Qu’est ce qu’un mandat de protection future ?

Comment exercer une tutelle avec conseil de famille ?

Apraxie de l’habillage

Fornix

Sulbutiamine

Dépression réactionnelle (situationnelle)

Mésolift : quels sont les avantages ?

Laser excimer : l’opération est-elle douloureuse ?

Dystonie

Dystrophie musculaire

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Qu’est ce qu’un mandat de protection future ?

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    Le mandat de protection future est un mandat par lequel une personne capable organise sa propre protection juridique en désignant à l’avance une autre personne chargée de la représenter dans ses affaires personnelles et/ou patrimoniales pour le cas où elle ne serait plus apte à le faire elle-même.

    Le mandat évite l’ouverture d’une mesure de protection judiciaire.

    Le tiers de confiance peut être toute personne physique ou une personne morale inscrite sur la liste des mandataires judiciaires à la protection des majeurs.

    Le mandat de protection future peut être notarié ou sous signature privé. Il est soumis à diverses formalités, et ne prend effet que lorsque celui qui l’a rédigé est dans une situation qui nécessiterait l’ouverture d’une mesure de protection.

    Le mandat sous seing privé n’autorise que les actes conservatoires et de gestion courante.

    Le mandat, lorsqu’il est notarié, permet au mandataire d’accomplir au nom du mandant tous les actes civils y compris les actes de disposition (à l’exception des actes de disposition à titre gratuit).

    Le mandat de protection future est un acte juridique volontaire, conventionnel et prioritaire

    Il permet d’organiser à l’avance sa propre protection que le juge des tutelles doit déclencher avant toute mesure judiciaire.

    Par conséquent, si un mandat de protection future est mis à exécution pour une personne qui n’est plus en capacité de s’occuper elle-même de ses affaires, il n’y a pas matière à ouvrir une mesure de protection.

    Toute personne capable peut donner mandat de protection future

    Le mandant  désigne par avance un mandataire pour le cas où elle serait hors d’état de pourvoir seule à ses intérêts en raison d’une altération de ses facultés mentales ou corporelles.

    Le mandat peut être destiné à sa propre protection ou pour la protection d’un enfant handicapé (mineur ou majeur). Dans ce cas, les parents chargent alors un tiers d’assurer sa protection dans l’hypothèse où ils ne pourront plus prendre soin de lui. Ce mandat doit obligatoirement être établi par un notaire.

    Une personne sous curatelle peut également conclure un mandat de protection future avec l’assistance de son curateur.

    Le mandataire ne peut être ni mineur ni placé sous protection.

    Toute personne physique ou morale capable peut être mandataire

    Le mandataire peut être soit un proche (membres de la famille, tiers), un professionnel (notaire , gestionnaire de patrimoine) ou une personne morale (association) choisie sur la liste des mandataires judiciaires à la protection des majeurs.

    Il est également possible de désigner plusieurs mandataires. Dans ce cadre, rien n’empêche de désigner un professionnel de confiance pour la gestion de certains biens immobiliers ou mobiliers et de désigner un proche pour la protection de la personne.

    Si le mandat de protection future a été passé par acte notarié, le notaire qui a reçu l’acte ne devrait pas pouvoir être désigné mandataire, car on voit mal comment il pourrait alors exercer sa mission de contrôle sur l’exécution du mandat.

    Le ou les mandataires doivent accepter le mandat personnellement.

    Le choix est ouvert entre deux types de mandat : acte notarié ou acte sous seing privée

    – Le mandat notarié permet au mandataire d’accomplir des actes de disposition. Il peut percevoir les revenus et placer les capitaux, donner les biens en location et même les vendre.

    La seule chose qu’il ne peut pas faire c’est donner les biens car il a besoin pour cela de l’autorisation du juge des tutelles.

    Le mandataire adresse ses comptes au notaire avec les pièces justificatives. Il a l’obligation de conserver les pièces an question.

    Le notaire a un devoir d’alerte. Il contrôle les opérations et informe le juge des tutelles de tout mouvement de fonds et de tout acte qui lui paraîtraient injustifiés ou non conformes à ce qui a été prévu dans le mandat.

    Le coût d’un mandat notarié est de 117 € hors TVA. Une fois que le mandat a pris effet, le notaire perçoit chaque année pour le contrôle des comptes une rémunération de 117 € à 351 € hors TVA, en fonction des recettes et des dépenses engagées dans l’année.

    L’intérêt du mandat notarié est manifeste car il permet au notaire de veiller par la conservation des garanties et la reddition des comptes aux intérêts patrimoniaux du mandataire. A noter que le notaire qui rédige un mandat de protection future n’est pas investi de dresser un constat officiel de l’état de santé des parties. En cas de doute sur l’aptitude d’une partie à délivrer un consentement lucide, le notaire peut demander un certificat médical à un médecin inscrit sur une liste du procureur de la République attestant que le sujet ne présente pas d’altération des facultés mentales.

    – Si le mandat de protection future est conclu sous seing privé, le mandataire ne peut accomplir que les actes d’administration. Il peut par exemple, encaisser les loyers pour le compte de celui qui lui a donné mandat, mais il ne peut pas donner congé au locataire, ni a fortiori vendre le bien.

    Pour les actes de disposition, le mandataire doit obtenir l’autorisation du juge des tutelles.

    Pour être valable, le mandat sous seing privé doit être conforme au modèle établi par le ministère de la justice.

    Le mandat de protection future doit être enregistré à la recette des impôts de la résidence du mandant.

    Le mandat de protection future fonctionne comme une procuration

    Elle permet au mandataire, quelle que soit la forme du mandat, d’agir à la place et au nom du mandant. Il ne fait perdre au mandant ni ses droits ni sa capacité juridique.

    Le mandant conserve le pouvoir d’effectuer lui-même tous les actes qu’il souhaite. Mais émanant d’une personne dont les facultés sont altérées, ses actes pourront être annulés ou réduits dans les mêmes conditions que ceux passés par un majeur sous sauvegarde de justice.

    Un mandat de protection future est pour le mandataire une charge effective supposant une gestion avisée et rigoureuse.

    Pour les actes de gestion du patrimoine, il peut toutefois demander à une autre personne d’agir à sa place. Le mandataire répond alors des éventuelles fautes de cette personne. Il peut également saisir le juge des tutelles s’il souhaite accomplir un acte non prévu dans le mandat, qu’il soit personnel ou patrimonial.

    Tant qu’il ne reçoit pas exécution, le mandat de protection future peut être modifié ou révoqué par le mandant. De son côté, le mandataire peut y renoncer.

    Le mandat est en principe gratuit, sauf si des rémunérations y sont expressément prévues.

    Comment se déclenche le mandat de protection future ?

    Le mandat se déclenche lorsqu’il est établi que la personne ne peut plus pourvoir seul à ses intérêts en raison d’une altération de ses facultés mentales.

    S’agissant d’un mandat pour le compte d’un enfant handicapé, le mandat prend effet lorsque ses parents sont décédés ou qu’il ne peuvent plus prendre soin de lui.

    La mise à exécution du mandat est à l’initiative du ou des mandataires.

    Le mandataire désigné produit au greffe du tribunal d’instance de la résidence du mandant, sa pièce d’identité et celle du mandant, un justificatif de domicile et un certificat médical circonstancié établi par un médecin expert inscrit sur une liste établi par le procureur de la République et datant de moins de 2 mois.

    Le greffier vise le mandat et vérifie tous les documents. Il constate que les conditions sont réunies et le notifie à la personne protégée.

    Le mandataire doit immédiatement faire établir un inventaire des biens de la personne dont il assure ensuite l’actualisation.

    Le mandataire établit chaque année le compte de sa gestion

    En cas de mandat notarié, le mandataire adresse le compte et les pièces justificatives au notaire qui a établi le mandat.

    En cas de mandat sous seing privé conforme au modèle, le mandataire doit adresser les comptes à la personne désignée par le mandat pour contrôler son action. Il a l’obligation de conserver les comptes pendant 5 ans pour pouvoir les présenter au juge des tutelles ou aux héritiers quand il sera déchargé de sa mission.

    Dans tous les cas, le juge peut faire vérifier le compte de gestion par le greffier en chef du tribunal d’instance.

    Le mandataire est responsable de ses actes et des fautes commises dans l’exercice de sa mission. Les fautes commises sont appréciées différemment selon que leur mission est bénévole ou rémunérée.

    S’il cause un préjudice, il pourra être condamné à des dommages-intérêts et en cas de manquements caractérisés, le juge pourra le dessaisir de sa mission.

    Quand prend fin le mandat de protection future ?

    Le mandat prend fin par le rétablissement des facultés du mandant, par son décès ou par l’ouverture d’une mesure de protection.

    Le mandat de protection future prend fin par décision du juge des tutelles, par le recouvrement par la personne protégée de ses capacités mentales, par le décès du mandant, par le placement du mandant sous curatelle ou sous tutelle, par le décès du mandataire, son placement sous une mesure de protection ou sa déconfiture, ou par une décision du tribunal de grande instance annulant le mandat.

    A l’expiration du mandat et dans les 5 ans qui suivent , le mandataire tient à la disposition de la personne qui est amenée à poursuivre la gestion, au majeur devenu capable ou à ses héritiers l’inventaire des biens et les actualisations auxquelles il a donné lieu.

    Le mandat de protection future est publié sur un registre spécial. Le juge des tutelles comme les tiers auront dorénavant connaissance de ce mandat, ce qui permettra aux premiers de se prononcer en connaissance de cause.

    Contestation du mandat de protection future

    Tout intéressé peut saisir le juge des tutelles sur simple requête pour contester le mandat.

    Comme tout autre acte juridique, la mandat de protection est susceptible d’être annulé pour vice de consentement ou insanité d’esprit.

    L’annulation d’un mandat de protection future ne pourra être prononcée que s’il est établi que le mandant, en raison de l’altération de ses facultés, n’était pas en mesure de comprendre la portée de l’acte.

    L’existence d’une altération des facultés mentales au moment de la rédaction du mandat risque d’être plus facilement invoquée que la conclusion de l’acte est proche de sa mise à exécution. Il est opportun en pratique de ne pas attendre la dernière minute pour conclure un tel acte.

    En cas de mandat notarié, le notaire n’est pas investi du pouvoir de dresser un constat officiel de l’état de santé de ses clients. il doit simplement solliciter les services de l’Etat civil pour la délivrance d’un extrait d’acte de naissance mentionnant, le cas échéant, l’ouverture d’une tutelle ou d’une curatelle.

    Dès lors qu’un notaire est alerté par l’entourage, ou constate lui-même l’impossibilité du mandant à délivrer un consentement lucide, il doit s’abstenir de dresser l’acte authentique jusqu’à ce que la personne soit valablement représentée.

    Le notaire peut dans cette optique demander un certificat médical à un médecin inscrit sur la liste du procureur de la République.

    L’action en nullité d’un mandat de protection future pour vice de consentement ou insanité d’esprit relève de la compétence du tribunal de grande instance et non du juge des tutelles.

    Tout intéressé peut saisir le juge des tutelles sur les conditions et les modalités de l’exécution du mandat.

    Les personnes qui contestent l’exécution du mandat (par exemple, les membres de la famille qui ne sont pas nommés mandataires), peuvent saisir le juge des tutelles et demander que soit ordonnée, à sa place ou en complément, une mesure de protection. La présence d’un avocat n’est pas obligatoire.

    Le juge des tutelles peut alors révoquer le mandat s’il estime que celui-ci ne se déroule pas dans de bonnes conditions et que son exécution est de nature à porter atteinte aux intérêts du majeur.

    Le juge vérifie, entre autre, si les obligations contractuelles imposées au mandataire ont été respectées.

  2. Comment exercer une tutelle avec conseil de famille ?

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    La protection de la personne protégée peut s’exercer de façon collégiale avec conseil de famille. Elle est régie par le Code civil (articles 440 et suivants).


    Qu’est-ce qu’un conseil de famille ?

    Le conseil de famille est un organe facultatif rassemblant des parents, des proches ou des personnes qualifiées pour autoriser des actes accomplis au nom du majeur sous tutelle, sous la direction du juge des tutelles.

    Il n’est qu’un mode subsidiaire d’organisation de la protection des majeurs vulnérables.


    Constitution du conseil de famille

    Il ne peut être mis en place que lorsque la mesure de protection est exercée sous forme de tutelle (et non de curatelle).

    Il est constitué d’au moins quatre membres, parents ou alliés du majeur, que le juge choisit en fonction des critères habituels de choix des représentants du majeur protégé.

    Lors de sa première réunion, le conseil de famille, présidé par le juge des tutelles, choisit en son sein un tuteur qui sera chargé de l’exécution des décisions et un subrogé tuteur chargé de la surveillance et du contrôle.


    Fonctionnement

    Le conseil de famille est normalement présidé par le juge des tutelles sauf lorsque le tuteur est un mandataire judiciaire à la protection des majeurs.

    Le conseil doit être réuni chaque fois qu’une décision importante est à prendre (acte de disposition) pour autoriser ou non le tuteur à effectuer l’acte.

    Il est convoqué par le juge des tutelles, soit d’office, soit sur demande du tuteur, du subrogé tuteur, du majeur protégé ou de deux de ses membres.

    Le conseil statue à la majorité des voix, mais le tuteur ne vote pas.

    Le juge des tutelles a voix prépondérante en cas de partage des votes. Pour que les décisions du conseil soient valables, il faut que la moitié au moins des membres soient présents.

    Le majeur protégé peut assister aux séances, s’il le souhaite et si cela n’est pas contraire à son intérêt, mais il ne vote pas.

    Le juge des tutelles peut décider, au cas où la décision à prendre apparaît simple et ne nécessite pas la tenue d’une réunion, de consulter le conseil de famille par correspondance.


    Avantages et inconvénients du conseil de famille

    La mise en place est extrêmement rare aujourd’hui en raison des contraintes qu’il induit et des multiples possibilités d’organisation prévues. Elle revêt un caractère exceptionnel.

    Néanmoins, dans le cadre de patrimoine très important, sa constitution peut de révéler adaptée et utile.

  3. Apraxie de l’habillage

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    L’apraxie de l’habillage (ou apraxie vestimentaire) est l’incapacité à s’habiller seul (p. ex. passer la tête dans la manche ou mettre son pantalon à l’endroit). 

    Ce type d’apraxie se voit dans les formes tardives de la maladie d’Alzheimer.

    Cette difficulté ne s’explique pas par un déficit moteur ou sensoriel primaire ou par un déficit de l’attention (comme on peut l’observer chez les patients atteints de délire ou de syndrome frontal sévère). 

    Évaluation de l’apraxie vestimentaire

    L’évaluation clinique consiste à demander au patient de s’habiller ou d’habiller une poupée ou un mannequin, ou encore d’indiquer la succession correcte des étapes de l’habillage.

    Lorsque l’apraxie vestimentaire est liée à une lésion de l’hémisphère droit pariétal postérieur (tumeur ou accident vasculaire cérébral), la maladie est généralement associée à des difficultés motrices attentionnelles ou spatiales avec les membres gauches. 

    Cependant, un dysfonctionnement des fonctions exécutives, des déficits moteurs ou une apraxie constructive peuvent également y contribuer. 

    Associée avec des lésions du lobe pariétal de l’hémisphère gauche, l’apraxie de l’habillage semble être davantage liée à des déficits généraux de planification des gestes avec les deux membres.

  4. Fornix

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    Le fornix est un faisceau de  fibres de matière blanche qui forme un arc (fornix signifie arc en latin) autour du thalamus.

    Le fornix fournit la principale voie d’entrée et de sortie de l’hippocampe. Les principales connexions du fornix sont les suivantes:

    Il provient donc de l’hippocampe et forme à partir de celui-ci un faisceau de fibres appelée fimbria.

    Il s’étend ensuite vers le haut et autour du thalamus vers l’avant (partie antérieure) du cerveau.

    Rôle du fornix

    En 1937, le neuroanatomiste James Papez a décrit ce qui est devenu le circuit de Papez. Le circuit de Papez formait un groupe de structures comprenant l’hippocampe, les corps mammillaires, le noyau antérieur du thalamus, le gyrus cingulaire et le gyrus parahippocampique

    Le circuit de Papez sera plus tard développé et appelé le système limbique. 

    On pense maintenant que le groupe diversifié de structures connu sous le nom de système limbique est impliqué dans beaucoup plus que l’émotion. Le fornix est toujours considéré comme une partie importante du système limbique.

    Étant la principale voie de sortie de l’hippocampe, son rôle principal est de transmettre les informations de l’hippocampe aux corps mammillaires et aux noyaux antérieurs du thalamus.

    Sa fonction la plus reconnue est donc son implication dans la mémoire. On pense que les projections hippocampiques qui se dirigent vers le fornix sont importantes pour la consolidation de la mémoire.

    Les dommages au fornix ont été associés à une amnésie antérograde , qui implique l’incapacité de créer de nouveaux souvenirs et sont principalement liés à des déficits dans la mémoire déclarative et la mémoire épisodique.

    Ils ont été associés à la perte cognitive observée dans la maladie d’Alzheimer . L’intégrité du fornix peut être compromise dans les premiers stades de la maladie d’Alzheimer, et peut donc être un indicateur précoce de la maladie et qui peut prédire la progression de la maladie d’Alzheimer du stade préclinique (c’est-à-dire asymptomatique). La dégénérescence de cette structure dans la maladie d’Alzheimer semble précéder celle de l’hippocampe.

  5. Sulbutiamine

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    La sulbutiamine est une molécule synthétique similaire à la vitamine B1 (thiamine). Contrairement à la vitamine B1, qui se dissout dans l’eau, la sulbutiamine se dissout dans les graisses. 

    La sulbutiamine est capable d’augmenter les niveaux de thiamine dans le cerveau . On pense qu’il a des effets stimulants légers.

    Indications

    La sulbutiamine est indiquée dans le traitement des états de faiblesse, la fatigue et les conséquences sur le plan psychique (apathie) et pour améliorer les performances sportives.

    Efficacité clinique de la sulbutiamine

    Maladie d’Alzheimer

    Une étude clinique a été menée en double aveugle chez 83 patients atteints de la maladie d’Alzheimer (stade léger). Les patients ont été divisés en deux groupes homogènes:

    – 1er groupe : les patients reçoivent la sulbutiamine (600 mg/jour) pendant les 3 premiers mois puis une combinaison sulbutiamine (600 mg/jour)-donépézil. (5-10 mg/jour) les 3 mois suivants.

    – 2ème groupe : les patients sont traités au donépézil (5-10 mg) pendant les 3 premiers mois puis au donépézil (5-10 mg) et au placebo les 3 mois suivants.

    Résultats : les deux médicaments améliorent l’attention après 3 mois de traitement.

    Apres six mois de traitement,  la mémoire épisodique et les fonctions exécutives sont significativement améliorées chez le 1er groupe de patients (contrairement au 2eme groupe). L’attention est améliorée dans les deux groupes.

    En revanche, aucun effet bénéfique n’a été observé sur la mémoire de travail et la fluence verbale.

    Ces résultats demandent à être confirmés.

    L’efficacité clinique reste à démontrer concernant les troubles suivants :

    • Douleur nerveuse chez les personnes atteintes de diabète (neuropathie diabétique). 
    • Fatigue. 
    • Performance athlétique.
    • Dysfonction érectile.
    • Faiblesse.

    Comment fonctionne la sulbutiamine ? 

    Les études chez l’animal suggèrent que la sulbutiamine améliore la transmission du glutamate dans le cortex préfrontal.

    Elle augmente également l’efficacité de l’acétylcholine (le neurotransmetteur impliqué dans l’apprentissage et la mémoire) dans l’hippocampe.

    Les effets facilitateurs de la sulbutiamine sur le glutamate et l’acétylcholine seraient à l’origine de ces effets bénéfiques chez les patients Alzheimer.

    Posologie

    La dose efficace recommandée de la sulbutiamine varie de 400 à 600 mg/jour.

    Contre-indications – mises en garde – précautions

    La sulbutiamine est contre-indiquée chez les personnes ayant une hypersensibilité connue à ce médicament.

    Effets indésirables

    Ce médicament est globalement bien toléré aux doses prescrites.

    La sulbutiamine est plutôt sûre lorsqu’elle est prise par voie orale, à court terme. Une dose de 600 mg par jour a été utilisée en toute sécurité pendant jusqu’à 2 mois. 

    Les effets indésirables les plus courants sont les suivants : nausées, maux de tête, allergie cutanée, voire une légère agitation.

    Le surdosage peut conduire à une agitation avec euphorie et tremblement des extrémités.

    Les médecins mettent en garde sur les dangers d’une mauvaise utilisation de ce médicament qui est vendu ‘over the counter’ ou sur internet dans beaucoup de pays.

    Références

    Ollat H, Laurent B, Bakchine S, Michel BF, Touchon J, Dubois B. Effects of the association of sulbutiamine with an acetylcholinesterase inhibitor in early stage and moderate Alzheimer disease. Encephale. 2007 33(2):211-5.

    Douzenis A, Michopoulos I, Lykouras L. Sulbutiamine, an ‘innocent’ over the counter drug, interferes with therapeutic outcome of bipolar disorder. World J Biol Psychiatry. 2006;7(3):183-5.

    Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien. Cet article doit être considéré comme une information et un outil de formation et non comme une consultation médicale; laquelle relève, stricto sensu, d’une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les règles en vigueur dans le pays.

  6. Dépression réactionnelle (situationnelle)

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    La dépression réactionnelle (également connue sous le nom de dépression situationnelle) est une forme de dépression, qui est un trouble de l’humeur complexe à la fois dans ses causes et ses symptômes.

    Les symptômes de la dépression réactionnelle sont très similaires à ceux observés dans le deuil, et il est important de pouvoir faire la distinction entre les deux afin de trouver un traitement et un soutien appropriés.

    La dépression est provoquée par une situation ou un événement spécifique tels que la perte d’un emploi, un traumatisme, un rjet ou des problèmes financiers.

    Qu’est-ce que la dépression situationnelle?

    La situation dure généralement plusieurs mois. Elle est provoquée par une situation ou un événement spécifique, tel que:

    • La perte d’un emploi (que ce soit par licenciement, retraite ou licenciement)
    • Une blessure traumatique (par exemple suite à un accident de voiture ou une agression)
    • Désastre naturel
    • Un rejet
    • Des problèmes financiers
    • La fin d’une relation
    • La mort d’un être cher

    Cependant, tout événement qu’un individu trouve stressant peut déclencher une dépression réactionnelle. Les symptômes se développent généralement dans les 90 jours suivant l’événement stressant ou traumatique.

    La dépression situationnelle se distingue des autres types de dépression dans le fait que les épisodes ne durent généralement que quelques mois, alors que d’autres types de dépression peuvent affecter les personnes pendant des années ou toute une vie.

    Les mois pendant lesquels une personne est affectée par une dépression situationnelle peuvent être très difficiles, et la dépression qu’elle subit peut être sévère. Ce n’est pas moins «réel» que la dépression «classique» du fait que sa durée soit plus courte.

    La cause d’une dépression situationnelle chez une personne ne sera pas toujours la même chez une autre, car les gens gèrent et réagissent naturellement aux événements stressants ou traumatiques de différentes manières.

    Les personnes peuvent être plus susceptibles de souffrir de dépression situationnelle si elles ont déjà un problème de santé mentale ou si elles ont eu une enfance stressante ou traumatisante.

    Une autre distinction importante à faire entre la dépression réactionnelle et les autres types de dépression est que la dépression réactionnelle est directement liée à un événement traumatique.

    D’autres types de dépression peuvent se développer chez les personnes qui n’ont pas vécu d’événements traumatiques, de périodes de stress intense et qui sont généralement heureuses, et certains cas de dépression sont attribués à des causes biologiques telles que des baisses de certaines hormones ou une pré- disposition familiale.

    Quels sont les symptômes de la dépression réactionnelle ?

    Les symptômes sont complexes et peuvent différer d’une personne à l’autre :

    • Sentiments de désespoir et de tristesse persistants
    • Avoir envie de pleurer
    • Anxiété
    • Irritabilité
    • Fatigue
    • Perte de poids (parfois le poids peut également augmenter)
    • Maux de tête
    • Problèmes de digestion
    • Perte d’intérêt pour les loisirs
    • Faible estime de soi
    • Aucune motivation
    • Problèmes de prise de décision
    • Perte de libido
    • Modifications du cycle menstruel chez les femmes
    • Pensées suicidaires ou désirs d’automutilation dans les cas graves.

    Les symptômes sont très similaires aux symptômes observés dans le deuil, mais la dépression situationnelle est une maladie distincte.

    La différence entre la dépression réactionnelle et le deuil

    Le deuil est une réponse naturelle à la perte. La dépression est une maladie psychologique ou un trouble de l’humeur.

    Le deuil est souvent décrit comme un processus, et bien que les gens traversent les étapes du deuil à des rythmes différents, la progression se produira quand même.

    Ces étapes sont généralement définies comme ci-dessous.

    • Accepter que votre perte est réelle
    • Vivre la douleur et le chagrin
    • S’adapter à la vie sans la personne décédée
    • Mettre moins d’énergie émotionnelle dans le processus de deuil et passer à autre chose.

    Le deuil déclenche une gamme d’émotions, notamment:

    • Choc – souvent en relation directe avec la mort
    • Tristesse intense et pleurs fréquents
    • Fatigue et épuisement
    • Colère – parfois envers la personne décédée, sa cause de décès ou même des personnalités religieuses
    • Culpabilité – souvent à propos de choses qu’une personne a faites ou n’a pas dites à quelqu’un avant de mourir.

    Bien qu’il y ait beaucoup d’émotions négatives intenses dans le processus de deuil, les personnes en deuil peuvent trouver le bonheur dans la vie et profiter des choses qu’elles aiment faire, tandis que les personnes souffrant de dépression auront du mal à trouver du plaisir dans tout ce qu’elles font.

    Si des sentiments négatifs font réaliser à une personne qu’elle ne peut pas faire face, ou s’ils lui font négliger son travail ou sa vie de famille, il est essentiel qu’elle cherche de l’aide.

    Traitements de la dépression réactionnelle

    La thérapie par la parole peut être efficace pour soutenir une personne pendant les épisodes de dépression situationnelle. Comme la maladie est liée à un événement de la vie spécifique, les méthodes pour diminuer les symptômes peuvent être identifiées relativement facilement.

    Une meilleure gestion du sommeil et du stress grâce à la thérapie par la parole peut aider une personne à se remettre d’une dépression situationnelle.

    D’autres méthodes pour réduire les symptômes :

    • Exercice régulier
    • Manger sainement
    • Dormir régulièrement
    • Parler avec ses amis et sa famille
    • Rejoindre des groupes de soutien
    • Adopter un nouveau passe-temps.

    Parfois, des antidépresseurs ou des médicaments contre l’anxiété peuvent être prescrits aux personnes vivant avec une dépression situationnelle sévère. Ceux-ci peuvent être administrés en conjonction avec une thérapie par la parole pendant une courte période.

    Bien que cette forme de dépression ne dure que quelques mois, il est toujours important que le traitement soit recherché pendant cette période.

    Cependant, le manque de motivation, le sentiment de désespoir et la mauvaise humeur peuvent empêcher les gens de chercher des soins appropriés. Les proches devraient aider et soutenir une personne qui traverse une dépression réactionnelle en recherchant les bons soins avec elle ou pour elle.

    Effets du chagrin sur le physique

    Le deuil ne se présente pas seulement avec des symptômes psychologiques. Comme dans le cas de la dépression, il existe un panel de symptômes physiques qu’une personne peut ressentir pendant son deuil.

    • Creux d’estomac
    • Resserrement de la poitrine ou de la gorge
    • Sensibilité aux bruits forts
    • Difficultés respiratoires
    • Fatigue et faiblesse
    • Bouche sèche
    • Douleurs et maux généraux.

    Consultez un médecin si l’un de ces symptômes devient inquiétant.

    Il est important de demander l’aide de professionnels de la santé ou d’amis et de membres de la famille pendant les épisodes de dépression ou en cas de deuil.

  7. Mésolift : quels sont les avantages ?

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    Le mésolift est une technique qui aide à entretenir la peau du visage, du cou ou encore des bras. Pour pallier le manque d’hydratation dû à la pollution, au soleil ou encore à la cigarette, le mésolift est un mélange de différents composés hydratants qui repulpe efficacement la peau et lui donne un aspect instantanément plus lumineux.

    Mésolift : définition & actions

    Le mésolift est un soin esthétique médical qui aide à revitaliser la peau du visage en profondeur. L’effet recherché ? Un coup d’éclat immédiat et une meilleure hydratation en quelques minutes seulement.

    En d’autres termes, ce n’est pas une chirurgie invasive qui suppose de faire une anesthésie locale ou générale. L’idée est de proposer des résultats immédiats sur l’état de la peau, d’en effacer les premiers signes de vieillissement. Pour ce faire, pas de lifting mais un traitement ultra-hydratant qui prévient l’apparition des rides et entretient l’état actuel de la peau.

    Sur quelles zones agit le mésolift ?

    Si le mésolift s’opère principalement sur le visage, il est également possible de faire un mésolift sur la peau du cou, le décolleté, le dos des mains ou encore l’intérieur des bras. Dans l’idée, il traite toutes les zones de la peau qui sont souvent exposées à la lumière et qui, par conséquent, vieillissent plus rapidement.

    Une hydratation en profondeur de l’épiderme

    Le principal avantage du mésolift est son action hydratante qui pénètre en profondeur l’épiderme. Le mésolift est un mélange de plusieurs composés ultra-hydratants :

    • Vitamines ;
    • Oligo-éléments ;
    • Minéraux.

    Ce mélange permet la microcirculation et favorise la fabrication du collagène dans la peau. Selon le type de peau, le médecin qui procède au mésolift choisit un mélange adapté. En somme, le mésolift vient « flouter », “napper” le visage d’un voile d’hydratation. Il ne comble pas les rides mais repulpe efficacement la peau.

    Les mélanges conçus pour les mésolifts contiennent généralement de l’acide hyaluronique non réticulé. À la différence des acides hyaluroniques réticulés qui réduisent les rides, les acides non réticulés permettent de retenir l’eau dans la peau et de donner un effet “pulpé” au visage.

    Un soin léger aux résultats immédiats

    Le mésolift est un soin très léger, qui n’entraîne aucun désagrément. À ce titre, il est possible de le faire assez régulièrement, pour les personnes qui souhaitent entretenir leur peau. Les résultats se constatent dès la première séance :

    • peau plus colorée ;
    • teint plus éclatant, lumineux ;
    • fermeté et tonicité ;
    • amélioration du grain de peau ;
    • etc.

    En quelques séances seulement, le visage semble rajeuni. Pour mieux s’en rendre compte, l’idéal est de prendre une photo avant et après la première séance.

    Aucune trace d’hématome ou de piqûre

    Autre avantage du mésolift : il ne laisse pas de traces de piqûres sur la peau. Au fil des séances, la peau du patient gagne en éclat et en fermeté, avec un soin de médecine esthétique opéré en toute discrétion. Si bien que, si le travail est bien fait, aucune trace d’injonctions ne sera visible à l’œil nu. Un avantage considérable pour les personnes qui souhaitent donner un coup d’éclat à leur peau rapidement et discrètement !

    Peu de séances à prévoir

    Pour mieux comprendre le principe du mésolift, le mieux est de le penser comme un soin esthétique au même titre qu’un massage ou qu’une épilation. Généralement, on prévoit 4 séances à 2-3 semaines d’intervalle, puis une séance tous les 2-3 mois. Ces séances d’entretien permettent de conserver les bons résultats du mésolift dans la durée. Concernant les résultats, ils sont visibles assez rapidement, parfois dès la première séance. Mais pour un résultat optimal, mieux vaut être patient et contempler son grain de peau avec attention après les 3-4 séances recommandées.

    Peu d’effets secondaires

    Comme mentionné ci-dessus, le mésolift ne laisse pas de traces. Toutefois, si le patient a une peau fragile (acnéique, couperosées…), il se peut que de légères ecchymoses apparaissent. En règle générale, il est indolore et n’agresse pas la peau. Le patient peut retourner au travail ou aller faire ses courses dès la fin de la séance !

    Quant aux contre-indications, elles sont peu nombreuses. Mieux vaut toutefois éviter de faire un mésolift sur une peau avec de l’eczéma ou des infections. Si le patient est allergique à l’un des produits utilisés dans le mélange, le mésolift est bien évidemment déconseillé. Le mieux est donc d’en parler plus en détails avec le médecin ou le dermatologue avant la séance.

    Quels sont les profils concernés par le mésolift ?

    Le mésolift se pratique à tout âge, sur toutes les peaux. Aussi, en théorie, tout le monde peut opter pour un mésolift.

    Selon le profil du patient, le mésolift a plusieurs avantages :

    • Peau jeune : permet d’améliorer l’acné et la peau grasse ;
    • Peau âge moyen : revitalise la peau et conserve sa tonicité ;
    • Peau âge mûr : repulpe la peau et agit sur le vieillissement progressif du derme.

    En somme, le mésolift a énormément d’avantages. Pour tous les profils de peau et à tout âge !

  8. Laser excimer : l’opération est-elle douloureuse ?

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    Faisant partie des techniques les plus utilisées actuellement pour la correction des défauts courants de la vision, le laser excimer présente un fort taux de réussite. Permettant de traiter la myopie, la presbytie, l’astigmatisme et l’hypermétropie, cette technique est recommandée pour de nombreux patients. L’opération est-elle douloureuse ? Voici quelques informations importantes à savoir pour les personnes sensibles.  

    Le laser excimer permet de traiter la myopie, la presbytie, l’astigmatisme et l’hypermétropie. Elle est recommandée pour de nombreux patients.

    La chirurgie réfractive au laser excimer n’est pas douloureuse

    Ceux qui hésitent pour contacter des spécialistes de la chirurgie réfractive au laser à cause de la crainte des douleurs peuvent se rassurer. Les centres médicaux spécialisés comme l’Institut Laser Vision garantissent une intervention au laser excimer confortable.

    Il faut savoir que cette intervention est réalisée en ambulatoire, c’est-à-dire sous anesthésie locale. L’anesthésiste applique quelques gouttes anesthésiantes dans les yeux. Le patient ne ressent absolument rien durant l’intervention, ni au niveau des globes oculaires ni au niveau des paupières. Cependant, cette insensibilité à la douleur n’exclut pas une sorte de gêne et d’inconfort durant l’intervention, surtout si l’intervention nécessite la mise en place d’un écarteur à paupières. Cet instrument médical est nécessaire pour que les paupières ne clignent pas.

    En tout cas, l’intervention au Laser excimer est relativement courte. Elle dure en moyenne une trentaine de minutes pour les deux yeux. Ainsi, la sensation d’inconfort est parfaitement supportable même si vous êtes très sensible.

    Quelle douleur postopératoire suite à une chirurgie au Laser excimer PKR ?

    Rappelons que les douleurs postopératoires à la suite d’une chirurgie au Laser excimer varient en fonction de la technique pratiquée sur le patient. Et le choix de la technique appartient évidemment au chirurgien qui aura préalablement pris connaissance du profil du patient, plus précisément de son état de santé et des caractéristiques physiologiques de sa cornée.

    En tout cas, une douleur oculaire est à prévoir après l’intervention si le patient est traité au laser de surface ou PKR. L’intensité en est plus ou moins élevée en fonction de la sensibilité de chacun, mais la gêne engendrée diminue au fil des heures et disparait complètement au bout de quelques jours. Le patient pourra également avoir une sensation de corps étranger dans l’œil et un léger larmoiement est possible. Il se peut aussi que la vision soit floue après l’intervention. En tout cas, le médecin prescrira le nécessaire pour calmer la douleur (si elle est trop intense) La prescription comprendra aussi des antibiotiques, des anti-inflammatoires et des lubrifiants oculaires sous forme de collyres.

    Pour rappel, le laser excimer de surface ou PhotoKératectomie Refractive ou PKR se pratique directement sur la surface de la cornée. L’épithélium est complètement enlevé pour que le stroma superficiel (juste en dessous) puisse être corrigé. L’épithélium se régénère naturellement et retrouve sa pleine intégrité au bout de 3 à 4 jours. En attendant, une lentille pansement est posée sur la cornée après l’opération. Elle est retirée quand l’épithélium retrouve son intégrité c’est-à-dire au bout d’une semaine au plus tard. Cette technique est recommandée sur une cornée fine et irrégulière.

    Et suite à une chirurgie au Laser excimer Lasik ?

    Les suites opératoires sont plus légères à la suite d’une intervention au Laser excimer Lasik. En effet, l’épithélium n’est pas complètement ôté, mais seulement soulevé puis replacé après la correction proprement dite. Ainsi, la récupération visuelle du patient se fait quasi-immédiatement et la douleur et la gêne postopératoires sont beaucoup plus légères.

    Une sensation de corps étranger sous la paupière peut se faire sentir à la sortie de l’opération, mais c’est beaucoup moins gênant qu’après une opération au laser excimer PKR. Cette gêne diminue rapidement jusqu’à disparaître après quelques heures. Le patient peut en général reprendre ses activités habituelles dès le lendemain. Cependant, une sècheresse oculaire est possible pour certains patients. Un collyre lubrifiant est alors prescrit pour la traiter. Le traitement à base d’antibiotique et d’anti-inflammatoire sera également prescrit pour une semaine.

    En tout cas, alors que l’opération au laser Lasik présente beaucoup d’avantages, certains patients doivent être traités au PKR à cause des contre-indications. Pour le cas d’une myopie par exemple, le laser Lasik est possible uniquement quand la myopie est stable. De plus, l’intervention n’est recommandée qu’à partir de 20-21 ans. Elle est strictement déconseillée avant la fin de la croissance du patient.

    Bref, un examen préopératoire particulièrement minutieux est indispensable pour éviter les contre-indications absolues. Et il y en a quelques-unes :

    • Les antécédents d’herpès oculaire
    • La cataracte
    • Le kératocône, une maladie génétique qui déforme progressivement la cornée. Si elle n’est pas décelée, l’opération au laser peut entraîner une ectasie postopératoire.
    • Les atteintes épithéliales sévères
    • Les patients qui n’ont qu’un œil voyant
    • Le glaucome avéré
    • Les maladies inflammatoires générales
    • Les maladies auto-immunes
    • Etc.

    Étant donné les résultats de la chirurgie réfractive au laser excimer, la douleur (qui est moindre) ne doit pas vous faire hésiter. Ces interventions sont quasi « miraculeuses » pour de nombreux patients désireux d’en finir définitivement avec les lunettes et les lentilles de correction de la vision. Bien entendu, beaucoup s’informer dissipe aussi le doute. Ainsi, prenez le temps d’en savoir plus sur le déroulement d’une opération de l’hypermétropie, de la myopie ou de tout autre défaut de vision qui vous concerne.

  9. Dystonie

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    La dystonie est un trouble du mouvement au cours duquel les muscles se contractent involontairement, provoquant des mouvements répétitifs ou de torsion d’une partie d’un membre ou du corps.

    On la distingue la dystonie primaire (ou primitive) de la dystonie secondaire.

    Dystonie primaire

    Elle est le plus souvent sporadique et localisée. Les différentes formes de dystonies primitives sont :

    • La dystonie généralisée. C’est une dystonie qui est localisée au début puis qui se généralise d’autant plus qu’elle débute précocement, avec pour conséquence une incapacité sévère. C’est une maladie autosomique dominante (également appelée maladie de Schwalbe-Ziehen-Oppenheim).
    • La dystonie focale. Elle est plus fréquente chez la femme, à l’exception de la crampe de l’écrivain.
    • Le torticolis spasmodique. Il touche les muscles du cou, provoquant une déviation latérale de la tête (torticolis), et parfois une extension (rétrocolis) ou une flexion (antecolis) de la tête. Environ 3 pour 10 000 personnes en souffrent.
    • Le blépharospasme. Il se caractérise par une contraction soutenue de l’orbiculaire des paupières, souvent déclenchée par une lumière vive ou un stress émotionnel.
    • La dystonie faciale oromandibulaire. Elle concerne les muscles de la face, des lèvres, de la langue et des muscles masticateurs, innervés par le nerf facial.
    •  La crampe de l’écrivain. C’est une des formes fréquentes chez l’adulte qui se caractérise par une contraction des muscles des doigts. Cette affection est surtout présente chez les professions à risque qui sur-utilisent l’écriture (enseignants, médecins, comptables) ou chez les individus qui ont de mauvaises habitudes gestuelles. Les spasmes débutent au niveau de doigts, puis s’étendent à la main et au membre supérieur.
    • Dysphonie spasmodique. Elle est provoquée par une contraction spasmodique des adducteurs des cordes vocales.

    Dystonie secondaire

    La cause principale de dystonie secondaire est la prise inadéquate d’un médicament (dystonie iatrogène) ou la présence d’un accident vasculaire cérébral (AVC) d’origine ischémique ou hémorragique. Apparaissant de quelques semaines à quelques années après un AVC, la dystonie secondaire intéresse plutôt la partie discale des membres controlatéraux (hémidystonie). La cause peut être décelée par imagerie par résonance magnétique. La maladie de Wilson est une maladie neurologique héréditaire provoquée par une accumulation dans l’organisme de cuivre qui ne peut être éliminé, et qui se traduit entre autres par des dystonies.

    Causes

    La cause exacte de la dystonie n’est pas connue. Elle peut être due à un problème de transmission nerveuse dans plusieurs régions du cerveau. Certaines formes de dystonie sont héréditaires.

    La dystonie peut également être le symptôme d’une autre maladie ou affection, notamment:

    • la maladie de Parkinson
    • La maladie de Huntington
    • La maladie de Wilson
    • Une lésion cérébrale traumatique
    • Une blessure à la naissance
    • Un accident vasculaire cérébral
    • Une tumeur cérébrale ou certains troubles qui se développent chez certaines personnes atteintes de cancer (syndromes paranéoplasiques)
    • Une privation d’oxygène ou intoxication au monoxyde de carbone
    • Des infections, telles que la tuberculose ou l’encéphalite
    • Des réactions à certains médicaments ou intoxication aux métaux lourds

    Complications

    Selon le type de dystonie, les complications peuvent inclure:

    • Des handicaps physiques qui affectent votre performance des activités quotidiennes ou des tâches spécifiques
    • Une difficulté de vision qui affecte vos paupières
    • Une difficulté à bouger la mâchoire, à avaler ou à parler
    • Une douleur et fatigue, dues à une contraction constante de vos muscles
    • Un trouble de santé mentale (dépression, anxiété )

    Diagnostic

    Le médecin commencera par étudier les antécédents médicaux, procèdera à un examen physique et déterminera les causes au moyen des tests suivants :

    • Analyses de sang ou d’urine. Ces tests peuvent révéler des signes de produits toxiques.
    • IRM ou tomodensitométrie. Ces tests d’imagerie peuvent identifier des anomalies dans le cerveau, telles que des tumeurs, des lésions ou des signes d’AVC.
    • Électromyographie (EMG). Ce test mesure l’activité électrique dans les muscles.
    • Test génétique. Certaines formes de dystonie sont associées à certaines mutations de gènes.

    Traitement

    Médicaments

    Des injections de toxine botulique dans des muscles spécifiques peuvent réduire ou éliminer les contractions musculaires et améliorer la posture. Les injections sont généralement répétées tous les trois à quatre mois.

    Les effets secondaires sont généralement légers et temporaires. Ils peuvent inclure une faiblesse, une bouche sèche ou des changements de voix.

    D’autres médicaments ciblent les neurotrsnmetteurs du cerveau qui affectent les mouvements musculaires, à savoir :

    Thérapie

    Votre médecin pourrait suggérer:

    • Physiothérapie ou ergothérapie pour aider à soulager les symptômes.
    • Orthophonie si la dystonie affecte la voix
    • Étirement ou massage pour soulager les douleurs musculaires

    Chirurgie

    Si les symptômes sont sévères, le médecin pourrait vous recommander:

    • Stimulation cérébrale profonde.
    • Chirurgie de dénervation sélective. Cette intervention consiste à couper les nerfs qui contrôlent les spasmes musculaires.
  10. Dystrophie musculaire

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    La dystrophie musculaire est un groupe de maladies qui provoquent une faiblesse progressive et une perte de masse musculaire. 

    Dans la dystrophie musculaire, des mutations de gènes anormaux altèrent la production de protéines nécessaires à la formation d’un muscle en bonne santé.

    Il existe de nombreux types de dystrophie musculaire. Les symptômes de la variété la plus courante commencent dans l’enfance, principalement chez les garçons. D’autres types ne font surface qu’à l’âge adulte.

    Il n’y a pas de remède contre la dystrophie musculaire. Mais les médicaments et la thérapie peuvent aider à gérer les symptômes et à ralentir l’évolution de la maladie.

    Les  muscles de la hanche et des épaules  sont généralement  affectés en premier dans la dystrophie musculaire. Les personnes  peuvent avoir des difficultés à soulever la partie avant de leur pied et peuvent donc trébucher fréquemment. 

    Symptômes

    1. Dystrophie musculaire de type Duchenne

    C’est la forme la plus courante. Bien que les filles puissent être porteuses et légèrement touchées, c’est beaucoup plus fréquent chez les garçons.

    Les signes et symptômes, qui apparaissent généralement dans la petite enfance, peuvent inclure:

    • Chutes fréquentes
    • Difficulté à se lever d’une position couchée ou assise
    • Difficulté à courir et à sauter
    • Démarche dandinante
    • Marcher sur les orteils
    • Douleurs et raideurs musculaires
    • Troubles d’apprentissage
    • Croissance retardée

    2. Dystrophie musculaire de Becker

    Les signes et symptômes sont similaires à ceux de la dystrophie musculaire de Duchenne, mais ont tendance à être plus légers et à progresser plus lentement. Les symptômes commencent généralement à l’adolescence, mais peuvent apparaître vers la vingtaine ou plus tard.

    3. Autres types de dystrophie musculaire

    Certains types de dystrophie musculaire sont définis par l’endroit où les symptômes débutent.

    • Myotonique. Ceci est caractérisé par une incapacité à détendre les muscles après des contractions. Les muscles du visage et du cou sont généralement les premiers affectés.
    • Musculaire facio-scapulo-humérale. La faiblesse musculaire commence généralement au niveau du visage, de la hanche et des épaules.  L’apparition survient généralement à l’adolescence, mais peut commencer dans l’enfance ou jusqu’à 50 ans.
    • Congénital. Ce type affecte les garçons et les filles et est apparent à la naissance ou avant l’âge de 2 ans. Certaines formes progressent lentement et ne provoquent qu’une incapacité légère, tandis que d’autres progressent rapidement et entraînent une déficience grave.
    • Myopathies des ceintures. Les muscles de la hanche et des épaules sont généralement affectés en premier. Les personnes atteintes de ce type de dystrophie musculaire peuvent avoir des difficultés à soulever la partie avant du pied et peuvent donc trébucher fréquemment. L’apparition commence généralement dans l’enfance ou l’adolescence.

    Causes de la dystrophie musculaire

    Certains gènes sont impliqués dans la fabrication de protéines qui protègent les fibres musculaires. La dystrophie musculaire survient lorsqu’un de ces gènes est défectueux.

    Chaque forme de dystrophie musculaire est causée par une mutation génétique propre au type de maladie. La plupart de ces mutations sont héréditaires.

    Facteurs de risque

    La dystrophie musculaire survient chez les deux sexes et à tous les âges et concerne toutes les races. Cependant, la variété la plus courante, Duchenne, se produit généralement chez les jeunes garçons. Les personnes ayant des antécédents familiaux sont plus à risque de développer la maladie ou de la transmettre à leurs enfants.

    Complications

    Les complications associées à la faiblesse musculaire progressive incluent :

    • Difficulté à marcher. 
    • Difficulté à utiliser les bras. 
    • Raccourcissement des muscles ou des tendons autour des articulations (contractures). 
    • Problèmes de respiration. 
    • Colonne vertébrale courbée (scoliose). 
    • Problèmes cardiaques.
    • Problèmes de déglutition.

    Diagnostic

    Le médecin commencera probablement par interroger le patient sur ses antécédents médicaux et fera un examen physique.

    Après cela, il pourrait recommander:

    • Des tests enzymatiques (créatine kinase).
    • Un test génétique.
    • Une biopsie musculaire. 
    • Échocardiogramme
    • Tests de fonction pulmonaire.
    • Électromyographie.

    Traitement

    Bien qu’il n’y ait aucun remède pour aucune forme de dystrophie musculaire, le traitement de certaines formes de la maladie peut aider à prolonger la période pendant laquelle une personne atteinte de la maladie peut rester mobile et renforcer les muscles cardiaques et pulmonaires.

    Les personnes atteintes de dystrophie musculaire doivent être surveillées tout au long de leur vie. L’équipe de soins devrait comprendre un neurologue spécialisé dans les maladies neuromusculaires, un spécialiste en médecine physique et en réadaptation, des physiothérapeutes et des ergothérapeutes.

    Certaines personnes peuvent également avoir besoin d’un pneumologue (pneumologue), d’un cardiologue, d’un endocrinologue et d’un chirurgien orthopédiste.

    1. Médicaments

    Le médecin peut recommander:

    • Les corticostéroïdes. L’utilisation prolongée de ces types de médicaments peut cependant entraîner une prise de poids et afflaiblir des os, augmentant le risque de fracture.
    • Des médicaments tels que l’eteplirsen ou le golodirsen.
    • Médicaments pour le cœur, tels que les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (ECA) ou les bêtabloquants, si la dystrophie musculaire endommage le cœur.

    2. Thérapie

    Plusieurs types d’exercices et d’appareils peuvent améliorer la qualité et parfois la durée de vie des personnes atteintes de dystrophie musculaire :

    • Exercices d’amplitude de mouvement et d’étirement. 
    • Les exercices aérobiques à faible impact, comme la marche et la natation, peuvent aider à maintenir la force, la mobilité et la santé générale.
    • Un appareil dentaire. 
    •  Les cannes, les déambulateurs et les fauteuils roulants.
    • Appareil pour combattre l’apnée du sommeil.

    3. Chirurgie

    Une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour corriger les contractures ou la courbure de la colonne vertébrale qui pourrait éventuellement rendre la respiration plus difficile.

    4. Prévenir les infections respiratoires

    Les infections respiratoires peuvent entraîner des complications. Il est donc important d’être vacciné contre la pneumonie et de se tenir au courant des vaccins contre la grippe.