La liste des maladies à surveiller avec l’âge

Démence mixte

Le risque cardiovasculaire affecte le cerveau

Événements

Le régime de l’île d’Okinawa ou l’île des centenaires

Échelle de Zarit (fardeau des aidants)

Les champignons préviendraient le déclin cognitif

Malbouffe : quels risques pour les enfants ?

Sibutramine

L’imagerie cérébrale prédirait l’efficacité des antidépresseurs

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. La liste des maladies à surveiller avec l’âge

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    Tout le monde devra passer par la vieillesse un de ces jours. Cependant, d’après les études réalisées par l’OMS, il s’avère que l’espérance de vie des gens augmenterait considérablement. En effet, les personnes qui atteindront 60 ans doubleront entre 200 et 2025.

    Par ailleurs, bien que cette nouvelle soit réjouissante, cela ne veut pas dire que les différentes maladies n’auront pas raison des personnes âgées. Face à cela, il est nécessaire de souscrire à une mutuelle santé sénior, pour prévenir les éventuels soucis liés à la santé. Alors, voici la liste des maladies qui pourraient toucher les seniors.

    Le cancer

    Lorsqu’on atteint un certain âge, le risque d’être victime des maladies cancéreuses est plus important. Plusieurs offres des compagnies d’assurances permettent de prendre en charge les personnes qui sont atteintes du cancer, pour qu’elles puissent recevoir les soins adaptés.

    Alzheimer

    Alzheimer est la maladie la plus rencontrée chez les personnes âgées. Lorsqu’ils atteignent les 70 ans, les premiers symptômes commencent à apparaître. Les causes de cette maladie ne sont pas encore connues par les chercheurs, mais la seule chose qui soit sûre, c’est que les séniors y sont victimes à cause de leur âge.

    Parkinson

    Connue comme étant une affection dégénérative, la maladie de Parkinson touche environ 2 % d’une population âgé de 65 ans. Cette maladie évolue chroniquement et peut être fatale pour la personne qui est concernée. A l’heure actuelle, les chercheurs n’ont pas encore trouvé un remède qui pourrait lutter contre le Parkinson, mais, avec le progrès de la science, le travail semble en voie de réussite.

    L’arthrose

    Les femmes sont les plus touchées par l’arthrose, cette maladie qui touche les gens à partir de 45 ans. Lorsque les personnes atteintes consultent leur médecin, cette dernière veille à ce qu’elles puissent vivre confortablement, en leur prescrivant des médicaments antidouleurs.

    Les mesures pour prévenir ces maladies

    Si vous prévenez le risque d’attraper certaines maladies, vous pourrez éviter une invalidité ou une incapacité de votre corps. En faisant cela, vous pourrez augmenter votre espérance de vie. Cependant, sachez que l’apparition de ces maladies peut varier d’une personne à une autre.

    C’est pour cette raison que les personnes âgées devraient vraiment réaliser un dépistage précoce. En effet, certaines maladies peuvent très bien être soignées, dans la mesure où elles sont détectées à l’avance.

    Par ailleurs, les mesures à prendre pour chaque maladie ne sont pas les mêmes. L’intervention d’une maison de retraite est nécessaire si le senior est atteint de la maladie de Parkinson ou de l’Alzheimer. Par ailleurs, il est possible de se faire soigner dans un hôpital privé ou public.

    En faisant cela, vous pourrez recevoir des soins palliatifs ou spécifiques.

    En outre, les personnes âgées devraient penser davantage à leur santé et adopter une alimentation très saine. Si vous voulez que votre espérance de vie augmente, il va falloir que vous arrêtiez de fumer et de boire de l’alcool. Par ailleurs, les séniors qui n’ont plus la capacité de réaliser des mouvements physiques, tels que se laver, se nourrir, s’habiller… devrait être accompagné. 

    Des endroits dans lesquels les personnes âgées peuvent bien s’épanouir ont été mis en place par l’État. Cela dans le but, de les permettre de vivre dans un endroit où l’environnement est bénéfique, non seulement à sa santé mentale, mais également à son bien-être physique.

  2. Démence mixte

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    La démence mixte est une maladie au cours de laquelle des anomalies caractéristiques de plus d’un type de démence se produisent simultanément. 

    Les médecins peuvent également appeler la démence mixte «démence – multifactorielle».  

    Dans la forme la plus courante de démence mixte, les dépôts anormaux de protéines associés à la maladie d’Alzheimer (protéimes amyloide) coexistent avec des problèmes de vaisseaux sanguins liés à la démence vasculaire.Les modifications du cerveau d’Alzheimer coexistent souvent avec les corps de Lewy. Dans certains cas, une personne peut avoir des changements cérébraux liés aux trois formes de démence : la maladie d’Alzheimer , la démence vasculaire et la démence à corps de Lewy .

    Les chercheurs ne savent pas exactement combien de personnes âgées actuellement diagnostiquées avec un type spécifique de démence souffrent en fait de démence mixte, mais les autopsies montrent que la maladie peut être beaucoup plus fréquente que ce qui avait été réalisé auparavant.

    Les études d’autopsie jouent un rôle clé pour faire la lumière sur la démence mixte, car les scientifiques ne peuvent pas encore mesurer la plupart des changements cérébraux liés à la démence chez les individus vivants. 

    Dans les études les plus informatives, les chercheurs mettent en corrélation tout problème diagnostiqué au cours de la vie du participant avec l’analyse de son cerveau après la mort. 

    Lors d’une étude menée aux États-Unis, les données des 141 premiers volontaires montrent que plus de 50% de ceux dont le cerveau répondait aux critères de la maladie d’Alzheimer avaient éalement au moins une autre type de démences.

    Symptômes de la démence mixte

    Les symptômes peuvent varier en fonction des types de changements cérébraux impliqués et des régions cérébrales affectées. 

    Dans de nombreux cas, les symptômes peuvent être similaires ou même indiscernables à ceux de la maladie d’Alzheimer ou d’un autre type de démence. Dans d’autres cas, les symptômes d’une personne peuvent suggérer la présence de plusieurs types de démence.

  3. Le risque cardiovasculaire affecte le cerveau

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    Le risque cardiovasculaire augmente les régions du cerveau impliquées dans la mémoire et augmente le risque de démence.

    Les facteurs de risque cardiovasculaires – tabagisme, consommation d’alcool, obésité et diabète – réduisent le volume de certaines régions cérébrales impliquées dans la mémoire. Ces facteurs de risque pourraient être un signe prédictif de la maladie d’Alzheimer.

    Des chercheurs américains (Université du sud de la Californie) ont demandé à 1 629 personnes – dont la moitié étaient âgés de moins de 50 ans de passer des examens médicaux.

    Sept ans plus tard, ces participants ont passé un test cognitif et une IRM cérébrale.

    Résultats : les quatre facteurs de risque cardiovasculaire identifiés – consommation d’alcool, tabagisme, obésité, diabète – sont associés à une baisse du volume de trois régions cérébrales impliquées dans la mémoire, l’apprentissage et l’apprentissage des souvenirs : l’hippocampe, le precuneus et le cortex cingulaire postérieur.

    Nous savons déjà que les facteurs de risque vasculaire endommagent le cerveau et peuvent entraîner un déclin cognitif, souligne le Dr Kevin King, auteur principal de l’étude. Mais nos résultats nous donnent une idée plus concrète de la relation entre certains facteurs de risque vasculaire spécifiques et la santé du cerveau. »

    La baisse du volume de ces régions est un signe prédictif de maladie d’Alzheimer, en particulier si cette atrophie apparaît après 50 ans. Face à l’absence de traitement curatif, il est important de bien connaître l’impact négatif des facteurs de risque cardiovasculaire sur le cerveau.

    Source: Kevin S. King et allii. Cardiovascular Risk Factors Associated with Smaller Brain Volumes in Regions Identified as Early Predictors of Cognitive Decline. Radiology, July 2015.  

    Une mauvaise santé cardiovasculaire augmente le risque de démence

    Une mauvaise santé cardiovasculaire augmente de plus de la moitié le risque de démence précoce. Si vous avez 18 ans, une mauvaise santé cardiovasculaire et un faible quotient intellectuel, votre risque de développer une démence précoce (c’est-à-dire avant 60 ans) est multiplié par 7. 

    Ce risque est multiplié par 2,5 si l’on ne tient compte que de la santé cardiovasculaire.

    Cette conclusion a été tirée par une équipe de chercheurs suédois (Université de Gothenburg) à partir d’un échantillon d’un million d’hommes. 

    Les autres facteurs de risque cardiovasculaire (hérédité, antécédents médicaux et contexte socio-économique) ont été pris en compte.

    Ces résultats confirment qu’une bonne activité physique maintenant le système cardiovasculaire en bonne état et permet au cerveau de mieux combattre les maladies et les molécules toxiques (par exemple les radicaux libres) affectant les neurones.  

    Selon le Dr Nyberg, un des auteurs de l’étude:

    « l’exercice pourrait être utilisé comme un moyen prophylactique et thérapeutique pour ceux qui sont à risque de développer une démence précoce ».

    Source:  Cardiovascular and cognitive fitness at age 18 and risk of early-onset dementia. Brain, mars 2014.
  4. Événements

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    18ème édition du congrès annuel

    La 18ème édition du congrès annuel « La psychiatrie dans tous ses états » de l’Association de Recherche de Soutiens et de soins en Psychiatrie Générale (ARSPG), aura pour titre « La psychiatrie intégrative ».

    Le congrès aura lieu les 26 et 27 mars 2020 à la Faculté de médecine La Salpêtrière situé au 105 Boulevard de l’Hôpital 75013 PARIS.

    Cet événement devrait réunir plus de 700 congressistes autour d’un programme de qualité dont les thèmes principaux aborderont successivement Psychiatrie intégrative : tous acteurs – Nutrition et psychiatrie – Cannabidiol, kétamine : quelles indications en psychiatrie ? – Ethique et responsabilité en psychiatrie – L’indispensable regard du somaticien en psychiatrie – Parler différemment de la psychiatrie pour faciliter le soin – Psychiatrie intégrative et trouble bipolaire.

    Programme et inscription

    17ème édition du congrès annuel

  5. Le régime de l’île d’Okinawa ou l’île des centenaires

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    Le régime d’Okinawa fait référence aux habitudes alimentaires traditionnelles des habitants de l’île japonaise d’Okinawa.

    On associe leur régime alimentaire et leur style de vie uniques au fait que l’île Okinawa (1,3 millions d’habitants) accueille plus de 40 centenaires pour 100 000 habitants, soit 3 fois plus que dans l’ensemble du Japon.

    Le régime traditionnel d’Okinawa est faible en calories et en matières grasses, tout en étant riche en glucides. Il met l’accent sur les légumes et les produits à base de soja ainsi que de petites quantités occasionnelles de nouilles, de riz, de porc et de poisson.

    Cette longévité n’est pas seulement la conséquence d’un bagage génétique favorable mais serait surtout la conjonction d’un environnement protégé, de bonnes habitudes alimentaires, une activité physique régulière et un fort tissu social.

    L’espérance de vie sur cette île est de 82 ans avec seulement 2,6 années d’infirmité après 100 ans. La différence entre les hommes et les femmes est nette, avec un ratio femme/homme de 5 centenaires femmes pour 1 centenaire homme.

    Le diabète est rare sur l’ile d’Okinawa alors que les cancers (côlon, sein, prostate..) sont près de 80% moins nombreux que dans les pays occidentaux.

    Le régime alimentaire des centenaires sur l’île d’Okinawa

    Les habitants de l’île d’Okinawa consomment des aliments très divers, et leur consommation calorique est environ 300 calories de moins quand dans les pays industrialisés.

    L’utilisation du soja et du riz est très élevée, de même que celle du poisson, contrairement à celle de la viande et des produits laitiers.

    Les apports en vitamines A, B, C et en protéines sont également très élevés, contrairement à ceux en hydrates de carbones et en sel.

    Les nutriments suivant, les connus pour lutter contre l’inflammation et le vieillissement, grâce notamment à leurs propriétés antioxydantes, sont également très consommés:

    • Polyphénols provenant du thé vert, certains légumes, fruits (baies)
    • Acides gras oméga 3
    • Magnésium (soja, tofu, légumes verts)

    Le soja est une excellente source d’acide alpha-linolénique, de protéines et de phystoestrogènes. Ces composés sont connus pour avoir des effets bénéfiques pour le système cardiovasculaire et ont des propriétés anti-cancéreuses.

    L’apport calorique a été évalué à un peu plus de 1000 calorie par jour, grâce à la consommation d’aliments à faible densité énergétique qui permettent d’absorber moins de calories, en raison de leur teneur élevée en eau, en fibres et en protéines.

    Activité physique et vie sociale

    Les centenaires de l’île d’Okinawa pratiquent le jardinage, la marche, les arts martiaux et la danse, une activité physique qui s’accompagne d’une vie sociale  active (clubs de troisième âge, fêtes).

    Facteurs génétiques

    Les facteurs environnementaux n’expliquent pas tout et il semblerait que la fréquence de certains allèles soit plus fréquente chez les habitants d’Okinawa.

  6. Échelle de Zarit (fardeau des aidants)

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    L’échelle de Zarit évalue la charge affective, physique et financière que représente, pour un aidant, la prise en charge d’une personne malade.

    Les 22 questions du questionnaire prennent en compte les impressions et sentiments les plus fréquemment ressentis par l’aidant: sentiments associés aux soins prodigués à la personne, à son état de santé, au sens des responsabilités, aux relations avec les autres membres de la famille.

    Voici les 22 questions de l’échelle de Zarit posées à l’aidant

    Dans l’exemple présent, la personne responsable est le mari.

    1. J’ai l’impression que mon mari me demande plus l’aide qu’il n’en a réellement besoin.
    2. J’ai l’impression que ma fonction d’aidant ne me laisse plus assez de temps pour m’occuper de moi-même.
    3. Je me sens stressé, car je m’occupe de mon mari en même temps que je dois faire face à mes responsabilités professionnelles et familiales (c’est-à-dire envers les autres membres de ma famille).
    4. Je me sens embarrassée par le comportement de mon mari.
    5. Je me sens en colère quand je suis en présence de mon parent.
    6. Je sens que mon parent nuit à mes relations avec d’autres membres de la famille ou des amis.
    7. J’ai peur de ce que l’avenir réserve à mon mari.
    8. J’ai le sentiment que mon mari est à ma charge.
    9. Je me sens tendue quand je suis avec mon mari.
    10. Je sens que ma santé s’est détériorée à cause de mon implication
      auprès de mon parent ?
    11. Je sens que la situation actuelle ne me permet pas d’avoir l’intimité que je souhaiterais avoir.
    12. Je sens que ma vie sociale s’est détériorée du fait que vous prenez soin
      de votre parent ?
    13. Je me sens mal à l’aise quand je reçois des amis à la maison
    14. J’ai l’impression que mon mari s’attend à ce que je m’occupe de lui car je suis à ses yeux la seule personne capable de le prendre en charge.
    15. Je sens que je n’ai pas assez d’argent pour prendre soin de mon parent
      encore longtemps compte tenu de vos autres dépenses ?
    16. Je sens que je ne serai plus capable de prendre soin de mon parent
      encore bien longtemps.
    17. Je sens que j’ai perdu le contrôle de ma vie depuis la maladie
      de mon parent.
    18. Je vais pouvoir laisser le soin de votre parent à quelqu’un d’autre.
    19. Je ne sais pas trop quoi faire pour mon parent.
    20. Je pense que je devrai en faire mieux pour mon parent.
    21. Je pourrais faire mieux pour m’occuper de mon parent.
    22. D’une manière générale, avez-vous le sentiment que prendre en charge votre mari est un lourd fardeau?

    Cotation

    À chaque affirmation, indiquer la fréquence avec laquelle vous ressentez cet état:

    • Jamais : 0 point
    • Rarement : 1 point
    • Parfois : 2 points
    • Assez souvent : 3 points
    • Presque tout le temps : 4 points

    Score inférieur à 20 : fardeau léger

    Entre 20 et 40 : fardeau léger à modéré

    Entre 41 et 60 : fardeau modéré à sévère

    Entre 61 et 88 : fardeau sévère

    L’échelle de Zarit permet une double évaluation:

    1. Évaluation de la charge matérielle et affective pesant sur l’aidant principal du patient (partie A).
    2. Évaluation de la fréquence des troubles du comportement et des troubles liés à la perte d’autonomie tels qu’ils sont percus par l’aidant (partie B).

    Sources

    Zarit SH, Reever KE and Bach-Peterson J. Relatives of the Impaired Elderly: Correlates of feelings of Burden. Gerontologist 1980 20:649-655.

    Lopez J, Crespo M, Zarit SH.Assessment of the efficacy of a stress management program for informal caregivers of dependent older adults.Gerontologist. 2007 47:205-14.

  7. Les champignons préviendraient le déclin cognitif

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    Les champignons protègeraient le cerveau du déclin cognitif. L’ergothionéine pourrait être responsable de cet effet protecteur.

    Les champignons sont nutritifs et particulièrement riches en antioxydants, qui protègent la santé des cellules, dont les neurones. 

    Ce ne sont pas réellement des légumes.

    Les champignons comestibles – espèces cultivées et sauvages – contiennent une grande quantité de fibres alimentaires, d’antioxydants et de protéines , ainsi que des vitamines et des minéraux.

    De nouvelles recherches ont révélé que les personnes qui intègrent des champignons dans leur alimentation – même si elles ne consomment que de petites portions – semblent avoir un risque plus faible de déficit cognitif léger (DCL), qui précède souvent la maladie d’Alzheimer.

    Des chercheurs de l’Université nationale de Singapour ont émis l’hypothèse que la consommation de champignons pourrait aider à préserver la fonction cognitive à la fin de l’âge adulte.

    Leurs résultats – qui apparaissent maintenant dans le Journal of Alzheimer’s Disease – suggèrent que les champignons utilisés dans la cuisine singapourienne peuvent aider à réduire le risque de DCL.

    L’étude a duré 6 ans, de 2011 à 2017, et elle comprenait 663 participants âgés de 60 ans et plus au départ. 

    Les chercheurs se sont concentrés sur la consommation de certains des champignons les plus courants que les Singapouriens mangent:

    • champignons dorés
    • champignons Oyster
    • champignons shiitake
    • champignons de Paris
    • champignons séchés

    L’équipe a défini la taille d’une portion de champignons comme équivalent à trois quarts d’une tasse de champignons cuits, soit environ 150 grammes.

    Pour évaluer l’association entre la consommation de champignons et le risque de déclin cognitif, les chercheurs ont mesuré les capacités cognitives des participants.

    L’équipe a également mené des entretiens ciblés et a demandé aux participants de subir une série de tests mesurant les aspects du fonctionnement physique et psychologique. L’entretien prend en compte les informations démographiques, les antécédents médicaux, les facteurs psychologiques et les habitudes alimentaires.

    L’ergothionéine : un ingrédient responsable des effets préventifs des champignons sur le déclin cognitif ?

    L’analyse des chercheurs a révélé que manger plus de deux portions de champignons cuits par semaine pourrait réduire de 50% le risque de déclin cognitif léger. 

     » Il semble qu’un ingrédient unique couramment disponible puisse avoir un effet dramatique sur le déclin cognitif. », déclare Lei Feng, l’auteur principal de l’étude.

    Il ne s’agit que d’une observation corrélative, mais l’équipe pense qu’il peut y avoir une relation causale.

    Le co-auteur de l’étude, le Dr Irwin Cheah, note que les scientifiques sont « très intéressés par un composé appelé ergothionéine, un antioxydant et anti-inflammatoire unique que les humains sont incapables de synthétiser par eux-mêmes.

    Cependant, « il peut être obtenu à partir de sources alimentaires, l’un des principaux étant les champignons ». L’idée que l’ergothionéine puisse avoir un effet direct sur le risque de déclin cognitif est venue d’un étude précédente qui a paru dans la revue Biochemical and Biophysical Research Communications .

    Cette recherche a révélé que les personnes atteintes de DCL avaient des taux sanguins du composé inférieurs à ceux de personnes en bonne santé du même âge. De plus, les chercheurs notent que les champignons contiennent de nombreuses autres substances dont le rôle exact sur la santé du cerveau n’est pas encore clair.

    Il s’agit notamment des héricénones, des érinacines, des scabronines et des dictyophorines – une série de composés qui pourraient contribuer à la croissance des neurones.

    Les substances dérivées des champignons comestibles pourraient également inhiber la production de bêta-amyloïde et de tau, deux protéines toxiques dont l’accumulation dans le cerveau coïncide avec le développement de la maladie d’Alzheimer et d’autres formes de démence.

    À l’avenir, les chercheurs aimeraient mener des essais contrôlés randomisés pour tester l’effet de l’ergothionéine et d’autres composés d’origine végétale sur la santé du cerveau – en vérifiant spécifiquement leur rôle protecteur de ces dérivés des champignons sur le déclin cognitif.

  8. Malbouffe : quels risques pour les enfants ?

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    La malbouffe (ou restauration rapide) est un terme générique décrivant toutes sortes d’aliments énergétiques, contenant beaucoup de graisses et de sucre, ainsi que du sel, mais relativement pauvres en nutriments importants tels que les protéines, les fibres, les vitamines et minéraux.

    Ce type de restauration occupe aujourd’hui une place importante dans les pays occidentaux. La pizza, les burgers et les kebabs sont devenus de grands classiques de la restauration rapide, pouvant fournir à eux seuls jusqu’à un tiers de l’apport journalier recommandé.

    La restauration rapide est extrêmement attrayante chez la plupart des enfants en raison de son goût, de son prix relativement faible et de sa commodité (ne nécessite aucune préparation). Étant donné que les enfants ne comprennent généralement pas comment ce type de nourriture affecte leur santé, cela peut entraîner une dépendance.

    Les aspects négatifs de la malbouffe chez l’enfant

    La malbouffe entraîne des problèmes de santé à long terme tels que l’obésité, des problèmes psychologiques qui en découlent et des maladies chroniques à l’âge adulte. Un seul repas de fast-food pourrait ajouter respectivement 150 et 300 kilocalories supplémentaires à l’apport calorique quotidien chez les adolescents et les jeunes enfants.

    Le manque de vitamines A et C, et de minéraux (magnésium, calcium) encourage le développement de l’ostéoporose et de maladies associées à une carence, ainsi que des caries provoquées par une consommation plus élevée de sucre.

    La présence d’agents colorants alimentaires dangereux et de gras trans dans de nombreux produits de restauration rapide complique souvent le problème.

    Affections atopiques

    La consommation de fast-food plus de trois fois par semaine est associée à une plus grande probabilité de troubles atopiques tels que l’asthme, l’eczéma ou la rhinite.

    Constipation

    Un apport anormalement élevé de calories, de graisses, de sucres et autres glucides modifie les désirs alimentaires de l’enfant et rend moins probable que l’enfant ait le désir de manger des fibres, des fruits, du lait et des légumes. Cela peut entraîner un risque accru de constipation.

    Dépendance

    Il est difficile de manger sainement à l’âge adulte lorsque l’on a été exposé à de la malbouffe, même si des problèmes médicaux connexes sont déjà évidents, car les habitudes alimentaires des enfants se consolident à l’âge adulte. Le goût addictif de la restauration rapide fait qu’il est peu probable que le palais prenne plaisir à goûter des saveurs plus simples et moins épicées provenant d’aliments considérés par l’individu plus ordinaire.

    Résultats scolaires

    La restauration rapide peut entraîner une baisse des résultats scolaires, car des niveaux de sucre élevés s’accompagnent de difficulté de concentration, rendant difficile l’accomplissement de tâches nécessitant de longues périodes d’attention. Les fluctuations de la glycémie peuvent également entraîner des sautes d’humeur et un manque de vigilance, ce qui réduit la participation en classe.

    Baisse d’énergie

    La restauration rapide peut réduire la participation aux activités parascolaires car elle ne fournit pas les nutriments adéquats pour exercer normalement une activité physique. Le manque d’activité physique empêche non seulement les enfants d’avoir une vie sociale normale, mais nuit également à leur santé physique et mentale.

    Dépression

    L’obésité peut entraîner une baisse de l’estime de soi, voire une dépression. Certains enfants exposés à la malbouffe risquent de développer une dépression même sans être obèses. En retour, la dépression affecte la croissance et le développement, les résultats scolaires et les relations sociales. Il en résulte également un risque de suicide plus élevé.

    Perturbations de sommeil

    Les boissons gazeuses sucrées contiennent souvent de la caféine, ce qui peut retarder l’heure du coucher et altérer les cycles veille-sommeil.

    Hyperactivité

    Les acides gras essentiels manquent généralement dans les fast-foods. Ces derniers comprennent les acides gras polyinsaturés oméga-3 et oméga-6 qui ne peuvent pas être produits dans le corps, mais sont essentiels pour la fabrication des membranes cellulaires, et sont également nécessaires à une bonne santé du cerveau et des yeux. On pense que le manque de ces nutriments est associé à une augmentation du comportement antisocial, et peut-être à l’hyperactivité, bien que davantage de recherches soient nécessaires pour le démontrer.

    Conclusion

    La malbouffe doit être strictement contrôlée chez les enfants car elle n’a aucun bénéfice pour l’organisme et peut faire beaucoup de mal. Une simple augmentation de la consommation de fruits peut améliorer l’humeur et réduire la gravité des maladies atopiques. Arrêter la commercialisation de la malbouffe destinée aux enfants peut être un bon moyen de les aider à mieux manger. Une autre solution consisterait à rendre les aliments sains plus facilement disponibles à des prix abordables et dans un format plus attrayant.

  9. Sibutramine

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    La sibutramine (Reductil, Sibutral, laboratoire Abbot), un médicament prescrit dans le traitement contre l’obésité, augmente le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC), selon une étude financée par le laboratoire Abbott et publiée dans le New England Journal of Medicine.

    Cette étude a été menée sur 10744 personnes, âgées en moyenne de 63 ans, en surpoids ou obèses et souffrant de problèmes cardiaques ou de diabète de type 2. Ces patients prenaient soit le médicament, soit un placebo pendant 6 semaines.

    Près de 200 sujets ont été exclus de l’étude car ils présentaient des problèmes immédiatement après traitement. L’augmentation du risque n’était observée que chez les personnes atteintes d’une cardiopathie (une maladie cardiaque consécutive à un arrêt partiel ou total de l’irrigation sanguine du cœur), une condition fréquemment observée chez les personnes en surcharge pondérale ou obèses.

    Résultats : le traitement à la sibutramine est associé à un risque accru de 36% de provoquer un accident vasculaire cérébral (2,6% dans le groupe sibutramine et 1,9% dans le groupe placebo). Le médicament a été retiré du marché En Europe mais ile peut se retrouver de façon illégale dans des produits pour maigrir même dits naturels.

    La sibutramine retirée du marché

    La sibutramine a été retirée du marché en raison du risque de problèmes cardiovasculaires graves chez certaines personnes qui en prenaient.

    La sibutramine était indiquée chez les patients obèses avec un indice de masse corporelle initial ≥ 30 kg / m2, ou ≥ 27 kg / m2 en présence d’autres facteurs de risque (par exemple diabète, dyslipidémie, hypertension contrôlée ).

    La sibutramine aide à perdre du poids en modifiant les neurotransmetteurs dans le cerveau. Plus précisemment, la sibutramine bloque la recapture des neurotransmetteurs dopamine, norépinéphrine et sérotonine. Le blocage de la recapture des neurotransmetteurs modifie l’équilibre des neurotransmetteurs dans les cellules nerveuses et affecte ainsi la fonction des neurones.

  10. L’imagerie cérébrale prédirait l’efficacité des antidépresseurs

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    L’imagerie cérébrale permet aux scientifiques de découvrir pourquoi certaines personnes ne répondent pas aux antidépresseurs. 

    De nouvelles recherches suggèrent qu’il est possible de prédire dans quelle mesure une personne souffrant de dépression réagira aux médicaments, en analysant les images de son cerveau.

    En utilisant l’imagerie cérébrale et l’intelligence artificielle, les chercheurs pensent qu’ils pourraient prédire l’efficacité de certains antidépresseurs.

    Les études révèlent les résultats les plus récents d’un essai clinique aux États-Unis intitulé Establishing Moderators and Biosignatures of Antidepressant Response in Clinical Care (EMBARC).

    Le Dr Trivedi (Université du Texas à Dallas, États-Unis), auteur principal des deux articles récents, déclare:

    « Nous devons trouver des mesures objectives pour prescrire des interventions qui fonctionneront »

    « Les personnes souffrant de dépression souffrent déjà de désespoir », ajoute-t-il, « et le problème peut empirer si elles prennent un médicament inefficace ».

    L’une des principales raisons de la mise en place de l’EMBARC était qu’une étude antérieure avait révélé que près des deux tiers des personnes ne réagissaient pas correctement à leur premier médicament contre la dépression .

    Augmentation du nombre de personnes souffrant de dépression

    La plupart des gens vivent des moments de tristesse ou de faiblesse qui peuvent durer des jours, en particulier après des événements pénibles. La dépression, cependant, est une maladie psychiatrique dans laquelle ces symptômes et d’autres sont plus graves et ne disparaissent pas.

    Les symptômes de la dépression comprennent des sentiments persistants de tristesse et de désespoir et une perte d’intérêt pour des activités qui étaient autrefois agréables.

    D’autres symptômes peuvent également survenir, tels que l’irritabilité, l’anxiété, la fatigue, l’agitation et les difficultés à prendre des décisions et à se concentrer.

    Il n’y a pas deux personnes atteintes de dépression qui ressentent nécessairement les mêmes symptômes, et même lorsqu’elles le font, cela ne signifie pas qu’un traitement qui fonctionne pour l’une fonctionnera pour l’autre.

    Selon l’organisation à but non lucratif Our World in Data, le nombre de personnes souffrant de dépression dans le monde est passé de près de 170 millions en 1990 à près de 265 millions en 2017, les femmes étant plus susceptibles de souffrir de dépression que les hommes.

    L’essai EMBARC a impliqué un total de 296 personnes souffrant d’un trouble dépressif majeur.

    Les participants ont subi diverses IRM cérébrales, ont donné du sang pour l’analyse de leur ADN et pour effectuer d’autres tests. Ils ont également rempli des questionnaires pour évaluer leurs symptômes. Les participants ont reçu soit un antidépresseur soit un placebo pendant 8 semaines.

    Utiliser l’imagerie cérébrale pour mieux prédire la dépression

    Les chercheurs ont utilisé les résultats des examens IRM pour examiner la structure et l’activité cérébrales du cerveau. Ils ont comparé l’analyse d’imagerie de ceux qui ont pris l’antidépresseur sertraline avec ceux qui ont pris le placebo. Ils ont également comparé les résultats à des personnes sans dépression qui ont servi de témoins.

    Ils ont trouvé des différences cérébrales distinctes entre les groupes de médicaments et le groupe placebo. Ces différences sont en corrélation avec l’amélioration des symptômes dans les 8 semaines qui ont suivi la prise d’antidépresseur.

    Il semblerait qu’un bon fonctionnement de l’antidépresseur s’accompagne d’une bonne connexion entre les régions du cerveau lorsque le cerveau est à  «l’état de repos».

    En utilisant l’imagerie cérébrale, les chercheurs pensent qu’ils pourraient prédire l’efficacité de certains antidépresseurs.

    Analyse du cerveau pendant le traitement émotionnel

    Dans la seconde étude publiée dans Nature Human Behavior, les chercheurs se sont concentrés sur l’activité cérébrale de personnes dépressives soumises à une expérience. Les données qu’ils ont utilisées provenaient d’examens d’IRM fonctionnels que les participants ont subis. Au cours de ces examens, les participants ont effectué une tâche au cours de laquelle ils devaient une expérience.

    Les participants ont regardé des photographies de visages humains montrant diverses émotions. Chaque image était accompagnée d’un mot ou d’une phrase décrivant une émotion particulière.

    Parfois, la formulation ne décrivait pas l’émotion mais une émotion complètement différente. Le mot «heureux», par exemple, pourrait accompagner un visage effrayé. Les participants devaient lire le mot avant de sélectionner l’image suivante.

    À l’aide d’une forme d’intelligence artificielle appelée apprentissage automatique, les chercheurs ont découvert qu’il existe des régions cérébrales spécifiques qui peuvent aider à prédire si les gens pourraient bénéficier de la prise de sertraline.

    L’analyse assistée par l’intelligence artificielle a révélé que les participants dont l’activité cérébrale au cours de l’expérience différait le plus de celle des personnes sans dépression étaient les plus susceptibles de ne pas montrer d’amélioration des symptômes après traitement à la sertraline.

    Le Dr Trivedi suggère qu’il faudra probablement une combinaison de tests sanguins et d’analyses d’imagerie cérébrale pour optimiser les chances de choisir le bon antidépresseur au départ.

    « La dépression est une maladie complexe qui affecte les gens de différentes manières. Tout comme la technologie peut nous identifier à travers les empreintes digitales et les analyses faciales, ces études montrent que nous pouvons utiliser l’imagerie pour identifier les signatures spécifiques de la dépression chez les personnes. »

    Sources

    Effect of Intrinsic Patterns of Functional Brain Connectivity in Moderating Antidepressant Treatment Response in Major Depression. The American Journal of Psychiatry. 20 Sep 2019

    Brain regulation of emotional conflict predicts antidepressant treatment response for depression. Nature Human Behaviour. volume 3, 1319–1331(2019). 23 September 2019.