Infolettre de novembre 2021

Hébergement temporaire pour personnes âgées

Quel est l’impact du cannabidiol (CBD) sur le cerveau ?

Situation légale du cannabidiol (CBD) au Québec

Le stress affecte-t-il la mémoire ?

Quels sont les avantages du Défibrillateur Automatique Externe ?

Comment gérer l’après cancer du sein ?

Infolettre d’octobre 2021

Troubles de la marche et de l’équilibre

Training Your Brain To Fight Off Dementia

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Infolettre de novembre 2021

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    L’origine de la progression agressive de la maladie identifiée ?

    Une équipe internationale de chercheurs a mis au point, à partir d’échantillons de cerveau post-mortem de patients atteints de la maladie d’Alzheimer, un modèle expliquant la progression de la maladie. Les patients étaient séparés en plusieurs catégories selon la gravité de leur cas (du déficit cognitif léger au stade confirmé de la maladie). Source : https://trustmyscience.com/chercheurs-identifient-cause-progression-agressive-alzheimer/

    Un ingrédient du basilic efficace dans la maladie d’Alzheimer

    Le basilic contient une molécule, le fenchol, qui aurait des effets bénéfiques sur les symptômes de la maladie d’Alzheimer en agisant sur un récepteur présent sur les neurones de l’intestin. Source : https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/maladie-alzheimer-compose-basilic-pourrait-etre-efficace-maladie-alzheimer-93990/

    Un anti-hypertenseur diminuerait le risque d’Alzheimer

    La bumétanide, un antihypertenseur ayant des propriétés diurétiques, protégerait les personnes génétiquement à risque de développer la maladie d’Alzheimer. Source : https://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/un-diuretique-contre-alzheimer-1361472

    Méthylphénidate efficace pour réduire l’apathie dans la maladie d’Alzheimer

    Le méthylphénidate, le composé catécholaminergique le plus étudié chez les personnes âgées, est sans danger et peut avoir des avantages modestes mais notables sur l’apathie chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer (MA), selon les résultats d’une étude publiée dans JAMA Neurology.

    L’étude a inclus 200 patients (âge médian, 76 ans) atteints de la maladie d’Alzheimer, de troubles cognitifs légers à modérés et souffrant d’apathie.

    Malgré les avantages potentiels du méthylphénidate sur l’apathie chez les patients, les chercheurs ont écrit que « les cliniciens doivent être conscients de l’effet modeste du traitement et de l’absence d’effet sur les activités de la vie quotidienne ». Source: Mintzer J et al. JAMA Neurol . Publié en ligne le 27 septembre 2021.

    La FDA autorise un test informatisé du langage pour détecter les troubles cognitifs

    La Food and Drug Administration (FDA) a autorisé le test CognICA Integrated Cognitive Assessment (ICA) à être commercialisé en tant que test médical pour détecter les troubles cognitifs. 

    CognICA est une évaluation de la langue de 5 minutes sur un iPad. Le test affiche des images d’animaux et demande à l’utilisateur de classer l’image comme animal ou non animal. CognICA devrait être disponible dans tout le pays aux États-Unis dans les prochains mois. Source : Kalafatis C et coll. Publié en ligne le 22 juillet 2021. Frontiers in Psychiatry.

    Les affections oculaires et chroniques augmentent le risque de démence

    La présence d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), d’une cataracte ou d’une maladie oculaire liée au diabète combinée à une affection chronique telle qu’une maladie cardiaque ou le diabète est associée à un risque accru de démence, selon les résultats de recherche publiés dans le Journal britannique d’ophtalmologie. 

    Les chercheurs ont découvert que la DMLA, la cataracte et la maladie oculaire liée au diabète sont « associées à un risque accru de démence, [et] que les personnes souffrant à la fois d’affections ophtalmiques et chroniques courent un risque plus élevé de démence que celles atteintes d’une affection ophtalmique ou chronique uniquement », selon l’étude. Source : Shang X et al. Br J Ophtalmol. Publié en ligne le 13 septembre 2021.

    Le lévétiracétam améliore la cognition chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer et d’épilepsie

    Le traitement par le lévétiracétam, un médicament antiépileptique, a été bien toléré et associé à des améliorations de la mémoire spatiale et des tâches de la fonction exécutive chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer (MA) et d’activité épileptiforme, selon les résultats d’un essai randomisé de phase 2a contrôlé par placebo publié dans JAMA Neurology.

    Les limites de l’étude incluent notamment sa petite taille d’échantillon, ce qui peut conduire à la génération de résultats faussement positifs ainsi que d’éventuels facteurs de confusion de sous-groupe, ont noté les chercheurs.

    Ils ont conclu que leurs « résultats pourraient conduire à de futures approches personnalisées de la MA, dans lesquelles les patients atteints de la variante épileptique de la MA recevront des traitements différents de ceux sans la variante épileptique ». Source : Vossel K et al.  JAMA Neurol . Publié en ligne le 27 septembre 2021. doi:10.1001/jamaneurol.2021.3310

    Un régime d’acides aminés essentiels pourrait bloquer le développement de la démence

    La consommation d’Amino LP7, une combinaison spécifique d’acides aminés essentiels, pourrait inhiber le développement de la démence, selon une étude japonaise.

    L’apport en protéines est connu pour être vital pour le maintien de la fonction cérébrale chez les personnes âgées. Maintenant, en utilisant un modèle de souris  de la maladie d’Alzheimer, des chercheurs ont montré que l’apport d’un ensemble d’acides aminés peut inhiber la mort des cellules cérébrales, protéger les connexions entre les neurones et réduire l’inflammation, préservant ainsi la fonction cérébrale. Leurs recherches suggèrent que cette combinaison d’acides aminés – appelée Amino LP7 – peut contrer le développement de la démence, y compris la maladie d’Alzheimer.

    Bien que l’étude ait été réalisée chez la souris, les auteurs espèrent que l’apport en acides aminés pourrait également modifier le développement de la démence chez l’homme. Source : Hideaki Sato et coll. Sciences advances, 2021 ; 7 (43) DOI : 10.1126/sciadv.abd5046

    Trop peu et trop de sommeil lié au déclin cognitif

    Selon une nouvelle étude, les personnes âgées qui dorment peu ou longtemps ont connu un déclin cognitif plus important que celles qui dorment modérément.

    Comme tant d’autres bonnes choses dans la vie, le sommeil est meilleur avec modération. Une étude pluriannuelle sur des personnes âgées a révélé que les petits et grands dormeurs présentaient un déclin cognitif plus important que les personnes qui dormaient de manière modérée. L’étude a été menée par des chercheurs de la Washington University School of Medicine à St. Louis.

    Les chercheurs ont découvert une relation en forme de U entre le sommeil et le déclin cognitif. Dans l’ensemble, les scores cognitifs ont diminué chez les groupes qui dormaient moins de 4,5 heures ou plus de 6,5 heures par nuit – tels que mesurés par l’EEG. L’EEG a tendance à donner des estimations du temps de sommeil qui sont environ une heure plus courtes que le temps de sommeil autodéclaré, de sorte que les résultats correspondent à 5,5 à 7,5 heures de sommeil autodéclaré, a déclaré Lucey. Source: Rohan Jagirdar et coll. Restoring activity in the thalamic reticular nucleus improves sleep architecture and reduces Aβ accumulation in mice. Science Translational Medicine, 2021; 13 (618) DOI: 10.1126/scitranslmed.abh4284

    Au moins 5 heures par semaine d’activité physique pour prévenir certains cancers

    Un nouveau rapport révèle que plus de 46 000 cas de cancer par an aux États-Unis pourraient être évités si les Américains pratiquaient les 5 heures hebdomadaires d’activités physique d’intensité modérée qui sont recommandées. Les dernières données publiées dans la revue Medicine & Science in Sports & Exercise montrent que 3 % de tous les cas de cancer chez les adultes aux États-Unis âgés de 30 ans et plus entre 2013 et 2016 étaient attribuables à l’inactivité physique et la proportion était plus élevée chez les femmes. Source: Adair K. Minihan et coll., Proportion of Cancer Cases Attributable to Physical Inactivity by US State, 2013-2016. Medicine & Science in Sports & Exercise, 2021; Publish Ahead of Print DOI: 10.1249/MSS.0000000000002801

  2. Hébergement temporaire pour personnes âgées

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    PapyBnb est une plateforme proposant un service de mise en relation entre des hébergements de courtes durées et des aidants familiaux qui recherchent une solution pour s’occuper de leur proche dépendant sur une courte période. Papybnb permet aux aidants familiaux de trouver une solution lorsqu’ils souhaitent souffler un peu ou partir en vacances. Les hébergements proposés sont soit des établissements pour personnes âgées (Ehpads, Résidences séniors) ou des accueillants familiaux agréés.

    Qu’est-ce que l’hébergement temporaire ?

    Les hébergements temporaires permettent aux personnes âgées dépendantes ou autonomes de bénéficier d’un accueil ponctuel dans un hébergement sécurisé. Il est possible d’y avoir recours pour quelques jours ou quelques semaines. Il ne peut excéder quelques semaines consécutives par an.

    Il est souvent compliqué de trouver un accueil temporaire lorsqu’un aidant souhaite prendre quelques jours de congés et qu’un service à domicile est insuffisant pour la personne âgée dépendante.

    D’autres situations imprévues peuvent être la raison d’un placement en hébergement temporaire, par exemple si l’aidant se fait hospitaliser et n’est donc plus en mesure de fournir l’aide nécessaire à son proche âgé. Une absence momentanée d’aide professionnelle à domicile peut aussi être une raison de recourir à l’accueil temporaire. Cette situation est assez fréquente lors des congés d’été. Enfin, cela peut être aussi une nécessité lorsqu’il est impossible pour la personne âgée de rester chez elle lors de travaux d’adaptation de son domicile.

    L’hébergement temporaire peut aussi être un premier pas vers un déménagement dans une famille d’accueil ou une maison de retraite. Cette première étape étant primordiale pour une personne âgée souhaitant s’acclimater avec une nouvelle vie loin de son domicile.

    Ces solutions d’hébergement temporaire permettent de lutter contre l’isolement des personnes âgées.

    Quelle durée pour un hébergement temporaire ?

    La flexibilité, point positif que propose ce type d’accueil. L’hébergement temporaire est possible dans une limite de 90 jours par an. Comme expliqué précédemment cela n’est pas nécessaire que cela soit fait consécutivement. 

    Différents établissements pour l’accueil temporaire

    Les EHPAD proposent des services d’accueil temporaire au sein de leurs établissements avec les services similaires à l’hébergement permanent. La majorité des EHPADs réservent quelques places à l’accueil temporaire. Il existe même des EHPADs exclusivement dédiés à l’hébergement temporaire, leur accompagnement lors du séjour de la personne âgée est tourné vers son retour à son domicile. Ce type d’établissement est encore peu présent en France.

    Au sein de l’EHPAD, en plus de l’hébergement, les services proposés sont :

    • Restauration
    • Animations
    • Blanchissage du linge
    • Prise en charge de la dépendance
    • Prise en charge médicale si besoin

    La personne âgée conserve son médecin traitant ainsi que ses différents intervenants paramédicaux dans le cadre de son placement temporaire en maison de retraite.

    L’admission en EHPAD

    Pour un hébergement temporaire, il faut déposer un dossier d’admission, sur le même principe qu’une demande d’hébergement permanent. Une visite de pré-admission doit être faite ainsi que l’étude du dossier médical. Il est recommandé de faire les démarches bien en amont, le traitement d’un dossier prend un certain temps.

    L’accueil familial, propose également ce service. Sur le même principe que les EHPAD, l’accueil familial propose également les services similaires à ceux d’un accueil permanent. La personne âgée est considérée comme un accueilli permanent au sein de la famille d’accueil et peut ainsi bénéficier du même accompagnement.

    À savoir,

    • Restauration
    • Accompagnement personnalisé
    • Prise en charge médicale si nécessaire
    • Prise en charge de la dépendance
    • Animation personnalisée

    Résidence autonomie ou résidence services proposent d’accueillir de manière temporaire des personnes âgées. A contrario de l’accueil familial et l’EHPAD, la résidence autonomie n’est pas une structure médicalisée.

    Ce type de structure est plus adapté pour une personne âgée ayant encore une certaine autonomie. Elles sont pour la plupart situées au cœur des villes, à proximité des différents commerces, des transports et des services. Ces résidences proposent différents types de logements, studios F1, F2 et plus rarement des F3.

    Les critères d’admissions à une résidence autonomie :

    • Avoir un niveau GIR 5 ou 6 (possibilité d’être admis en GIR 4, la résidence doit avoir signé une convention avec un EHPAD et un SSIAD, service de soins infirmiers à domicile ou un SPASAD, service polyvalent d’aide et de soins à domicile)
    • Avoir plus de 60 ans (dérogation possible pour des personnes âgées de moins de 60 ans et les personnes handicapées)

    Tarif d’un hébergement temporaire

    Pour les EHPADs le coût de l’accueil familial est variable en fonction des structures. Il reste l’établissement le plus coûteux, car il apporte un soin médicalisé avec tous les services similaires à ceux d’un accueil permanent.

    Pour l’accueil familial, c’est également variable en fonction de la famille, de sa localisation, etc… Le prix reste en partie le même qu’un accueil permanent. Le coût brut avant les aides est donc d’environ 2200 euros.

    Après les aides, le reste à charge moyen constaté est de 1200 euros par mois en famille d’accueil pour personnes âgées.

    Pour les résidences autonomie, elles ont une vocation sociale, le coût du logement sera donc modéré. La facture de la prestation se décompose en 4 points :

    • Loyer ou redevance
    • Charges locatives
    • Frais liés aux prestations incluses (prestation de restauration)
    • Frais liés aux prestations facultatives (sorties extérieures)

    Aide pour bénéficier de l’accueil temporaire

    La personne âgée à la possibilité de bénéficier d’aides de l’État pour financer son hébergement temporaire.

    • L’APA : Allocation Personnalisée d’Autonomie. Le montant de l’APA est fixé en fonction du degré d’autonomie de chaque personne âgée et de ses revenus. Pour définir ce degré d’autonomie, les services sociaux utilisent la Grille Aggir.
    • Le droit au répit est une aide complémentaire de l’APA qui peut se porter à 509 euros pour un séjour 
    • L’ASH : l’aide sociale à l’hébergement est une aide qui peut couvrir tout ou en partie les frais d’hébergement en famille d’accueil. Pour en bénéficier, il faut avoir des revenus inférieurs aux frais d’hébergement.
    • Aides extralégales des mairies ou des conseils départementaux : Ces aides sont attribuées au cas par cas, en fonction de la situation de la personne et de ces éventuelles difficultés sociales.

    Exemple d’aides extralégales :

    • Aide financière pour des frais exceptionnels (hébergement temporaire après hospitalisation…
    • Aide financière pour payer une facture
    • Participation aux portages de repas, téléassistance

    Comment trouver un hébergement temporaire sur PAPYBNB ?

    Trouver un hébergement temporaire pour son proche âgé peut s’avérer compliqué. La recherche d’une structure peut également prendre du temps. PapyBnb, propose sur sa plateforme plusieurs hébergements en fonction de la localisation souhaitée et du prix. Sur le même principe que des sites comme Airbnb, Abritel, etc… il est très simple pour le proche de la personne âgée de trouver un établissement adapté à ses besoins près de chez lui.

  3. Quel est l’impact du cannabidiol (CBD) sur le cerveau ?

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    Une revue incluant quatre-vingt quatorze études résume les effets du cannabinoïde (CBD) sur le cerveau d’individus avec ou sans trouble psychiatrique. 

    Dans l’ensemble, les études effectuées chez des sujets sains (c’est-à-dire sans trouble psychiatrique) ont montré que le CBD modulait l’activité du cerveau et avait des effets opposés au tétrahydrocannabinol (THC).

    Pour mesurer cette activité, les chercheurs ont eu recours à un examen de l’activité du cerveau par neuroimagerie et ont demandé aux volontaires d’effectuer des tâches mettant en jeu l’activation des neurones allant de certains zones du cerveau à d’autres : par exemple du cortex frontal au cortex temporal, du cortex frontal au striatum ou du cortex temporal au cortex occipital. 

    La connexion des neurones qui relient le lobe frontal aussi striatum s’est améliorée après l’administration de CBD. Fait intéressant, une connexion plus faible de ces neurones a été rapportée dans la psychose et a été associée à des symptômes positifs plus graves.

    De plus, le CBD a diminué l’activité des neurones allant du lobe frontal au système limbique. Des études d’IRMf fonctionnelle ont montré une activation des zones du système limbique dans les troubles anxieux (par exemple, lors d’attaques de panique), ce qui suggère que le CBD peut diminuer l’état d’anxiété.

    Selon les études actuelles, le cacannabinoïde (CBD) améliore la connexion des neurones (flèche bleue) partant du lobe frontal (1) vers le striatum (2). Le CBD diminuerait l’activité des neurones se dirigeant du lobe frontal vers le système linbique (3).

    Le CBD efficace dans certains troubles du cerveau ?

    Ces résultats laissent à penser que le CBD pourrait être une thérapie en restaurant des réseaux de neurones qui sont défectueux dans certains troubles neurologique. Des études précliniques et cliniquesont montré des effets prometteurs du CBD sur la réduction du craving (une envie difficile à contrôler), ainsi que des effets bénéfiques sur la volonté de consommer des substances illicites, des phénomènes associés aux déséquilibres des réseaux de neurones du lobe frontal, du striatum et du système limbique.

    Les études ont également montré que le CBD a des effets opposés au THC. Il est connu que le THC a des propriétés pro-psychotiques et anxiogènes, surtout en présence de variétés de cannabis riches en THC et lorsque la consommation de cannabis est importante. Des effets neurophysiologiques opposés entre le CBD et la THC ont été rapportés dans les zones du cortex préfrontal, du striatum et du système limbique impliquées dans la psychose et l’anxiété. Ces effets cérébraux opposés suggèrent que le CBD pourrait être capable de contrebalancer les effets néfastes induits par le THC. Cependant, les concentrations de CBD nécessaires pour compenser les effets du THC chez les individus en bonne santé ne sont toujours pas claires, car le CBD pourrait avoir des effets différents lorsqu’il est administré à différentes doses.

    L’administration aiguë de CBD a également affecté les réseaux de neurones du cerveau chez des sujets diagnostiqués avec un trouble psychiatrique. Dans l’ensemble, les résultats rapportés dans les différentes études suggèrent que le CBD pourrait contribuer à rendre normale l’activité des neurones entre le lobe frontal et le striatum qui est déséquilibrée chez les patients ayant un trouble psychiatrique. De plus, des chercheurs ont montré que le CBD réduisait le flux sanguin cérébral dans les zones limbiques (c’est-à-dire l’hippocampe, le parahippocampe et le gyrus temporal) chez les sujets souffrant d’anxiété sociale.

    Des résultats nécessitant d’être confirmés

    Ces résultats sont à analyser avec précaution car les articles inclus dans cette revue utilisaient souvent des méthodologies différentes (par exemple des méthodes de neuroimagerie, des modes d’administration et des doses différentes). Un autre aspect méthodologique à prendre en compte est que les effets du CBD sur le cerveau peuvent être différents selon l’âge et la progression de la maladie ou être influencés par l’utilisation concomitante de médicaments (p. ex., antipsychotiques) ou de drogues donnant lieu à un abus. 

    D’autre part, la plupart des études ont inclus des sujets sains principalement masculins ou de patients souffrant de troubles psychiatriques pour explorer les effets du CBD. Bien que les études examinées ici offrent une image cohérente indiquant que le CBD a des effets modulateurs sur les réseaux neuronaux qui sont dysfonctionnels dans la psychose, l’anxiété et la toxicomanie, il sera nécessaire de reproduire les résultats sur des populations plus larges comprenant également des femmes.

    Les futures recherches devraient se concentrer sur le traitement à plus long terme (et non aigu) des patients atteints d’un trouble psychiatrique, en combinaison avec des examens de neuroimagerie, afin d’identifier les zones associées aux effets thérapeutiques possibles du CBD sur le cerveau.  Deuxièmement, comme il a été démontré que la réponse clinique au CBD diffère d’un patient à l’autre, des études ultérieures pourraient également utiliser des techniques de neuroimagerie pour mieux identifier des patients qui pourraient mieux bénéficier d’un traitement au CBD.

    Conclusion

    En conclusion, des études de neuroimagerie ont montré que le CBD diminue l’activité de certaines zones du cerveau et améliore la connexion entre les réseaux de neurones qui sont dysfonctionnels dans la psychose (schizophrénie) et l’anxiété, laissant à penser que le CBD peut-être des effets thérapeutiques sur le cerveau dans certaines maladies.

    Source : Batalla A, Bos J, Postma A, Bossong MG. The Impact of Cannabidiol on Human Brain Function: A Systematic Review. Front Pharmacol. 2021 Jan 21.

  4. Situation légale du cannabidiol (CBD) au Québec

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    Le cannabis est une plante qui contient près d’une centaine de substances chimiques connues sous le nom de cannabinoïdes. Le cannabidiol (CBD) est un cannabinoïde qui, contrairement au tétrahydrocannabinol (THC), n’a pas d’effet toxique sur le cerveau. Le CBD et les autres phytocannabinoïdes sont réglementés au Canada en vertu de la Loi sur le cannabis qui est entrée en vigueur le 17 octobre 2018. Les lois canadiennes sur le cannabis suivent les conventions établies par les Nations Unies.

    La règlementation du cannabidiol (CBD) au Québec

    La réglementation générale sur le cannabidiol (CBD) au Québec 

    On retrouve le CBD dans diverses variétés de plantes de cannabis, y compris le chanvre. Dans les provinces du Canada dont le Québec, les cannabinoïdes sont réglementés en vertu de la Loi sur le cannabis de 2018 sur le contrôle des stupéfiants. Le cannabidiol est donc une substance contrôlée dans toutes les provinces du Canada, de même que les produits qui contiennent du CBD. 

    Cela comprend le CBD dérivé des plantes de chanvre industriel, ainsi que le CBD dérivé d’autres variétés de cannabis. Le Canada considère que le CBD est une drogue qui peut créer une dépendance et qui peut faire l’objet d’abus, au même titre que le THC.  

    Santé Canada est chargée de la supervision de la production des produits à base de cannabis, ainsi que de la distribution et de la vente. Cela inclut les produits contenant du CBD commercialisés à des fins médicales.
    Chaque province et territoire détermine la façon dont le cannabis est distribué et vendu sur son territoire, en ce qui concerne la vente sur internet (par exemple kush station), l’emplacement et l’exploitation des magasins.

    Seuls les détaillants agréés par le gouvernement et possédant une licence fédérale peuvent cultiver, fabriquer et vendre des variétés de plantes de cannabis contenant des quantités de THC et de CBD et destinées à être vendues. La règlementation du CBD au Québec permet la possession d’un maximum de 150 grammes de fleurs séchées ou l’équivalent dans les résidences privées. La possession publique est limitée à la limite fédérale de 30 grammes. Il faut avoir au moins 18 ans pour acheter du CBD. Les commerces sont gérés par le gouvernement ou se font en ligne. La consommation est interdite dans les zones non-fumeurs.

    Les produits à base de CBD sur ordonnance

    Un produit contenant du cannabidiol commercialisé à des fins de santé est considéré comme un médicament sur ordonnance et doit être approuvé en vertu de la Loi sur les aliments et drogues. Si le produit n’est pas approuvé, il est illégal de faire des allégations relatives à la santé sur des produits contenant du CBD au Canada. 

    Les produits de santé naturels

    Les produit de santé naturel ne peuvent contenir que des parties des plantes de cannabis qui ne sont pas considérées comme du cannabis en vertu de la Loi sur le cannabis. L’ajout délibéré de cannabinoïdes à de tels produits est interdit.

    Attention aux produits illégaux à base de CBD

    Selon certains media, il existe des centaines de produits vendus en toute illégalité sur un marché noir au Canada, avec des allégations de santé exagérée, voire fausses. La communauté des chercheurs estiment qu’il n’existe pas de preuves suffisantes pour affirmer que le CBD a une efficacité thérapeutique contre l’anxiété, l’insomnie ou la douleur par exemple.

    Les produits CBD vendus sur le marché noir ne sont pas soumis aux normes de test rigoureuses, contrairement aux produits sous licence. De plus, l’agence de santé américaine (Food and Drug Administration) a montré que de nombreux produits ne contiennent pas la quantité de CBD prétendue et peuvent dans certains cas contenir du THC. L’agence canadienne Santé Canada a créé en novembre 2020 le Comité consultatif scientifique sur les produits de santé contenant du cannabis.

  5. Le stress affecte-t-il la mémoire ?

    Commentaires fermés sur Le stress affecte-t-il la mémoire ?

    Il existe un lien entre un stress accru et une perte de mémoire.

    Le stress peut aggraver la perte de mémoire chez les personnes ayant un déficit cognitif léger grâce à un effet néfaste du cortisol sur le cerveau.

    Le stress peut être atténué par une approche comportementale (p. ex. la thérapie cognitivo-comportementale) ou à l’aide de nouvelle technologie, telle que feel-good.space un site et une app anti-stress. Ces interventions non pharmacologiques pourraient retarder ou même empêcher le déclin cognitif d’un individu, en réduisant le niveau de stress chronique.

    Le stress aggraverait les troubles de mémoire

    Les auteurs ont cherché dans une étude à déterminer l’association entre les niveaux de stress chronique et la vitesse de déclin de la mémoire chez les personnes âgées cognitivement normales et légèrement déficientes. 

    Cette étude longitudinale inclut 61 sujets cognitivement normaux et 41 sujets atteints de troubles cognitifs légers (âgés de 65 à 97 ans). Cinquante-deux sujets ont été suivis en moyenne 2 ans et ont subi des évaluations de leur niveau de stress et de leurs fonctions cognitives. 

    Résultats: Des niveaux de stress plus élevées étaient associées à un déclin cognitif plus rapide chez les sujets présentant un déficit cognitif léger, mais pas chez les sujets cognitivement normaux, ce qui suggère que le stress chronique affecte le fonctionnement cognitif différemment chez les sujets cognitivement normaux et ceux ayant une déficience cognitive légère.

    La première étape pour réduire son niveau de stress consiste à déterminer quels sont les facteurs déclencheurs.

    Dans une autre étude publiée en 1996 sur 50 individus âgés de 60 à 87 ans, les chercheurs ont montré que plus l’augmentation des niveaux de cortisol étaient élevés, plus la performance au test de mémoire était faible.

    Les déficits de mémoire impliquaient en particulier la mémoire épisodique.

    Comment expliquer cette relation ?

    La relation entre stress chronique et les problèmes mnésiques s’expliquerait par les niveaux élevés de cortisol, l’hormone du stress qui augmente dans notre organisme en présence d’une menace ou d’une situation jugée à risque.

    Ce niveaux élevés ont été mesurés chez des rats qui présentaient moins de synapses – zones de contact entre deux neurones – du cortex préfrontal, la région du cerveau impliquée dans la mémoire à court-terme.

    Cette perte synaptique serait à l’origine des trous de mémoire.

    Le stress chronique provoque également de l’anxiété, de l’hypertension et favoriserait la prise de poids.

    Cette étude confirme l’hypothèse selon laquelle une augmentation soutenue du cortisol dans le cerveau produit des effets délétères sur l’hippocampe – une structure du cerveau impliquée dans l’apprentissage et la mémoire – contribuant à altérer la performance cognitive de la personne âgée.

    D’autres résultats ont montré qu’un test stressant (une entrevue en public) diminue la performance de la mémoire déclarative contrairement à une condition non stressante, et cette baisse de performance s’accompagne d’une augmentation des taux de cortisol. Le fait d’anticiper le stress, et non le stress lui-même, pourrait jouer un rôle plus important que le stress lui-même dans le déficit de mémoire déclarative produit par le stress. Source: Anderson et al. Aging and HPA Status Predict Prefrontal Deficits. J. Neurosci., juin 2014, 34:8387.

    Une vie très stressante peut conduire à la maladie d’Alzheimer

    Des personnes âgées hautement stressées peuvent doubler leur risque de développer la maladie d’Alzheimer.

    « Le stress perçu reflète les tracas quotidiens que nous ressentons tous, ainsi que la façon dont nous pouvons faire face à ces événements », déclare les auteurs d’une étude parue en 2015.

    L’étude a examiné le lien entre le stress chronique et le déclin cognitif léger (DCL) de type amnésique, la forme le plus commune de DCL, qui est principalement caractérisée par une perte de mémoire.

    Les individus stressés se sont révélés être deux fois plus susceptibles de développer un déclin cognitif léger (DCL), un état qui constitue un facteur de risque important de maladie d’Alzheimer.

    Les chercheurs ont étudié les données recueillies auprès de 507 personnes inscrites à l’Einstein Aging Study, une cohorte de personnes âgées mise en place par L’Albert Einstein College of Medicine de New York (Etats-Unis). Ils avaient au moins 70 ans.

    Les participants ont subi une série d’examens incluant des tests neuropsychologues qui évaluent la mémoire et des évaluations cliniques.

    Soixante-et-un des 507 participants ont été diagnostiqués avec un déclin cognitif léger avec perte de mémoire  au cours de l’étude.

    Les chercheurs ont utilisé une échelle de perception du stress appelée Perceived Stress Scale (ou PSS). Les personnes qui avaient le plus haut score au PSS se sont révélées être deux fois et demie plus susceptibles de développer un DCL de type amnésique que celles qui avaient la marque la plus basse.

    Les chercheurs estiment que la gestion des niveaux de stress élevés pourrait aider à retarder ou même éviter une perte de mémoire avérée. Source : Katz MJ et coll. Influence of Perceived Stress on Incident Amnestic Mild Cognitive Impairment: Results From the Einstein Aging Study. Alzheimer Dis Assoc Disord. 2015 Dec 10.


    Le stress au travail peut augmenter le risque de démence vasculaire

    Les gens qui vivent un stress en milieu de travail ou qui se plaignaient d’avoir été sous pression ont un risque accru (+28%) de démence vasculaire.

    Un stress en milieu de travail se définit notamment par une situation conflictuelle avec sa hiérarchie, un manque de soutien de la part des collègues.

    Ce risque est augmenté de 39% (+17% pour toutes les formes de démence) lorsque les participants estimaient avoir du mal à exercer un contrôle sur leur travail.

    Fait intéressant : l’effet néfaste du stress chronique porte essentiellement sur la démence vasculaire. Les résultats de cette étude prospective porte sur plus de 10 000 suédois âgés de 65 ans et plus. Source : J Am Geriatr Soc. 2012;60:60-67.

  6. Quels sont les avantages du Défibrillateur Automatique Externe ?

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    La défibrillation est un traitement qui peut augmenter les chances de sauver un patient en arrêt cardiaque. Toutefois, la condition est de le faire dans les trois minutes qui suit l’arrêt des battements en l’associant à une réanimation cardiopulmonaire.

    Au-delà de ce délai, le taux de survie baisse de 10% à chaque minute. C’est la raison pour laquelle utiliser Défibrillateur Automatique Externe ou DAE peut faire la différence. Il s’agit d’un dispositif fiable qui présente de nombreux avantages. Focus sur l’efficacité du défibrillateur automatique externe.

    Le DAE est un sauveur de vie accessible à tous

    Les appareils de défibrillation automatique sont conçus pour aider les personnes à réanimer un patient en arrêt cardiaque. Grâce à cet équipement médical, vous pouvez réagir correctement face à un cas de malaise.

    Parce qu’il est automatisé, il vous suffit de suivre les indications de l’appareil pour réaliser les gestes de secours. C’est d’ailleurs cet aspect qui le rend accessible à tous en termes d’utilisation. De plus, acheter ce matériel est aujourd’hui très simple. Il suffit d’en commander auprès d’un spécialiste en DAE qui propose même une formation pour son utilisation.

    D’ailleurs, la loi dispose que ce matériel soit présent dans les établissements recevant du public sur plusieurs catégories. En particulier dans les entreprises où l’appareil a parfaitement sa place dans le cadre du bien-être des salariés.

    Le défibrillateur automatisé : plus efficace qu’un défibrillateur traditionnel

    Le défibrillateur automatisé présente aussi des avantages notables par rapport à son homologue manuel. Voici une liste des raisons pour lesquelles le DAE est préférable au défibrillateur traditionnel :

    • Un gain de temps vital : Par rapport à un défibrillateur normal, des études ont démontré qu’un défibrillateur automatisé permet de délivrer des chocs au bon moment. Il contribue donc à un meilleur timing au moment de la réanimation, augmentant ainsi les chances de sauver une vie.
    • Un dispositif sécurisé : Une étude a également démontré que le DAE est plus sûr en ce qui concerne la sécurité des sauveteurs. En effet, l’invité vocal du défibrillateur prévient quand il va délivrer un choc. Donc, les intervenants peuvent faire attention au moment de la réanimation en évitant de se faire mal.
    • Un appareil plus sûr : Avant l’arrivée des défibrillateurs automatiques, les erreurs d’utilisation étaient fréquentes chez les sauveteurs. Ces derniers n’agissent pas toujours de la bonne façon, même en étant expérimenté en sauvetage cardiaque. Mais avec le DAE, les intervenants font preuve de plus d’assurance. Il aide surtout les étudiants infirmiers à se perfectionner pour ce type d’intervention.     

    Comment choisir votre défibrillateur automatique externe ?

    Le défibrillateur est un appareil qui doit être fonctionnel en permanence. Par conséquent, choisir un DAE de qualité est très important. Parmi les critères à vérifier avant d’acheter ce dispositif, il y a l’agrément de mise sur le marché. Donc, choisissez les appareils qui sont réglementés par le FDA. Ce sont des équipements qui ont été testés cliniquement et dont la performance est sûre.

    En outre, la sensibilité du DAE ou seuil d’asystolie fait aussi partie des critères importants à vérifier. Il doit se situer entre 80 et 100µv pour être fiable. Quant à la puissance des chocs délivrés, les professionnels préconisent les matériels pouvant délivrer une force de 150 joules dès le premier choc.  

    Enfin, la fonction d’assistance au massage cardiaque est un supplément qui reste indispensable aux sauveteurs. Elle les aide à réaliser de meilleurs gestes au moment de procéder à la réanimation. 

  7. Comment gérer l’après cancer du sein ?

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    La peur de la récidive s’installe après le retour à une vie « normale » suite à des mois de lutte contre le cancer du sein. Se reconstruire physiquement et psychologiquement n’est pas toujours aisé. Le chemin pour y parvenir est assez long.

    Certaines patientes ont du mal à reprendre une vie active alors que d’autres se montrent plus motivées. Ce n’est pas facile de retrouver son équilibre de vie. Pourtant, il faut passer à autre chose et apprendre à vivre autrement.

    La rupture avec le monde médical

    Les membres de votre famille, les amis ainsi que les professionnels de santé (les médecins, les aides-soignantes, les infirmiers, les assistantes sociales, etc.) vous ont aidé et assisté durant toute la période de traitement.

    L’univers hospitalier est devenu familier malgré la peur ressentie au départ. Vous avez fini par vous habituer au corps médical à force de rencontrer les mêmes personnes depuis le début de votre traitement. Les protocoles de soins et les examens complémentaires sont devenus une routine. Cependant, vous avez fini par vaincre le cancer du sein.

    Une victoire primordiale étant donné la gravité de ce type de maladie. Même si vous avez eu tellement confiance en votre médecin durant cette longue période, la rupture est inévitable une fois que votre cancer du sein est guéri.

    Le corps médical a réussi sa mission. Les visites à l’hôpital sont désormais limitées. Après le cancer, le retour à la « vie normale » n’est pas toujours évident. Les différentes étapes après un cancer du sein vous amènent à reprendre en main votre vie. Vous devez reprendre vos activités personnelles et professionnelles selon votre état physique.

    Cela peut être angoissant de retourner à la vie quotidienne. L’hospitalisation vous a déconnecté des tâches et des obligations à effectuer tous les jours. Il est tout à fait naturel que vous éprouviez de la difficulté à vous reconstruire.

    Reprendre confiance en soi

    Les patientes ressentent souvent de la fatigue et de l’épuisement (moral ou physique) après l’arrêt des traitements. Vous éprouvez une baisse d’énergie, ce qui vous décourage à accomplir les tâches quotidiennes.

    Vous n’avez pas envie de reprendre les activités professionnelles, ni même pratiquer des activités divertissantes. Ne vous inquiétez surtout pas malgré la perte de confiance en soi. Il faut un temps de réadaptation pour apprendre à vivre après un cancer du sein. La reprise du rythme quotidien au sein de l’habitation et après un cancer du sein peut prendre un certain temps.

    La confiance en soi se construit petit à petit. Il faut se donner du temps avant de reprendre un rythme normal.

    Gérer l’incertitude après le cancer du sein

    La peur de la récidive plane après le cancer du sein même s’il n’y a plus de traitements. Les visites chez le médecin sont plus rares. Malgré la guérison, le cancer demeure souvent une préoccupation. Certaines inquiétudes subsistent après la fin des traitements.

    Tout le monde sait que ce n’est pas facile de reprendre confiance en soi après un cancer. La tranquillité d’esprit se met en place doucement. Il faut un temps d’adaptation pour se reconstruire entièrement.

    Dans ce cas, il faut accepter d’établir un délai raisonnable pour reprendre tranquillement une vie quotidienne normale.

    C’est important de profiter de sa famille ou de son entourage. Faites-vous plaisir en réalisant tout ce qui vous fait envie. Certes, le corps a souffert pendant les traitements, mais cela ne doit pas vous empêcher de prendre soin de vous et soigner votre apparence.

    Prendre soin de soi pour récupérer rapidement

    Les patientes qui se prennent en main après un cancer du sein prennent soin d’elles-mêmes. Il existe des établissements qui proposent des soins et des programmes spécifiques pour les personnes qui ont survécu à un cancer.

    Les traitements laissent souvent des traces visibles sur le corps des patientes. Souvent, la peau devient rouge à cause des rayons, les cheveux repoussent lentement et des troubles de la pigmentation peuvent apparaître. Parfois, l’un des seins a dû être retiré.

    Des professionnels aident désormais les femmes qui ont lutté pendant des mois contre le cancer du sein à renouer avec leur corps.

    Ils proposent un programme d’activités physiques élaboré particulièrement pour les patientes. Des conseils nutritionnels sont également prodigués pour vous aider à garder un poids idéal.

    Faire du sport est un excellent moyen de se détendre et de dissiper progressivement l’angoisse de la récidive. Cela permet de réactiver son corps longtemps secoué par les traitements. Les activités sportives permettent une reconstruction progressive.

    Pratiquez un sport qui vous fait envie. La course à pied est un excellent choix puisque vous évoluez à votre rythme. Vous pouvez vous inscrire dans une salle pour éviter de vous sentir seule ou acquérir un équipement adapté pour courir chez vous à votre guise.

    Des cures thermales post-cancer existent aussi si vous ressentez l’envie de vous relaxer et d’éliminer les séquelles psychologiques et physiques du cancer du sein. Les soins d’eau combinés avec des séances de kiné vous feront du bien.

    Vous pouvez profiter de l’accompagnement d’un coaching pour préparer l’intégration du monde du travail. En effet, profitez de l’aide d’un professionnel pour reprendre plus facilement votre vie de femme active.

    Avoir des objectifs après le cancer

    Réfléchissez à l’avenir. Vous avez largement le temps de penser à ce que vous souhaitez faire après cette dure épreuve. Vous pouvez penser à un nouveau travail, à la réalisation de vos projets, au déménagement, etc.

    Les patientes qui ont réussi à combattre un cancer du sein ont besoin de reprendre une nouvelle vie. Il est encore temps d’entreprendre de nouvelles choses. Certaines femmes n’hésitent pas à se lancer dans une nouvelle aventure en travaillant à leur compte. Vous pouvez établir un challenge personnel.

    Vous avez beaucoup à gagner en vous imposant des défis sportifs. Tout cela vous permet d’occuper votre esprit en pensant à autre chose. Les préoccupations se dissiperont comme par magie lorsque vous êtes trop occupé à construire votre bonheur.

    Le cancer du sein peut être vécu comme une expérience positive. Surmonter cette épreuve douloureuse vous permet de reprendre une nouvelle énergie pour faire ce dont vous avez toujours rêvé. C’est également le moment de réfléchir au port d’orthèse ou à la reconstruction mammaire.

  8. Infolettre d’octobre 2021

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    Et si le foie était à l’origine de la maladie d’Alzheimer ?

    Le passage dans le sang de protéines toxiques du foie vers le cerveau serait en partie à l’origine de la maladie d’Alzheimer, selon des scientifiques australiens de l’Université Curtin qui ont mené des travaux sur des souris. Suite sur le site de Radio-Canada

    L’hyperactivité et la maladie d’Alzheimer ont-ils des points communs ?

    Une équipe de chercheurs suisses vient de rapporter une association entre le TDAH et la maladie d’Alzheimer, en étudiant une cohorte de plus de deux millions de personnes liées à leurs parents biologiques.

    L’hypothèse d’une hérédité commune a été avancée, bien qu’aucune mutation génétique n’ait été mise en évidence. Suite sur le site de Futura sciences

    Alzheimer : l’irrigation du cerveau en cause ?

    La fuite vers le cerveau de particules porteuses de graisse transportant des protéines toxiques serait une cause possible d’Alzheimer. Ces petites particules transportant les graisses dans le sang – appelées lipoprotéines -ameneraient les protéines toxiques (protéines amyloïde) dans le cerveau. Suite

    Maladie de Parkinson : les techniques pour mieux marcher

    Selon une récente étude, il existe sept stratégies différentes améliorant les troubles de la marche chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

    Cette étude propose une approche personnalisée aux malades dans le cadre de leur rééducation de la marche. Cette étude a porté sur 4324 personnes atteintes de la maladie de Parkinson et souffrant de troubles de la marche invalidants. Suite

    Une application québécoise pour prévenir la maladie d’Alzheimer

    Jusqu’à 40 % des cas d’alzheimer seraient attribuables à des facteurs de risque modifiables entre 45 et 70 ans. C’est pourquoi Lucilab – une jeune entreprise montréalaise – a créé l’application Luci, destinée à prévenir le déclin cognitif par l’adoption de saines habitudes de vie.

    La Dre Sylvie Belleville, neuropsychologue et présidente du comité scientifique de Lucilab, explique que s’il est encore impossible de détecter la maladie quand elle se développe insidieusement dans le cerveau, il est possible en revanche de modifier ses facteurs de risque qui sont déjà identifiés. Suite

    AVC : des symptômes d’alerte jusqu’à 10 ans avant l’accident

    Certains signes d’alerte pourraient contribuer à identifier précocément les personnes ayant des facteurs de risque importants. L’accident vasculaire cérébral survient de manière soudaine sans signes précurseurs majeurs. Il s’agit d’une urgence médicale absolue. Suite

    Prescrire l’activité physique chez les personnes âgées hospitalisées

    Prescrire des exercices simples adaptés à l’état du patient réduit la durée de l’hospitalisation et le besoin de traitements en réadaptation pendant le séjour, selon une étude publiée dans le Journal of the American Medical Directors Association.

    Dès que des personnes âgées sont hospitalisées, elles perdent leur condition physique « parce qu’elles se retrouvent allongées dans leur lit, ou assises sur une chaise », observe Mylène Aubertin-Leheudre, professeure au Département des sciences de l’activité physique de l’Université du Québec à Montréal et chercheuse au Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal. Suite

    L’anxiété n’épargne pas les personnes âgées

    Alors que l’anxiété chez les jeunes fait couler beaucoup d’encre depuis quelques années, l’anxiété gériatrique demeure inconnue du public. Pourtant, les symptômes sont bel et bien les mêmes : pensées anxiogènes constantes, incapacité à fonctionner en raison d’un trop grand stress, maux physiques, phobies ciblées, entre autres. Si l’anxiété est le mal du siècle, elle n’épargne certainement pas les membres de l’âge d’or. Suite

    Risque de chute chez les personnes âgées atteintes par la maladie d’Alzheimer

    Une étude confirme que les personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer présentent des troubles de l’équilibre et de la marche et un risque de chute supérieurs à ceux qui ne sont pas atteints par la maladie. Suite

    Alzheimer : le régime MIND conserverait les fonctions cognitives

    Les aînés qui adhèrent au régime MIND semblent en mesure de préserver leur résilience cognitive, même si les protéines caractéristiques de la maladie d’Alzheimer – plaques amyloides et protéines tau – commencent à s’accumuler dans leur cerveau, indique une nouvelle étude américaine.

    Le régime MIND combine des éléments du régime méditerranéen et du régime DASH. Il indique dix aliments qu’on devrait privilégier et cinq qu’on devrait éviter. Suite

  9. Troubles de la marche et de l’équilibre

    Commentaires fermés sur Troubles de la marche et de l’équilibre

    Les mouvements reliés à la marche et à l’équilibre sont complexes. Ils reposent sur le bon fonctionnement de plusieurs zones du corps :

    • oreilles
    • yeux
    • cerveau
    • muscles
    • nerfs sensoriels

    Les troubles de la marche et de l’équilibre peuvent entraîner des chutes ou des blessures s’ils ne sont pas traités. Les difficultés à marcher peuvent être temporaires ou à long terme, selon la cause.


    Que rechercher en cas de troubles de la marche et de l’équilibre

    Les symptômes les plus courants incluent :

    • difficulté à marcher
    • déséquilibre

    Les personnes peuvent souffrir des complications suivantes :

    • vertiges
    • étourdissements
    • mal des transports
    • vision double

    D’autres symptômes peuvent survenir en fonction de la cause ou de la condition sous-jacente.


    Causes des troubles de marche et d’équilibre ?

    Les causes potentielles de complications temporaires de la démarche ou de l’équilibre comprennent :

    • blessure
    • traumatisme
    • inflammation
    • douleur

    Les difficultés à long terme résultent souvent de problèmes neurologiques musculaires.

    Les troubles de la marche et de l’équilibre et de coordination sont souvent causés par des conditions spécifiques, notamment :

    • douleurs articulaires , telles que l’arthrite
    • sclérose en plaques (SEP)
    • la maladie de Ménière
    • hémorragie cérébrale
    • tumeur au cerveau
    • la maladie de Parkinson
    • Malformation de Chiari (CM)
    • compression de la moelle épinière
    • Le syndrome de Guillain Barre
    • neuropathie périphérique
    • myopathie
    • paralysie cérébrale (PC)
    • goutte
    • dystrophie musculaire
    • obésité
    • abus d’alcool chronique
    • carence en vitamine B-12
    • accident vasculaire cérébral
    • vertige
    • migraine
    • certains médicaments, y compris les antihypertenseurs

    Le déficit de l’attention responsable de beaucoup de chutes 

    Contexte : les chutes sont fréquentes chez les personnes âgées souffrant de troubles cognitifs (ex. troubles de l’attention, des fonctions exécutives et des capacités visuelles et spatiales). Ces troubles entraînent non seulement des troubles de l’attention (qui contribuent à une instabilité de la démarche) mais également des comportements impulsifs (par ex. descendre de son lit sans s’assurer au préalable qu’il n’existe pas d’obstacles), définis par les psychologues comme un déficit de jugement avec trois composantes : une composante attentionnelle (le sujet manque de concentration), motrice (le sujet agit sans réfléchir), et non-planifiée (parfois appelée impulsivité cognitive; le sujet est orienté sur le présent et n’anticipe pas).

    L’objectif de l’étude a été de déterminer: 
    1. le pourcentage de chutes liées à l’impulsivité (en anglais impulsivity related falls);
    2. le(s) facteurs de risque pouvant prédire ces chutes liées à l’impulsivité.

    L’étude a été menée sur 192 patients âgés de 65 ans et plus ayant chuté (les patients traités avec des anxiolytiques ont été exclus de l’étude). L’inattention a été évaluée à l’aide de l’item se rapportant à l’attention et faisant partie de l’outil de dépistage de la sévérité du delirium appelé Confusion Assessment Method. Les facteurs de risque ont été déterminés grâce aux tests cliniques suivants : Fall Risk Assessment, Entrapment Risk Assessment, Delirium Risk Assessment, Confusion Assessment Method et le Braden Scale Assessment.

    Résultats: 28% des chutes sont considérées comme des chutes liées à l’impulsivité. Le déficit attentionnel apparaît comme un trouble pouvant prédire ce type de chute. Les auteurs conseillent d’identifier les personnes à risque (c’est-à-dire celles prenant des décisions de manière impulsive, car elles sont en général moins attentives) en utilisant notamment l’item de l’échelle Confusion Assessment Method se rapportant à l’attention (Source: Geriatrics Nursing 2010;31:8-16).


    Comment prévenir une récidive de chutes ?

    Les chutes représentent la première cause de mortalité chez la femme et la quatrième chez l’homme âgé de 65 et plus. Un tiers des sujets âgés de 65 ans et plus font au moins une chute par an. Elles sont trois plus fréquentes dans une institution médicale qu’au domicile : la moitié des résidents sont affectés contre un tiers de ceux vivant à domicile.

    Les chutes représentent un coût médical annuel de plus d’un milliard d’euros (plus de 10 milliards aux États-Unis). Au Canada, les chutes chez les aînés coûteraient chaque année 2,8 milliards de dollars au système de santé, dont un milliard en soins directs (Source santé Canada). Elles présentent également un coût indirect puisque nombre d’entre eux voient leur qualité de vie diminuée : perte d’autonomie et de l’estime de soi, isolement, dépressionpeur phobique de chuter de nouveau.

    Après avoir géré les conséquences immédiates de la chute, le médecin propose au patient un programme individualisé afin d’empêcher toute récidive. Ce programme offre plusieurs approches : médicale, comportementale, rééducative, etc. Il vise à minimiser les facteurs de risque auxquels est exposé le sujet à risques.

    Médicaments et compléments alimentaires

    Certains médicaments augmentent le risque de chutes : les somnifères, anxiolytiques et antidépresseurs (+70% d’augmentation), les anti-arythmiques (+60%) et les diurétiques (+10%).
    Par ailleurs, plusieurs études ont rapporté une augmentation du nombre de chutes chez les individus consommant plus de trois médicaments. 
    Le médecin doit éliminer si possible tout médicament superflu pouvant accroître le risque de chutes. 
    Les suppléments de calcium (1000-1500 mg/jour) /magnésium (500-750 mg/jour; le magnésium permet l’absorption du calcium), vitamine B12 et vitamine D (500-1000 UI/jour) sont conseillés chez les personnes enclines aux fractures et aux chutes à répétition. Ce traitement vise à renforcer la force musculaire et la densité minérale osseuse. Il a été montré qu’un apport en vitamine D réduit de 20% le risque de chutes. 
    Les biphosphonates évitent toute perte osseuse et diminuent le risque de fracture du col du fémur chez les personnes souffrant d’ostéoporose.
    Le traitement hormonal substitutif de la ménopause et les modulateurs sélectifs des récepteurs aux estrog.nes (par ex. le raloxifène) ont également un effet protecteur sur les os.

    La rééducation

    Un masseur kinésithérapeute aide le patient à reprendre confiance et à ne pas tomber dans le syndrome post-chute. Ce programme de rééducation doit être personnalisé, c’est-à-dire qu’il tient compte des antécédents médicaux du patient et des circonstances de sa chute. 
    Il comprend :

    • Une rééducation de l’équilibre et de la posture en stimulant la sensibilité profonde (exercices pieds nus), exercices de musculation du quadriceps.

    • Une amélioration des réflexes de protection.

    • Une rééducation du système vestibulaire de l’oreille interne, dont l’altération peut être responsable de certains vertiges. Le vertige de position bénin –responsable de la majorité des cas – est traité par les manœuvres thérapeutiques d’Epley et Sémont.

    • Des exercices de verticalisation avec des bandes élastiques pour les individus souffrant d’hypotension orthostatique.

    • Une réadaptation à la marche (travail de l’équilibre debout, marche entre deux barres parallèles, puis marche avec appui sans canne).

    • Des exercices au sol : le sujet améliore sa mobilité en réapprenant à se retourner sur le ventre, à ramper et à se relever seul.

    Suivi psychologique

    Le psychologue doit prévenir le syndrome de post-chute observé chez un tiers des personnes âgées : sentiment de dévalorisation, repli sur soi, anxiété provoquée par la peur de récidiver. 
    Certaines personnes âgées ont peur de tomber, bien que n’ayant jamais chuté. Un psychologue/psychiatre peut les aider à déterminer l’origine de cette peur.

    Aménagement de son domicile

    Les chutes à domicile provoquées par un environnement inadapté sont la cause principale des chutes. Il est donc nécessaire d’aménager son domicile. Voici quelques conseils et suggestions :

    • Toilettes : surélever le siège des toilettes s’il est trop bas. Installer des barres d’appui. 

    • Cuisine : installer des tiroirs et placards à hauteur convenable. Portez des chaussures antidérapantes si le sol est mouillé. 

    • Salle de bain : l’utilisation d’une douche est préférable à celle d’’une baignoire. Installer un tapis antidérapant dans la douche ou la baignoire. Installer des barres d’appui dans sa baignoire.

    • Tapis : fixer le bord des tapis ou paillassons avec du ruban adhésif. Se débarrasser des tapis glissants.

    • Ne pas laisser traîner des objets sur le sol, tout particulièrement dans les couloirs. Éviter les pièces désordonnées. 

    • Installer éventuellement, prises de courant à hauteur.

    • Déplacement : réduire les distances en supprimant ou limitant si possible l’accès à la cave, au grenier ou à un étage de votre domicile.

    • Communications : se munir d’un téléphone portable/cellulaire et d’un téléphone fixe à un endroit accessible. Les personnes souffrant de malaises peuvent disposer d’une téléalarme reliée à un centre d’appel d’urgence. Ce système est également utile pour les personnes à mobilité réduite enclines à chuter lors d’un court déplacement (du lit à un fauteuil roulant par exemple). 

    • Lumière : l’éclairage doit suffisamment être puissant. (un conseil adressé particulièrement aux personnes se levant régulièrement la nuit).

    • Hanche : les sujets à risques peuvent porter un protecteur de hanche (sorte de culotte avec amortisseurs latéraux). Ces protecteurs diminuent de moitié le risque de fracture de la hanche, mais sont quelque peu inconfortables.

    • Lunettes : enlevez vos lunettes de lecture lorsque vous marchez chez vous. Éviter les lunettes à double foyer, car vous apprécierez mal la distance vous séparant de possibles obstacles.

    • Chaussures : évitez de porter des pantoufles, des chaussures avec semelles souples/glissantes ou à talons hauts. Une étude indique que la moitié des personnes âgées ayant chuté portaient des chaussures inadaptées.

    • Escaliers : bien éclairez vos escaliers. Installez des commutateurs accessibles. Assurez-vous que les marches sont de surfaces égales. Marquez le bord des marches pour les rendre plus visibles. Placez un revêtement antidérapant. Regardez les marches lorsque vous montez ou descendez. La rampe d’escalier doit être à bonne hauteur (environ un mètre) et solidement fixée. Bien faire attention si vous portez des lunettes à double foyer.

    Les contentions physiques, immobilisant le patient contre son gré en milieu médicalisé, sont non seulement inefficaces, mais favorisent les chutes et traumatismes, puisqu’elles accélèrent la perte d’autonomie.

    Les exercices physiques

    Une activité physique régulière et ciblée d’une heure, deux à trois fois par semaine, améliore l’équilibre et la force musculaire, et atténue la démarche chancelante. Les exercices de Tai Chi Chuan (une gymnastique chinoise avec des séries de mouvements lents, précis et rythmés) ou de Tae Kwon Do (un art martial coréen).

  10. Training Your Brain To Fight Off Dementia

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    Fighting Off Dementia

    Dementia in any form is a punishing disease for people, as it takes a brutal toll on not only those suffering from it, but everybody around them too. As it stands there is no one prevention or cure for dementia, it is, however, still being researched every day to try to find a way to help ward off this.

    For the moment, there have been a few great studies which have all pointed towards increased brain activity to help ward off the onset of dementia. While these studies have not given enough certain evidence to be considered effective, there is no harm in keeping an active brain, and it may just help in the long run.

    Types Of Cognitive Training

    When looking at exercises to keep your brain active, there are 3 main categories to consider:

    • Memory training – Training your brain to be able to retain information. While it may seem straight forward, how you take in and information will have a lot to do with information processing and could be one of the more difficult kinds of brain training available. Memory training is often considered to be of the most beneficial when trying to ward off dementia related illness.
    • Reasoning – Reasoning is a skill you will likely most frequently use in everyday life. While reasoning is closely related to memory and information processing, reasoning will dictate your course of action with information you take in. It may sound like the language interpretations that were a part of high school language classes, but every time you think or make a plan, you are to some extent flexing your reasoning muscles.
    • Information processing – Often overlooked in favour of memory or reasoning training, how quickly and effectively you take in and process information will be vital to your memory and reasoning. Information can only be stored or used if taken in appropriately. This is more reminiscent of the comprehension and is to some extent used more than any other of our main brain functions.

    Training Your Brain

    There are many types of training one could partake in. Below, we will list a few interesting avenues that are great cognitive training that anybody could partake in.

    • Puzzles – Puzzles are a great way to exercise your brain. From normal built puzzles which aid in your reasoning skills to puzzle games on pretty much any platform which, depending on the game, can train every aspect we have discussed.
    • Hobbies – Learning a new hobby like pottery, painting or a musical instrument will be a great way to exercise your brain. Not only will you be practising the above-mentioned categories, but the enjoyment factor will greatly aid in the repetition needed to keep up your training regime. Remember to mix it up. Try leaning a new language as well, when practising one hobby long enough it could become almost muscle memory, in which case it can have diminishing returns.
    • Social connection – We may not always consider it, but social connection goes a great way in strengthening our minds. Place a few Lucky Creek bets with friends or have a small themed party together.

    Is It Worth It?

    While there have been studies which favour mental exercise as a suppressant to dementia, the results at this time are just not conclusive. There have not been large enough studies, and the smaller studies have not yielded good enough results to say for certain that cognitive training can aid in the suppression of dementia.

    That said, you only stand to gain from mental exercise, even if it may not help as much as we had hoped in warding off dementia, there is no downside to being mentally sharper as you age.