Apnée du sommeil : facteur de risque d’Alzheimer ?

Aire temporale de la mémoire

Les utilisations du CBD dans le domaine de la santé mentale

Alzheimer: attention à un fort taux de glucose

Xarelto : un médicament autorisé contre les AVC

Parole : peut-on la récupérer après un AVC ?

Vitamine E : bénéfique pour le cerveau ?

Escitalopram

Les troubles cognitifs dans la maladie de Parkinson

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Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Apnée du sommeil : facteur de risque d’Alzheimer ?

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    Les personnes atteintes d’apnée du sommeil auraient un risque accru de maladie d’Alzheimer.

    Une étude précédente avait rapporté un lien entre apnée du sommeil et un déclin cognitif.

    Une nouvelle étude examine les liens potentiels entre l’apnée du sommeil et la maladie d’Alzheimer.

    Dans une nouvelle étude, des scientifiques français ont scanné le cerveau des personnes âgées. Ils ont trouvé une association entre l’apnée du sommeil et la présence de plaques amyloïdes et d’autres changements biologiques associés à l‘inflammation et à la maladie d’Alzheimer.

    Les scientifiques ont publié leurs résultats dans la revue Neurologie JAMA.

    Il existerait un lien entre l’apnée du sommeil et les lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer

    Suivi des changements dans le cerveau

    Dans cette dernière recherche, les scientifiques ont recruté 127 hommes et femmes retraités de plus de 65 ans vivant en France et déjà inscrits dans un essai clinique à l’échelle européenne évaluant la santé mentale et le bien-être d’une population vieillissante.

    Tous les participants ont répondu à des questionnaires sur leur fonction cognitive et la qualité de leur sommeil. Seules les personnes qui ne présentaient aucun symptôme de perte de mémoire pouvaient participer à l’étude.

    Les chercheurs ont donné à chaque personne un appareil domestique portable pour enregistrer la qualité de son sommeil et sa respiration pendant qu’elle dormait.

    En mesurant la fréquence et la durée d’une baisse de la pression nasale du participant, les chercheurs ont pu diviser les participants en deux catégories: ceux avec et sans troubles respiratoires du sommeil.

    L’équipe d’étude a également testé la mémoire et la fonction cognitive des participants, y compris la fonction exécutive.

    Tous les participants ont subi des scanners d’imagerie cérébrale, y compris des images par résonance magnétique (IRM) et des tomographies par émission de positons (TEP). Un sous-groupe de 87 personnes a également subi un scan FDG-PET pour mesurer le métabolisme du glucose dans le cerveau.

    Lien entre la qualité du sommeil et la maladie d’Alzheimer

    L’équipe d’étude a constaté qu’environ 75% des participants souffraient d’apnée du sommeil et qu’il y avait une accumulation marquée de protéines amyloïdes dans leur cerveau, caractéristique de la maladie d’Alzheimer.

    Ils ont également trouvé un volume de matière grise significativement plus élevé et une activité neuronale accrue dans les régions du cerveau associées à la maladie d’Alzheimer, dont le cortex cingulaire. Ces observations suggèrent une inflammation dans cette zone du cerveau.

    Lorsqu’ils ont analysé les données, les chercheurs n’ont trouvé aucune différence entre les problèmes de mémoire autodéclarés et les sentiments de somnolence entre les deux groupes.

    «À une époque où les essais cliniques sur les traitements de la maladie d’Alzheimer ne sont pas encore couronnés de succès, l’identification des facteurs de risque et des facteurs de protection intéresse un nombre croissant de chercheurs».

    «Grâce à l’utilisation de multiples méthodes d’imagerie cérébrale, cette étude nous a permis de clarifier les mécanismes expliquant les liens entre la qualité du sommeil, le risque de déclin cognitif et la maladie d’Alzheimer», explique l’auteure principale Dre Géraldine Rauchs de l’Université de Caen, France.

    «Bien que cela ne signifie pas que ces personnes développeront nécessairement la maladie, elles courent un risque plus élevé. De plus, des solutions efficaces existent pour traiter l’apnée du sommeil. La détection et le traitement des troubles du sommeil, en particulier l’apnée du sommeil, feront donc partie de l’arsenal pour favoriser un vieillissement réussi », explique-t-elle.

    Il s’agit de la première étude du genre à utiliser plusieurs méthodes d’imagerie cérébrale sur un grand groupe de participants de la communauté en général.

    Lien entre apnée et marqueurs de la maladie d’Alzheimer

    Les chercheurs ont trouvé une association entre l’apnée du sommeil et la maladie d’Alzheimer, ce qui pourrait montrer un mécanisme biologique sous-jacent commun. Cependant, l’étude ne visait pas à montrer la causalité ou le fait que les personnes atteintes de marqueurs biologiques de la maladie d’Alzheimer développaient des symptômes de démence.

    Les chercheurs ont l’intention de poursuivre leurs travaux en recherchant s’il existe une différence entre les lésions cérébrales chez les hommes et les femmes. Ils prévoient également d’évaluer si le traitement de l’apnée peut faire une différence dans les changements cérébraux.

    Deux autres études suggèrent que l’apnée du sommeil est un facteur de risque de la maladie d’Alzheimer

    L’apnée obstructive du sommeil augmente le risque de développer la maladie d’Alzheimer, probablement en augmentant les dépôts d’amyloïde dans le cerveau.

    Elle précipiterait également les premiers troubles de mémoire.

    En 2017, une étude a montré que la sévérité de l’apnée obstructive du sommeil va de pair avec un niveau plus élevé d’amyloïdes (lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer) dans le cerveau. Ainsi, les individus avec plus d’apnées par heure ont eu une plus grande accumulation d’amyloïdes dans le cerveau.

    L’apnée obstructive du sommeil affecte de 30 à 80% des personnes âgées.

    « Plusieurs études ont suggéré que les troubles du sommeil pourraient contribuer aux dépôts amyloïdes et accélérer le déclin cognitif chez les personnes à risque », a déclaré le Dr R. Osorio, MD, auteur principal de l’étude et professeur de psychiatrie à l’Université de New York.

    L’étude a inclus 208 participants, âgés de 55 à 90, présentant une cognition normale. Les chercheurs ont effectué des ponctions lombaires pour prélever du liquide céphalo-rachidien (LCR) auprès des participants, puis utilisé la tomographie par émission de positons pour mesurer les dépôts d’amyloide directement dans le cerveau.

    Les résultats ont révélé que plus de la moitié des participants avaient une apnée obstructive du sommeil, dont 36,5% d’intensité légère et 16,8% d’intensité modérée à sévère. De l’échantillon total de l’étude, 104 ont participé à une étude longitudinale sur deux ans. Il a été observé une corrélation entre la sévérité de l’apnée et une augmentation des dépôts
    amyloïdes dans le cerveau.

    L’étude n’a en revanche pas trouvé que la sévérité de l’apnée était annonciatrice d’une détérioration cognitive chez ces adultes âgés en bonne santé, ce qui peut paraître étonnant.

    «Il est clair que le sommeil est important pour la mémoire » rajoute-t-il. « Souvent, les gens qui souffrent d’apnée du sommeil ne savent pas. Leurs voies respiratoires sont temporairement bloquées, ce qui les oblige à se réveiller inconsciemment. Certaines personnes souffrant d’apnée du sommeil peuvent se réveiller au moins 35 fois par heure. »

    Selon les chercheurs, la ventilation nocturne en pression positive continue, les appareils dentaires, la thérapie positionnelle et autres traitements de l’apnée du sommeil pourrait retarder la déficience cognitive et la démence chez de nombreux individus âgés.

    En 2015, la même équipe avait montré dans la revue Neurology que l’apnée du sommeil non soignée avance de 13 ans en moyenne l’apparition des premiers signes de perte de mémoire (77 ans au lieu de 90).

    Elle confirme une étude précédente (voir ci-dessous) ayant montré que les personnes âgées présentant des apnées du sommeil – signes de respiration perturbée pendant le sommeil – sont plus susceptibles d’avoir un risque de développer la maladie d’Alzheimer.

    L’apnée du sommeil a également des effets néfastes sur la système cardiovasculaire en augmentant le risque de maladies cardiaques, de diabète de type 2, d’hypertension artérielle et d’obésité. Elle augmenterait le
    risque d’accident vasculaire cérébral
    .

    Cela expliquerait, du moins en partie, son impact délétère sur le cerveau de la personne âgée.

    La bonne nouvelle est qu’en traitant ces troubles respiratoires nocturnes à l’aide d’un masque à pression positive, son effet délétère disparait.

    2470 dossiers médicaux de personnes âgées de 55 à 90 ans participant à une étude sur la maladie d’Alzheimer ont été analysés.

    Le fait qu’il existe une corrélation entre apnée du sommeil et maladie d’Alzheimer ne signifie par pour autant qu’il existe un lien de cause à effet.

    L’apnée du sommeil toucherait, chez les personnes âgées, un homme sur deux et une femme sur quatre, dont une bonne partie n’en est pas conscient.

    Les personnes souffrant d’apnées du sommeil non traitées ronflent bruyamment, ont une respiration qui s’arrête en pleine nuit et se sentent fatiguées le jour.

    Sources. R A Sharma et coll. Obstructive Sleep Apnea Severity Affects Amyloid Burden in Cognitively Normal Elderly: A Longitudinal Study. American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, 2017. Osorio RS et coll. Alzheimer’s Disease Neuroimaging Initiative. Sleep-disordered breathing advances cognitive decline in the elderly. Neurology, 12;84(19):1964-71, 2015.

    L’apnée du sommeil favoriserait le déclin cognitif

    Le syndrome d’apnées du sommeil pourrait favoriser un déclin cognitif, en plus d’être associé à des complications cardiovasculaires et métaboliques.

    Le syndrome d’apnées du sommeil (SAS) est le trouble du sommeil le plus grave, entraînant une augmentation de la morbidité et de la mortalité. Ce trouble peut être associé à des complications cardiovasculaires et métaboliques, ainsi qu’à une altération des performances cognitives. Environ la moitié des patients de 65 ans et plus consultant dans les cabinets médicaux se plaignent de troubles du sommeil.

    Il semblerait que le SAS précède le déclin cognitif, selon une étude (Study of Osteoporotic Fractures) publiée chez 298 femmes, âgées en moyenne de 82 ans, indemnes de troubles cognitifs et suivies pendant près de 5 ans. Les participantes ont subi un enregistrement polysomnographique nocturne en début d’étude et leurs performances cognitives ont été évaluées au début et en fin d’étude.

    Résultats. Parmi elles, un tiers souffraient d’apnées/hypopnées, avec au moins 15 épisodes d’arrêt respiratoire ou d’hypoventilation par heure. 20% ont manifesté un déclin cognitif léger et 15% ont développé une démence. La présence de troubles respiratoires du sommeil est associée à un risque accru (+85%) de déclin cognitif léger. Cette augmentation du risque n’est pas due à la présence d’une comorbidité ou d’autres facteurs de risque. De plus, les participantes dont le temps de sommeil en apnée ou hypopnée est augmentée de 7% ont un risque de troubles cognitifs multipliés par deux. En revanche, le temps de sommeil ne semble pas avoir d’effet néfaste. Les auteurs soulignent en outre le rôle délétère que joueraient les épisodes d’hypoxie intermittente chez les personnes qui souffrent de troubles respiratoires.

    Il est fort probable que la pression positive continue améliore la performance cognitive chez des sujets souffrant de troubles cognitifs.

    Conclusion: le syndrome d’apnées du sommeil peut favoriser un déclin cognitif

    Sources: Psychol Neuropsychiatr Vieil, 2010; J Bras Pneumol. 2010 Jun.

  2. Aire temporale de la mémoire

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    La partie inférieure du lobe temporal comprend l’aire temporale qui joue un rôle très important dans le stockage temporaire (quelques dizaines de secondes) d’un événement, avant que celui-ci ne soit éventuellement et durablement conservé.

    L’aire temporale fait partie du système limbique

    L’aire temporale de la mémoire à court terme est partie intégrante d’une région située à l’intérieur des hémisphères cérébraux: le système limbique (voir la figure ci-dessous représentant un cerveau vu de profil).

    Anatomie du système limbique

    systeme_limbique

    1. Cortex entorhinal: il sert d’intermédiaire entre l’hippocampe et le cortex.

    2. Hippocampe: il transforme un événement précis (en tenant compte du contexte spatio-temporel) et récent en un nouveau souvenir. Il permet donc de se rappeler durablement d’informations ou d’événements précis. C’est une structure pivot de l’aire temporale.

    3. Amygdale
    – Impliquée dans la mémoire émotive (elle donne une dimension affective aux souvenirs).
    – Également impliquée dans le comportement social.

    4. Corps mammilaires, impliqués dans le contrôle de l’humeur.

    5. Gyrus cingulaire: il contrôle le comportement.

    6. Septum: il modère les émotions.

    7. Thalamus: il fait le lien entre le cortex et le système limbique (sans lui le cortex ne « fonctionne » pas). Il est impliqué dans la mémoire épisodique.

    De nombreux études se sont penchées sur le rôle de deux structures présentes dans l’aire temporale et intimement liées à la mémoire: l’hippocampe et le cortex entorhinal.

    L’hippocampe et le cortex entorhinal sont particulièrement vulnérables aux effets du vieillissement puisque l’on observe des lésions de ces deux structures chez les personnes âgées souffrant d’un déficit cognitif léger ou de la maladie d’Alzheimer.

    Il existe donc un lien de cause (les lésions) à effet (les troubles cognitifs).

    Ces structures sont plus rarement touchées lors d’un accident vasculaire cérébral tandis qu’elles sont globalement épargnées chez une personne âgée ne présentant aucun déficit cognitif.

    En résum, l’aire temporale de la mémoire fait partie du lobe temporal, l’un des quatre principaux lobes du cortex qui interagit avec différentes structures du cerveau pour créer des souvenirs à long terme.

  3. Les utilisations du CBD dans le domaine de la santé mentale

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    La plante de cannabis est utilisée à des fins médicinales depuis des milliers d’années. La plante contient plus de 80 composés différents, connus sous le nom de cannabinoïdes.

    Si le tétrahydrocannabinol (THC) est le plus abondant et est bien connu pour ses propriétés psychoactives, le deuxième composé le plus répandu, le cannabidiol (CBD), n’a pas d’effets psychoactifs, et les produits sont déjà disponibles dans des boutiques CBD de façon tout à fait légale !

    Ces dernières années, les bienfaits potentiels du CBD sur la santé mentale ont suscité un intérêt croissant.

    Alors que les taux de recherche sont restés stables entre 2004 et 2014, il y a eu une augmentation de 125,9 % de 2016 à 2017. Rien qu’en avril 2019, 6,4 millions de recherches ont été effectuées sur Google pour obtenir des informations sur le CBD.

    Utilisations du CBD

    Le CBD est censé aider à traiter un certain nombre de maladies, bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour déterminer les effets et les avantages potentiels du CBD.

    Certaines des études existantes suggèrent que le CBD est prometteur dans le traitement d’un certain nombre de maladies, notamment la dépression, l’anxiété, l’épilepsie et les troubles du sommeil.

    L’anxiété

    L’anxiété est un problème commun à de nombreuses personnes. Les troubles anxieux affectent environ 19,1 % des adultes américains chaque année.6 Certaines études suggèrent que le CBD peut aider à soulager les symptômes de l’anxiété.

    Certaines études suggèrent que le CBD peut aider à soulager les symptômes de l’anxiété. Une étude s’est penchée sur la base neuronale possible du CBD pour réduire les symptômes du trouble d’anxiété sociale.

    Une étude de 2015 a analysé les études précliniques existantes sur l’utilisation du CBD contre l’anxiété et a constaté que le CBD était efficace pour un certain nombre de troubles anxieux, notamment :

    • le trouble anxieux généralisé
    • les troubles obsessionnels compulsifs (TOC)
    • le trouble panique
    • l’anxiété sociale
    • le syndrome de stress post-traumatique (SSPT)

    Cependant, les auteurs de l’étude notent que, bien que la substance ait un potentiel considérable, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux déterminer les avantages thérapeutiques et les effets à long terme.

    La dépression

    La dépression est l’un des troubles mentaux les plus courants aux États-Unis, touchant environ 17,3 millions d’adultes chaque année. Il existe des traitements efficaces, notamment la psychothérapie et les médicaments.

    Cependant, l’intérêt pour les traitements complémentaires et alternatifs s’est également accru au cours des dernières années.

    Le CBD a été étudié pour ses effets antidépresseurs potentiels. Certains antidépresseurs agissent sur les récepteurs de la sérotonine dans le cerveau.

    Un faible taux de sérotonine peut jouer un rôle dans le développement de la dépression. Des études animales suggèrent que le CBD pourrait avoir un impact sur ces récepteurs, ce qui pourrait produire des effets antidépresseurs.

    Une étude de 2018 a révélé que les effets antidépresseurs du CBD dépendent des niveaux de sérotonine dans le cerveau. Le cannabidiol ne semble pas augmenter les niveaux de sérotonine, mais affecte plutôt la façon dont le cerveau réagit à la sérotonine déjà présente dans le corps.

    Difficultés de sommeil

    Comme le CBD peut avoir un effet calmant, il peut aussi être prometteur dans le traitement des troubles du sommeil.

    Le sommeil est un élément essentiel de la santé mentale et du bien-être, mais les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) signalent qu’un tiers des adultes américains ne dorment pas la quantité de sommeil recommandée chaque nuit.

    Cette situation est problématique, car le manque de sommeil est lié à des problèmes de santé tels que la dépression, le diabète de type 2, l’obésité et les maladies cardiaques.

    Une étude menée auprès d’adultes présentant des symptômes d’anxiété et dormant mal a révélé que 65 % d’entre eux ont constaté une amélioration de la qualité de leur sommeil après avoir pris en moyenne 25 mg de CBD par jour pendant un mois, bien que ces résultats aient fluctué au fil du temps.

    Le syndrome de stress post-traumatique (SSPT)

    Le syndrome de stress post-traumatique touche environ 6,1 % des adultes américains. Il se caractérise par des symptômes tels que la reviviscence d’événements traumatisants, des pensées intrusives, des cauchemars et l’évitement de tout ce qui peut déclencher des souvenirs du traumatisme.

    Certaines recherches suggèrent que le CBD pourrait contribuer à réduire les symptômes de cette maladie. Dans une étude publiée dans le Journal of Alternative and Complementary Medicine, les chercheurs ont constaté qu’une dose orale de CBD en plus d’un traitement psychiatrique de routine pour le SSPT était associée à une réduction des symptômes.

    De belles perspectives pour le CBD

    De nombreux experts restent optimistes et pensent que le CBD pourrait s’avérer utile pour toute une série de troubles mentaux.

    « Le CBD a démontré son efficacité thérapeutique dans une série de modèles animaux d’anxiété et de stress, en réduisant les mesures comportementales et physiologiques (par exemple, le rythme cardiaque) du stress et de l’anxiété », a suggéré la directrice du National Institute of Drug Abuse.

    Types de produits de CBD

    Le CBD est disponible sous un certain nombre de formes et de produits différents, comme chez JustBob.fr. Le cannabidiol peut être extrait des plants de chanvre et de marijuana, qui diffèrent en termes de quantité de CBD et de THC à extraire.

    De plus, de nombreux pays autorisent aussi maintenant le cannabis thérapeutique !

  4. Alzheimer: attention à un fort taux de glucose

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    Une forte glycémie – concentration de glucose dans le sang – calculée sur une période de cinq ans – est associée à un risque accru de démence (dont la maladie d’Alzheimer), selon une étude américaine (Université de Washington) portant sur plus de 2 000 personnes âgés de 65 ans et plus.

    • Chez les non diabétiques, le risque de démence était 18% plus élevé chez les personnes avec un taux de glucose de 1,15 g/l, par rapport à ceux ayant un taux de 1 g/l.
    • Chez les diabétiques, le risque de démence est 40 % plus élevé chez les personnes avec un taux de glucose de 1,9 g/l, par rapport à ceux ayant un taux de 1,6 g/l.

    «Le résultat le plus intéressant, c’est que les niveaux de glucose sont associés à un risque plus élevé de démence chez les personnes non diabétiques», a déclaré l’auteur principal de l’étude.

    Les informations étaient enregistrées à chaque visite qui avait leu tous les deux ans, ce qui donnait en moyenne 17 mesures de glycémie par personne.  L’hémoglobine glyquée (aussi connu sous le nom de fraction HbA1c) était également mesurée.

    Les gens devraient-ils essayer de manger moins de sucre ou des aliments avec un « index glycémique » inférieur?

    « Pas nécessairement », déclare Dr Crane, l’auteur principal, qui précise : «votre taux de sucre dans le sang dépend, non seulement de ce que vous mangez, mais aussi de votre métabolisme individuel.»

    Pourrait-on réduire le risque de maladie d’Alzheimer en abaissant les taux de glucose ?

    Dr Crane souligne cependant que  «rien n’indique pour l’instant que l’on peut réduire le risque de maladie d’Alzheimer en abaissant son taux de glucose, si celui-ci est élevé ».

    Source: Glucose Levels and Risk of Dementia. New England Journal of Medicine, 2013; 369: 540.

    Les produits finaux de glycation avancée (AGE)

    Les données de recherche indiquent que des niveaux élevés de glucose dans le sang et/ou la consommation de régimes entrainant de forts taux de glucose sont liés à de nombreuses maladies liées à l’âge, notamment la dégénérescence maculaire liée à l’âge, la cataracte, la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer, la rétinopathie diabétique et, apparemment, le glaucome.

    Des concentrations élevées de sucre dans le sang et des perturbations des systèmes qui régulent le sucre dans le sang conduisent à l’accumulation de produits finaux de glycation avancée (AGE). Les AGE sont des composés toxiques formés par la combinaison de sucres et de leurs métabolites avec des biomolécules dans une réaction biochimique non enzymatique appelée glycation. Des données in vitro et in vivo indiquent qu’une consommation élevée de sucre est associée à une accumulation d’AGE dans divers tissus humains.

  5. Xarelto : un médicament autorisé contre les AVC

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    Xarelto est un médicament anticoagulant approuvé pour le traitement et la prévention des accidents vasculaires cérébraux (AVC) chez les adultes. Il appartient à une classe de médicaments appelés inhibiteurs du facteur Xa, qui agissent en bloquant l’action du facteur Xa dans la coagulation sanguine.

    Contrairement aux anticoagulants traditionnels, tels que la warfarineWarfarine, qui nécessitent un suivi régulier et ajustement de la dose, Xarelto est administré sous forme de comprimés d’une posologie fixe. Cela offre une plus grande commodité pour les patients et réduit le besoin d’examens fréquents.

    L’un des avantages clés de Xarelto est sa rapidité d’action. Dès son administration, il commence à inhiber le facteur Xa dans le sang, empêchant ainsi la formation de caillots dangereux. De plus, contrairement à certains autres médicaments anticoagulants, il ne nécessite pas l’utilisation concomitante d’un agent antiplaquettaire.

    Cependant, comme tout médicament, Xarelto présente également quelques inconvénients potentiels. Par exemple, certaines personnes peuvent être allergiques au principe actif ou aux excipients présents dans les comprimés. En outre, son utilisation peut entraîner des effets secondaires tels que des saignements excessifs ou des hématomes.

    Il est donc essentiel que vous consultiez votre médecin avant de prendre ce médicament afin qu’il puisse évaluer vos risques individuels et déterminer si Xarelto convient à votre situation médicale spécifique. N’oubliez pas

    Comment fonctionne Xarelto pour prévenir les AVC ?

    Xarelto est un médicament anticoagulant largement utilisé pour prévenir les AVC chez les personnes atteintes de fibrillation auriculaire et pour traiter la thrombose veineuse profonde. Mais comment fonctionne exactement Xarelto dans le corps?

    Le principe actif de Xarelto est le rivaroxaban, qui agit en inhibant l’activité d’un facteur crucial dans le processus de coagulation sanguine appelé facteur Xa. En bloquant ce facteur, Xarelto empêche la formation de caillots sanguins dangereux.

    Une fois ingéré, Xarelto est rapidement absorbé par l’intestin et se rend ensuite dans le sang. Là, il commence à agir en ciblant spécifiquement le facteur Xa présent dans la circulation sanguine. En neutralisant ce facteur clé, Xarelto réduit considérablement la capacité du sang à former des caillots.

    Ce mécanisme d’action précis fait de Xarelto un choix populaire pour ceux qui ont besoin d’une protection anticoagulante efficace. Contrairement à certains autres médicaments anticoagulants qui nécessitent une surveillance régulière des taux sanguins et des ajustements posologiques fréquents, Xarelto offre une commodité supplémentaire car il peut être pris par voie orale sans nécessiter ces contraintes supplémentaires.

    Cependant, il est important de noter que chaque personne réagit différemment aux médicaments et que certains effets secondaires peuvent survenir avec l’utilisation de Xarelto. Il est donc essentiel de suivre attentivement les instructions du médecin prescripteur et de signaler tout effet indésirable.

    Les avantages et les inconvénients de Xarelto

    Xarelto est un médicament anticoagulant largement utilisé pour prévenir les accidents vasculaires cérébraux (AVC) chez les patients à risque élevé. Comme tout médicament, il présente des avantages et des inconvénients qu’il convient de connaître.

    L’un des principaux avantages de Xarelto est sa facilité d’utilisation. Contrairement à d’autres anticoagulants, il ne nécessite pas une surveillance régulière de la coagulation sanguine par le biais de prises de sang fréquentes. Cela représente un réel avantage pour les patients, car cela évite des visites constantes chez le médecin et permet une meilleure qualité de vie.

    De plus, Xarelto offre une efficacité comparable voire supérieure aux autres anticoagulants disponibles sur le marché. Il a été démontré dans plusieurs études cliniques que ce médicament réduit significativement le risque d’AVC chez les patients présentant certaines affections cardiaques ou vasculaires.

    Cependant, comme tout médicament puissant, Xarelto comporte également certains inconvénients potentiels. L’un des principaux problèmes associés à son utilisation est le risque accru de saignements graves. Bien que rarement observés, ces saignements peuvent être difficiles à contrôler et nécessitent une intervention médicale immédiate.

    Par ailleurs, il est important de noter que Xarelto peut interagir avec d’autres médicaments et présenter ainsi des effets indésirables supplémentaires. Il est donc essentiel pour les patients prenant ce traitement de discuter avec leur médecin de tous les médicaments qu’ils utilisent afin d’év

    Comment prendre Xarelto?

    La prise de Xarelto est relativement simple et pratique, ce qui en fait un choix populaire parmi les patients souffrant de certaines affections médicales. Il est important de suivre attentivement les instructions fournies par votre médecin ou votre pharmacien pour garantir l’efficacité maximale du médicament.

    Xarelto se présente sous forme de comprimés pelliculés à prendre par voie orale une fois par jour. Il peut être pris avec ou sans nourriture, selon vos préférences personnelles. Assurez-vous simplement d’avaler le comprimé entier avec un verre d’eau.

    Il est essentiel de respecter strictement l’horaire prescrit pour la prise de Xarelto afin d’en tirer tous les bénéfices thérapeutiques. Si vous oubliez une dose, prenez-la dès que possible et continuez ensuite normalement le schéma posologique habituel. Toutefois, si vous êtes proche du moment où vous devez prendre la prochaine dose prévue, il vaut mieux sauter la dose oubliée et reprendre le traitement comme prévu.

    Il est également important d’éviter tout arrêt brutal du traitement sans consulter au préalable votre médecin traitant. Celui-ci sera en mesure d’évaluer si des ajustements doivent être apportés à votre schéma posologique en fonction de votre état clinique.

    Quels sont les effets secondaires de Xarelto?

    Les effets secondaires de Xarelto peuvent varier d’une personne à l’autre. Certains patients ne ressentent aucun effet indésirable, tandis que d’autres peuvent éprouver des symptômes légers à graves. Les effets secondaires les plus couramment signalés comprennent des saignements excessifs, des ecchymoses faciles et une sensation de faiblesse ou de fatigue.

    Il est important de noter que si vous rencontrez l’un de ces effets secondaires, il est essentiel de consulter immédiatement un professionnel de la santé pour obtenir des conseils médicaux appropriés. Ne jamais interrompre le traitement par Xarelto sans en avoir discuté au préalable avec votre médecin.

    Le Xarelto approuvé en 2013 dans la prévention des événements athérothrombotiques (AVC)

    Bayer HealthCare a annoncé fin 2013 que la Commission européenne avait approuvé l’utilisation de l’anticoagulant Xarelto (Rivaroxaban) dans la prévention des événements athérothrombotiques (infarctus du myocarde, AVC) ayant suivi un syndrome coronarien aigu.

    Selon une étude de phase III menée auprès de 15 500 personnes, Xarelto associé à de l’aspirine a permis de réduire ‘significativement’ le nombre d’incidents de ce type chez les patients traités.

    Au Canada, XARELTO en association à 75 à 100 mg d’aspirine, est aussi indiqué dans la prévention de l’AVC, de l’infarctus du myocarde et du décès d’origine cardiovasculaire, et la prévention de la mortalité chez les patients souffrant de coronaropathie.




    L’étude COMPASS est la plus importante étude sur Xarelto à laquelle ont participé 27 395 patients dans plus de 30 pays.
    Au cours de cette étude, l’association de Xarelto à 2,5 mg deux fois par jour à 100 mg d’aspirine une fois par jour a réduit de 24 % le risque de l’événement incluant l’AVC, le décès dû à une origine cardiovasculaire et la crise cardiaque, comparé à l’aspirine seul une fois par jour. De plus, l’association de Xarelto à 2,5 mg deux fois par jour à 100 mg d’aspirine une fois par jour a réduit le risque d’AVC de 42 % et la mortalité toutes causes confondues de 18 %.

  6. Parole : peut-on la récupérer après un AVC ?

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    La récupération de la parole après un AVC est un processus complexe qui nécessite du temps, de la patience et une approche multidisciplinaire. Chaque personne réagit différemment à un AVC et cela dépendra également de l’étendue des dommages causés au cerveau.

    L’une des méthodes les plus couramment utilisées pour retrouver la parole après un AVC est la thérapie orthophonique. Les orthophonistes sont des experts spécialisés dans le traitement des troubles de la communication. Ils travaillent avec les patients pour améliorer leur articulation, leur vocabulaire et leur compréhension linguistique.

    Outre la thérapie orthophonique, il existe d’autres techniques prometteuses telles que l’utilisation de dispositifs d’aide à la communication tels que les tablettes ou les logiciels spécifiques. Ces outils permettent aux patients de communiquer en utilisant des images, des symboles ou même en tapant sur un clavier virtuel.

    Certaines études ont également montré que l’utilisation de techniques telles que l’électrostimulation transcrânienne peut favoriser la récupération de la parole chez certains patients atteints d’aphasie post-AVC. Cette technique consiste à stimuler électriquement certaines zones du cerveau afin d’améliorer les connexions neuronales associées à la parole.

    Il est important de noter qu’il n’y a pas de solution universelle pour tous les cas d’AVC et chaque individu doit être évalué individuellement par une équipe médicale spécialisée. La récupération peut prendre du temps et demander beaucoup d’efforts, mais avec le bon soutien et une approche adaptée, il est possible pour beaucoup de retrouver une certaine forme de parole après un AVC.

    Les méthodes de récupération de la parole

    Les méthodes de récupération de la parole après un AVC sont variées et adaptées aux besoins spécifiques de chaque individu. Il est important de comprendre qu’il n’y a pas une seule méthode qui convient à tous, car les capacités linguistiques et cognitives diffèrent d’une personne à l’autre.

    L’une des approches couramment utilisées est la rééducation orthophonique, où le patient travaille avec un orthophoniste pour améliorer sa communication verbale. Cette méthode peut inclure des exercices visant à renforcer les muscles du visage, ainsi que des activités axées sur le développement du vocabulaire et la compréhension du langage.

    Une autre méthode souvent employée est la thérapie par l’utilisation d’appareils assistés tels que les dispositifs de communication augmentative et alternative (CAA). Ces appareils permettent aux personnes ayant perdu leur parole ou éprouvant des difficultés à parler après un AVC d’utiliser des images, des symboles ou même une synthèse vocale pour s’exprimer.

    La réalité virtuelle est également utilisée comme outil de rééducation pour aider les patients atteints d’un AVC à retrouver leurs compétences en matière de parole. Grâce à cette technologie immersive, ils peuvent participer à des simulations interactives qui stimulent leur processus cognitif et favorisent la récupération du langage.

    Il existe aussi différentes approches complémentaires telles que l’acupuncture ou encore certaines techniques alternatives comme la méditation ou le yoga qui peuvent contribuer au bien-être général du patient après un AVC.

    Il est essentiel de souligner que chaque cas étant unique, il est recommandé aux patients et à leurs proches de consulter un professionnel de la santé spécialisé afin de déterminer les méthodes de récupération.

    En conclusion, la récupération de la parole après un AVC est possible grâce à différentes méthodes et approches. Il est important de consulter rapidement un médecin spécialiste et de suivre les recommandations des professionnels de santé pour maximiser les chances de récupérer la parole.

    La rééducation orthophonique joue un rôle essentiel dans ce processus, en proposant des exercices ciblés et adaptés aux besoins spécifiques du patient. La thérapie par l’écoute musicale peut également être une option prometteuse pour stimuler le cerveau et faciliter la récupération.

    Il est crucial d’être patient et persévérant lors de ce parcours difficile. Chaque individu réagit différemment à l’AVC, donc il n’y a pas de garantie absolue quant à la récupération complète de la parole. Néanmoins, avec le soutien adéquat, beaucoup peuvent retrouver une certaine forme d’expression verbale.

    Il convient également d’accorder une attention particulière au bien-être mental et émotionnel du patient pendant cette période éprouvante. L’AVC peut avoir un impact significatif sur l’estime de soi ainsi que sur les relations sociales. Le soutien psychologique peut donc jouer un rôle clé dans le processus global de guérison.

    Bien qu’il puisse sembler décourageant au début, il existe des possibilités réelles pour récupérer la parole après un AVC. Avec une combinaison appropriée d’interventions médicales, orthophoniques et psychologiques, il est possible d’améliorer considérablement les capacités linguistiques affectées par cet événement traumatique.

    L’effet de la stimulation cérébrale

    La stimulation du cerveau peut aider les victimes d’un AVC à récupérer la parole, selon une étude portant sur 24 patients.
    Entre 20 et 30 % des survivants d’un AVC souffrent d’aphasie, un trouble qui affecte la capacité de lire, écrire ou parler. Elle est le plus souvent provoquée par les AVC qui se produisent dans les régions du cerveau impliquées dans la parole et le langage.
    13 de ces patients ont bénéficié pendant 20 minutes d’une stimulation magnétique transcrânienne (SMT) au niveau du cortex moteur alors que les 11 autres ont  reçu une fausse’ stimulation.
    Les patients ont ensuite droit à une rééducation de la parole pendant 10 jours à raison de 45 minutes par jour.
    « La SMT a un impact très positif sur l’anomie, soit l’incapacité d’appeler des objets, qui est l’un des symptômes d’aphasie les plus invalidants», déclare l’auteur principal de l’étude.
    « Nous croyons que la stimulation du cerveau doit se faire précocement pour être efficace, soit environ cinq semaines après l’AVC, parce que les gènes contrôlant le processus de guérison sont en activité pendant cette fenêtre de temps », poursuit-il.

    Source: Effects of Noninvasive Brain Stimulation on Language Networks and Recovery in Early Poststroke Aphasia. Stroke, June 27 2013.

    La récupération de la parole après un AVC dépendrait de l’hémisphère gauche

    Utilisant la technique de neuroimagerie, ils ont observé que ceux qui recouvraient la parole présentaient une activité normale de l’hémisphère gauche (c’est l’hémisphère gauche qui prédomine dans la parole).
    En revanche, ceux qui restaient aphasiques présentaient une activation de l’hémisphère droit, reflétant un phénomène de compensation du cerveau. Le cerveau droit prend le relais du cerveau gauche, mais cela n’est pas bénéfique pour le patient qui récupère mal.

    Rappelons que l’AVC est accompagné d’une aphasie chez 30% des patients, surtout chez ceux victimes d’une obturation de l’artère cérébrale moyenne gauche. La récupération, quand elle a lieu, peut prendre  plusieurs mois à plusieurs années.

    Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont recruté 27 patients ayant été victimes d’un AVC.
    Un tiers d’entre eux ont recouvré l’usage de la parole alors que les deux tiers restant sont restés aphasiques. Les patients ont passé des tests pour évaluer leur capacité de langage ainsi qu’une imagerie par résonance magnétique fonctionnelle pour évaluer l’activité cérébrale. Source: Restorative Neurology and Neuroscience, avril 2013.

  7. Vitamine E : bénéfique pour le cerveau ?

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    La vitamine E est une vitamine liposoluble essentielle pour notre corps et qui a fait l’objet d’études sur ses effets sur le cerveau. Elle agit comme un antioxydant puissant, protégeant ainsi nos cellules contre les dommages causés par les radicaux libres. 

    Les radicaux libres sont des molécules instables produites dans notre corps en raison de facteurs tels que le stress oxydatif, la pollution et même l’exposition aux rayons ultraviolets du soleil. Ces molécules peuvent endommager nos cellules et conduire à divers problèmes de santé.

    Il existe différents types de vitamines E, mais les plus couramment utilisées sont l’alpha-tocophérol (la forme active) et ses dérivés naturels ou synthétiques. Cependant, il est important de noter que tous les types ne sont pas équivalents en termes d’efficacité et d’utilisation par notre organisme.

    Les différents types de vitamines E

    La vitamine E est un groupe de composés liposolubles qui agissent comme des antioxydants dans le corps. Il existe plusieurs formes de vitamine E, mais les plus courantes sont l’alpha-tocophérol, le bêta-tocophérol, le gamma-tocophérol et le delta-tocophérol.

    L’alpha-tocophérol est la forme la plus active d’entre elle et celle qui est souvent utilisée dans les suppléments. Elle se trouve naturellement dans certains aliments tels que les noix, les graines et les huiles végétales.

    Le bêta- et gamma-tocophérols sont également présents dans certains aliments, mais en quantités moindres que l’alpha-tocophérol. Ils ont tous deux des propriétés antioxydantes bénéfiques pour la santé.

    Le delta-tocophérol est moins étudié que les autres formes, mais il semble également avoir des effets antioxydants importants.

    Il convient de noter qu’il existe différentes sources naturelles de vitamines E. Par exemple, l’huile d’onagre contient principalement du gamma-tocopherol tandis que l’huile d’avocado contient principalement du alpha tocopherol.

    En conclusion, il existe différents types de vitamines E ayant chacun leurs avantages spécifiques pour notre santé. En incorporant une variété d’aliments riches en ces nutriments essentiels à notre alimentation quotidienne, nous pouvons profiter pleinement des bienfaits offerts par chaque forme différente.

    Les avantages et les inconvénients de la vitamine E

    La vitamine E est un nutriment essentiel qui joue un rôle important dans le maintien de la santé globale du cerveau. Ses propriétés antioxydantes peuvent aider à protéger les cellules nerveuses des dommages causés par le stress oxydatif, tandis que ses effets anti-inflammatoires peuvent contribuer à réduire l’inflammation et l’oxydation qui sont souvent associées aux maladies neurologiques.

    Cependant, il est important de noter que la recherche sur les effets bénéfiques spécifiques de la vitamine E sur le cerveau est encore limitée et contradictoire. Certaines études suggèrent que des suppléments à doses élevées pourraient augmenter le risque de certains problèmes de santé, notamment les saignements et les accidents vasculaires cérébraux. Par conséquent, il est toujours préférable d’obtenir vos nutriments essentiels directement à partir d’une alimentation saine et équilibrée plutôt que de dépendre uniquement des compléments alimentaires.

    Si vous envisagez de prendre des suppléments de cette vitamine pour améliorer votre fonction cérébrale ou prévenir certaines maladies neurologiques, il est recommandé de consulter d’abord votre professionnel de la santé pour obtenir des conseils personnalisés.

    En fin de compte, bien qu’il puisse y avoir des avantages potentiels liés à la consommation adéquate de vitamine E pour notre cerveau, nous devons rester prudents quant aux doses élevées ou excessives provenant uniquement des suppléments. Une approche holistique intégrant une alimentation équilibrée et un mode de vie sain semble être

    La vitamine E diminue-t-elle le risque trouble cognitif ?

    Elle semble diminuer le risque de trouble cognitif associée ou non à une forme de démence (maladie d’Alzheimer ou démence vasculaire)

    La dose quotidienne efficace relevée avoisine celle de la dose quotidienne recommandée, soit 15mg/jour (22IU/jour). Selon les études épidémiologiques, la vitamine E réduit de 30 à 70% le risque de développer une maladie d’Alzheimer et de plus de deux tiers le risque de démence vasculaire.

    La vitamine E –contrairement aux vitamines A et C- semble freiner le déclin cognitif chez les personnes âgées et ce, quelle que soit sa source avec toutefois un apport minimal de 170 mg/jour (alimentation + suppléments) ou 18mg/jour (alimentation seulement).

    Enfin, elle (au taux de 10 mg/jour) semble diminuer (de 30%) le risque de développer une maladie de Parkinson, alors que la vitamine C et la vitamine A sont inefficaces à cet égard.

    La vitamine E diminue-t-elle le le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) ?

    Il semble que la vitamine E soient efficace lorsqu’elle provient de la nourriture (l’effet de suppléments alimentaires est peu probable).

    Le risque d’être victime d’un accident vasculaire cérébral est diminué de 30 à 70% et cette baisse se manifeste surtout chez les personnes à risque (hypertendus, fumeurs, diabétique).

    La vitamine E améliore-t-elle l’état des patients atteints Alzheimer ?

    L’efficacité de la vitamine E (doses = 1000 à 2,000 IU/jour) sur les performances cognitives des patients Alzheimer est minime, bien que significative. La vitamine E est parfois combinée avec un médicament anti-Alzheimer (i.e. Reminyl, Aricept, Exelon).

    Deux études randomisées avec placebo ont examiné le rôle de la vitamine E dans le traitement du déclin cognitif léger (DCL) ou de la maladie d’Alzheimer.

    Dans la première, les résultats indiquent qu’un traitement avec la vitamine E (2000 IU par an pendant 3 ans) n’empêche pas les patients souffrant de DCL de développer une maladie d’Alzheimer (pour rappel, 15% des patients DCL sont diagnostiqués Alzheimer par an). De plus le status cognitif de ces patients ne se trouvent pas améliorés.

    Concernant la deuxième étude, les auteurs concluent que la vitamine E (2000 IU/jour pendant deux ans) ralentit la progression de la maladie d’Alzheimer, bien que l’impact sur le déclin cognitif ne soit pas significatif.

    La vitamine E permet de ralentir la perte d’autonomie des patients atteints de formes modérées de la maladie d’Alzheimer, selon une étude publiée en 2013 dans la revue JAMA. Ils gagnent six mois en moyenne d’autonomie.

    Une équipe américaine (Minnesota, Etats-Unis) a montré que la vitamine E (sous la forme d’alpha tocophérol), ralentit le déclin cognitif de 19% de patients Alzheimer (forme légère à modérée) traités parallèlement avec un inhibiteur d’acétylcholinestérase (ex Aricept), comparé au groupe placebo n’ayant reçu que l’inhibiteur d’acétylcholinestérase . En revanche, la mémantine, seule ou combinée avec la vitamine E, n’a aucun effet.

    Ainsi, la vitamine E retarderait la perte totale d’autonomie (incapacité de s’habiller ou de se laver seul, par exemple)  

    613 patients ont été répartis en quatre groupes : un groupe qui recevait de la vitamine E seule, un qui recevait de la mémantine seule, un qui recevait une combinaison des deux et le groupe placebo. Tous les patients étaient traités avec un inhibiteur de l’acétylcholinestérase.

    Source: Effect of Vitamin E and Memantine on Functional Decline in Alzheimer Disease: The TEAM-AD VA Cooperative Randomized Trial. JAMA, 31 December 2013.

    Une revue publiée en 2019 rapporte que les études cliniques ont révélé des résultats peu fiables sur le risque de développement de la maladie d’Alzheimer. Ainsi, on ne sait toujours pas si les niveaux de cette vitamine sont associés au risque de la maladie ou si la supplémentation pourrait être bénéfique pour retarder la progression de la démence. Le nombre d’études montrant une diminution des niveaux de vitamine E dans le plasma chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer est plus élevé que le nombre d’études présentant des résultats contraires. Cependant, le traitement à la vitamine E a parfois des résultats positifs sur la cognition, mais pas toujours.

    Quelles en sont les principales sources de vitamine E ?

    • Huiles végétales, de préférence non rafinées, telles que les huiles de germe de blé (150-500 mg/100g), de soja (100-150 mg/100g), de tournesol (50-80 mg/100g), de colza (15-70 mg/100g), de maïs (100 mg/100g), de noix (40 mg/100g), d’olive (5-15 mg/100g) et de pépin de raisin (40 mg/100g)
    • Noisette et amande (25 mg/100g) et dans une moindre mesure
    • Les légumes (épinard, brocoli, lentille, asperge, petit pois, carotte), le chocolat, l’oeuf, le foie, les poissons gras…

    Quel est l’apport conseillé pour une personne âgée ?

    20 mg à 50 mg par jour (soit 30 à 75 UI par jour)

    Quelle est la dose maximale journalière à ne pas dépasser ?

    1000 mg par jour (soit 1500 UI par jour)

    Les doses élevées de vitamine E doivent être évitées chez ceux souffrant d’un déficit en vitamine K, de problèmes de saignement, ou chez les patients traités avec des médicaments anticoagulants (médicaments qui amincissent le sang pour prévenir les caillots).

    En effet, bien que les effets secondaires de la vitamine E soient peu fréquents, il y a risque de saignements spontanés (ex. saignements de nez, ulcères).

    Les effets de la vitamine E à fortes doses peuvent ne pas être seulement bénins. En 2005, une équipe a en effet démontré qu’une supplémention en vitamine E (400 IU par jour) pouvait augmenter le risque de maladie cardiaque, comparée au groupe placebo. Une autre étude a rapporté une légère augmentation de risque de cancer du poumon, en particulier chez les fumeurs. Une méta-analyse regroupant 11 études indique une légère augmentation de la mortalité chez les sujets prenant de la vitamine E.

    Que peut provoquer une carence en vitamine E ?

    Anémie, symptômes de neuropathie périphérique, claudication intermittente. Cependant, les risques de carences sont rares.

    Quels sont les effets indésirables et les contre-indications ?

    Il convient de consulter son médecin avant de consommer des suppléments de vitamine E dont les doses élevées (au dessus de 600 mg/jour) peuvent augmenter le risque d’hémorragie et d’hypertension.

  8. Escitalopram

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    L’escitalopram, souvent commercialisé sous le nom de Lexapro, est un médicament classé parmi les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS). Il est couramment prescrit pour traiter divers troubles mentaux tels que la dépression et les troubles anxieux. Contrairement aux autres médicaments de sa classe, l’escitalopram cible spécifiquement le neurotransmetteur sérotonine dans le cerveau.

    En inhibant la réabsorption de la sérotonine dans les cellules nerveuses, l’escitalopram contribue à augmenter les niveaux de cet important messager chimique. En fin de compte, cela améliore la communication entre les cellules du cerveau et peut atténuer les symptômes associés aux troubles de l’humeur.

    Il convient de noter que si l’escitalopram agit principalement sur la sérotonine, il peut également avoir un impact sur d’autres neurotransmetteurs tels que la dopamine et la noradrénaline. Ces neurotransmetteurs jouent également un rôle dans la régulation de l’humeur et des émotions.

    L’escitalopram se présente sous forme de comprimés à prendre par voie orale, généralement une fois par jour. Le dosage varie en fonction des besoins individuels et doit être déterminé par un professionnel de la santé. Il est essentiel de suivre scrupuleusement ses instructions pour obtenir des résultats optimaux.

    Comment l’escitalopram agit-il ?

    L’escitalopram est un médicament qui appartient à une classe de médicaments appelés inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS). Comment l’escitalopram agit-il ? Voyons cela de plus près.

    Lorsque nous subissons un stress mental ou une anxiété, la chimie de notre cerveau peut être déséquilibrée. Ce déséquilibre se traduit souvent par un faible taux de sérotonine, un neurotransmetteur responsable de la régulation de l’humeur et des émotions. L’escitalopram agit en augmentant la disponibilité de la sérotonine dans le cerveau.

    En inhibant la recapture de la sérotonine, l’escitalopram permet à ce neurotransmetteur essentiel de rester plus longtemps dans les synapses entre les cellules nerveuses. Par conséquent, la communication entre ces cellules nerveuses s’améliore et l’humeur se stabilise.

    Il est important de noter que si l’escitalopram aide à réguler les niveaux de sérotonine dans le cerveau, il ne crée pas d’effet euphorique immédiat comme peuvent le faire d’autres médicaments. Au contraire, il rééquilibre progressivement les signaux chimiques au fil du temps.

    Les mécanismes exacts par lesquels l’escitalopram soulage les symptômes de la dépression et de l’anxiété sont encore à l’étude. Cependant, son efficacité a été bien documentée dans de nombreux essais cliniques et dans des expériences réelles.

    Quels sont les avantages de l’escitalopram ?

    L’escitalopram aide à soulager les symptômes de la dépression. Il agit en augmentant les niveaux de sérotonine dans le cerveau, un neurotransmetteur responsable de la régulation de l’humeur. En augmentant les niveaux de sérotonine, il peut aider à améliorer les sentiments de tristesse et de désespoir.

    En outre, l’escitalopram peut être efficace pour réduire les symptômes des troubles anxieux. Il aide à calmer les pensées qui s’emballent et à réduire les inquiétudes ou les peurs excessives. De nombreuses personnes trouvent que la prise de ce médicament leur permet de reprendre le contrôle de leurs pensées anxieuses et de mener une vie plus satisfaisante.

    Un autre avantage de l’escitalopram est son profil d’effets secondaires relativement faible par rapport à d’autres antidépresseurs. Les effets secondaires les plus fréquents sont les nausées, les maux de tête, l’insomnie ou la somnolence, mais ils disparaissent généralement après quelques semaines, le temps que l’organisme s’adapte au médicament.

    Il est important de noter que si l’escitalopram peut apporter un soulagement significatif des symptômes de dépression et d’anxiété chez de nombreuses personnes, il peut ne pas convenir à tout le monde. Il est essentiel de consulter un professionnel de la santé avant d’entreprendre un nouveau régime médicamenteux.

    Les avantages de l’escitalopram résident dans sa capacité à gérer efficacement les symptômes associés à la dépression et aux troubles anxieux, tout en conservant un profil de sécurité favorable lorsqu’il est utilisé sous surveillance médicale.

    Quels sont les effets secondaires ?

    Lorsqu’on prend un médicament, il est important d’être conscient des effets secondaires potentiels. L’escitalopram, comme tout autre médicament, peut provoquer des réactions indésirables chez certaines personnes. Bien que la plupart des personnes tolèrent bien ce médicament, quelques effets secondaires courants ont été signalés.

    L’un des effets secondaires possibles de l’escitalopram est la nausée ou les maux d’estomac. Certaines personnes peuvent ressentir un léger inconfort digestif lorsqu’elles commencent à prendre le médicament, mais cet inconfort disparaît généralement après une courte période.

    Un autre effet secondaire fréquemment signalé est la somnolence ou la fatigue. Certaines personnes peuvent avoir des difficultés à se concentrer ou à effectuer des tâches qui nécessitent de la vigilance. Il est important d’éviter de conduire ou d’utiliser des machines lourdes si vous vous sentez excessivement fatigué lorsque vous prenez de l’escitalopram.

    Certaines personnes peuvent également remarquer des changements dans leur fonction sexuelle pendant qu’elles prennent ce médicament. Il peut s’agir d’une baisse de la libido ou d’une difficulté à atteindre l’orgasme. Si ces symptômes persistent et deviennent gênants, il est important d’en discuter avec votre médecin.

    D’autres effets secondaires moins fréquents de l’escitalopram peuvent inclure la bouche sèche, les maux de tête, l’insomnie, la transpiration et les tremblements. Ces symptômes sont généralement légers.

    L’escitalopram et la coronaropathie

    L’escitalopram serait un antidépresseur couramment utilisé pour traiter la dépression et l’anxiété, peut améliorer les problèmes de coeur liés au stress, chez les personnes ayant une maladie coronarienne.

    Par rapport à ceux recevant un placebo, les individus atteints de coronaropathie et qui ont reçu l’antidépresseur escitalopram avaient un risque divisé par 2,5 d’être atteint d’une ischémie du myocarde provoquée par un stress.

    Pour arriver à ces résultats, les chercheurs de l’université de Duke (Etats-Unis d’Amérique) ont soumis les participants à un test d’effort en utilisant un tapis roulant, ainsi que trois tests stressants : une test de calcul mental, un test de dessin en utilisant un miroir et la narration d’une histoire portant sur une situation qui évoque la colère ou la tristesse.

    Des tests d’échocardiographie et d’électrocardiogramme ont été passés parallèlement pour évaluer la fonction cardiaque au cours des tests de stress.

    Au cours des tâches de stress, les participants traités préalablement avec l’escitalopram – pendant 6 semaines –  se sentaient beaucoup plus calmes que ceux du groupe placebo.

    « Les médecins qui traitent des patients atteints de coronaropathie doivent être conscients de la façon dont les facteurs de stress peuvent avoir un impact négatif sur la gestion de leur maladie « , a déclaré Eric Velazquez, un des auteurs de l’étude.

    « Nous devons connaître les habitudes de vie de nos patients afin d’évaluer leur niveau de stress et évaluer si les mécanismes d’adaptation qu’ils utilisent sont suffisants pour faire face à ce stress. »
    Source : Effect of Escitalopram on Mental Stress–Induced Myocardial Ischemia. JAMA, mai 2013.

  9. Les troubles cognitifs dans la maladie de Parkinson

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    Les patients diagnostiqués avec une maladie de Parkinson et qui présentent des troubles cognitifs sont à risque de développer une démence, selon une étude norvégienne.

    L’on savait déjà que la maladie de Parkinson pouvait conduire à une démence.

    Dans une nouvelle étude, il apparaît que 27% des patients avec de légers problèmes cognitifs (mémoire, raisonnement…) détectés lors du diagnostic de Parkinson développent dans les trois prochaines années une démence.

    Il serait même près de la moitié à développer une démence lorsque ces troubles sont sévères et persistent durant l’année suivant le diagnostic (pour 19% des patients cependant, ces troubles s’estompent avec le temps).

    Selon d’autres chercheurs, il est prématuré de dire que ces troubles cognitifs sont prédictifs d’une démence chez ces patients car il ne s’agit pas forcément d’un lien de cause à effet. Source : JAMA Neurology, mars 2013.

    Une autre étude rapporte que les troubles cognitifs légers observés dans la maladie de Parkinson, mais aussi la gravité des signes moteurs de la maladie, augmentent indépendamment le risque de démence de la maladie de Parkinson.


    Les troubles cognitifs dans la maladie de Parkinson

    Les troubles cognitifs dans la maladie de Parkinson peuvent varier d’une personne à l’autre. Certains patients éprouvent des difficultés de mémoire, notamment pour se rappeler les événements récents ou pour effectuer plusieurs tâches simultanées. D’autres peuvent avoir du mal à se concentrer ou à résoudre des problèmes complexes.

    Ces troubles cognitifs sont souvent liés aux modifications chimiques qui se produisent dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie. Les cellules responsables de la production de dopamine, un neurotransmetteur essentiel pour le bon fonctionnement du cerveau, sont affectées par cette condition. En conséquence, les fonctions cognitives telles que la pensée abstraite, l’attention et la planification peuvent être altérées.

    Il est important de noter que tous les patients atteints de la maladie de Parkinson ne développent pas nécessairement des troubles cognitifs. Cependant, ces symptômes peuvent apparaître au fil du temps et progressivement impacter différentes facettes du quotidien.

    Pour faire face à ces défis cognitifs, il existe plusieurs approches thérapeutiques disponibles. Par exemple, certains médicaments utilisés pour traiter les symptômes moteurs associés à la maladie peuvent également améliorer les fonctions cognitives chez certains patients. De plus, une stimulation cognitive régulière peut aider à maintenir et renforcer certaines capacités mentales.

    Le traitement de la maladie de Parkinson est un élément essentiel pour améliorer la qualité de vie des personnes atteintes. Bien qu’il ne puisse pas guérir la maladie, il peut aider à atténuer les symptômes et à ralentir sa progression.

    Il existe différentes approches thérapeutiques qui peuvent être utilisées en fonction du stade de la maladie et des besoins spécifiques du patient. Les médicaments sont souvent prescrits pour contrôler les tremblements, la rigidité musculaire et les problèmes de mobilité. Ils agissent en augmentant le taux de dopamine dans le cerveau, ce qui aide à compenser le déficit causé par la maladie.

    En plus des médicaments, d’autres traitements complémentaires peuvent également être utilisés pour soulager les symptômes non moteurs tels que l’anxiété, la dépression ou les troubles du sommeil. La physiothérapie et l’ergothérapie peuvent également jouer un rôle important dans l’amélioration de la motricité fine et globale ainsi que dans l’apprentissage des techniques adaptatives pour faciliter les activités quotidiennes.

    Dans certains cas plus avancés, une intervention chirurgicale appelée stimulation cérébrale profonde peut être envisagée. Cette procédure consiste à implanter électrodes dans certaines parties du cerveau afin d’aider à réguler l’activité neuronale anormale associée aux symptômes parkinsoniens.

    Il est important que chaque personne atteinte de Parkinson travaille étroitement avec son équipe médicale pour trouver le traitement qui lui convient le mieux. Chaque individu est unique et les symptômes de la maladie peuvent varier.

  10. Les risques pour la santé des athlètes de esports : ce qu’il faut savoir

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    Ces dernières années, les sports électroniques, ou esports, ont vu leur popularité exploser. Aujourd’hui, l’esport est plus qu’un simple jeu vidéo – c’est un sport légitime avec des joueurs professionnels qui s’affrontent pour des millions de dollars de prix.

    En 2016, le gouvernement français a officiellement reconnu l’esport comme un sport national. Il est devenu si populaire que de nombreux opérateurs de paris sportifs offrent la possibilité de parier sur ce sport particulier.

    À l’instar de leurs homologues traditionnels, les sportifs de l’esport sont exposés à des risques pour leur santé en raison de leur profession. Ces risques vont des douleurs au poignet, au dos et au cou à la fatigue mentale et à la détresse. Les sportifs de l’esport ont besoin d’aide pour réguler leur santé, tout comme les autres sportifs.


    Risques pour la santé des sportifs de haut niveau

    Selon une étude du Journal of the American Osteopathic Association, les athlètes esports s’entraînent 3 à 10 heures par jour, mettant en pratique leurs stratégies et leurs réflexes dans le jeu qu’ils ont choisi. 

    Les joueurs novices effectuent environ 50 mouvements d’action par minute, tandis que les athlètes universitaires et professionnels effectuent 500 à 600 mouvements d’action par minute, soit environ 10 mouvements par seconde. En raison de cet entraînement rigoureux, tout comme les sportifs traditionnels, ils souffrent de blessures dues à la surutilisation. 

    L’étude a mis en évidence de nombreux problèmes de santé chez les athlètes esports, notamment une vision floue, des douleurs au cou et au dos, le syndrome du canal carpien, un dérèglement métabolique, ainsi que la dépression et l’anxiété. Ces risques peuvent être dus à un temps d’écran excessif, à une mauvaise posture, à des mouvements répétitifs, à une position assise prolongée et à une consommation élevée de caféine et de sucre.

    Une autre étude réalisée par l’Esports Health and Performance Institute a porté sur 65 joueurs de esports universitaires âgés de 18 à 22 ans et provenant de huit universités différentes aux États-Unis. Les résultats ont montré que 70 % des joueurs ont signalé des douleurs aux mains, 48 % une fatigue oculaire, 59 % des douleurs au dos ou à la nuque et 64 % des douleurs aux poignets. Ces conditions sont similaires à celles des personnes occupant des emplois de bureau sédentaires. 

    Les athlètes d’esports sont confrontés à la fois à des risques pour leur santé physique, et à des risques pour leur santé mentale. Une étude de l’université de Winchester a révélé que les problèmes de santé mentale sont très répandus chez les athlètes d’esports, comparables à d’autres sports professionnels comme le football. L’étude a également révélé que les joueurs professionnels peuvent souffrir de troubles du sommeil, d’épuisement professionnel et d’anxiété sociale.


    Des habitudes saines pour réduire les risques pour la santé

    Conscients des risques sanitaires liés à leur profession, les athlètes esports sont attentifs à leur santé et à leur mode de vie. Une enquête menée par Kaspersky a révélé que 38 % des joueurs professionnels donnent la priorité à la préparation mentale et que 34 % veillent à dormir suffisamment. Seuls 40 % des professionnels de l’esport continueraient à jouer pour améliorer leurs performances plutôt que de faire des pauses pour se reposer ou de manger plus sainement.

    Les résultats révèlent également que 34 % des sportifs professionnels prendraient des pauses pour bouger lorsque c’est possible, 32 % auraient de l’eau ou des boissons non alcoolisées à disposition pendant le jeu, et 25 % feraient très attention à leur forme physique générale.

    Avant de jouer, les athlètes esports peuvent effectuer divers exercices d’échauffement, comme des étirements et la mobilisation de leurs articulations, avant des sessions prolongées. Ils peuvent également faire travailler leurs yeux pour se préparer à regarder l’écran pendant longtemps.

    Il est essentiel de rester hydraté. Bien que certains joueurs préfèrent le café ou les boissons énergisantes pour augmenter leurs performances, ces boissons ne sont pas aussi hydratantes que l’eau. Ils doivent également faire des pauses entre les entraînements pour manger ou grignoter.

    Certains athlètes esports utilisent également des équipements ergonomiques, tels que des chaises, des écrans et des souris, conçus pour mieux s’adapter à la main afin de minimiser l’inconfort et les blessures. Les repose-pieds peuvent également améliorer le confort pendant l’entraînement ou la compétition et limiter les traumatismes articulaires.

    De nombreux exercices sont disponibles sur diverses plateformes numériques sous forme de vidéos ou d’infographies. Toutefois, il est recommandé de faire valider les exercices par un spécialiste afin de s’assurer qu’ils sont adaptés aux besoins physiques spécifiques du joueur et aux jeux pratiqués. En cas de douleur ou d’inconfort persistant, il est nécessaire de consulter un professionnel de la santé, tel qu’un médecin ou un physiothérapeute.


    Avantages des jeux et des esports

    Si les athlètes esports sont exposés à des risques pour la santé, leur profession présente également de multiples avantages. Par exemple, une étude renommée de l’Université chinoise des sciences électroniques et technologiques a montré que certains jeux vidéo peuvent améliorer les capacités cognitives.

    L’étude s’est concentrée sur le jeu populaire MOBA (arène de combat en ligne multijoueurs) League of Legends (LoL), qui dispose d’une scène esports professionnelle. Un autre jeu MOBA similaire est Dota 2. L’étude a opposé des joueurs expérimentés à des novices pendant plusieurs semaines.

    L’étude visait à comparer les réflexes et la coordination des joueurs expérimentés à ceux des novices, quel que soit leur niveau de compétence. Les résultats scientifiques sont clairs : les joueurs professionnels ont des réactions cérébrales nettement plus rapides.

    L’étude a montré que les joueurs de stratégie en temps réel ont une meilleure perception des contrastes, une meilleure coordination cerveau-œil-main (principalement des mains) et une meilleure mémoire.

    Outre les résultats de cette étude, l’esport peut également être un moyen de se détendre et de déstresser après une longue journée. La concentration intense requise pour jouer à des jeux vidéo peut aider les gens à oublier leurs soucis et à se concentrer sur quelque chose de positif. En outre, jouer à des jeux en ligne peut être un excellent moyen d’entrer en contact avec d’autres personnes et de nouer des relations, ce qui peut également avoir un impact positif sur la santé mentale.

    Enfin, les esports et autres jeux en ligne peuvent vous aider à améliorer vos compétences en anglais, car la plupart des jeux sont conçus dans cette langue. Bien que certains jeux soient disponibles dans plusieurs langues, dont le français, le fait d’y jouer avec les paramètres par défaut peut vous aider à améliorer vos compétences linguistiques.