aucun contrôle sur leur situation, cela peut diminuer leur motivation et cultiver un sentiment d’impuissance acquise.

    Le terme « devrait »

    Lorsque les gens pensent en termes de ce qui « devrait » être dit ou fait, une distorsion cognitive est sûrement à l’œuvre.

    Il est rarement utile de vous réprimander avec ce que vous « devriez » être capable de faire dans une situation donnée. Les déclarations « devrait » sont souvent utilisées par le penseur pour adopter une vision négative de sa vie.

    Ces types de pensées sont souvent enracinés dans des attentes intériorisées qui pourraient ne pas être appropriées pour un individu.

    De telles pensées peuvent générer de la culpabilité et des sentiments de frustration, de colère et de ressentiment.

    Raisonnement émotionnel

    Le raisonnement émotionnel est la fausse croyance que vos émotions sont la vérité – que la façon dont vous vous sentez face à une situation est un indicateur fiable de la réalité.

    S’il est important d’écouter, de valider et d’exprimer des émotions, il est tout aussi important de juger la réalité sur la base de preuves rationnelles.

    Les chercheurs ont trouvé que le raisonnement émotionnel est une distorsion cognitive courante. C’est un mode de pensée utilisé par les personnes avec et sans anxiété ou dépression.

    Étiquetage

    L’étiquetage est une distorsion cognitive au cours de laquelle les gens se réduisent eux-mêmes ou d’autres personnes à une seule caractéristique ou descripteur – généralement négatif –; par exemple « Je suis un perdant ».

    Lorsque les gens s’étiquettent, ils se définissent eux-mêmes et les autres en fonction d’un événement ou d’un comportement unique.

    L’étiquetage peut amener les gens à se réprimander. Cela peut également amener le penseur à mal comprendre ou à sous-estimer les autres.

    Cette perception erronée peut causer de réels problèmes entre les gens. 


    Comment pouvez-vous changer ces distorsions cognitives ? 

    La bonne nouvelle est que les distorsions cognitives peuvent être corrigées au fil du temps.

    Voici quelques étapes que vous pouvez suivre si vous souhaitez modifier les schémas de pensée qui peuvent ne pas être utiles :

    Identifier la pensée gênante

    Lorsque vous réalisez qu’une pensée cause de l’anxiété ou atténue votre humeur, une bonne première étape consiste à déterminer quel est le type de distorsions cognitives que vous avez.

    Essayez de recadrer la situation

    Recherchez des nuances de gris, des explications alternatives, des preuves objectives et des interprétations positives pour élargir votre réflexion.

    Vous trouverez peut-être utile d’écrire votre pensée originale, suivie de trois ou quatre interprétations alternatives.


    Effectuer une analyse coûts-avantages

    Les gens répètent généralement des comportements qui offrent un certain avantage.

    Vous trouverez peut-être utile d’analyser comment vos schémas de pensée vous ont aidé à faire face dans le passé. Vous donnent-ils un sentiment de contrôle dans des situations où vous vous sentez impuissant ? Vous permettent-ils d’éviter de prendre des responsabilités ou de prendre les risques nécessaires ?

    Vous pouvez également vous demander d’évaluer les impacts des distorsions cognitives sur votre santé mentale. Peser le pour et le contre de vos schémas de pensée pourrait vous motiver à les changer.


    Envisagez une thérapie cognitivo-comportementale contre les distortions cognitives

    La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est une forme largement reconnue de thérapie par la parole durant laquelle les individus apprennent à identifier, interrompre et modifier les schémas de pensée malsains.

    Si vous souhaitez obtenir des conseils pour identifier et modifier les distorsions cognitives, ce type de thérapie pourrait vous être utile.

    La TCC se concentre généralement sur des objectifs spécifiques. Il se déroule généralement pour un nombre prédéterminé de séances et peut prendre quelques semaines à quelques mois pour obtenir des résultats.

    Recherchez un thérapeute dûment certifié et formé à la TCC. Essayez de trouver un thérapeute qui a de l’expérience dans le traitement des distorsions cognitives.

  6. Atkinson-Shiffrin (modèle)

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    Le « modèle modal » d’Atkinson-Shiffrin datant de 1968 est à la base de notre compréhension de la mémoire humaine. Il se compose de trois mémoires : la mémoire sensorielle (SM), dont la composante visuelle est appelée mémoire iconique, la mémoire à court terme (STM ; également appelée mémoire de travail, WM) et la mémoire à long terme (LTM).


    La mémoire sensorielle : à la base du modèle d’Atkinson-Shiffrin

    Le concept de mémoire sensorielle a été exclu de leur modèle de 1968 et a été ajouté plus tard. Nos sens expérimentent de diverses choses par la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût, mais seulement une fraction de cette information provenant de nos sens est retenue.

    Cette information se stocke donc dans notre mémoire sensorielle qui la maintient ​​pour une période très courte.

    Ceci était à la base du modèle d’Atkinson-Shiffrin, qui expliquait comment fonctionnait chacune de ces formes de mémoire.

    La mémoire sensorielle a une capacité élevée mais une durée très courte. Durée: ¼ à ½ seconde.


    La mémoire à court terme

    La mémoire à court terme est la seconde étape du modèle de mémoire proposé par Atkinson-Shiffrin. La durée de STM semble être comprise de 15 à 30 secondes et la capacité d’environ 7 éléments.

    La mémoire à court terme a trois aspects clés :

    Le nombre magique 7 (plus ou moins deux) fournit des preuves de la capacité de la mémoire à court terme. La plupart des adultes peuvent stocker de 5 à 9 éléments dans leur mémoire à court terme. 


    La mémoire à long terme

    La mémoire à long terme est la dernière étape du modèle de mémoire proposé par Atkinson-Shiffrin, qui permet de conserver durablement les informations et les compétences.

    Théoriquement, la capacité de la mémoire à long terme pourrait être illimitée, la principale contrainte au rappel étant l’accessibilité plutôt que la disponibilité.

    La durée peut être de quelques minutes ou toute une vie. Les modes de codage suggérés sont sémantiques (signification) et visuels (picturaux) mais peuvent également être acoustiques.

    Le modèle d’Atkinson-Shiffrin est différent du modèle de Baddeley et Hitch

    Le modèle d’Atkinson-Shiffrin suggère que l’information transite linéairement d’un système à l’autre, une hypothèse remise en question. La mémoire à court terme est vue comme un simple « passage » vers la mémoire à long terme, sans véritable rôle actif.

    Il exclut l’existence de processus de manipulation de l’information décrit dans le modèle de Baddeley et Hitch qui introduit la notion de mémoire de travail, qui permet le traitement actif des informations.

  7. Substance noire

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    La substance noire (substantia nigra en latin et en anglais) est une région du mésencéphale qui est considérée comme faisant partie des noyaux gris centraux.

    La substance noire ressemble à une strie sombre dans le tissu cérébral.

    Elle joue un rôle important dans la régulation des mouvements. Les lésions cérébrales qui affectent la substance noire peuvent provoquer un certain nombre de troubles du mouvement, y compris la maladie de Parkinson et d’autres dyskinésies. 

    La maladie de Parkinson se caractérise par la destruction d’une zone du cerveau appelée substance noire.

    La substance noire est divisée en deux parties; pars reticulata et pars compacta.


    Les neurones dopaminergiques

    La pars compacta se compose principalement de neurones dopaminergiques produisant la dopamine (en forte densité, d’où le terme de compacta). Cette partie de la substance noire est principalement associée à la maladie de Parkinson. Elle apparaît de couleur sombre en raison de la teneur élevée en neuromélanine qui se forme à partir de la L-DOPA. Cette caractéristique est à l’origine du qualiticatif de «substance noire».

    De nombreux neurones dopaminergiques de la substantia nigra pars compacta se projettent vers le striatum, une partie des noyaux gris centraux composée du caudé et du putamen. Ce faisant, ils forment une voie appelée voie nigrostriatale de la dopamine qui est considérée comme cruciale dans la facilitation du mouvement.

    L’influence de la substantia nigra sur le mouvement est mise en évidence par l’observation des symptômes de la maladie de Parkinson, qui sont associés à la mort des neurones dopaminergiques dans la pars compacta. Bien que la cause exacte de la neurodégénérescence dans la maladie de Parkinson ne soit toujours pas claire, lorsqu’un nombre important de ces neurones sont morts, l’individu commence à symptômes de la maladie.  

    Étant l’une des principales régions productrices de dopamine du cerveau, cependant, la substance noire a des fonctions qui vont au-delà du simple contrôle moteur.

    On pense également que la substance noire joue un rôle important dans d’autres fonctions et comportements, notamment l’apprentissage, la toxicomanie et les émotions.

    1. Apprentissage et motivation. Elle fait partie du système dopaminergique mésocorticolimbique, qui influence la motivation et l’apprentissage par renforcement.
    2. Toxicomanie et addiction. La dopamine produite par la substance noire et l’aire tegmentale ventrale joue un rôle clé dans le circuit de la récompense.
    3. Émotions et régulation de l’humeur. La dopamine influence aussi des structures impliquées dans les émotions, comme l’amygdale et le cortex préfrontal.
    4. Contrôle de l’impulsivité et prise de décision. En interagissant avec le striatum et le cortex orbitofrontal, elle joue un rôle dans le contrôle des impulsions et la planification des actions.
  8. Échelle d’agitation de Cohen-Mansfield (agitation)

    Commentaires fermés sur Échelle d’agitation de Cohen-Mansfield (agitation)

    L’échelle d’agitation de Cohen-Mansfield (en anglais Cohen-Mansfield Agitation Inventory) est une échelle d’évaluation spécifique des manifestations d’agitation observées en institution.

    Cette échelle permet d’évaluer l’efficacité d’un traitement ou des mesures adaptées à ses troubles du comportement.

    L’échelle d’agitation de Cohen-Mansfield comporte 29 items (29 comportements d’agitation différents) répartis suivant les différentes formes d’agitation: agitation physique et agitation verbale, chacune associées ou non à de l’agressivité.


    L’échelle et ses items

    Voici les 29 items que l’examinateur va évaluer chez un malade.

    • Agitation physique non agressive : de 1 à 13
    • Agitation verbale non agressive : de 14 à 17
    • Agitation et agressivité physiques : de 18 à 26
    • Agitation et agressivité verbales de 27 à 29
    1. Cherche à saisir
    2. Déchire les affaires
    3. Mange des produits non comestibles
    4. Fait des avances sexuelles physiques
    5. Déambule
    6. Se déshabille, se rhabille
    7. Attitudes répétitives
    8. Essaie d’aller ailleurs (fugues)
    9. Manipulation non conforme des objets
    10. Agitation généralisée
    11. Recherche constante d’attention
    12. Cache des objets
    13. Amasse des objets
    14. Répète des mots, des phrases
    15. Se plaint
    16. Emet des bruits bizarres
    17. Fait des avances sexuelles verbales
    18. Donne des coups
    19. Bouscule
    20. Mord
    21. Crache
    22. Donne des coups de pied
    23. Griffe
    24. Se blesse, blesse les autres
    25. Tombe volontairement
    26. Lance des objets
    27. Jure
    28. Est opposant
    29. Pousse des hurlements

    Cotation de l’échelle d’agitation de Cohen-Mansfield

    Pour chaque item, la cotation varie de 0 à 7 points en fonction de la fréquence du trouble :

    0 point : non évaluable ;

    1. point: jamais;
    2. points: moins d’une fois par semaine ;
    3. points: une à deux fois par semaine ;
    4. points: quelques fois lors de la semaine ;
    5. points: une à deux fois par jour ;
    6. points: plusieurs fois par jour ;
    7. points: plusieurs fois par heure.

    Le score maximal est de 203 points. Un score élevé reflète une agitation intense.

    Les symptômes évalués sont très différents d’une échelle d’évaluation des troubles comportementaux à l’autre. Ainsi, l’inventaire neuropsychiatrique (NPI) définit l’agitation comme un comportement d’opposition et se trouve noté sous l’item comportement moteur aberrant; de même, la fugue est comprise dans l’agitation de l’échelle de Cohen-Mansfield, alors qu’elle ne figure pas dans le NPI ou la BEHAVE-AD.

    Chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer et souffrant de syndrome comportemental et psychologique de la démence (hallucinations, délires et troubles comportementaux graves), la cotation se situe entre 65 et 90.

    Voici l’échelle :

    • Agitation légère (score entre 30 et 45) : peut inclure des questions répétitives ou une agitation occasionnelle.
    • Agitation modérée (score entre 46-75) : comportements perturbateurs plus fréquents, rythme des pas, agression verbale.
    • Agitation sévère (score >75) : Agressivité fréquente ou constante, cris ou agression physique.

    Source échelle d’agitation de Cohen-Mansfield : Jiska Cohen-Mansfield. Conceptualization of Agitation : Results Based on the Cohen-Mansfield Agitation Inventory and the Agitation Behavior Mapping Instrument. International Psychogeriatrics (1997), 8:309-315.

    Sur le même thème : Evaluation du comportement en milieu somatique : utilisation d’une méthode simple et fiable.

  9. Engourdissement des mains : les causes possibles

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    Un certain nombre de maladies peuvent provoquer un engourdissement des mains. Lorsqu’une personne a une sensation d’engourdissement dans les mains, une faiblesse et des picotements douloureux peuvent également survenir.

    Voici certaines des causes possibles d’engourdissement dans les mains d’une personne, les symptômes qui l’accompagnent et certaines options de traitement.


    Troubles cardiovasculaires

    Les maladies cardiovasculaires suivantes peuvent provoquer un engourdissement des mains.

    Crise cardiaque

    Une crise cardiaque peut provoquer des picotements et des engourdissements dans une main.

    Si une personne souffre d’une crise cardiaque présumée, elle-même ou une personne proche d’elle doit demander une aide médicale d’urgence.

    L’obstruction de la circulation sanguine en direction du cœur provoque des douleurs thoraciques ainsi que des picotements et des engourdissements dans un bras ou dans l’autre.

    Symptômes

    D’autres symptômes incluent :

    • la nausée
    • transpiration
    • essoufflement
    • vertiges
    • picotements et engourdissements de chaque côté du corps
    • mal d’épaule
    • fatigue inexpliquée

    Traitement

    Le traitement comprend l’admission dans un hôpital, où un spécialiste peut diagnostiquer et éventuellement rouvrir l’artère cardiaque bloquée.

    Accident vasculaire cérébral

    Une interruption du flux sanguin vers le cerveau – potentiellement due à un caillot de sang ou à une artère rompue provoquant un saignement cérébral – peut entraîner un accident vasculaire cérébral.

    Symptômes

    Les symptômes peuvent inclure :

    • faiblesse soudaine ou engourdissement d’un côté du corps
    • confusion
    • difficulté à maintenir l’équilibre
    • problèmes visuels
    • problèmes d’élocution

    Traitement

    Si une personne est victime d’un accident vasculaire cérébral suspecté, elle-même ou une personne proche d’elle doit consulter un médecin d’urgence, ce qui peut impliquer l’administration de médicaments anti-caillots.


    Troubles vasculaires

    Les affections vasculaires suivantes peuvent provoquer un engourdissement des mains.

    Vascularite

    Une vascularite peut survenir lorsque le système immunitaire s’attaque et provoque une inflammation des vaisseaux sanguins.

    Symptômes

    Les symptômes varient en fonction de la zone du corps affectée par la vascularite.

    Certains symptômes peuvent inclure:

    • fatigue
    • fièvre
    • perte de poids
    • sueurs nocturnes
    • éruption
    • problèmes nerveux, tels qu’un engourdissement ou une faiblesse

    Traitement

    Le traitement dépend de la cause sous-jacente de la vascularite et peut inclure des stéroïdes ou d’autres médicaments immunosuppresseurs.


    Maladie de Raynaud

    La maladie de Raynaud provoque un rétrécissement temporaire des artères qui dirigent le sang vers les doigts et les orteils.

    Symptômes

    Les symptômes peuvent inclure une sensation d’engourdissement, de picotement ou de brûlure dans les doigts, ainsi qu’un changement d’apparence des doigts et des orteils devenant bleus ou blancs pâles.

    Traitement

    Apprendre à éviter les déclencheurs courants de la maladie – comme le froid, le stress et certains médicaments – peut aider à soulager les symptômes.


    Troubles neurologiques

    Les troubles neurologiques suivants peuvent provoquer un engourdissement des mains.

    Lésion du plexus brachial

    Le plexus brachial est un réseau complexe de nerfs qui s’étendent de la colonne vertébrale à chaque épaule. Ce réseau transmet des signaux entre la colonne vertébrale et les épaules, les bras et les mains.

    Les blessures à l’épaule, les tumeurs et d’autres causes d’inflammation peuvent toutes entraîner des lésions du plexus brachial, ce qui peut entraîner un engourdissement de la main d’une personne.

    Symptômes

    Les symptômes peuvent inclure:

    • douleur intense à l’épaule ou au bras
    • engourdissement dans les mains
    • faiblesse et difficulté à bouger les bras

    Traitement

    Le traitement dépend de la cause sous-jacente.

    Certaines personnes peuvent guérir sans intervention supplémentaire, tandis que d’autres peuvent nécessiter une intervention chirurgicale ou une thérapie physique .

    Fibromyalgie

    Cette condition affecte la fonction nerveuse et provoque des douleurs chroniques, qui peuvent entraîner des picotements et un engourdissement qui peuvent ressembler étroitement à ceux du syndrome du canal carpien.

    Symptômes

    D’autres symptômes peuvent inclure:

    • douleur dans plusieurs zones du corps, qui peuvent inclure les mains
    • fatigue
    • maux de tête
    • difficulté à dormir
    • dépression
    • problèmes d’estomac

    Traitement

    Les options de traitement pour la fibromyalgie comprennent l’activité physique, car cela peut aider à soulager la douleur et à améliorer le sommeil. Un médecin peut également prescrire un traitement antidépresseur ou anticonvulsivant.

    La thérapie cognitivo-comportementale peut être bénéfique pour ceux dont l’état ne répond pas suffisamment aux médicaments.

    Lésion médullaire

    Un traumatisme dû à une lésion de la moelle épinière peut entraîner des picotements et des engourdissements dans les mains et les pieds. Les chutes, les accidents de la route, les coups à la tête, les blessures par balle et plusieurs autres événements peuvent tous causer des blessures à la moelle épinière.

    Symptômes

    Les symptômes peuvent varier en fonction de la zone exacte du corps affectée par la blessure. Ils peuvent inclure:

    • mouvement affecté
    • perte de sensation
    • perte de contrôle du gros intestin et de la vessie
    • douleur

    Traitement

    Les traitements comprennent une thérapie de soutien et une intervention chirurgicale lorsque cela est possible.

    Certains traitements expérimentaux peuvent donner aux personnes atteintes d’une lésion médullaire une meilleure chance de retrouver leur fonction.

    Syndrome du tunnel cubital

    Cette maladie résulte d’un étirement excessif ou d’une pression sur le nerf ulnaire.

    Symptômes

    Les symptômes, en particulier dans l’anneau et le petit doigt, peuvent inclure:

    • engourdissement
    • faiblesse
    • picotements

    Traitement

    Le traitement peut inclure le port d’une attelle pendant le sommeil, pour empêcher le coude de se plier. La physiothérapie, les AINS et la chirurgie pour enlever ou réparer toute zone de pression excessive sur le coude peuvent également être des options de traitement potentielles.


    Affections musculo-squelettiques

    Les affections musculo-squelettiques suivantes peuvent provoquer un engourdissement des mains.

    Spondylose cervicale

    La spondylose cervicale est également connue sous le nom d’arthrose du cou. Cette maladie se produit lorsque la dégénérescence affecte les disques ou les articulations du cou.

    Syndrome du canal carpien

    Le syndrome du canal carpien touche environ 1% des personnes en âge de travailler. Il se produit lorsque l’un des nerfs qui traverse le canal carpien du poignet est comprimé.

    Symptômes

    Les symptômes de la main peuvent inclure:

    • la douleur
    • picotements
    • faiblesse
    • force de préhension affectée

    Traitement

    Le port d’une attelle et le repos du poignet et de la main peuvent aider. Parfois, un médecin peut également recommander une intervention chirurgicale pour réduire la pression sur le canal carpien.

    Kyste ganglionnaire

    Les kystes ganglionnaires sont des bosses molles qui se développent dans les articulations autour du corps. Ils peuvent provoquer des douleurs ou des engourdissements dans la main.

    Selon un article du Journal de l’Association chiropratique canadienne, jusqu’à 70% des kystes ganglionnaires surviennent au poignet.

    Symptômes

    Les symptômes peuvent inclure une bosse de forme ronde ou ovale sur le poignet ou d’autres parties du corps, ainsi que des douleurs dans et autour de la zone.

    Traitement

    Le repos de la zone touchée peut aider. Cependant, porter une attelle ou une orthèse pendant trop longtemps peut affaiblir les muscles de la main.

    Bien que la chirurgie puisse être une option pour certains, ces méthodes peuvent ne pas être complètement efficaces.

    Selon une revue du Journal of Hand Surgery, les chercheurs prédisent le risque de retour d’un kyste après une chirurgie à 21%.

    Épicondylite latérale

    L’épicondylite latérale, ou tennis elbow, survient lorsque les tendons qui relient les muscles latéraux de l’avant-bras et l’os près du coude deviennent enflammés.

    Symptômes

    Les symptômes peuvent inclure:

    • douleur ou sensation de brûlure, souvent à l’extérieur du coude ;
    • faible force de préhension;
    • picotements et engourdissements dans la main.

    Traitement

    La plupart des épisodes d’épicondylite latérale se résoudront avec le repos, la physiothérapie et les AINS. Cependant, dans les cas graves, un médecin peut recommander une intervention chirurgicale.


    Maladies auto-immunes

    Les maladies auto-immunes suivantes peuvent provoquer un engourdissement des mains.

    Syndrome de Guillain-Barré

    Cette maladie peut conduire le système immunitaire du corps à attaquer les nerfs à l’extérieur du cerveau et de la moelle épinière, entraînant une faiblesse musculaire.

    Symptômes

    D’autres symptômes peuvent inclure:

    • sensation d’avoir des aiguilles dans les mains et les pieds
    • déséquilibre
    • problèmes visuels
    • difficulté à avaler
    • douleur intense qui s’aggrave la nuit
    • paralysie musculaire

    Traitement

    Bien qu’il n’existe actuellement aucun remède pour soigner le syndrome de Guillain-Barré , un médecin peut traiter la maladie en utilisant une thérapie immunoglobuline ou un échange plasmatique, également connu sous le nom de plasmaphérèse.

    Ces traitements peuvent réduire la réponse du système immunitaire du corps.

    Sclérose en plaques

    La sclérose en plaques est une maladie qui attaque le système nerveux central (SNC). Le système immunitaire attaque le revêtement protecteur des gaines nerveuses, ce qui peut éventuellement détruire les nerfs du SNC.

    Symptômes

    Les symptômes peuvent inclure:

    • engourdissement et faiblesse des membres
    • sensations de choc électrique
    • tremblements
    • démarche instable
    • vision affectée
    • difficultés cognitives

    Traitement

    Le traitement comprend la prise de médicaments immunosuppresseurs tels que les corticostéroïdes et d’autres thérapies de fond.

    Plus tard, les médecins peuvent également recommander la plasmaphérèse pour réduire la réponse du système immunitaire.

    Syndrome de Sjögren

    Le syndrome de Sjögren est une maladie auto-immune qui attaque principalement les glandes qui produisent des larmes et de la salive.

    Certaines personnes peuvent également subir des lésions tissulaires ou organiques dans d’autres zones du corps.

    Symptômes

    D’autres symptômes peuvent inclure:

    • yeux secs
    • bouche sèche
    • la peau qui gratte
    • une toux chronique
    • engourdissement et picotements dans les mains et les pieds
    • fatigue sévère

    Traitement

    Le traitement dépend des symptômes et de la zone du corps affectée par la maladie.

    Par exemple, un médecin peut choisir de prescrire des gouttes oculaires, des médicaments pour augmenter la salive, des AINS ou des médicaments pour supprimer le système immunitaire.


    Autres maladies

    Les maladies suivantes peuvent également provoquer un engourdissement des mains.

    Diabète

    Les types de diabète les plus connus comprennent:

    • Type 1 : ce type de diabète se développe lorsque le corps ne produit pas d’insuline.
    • Type 2 : ce type de diabète survient lorsque le corps ne répond pas correctement à l’insuline et n’en produit finalement pas suffisamment.
    • Diabète gestationnel : Cette forme de diabète survient pendant la grossesse. Il disparaîtra généralement après l’accouchement.

    Symptômes

    Les symptômes peuvent inclure:

    • une apparition lente et progressive de picotements et d’engourdissements dans les pieds et les mains
    • sensibilité extrême au toucher ou aux changements de température
    • douleurs brûlantes ou lancinantes dans les mains et les pieds

    Traitement

    Apporter certains changements à son mode de vie, comme avoir une alimentation saine et faire de l’exercice régulièrement, peut aider une personne à maintenir une glycémie stable.

    Les personnes atteintes de diabète de type 1 doivent s’injecter de l’insuline. Le Diabète de type 2 et le diabète survenant lors d’une grossesse peuvent être contrôlées par l’alimentation ou par un traitement avec des médicaments excluant l’insuline.

    En savoir plus sur le diabète

    Carence en vitamine B-12

    Une étude publiée dans la revue RMJ a révélé que 90 % des 110 personnes ayant une carence en vitamine B-12 ont signalé un engourdissement et une perte de sensation comme symptômes.

    Symptômes

    D’autres symptômes peuvent inclure:

    • engourdissement et picotements dans les mains, les pieds et les jambes
    • difficulté à marcher
    • une langue enflammée et enflée
    • difficulté à penser clairement
    • faiblesse musculaire
    • fatigue

    Traitement

    Un médecin peut prescrire une supplémentation en vitamine B-12 sous forme de pilule ou de vaccin.

    En savoir plus sur la carence en vitamine B

    Amylose

    L’amylose est une maladie médicale qui provoque une accumulation anormale de protéines amyloide dans les tissus sains, ce qui peut affecter la fonction de la zone touchée.

    Apprenez-en davantage sur l’amylose cardiaque.

    Maladie de Lyme

    Une piqûre de tique portant la bactérie Borrelia burgdorferi peut provoquer la maladie de Lyme . Il s’agit d’une maladie infectieuse qui affecte le système nerveux.

    Symptômes

    Les symptômes de la maladie de Lyme peuvent étroitement ressembler à ceux de la grippe, tels que fièvre, frissons, fatigue et douleurs articulaires.

    Si une personne ne reçoit pas de traitement, elle peut éprouver:

    • gonflement des articulations
    • un rythme cardiaque irrégulier
    • douleur névralgique
    • essoufflement
    • douleur ou engourdissement dans les mains et les pieds

    Traitement

    Le traitement dépend du stade atteint par la maladie de Lyme.

    Les médecins peuvent traiter la maladie de Lyme à un stade précoce avec une antibiothérapie. La maladie de Lyme à un stade ultérieur peut nécessiter des antibiotiques et des traitements de soutien.

    Effets secondaires des médicaments

    La prise de certains médicaments, tels que les médicaments de chimiothérapie, peut provoquer des picotements et des engourdissements dans les mains.

    Traitement

    Certaines personnes peuvent ressentir une amélioration des symptômes lorsqu’elles arrêtent de prendre les médicaments. Cependant, d’autres peuvent ressentir des picotements et des engourdissements permanents.

  10. Bitcoin dans l’industrie du divertissement et l’émergence de plateformes basées sur les cryptomonnaies

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    L’ascension de Bitcoin a modifié de nombreuses industries, le secteur du divertissement n’étant pas en reste. En tant que principale cryptomonnaie au monde, Bitcoin offre de nouvelles manières innovantes, mais entraîne également de nouveaux changements par rapport aux anciennes méthodes traditionnelles du système financier.

    Parmi les tendances les plus frappantes figure le bitcoin sportsbetting. En effet, de telles plateformes offrent des avantages en matière de rapidité, de transparence et de sécurité.

    Dans cet article, nous explorons comment Bitcoin s’impose dans l’industrie du divertissement.

    Qu’est-ce que Bitcoin ?

    Bitcoin est une forme de monnaie électronique décentralisée. Le système ne fonctionne pas avec une autorité centralisée ; les transactions sont sécurisées par le biais de la blockchain. Cela rend la transaction transparente et élimine le besoin d’intermédiaires. Passant d’un outil d’investissement à des fins spéculatives, Bitcoin est devenu un outil pratique pour les industries, y compris le divertissement.

    Bitcoin dans l’industrie du divertissement  

    Un secteur du divertissement plus adaptable et innovant, adoptant le Bitcoin pour un usage potentiel. Voici comment le Bitcoin est utilisé dans différents secteurs :  

    Jeux et eSports  

    La cryptomonnaie a commencé à pénétrer la communauté des jeux, où le Bitcoin a été intégré pour les achats, les abonnements et les récompenses dans les jeux. Les principales plateformes, telles que Steam et Twitch, ont expérimenté les transactions en Bitcoin.  

    Services de streaming  

    Les services de streaming tels que Sling TV ont adopté le Bitcoin comme leur mode de paiement accepté. Les personnes dans le domaine technologique se dirigent vers les paiements numériques.  

    Film et musique  

    Ces industries font du Bitcoin leur prochaine option dans le domaine du financement participatif et pour leurs redevances. Des frais de transaction réduits et des envois plus rapides signifient beaucoup pour les artistes, leur permettant de conserver plus de contrôle personnel sur la quantité d’argent et les intervalles de paiement.  

    Paris sportifs et jeux d’argent en ligne  

    Le front le plus visible sur lequel le Bitcoin a laissé son empreinte est le jeu en ligne et les paris sportifs. Il existe déjà des preuves qu’en adoptant des cryptomonnaies telles que le Bitcoin, des applications comme le paris sportifs en Bitcoin ont tiré parti de transactions conviviales, offrant à leurs clients sécurité et anonymat, en plus de transferts rapides.

    Émergence des plateformes d’applications basées sur la cryptomonnaie  

    La popularité du Bitcoin a également créé une série de plateformes de cryptomonnaie destinées à l’industrie du divertissement, offrant une meilleure sécurité, des coûts de transaction réduits et une facilité d’accès mondial. Explorons quelques caractéristiques clés des applications basées sur la cryptomonnaie ci-dessous: 

    Activités décentralisées  

    L’activité des bases de cryptomonnaie dépend de systèmes décentralisés qui réduisent les activités frauduleuses et les risques de censure. Les possibilités de contrôler les données et les fonds augmenteraient avec le nombre d’utilisateurs.

    Vitesse et efficacité  

    Les méthodes de paiement traditionnelles, en particulier pour les paiements internationaux, impliquent des traitements longs et chronophages, mais grâce à la technologie blockchain du Bitcoin, des transferts presque instantanés peuvent avoir lieu sans interrompre le divertissement.  

    Confidentialité et anonymat  

    La plupart des utilisateurs apprécient l’anonymat des plateformes basées sur les cryptomonnaies. Contrairement aux anciens systèmes qui exigent beaucoup d’informations, les transactions Bitcoin se font de manière anonyme sans partage de détails personnels.

    L’élimination de la barrière géographique de la conversion de devises a permis aux utilisateurs du monde entier de profiter des services de divertissement.  

    Paris sportifs en Bitcoin: le catalyseur  

    Parmi toutes les autres applications Bitcoin pour le divertissement, les paris sportifs représentent un développement emblématique. Les sites de paris sportifs en Bitcoin deviennent rapidement un phénomène social, attirant un large public diversifié grâce à certains avantages uniques, tels que:

    • Sécurité améliorée: Les transactions sont sécurisées et infalsifiables grâce à la technologie blockchain.  
    • Paiements rapides: Les dépôts et retraits sont traités presque instantanément, tandis que les méthodes de paiement traditionnelles peuvent prendre des jours.  
    • Frais faibles: Les sites de paris sportifs en Bitcoin facturent généralement des frais minimes par rapport aux sites de paris traditionnels.
    • Accessibilité à travers le monde: Les sites de paris en cryptomonnaie servent des utilisateurs dans le monde entier. Il n’y a pas besoin de conversion de devises ni de restrictions géographiques.

    Défis et opportunités  

    Bien que le Bitcoin ait un avenir très prometteur dans l’industrie du divertissement, il fait également face à certains défis. La volatilité des prix est un problème majeur, car les fluctuations de la valeur du Bitcoin peuvent impacter les utilisateurs et les plateformes. Il existe également des incertitudes réglementaires, y compris l’AMF dans divers pays, qui limitent son adoption généralisée.  

    Cependant, ces problèmes offrent également des perspectives d’innovation. Les stablecoins et d’autres solutions en cryptomonnaie apparaissent pour gérer la volatilité, tandis que le dialogue en cours entre les acteurs de l’industrie et les régulateurs pourrait ouvrir la voie à un écosystème plus sûr et plus transparent.

    Avenir du Bitcoin dans le divertissement  

    À mesure que l’industrie du divertissement continue de croître, il est probable que le Bitcoin et d’autres cryptomonnaies deviennent plus intégrés. Ils pourront couvrir tout, des jeux et du streaming aux paris sportifs et bien plus encore. De plus, les nouveaux NFTs (jetons non fongibles) et les plateformes de contenu basées sur la blockchain indiquent que nous ne faisons qu’effleurer la surface de ce qui est possible.

    Conclusion  

    Le Bitcoin dans le secteur du divertissement offre un aperçu de la manière dont l’innovation technologique pourrait remodeler les systèmes normatifs.

    Les nouvelles plateformes d’entreprise basées sur la cryptomonnaie, comme les paris sportifs en Bitcoin, sont des exemples où une croissance significative pourrait résulter d’idées innovantes. Il semble que davantage de difficultés vont bientôt disparaître comme celle-ci, car son adoption s’améliore considérablement.

    Lisez des mises à jour récentes provenant de sources de confiance, y compris CoinDesk, pour en savoir plus sur son développement révolutionnaire dans l’industrie du divertissement.