Diabète de type 2 : son impact sur le cerveau

Safinamide

Les activités relaxantes et les exercices cérébraux pour les séniors

Chutes des personnes âgées : conséquences et prévention

Anévrisme

Activité physique et maladies cardiovasculaires

Certains jeux en ligne peuvent développer le cerveau

Anémie

Muguet buccal

Maladie de Binswanger

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Diabète de type 2 : son impact sur le cerveau

    Commentaires fermés sur Diabète de type 2 : son impact sur le cerveau

    Le diabète a des conséquences néfastes sur le fonctionnement du cerveau et l’état mental des personnes âgées puisqu’il accélère le déclin cognitif et augmente le risque d’apparition de symptômes dépressifs et d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) d’origine ischémique.

    La prévalence du diabète serait d’environ 5% dans la population en général et de 10 % chez les sujets âgés de plus de 65 ans avec une proportion croissante au fur et à mesure que la population vieillit (25% chez les plus de 75 ans).

    Cependant, l’amélioration de notre hygiène de vie et l’existence de moyens préventifs efficaces contre les AVC permet aux diabétiques de vivre plus longtemps avec moins de complications importantes.

    Le diabète diminue les facultés du cerveau

    Il  y a de plus en plus de preuves que le diabète diminue les facultés du cerveau.

    Le diabète augmente le risque (de 100% environ) de voir décliner ses fonctions cognitives, par rapport aux non-diabétiques.

    L’association entre diabète et hypertension artérielle – qui est associée à un déclin plus prononcé des capacités cognitives – étant très fréquente, il est difficile d’apprécier le rôle exacte du diabète.

    En 2014, des chercheurs ont montré que les personnes qui développent un diabète ou une hypertension entre 40 et 64 ans ont plus de risque d’avoir une perte neuronale et/ou des troubles cognitifs (problèmes de mémoire, troubles de la pensée).

    Selon un des auteurs de l’étude (clinique Mayo), « si l’on prévient le diabète et l’hypertension, nous pouvons prévenir ou retarder les dommages au cerveau qui surviennent des décennies plus tard ».

    Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont recruté 1437 personnes âgées en moyenne de 80 ans qui ont passé des examens de neuroimagerie, afin de détecter les marqueurs associés aux dommages du cerveau.

    Résultats :  les personnes atteintes de diabète ont un volume du cerveau cen moyenne 3 % plus petit que celui de sujets non diabétiques. Une telle réduction du volume est également observée chez les patients qui souffrent d’hypertension.

    Les chercheurs concluent que ces maladies mettent des décennies pour produire leurs effets délétères sur le cerveau, entraînant des troubles cognitifs qui affectent la mémoire et la pensée.

    La même année, un autre groupe a montré que le diabète de type deux pourrait être associé à un vieillissement cérébral prématuré, selon une étude réalisée sur 614 patients (âge moyen = 62 ans) suivis en moyenne pendant 10 ans.

    Cette conclusion va dans le même sens que des précédents études qui avaient rapporté un lien entre le diabète de type 2 et une ischémie affectant les petits vaisseaux, maladie au cours de laquelle le cerveau ne reçoit pas assez de sang oxygéné.

    « Ces patients présentent moins de tissu cérébral, suggérant la présence d’une atrophie cérébrale »,  souligne l’un des auteurs de l’étude.

    Les auteurs ont utilisé la technique d’imagerie par résonance magnétique pour évaluer le volume cérébral des patients. Les résultats ont en outre rapporté une association positive entre la durée du diabète et la perte de volume cérébral, particulièrement dans la substance grise. Plus précisément, les résultats suggèrent qu’une personne diabétique depuis 10 ans présente un vieillissement cérébral prématuré (d’une période de 2 ans) par rapport à un patient non diabétique.

    Ces résultats vont dans le même sens que ceux des études longitudinales précédentes, confirmant  que les  fonctions cognitives des diabétiques se dégradent plus rapidement.

    Dans une étude de suivi de six ans concernant un groupe de 9679 femmes âgées de plus de 65ans, les diabétiques dont la maladie évoluait depuis plus de 15 ans avaient un risque majoré de 57 à 114 % de présenter un déclin cognitif.

    Plusieurs hypothèses ont été émises afin d’expliquer ce lien :

    • L’hyperglycémie affecte les neurones de l’hippocampe, une région clé du cerveau impliquée dans l’apprentissage et la mémorisation des événements.
    • Le diabète s’accompagne d’une inflammation dans la cerveau – appelée neuroinflammation – qui endommage également les neurones.
    • La dérégulation des taux de glucose affecte les neurones qui produisent dans le cerveau un neurotransmetteur appelé acétylcholine. Ce neurotransmetteur est nécessaire à obtenir une mémoire.
    • La microalbuminurie (faibles quantités d’albumine dans les urines) présente chez les diabétiques reflète un dysfonctionnement du système vasculaire qui empêche une mauvaise oxygénation du  cerveau.

    Les recherches s’intéressent  aux possibles effets bénéfiques du traitement du diabète par l’insuline dans la prévention du déclin cognitif. C’est le cas notamment des injections d’insuline par voie intranasale qui apporterait une protection au cerveau.

    Attention aux hypoglycémies

    Le cerveau est particulièrement sensible aux variations de la glycémie – en particulier l’hypoglycémie. Les conséquences des hypoglycémies peuvent être graves chez les diabétiques âgés. Ainsi, les personnes âgées diabétiques ont cinq fois plus de risque d’être hospitalisées que les plus jeunes en raison d’un risque plus important d’hypoglycémie.

    Une étude suggère que l’hypoglycémie, qui survient fréquemment chez les patients atteints de diabète, peut avoir une influence négative sur la performance cognitive. Ces troubles cognitifs vont à leur tour compromettre la gestion du diabète et conduire à l’hypoglycémie.

    Ce sont les conclusions d’une étude américaine (Université de Californie, San Francisco) portant sur 783 adultes (âge moyen 74 ans) diabétiques. Au bout de 12 ans de suivi, 8%  ont eu un épisode d’hypoglycémie rapporté et 19% ont développé une démence.

    Les patients ayant présenté un événement hypoglycémique avaient un risque deux fois plus élevé de développer une démence par rapport à ceux qui n’ont pas eu (34% versus 17%).

    De plus, les personnes âgées diabétiques qui ont développé une démence ont un plus grand risque d’avoir, par la suite, un épisode d’hypoglycémie par rapport aux patients qui n’ont pas développé de démence (14% versus 6%).

    L’obtention d’une glycémie normale permettrait d’améliorer -ou du moins maintenir – ses performances cognitives.

    Les démences

    Le diabète : un facteur de risque de démence vasculaire ?

    Le diabète constitue un facteur de risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) qui favorise le développement d’une démence vasculaire, avec un  risque multiplié par 2 à 2,6 selon les études. Si l’individu a subi un AVC, ce risque peut être multiplié par huit. La présence d’une hypertention chez les diabétiques jouent un rôle important dans cette augmentaiton.

    Maladie d’Alzheimer

    Le diabète pourrait également être un facteur de risque cardiovasculaire dans la survenue d’une démence d’Alzheimer, avec une augmentation du risque estimée entre 45% et 90% selon les études.

    Cependant, ce lien est remis en question par d’autres études.

    Une meilleure prévention des démences serait possible grâce à une normalisation de la glycémie, au même titre que l’hypertension artérielle.

    La dépression

    La dépression peut être confondue avec une démence ou, à l’inverse, peut être un des premiers symptômes de maladie d’Alzheimer. Il est donc important de la dépister, ce qui est souvent difficile.

    Selon les données scientifiques, environ 20 à 30 % des diabétiques âgés souffriraient de dépression, dont 10% de dépression majeure. Il existerait au moins un symptôme dépressif chez la moitié des diabétiques âgées.

    Selon une étude menée en 2015 sur des personnes diabétiques (âge moyen = 54 ans), ces dernières ont des difficultés avec le mode de fonctionnement familial et une moins bonne qualité de vie.

    L’accident vasculaire cérébral (AVC)

    Le diabète est habituellement considéré comme l’un des facteurs de risque majeur d’AVC, avec un risque majoré de 50% à 100%. Le risque d’AVC est d’autant plus élevé que le sujet est hypertendu, présente une fibrillation auriculaire, une sténose carotidienne ou un antécédent d’AVC. De plus, la survenue d’un AVC chez un diabétique est fortement associée à un haut risque de handicap et une mortalité plus élevée.

    En 2016, des chercheurs ont montré que les diabétiques de type 2 ont plus de risque (+60%) de développer une démence, par rapport à ceux n’ayant pas de diabète. De plus, les femmes atteintes de diabète de type 2 ont un risque beaucoup plus élevé de développer une démence vasculaire que les hommes diabétiques. En effet, le risque de démence vasculaire est multiplié par 2,3 chez les femmes et par 1,7 fois chez les hommes, par rapport à ceux qui n’ont pas de diabète. L’analyse a inclus des données de 14 études avec plus de 2,3 millions de personnes et plus de 100.000 cas de démence.

    Ces résultats suggèrent que le diabète augmente le risque de développer la démence vasculaire et que les femmes atteintes de diabète sont particulièrement vulnérables. Une étude précédente avait rapporté que les personnes diabétiques avaient un risque accru de démence de 70%. Cependant, ces résultats sont limités par le fait que la plupart des cas de démence étaient rapportés chez des personnes d’origine asiatique.

    Les chercheurs n’ont pu analyser les liens entre la durée du diabète, le contrôle glycémique et la démence. Ils suggèrent que cependant que les différences de traitement dans la gestion du diabète – en particulier les soins insuffisante apportés aux femmes – peuvent jouer un rôle dans ces résultats.

    Des études physiologiques ultérieures sont nécessaires pour examiner comment la glycémie interagit avec le système vasculaire et s’il existe des différences notables entre les sexes.

    En revanche, le diabète semble protéger de la survenue d’accidents hémorragiques, avec un risque d’AVC d’origine hémorragique diminué d’un facteur 4 à 10.

    Prévention

    La prévention des AVC est possible grâce au contrôle des facteurs de risque et à un meilleur équilibre de la glycémie. Le contrôle de la pression artérielle constitue un élément essentiel de la prévention des AVC. Cependant, une diminution trop importante de la pression artérielle peut entraîner un AVC par une chute de la circulation cérébrale.

    L’utilisation des statines s’avère également très bénéfique. Ainsi, la simvastatine (40 mg) ou l’atorvastatine (10 mg) permettent de réduire de 25 % à 50% les AVC.

    De plus, les antiagrégants plaquettaires sont recommandés pour réduire le risque d’AVC. L’aspirine est très fréquemment utilisée chez les diabétiques âgés à haut risque d’accident vasculaire.

    La prise en charge chirurgicale des sténoses carotidiennes ne diffère pas de celle des sujets non diabétiques. La survenue d’un AVC et le risque opératoire sont plus élevés, mais le bénéfice d’une intervention est plus important chez les diabétiques. L’indication opératoire doit donc être établie en fonction de l’état général du sujet âgé et de la sévérité de la sténose.

     Le diabète accroît le risque de maladies cardiaques et cérébrales

    Le risque de développer une maladie cardiovasculaire est presque deux fois plus élevé chez les patients qui développent un diabète de type 2 avant l’âge de 40, par rapport à ceux qui développent la maladie plus tard. L’âge de diagnostic du diabète de type 2 est de plus en plus précoce dans le monde, principalement à cause de la hausse des taux d’obésité.

    « Compte tenu de l’apparition de plus en plus fréquente du diabète de type 2 à un âge précoce, il est peu surprenant que les complications cardiovasculaires apparaissent également de plus en plus tôt en raison d’un environnement défavorable qui dure de plus en plus longtemps », explique l’auteur principal de l’étude.

    Les chercheurs ont utilisé une grande base de données sur le diabète, avec la participation de 630 hôpitaux et 222,773 patients. L’âge moyen de la cohorte est de 58,3 ans. Les patients qui souffraient de diabète à début précoce avaient en moyenne 34 ans, contre 55 ans pour ceux qui ont développé un diabète plus tard dans leur vie.

    Le diabète d’apparition précoce de type 2 a été associé à un risque plus grand (+91%) de maladies associées au cerveau et système cardiaque (maladie coronarienne et accident vasculaire cérébral), par rapport à un diabète d’apparition tardive.

    Selon certains spécialistes, la meilleure façon de mesurer le risque chez les jeunes patients atteints de diabète de type 2 est d’identifier et traiter les facteurs de risque cardiovasculaires. Une proportion très élevée – environ 80% – des jeunes atteints de diabète de type 2 ont au moins deux facteurs de risque cardiovasculaire.

    Les septuagénaires sont en meilleure santé que leurs aînés

    Les américains diabétiques, nés dans les années 40, vivent plus longtemps sans complications importantes et avec moins de handicaps, comparés à ceux qui sont nés 10 années plus tôt.

    Ces complications majeures sont la crise cardiaque, l’accident vasculaire cérébral et les amputations.

    Les trois types de handicap étaient une mobilité réduite, une incapacité à effectuer des activités de la vie quotidienne et l’incapacité totale ou partielle à mener des activités de première nécessité (usage du téléphone, courses, préparation des repas…).

    Les messages des autorités médicales visant à sensibiliser les individus d’avoir une meilleure hygiène de vie sont sans doute pour quelque chose.

    Cette amélioration de la santé concerne également les personnes qui ne sont pas nécessairement diabétiques. L’analyse des données a porté sur des américains nés dans les années 1930 et 1940, dont un plus de 10% étaients diabétiques.

    Cependant, cette amélioration pourrait ne pas durer aux Etats-Unis du fait de l’augmentation des taux d’obésité et d’une moins bonne hygiène de vie. Dans ce pays, l’incidence du diabète de type 2 a plus que doublé au cours des 20 dernières années

    Réféfences d’aticles sur le diabète et les maladies du cerveau

    Barbagallo M and Dominguez LJ. Type 2 diabetes mellitus and Alzheimer’s disease. World J Diabetes 2014 December 15; 5(6): 889-893

    Bardenheier B.H. et coll. Compression of disability between two birth cohorts of US adults with diabetes, 1992–2012: a prospective longitudinal analysis.The Lancet Diabetes and Endorinology, juin, 2016.  

    Bryan RN et coll. Effect of diabetes on brain structure: the action to control cardiovascular risk in diabetes MR imaging baseline data. Radiology. juillet 2014: 210-6.    

    Chatterjee S. et coll. Type 2 Diabetes as a Risk Factor for Dementia in Women Compared With Men: A Pooled Analysis of 2.3 Million People Comprising More Than 100,000 Cases of Dementia. Diabetes care, décembre 2015.

    Huo X. et coll. Risk of non-fatal cardiovascular diseases in early-onset versus late-onset type 2 diabetes in China: a cross-sectional study. The Lancet Diabetes & Endocrinology, Volume 4, No. 2, p115–124, février 2016.

    Roberts RO et coll. Association of type 2 diabetes with brain atrophy and cognitive impairment. Neurology, 2014. 

    Saedi E et coll. Diabetes mellitus and cognitive impairments. World J Diabetes 2016 September 15; 7(17): 412-422.

    Wang J. et coll. Depressive Symptoms, Family Functioning and Quality of Life in Chinese Patients with Type 2 Diabetes. Can J Diabetes 39 (2015).

    Yaffe K. et coll. Association Between Hypoglycemia and Dementia in a Biracial Cohort of Older Adults With Diabetes Mellitus, Hypoglycemia and Dementia in Older Adults With DM. JAMA Internal Medicine, juin 2013.

  2. Safinamide

    Commentaires fermés sur Safinamide

    Le safinamide est un inhibiteur de la monoamine oxydase B présenté comme un médicament d’accompagnement au traitement classique (lévodopa, agonistes dopaminergiques) de la maladie de Parkinson à un stade intermédiaire ou avancé de la maladie.

    Les résultats présentés au congrès mondial sur la maladie de Parkinson à Shanghai (Chine) indiquent que le safinamide a un effet bénéfique chez les patients parkinsoniens avec des fluctuations motrices (complications provoquée par un traitement prolongé à la lévodopa).

    Ces résultats montrent que les patients affectés par une très forte dyskinésie peuvent voir leurs complications réduites avec le safinamide.

    Deux études randomisées en double aveugle ont démontré son efficacité versus placebo en termes d’amélioration du temps journalier (de 30 à 60 minutes) passé en phase ON sans dyskinésie ou avec des dyskinésies non gênantes.

    La Haute autorité de santé considère qu’en association à la lévodopa, il n’existe pas d’avantage clinique du safinamide par rapport aux autres médicaments antiparkinsoniens pour contrôler les fluctuations motrices.

    Le safinamide lancé en Allemagne en 2015

    En 2015, Zambon S.p.A. et Newron Pharmaceuticals S.p.A., deux laboratoires axés sur les nouveaux traitements dans le système nerveux central, annoncent le lancement en Allemagne de Xadago® (safinamide) dans  le traitement de la maladie de Parkinson au stade intermédiaire à avancé. Il a été approuvé à titre de traitement d’appoint au lévodopa (L-dopa) administré seul ou en combinaison avec d’autres traitements.

    Selon le professeur Heinz Reichmann, président de la chaire de neurologie de l’université de Dresde,  « Lorsque le traitement à la lévodopa n’est plus optimal, Xadago® peut s’imposer comme première option de traitement d’appoint à la lévodopa grâce à sa capacité de réguler les symptômes et les complications moteurs.

    Xadago a démontré son efficacité dans les six premiers mois de traitement et ses avantages se sont maintenus pendant plus de deux ans. Utilisé en tant que traitement d’appoint, Xadago® combine de manière unique la modulation des systèmes de dopamine et glutamate étant susceptible de contrôler des symptômes moteurs de la maladie de Parkinson sans en aggraver les complications motrices.  En temps utile, la majorité des patients atteints de la maladie de Parkinson à travers le monde pourrait bénéficier des avantages du traitement au Xadago® ». Source : Le Lézard

    En 2013, le laboratoire pharmaceutique Newron a souhaité une homologation en Europe et aux Etats-Unis pour son médicament Safinamide. Une étude clinique de phase III avait démontré qu’un traitement à la Safinamide (de 6 mois à 2 ans) améliorait la qualité de vie, a souligné la société italienne cotée sur SIX dans un communiqué.

    Ces améliorations ont été démontrées chez des patients au stade précoce et avancé de la maladie.

  3. Les activités relaxantes et les exercices cérébraux pour les séniors

    Leave a Comment

    Lorsque l’on vieillit, il est primordial de garder son cerveau le plus actif possible et de continuer à travailler mentalement pour conserver une fraîcheur nous permettant certaines activités toujours aussi agréables. Grâce à ces activités et des loisirs adaptés, les possibilités d’exercices cérébraux sont nombreuses.

    D’autant plus que certaines activités relaxantes peuvent apporter aux personnes âgées, le calme et la concentration. Focus sur ces nombreuses possibilités qui peuvent permettre aux personnes âgées de garder un cap et de continuer à prendre du bon temps, tout en activant leurs méninges.

    La peinture est une activité prisée des séniors.

    Les arts plastiques

    Retour à l’école ? Rassurez-vous, non. Bien qu’il ne soit pas impossible de continuer à apprendre même à un âge avancé, l’attrait pour l’art et la pratique de celui-ci est très fréquent en maison de retraite ou tout simplement pour les retraités les plus passionnés. Habitués à rejoindre des cours collectifs ou des groupes, certains retraités profitent des bienfaits de la peinture, du découpage ou d’autres activités artistiques pour se détendre et activer leur cerveau. L’imagination est bien souvent décuplée par la recherche d’originalité et participe activement au travail cérébral. Même si des maladies récurrentes comme l’arthrose ont tendance à roder autour des membres des plus anciens, la concentration et l’activation des bras et des mains offrent également un travail physique, pas toujours aisé mais jamais négligeable.

    Les grands-parents ont toujours tendance à vouloir créer, que ce soit pour eux ou bien évidemment, leur famille, notamment leurs petits-enfants lorsqu’ils ont la chance d’en avoir.

    Les jeux de cartes et de casino

    Il s’agit de la grande passion des plus anciens, elle se perpétue d’ailleurs fréquemment avec les plus jeunes générations. Outre les classiques jeux de belote ou encore de tarot, les anciens aiment également jouer à des jeux de casino. Parmi eux, le blackjack et le poker sont particulièrement appréciés. Il est donc fréquent de retrouver ces mêmes séniors aux tables de jeux de poker, en ligne ou directement en se rendant au casino. Cette activité offre du bon temps et permet une réflexion importante. Une journée ou soirée casino est donc vivement recommandée !

    Une telle réflexion peut également être menée différemment, toujours à l’aide de jeux activant un travail important du cerveau. 

    Sudoku

    Il y en a pour tous les niveaux et c’est la principale force de ce jeu inspiré du carré latin. Sans limite de temps, il est possible avec le plus grand calme de se lancer sur une grille. Pour ceux qui préfèrent les mots aux chiffres, pas de problème ! Vous pourrez toujours vous replier sur les classiques comme les mots croisés ou fléchés, toujours aussi populaires et requérant les mêmes efforts cérébraux.

    Les jeux de société sont également variés et profitent à tous.

    Puzzle et jeux de société

    Avec la création d’un puzzle, le challenge est parfois total, et ceci, pour les petits et les plus grands ! C’est un exercice périlleux mais excitant pour le cerveau et l’esprit, dans tous les sens du terme. À réaliser seul ou accompagné, il s’agit d’une belle manière de s’activer une après-midi de mauvais temps ou lors d’une soirée confinée.

    Les jeux de société peuvent également répondre à ces besoins d’occupation, tout en apportant une plus-value non négligeable à ce travail de l’esprit. À plusieurs, une partie de Trivial Pursuit permet toujours de flâner, de retrouver certaines connaissances et de chercher parfois désespérément dans sa mémoire. Les fameux « je sais, je sais, ça va me revenir » sont permanents et promettent aux autres joueurs, un bon temps autour d’une partie. Excepté les jeux de culture générale, tout type de jeu de société peut apporter des besoins mentaux et de réflexion qui ne seront jamais inutiles dans la vie d’une personne âgée.

    Bingo !

    S’il y a bien un jeu dont raffolent les anciens, c’est probablement celui du Bingo !

    Dans un dénouement purement aléatoire, il est possible de travailler presque tous ses sens tout en passant du bon temps entre amis. L’ouïe est stimulée par les énonciations de numéro, le toucher se doit d’être précis et la vue également. Concernant l’odorat et le goût, la petite collation apportée ou distribuée lors du jeu fera toujours l’affaire pour les plus gourmands.

    Le jardinage

    Certaines personnes ont le besoin permanent de se trouver à l’extérieur. Bien que toutes ces activités soient alléchantes, les seniors aiment plus que tout le jardinage. En entretenant potager, verger ou jardin, les personnes âgées se relaxent de manière permanente. La fierté est toujours présente lorsqu’une fleur ou un rang de légumes est parfaitement éclairci et dégagé. C’est grâce à une telle activité qu’ils peuvent parfois trouver le calme nécessaire dans leur journée.

    Vous l’aurez compris, il existe un grand nombre d’activités nécessaires à la santé mentale et parfois psychologique des aïeux. Des échecs aux jeux sur ordinateur, il est possible de trouver l’activité la plus stimulante et surtout, la plus passionnante pour vos proches. En famille, seul ou avec ses amis, il sera toujours possible de travailler selon ses moyens.

  4. Chutes des personnes âgées : conséquences et prévention

    Commentaires fermés sur Chutes des personnes âgées : conséquences et prévention

    Les chutes des personnes âgées sont fréquentes (environ un tiers chutent à domicile au moins une fois par an. Elles peuvent avoir de graves conséquences pour elles et leur entourage.

    Les chutes sont l’une des principales causes de blessures chez les aînés. Nous profitons du mois de la prévention des chutes, pour vous rappeler qu’il est possible d’agir sur certains facteurs qui vous mettent à risque.


    Épidémiologie des chutes des personnes âgées

    Les chutes des personnes âgées et des athlètes sont plus fréquentes que chez l’ensemble d’autres adultes. Cependant, les personnes âgées représentent une catégorie très vulnérable du fait d’une forte prévalence de maladies (par exemple l’ostéoporose) et d’altérations naturelles liées à l’âge (par exemple ralentissement des réflexes de protection).

    Les chutes représentent la première cause de mortalité chez la femme et la quatrième chez l’homme âgé de 65 et plus. Un tiers des sujets âgés de 65 ans et plus font au moins une chute par an. Elles sont trois plus fréquentes dans une institution médicale qu’au domicile : la moitié des résidents sont affectés contre un tiers de ceux vivant à domicile.

    Les chutes représentent un coût médical annuel de plus d’un milliard d’euros (plus de 10 milliards aux États-Unis). Au Canada, les chutes chez les personnes âgées coûteraient chaque année 2,8 milliards de dollars au système de santé, dont un milliard en soins directs (Source santé Canada). Elles présentent également un coût indirect puisque nombre d’entre eux voient leur qualité de vie diminuée : perte d’autonomie et de l’estime de soi, isolement, dépression, peur phobique de chuter de nouveau.

    Les chutes sont la première cause de fracture de la hanche, particulièrement chez les femmes ayant une faible densité minérale osseuse. Le risque de mortalité semble plus élevé chez les hommes que chez les femmes (30% versus 10% un an après une chute). La moitié des aînés victimes d’une fracture de la hanche ont des difficultés à effectuer des tâches de la vie quotidienne.
    Elles n’épargnent pas non plus les personnes âgées s’estimant en bonne santé physique puisque 20% d’entre eux chutent au cours d’une année.

    Le risque de chute augmente avec l’âge et en présence de troubles/maladies des fonctions supérieures (fonctions motrices, cognitives, cardiaques, etc.).
    Le risque de récidive est élevé puisque environ la moitié des aînés ayant chuté récidiveront au moins une fois dans l’année.

    Une revue systématique de 104 études portant sur un échantillon combiné de plus de 36 millions de personnes âgées a révélé qu’environ 26,5 % d’entre elles faisaient au moins une chute par an.

    La communauté médicale doit évaluer les causes d’une chute (qui est souvent le reflet d’une ou de plusieurs pathologies sous-jacentes), en évaluer les conséquences, et entreprendre des mesures préventives pour éviter les récidives.


    Causes des chutes des personnes âgées

    La recherche des causes est importante pour éviter les récidives. Elles ne sont pas aisées à déceler et plusieurs peuvent être associées au même patient.

    Voici énumérés les facteurs prédisposant aux chutes :

    1. Troubles et maladies neurologiques 
    Accident cérébrovasculaire
    – Tumeur cérébrale
    Maladie de Parkinson ou autres troubles moteurs
    – Hydrocéphalie à pression normale (augmentation du volume des ventricules cérébraux et espace sous-arachnoïdien).
    – Atteinte de la moelle épinière provoquée par une carence en vitamine B12
    – Hypovitaminose D (<12µg/L)
    – Neuropathies périphériques (diabète, abus d’alcool, carences nutritionnelles et en particulier en vitamine B12, certains médicaments tels que la vincristine)
    – Troubles cognitifs altérant le jugement, la perception visuo-spatiale et l’orientation
    Dépression et anxiété (particulièrement chez la personne vivant seule et se sentant dévalorisée)
    Confusion
    – Troubles du sommeil

    2. Troubles et maladies musculosquelettiques 
    – Myopathies provoquées par un hypothyroϊdie, certains médicaments (par ex. corticoïdes, hypolipémiants, diurétiques), l’alcool)
    – Myorelaxants (benzodiazépines…)
    – Pseudopolyarthrite rhizomélique (maladie de Horton)
    – Chondrocalcinose (formation de calcium dans les articulations)
    – Polyarthrite rhumatoϊde d’origine inflammatoire entraînant une déformation de la cheville ou du pied
    – Myasthénie (troubles de la transmission entre le nerf et le muscle)
    – Sarcopénie (baisse de la masse musculaire et augmentation de la masse graisseuse)
    – Cyphose (courbure de la colonne vertébrale)
    – Arthrose cervicale (destruction progressive du cartilage des articulations)
    – Coxarthrose (usure chronique de la hanche)
    – Gonarthrose (usure chronique du cartilage de l’articulation du genou)

    3. Troubles et maladies cardiovasculaires 
    – Arythmie cardiaque (tachycardie ventriculaire, bradycardie; fibrillation auriculaire)
    – Troubles de la conduction (mauvaise propagation de l’influx nerveux dans le coeur)
    – Hypotension orthostatique (chute de la pression systolique)
    – Insuffisance cardiaque
    Hypertension artérielle
    – Syndrome du sinus carotidien
    – Sténose aortique (rétrécissement de la valve aortique)

    4. Troubles de la vision 
    – Cataracte (opacification du cristallin)
    – glaucome (hausse de la pression intra-oculaire)
    – dégénérescence maculaire (atrophie de l’épithélium pigmentaire rétinien)
    – rétinopathie diabétique (maladie des capillaires rétiniens)
    – Vertige positionnel
    – Névrite vestibulaire (vertige provoqué par un virus ou un médicament)
    – Maladie de Ménière (maladie de l’oreille interne)

    5. Troubles métaboliques et encodriniens 
    – Anémie
    – Hypoxie
    – Malnutrition (notamment, carence en protéine)
    – Deshydratation
    – Troubles ioniques
    – Hypoglycémie
    – Dysthyroϊdie

    6. Médicaments 
    Les personnes âgées consomment beaucoup de médicaments présentant de nombreux effets secondaires susceptibles de fragiliser la marche et l’équilibre. En voici une liste résumée dans ce tableau :

    MédicamentsEffets secondaires possibles
    Antihypertenseurs (diurétiques, inhibiteurs de l’enzyme de conversion, alphabloquants, spironolactone), antipsychotiques,antidépresseurs tricycliques de type IMAO, lévodopa, antiarythmiques, digitaliquesHypotension orthostatique
    Arythmie
    Troubles de la conduction
    Insuline, sulfamides hypoglycémiants (antidiabétiques)Hypoglycémie
    Hypervitaminose D, thiazidiques diurétiquesHypercalcémie
    Statines, corticostéroϊdesMyopathie
    Anticoagulants (aspirine)Anémie
    Benzodiazépines, anti-épileptiques, antipsychotiquesTroubles de la vigilance
    Antiparkinsoniens, antidépresseurs de type IMAO, lithium, anticholinergiques (Akineton)Confusion
    Anti-épileptiques (carbamazépines), antibiotiques de la classe des aminosidesVertiges
    L-Dopa (effet à long terme) neuroleptiques, antihistaminiquesTroubles moteurs de type parkinsonien (dyskinésie)
    Anti-épileptiques (phénytoïne, carbamazepine)Troubles de la vue

    7. Facteurs environnementaux 
    Les personnes âgées vivant à domicile font face à des dangers environnementaux responsables de 40% des chutes. Ces dangers – évitables – sont énumérés ci-dessous :
    – Chaussures et vêtements inadaptés (talons hauts, semelles glissantes, vêtements trop longs)
    – Fauteuil, lit trop haut ou trop bas
    – Pièces désordonnées ou encombrées de meubles
    – Tapis ou fils électrique mal fixés
    – Revêtement de sol irrégulier ou décollé
    – Éclairage insuffisant
    – Escalier dangereux
    – Sol humide ou glissant
    – Salle de bain inadaptée (baignoire glissante)


    Diagnostic des chutes des personnes âgées

    Après avoir évalué la gravité de la chute, le médecin aborde avec le patient – ou un éventuel témoin de la chute – les points suivants:
    – les circonstances de la chute : l’environnement dans lequel évolue le patient; un changement de position, une activité physique ou un repas ont-ils précédé la chute ?..).
    – Les symptômes associés (vertiges, faiblesse musculaire, confusion, troubles moteurs et visuels, etc.).
    – Il y a-t-il perte de connaissance (si oui combien de temps) ?
    – Les antécédents du patient sont bien entendu des indices à prendre en compte : antécédents d’accident vasculaire cérébral, maladie de Parkinson, maladie cardiovasculaire, troubles visuels, médicaments consommés, les éventuelles chutes précédentes.


    Examens cliniques

    Le médecin recherche des signes de maladie cardiovasculaire, neurologique, motrice, métabolique ou sensorielle :
    – Prise du pouls.
    – Mesure de la pression sanguine en position couchée, puis debout 1,2, et 3 minutes après le lever (hypotension orthostatique?).
    – Prise de la température (fièvre, hypothermie?).
    – Auscultation cardiaque (arythmie, valvulopathie?).
    – Examen sensoriel de la tête et du cou (troubles visuels et auditifs?).
    – Évaluation du tonus et de la force musculaire, des réflexes.
    – Examen des articulations (signe d’arthrose, déformations des pieds etc.?).
    – Évaluation des fonctions mentales (confusion, troubles cognitifs?).
    – Évaluation de la proprioception (c’est-à-dire la capacité de l’individu à évaluer la position relative des parties de son corps les unes par rapport aux autres et dans l’espace) par le test de Romberg.
    – Évaluation de la démarche (observation du patient lorsque celui-ci se lève d’une chaise et se rassoit, lorsqu’il tourne sur lui-même, la hauteur de son pas, sa vélocité et sa symétrie).


    Examens para-cliniques

    Des examens paracliniques sont effectués en fonction des résultats de l’examen clinique et de l’anamnèse. Ils comprennent :
    – un électrocardiogramme (ECG) permettant de déceler d’éventuels troubles du rythme ou de la conduction.
    – Des tests sanguins (dosage de la créatinine, des électrolytes, du glucose et des différents composants du sang).
    – Échographie cardiaque.
    – Holter-ECG (si soupçon d’arythmie transitoire ou en cas de syncope inexpliquée) – Électroencéphalogramme.
    – Imagerie par résonance magnétique ou tomographie (pour exclure ou non une cause d’origine neurologique grave).


    Conséquences des chutes

    Les chutes des personnes âgées sont plus graves que chez l’adulte pour différentes raisons : réflexes moins rapides et moins efficaces, plus grande fragilité des os et des muscles… Les chutes conduisent dans 5% des cas à des blessures sérieuses (fractures, luxations, hématomes, etc.) ou une hospitalisation. Le quart des personnes hospitalisées pour chutes décèdent dans l’année.

    Certaines complications sont parfois difficiles à évaluer, notamment celles survenant après un léger traumatisme crânien, indécelable lors d’une radiographie cérébrale standard.

    Elles nécessitent l’aide de techniques plus précises telles que la scintigraphie osseuse ou l’imagerie par résonance magnétique. Une prise de sang est nécessaire si la personne est restée immobile sur le sol plusieurs heures (risque de lésions musculaires et d’insuffisance rénale provoquées par une augmentation d’une enzyme musculaire appelée créatine-phosphokinase).

    Ces complications peuvent s’accompagner de troubles neurologiques – en particulier un état confusionnel – plusieurs semaines après une chute. L’interrogatoire de l’entourage et un scanner confirmeront cette hypothèse.
    Une répétition des chutes peut entraîner le placement en maison médicalisée des aînés jusque-là autonomes.

    Les chutes ont également des conséquences sur le plan psychique : cela s’appelle le syndrome post-chute. En effet, un certain nombre craignent de récidiver, entraînant :
    – une baisse de l’activité physique (la personne s’impose des restrictions fonctionnelles).
    – Un isolement social
    – Une perte de confiance et d’estime de soi
    – Des troubles dépressifs et/ou anxieux
    – Une exacerbation de troubles névrotiques

    Ce syndrome peut apparaître plusieurs semaines après la chute.


    Evaluation de la marche et de l’équilibre

    Pour évaluer le risque de chutes des personnes âgées, les professionnels de santé recourent au test d’évaluation de la marche et de l’équilibre au test d’évaluation de risque de chute.


    Prévention

    Après avoir géré les conséquences immédiates de la chute, le médecin propose au patient un programme individualisé afin d’empêcher toute récidive. Ce programme offre plusieurs approches : médicale, comportementale, rééducative, etc. Il vise à minimiser les facteurs de risque auxquels est exposé le sujet à risques.

    Par exemple:

    • Recommander des suppléments de vitamine D.
    • Arrêter, changer ou réduire les doses de médicaments qui pourraient augmenter le risque de chutes.
    • Dresser la liste de médicaments qui pourraient interagir entre eux et provoquer des effets secondaires:  somnolent, hypotension etc.
    • Faire vérifier sa vue au moins une fois par an.
    • Participez à des programmes d’activé pour renforcer sa musculature et son améliorer son équilibre (ex. Tai-chi)
    • Supprimer les obstacles dans sa maison (ex. tapis glissant)
    • Portez des chaussettes bien ajustées.
    • Faire appel à un kinésithérapeute.

    La maison doit être également réaménagée de la manière suivante :

    • Enlever les meubles et objets encombrants pouvant obstruer le passage.
    • Améliorer l’éclairage, en particulier la nuit si la personne doit se lever (vielleuses de la chambre à la salle de bain).
    • Éviter les tapis, ou bien les fixer afin de ne pas se prendre les pieds dedans.
    • Enlever les fils électriques, rallonges qui gênent le passage.
    • Placer des tapis antidérapants et des barres d’appui dans la salle de bain si nécessaire.
    • Éviter de grimper sur une chaise ou sur un escabeau.

    Chutes : attention aux antihypertenseurs

    L’augmentation des chutes est associée à la prise de médicaments antihypertenseurs, entraînant plus de fractures de la hanche ou de traumatismes crâniens.

    Selon les chercheurs de l’université de Yale, ceux qui avaient plus de 70 ans et qui prenaient des médicaments avaient jusqu’à 40% de risque d’être blessés.

    Les effets secondaires des médicaments qui abaissent la pression sanguine (appelés les antihypertenseurs) incluent le vertige et les problèmes d’équilibre.

    «Etant donné le risque élevé de maladie et de mortalité associées aux chutes sévères, il est nécessaire d’évaluer le rapport risque/bénéfice avant de décider de traiter un patient souffrant d’hypertension», déclare Dr. Mary Tinetti, professeur à Yale.

    Selon un spécialiste, il n’existe pas de classes d’antihypertenseurs plus sûrs que d’autres. «Lorsque l’on traite un patient avec un antihypertenseur, on doit utiliser la dose la plus faible possible ».

    Un autre chercheur ne semble pas convaincu par les résultats et déclare qu’«il n’est pas exclu que les chutes soient provoquées par l’hypertension et non par son traitement ».

    Pour en arriver à ces résultats, les chercheurs ont rassemblé les données de 5000 septuagénaires.

    Durant les 3 années de suivi, 9% ont été victimes d’une chute et un tiers environ prenaient un anti-hypertenseur. 

    Source: JAMA Internal Medicine, février 2014.

  5. Anévrisme

    Leave a Comment

    Un anévrisme se produit lorsqu’une artère s’élargit, affaiblit la paroi artérielle, ce qui peut finalement entraîner une déchirure ou une rupture. 

    L’anévrisme rompu peut provoquer des saignements sévères (hémorragie), un accident vasculaire cérébral ou la mort. Les anévrismes se développent généralement dans l’aorte et peuvent également se produire dans le cerveau, les artères carotides du cou, de l’aine ou de l’arrière des jambes.

    Les anévrismes se développent généralement dans l’abdomen et la poitrine dans l’aorte (l’artère principale qui part de votre cœur et traverse votre poitrine). Ils sont connus sous le nom d’anévrismes de l’aorte abdominale et thoracique. 

    Des anévrismes peuvent également survenir dans le cerveau. C’est ce qu’on appelle un anévrisme cérébral ou intracrânien. Les anévrismes qui se forment dans les artères carotides du cou, de l’aine ou de l’arrière des jambes sont appelés anévrismes périphériques.

    Les causes de l’anévrisme

    Les facteurs de risque d’anévrismes comprennent:

    • Âge et sexe: certains anévrismes, comme ceux de l’abdomen, sont plus fréquents chez les hommes plus âgés. Les anévrismes cérébraux sont plus fréquents chez les femmes après 45 ans.
    • Antécédents familiaux: les chercheurs suggèrent que les mutations génétiques peuvent contribuer au développement des anévrismes
    • Tabagisme: anciens et actuels fumeurs
    • Hypertension artérielle
    • Athérosclérose et taux de cholestérol élevé
    • Obésité
    • Alcoolisme
    • Accidents de voiture
    • Traumatisme thoracique 
    • Anévrismes antérieurs

    Une diminution du risque d’anévrisme abdominal est associée à:

    Symptômes

    Les petits anévrismes ne provoquent généralement aucun symptôme. Cependant, à mesure que les anévrismes grossissent et en fonction de leur emplacement, ils peuvent provoquer des douleurs dans l’aine, le bas du dos, le bas-ventre, la poitrine ou au-dessus ou derrière l’œil.

    Des anévrismes plus grands peuvent également entraîner:  

    • évanouissements
    • changements de vision
    • une paupière tombante
    • engourdissement ou faiblesse d’un côté de votre visage ou de votre corps
    • symptômes d’insuffisance cardiaque (essoufflement, gonflement)
    • pulsations abdominales

    Diagnostic et tests

    Il existe un certain nombre de tests disponibles qui peuvent aider à diagnostiquer un anévrisme.

    Examen physique

    Lorsque votre professionnel de la santé appuie sur votre abdomen pendant un examen physique, il peut être capable de ressentir un anévrisme de l’aorte abdominale. 

    Cependant, les anévrismes ne provoquent souvent pas de symptômes et ne peuvent être trouvés lors d’un examen physique. Des anévrismes «silencieux» sont parfois découverts lors d’une intervention chirurgicale ou lorsqu’une radiographie, une échographie, un scanner, une IRM ou une échocardiographie est réalisée pour une autre raison.

    Les preuves sont actuellement insuffisantes pour recommander aux femmes de subir une échographie abdominale de dépistage, indépendamment de leurs antécédents de tabagisme.

    Ultrason

    Cette procédure utilise des ondes sonores pour créer une image de l’intérieur de votre corps et peut révéler un anévrisme et sa taille. 

    En fonction de vos symptômes, votre médecin peut recommander d’autres tests, notamment:

    CT scan

    Ceux-ci utilisent des rayons X pour prendre des photos de vos organes internes. Le technicien injectera un colorant dans votre veine qui apparaîtra sur les images radiographiques, révélant la taille et la forme de l’anévrisme. Un scanner fournit une image plus détaillée qu’une échographie.

    IRM

    Ce test est très précis pour détecter les anévrismes et identifier leur taille et leur emplacement exact.

    Angiographie

    Lors d’une angiographie, le technicien injecte un colorant spécial dans un vaisseau sanguin afin qu’il puisse être vu et examiné pour des problèmes.

    Soin et traitement de l’anévrisme

    Si un anévrisme est détecté, votre professionnel de la santé peut le surveiller de près pour voir s’il s’agrandit avec le temps. C’est ce qu’on appelle «l’attente vigilante». Votre fournisseur commandera des échographies régulières tous les 3 à 12 mois, selon la taille et l’emplacement de l’anévrisme. Un très gros anévrisme peut devoir être réparé immédiatement avant sa fuite ou sa rupture.

    Médicaments

    Pendant l’attente vigilante, votre professionnel de la santé peut vous prescrire des médicaments contre l’hypertension artérielle pour empêcher votre anévrisme de grossir. Les médicaments diminueront la force du sang circulant contre les parois des artères. Ceux-ci incluent des médicaments qui aident à détendre les vaisseaux sanguins, tels que:

    • Vasodilatateurs
    • Inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine
    • Bloqueurs des récepteurs de l’angiotensine II
    • Bloqueurs de canaux calciques

    Votre professionnel de la santé peut également vous prescrire des anticoagulants (parfois appelés «anticoagulants») pour aider à prévenir la formation de caillots sanguins dans la partie affectée de l’artère.

    Chirurgie

    Une fois qu’un anévrisme atteint une certaine taille, ou s’il se développe trop rapidement, ou s’il exerce une pression sur d’autres parties importantes de votre corps et provoque des symptômes, votre médecin peut recommander une intervention chirurgicale pour réparer l’anévrisme et l’empêcher de se rompre. Plusieurs nouvelles techniques moins invasives ont été développées pour réparer les anévrismes.

    La chirurgie consiste à retirer la partie endommagée de votre artère et à la remplacer par un tube synthétique (artificiel) appelé greffon. Cela peut être fait par chirurgie ouverte ou en enfilant le greffon à travers une petite incision dans votre artère et en le fixant sur le site de l’anévrisme (c’est ce qu’on appelle la chirurgie endovasculaire).

    Le type de chirurgie recommandé par votre professionnel de la santé dépendra:

    • L’emplacement et la taille de l’anévrisme
    • Autres maladies qui peuvent affecter votre tolérance à la chirurgie et toute complication pouvant survenir pendant ou après la chirurgie

    Votre professionnel de la santé peut effectuer une intervention chirurgicale d’urgence en cas de rupture d’un anévrisme, mais les risques chirurgicaux sont beaucoup plus élevés et le taux de survie est plus faible.

    Mode de vie et gestion de l’anévrisme

    Vous pouvez réduire votre risque de développer un anévrisme en apportant des changements de mode de vie judicieux, notamment:

    • Cesser de fumer ou d’utiliser des produits du tabac
    • Perdre du poids si nécessaire
    • Réduire le cholestérol et les graisses dans votre alimentation
    • Se faire dépister par échographie, si cela convient à votre âge et à votre sexe
  6. Activité physique et maladies cardiovasculaires

    3 Comments

    Il est acquis que l’activité physique réduit le risque de souffrier de maladies cardiovasculaires, favorise la capacité de marcher et la force musculaire (en particulier dans les bras) chez les patients victimes d’un accident vasculaire cérébral.

    L’exercice pourrait également améliorer l’humeur, la fonction cognitive et la qualité de vie.

    Peu de professionnels de la santé conseillent l’exercice comme forme de thérapie. Après un accident vasculaire cérébral (AVC), les patients restent inactifs, entraînant des troubles de l’humeur ainsi qu’une mauvaise santé physique. Différentes obstacles les empêchent de pratiquer une activité physique : la sévérité de l’AVC, la fatigue, un manque de soutien et de motivation.

    « Les patients n’imaginent pas les bénéfices qu’ils pourraient tirer d’un programme d’entraînement. Ou bien ils éprouvent de la gêne à fréquenter une salle de gymnastique », déclare l’auteur de l’étude.

    Ce programme inclut des exercices d’aérobie et d’entraînement visant à renforcer la musculation. Il s’accompagne d’exercices d’assouplissement et d’équilibre.

    Il est généralement recommandé de pratiquer une activité au mois trois jours par semaine avec des séances d’entraînement de 20 à 60 minutes.

    Des séances plus courtes (10-15 minutes) ET d’intensité modérée peuvent cependant s’avérer suffisants.

    Sources :

    The Happy Antics programme: Holistic exercise for people with dementia. Journal of Bodywork and Movement Therapies, 2014.

    Physical Activity and Exercise Recommendations for Stroke Survivors: A Statement for Healthcare Professionals From the American Heart Association/American Stroke Association. Stroke, 2014.

    L’activité physique efficace pour prévenir les maladies cardiovasculaires

    L’exercice est aussi efficace que les médicaments pour prévenir les maladies cardiovasculaires et le diabète

    Les chercheurs ont analysé les résultats de 305 essais cliniques portant sur plus 300 000 personnes ayant subi un AVC ou souffrant d’insuffisance cardiaque.

    Ils ont comparé l’efficacité de l’exercice et celle des médicaments pour réduire la mortalité dans 4 cas :

    1. le traitement précoce des maladies coronariennes,
    2. la réadaptation suite à un AVC,
    3. le traitement de l’insuffisance cardiaque,
    4. la prévention du diabète.

    Résultats                                    

    • Concernant la réadaptation suite à un AVC, l’exercice est plus efficace que les médicaments.
    • L’activité physique et les médicaments sont aussi efficaces pour prévenir les maladies cardiovasculaires et le diabète. 
    • Concernant l’insuffisance cardiaque, les médicaments diurétiques sont plus efficaces que l’exercice.

    Source: Comparative effectiveness of exercise and drug interventions on mortality outcomes: metaepidemiological study. British Medical Journal. 2013.

  7. Certains jeux en ligne peuvent développer le cerveau

    Leave a Comment

    De nombreuses personnes âgées apprécient les jeux de réflexion qui peuvent aider à maintenir leur cerveau en santé.

    Ces jeux de réflexions potentiellement bénéfiques pour le cerveau sont devenus de plus en plus populaires ces dernières années grâce à la présence de plus en plus importante des ordinateurs et téléphones intelligents dans la vie quotidienne. Ils peuvent prendre la forme de jeux de cartes ou de jeux conçus plus spécifiquement pour exercer la mémoire, l’attention et la vitesse d’exécution.

    En vieillissant, vous pouvez commencer à oublier certains événements ou à perdre des effets personnels.

    Si des oublis fréquents ou des pertes de mémoire sévères peuvent être un signe de la maladie d’Alzheimer, certains oublis font partie du vieillissement normal.

    Bien que les maladies neurologiques liées sont à ce inévitables, vous pouvez adopter certaines habitudes pour ralentir le processus de vieillissement cérébral.

    Garder votre cerveau actif, tout comme votre corps, est très important à tout moment de la vie.

    Les jeux sont-ils bénéfiques pour le cerveau ?

    Ces différents jeux aident-ils à la bonne santé du cerveau, en particulier pour se protéger contre la perte de mémoire? 

    Les travaux de recherche n’ont pas révélé que la participation à des jeux cérébraux réduirait à elle seule le risque de maladies neurodégénératives liées à l’âge, telles que la maladie d’Alzheimer.

    Cependant, ils peuvent améliorer certaines fonctions cognitives (p. ex les fonctions exécutives et la mémoire de travail) et peuvent donc jouer un rôle important dans le maintien de la santé du cerveau.

    Les jeux peuvent stimuler certaines parties du cerveau

    Les jeux cérébraux incluent celles impliquant la manipulation de mots tels que les mots croisés et le Scrabble, mais aussi des jeux traditionnels tels que les échecs, le Sudoku et le bridge. Plus récemment, des études ont rapporté les effets des jeux video dans le cerveau. Certains sites Web proposent de plus en plus une sélection complète de jeux en réponse à l’intérêt croissant des vieux et des jeunes.

    Par exemple, des scientifiques berlinois (Max Planck Institute) ont constaté que le jeu vidéo Super Mario peut stimuler les zones du cerveau responsables d’un bon fonctionnement cognitif. Ils ont demandé à des adultes de jouer pendant 30 minutes durant 2 mois puis ont analysé l’activité de leur cerveau par la technique de résonance magnétique. Ainsi, les zones responsables de l’orientation spatiale, de la formation de mémoire, de la planification stratégique, en particulier l’hippocampe et le cortex préfrontal, présentent un nombre plus important de connexions entre neurones. Cette étude suggère un lien entre le jeu visuel et ont l’augmentation du volume de certaines zones du cerveau (Source: Playing Super Mario induces structural brain plasticity: gray matter changes resulting from training with a commercial video game. Molecular Psychiatry, 2013).

    Une autre étude a montré que des jeux de plate-forme 3D pourraient éviter les troubles du cerveau, notamment les troubles cognitifs légers et peut-être même prévenir la maladie d’Alzheimer. L’équipe de recherche à l’origine de cette étude a recruté 33 personnes, âgées de 55 à 75 ans. Les participants ont été invités pendant six mois à jouer à Super Mario 64 durant 30 minutes par jour, cinq jours par semaine, à prendre des cours de piano (pour la première fois de leur vie) avec la même fréquence ou à ne pas effectuer de tâche particulière. Selon les résultats du test IRM, seuls les participants de la cohorte du jeu vidéo ont vu des augmentations du volume de matière grise dans l’hippocampe et le cervelet. Leur mémoire à court terme s’est également améliorée.

    Enfin, une étude publiée dans la revue scientifique Neurology en 2019 a révélé que les activités mentalement stimulantes telles que l’utilisation d’un ordinateur, les jeux et la participation à des activités sociales sont liées à un risque plus faible ou à un ralentissement du trouble léger cognitif, un état considéré comme précurseur de la démence, y compris la maladie d’Alzheimer.

    Les jeux peuvent stimuler la réserve cognitive dans le cerveau

    Une autre façon dont les jeux permettraient de conserver notre mémoire est de constituer une réserve cognitive, qui est la capacité du cerveau à trouver d’autres moyens à effectuer une tâche ou à mieux combattre la perte de mémoire et la démence liées à l’âge. Sur la base des recherches actuelles, la meilleure façon de créer plus de réserve cognitive est de faire de l’exercice régulièrement. Cependant les jeux cérébraux peuvent accroître les effets bénéfiques de l’exercice. En fait, la recherche a révélé que la combinaison d’exercice et de jeux cérébraux a plus efficace pour construire une réserve cognitive que l’exercice seul.

    Varier les types de jeux

    Si vous êtes déjà doué pour un type de jeu, tel les mots croisés ou le bridge, votre cerveau ne sera pas autant stimulé. Vous devez faire autre chose qui force votre cerveau à travailler et à apprendre. Il est donc important de pratiquer une variété de jeux.

    De nombreuses personnes n’utilisent pas leurs compétences aussi activement au fur et à mesure qu’elles vieillissent, surtout si elles ont quitté le marché du travail. Par conséquent, exposer son cerveau à d’autres formes de stimulation telles que les jeux traditionnels ou en ligne peut aider à renforcer leurs facultés cognitives et préserver leur santé cérébrale.

  8. Anémie

    Leave a Comment

    L’anémie est un trouble au cours duquel le nombre de globules rouges ou la concentration d’hémoglobine dans les globules rouges est inférieur à la normale. 

    L’hémoglobine est nécessaire pour transporter l’oxygène et si vous avez trop peu de globules rouges ou pas assez d’hémoglobine, il y aura une diminution de la capacité du sang à transporter l’oxygène vers les tissus du corps.  

    L’anémie peut être temporaire ou à long terme, et elle peut aller de légère à sévère. 

    Les patients anémiques peuvent paraître pâles, ressentir du froid, se fatiguer, se fatiguer facilement, peuvent avoir une faiblesse, des étourdissements ou des étourdissements, peuvent avoir un équilibre altéré et un risque de chute accru, développer des battements cardiaques rapides et devenir essoufflé. 

    L’anémie est associée à une diminution de la vitesse de marche ou de la capacité à se lever d’une chaise, à des capacités mentales altérées comme la réflexion, la mémoire et l’apprentissage (performances cognitives), des symptômes dépressifs et une qualité de vie diminuée. 

    L’anémie est une affection courante chez les personnes âgées, bien qu’elle ne soit pas causée par un vieillissement normal. 

    Il a de nombreuses causes, dont certaines que vous pouvez contrôler. Par exemple, chez les personnes âgées, une mauvaise alimentation peut entraîner une anémie.

    L’anémie est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes, mais à partir de 65 ans, elle survient plus souvent chez les hommes. Elle est diagnostiquée chez environ 20% des hommes et 15% des femmes de plus de 80 ans.

    Types d’anémie

    Déficience en fer

    Le fer est l’un des principaux éléments constitutifs de la production de globules rouges. Le taux de fer dans le corps peut être trop faible si votre corps n’absorbe pas le fer provenant de vos aliments, si vous ne mangez pas suffisamment d’aliments contenant du fer ou si vous saignez et perdez du fer plus rapidement que vous ne pouvez en consommer. Un faible taux de fer est une cause très courante d’un faible nombre de globules rouges.

    Anémie associée aux maladies chroniques

    L’anémie associée aux maladies chroniques est le résultat d’une inflammation chronique causée par des infections en cours, des lésions tissulaires, diverses formes d’arthrite, des tumeurs bénignes ou malignes ou une variété de conditions médicales chroniques.  

    Anémie pernicieuse

    Elle survient lorsque vous n’avez pas suffisamment de vitamine B12 ou d’acide folique. 

    L’anémie hémolytique

    Ce type d’anémie survient lorsque vos globules rouges sont détruits par une maladie.

    Les causes

    Les trois principales raisons pour lesquelles une anémie peut survenir sont décrites ci-dessous. Chez les personnes âgées, l’anémie est souvent le résultat de plusieurs affections en même temps. Ces conditions peuvent inclure:

    • Diminution de la production de globules rouges causée par:
      • Problèmes de fonction de la moelle osseuse
      • Maladies chroniques ou inflammation, telles que cancer ou infections
      • Problèmes hormonaux
      • Maladie du rein
      • Malnutrition et carences alimentaires en fer, en vitamine B12 ou en acide folique (folate)
      • Troubles héréditaires
      • Médicaments
      • Dépendance à l’alcool
    • Perte de sang due à:
      • irritation de l’estomac causée par des médicaments, de l’alcool ou un ulcère
      • polypes ou tumeurs dans les intestins
      • calculs rénaux ou tumeurs
      • cancers
      • chirurgie 
    • Augmentation de la destruction des globules rouges causée par:
      • Médicaments
      • Un trouble héréditaire
      • Une maladie de votre système immunitaire
      • Problèmes de valve cardiaque (qui endommagent vos globules rouges)
      • Une tumeur
      • Des infections

    Symptômes

    Les symptômes de l’anémie peuvent inclure

    • Fatigue
    • faiblesse
    • Essoufflement
    • Vertiges
    • Couleur de peau pâle
    • Avoir froid
    • Changements de comportement, tels que le manque d’intérêt, la confusion, l’agitation ou la dépression
    • Si vous avez une maladie cardiaque et une anémie, vous remarquerez peut-être une augmentation des douleurs thoraciques ou un gonflement des chevilles.

    Diagnostic et tests

    La ou les causes de l’anémie chez les personnes âgées peuvent être difficiles à diagnostiquer. De nombreuses affections peuvent provoquer une anémie chez les personnes âgées, et plusieurs d’entre elles peuvent survenir en même temps. 

    Même avec une évaluation approfondie, dans 20% des cas, la cause sous-jacente de l’anémie n’est pas trouvée. Si vous présentez des symptômes d’anémie, votre professionnel de la santé effectuera une anamnèse complète, un examen physique et prélèvera un échantillon sanguin pour une numération sanguine complète.

    L’anémie est diagnostiquée si la quantité d’hémoglobine (la partie de la cellule sanguine qui transporte l’oxygène) est inférieure à la normale (moins de 13 g / dL chez l’homme et moins de 12 g / dL chez la femme). Votre professionnel de la santé peut également tester votre sang pour mesurer vos taux de fer, de vitamine B12 et de folate, et peut recommander des tests sanguins spéciaux pour déterminer dans quelle mesure votre corps stocke et utilise le fer.

    Votre professionnel de la santé peut effectuer des tests supplémentaires pour déterminer si vous avez une maladie sous-jacente ou des problèmes tels que des ulcères ou des polypes, qui pourraient causer des saignements internes chroniques. Ces tests peuvent inclure:

    • tests sanguins supplémentaires
    • rayons X
    • endoscopie.
    • biopsie de la moelle osseuse.

    Soin et traitement de l’anémie

    Le traitement de l’anémie dépendra du type avec lequel vous avez été diagnostiqué.

    Si vous recevez un diagnostic d’anémie ferriprive, votre professionnel de la santé peut vous prescrire des suppléments de fer par voie orale (généralement du sulfate ferreux ou du gluconate ferreux). Le traitement peut devoir se poursuivre pendant 6 mois ou plus. Un programme de traitement courant est de 325 mg de sulfate ferreux 1 à 2 fois par jour, 1 heure avant ou 2 heures après un repas. Le jus d’orange ou les suppléments oraux de vitamine C peuvent vous aider à absorber le fer. Les antiacides, les inhibiteurs des récepteurs H2, les inhibiteurs de la pompe à protons, les suppléments de calcium et certains antibiotiques (tétracycline, quinolones) peuvent interférer avec l’absorption du fer.

    Les effets secondaires les plus courants des suppléments de fer oraux sont l’indigestion, les nausées et les vomissements, la constipation, la diarrhée et les selles foncées. Si vous ressentez des effets secondaires inconfortables, votre professionnel de la santé peut suggérer une posologie ou une fréquence plus faible, ou vous pouvez essayer une formulation différente. Il n’y a pas de différence significative entre les préparations orales de fer, mais une préparation peut être mieux tolérée qu’une autre par un patient individuel. Les gouttes de fer liquide peuvent être mieux absorbées, mais leurs effets secondaires sont similaires à ceux des comprimés de fer.

    Si vous recevez un diagnostic d’anémie due à une carence en vitamine B12 ou en folate, votre professionnel de la santé peut vous prescrire des injections périodiques ou des suppléments oraux de vitamine B12 ou d’acide folique (la version synthétique du folate).

    Si vous souffrez d’anémie hémolytique, votre professionnel de la santé pourrait vous prescrire des stéroïdes ou même recommander une intervention chirurgicale pour retirer votre rate, si elle est hypertrophiée.

    L’anémie causée par une maladie rénale ou une chimiothérapie peut nécessiter des traitements par injection (appelés agents stimulant l’érythropoïétine) pour augmenter la production de globules rouges dans la moelle osseuse.

    Vous pourriez avoir besoin d’une transfusion sanguine si votre numération globulaire est très basse ou si vous présentez des symptômes sévères de votre anémie.

    Mode de vie et gestion

    Certains types d’anémie peuvent être gérés avec une alimentation saine et équilibrée, riche en fer, en vitamine B12, en acide folique et en vitamine C, qui aide votre corps à absorber le fer. Parce que la viande est une source principale de certains de ces nutriments, les végétariens stricts devraient subir des tests sanguins périodiques et discuter de la nécessité de suppléments avec leur fournisseur de soins de santé.  

    • Le fer  se trouve dans la viande rouge, la volaille et certains poissons (comme le saumon, le thon, les crevettes). Les autres aliments riches en fer comprennent les haricots, les lentilles, les légumes à feuilles vert foncé, les fruits secs, les noix, le soja et les céréales et pains enrichis en fer.
    • Le folate  se trouve dans les céréales enrichies, la viande, les épinards, les haricots, les agrumes et les jus, le cantaloup, la papaye et les bananes.
    • La vitamine B12  est la plus abondante dans la viande, le poisson et les produits laitiers, ainsi que dans les céréales enrichies.
    • La vitamine C  se trouve dans les agrumes, les melons et les baies, les poivrons, le brocoli, les choux de Bruxelles et le chou frisé.
  9. Muguet buccal

    Leave a Comment

    Le muguet buccal – également appelé candidose buccale – est une maladie au cours de laquelle le champignon Candida albicans s’accumule sur la muqueuse de votre bouche. Candida est un organisme normal dans votre bouche, mais il peut parfois proliférer et provoquer des symptômes.

    Le muguet buccal provoque des lésions blanches d’aspect crémeux, généralement sur la langue ou à l’intérieur des joues. Parfois, le muguet buccal peut se propager vers vos gencives ou amygdales, ou à l’arrière de votre gorge.

    Le muguet buccal est un problème mineur si vous êtes en bonne santé, mais si vous avez un système immunitaire affaibli, les symptômes peuvent être plus graves et difficiles à contrôler.

    La candidose est une infection fongique, le plus souvent causée par Candida Albicans , un champignon qui peut vivre dans le tube digestif, sur la peau et les muqueuses.

    Symptômes du muguet buccal

    Les signes et symptômes peuvent inclure:

    • Lésions blanches crémeuses sur la langue, l’intérieur des joues et parfois les gencives et les amygdales.
    • Rougeur, sensation de brûlure ou douleur pouvant être suffisamment grave pour causer des difficultés à manger ou à avaler.
    • Légers saignements.
    • Rougeurs aux coins de la bouche.
    • Une sensation de coton dans la bouche.
    • Perte de goût.
    • Rougeur, irritation et douleur sous la prothèse dentaire (stomatite dentaire).

    Dans les cas graves, généralement liés au cancer ou à un système immunitaire affaibli par le VIH / sida, les lésions peuvent se propager vers le bas dans votre œsophage. Si cela se produit, vous pouvez éprouver des difficultés à avaler.

    Si vous développez des lésions blanches à l’intérieur de la bouche, consultez votre médecin ou votre dentiste.

    Les causes

    Normalement, votre système immunitaire travaille pour repousser les organismes nuisibles envahisseurs, tels que les virus, les bactéries et les champignons, tout en maintenant un équilibre entre les «bons» et «mauvais» microbes qui habitent normalement votre corps. Mais parfois, ces mécanismes de protection échouent, augmentant le nombre de champignons candida et permettant à une infection par le muguet buccal de s’installer.

    Le type le plus courant de champignon candida est Candida albicans. Plusieurs facteurs, tels qu’un système immunitaire affaibli, peuvent augmenter votre risque de muguet buccal.

    Facteurs de risque du muguet buccal

    Vous pouvez avoir un risque accru d’infection par le muguet buccal si l’un de ces problèmes survient:

    • Immunité affaiblie. Le muguet buccal est plus susceptible de se produire chez les nourrissons et les adultes plus âgés en raison d’une immunité réduite. 
    • Diabète. Si vous avez un diabète non traité ou si la maladie n’est pas bien contrôlée, votre salive peut contenir de grandes quantités de sucre, ce qui favorise la croissance du candida.
    • Infections vaginales à levures. Les mycoses vaginales sont causées par le même champignon qui cause le muguet buccal. 
    • Médicaments. Des médicaments tels que la prednisone, les corticostéroïdes inhalés ou les antibiotiques qui perturbent l’équilibre naturel des micro-organismes dans votre corps peuvent augmenter votre risque de muguet buccal.
    • Autres conditions buccales. Le port de prothèses dentaires, en particulier les prothèses supérieures, ou les conditiond qui provoquent une sécheresse de la bouche peuvent augmenter le risque de muguet buccal.

    Complications

    Le muguet buccal est rarement un problème pour les enfants et les adultes en bonne santé.

    Pour les personnes dont l’immunité est affaiblie, comme le traitement du cancer ou le VIH / SIDA, le muguet peut être plus grave.

    La prévention

    Ces mesures peuvent aider à réduire votre risque de développer des infections à candida:

    • Rincez-vous la bouche. Si vous devez utiliser un inhalateur corticostéroïde, assurez-vous de vous rincer la bouche avec de l’eau ou de vous brosser les dents après avoir pris votre médicament.
    • Brossez-vous les dents au moins deux fois par jour et utilisez la soie dentaire tous les jours.
    • Vérifiez vos prothèses. Retirez vos prothèses la nuit. 
    • Consultez régulièrement votre dentiste.
    • Regardez ce que vous mangez.
    • Maintenez un bon contrôle de la glycémie si vous êtes diabétique. 
    • Traitez une mycose vaginale dès que possible.
    • Traitez la bouche sèche. 

    Diagnostic du muguet buccal

    Le diagnostic du muguet dépend de l’emplacement et de l’identification d’une cause sous-jacente.

    Si le muguet est limité à votre bouche

    Pour diagnostiquer le muguet buccal, votre médecin ou votre dentiste peut:

    • Examinez votre bouche pour regarder les lésions.
    • Prenez un petit grattage des lésions pour les examiner au microscope.
    • Si nécessaire, effectuez un examen physique et certaines analyses de sang pour identifier toute affection médicale sous-jacente pouvant être à l’origine du muguet buccal.

    Si le muguet est dans votre œsophage

    Pour aider à diagnostiquer le muguet dans votre œsophage, votre médecin peut vous recommander les examens suivants :

    • Biopsie. L’échantillon de tissu est cultivé sur un milieu spécial pour aider à déterminer quelles bactéries ou champignons, le cas échéant, sont à l’origine de vos symptômes.
    • Examen endoscopique. Dans cette procédure, votre médecin examine votre œsophage, votre estomac et la partie supérieure de votre intestin grêle (duodénum) à l’aide d’un tube flexible éclairé avec une caméra à l’extrémité (endoscope).
    • Examen physique.

    Traitement

    Le but de tout traitement oral du muguet est d’arrêter la propagation rapide du champignon, mais la meilleure approche peut dépendre de votre âge, de votre état de santé général et de la cause de l’infection. L’élimination des causes sous-jacentes, lorsque cela est possible, peut empêcher la récidive.

    • Adultes et enfants en bonne santé. Votre médecin peut recommander des médicaments antifongiques. 
    • Adultes dont le système immunitaire est affaibli. Le plus souvent, votre médecin vous recommandera des médicaments antifongiques.

    Le muguet peut revenir même après avoir été traité si la cause sous-jacente, telle que des prothèses mal désinfectées ou l’utilisation de stéroïdes inhalés, n’est pas traitée.

    Remèdes maison et mode de vie

    • Ayez une bonne hygiène bucco-dentaire. 
    • Désinfectez les prothèses dentaires. 
    • Essayez les rinçages à l’eau salée chaude. 
  10. Maladie de Binswanger

    Leave a Comment

    La maladie de Binswanger, également appelée  démence vasculaire sous-corticale, est un type de démence causée par des dommages microscopiques dans les couches profondes de substance blanche dans le cerveau. 

    Les dommages sont le résultat de l’épaississement et du rétrécissement (athérosclérose) des artères qui alimentent les zones sous-corticales du cerveau. 

    L’athérosclérose commence généralement à la fin de la quarantaine et augmente en gravité avec l’âge. À mesure que les artères se rétrécissent de plus en plus, le sang fourni par ces artères diminue et le tissu cérébral meurt. 

    Un modèle caractéristique de tissu cérébral endommagé dans la  maladie de Binswanger peut être observé avec des techniques modernes d’imagerie cérébrale telles que la tomodensitométrie ou l’imagerie par résonance magnétique (IRM).

    La maladie de Binswanger se traduit par des lésions de la substance blanche dans les régions sous-corticales

    Symptômes

    La caractéristique la plus caractéristique de la maladie de Binswanger est la lenteur psychomotrice – une augmentation du temps nécessaire, par exemple, aux doigts pour transcrire la pensée d’une lettre en lettre sur un morceau de papier. 

    D’autres symptômes incluent l’oubli (mais pas aussi grave que la perte de mémoire dans la maladie d’Alzheimer), des changements d’élocution, une démarche instable, des chutes fréquentes, des changements de personnalité ou d’humeur (très probablement sous forme d’apathie, d’irritabilité et de dépression), et les symptômes urinaires qui ne sont pas causés par une maladie urologique. 

    L’imagerie cérébrale, qui révèle les lésions cérébrales caractéristiques de la maladie de Binswanger, est essentielle pour un diagnostic positif.

    Traitement de la maladie de Binswanger

    Il n’y a pas de traitement spécifique pour la maladie de Binswanger. Le traitement est symptomatique. Les personnes souffrant de dépression ou d’anxiété peuvent avoir besoin de médicaments antidépresseurs. Les médicaments antipsychotiques atypiques peuvent être utiles chez les individus présentant une agitation et un comportement perturbateur. 

    Des essais cliniques récents avec le médicament mémantine ont montré une amélioration de la cognition et une stabilisation du fonctionnement et du comportement global. 

    La gestion réussie de l’hypertension et du diabète peut ralentir la progression de l’athérosclérose, et par la suite ralentir la progression de la maladie de Binswanger. Parce qu’il n’y a pas de remède, le meilleur traitement est préventif, en contrôlant les facteurs de risque tels que l’hypertension, le diabète et le tabagisme.

    La maladie de Binswanger est une maladie évolutive; il n’y a pas de remède. Les changements peuvent être soudains ou progressifs, puis progresser par étapes. Elle peut souvent coexister avec la maladie d’Alzheimer. Les comportements qui ralentissent la progression de l’hypertension artérielle, du diabète et de l’athérosclérose – comme manger sainement et garder des horaires sains de veille / sommeil, faire de l’exercice et ne pas fumer ou boire trop d’alcool – peuvent également ralentir la progression de la maladie de Binswanger.