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Peyo le cheval thérapeute soigne des malades d’Alzheimer

Des capteurs pour déceler la présence d’un senior chez lui

Le bilinguisme compenserait les pertes de neurones dans la maladie d’Alzheimer

Un nouveau test pour la maladie de Parkinson et la démence à corps de Lewy

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Disability Assessment for Dementia (autonomie et démence)

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    Le Disability Assessment for Dementia© (DAD©) est une échelle qui évalue les activités de base de la vie quotidienne chez une personne atteinte de démence.

    Chaque activité selon l’échelle Disability Assessment for Dementia est subdivisée en tenant compte de la capacité d’initiation, d’organisation et de la réalisation effective de l’activité en totale autonomie.
    Elle permet ainsi d’explorer de manière concrète les effets des troubles de la mémoire accompagnent le syndrome dysexécutif et de dépister certains symptômes psychologiques et comportementaux.

    Première évaluation par le généraliste

    Si une personne ou un proche se plaint de troubles de la mémoire, il est nécessaire de passer tout d’abord par son médecin généraliste, qui effectue une première évaluation

    Anamnèse et examen physique

    Deuxième évaluation vers une consultation mémoire si nécessaire

    Si le généraliste  soupçonne des troubles de mémoire avérés, il dirigera le patient vers un spécialiste (neurologue, psychiatre, gériatre) ou vers une Consultation Mémoire, une structure spécialisée au sein d’un hôpital. Le patient réalisera un bilan plus complet avec un examen physique (tests cognitifs dont un test de mémoire, évaluation des activités physiques de la vie quotidienne, examen psychologique).
    Seulement un tiers des personnes qui consultent dans une Consultation Mémoire ont un diagnostic de maladie d’Alzheimer.
    Si les troubles nécessitent un contrôle plus approfondi, le patient sera pris en charge par un centre mémoire de ressources et de recherche (CMRR). Le CMRR a notamment un rôle de recours pour les diagnostics complexes.
    Il existe 28 CMRR en France qui sont répertoriés sur le site de la Fédération nationale des centres mémoire de ressources et de recherche.

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    L’assurance maladie prend en charge les frais de consultation et de bilan, selon la règlementation en vigueur.

    Le suivi

    Il est recommandé de faire un suivi médical tous les six mois à un an, selon l’évolution de la maladie. Ce suivi est important si le diagnostic n’a pu être posé  lors de la première consultation. Un diagnostic est en général dans les deux ans chez ces patients, dans près de neuf cas sur dix.

    L’importance de consulter le plus tôt possible

    Une étude publiée par la Fondation Médéric Alzheimer en France indique qu’un patient sur six attend de souffrir d’un déclin cognitif sévère avant de consulter.
    L’une des raisons principales est que l’individu préfère ne pas savoir et trouve de bonnes raisons pour expliquer ses troubles cognitifs.

    Il faut généralement attendre un événement important pour réaliser qu’il est d’aller consulter.

    Une anosognosie peut également survenir et retarder la consultation.

    Consulter dès les premiers symptômes est important car il est possible alors de ralentir l’évolution de la maladie.


  2. Peyo le cheval thérapeute soigne des malades d’Alzheimer

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    Il s’appelle Peyo et il est devenu une star dans les hôpitaux où il fait des miracles. Le mot n’est pas trop fort. «Ma mère souffre d’Alzheimer depuis des années. Quand je parle avec elle j’ai mal parce que j’ai le sentiment qu’elle ne sait plus que je suis son fils, ou trop rarement.»


    Et puis ce cheval extraordinaire est passé près d’elle. Et j’ai constaté qu’elle a retrouvé une grosse partie de sa mémoire pendant plusieurs dizaines de minutes. Elle se souvenait du nom des voisins, du nom du village. C’était comme un miracle, sauf qu’on n’était pas à Lourdes.» C’était à l’hôpital des Vergers à Dijon (Côte-d’Or).

    On sait depuis longtemps que les enfants autistes peuvent se débloquer au contact des poneys ou des chevaux. On sait maintenant qu’un cheval peut produire des effets miraculeux sur les patients vers qui il est amené. Peyo est comme attiré par les pensionnaires de services gériatriques, y compris des malades d’Alzheimer.

    Résultats spectaculaires

    C’est à l’automne dernier que la première a eu lieu à Dijon où il se trouve cette semaine. «C’est assez incroyable, il faut le voir : des patients se mettent à parler spontanément quand ils le voient, retrouvent le sourire. J’ai été très marquée par la réaction d’un patient qui s’est souvenu que son père achetait des chevaux. Il avait des propos cohérents, alors qu’habituellement c’est l’incohérence totale», explique Delphine.

    Elle travaille dans le service, où d’autres animaux ont le rôle d’apporter du bien-être (…)

    Lire la suite sur le site LeParisien.fr


  3. Des capteurs pour déceler la présence d’un senior chez lui

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    Des fabricants, présents au Congrès mondial de la téléphonie mobile  à Barcelone (mars 2018), ont présenté des nouvelles technologies (ex. capteurs de consommation d’électricité, signe d’une présence humaine) pouvant équipes les maisons de seniors.



    Par exemple, la jeune entreprise londonienne Voltaware a mis au point capteur dans le disjoncteur du domicile, qui mesure la consommation électrique via le wifi jusqu’au serveur virtuel de l’entreprise, qui les analyse ensuite.

    Si une personne âgée ne se lève pas le matin et n’allume pas sa machine à café, contrairement à ses habitudes, le système détecte l’absence d’activité. Un proche peut alors être prévenu par SMS. Le service est proposé à l’essai par deux distributeurs d’électricité au Royaume-Uni et un autre en Italie.

    « Pour garder un oeil partout, il faudrait installer plusieurs caméras, ce serait très cher. Notre système ne coûte pas grand chose parce qu’il n’en faut qu’un par domicile », explique le président de Voltaware, Sergey Ogorodnov.

    Autre méthode, développée par l’entreprise israélienne Vayyar, spécialisée en imagerie 3D: l’utilisation d’un capteur d’ondes radios, afin de détecter dans quelle pièce se trouve une personne.

    La suite sur le site de l’Express

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  4. Le bilinguisme compenserait les pertes de neurones dans la maladie d’Alzheimer

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    Après plus d’une décennie de recherche, nous le savons bien: il est bon que notre cerveau connaisse une autre langue.

    Une nouvelle étude canadienne va plus loin, en se concentrant sur les effets du bilinguisme chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer et de troubles cognitifs légers (TCL).

    «La plupart des recherches antérieures sur la structure du cerveau ont été menées auprès d’adultes jeunes ou des personnes âgées en bonne santé», explique Natalie Phillips, professeur au Département de psychologie à l’Université de Concordia (Montréal).

    Cette étude renforce l’hypothèse que les patients multilingues ont une densité de matière grise plus importante dans certaines zones du cerveau. De même, l’épaisseur de leur cortex cérébral est plus grande, signe d’une meilleure santé du cerveau.

    Natalie Phillips et son équipe ont utilisé des données IRM à haute résolution ainsi que des techniques d’analyse sophistiquées pour mesurer l’épaisseur du cortex et la densité tissulaire dans des zones cérébrales spécifiques.

    Ces zones spécifiques sont des zones de contrôle du langage et de la cognition dans les régions frontales du cerveau, ainsi que les structures du lobe temporal qui sont importantes pour la mémoire. Ces dernières sont connues pour s’atrophier chez les patients atteints de TCL ou de la maladie d’Alzheimer.

    «Les études antérieures utilisaient la tomodensitométrie, une mesure beaucoup moins sensible», explique le Dr Phillips.

    L’étude s’est penchée sur les IRM de patients de la clinique de la mémoire de l’Hôpital général juif de Montréal.

    Leur échantillon comprenait 34 patients atteints de TCL et ne parlant qu’une langue, 34 patients atteints de TCL et parlant plusieurs langues, 13 patients atteints d’Alzheimer et ne parlant qu’une langue et 13 patients atteints d’Alzheimer et parlant plusieurs langues.

    « Nos résultats soutiennent l’hypothèse que parler plus d’une langue est l’un des facteurs de style de vie qui contribue à la réserve cognitive. Le multilinguisme présente des bénéfices cognitifs et socioculturels qui contribuent à la plasticité cérébrale».

    Source: H.D. Duncan et coll. Structural brain differences between monolingual and multilingual patients with mild cognitive impairment and Alzheimer disease: Evidence for cognitive reserve. Neuropsychologia, 2018; 109: 270.

  5. Un nouveau test pour la maladie de Parkinson et la démence à corps de Lewy

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    Des chercheurs ont modifié un test diagnostique de maladies à prions pour détecter précocement la maladie de Parkinson et de la démence à corps de Lewy.



    Le groupe, dirigé par l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses du NIH, a testé 60 échantillons de liquide céphalo-rachidien, dont 12 provenant de personnes atteintes de la maladie de Parkinson, 17 de personnes atteintes de démence à corps de Lewy et 31 témoins (sans maladie).

    Il est important de noter que les résultats des tests étaient disponibles dans les deux jours, comparativement aux tests associés qui nécessitent jusqu’à 13 jours.

    La maladie de Parkinson et la démence à corps de Lewy se caractérisent par l’agglutination anormale d’une protéine appelée alpha-synucléine dans des dépôts appelés corps de Lewy.

    Comme les maladies à prions, la maladie de Parkinson et la démence à corps de Lewy entraînent une détérioration progressive des fonctions cérébrales et, en fin de compte, la mort.

    La maladie de Parkinson est environ 1000 fois plus fréquente que les maladies à prion, affectant jusqu’à 1 million de personnes aux États-Unis, avec 60 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année. La démence à corps de Lewy affecte environ 1,4 million de personnes aux États-Unis.

    Des diagnostics précoces et précis de ces troubles cérébraux sont essentiels pour développer des traitements et identifier les patients éligibles aux essais cliniques. Les maladies progressent généralement pendant des années avant que les symptômes n’apparaissent, et une fois les symptômes apparus, distinguer une maladie d’une autre peut être difficile.

    Le groupe de chercheurs a également formé de nombreux collègues internationaux pour utiliser et améliorer le test.

    Source : B. R. Groveman et coll. Rapid and ultra-sensitive quantitation of disease-associated α-synuclein seeds in brain and cerebrospinal fluid by αSyn RT-QuIC. Acta Neuropathologica Communications, 2018; 6 (1).