Peyo le cheval thérapeute soigne des malades d’Alzheimer

Des capteurs pour déceler la présence d’un senior chez lui

Le bilinguisme compenserait les pertes de neurones dans la maladie d’Alzheimer

Un nouveau test pour la maladie de Parkinson et la démence à corps de Lewy

Alzheimer : L’exercice aérobique efficace réduirait le déclin cognitif

Comment vivre avec une personne atteinte d’Alzheimer ?

Les changements de personnalité : un signe précoce de maladie d’Alzheimer ?

Solanezumab

Scale of demotivation assessment (démotivation)

Alzheimer : peu de pertes de neurones finalement ?

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Peyo le cheval thérapeute soigne des malades d’Alzheimer

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    Il s’appelle Peyo et il est devenu une star dans les hôpitaux où il fait des miracles. Le mot n’est pas trop fort. «Ma mère souffre d’Alzheimer depuis des années. Quand je parle avec elle j’ai mal parce que j’ai le sentiment qu’elle ne sait plus que je suis son fils, ou trop rarement.»


    Et puis ce cheval extraordinaire est passé près d’elle. Et j’ai constaté qu’elle a retrouvé une grosse partie de sa mémoire pendant plusieurs dizaines de minutes. Elle se souvenait du nom des voisins, du nom du village. C’était comme un miracle, sauf qu’on n’était pas à Lourdes.» C’était à l’hôpital des Vergers à Dijon (Côte-d’Or).

    On sait depuis longtemps que les enfants autistes peuvent se débloquer au contact des poneys ou des chevaux. On sait maintenant qu’un cheval peut produire des effets miraculeux sur les patients vers qui il est amené. Peyo est comme attiré par les pensionnaires de services gériatriques, y compris des malades d’Alzheimer.

    Résultats spectaculaires

    C’est à l’automne dernier que la première a eu lieu à Dijon où il se trouve cette semaine. «C’est assez incroyable, il faut le voir : des patients se mettent à parler spontanément quand ils le voient, retrouvent le sourire. J’ai été très marquée par la réaction d’un patient qui s’est souvenu que son père achetait des chevaux. Il avait des propos cohérents, alors qu’habituellement c’est l’incohérence totale», explique Delphine.

    Elle travaille dans le service, où d’autres animaux ont le rôle d’apporter du bien-être (…)

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  2. Des capteurs pour déceler la présence d’un senior chez lui

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    Des fabricants, présents au Congrès mondial de la téléphonie mobile  à Barcelone (mars 2018), ont présenté des nouvelles technologies (ex. capteurs de consommation d’électricité, signe d’une présence humaine) pouvant équipes les maisons de seniors.



    Par exemple, la jeune entreprise londonienne Voltaware a mis au point capteur dans le disjoncteur du domicile, qui mesure la consommation électrique via le wifi jusqu’au serveur virtuel de l’entreprise, qui les analyse ensuite.

    Si une personne âgée ne se lève pas le matin et n’allume pas sa machine à café, contrairement à ses habitudes, le système détecte l’absence d’activité. Un proche peut alors être prévenu par SMS. Le service est proposé à l’essai par deux distributeurs d’électricité au Royaume-Uni et un autre en Italie.

    « Pour garder un oeil partout, il faudrait installer plusieurs caméras, ce serait très cher. Notre système ne coûte pas grand chose parce qu’il n’en faut qu’un par domicile », explique le président de Voltaware, Sergey Ogorodnov.

    Autre méthode, développée par l’entreprise israélienne Vayyar, spécialisée en imagerie 3D: l’utilisation d’un capteur d’ondes radios, afin de détecter dans quelle pièce se trouve une personne.

    La suite sur le site de l’Express

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  3. Le bilinguisme compenserait les pertes de neurones dans la maladie d’Alzheimer

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    Après plus d’une décennie de recherche, nous le savons bien: il est bon que notre cerveau connaisse une autre langue.

    Une nouvelle étude canadienne va plus loin, en se concentrant sur les effets du bilinguisme chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer et de troubles cognitifs légers (TCL).

    «La plupart des recherches antérieures sur la structure du cerveau ont été menées auprès d’adultes jeunes ou des personnes âgées en bonne santé», explique Natalie Phillips, professeur au Département de psychologie à l’Université de Concordia (Montréal).

    Cette étude renforce l’hypothèse que les patients multilingues ont une densité de matière grise plus importante dans certaines zones du cerveau. De même, l’épaisseur de leur cortex cérébral est plus grande, signe d’une meilleure santé du cerveau.

    Natalie Phillips et son équipe ont utilisé des données IRM à haute résolution ainsi que des techniques d’analyse sophistiquées pour mesurer l’épaisseur du cortex et la densité tissulaire dans des zones cérébrales spécifiques.

    Ces zones spécifiques sont des zones de contrôle du langage et de la cognition dans les régions frontales du cerveau, ainsi que les structures du lobe temporal qui sont importantes pour la mémoire. Ces dernières sont connues pour s’atrophier chez les patients atteints de TCL ou de la maladie d’Alzheimer.

    «Les études antérieures utilisaient la tomodensitométrie, une mesure beaucoup moins sensible», explique le Dr Phillips.

    L’étude s’est penchée sur les IRM de patients de la clinique de la mémoire de l’Hôpital général juif de Montréal.

    Leur échantillon comprenait 34 patients atteints de TCL et ne parlant qu’une langue, 34 patients atteints de TCL et parlant plusieurs langues, 13 patients atteints d’Alzheimer et ne parlant qu’une langue et 13 patients atteints d’Alzheimer et parlant plusieurs langues.

    « Nos résultats soutiennent l’hypothèse que parler plus d’une langue est l’un des facteurs de style de vie qui contribue à la réserve cognitive. Le multilinguisme présente des bénéfices cognitifs et socioculturels qui contribuent à la plasticité cérébrale».

    Source: H.D. Duncan et coll. Structural brain differences between monolingual and multilingual patients with mild cognitive impairment and Alzheimer disease: Evidence for cognitive reserve. Neuropsychologia, 2018; 109: 270.

  4. Un nouveau test pour la maladie de Parkinson et la démence à corps de Lewy

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    Des chercheurs ont modifié un test diagnostique de maladies à prions pour détecter précocement la maladie de Parkinson et de la démence à corps de Lewy.



    Le groupe, dirigé par l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses du NIH, a testé 60 échantillons de liquide céphalo-rachidien, dont 12 provenant de personnes atteintes de la maladie de Parkinson, 17 de personnes atteintes de démence à corps de Lewy et 31 témoins (sans maladie).

    Il est important de noter que les résultats des tests étaient disponibles dans les deux jours, comparativement aux tests associés qui nécessitent jusqu’à 13 jours.

    La maladie de Parkinson et la démence à corps de Lewy se caractérisent par l’agglutination anormale d’une protéine appelée alpha-synucléine dans des dépôts appelés corps de Lewy.

    Comme les maladies à prions, la maladie de Parkinson et la démence à corps de Lewy entraînent une détérioration progressive des fonctions cérébrales et, en fin de compte, la mort.

    La maladie de Parkinson est environ 1000 fois plus fréquente que les maladies à prion, affectant jusqu’à 1 million de personnes aux États-Unis, avec 60 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année. La démence à corps de Lewy affecte environ 1,4 million de personnes aux États-Unis.

    Des diagnostics précoces et précis de ces troubles cérébraux sont essentiels pour développer des traitements et identifier les patients éligibles aux essais cliniques. Les maladies progressent généralement pendant des années avant que les symptômes n’apparaissent, et une fois les symptômes apparus, distinguer une maladie d’une autre peut être difficile.

    Le groupe de chercheurs a également formé de nombreux collègues internationaux pour utiliser et améliorer le test.

    Source : B. R. Groveman et coll. Rapid and ultra-sensitive quantitation of disease-associated α-synuclein seeds in brain and cerebrospinal fluid by αSyn RT-QuIC. Acta Neuropathologica Communications, 2018; 6 (1).


  5. Alzheimer : L’exercice aérobique efficace réduirait le déclin cognitif

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    L’exercice aérobique intense est la forme d’exercice la plus efficace pour ralentir, voire stopper, le déclin cognitif des personnes âgées souffrant de la maladie d’Alzheimer.



    Plusieurs études ont déjà montré que l’activité physique diminue les facteurs de risque cardiovasculaire, ainsi que le risque et la progression du déclin cognitif.

    Une équipe américaine a montré que l’exercice aérobique est capable de retarder et de diminuer légèrement les symptômes de la maladie d’Alzheimer.

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande que les personnes âgées passent 150 minutes par semaine à faire des exercices modérés (tels que la marche rapide) ou 75 minutes par semaine d’entraînement aérobique intense. L’OMS recommande également aux personnes âgées d’effectuer des exercices de renforcement musculaire au moins 2 fois par semaine.

    L’équipe de chercheurs américains s’est penchée sur les effets de l’exercice aérobique intense, en analysant 19 études menées auprès de 1 145 personnes âgées d’environ 70 ans. Deux tiers étaient à risque de maladie d’Alzheimer, alors qu’un tiers avait déjà la maladie.

    Les conclusions de l’étude sont :
    1. les participants qui pratiquent l’activité aérobique bénéficient d’une amélioration de leurs fonctions cognitives plus importante que celles qui pratiquent une combinaison de différents types d’exercice ;
    2. les participants qui effectuent différentes formes d’exercice (sauf l’exercice aérobique) présentent une légère amélioration de leur fonction cognitive ;
    3. les participants qui ne pratiquent aucun exercice présentent un déclin notable de leur fonction cognitive.

    Source: Panza et coll. Can Exercise Improve Cognitive Symptoms of Alzheimer’s Dementia ? A Meta-Analysis. Journal of the American Geriatrics 24 January 2018.


  6. Comment vivre avec une personne atteinte d’Alzheimer ?

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    Voici donc quelques conseils qui pourront vous aider à mieux vivre avec votre malade atteint de la maladie d’Alzheimer.


    La maladie d’Alzheimer est une maladie dégénérative qui altère certaines facultés du cerveau. Elle se caractérise par un ensemble de symptômes et elle affecte les sphères suivantes: la mémoire, le langage, la capacité à exécuter certaines tâches, le jugement, l’humeur et le comportement du malade, la capacité à faire face à des notions abstraites ainsi que l’autonomie.

    De manière générale, c’est une maladie qui n’atteint que les personnes âgées. La maladie d’Alzheimer ne se décrit pas que comme une maladie qui fait oublier, ce qui d’ailleurs est un signe normal du vieillissement. Le fait de vivre avec un proche atteint de cette maladie peut parfois être difficile à supporter, étant donné que vous aurez l’impression de vivre avec un inconnu. Cet article a donc pour objectif d’aider les personnes qui accompagnent les malades d’Alzheimer, pour qu’elles voient plus cet accompagnement comme une expérience enrichissante et non troublante, parce que même si le malade ne se souvient pas de vous, vous êtes sa plus grande ressource.

    Voici donc quelques conseils qui pourront vous aider à mieux vivre avec votre malade.

    Accepter la maladie telle qu’elle est

    Éviter d’être dans le déni et de vous dire que vous êtes dans un de vos cauchemars. La maladie est belle et ben est là et au lieu de faire comme si elle n’existait pas, vous devez plutôt essayer de voir les choses en face et adopter une positive attitude. C’est important pour l’équilibre du malade.

    Tacher d’être réceptif et sensible au ressenti du malade

    Ceci signifie simplement que vous devez être à l’écoute à chaque fois qu’il aura besoin de se confier et ne surtout pas le juger. Garder un lien fort avec le malade.

    Ne pas prendre de décision concernant le malade sans lui en parler

    C’est important d’impliquer la personne dans les décisions qui la concerne, car après tout, elle est atteinte d’Alzheimer, elle n’est pas morte. Prouvez-lui que malgré la maladie, vous lui faites encore confiance, ne l’infantiliser pas, sinon elle perdra confiance en elle.

    Apprendre à connaître la maladie

    Renseignez-vous. Apprenez tout ce qu’il y a à savoir : les symptômes, les enjeux, le traitement, …

    Le simple fait d’être bien renseigné par rapport à la maladie d’Alzheimer aidera à mieux y faire face et à mieux soutenir le malade.

    Faire appel à un quelqu’un pour vous aider

    Une infirmière ou un ergothérapeute ou une aide familiale peuvent vous être d’une grande aide. Par exemple pour faire les courses, préparer le repas, ou pour assurer les soins du malade.

    Laisser une place importante aux loisirs et à la détente

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  7. Les changements de personnalité : un signe précoce de maladie d’Alzheimer ?

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    Les changements de personnalité et les problèmes de comportement qui accompagnent la maladie d’Alzheimer sont aussi troublants que la perte de mémoire pour les soignants et les personnes vivant avec la maladie.

    Des chercheurs se sont demandés si les changements de personnalité qui commencent tôt, lorsque la perte de mémoire devient visible, pourraient aider à prédire la maladie d’Alzheimer à ses débuts.




    Une caractéristique clé de la maladie d’Alzheimer est la perte de mémoire et la perte de la capacité de penser et de prendre des décisions.

    Ces changements peuvent commencer lentement, au cours d’une phase appelée « déficit cognitif léger » (ou DCL).

    Toutes les personnes atteintes de DCL ne développent pas la maladie d’Alzheimer – mais si la perte de mémoire est le principal symptôme de la DCL, et si les gènes de cette personne suggèrent qu’elle est susceptible de développer la maladie d’Alzheimer, le risque peut s’élever jusqu’à 90 %.

    Les chercheurs ont recruté des participants sans problème cognitif âgés de 21 ans et plus qui étaient génétiquement plus susceptibles de développer la maladie d’Alzheimer. La période de recrutement a débuté en janvier 1994 et s’est terminée en décembre 2016. Les chercheurs ont également recruté des personnes sans risque génétique de développer la maladie d’Alzheimer pour servir de groupe témoin. Tous les participants ont passé plusieurs tests, y compris des examens médicaux et neurologiques. Ils ont également été examinés pour évaluer leur humeur, ainsi que leur fonction cognitive et physique.

    Après analyse des résultats, les chercheurs ont conclu que les changements de personnalité, qui peuvent entraîner des changements dans le comportement, se produisent tôt au cours du développement de la maladie d’Alzheimer.

    Les changements de comportement, cependant, peuvent être à peine perceptibles, et peuvent inclure des sautes d’humeur, la dépression et l’anxiété. Ils ont suggéré que d’autres recherches pourraient être nécessaires pour savoir si le diagnostic de ces changements de personnalité précoce pourrait aider les experts à développer des traitements plus précoces, plus sûrs et plus efficaces – ou même des options de prévention – pour les types de problèmes de comportement les plus graves.

    Source : R. J. Caselli et coll. Personality Changes During the Transition from Cognitive Health to Mild Cognitive Impairment. Journal of the American Geriatrics Society, 2018.

  8. Solanezumab

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    Le laboratoire pharmaceutique Eli Lilly a annoncé que son essai clinique de phase 3, portant sur le solanezumab, a échoué.



    Un article publié aujourd’hui dans le New England Journal of Medicine rapporte que le solanezumab, un traitement à base d’anticorps monoclonal contre la maladie d’Alzheimer développé par Eli Lilly qui cible les plaques amyloïdes, n’a pas ralenti le déclin cognitif.

    Le Centre médical Irving de l’Université Columbia (CUIMC, États-Unis) a dirigé l’étude clinique réalisée dans plusieurs centres.

    Les chercheurs ont proposé que la maladie d’Alzheimer est causée par l’accumulation d’une protéine appelée bêta-amyloïde et qui s’agrègent dans le cerveau des personnes malades. Selon cette «hypothèse amyloïde», la protéine forme des plaques dans le cerveau qui endommagent et éventuellement détruisent les cellules du cerveau. Le solanezumab a été conçu pour réduire le taux de molécules amyloïdes solubles avant leur agrégation.

    Un total de 2 129 patients atteints de démence légère due à la maladie d’Alzheimer ont participé à l’essai multicentrique de phase 3 en double aveugle, contrôlé par placebo. Le traitement a eu quelques effets favorables sur la cognition mais qui n’étaient significatif si on les comparait avec le groupe placebo.

    Les auteurs suggèrent que l’on n’ait pas administré suffisamment de médicament ou que le médicament doive être administré à un stade plus précoce de la maladie.

     » Bien que nous soyons déçus que ce médicament particulier n’ait pas été couronné de succès, nous gardons espoir que d’autres molécules en cours d’étude soient efficaces pour ralentir le cours de la maladie d’Alzheimer « , souligne l’auteur principal de l’étude.

     

    En 2015, la molécule avait obtenu des résultats encourageants dans les précédentes études qui avaient rapporté que le solanezumab retardait (de 30%) le déclin des fonctions cognitives de patients, sans toutefois ralentir la perte de certaines activités de la vie quotidienne (habillage, conduite).

    La société a dépensé 3 milliards de dollars en recherche sur la maladie d’Alzheimer.

    Source: Lawrence S. Honig et al. Trial of Solanezumab for Mild Dementia Due to Alzheimer’s Disease. New England Journal of Medicine, 2018.

  9. Scale of demotivation assessment (démotivation)

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    L’échelle d’évaluation de la démotivation (en anglais The scale of demotivation assessment) évalue le niveau de démotivation chez les personnes âgées atteintes ou non de démence.

    Elle est conçue comme un questionnaire indirect, pour tenir compte de la fatigabilité, des difficultés de concentration, et du désintérêt du sujet âgé.

    L'échelle 

    Item 1. La personne prend-elle des initiatives dans sa vie quotidienne ?

    Item 2. A-t-elle  des loisirs, des centres d’intérêts qui le/la motivent ?

    Item 3. Sa santé la préoccupe t’elle ?

    Item 4. Préférerait-elle se lever au lieu de rester dans son fauteuil sans bouger ?

    Item 5. Participe t-elle dans un groupe, sans stimulation de votre part ?

    Item 6. Prend-elle la parole sans que l’on soit obligé de l’y inciter ?

    Item 7. S’intéresse t-elle à ce qui se passe autour de lui/elle ?

    Item 8. A t-elle l’impression de perdre son temps ?

    Item 9. Prend-elle des décisions seul(e) sans que vous le fassiez pour elle ?

    Item 10. Cherche t-elle à s’occuper au lieu d’attendre que le temps passe tout seul ?

    Item 11. Réagit elle aux événements extérieurs, heureux ou malheureux ?

    Item 12. Réagit elle aux informations (télévisions, journaux…) ?

    Item 13. Prend-elle plaisir à évoquer certains événements (personnels, publics…)?

    Item 14. S’occupe t-elle de sa personne (hygiène, habillements, alimentation) ?

    Item 15. Trouve t-elle plaisir dans sa vie quotidienne ?

    Comment coter le Scale of demotivation assessment

    • Très souvent : 1 point
    • Souvent : 2 points
    • Parfois : 3 points
    • Jamais : 4 points

    L'item 8 est coter de maçon inverse (1 pour 4, 2 pour 3 etc.) On estime que la personne est démotivée au dessus d'un score de 35.

    Il existe une version courte de l'échelle d'évaluation de la démotivation

    Item 1. La personne prend-elle des initiatives dans sa vie quotidienne ?

    Item 9. Prend-elle des décisions seul(e) sans que vous le fassiez pour elle ?

    Item 10. Cherche t-elle à s’occuper au lieu d’attendre que le temps passe tout seul ?

    Item 14. S’occupe t-elle de sa personne (hygiène, habillements, alimentation) ?

    Sources

    Chantoin S et coll. Développement d'une échelle de démotivation chez la personne âgée. L'encéphale. 2001;27:450-458.

    Thomas P et coll. Démotivation, apathie et dépression chez le sujet âgé. Revue Française de Psychiatrie et de Psychologie Médicale. 2001; 48:39-45.

  10. Alzheimer : peu de pertes de neurones finalement ?

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    Fréquemment rencontrée chez les personnes âgées, la maladie d’Alzheimer s’accompagne d’une perte significative et progressive des neurones et de leurs contacts (ou synapses).
    C’est une maladie dite neurodégénérative.
    Une étude conjointe française et canadienne publiée dans Scientific Reports conteste maintenant ce point de vue.




    Conduite auprès de plus de 170 sujets à différents stades de la maladie d’Alzheimer, l’étude menée par l’équipe canadienne (Institut universitaire en santé mentale Douglas, Canada) et française (Université Pierre et Marie Curie, France) a montré que la maladie s’accompagne d’un déclin mineur du nombre de neurones et de synapses.

    «À notre grande surprise, en étudiant le devenir de huit marqueurs des neurones et synapses dans le lobe préfrontal de nos sujets, nous n’avons observé que des pertes neuronales et synaptiques très mineures. Notre étude suggère donc que, contrairement à ce que l’on croyait, la perte neuronale et synaptique est relativement limitée dans la maladie d’Alzheimer, il s’agit d’un changement radical dans la façon de penser », explique El Mestikawy, l’auteur principal de l’étude.

    Les scientifiques ont également tenté de corréler toutes ces pertes synaptiques mineures avec le niveau de démence des sujets. Leurs résultats montrent que les baisses des marqueurs synaptiques sont peu corrélés avec une diminution de la performance cognitive des participants.

    Vers d’autres thérapies

    L’étude suggère implicitement que la démence est associée à un dysfonctionnement des synapses plutôt qu’à leur disparition dans le cortex du patient. Identifier ce dysfonctionnement pourrait mener au développement de traitements efficaces pour cette maladie.

    «Jusqu’à présent, les interventions thérapeutiques visaient à ralentir la destruction des synapses et, selon notre étude, nous devrons modifier notre approche thérapeutique», explique El Mestikawy.

    Selon la Société Alzheimer du Canada, 564 000 Canadiens souffrent actuellement de la maladie d’Alzheimer ou d’une autre forme de démence. Le chiffre sera de 937 000 d’ici 15 ans. Actuellement, il n’y a pas de traitement vraiment efficace pour cette maladie.