Activité physique pour personnes âgées

Capture sensorielle : pour prévenir les agitations

Unités neurovasculaires : réagir très vite en cas d’AVC

Evaluation Comportementale de la douleur (douleur)

Les oméga 3 inefficaces sur la santé cardiovasculaire ?

Les chutes augmentent chez les femmes dès la quarantaine

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Coenzyme Q10

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Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Activité physique pour personnes âgées

    Commentaires fermés sur Activité physique pour personnes âgées
    • L’activité physique améliore la force musculaire chez les personnes âgées.
    • Elle a également un effet bénéfique chez les personnes âgées à mobilité réduite.
    • Les personnes âgées qui pratiquent une activité physique sont moins susceptibles de souffrir plus tard d’un handicap.

     

    L’activité physique chez les personnes âgées en bonne santé

    Une étude australienne a mis au point un programme d’exercices en résistance (exercices de musculation) et aérobiques qui améliorent (de 22%) la force musculaire et la vitesse de marche (comparées au groupe sans entraînement).

    Ce programme d’entraînement de 8 semaines présente l’avantage d’être commode et bon marché. En effet, ces activités ne sont effectuées qu’une fois par semaine par les personnes âgées. De plus, les exercices aérobiques peuvent être faits à la maison.

    Les personnes étaient âgées de 65 à 84 ans et n’avaient aucun trouble cardiovasculaire, respiratoire, cognitif ou neurologique. Elles n’avaient pas effectué d’activité physique durant l’année précédente.

    En quoi consiste ce programme  ?

    Les exercices en résistance -supervisés par un professeur- ont été réalisés une fois par semaine à l’aide d’appareils de musculation faisant travailler la poitrine, les biceps, les jambes (flexion, extension, presse oblique).

    Toutes les sessions ont débuté par un échauffement de 10 minutes (étirement, abdominaux).

    Les sujets ont accompli trois séries de huit répétitions en augmentant progressivement la résistance : 45 % de résistance maximale lors de la série 1, 60 % lors de la série 2 et 75 % lors de la série 3 (la résistance maximale est le poids maximal que l’on peut soulever seulement une fois).

    Le mouvement concentrique (mouvement provoquant un raccourcissement des muscles) doit être aussi rapide que possible, alors que le mouvement excentrique (mouvement provoquant une élongation des muscles) est d’environ 3 sec.

    Durant les exercices aérobiques, les participants ont entrepris trois séries de 10 répétitions pour chaque exercice, excepté pour le test de l’escalier (cinq répétitions).

    Exercice du ballon suisse: le participant place un ballon entre le bas de son dos et un mur. Avec les mains sur leurs hanches, il descend le plus bas possible en faisant rouler la balle le long du mur (le torse reste droit). Il revient ensuite à sa position de départ.

    Exercices de la chaise: lors du 1er exercice, le participant reste sur une chaise (d’une hauteur de 43 cms) les bras en croix sur sa poitrine. Il se lève ensuite et retourne à sa position de départ. Le 2e exercice consiste à s’étendre en poussant sur ses bras. Durant ce mouvement, on doit garder les pieds joints sur le sol.

    Exercice de l’escalier: monter et descendre deux étages de 9 marches (15 cm de hauteur par marche).

    Exercice du mollet: la pointe des pieds posée sur une plateforme de 10 cm de hauteur (les talons sont sur le sol), soulevez les talons et maintenez-vous le plus haut possible.

    Exercice de l’épaule: assis sur une chaise les bras sur les côtés, le participant soulève les bras latéralement à hauteur des épaules puis revient à sa position de départ.

    Ce programme a été évalué à l’aide de tests mesurant la force musculaire et reproduisant les tâches de vie quotidienne (monter et descendre des escaliers, marcher 400 mètres etc.).

    Source: Clinical Physiology and Functional Imaging 26, 5, 305–313.
     

    L’activité physique, même légère, peut bénéficier aux personnes âgées à mobilité réduite

    L’activité physique d’intensité légère peut être bénéfique pour le cœur des personnes âgées – même si celles-ci ont des problèmes de mobilité.

    Il est bien connu que la pratique régulière d’un exercice régulier rend le cœur plus robuste, quelque soit l’âge. Mais il existe peu de données concernant les personnes âgées à mobilité réduite – par exemple celles souffrant d’arthrite du genou – dont la capacité à faire de l’exercice est limitée.

    Les professionnels de la santé conseillent aux personnes âgées de faire au moins 30 minutes par jour d’exercice d’intensité modérée, ce qui peut être très difficile pour une personne âgée à mobilité réduite.

    Une équipe de chercheurs (Université de Floride, Etats-Unis) ont constaté que les adultes âgés à mobilité réduite qui pratiquaient certains mouvements quotidiennement – comme le ménage ou la marche lente – avaient un risque plus faible d’être victime d’une crise cardiaque au cours des 10 prochaines années.

    Cette association entre activité légère et risque de crise cardiaque ne prouve pas qu’il existe un lien de cause à effet.

    Malgré cela, ces résultats devraient encourager les médecins et les familles à aider les personnes âgées à trouver des moyens de rester actives.

    L’étude actuelle a inclus 1170 adultes âgés de 70 ans avec une mobilité réduite. Leurs auteurs rapportent que les participants étaient capables de marcher une certaine distance – environ un tour de piste – sans aide, mais qu’ils avaient de la difficulté à monter les escaliers ou à marcher à un rythme plus rapide.

    L’équipe de chercheurs a constaté qu’en moyenne, les participants étaient sédentaires pendant plus de 10 heures par jour. Ils ont passé au moins trois heures à être actifs en pratiquant une activité d’intensité légère (ménage, marche lente).

    Le risque de crise cardiaque augmentait de 1% chaque fois qu’une personne restait 30 minutes inactive (ex : si une personne reste sédentaire 6 heures par jour, le risque augmente de 12 %).

    Cette association ne s’explique pas par d’autres facteurs tels que des problèmes cardiaques existants, des troubles du sommeil ou une dépression.

    Selon les chercheurs, « il n’est jamais trop tard pour les personnes de bénéficier de l’activité physique ».

    Ils soulignent que des séances d’exercices structurées sous supervision présentent le double avantage de tisser des liens et de motiver les seniors à rester actifs.

    Source : J. D. Fitzgerald et coll. Association of Objectively Measured Physical Activity With Cardiovascular Risk in Mobility-limited Older Adults. Journal of the American Heart Association, 2015.




     

    L’activité physique facilite le rétablissement en cas de blessure ou maladie invalidante

    Les adultes âgés qui pratiquent régulièrement de l’exercice –principalement la marche d’allure modérée – sont moins susceptibles de souffrir plus tard d’un handicap.

    Ils ont également tendance à récupérer plus rapidement suite à accident.

    Les chercheurs ont constaté que des personnes âgées sédentaires qui pratiquaient une activité de manière routinière avaient un risque moindre de souffrir d’une blessure invalidante ou d’une maladie. C’est également le cas des individus avec un handicap physique et qui pratiquent une activité.

    Pour les chercheurs, le message est clair :

    il n’est jamais trop tard pour récolter les bienfaits de l’exercice. Il semble que les personnes qui étaient actives étaient plus résiliantes.

    Il est bien connu que l’exercice régulier présente un bénéfice multiple sur les maladies cardiaques, le diabète, certains cancers et la dépression.

    Cette étude démontre que l’exercice pouvait non seulement réduire le risque de souffrir d’un handicap, mais surtout faciliterait  le rétablissement de certaines personnes.

    L’équipe de chercheurs a recruté plus de 1 600 adultes sédentaires âgés de 70 à 89 ans. La moitié des volontaires ont participé à  un programme d’exercice, tandis que l’autre moitié ont suivi des cours de sensibilisation sur la santé. L’objectif a été de marcher 2 heures et demi par semaine durant 3 ans et demi.

    Source: Katz P. et coll., Annals of Internal Medicine, septembre 2016.
     
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  2. Capture sensorielle : pour prévenir les agitations

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    La capture sensorielle est une technique de la méthodologie des soins
    Gineste-Marescotti pour prévenir les comportements d’agitation.

    A l’heure où les plaintes de soignants soumis à l’agressivité des patients déments augmentent dans des proportions inquiétantes, la nécessité de nouvelles approches de soins nous paraît déterminante.

    On compte déjà en service de longue durée plus de 30 % des patients qui ont des comportements gênants pour les soignants. Plus de 10 % de ces patients ont des comportements qui tendent à agresser directement ces professionnels.

    Avec le Centre de Consultation et de Formation en Psychogériatrie de Montréal (CCFP), nous travaillons à réunir nos approches, diversion et capture, dans une modélisation qui semble permettre, à ce stade de la recherche, de résoudre quasiment 95 % des comportements agressifs et perturbateurs des patients déments âgés.

    Principes de la capture sensorielle

    Les préliminaires : chaque soin doit être précédé d’un temps de « préliminaires ». D’une durée de 1 à 5 minutes, il comporte différentes étapes :

    1. L’approche visuelle : obligatoirement faite dans un tunnel de communication, le soignant se présente de face, seul, et tente « d’accrocher » le regard de la personne. Il évite de rentrer directement dans la bulle d’intimité, et se tient au début de la relation à une distance d’environ 50 cms du visage du patient. 
    2. Le contact : la main se pose avec tendresse en suivant les principes du toucher tendresse que nous avons développés (voir www.cec-formation.net/capture.html), sur une partie assez neutre du corps : mollet, avant-bras. La main se pose par le bout des doigts, jusqu’au contact complet de la paume. A partir de ce moment et durant toute la phase de capture, une main doit toujours rester en contact avec le patient, ne le quitter sous aucun prétexte. 
    3. La parole est présente dès l’entrée dans le champ visuel : le ton est audible, doux, calme, et commence par bonjour, suivi d’un silence pour attendre une réaction. Le soignant se présente à chaque fois : « bonjour, je m’appelle Yves ».

    Les phrases qui suivent sont toujours à composante d’aide, de soutien : « ça va je suis là pour vous aider, je suis un ami, je m’appelle Yves, je viens m’occuper de vous pour vous aider ».

    Ces répétitions ont pour but de tenter de retrouver une mémoire affective d’instants calmes, sereins. Les mots choisis, s’ils créent des liens mnésiques, ne doivent retrouver que des états corporels liés à des situations de bien-être.

    Les mots rappelant une situation de conflits sont à proscrire absolument (« je viens vous donner un bain », par exemple, pour un patient qui en a horreur).

    Cette phase de capture sensorielle dure tant que les cris, l’agitation, ou les gémissements subsistent. Si l’apaisement n’est pas obtenu au bout de cinq minutes, le soignant doit renoncer au soin, et revenir le proposer plus tard.

    Tout soin effectué sous contrainte ne fera qu’hypothéquer les chances d’une relation apaisée avec le patient.

    La douceur est l’outil du soignant s’occupant de patients atteints de démence 

    Yves Gineste 
    Professeur d’éducation physique 
    Directeur de CEC-Formation 
    Limoges (France)

  3. Unités neurovasculaires : réagir très vite en cas d’AVC

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    Les unités neurovasculaires permettent une prise en charge spécialisée et une surveillance permanente des patients ayant subi un AVC.

    En 2011 a eu lieu la 9e Journée mondiale de lutte contre les accidents vasculaires cérébraux (AVC), une occasion de rappeler que les AVC doivent être traités le plus rapidement possible. On estime que 2 millions de neurones meurent par minute suite à un AVC.

    C’est pour cette raison qu’un plan de lutte 2010-2014 a été mis en place en France avec un Centre d’urgence (appel d’urgence 15) du Samu qui dirigera le patient vers une unité neuro-vasculaire composée d’une équipe multidisciplinaire (neurologues, kinésithérapeutes, orthophonistes, ergothérapeutes, psychologues).

    L’objectif est de parvenir à traiter plus de 80 % de cas d’AVC par ce dispositif. En 2012, il existait plus d’une centaines unités neuro-vasculaires. Le Plan AVC 2010-2014 prévoit d’en créer 25 supplémentaires en 2011.

    En France, les AVC affectent 140 000 personnes par an, en particulier les individus âgés de 65 ans et plus (ils représentent les trois quarts des cas).

    Ils provoquent dans plus de 2/3 des cas des séquelles neurologiques irréversibles (ex. hémiplégie, perte de la parole).

    Comme le rappelle le Docteur F. Woimant (hôpital Lariboisière, Paris), ils ont pour « origine une mauvaise circulation du sang due à des dépôts de cholestérol sur les parois internes des artères ou vaisseaux sanguins du cerveau. L’irrigation sanguine est affectée ainsi que l’état de santé global de la personne. Plus grave, une artère peut se boucher (80% des cas; NDLR : AVC d’origine ischémique) ou se rompre (20 %; NDLR : AVC d’origine hémorragique) : c’est l’AVC ».



    Il existe des signes et symptômes avant-coureurs qui surviennent quelques heures ou quelques jours avant l’AVC: perte de force, engourdissement d’un membre supérieur, du visage, troubles de la parole, de la vision…

    Ces symptômes traduisent l’existence de mini-lésions appelées « Accidents ischémiques transitoires » (AIT) et constituent une urgence médicale. Si la personne ne consulte pas rapidement, un AVC peut se déclarer. « En cas d’infarctus cérébral, Il faut déboucher l’artère dans les premières 4,5 heures. Si on intervient dans la première heure, nous aurons un bien meilleur résultat », souligne le Docteur Woimant.

    Les unités neurovasculaires auront des effets indéniables sur les AVC

    Le professeur Mathieu Zuber estimait lors d’un colloque au ministère de la Santé que les bénéfices d’une prise en charge dans des unités neurovasculaires des AVC seraient indéniables avec « une réduction de 20 % de décès et de dépendance ».

    En cas d’AVC, faites le 15 en France

    La survenue d’un AVC nécessite d’agir rapidement (dans les 3 heures environ) afin de limiter, voire de prévenir les dommages neuronaux par l’administration d’un traitement anti-thrombique dans le cas d’un AVC d’origine ischémique.

    C’est pour cette raison qu’une campagne d’information et de prévention a été lancée en France en vue d’inciter le public à composer le numéro 15 (le centre d’appel du SAMU).

  4. Evaluation Comportementale de la douleur (douleur)

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    L’ECPA (abréviation de Evaluation Comportementale de la douleur chez la Personne Âgée) est une échelle comportementale d’évaluation de la douleur chez la personne âgée ayant un trouble de la communication.

    L’ évaluation Comportementale de la douleur chez la Personne Âgée est faite à partir d’un ensemble de mots reliés à la douleur.

    Elle évite une sous- estimation de la douleur en permettant de dépister, de quantifier et de suivre l’évolution de la douleur du patient.

    C’est une échelle rapide (5 minutes) qui permet des mesures répétées, avec une fréquence qui varie selon le type de douleurs prises en charge (douleur aiguë ou chronique).

    Elle est basée sur l’observation des malades avant et pendant les soins potentiellement douloureux.

    L’échelle Evaluation Comportementale de la douleur chez la Personne Âgée comprend 8 items :

    • L’observation avant les soins de 4 items
    • L’observation pendant les soins de 4 items.
    •  Chaque item comporte 5 degrés de gravité allant de 0 à 4 (douleur maximale).

    Les 8 items de l’échelle

    Observation 5 minutes avant les soins 

    Item 1. Expression du visage.

    • Visage détendu (0 point).
    • Visage soucieux (1 point).
    • Le sujet grimace de temps en temps (2 points).
    • Le regard est effrayé ou le visage est crispé (3 points).
    • L’expression est complètement figée (4 points).

    Item 2. Position spontanée au repos.

    • Aucune position antalgique (0).
    • Le sujet évite une position (1).
    • Le sujet choisit une position antalgique (2).
    • Le sujet recherche sans succès une position antalgique (3).
    • Le sujet reste immobile, comme cloué par la douleur (4).

    Item 3. Mouvements ou mobilité du patient.

    • Le sujet se mobilise comme d’habitude (0).
    • Le sujet bouge comme d’habitude mais évite certains mouvements (1).
    • Lenteur, rareté des mouvements (2).
    • Immobilité (3).
    • Prostration ou agitation (4).

    Item 4. Relation à autrui.

    • Présence d’un contact immédiat (0).
    • contact difficile à établir (1).
    • Évite la relation (2).
    • Absence de tout contact (3).
    • indifférence totale (4).

    Observations pendant les soins

    Item 5. Anticipation anxieuse aux soins.

    • Le sujet ne montre pas d’anxiété (0).
    • Angoisse du regard, impression de peur  (1).
    • Sujet agité (2).
    • Sujet agressif (3).
    • Cris, soupirs, gémissements  (4).

    Item 6. Réactions pendant la mobilisation.

    • Le sujet se laisse mobiliser ou se mobilise sans y accorder une attention particulière (0).
    • Le sujet a un regard attentif et semble craindre la mobilisation et les soins  (1).
    • Le sujet retient de la main ou guide les gestes lors de la mobilisation ou des soins (2).
    • 3 : Le sujet adopte une position antalgique lors de la mobilisation ou des soins (3).
    • 4 : Le sujet s’oppose à la mobilisation ou aux soins  (4).

    Item 7. Réactions pendant les soins des zones douloureuses.

    • Aucune réaction pendant les soins (0).
    • Réaction pendant les soins, sans plus  (1).
    • Réaction au toucher des zones douloureuses (2).
    • 3 : Réaction à l’effleurement des zones douloureuses (3).
    • 4 : L’approche des zones est impossible  (4).

    Item 8. Plaintes exprimées pendant le soin.

    • Le sujet ne se plaint pas (0).
    • Le sujet se plaint si le soignant s’adresse à lui  (1).
    • Le sujet se plaint dès la présence du soignant (2).
    • 3 : Le sujet gémit ou pleure silencieusement de façon spontanée (3).
    • 4 : Le sujet crie ou se plaint violemment de façon spontanée  (4).

    Cotation de l’échelle Evaluation Comportementale de la douleur

    La cotation globale de l’ECPA va de 0 à 32. Plus le score est élevé plus la douleur est importante

    Source

    Morello R et coll. A scale to measure pain in non- verbally communicating older patients: the EPCA-2. Study of its psychometric properties. Pain. 2007 Dec 15.

  5. Les oméga 3 inefficaces sur la santé cardiovasculaire ?

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    Les suppléments d’oméga-3 ne semblent pas avoir d’effets bénéfiques sur la santé cardiovasculaire.

    De nouvelles données publiées aujourd’hui montrent qu’il y a peu ou pas d’effet réducteur des suppléments d’oméga 3 sur le risque de souffrir d’une maladie cardiovasculaire cardiaque, que ce soit une maladie cardiaque ou un accident vasculaire cérébral ou de la mort.

    Omega 3 est un type de graisse. De petites quantités d’acides gras oméga 3 sont essentielles à une bonne santé, et elles se retrouvent dans les aliments que nous mangeons. Les principaux types d’acides gras oméga 3 sont; l’acide alphalinolénique (ALA), l’acide eicosapentaénoïque (EPA) et l’acide docosahexaénoïque (DHA).

    L’ALA se trouve normalement dans les graisses provenant des aliments végétaux, tels que les noix et les graines. L’EPA et le DHA, appelés acides gras oméga 3 à longue chaîne, sont naturellement présents dans les poissons gras, tels que le saumon et les huiles de poisson, y compris l’huile de foie de morue.

    La consommation accrue d’acides gras oméga 3 est largement encouragée dans le monde en raison d’un fait qu’ils protégeraient contre les maladies cardiovasculaires. Il y a plus d’un mécanisme possible pour aider à prévenir les maladies mettant en jeu le système cardiovasculaire, ainsi que réduire la pression artérielle ou les niveaux de cholestérol. Les acides gras oméga 3 sont facilement disponibles sous forme de suppléments en vente libre et ils sont largement achetés et utilisés.

    Une nouvelle revue systématique de Cochrane , publiée en juillet 2018 dans la bibliothèque Cochrane, rassemble les résultats de soixante-dix-neuf essais randomisés portant sur 112 059 personnes. Ces études ont évalué les effets de la consommation de graisses oméga 3 en suppléments,  sur les maladies du cœur et de la circulation. Vingt-cinq études ont été jugées dignes de confiance parce qu’elles étaient bien conçues et bien menées.

    Les études ont recruté des hommes et des femmes, certains en bonne santé et d’autres souffrant de maladies existantes en Amérique du Nord, en Europe, en Australie et en Asie. La plupart des études ont examiné l’impact de l’administration d’un supplément d’oméga 3 à longue chaîne sous forme de gélule et l’ont comparé à une pilule factice (placebo). Seuls quelques-uns ont évalué la consommation de poisson entier. La plupart des essais ont ajouté des acides gras oméga 3 ALA à des aliments comme la margarine ou ont utilisé des aliments riches en ALA comme les noix, comparés à des aliments habituels (non enrichis).

    Les chercheurs de Cochrane ont constaté que l’augmentation des oméga 3 à longue chaîne n’apporte que peu ou pas d’effet significatif sur le risque de décès, quelle qu’en soit la cause. Le risque de décès quelle qu’en soit la cause était de 8,8% chez les personnes qui avaient augmenté leur consommation d’acides gras oméga 3, comparativement à 9% chez les personnes des groupes témoins.

    Les omégas 3 n’ont pas d’effet bénéfique sur la santé cardiovasculaire

    Ils ont également constaté que prendre plus de graisses oméga 3 à longue chaîne (y compris EPA et DHA), principalement par le biais de suppléments, a peu ou pas d’effet bénéfique sur les maladies cardiovasculaires, de décès coronariens, de maladies coronariennes, d’AVC ou d’irrégularités cardiaques. Les acides gras oméga 3 à longue chaîne ont probablement réduit certaines graisses sanguines, les triglycérides et le cholestérol HDL. Réduire les triglycérides est susceptible de protéger les maladies cardiaques, mais réduire les HDL a l’effet inverse. Les chercheurs ont recueilli des informations sur les effets néfastes des études, mais les informations sur les saignements et les caillots sanguins étaient très limitées.

    La revue systématique suggère que manger plus d’ALA, (un des principaux oméga 3)  provenant de la nourriture ou des suppléments a peu ou pas d’effet sur le risque de décès d’origine cardiovasculaire ou de décès de toute cause.

    Cependant, manger plus d’ALA réduit probablement le risque d’irrégularités cardiaques de 3,3 à 2,6%. L’augmentation de l’oméga 3 ou de l’ALA à longue chaîne n’a probablement aucun effet sur le poids corporel ou l’embonpoint.

    L’auteur principal de Cochrane, le Dr Lee Hooper de l’Université d’East Anglia, Royaume-Uni, a déclaré: «Nous pouvons être confiants dans les résultats de cette revue qui vont à l’encontre de la croyance populaire selon laquelle les suppléments d’oméga 3 à longue chaîne protègent le cœur. En dépit de toutes ces informations, nous ne voyons pas d’effets protecteurs.

    L’étude fournit des preuves solides que la prise de suppléments d’oméga 3 (huile de poisson, EPA ou DHA) à longue chaîne ne profite pas à la santé cardiovasculaire ni ne réduit le risque d’AVC ou de décès, quelle qu’en soit la cause. D’un autre côté, alors que le poisson gras est un aliment sain, le petit nombre d’essais n’indique pas clairement si le fait de manger plus de poisson gras protège nos coeurs.

    Source: Abdelhamid AS et coll. Omega 3 fatty acids for the primary and secondary prevention of cardiovascular disease. Cochrane Database of Systematic Reviews, juillet 2018.

  6. Les chutes augmentent chez les femmes dès la quarantaine

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    Selon des chercheurs, la quarantaine peut constituer une étape critique de la vie chez la femme pour mettre en place les interventions visant à prévenir les chutes.

    La recherche, qui s’appuie sur les données de TILDA (étude longitudinale irlandaise sur le vieillissement) et sur des études similaires réalisées en Australie, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, montre que la prévalence des chutes augmente chez les femmes à partir de 40 ans : 9% chez les 40-44 ans, 19% chez les 45-49 ans, 21% chez les 50-54 ans, 27% chez les 55-59 ans et 30% chez les 60-64 ans.

    Selon les auteurs, les résultats indiquent que la quarantaine peut constituer une étape critique de la vie pour les interventions visant à prévenir les chutes. L’étude a incorporé les données de 19 207 hommes et femmes âgés de 40 à 64 ans. Il a été récemment publié dans la revue internationale PLOS ONE.

    Avec une personne âgée sur trois tombant au moins une fois par an et un adulte sur deux au-delà de 80 ans, les chutes constituent un problème de santé majeur. Les conséquences graves pour la santé comprennent les fractures, les traumatismes crâniens, une baisse des interactions sociales, un risque accru d’admission dans une maison de soins infirmiers, la diminution de l’indépendance et, par la suite, un besoin accru de soins.

    Les experts en santé estiment que les coûts des chutes en Irlande devraient dépasser le milliard d’euros d’ici 2020.

    Dr Geeske Peeters,  auteur principal de l’article, déclaré:

    Les chercheurs et les médecins ont toujours supposé que les chutes sont un problème qui ne concerne que les personnes de plus de 65 ans. L’étude montre que la prévalence des chutes est déjà très élevée à partir de 50 ans. En fait, nos recherches montrent qu’il y a une forte augmentation de la prévalence des chutes chez les femmes à la quarantaine. Les facteurs de risque que l’on retrouve sont les problèmes d’équilibre, la prise de somnifères, le diabète et l’arthrite.

    Les stratégies recommandées pour la prévention des chutes chez les personnes âgées ne sont pas suffisamment efficaces, selon les auteurs. Des études antérieures montrent qu’en théorie, l’exercice peut réduire le taux de chute jusqu’à 32% et que l’évaluation et le traitement des facteurs de risque peuvent réduire le taux de chute jusqu’à 24%. Cependant, les dossiers de blessures à l’hôpital montrent que le nombre de blessures dues à des chutes nécessitant des soins médicaux continue d’augmenter.



    Le Dr Peeters a poursuivi: « Les stratégies de prévention actuelles attendent essentiellement que les personnes développent des facteurs de risque et essaient ensuite de les faire disparaître. Il peut être préférable et plus efficace de prévenir les facteurs de risque ou de les détecter à un stade précoce. »

    Le moment de l’augmentation des chutes coïncide avec le début de la ménopause, la diminution des capacités d’équilibre et l’augmentation de la présence de vertiges et d’évanouissements, qui bénéficieront toutes des stratégies de prévention des chutes susmentionnées.

    Le Dr Peeters a conclu: « Une meilleure compréhension des facteurs à l’origine de cette augmentation du risque de chute à l’âge mûr pourrait être la clé d’interventions précoces de prévention efficaces ».

    Source: G. Peeters et coll. Should prevention of falls start earlier? Co-ordinated analyses of harmonised data on falls in middle-aged adults across four population-based cohort studies. PLOS ONE, 2018; 13 (8): e0201989.

  7. Le sommeil : un remède contre la douleur ?

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    La privation de sommeil augmente la sensibilité à la douleur en modifiant l’activité de certaines zones du cerveau.

    Les effets de la privation de sommeil sur le cerveau sont nombreux, allant d’induire un état de déficience cognitive à une incapacité à apprendre et à former de nouveaux souvenirs.

    Une nouvelle recherche met en évidence un autre effet neurologique du manque de sommeil, à savoir une sensibilité accrue à la douleur.

    Selon cette nouvelle étude, un manque de sommeil nuit aux mécanismes naturels du cerveau pour soulager la douleur, soulignant les liens existant entre la privation de sommeil, la douleur chronique et la dépendance aux opioïdes sur ordonnance .

    Comment la perte de sommeil affecte la sensibilité à la douleur

    Les auteurs de l’étude ont induit de la douleur chez 24 jeunes participants en bonne santé en appliquant de la chaleur à leurs jambes. Pendant ce temps, les scientifiques ont examiné le cerveau des participants, en particulier les circuits qui traitent la douleur.

    Les participants n’avaient pas de problème de sommeil ni de troubles liés à la douleur au début de l’étude.

    Les scientifiques ont commencé par enregistrer le seuil de douleur de chaque participant après une bonne nuit en scannant son cerveau à l’aide d’une imagerie par résonance magnétique fonctionnelle tout en appliquant un niveau de chaleur croissant à la peau du participant.

    Une fois que les scientifiques ont établi le seuil de douleur de la personne, ils répètent la procédure après une mauvaise nuit de sommeil.

    Dans l’ensemble du groupe, les participants ressentaient une gêne à la baisse des températures, ce qui montre que leur sensibilité à la douleur avait augmenté après une nuit insuffisante, a déclaré l’auteur principal de l’étude.

    « La blessure est la même », explique-t-il, « mais la différence réside dans la façon dont le cerveau évalue la douleur dans le cas d’un sommeil insuffisant ».




    Les chercheurs ont découvert que le cortex somatosensoriel du cerveau, une région associée à la sensibilité à la douleur, était hyperactif lorsque les participants n’avaient pas suffisamment dormi. Cela a confirmé l’hypothèse selon laquelle le manque de sommeil interférerait avec les circuits neuronaux de traitement de la douleur.

    Cependant, une découverte surprenante a été que l’activité dans le noyau accumbens du cerveau était plus faible que d’habitude après une nuit blanche. Le noyau accumbens libère la dopamie, un neurotransmetteur qui est associé au plaisir.

    La perte de sommeil amplifie non seulement les régions du cerveau sensibles à la douleur, mais bloque également les centres analgésiques naturels.

    Enfin, les chercheurs ont découvert que l’insula du cerveau, qui évalue les signaux de douleur et prépare la réaction du corps à la douleur, était également sous-activée.

    Le sommeil est un analgésique naturel

    Les chercheurs ont mené en parallèle une enquête auprès de plus de 230 adultes inscrits sur le marché en ligne d’Amazon Mechanical Turk. Les participants ont rapporté leurs habitudes de sommeil et leurs niveaux de sensibilité à la douleur sur plusieurs jours.

    Les scientifiques ont constaté que les plus petits changements dans les habitudes de sommeil des participants étaient corrélés aux changements dans la sensibilité à la douleur.

    Les résultats montrent clairement que même des changements très subtils dans le sommeil nocturne  ont clairement un impact sur notre niveau de douleur le lendemain », déclare le chercheur.Le sommeil est donc un analgésique naturel qui peut aider à gérer et à réduire la douleur.

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  8. Coenzyme Q10

    Commentaires fermés sur Coenzyme Q10

    Définition

    Coenzyme Q10 (CoQ10), aussi connu sous le nom d’ubiquinone, est une provitamine (une substance convertie en vitamine) produite par l’organisme. Elle a une structure chimique semblable à la vitamine K.

    Elle est présente en petites quantités dans les aliments, notamment la viande (les abats), le poisson à chair grasse (ex saumon), les fruits de mer et les céréales complètes.

    On la retrouve essentiellement dans les mitochondries, un petit organe de la cellule qui produit de l’énergie.

    Ceci explique pourquoi nous la retrouvons en grande quantité dans des tissus qui ont un grand besoin d’énergie : le cœur, le foie et les reins.

    Une carence des niveaux de CoQ10 a été observée chez les personnes souffrant de certaines maladies telles que la maladie de Parkinson, l’insuffisance cardiaque congestive ou certaines maladies musculaires.

    CoQ10 est utilisée comme supplément alimentaire pour fournir de l’énergie aux cellules à partir des glucides et des lipides.

    Comment fonctionne la co-enzyme Q10 ?

    Elle agit comme un antioxydant, c’est-à-dire qu’elle bloque les effets toxiques des radicaux libres, et protège les mitochondries présentes dans les cellules. Un dérèglement des mitochondries est observé dans maladies associées au vieillissement : maladie de Parkinson, dégénérescence maculaire, neuropathie diabétique, hypertension, infarctus du myocarde, ischémique cardiaque.

     

    Efficacité clinique

    Carence en coenzyme Q10. Sa prise  (150 mg par jour) semble améliorer les symptômes liés à cette carence (affaiblissement, fatigue…).

    Maladie de Parkinson. La maladie de Parkinson se caractérise par une akinésie, un tremblement de repos et une rigidité. Elle touche environ 3% de la population après 65 ans.

    Certaines études montrent qu’un supplément de coenzyme Q10 (300-2400 mg/jour) pourrait ralentir le déclin fonctionnel des personnes atteintes de la maladie de Parkinson, au stade précoce de la maladie. Son efficacité (à une dose de 1200 mg/jour) sur les activité de la vie quotidienne dépend de la durée du traitement qui doit être d’un moins 16 mois. Cette efficacité n’est cependant pas observée au stade intermédiaire de la maladie.

    Dégénérescence maculaire liée à l’âge. La prise par voie orale d’un produit comprenant du coenzyme Q10, de l’acétyl-L-carnitine et des acides gras omégas 3 semble améliorer la vision chez les personnes atteintes d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge.

    Insuffisance cardiaque congestive. Il est possible que l’insuffisance cardiaque soit liée à de faibles niveaux de coenzyme Q10. Combinée à certains médicaments, Elle (100 mg/jour) pourrait être bénéfique chez les patients souffrant d’insuffisance cardiaque congestive, alors qu’elle n’a aucune efficace lorsqu’elle est utilisée seule.

    Diabète. Les effets bénéfiques de la coenzyme Q10 sur le taux de glucose sanguin sont sujets à caution. En revanche, des études ont rapporté que la coenzyme Q10 diminue la lésion des nerfs et les douleurs qui accompagnent la neuropathie chez les personnes diabétiques.

    Hypertension artérielle. La majorité des études montrent que la prise de coenzyme Q10 (100-200 mg/jour) seule ou en association avec d’autres médicaments pour traiter l’hypertension semble aider à réduire la pression artérielle. Toutefois, une petite étude suggère que la prise de coenzyme Q10 par voie orale peut ne pas réduire la pression artérielle chez les personnes atteintes du syndrome métabolique.

    Crise cardiaque. Sa prise – dans les 72 heures suivant une crise cardiaque et pendant un an – pourrait réduire le risque d’une autre crise cardiaque.

    Maladie de La Peyronie. La prise de coenzyme Q10 améliore la fonction érectile chez les hommes atteints de la maladie de La Peyronie.

    Encéphalomyopathie mitochondriale. La prise de co-enzyme Q10 (jusqu’à 3 g/jour) pourrait réduire les symptômes liés aux encéphalomyopathies mitochondriales. L’effet optimal semble se produire au bout de six mois.

    La co-enzyme Q10 ne semble pas efficace dans le traitement des symptômes associés aux maladies suivantes :

    • Maladie de Huntington
    • La maladie d’Alzheimer (fonction cognitive).
    • Sclérose latérale amyotrophique
    • Hypercholestérolémie

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    Co-enzyme Q10

    Pureté garantie (obtenue par fermentation naturelle)

    Vitamine antioxydante pour le bon fonctionnement de l’organisme.


    Posologie

    L’administration de la CoQ10 se fait par voie orale et généralement pendant un repas plutôt gras car cela favorise son absorption.

    Effets secondaires

    Les données cliniques indiquent que la prise orale de CoQ10 (jusqu’à 3 g/jour) semble être relativement sûre et généralement bien tolérée.

    Les effets secondaires, qui sont légers, sont les suivants : nausées, diarrhée, dyspepsie, perte d’appétit et éruptions cutanées. L’insomnie et des niveaux élevés d’enzymes hépatiques ont également été rapportés avec de fortes doses.

    Il est conseiller de répartir la dose quotidienne totale en plusieurs (2 à 3 fois) prises pour réduire les effets secondaires.

     

    Mises en garde/Interactions

    Les diabétiques prenant de la CoQ10 doivent surveiller leur glycémie.

    Les personnes traitées simultanément avec la CoQ10 et les médicaments/suppléments suivants doivent être surveillées :

    • Bêta-bloquant (les bêta-bloquants peuvent diminuer les niveaux endogènes sanguins de CoQ10).
    • Warfarine (anticoagulant, Coumadin). La coenzyme Q10 diminuerait l’efficacité de la warfarine et accroître le risque de formation de dangereux caillots.
    • Antihypertenseurs. La coenzyme Q10 pourrait réduire la tension artérielle et pourrait provoquer une hypotension si elle est combiné avec un médicament prescrit contre l’hypertension.
    • Oméga-3. La consommation d’oméga-3 pourrait réduire les niveaux sanguins de coenzyme Q10.
    • Bêta-carotène. La coenzyme Q10 pourrait augmenter les effets du bêta-carotène.

     

    Références

    Berbel-Garcia A et al. Coenzyme Q 10 improves lactic acidosis, strokelike episodes, and epilepsy in a patient with MELAS (mitochondrial myopathy, encephalopathy, lactic acidosis, and strokelike episodes). Clin Neuropharmacol 2004;27:187-91.

    Bresolin N et al. Ubidecarenone in the treatment of mitochondrial myopathies: a multi-center double-blind trial. J Neurol Sci 1990;100:70-8.

    Chan A et al. Metabolic changes in patients with mitochondrial myopathies and effects of coenzyme Q10 therapy. J Neurol 1998;245:681-5.

    Feher, J. et al. Improvement of visual functions and fundus alterations in early age-related macular degeneration treated with a combination of acetyl-L-carnitine, n-3 fatty acids, and coenzyme Q10. Ophthalmologica 2005;219(3):154-166.

    Hernandez-Ojeda, J. et al. The effect of ubiquinone in diabetic polyneuropathy: a randomized double-blind placebo-controlled study. J.Diabetes Complications 2012;26(4):352-358.

    Ho MJ, Bellusci A, Wright JM. Blood pressure lowering efficacy of coenzyme Q10 for primary hypertension (review). Cochrane Database Syst Rev 2009;(4):CD007435.

    Hofman-Bang C et al. Coenzyme Q10 as an adjunctive treatment of congestive heart failure. J Card Fail 1995;1:101-7.

    Liu, J. et al. Coenzyme Q10 for Parkinson’s disease. Cochrane Database Syst.Rev. 2011;(12):CD008150.

    Morisco C et al. Effect of coenzyme Q10 therapy in patients with congestive heart failure: A long-term, multicenter, randomized study. Clin Investig 1993;71:S134-6.

    Shults CW et al. Effects of coenzyme Q10 in early Parkinson disease: evidence of slowing of the functional decline. Arch Neurol 2002;59:1541-50.

    Sobreira C et al. Mitochondrial encephalomyopathy with coenzyme Q10 deficiency. Neurology 1997;48:1238-43.

    Storch A et al. German Coenzyme Q(10) Study Group. Randomized, double-blind, placebo-controlled trial on symptomatic effects of coenzyme Q(10) in Parkinson disease. Arch Neurol. 2007 64:938-44.

    The NINDS NET-PD Investigators. A randomized clinical trial of coenzyme Q10 and GPI-1485 in early Parkinson disease. Neurology. 2007 Jan 2;68(1):20-8.

    Cet article doit être considéré comme une information et non comme une consultation médicale qui relève, stricto sensu d’une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les règles en vigueur dans le pays. Nous n’assumons aucune responsabilité sur les conséquences liées à l’utilisation de ces renseignements.Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien.

  9. La maladie d’Alzheimer débute bien avant les premiers symptômes

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    Pour la majorité des gens, la maladie d’Alzheimer débute au moment où apparaissent les premiers symptômes.

    Mais pour les chercheurs, elle débute dix ou vingt ans plus tôt, lorsque commence la destruction des neurones. Avec en corollaire cette question cruciale: comment la détecter? Quand faut-il commencer à prendre des médicaments?

    Aujourd’hui, les médecins attendent que les patients se plaignent pour poser le diagnostic et éventuellement prescrire des traitements.

    Généralement les troubles de la mémoire sont les premiers symptômes.

    Une stratégie qui présente des résultats modestes, ne faisant que ralentir le déclin cognitif sans le stopper, sans pouvoir guérir la maladie. Mais s’agissant d’une pathologie dégénérative, il semble plus logique d’envisager d’agir en amont, avant que ne se produisent des lésions cérébrales irréversibles, aussi les chercheurs visent-ils la phase préclinique (phase avant les premiers symptômes).

    La suite dans le Figaro Santé


    Les premiers symptômes

    Voici pour rappel les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer.

    • Pertes de mémoire
    • Difficultés pour réaliser des tâches quotidiennes
    • Troubles du langage
    • Désorientation dans le temps et dans l’espace
    • Difficultés de raisonnement
    • Jugement altéré
    • Modification du comportement et de la personnalité
    • Apathie

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  10. Alzheimer : un examen du cerveau pour un dépistage précoce ?

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    Il existerait des moyens de faire un dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer grâce à un examen du cerveau. Des changements cérébraux sont en effet observés avant que des problèmes de mémoire ou de raisonnement ne soient perceptibles chez le malade. L’objet serait de proposer le plus tôt possible des traitements visant à ralentir la progression de la maladie.

    L’intelligence artificielle au service du dépistage précoce ?

    Une étude publiée dans la revue américaine Radiology suggère que l’intelligence artificielle (IA) pourrait être utile pour détecter de subtiles modifications métaboliques dans certaines zones du cerveau, caractérisées par un changement de la consommation de glucose par les neurones de ces zones. L’IA utilise des milliers d’imageries cérébrales provenant d’un millier de patients. Selon des résultats préliminaires provenant de cerveaux de 40 patients analysés jusqu’à 6 ans avant la déclaration (ou l’absence) de la maladie, l’IA a pu établir un diagnostic correct sur d’anciens cas avec un taux de réussite de 100%. L’IA a observé des imageries anciennes, datées de 6 ans avant  (ou non) des patients du panel.

    L’intelligence artificielle pourrait par ailleurs être mise à profit dans le cadre d’un dépistage précoce et automatique de la maladie d’Alzheimer à partir d’un examen de neuroimagerie.

    Source: Ding Y et coll. A Deep Learning Model to Predict a Diagnosis of Alzheimer Disease by Using (18)F-FDG PET of the Brain. Radiology. 2018.



    Un cortex entorhinal plus petit est un signe avant-coureur

    L’étude a porté sur des personnes âgées qui vivent dans la communauté de Toronto et qui ne connaissaient aucun problème majeur de mémoire, mais qui ont obtenu un score inférieur à la normale sur un test de dépistage de la démence.

    Au sein de ces personnes âgées, les chercheurs ont également trouvé des signes d’atrophie dans une région du cerveau connue pour être touchée précocement, à savoir le cortex entorhinal antérolatéral situé dans le lobe temporal du cerveau.

    Cette étude est la première à mesurer cette sous-région cérébrale particulière chez les personnes âgées qui n’ont pas de diagnostic de démence ou des problèmes de mémoire qui affectent leur routine quotidienne.

    L’analyse du cortex entorhinal permettrait donc de faire un diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer.

    Elle est également la première étude à démontrer la fiabilité du test de dépistage de la démence (le Montreal Cognitive Assessment ou MoCA en abrégé), dont le score est lié au volume (taille) de cette petite région, ainsi qu’à d’autres régions du cerveau touchées au début de la maladie d’Alzheimer.

    «Ce travail est une première étape importante dans la mise en place d’une procédure visant à identifier les personnes âgées vivant de façon autonome à la maison sans problème de mémoire et qui sont à risque de démence», explique le Dr Morgan Barense du Département de psychologie de l’Université de Toronto et auteur principal de l’étude.

    Volume du cortex entorhinal (en vert) apparaissant plus petit chez une personne avec un trouble cognitif évoluant vers une maladie d’Alzheimer (1), comparée à une personne sans trouble cognitif (2).

    L’équipe a étudié 40 adultes âgés de 59 à 81 ans qui vivent de façon autonome (ou avec un conjoint) à la maison. Tous les participants ont passé le test MoCA. Les personnes ayant une marque inférieure à 26 – un score qui indique un problème potentiel de troubles cognitifs et de mémoire en particulier et suggère qu’un dépistage de démence supplémentaire est nécessaire – ont été comparées à celles qui avaient une marque supérieure à 26 et plus.

    Les scientifiques ont pu mesurer de façon fiable le volume du cortex entorhinal antérolatéral en utilisant des analyses cérébrales à haute résolution qui ont été collectées chez chaque participant.

    Les différences de taille les plus importantes ont été retrouvées dans les régions du cerveau connues pour être touchées tout au début de la maladie d’Alzheimer.

    Les chercheurs vont mettre au point une étude de suivi pour déterminer si les individus qui avaient des problèmes de mémoire et certaines régions du cerveau atrophiées ont en effet développé une démence.

    Source : Lok-Kin Yeung et coll. Anterolateral entorhinal cortex volume predicted by altered intra-item configural processing. The Journal of Neuroscience, mai 2017; 3664-16.