Disability Assessment for Dementia (autonomie et démence)
Leave a CommentLe Disability Assessment for Dementia© (DAD©) est une échelle qui évalue les activités de base de la vie quotidienne chez une personne atteinte de démence.
Chaque activité selon l’échelle Disability Assessment for Dementia est subdivisée en tenant compte de la capacité d’initiation, d’organisation et de la réalisation effective de l’activité en totale autonomie.
Elle permet ainsi d’explorer de manière concrète les effets des troubles de la mémoire accompagnent le syndrome dysexécutif et de dépister certains symptômes psychologiques et comportementaux.
Première évaluation par le généraliste
Si une personne ou un proche se plaint de troubles de la mémoire, il est nécessaire de passer tout d’abord par son médecin généraliste, qui effectue une première évaluation
Deuxième évaluation vers une consultation mémoire si nécessaire
Si le généraliste soupçonne des troubles de mémoire avérés, il dirigera le patient vers un spécialiste (neurologue, psychiatre, gériatre) ou vers une Consultation Mémoire, une structure spécialisée au sein d’un hôpital. Le patient réalisera un bilan plus complet avec un examen physique (tests cognitifs dont un test de mémoire, évaluation des activités physiques de la vie quotidienne, examen psychologique).
Seulement un tiers des personnes qui consultent dans une Consultation Mémoire ont un diagnostic de maladie d’Alzheimer.
Si les troubles nécessitent un contrôle plus approfondi, le patient sera pris en charge par un centre mémoire de ressources et de recherche (CMRR). Le CMRR a notamment un rôle de recours pour les diagnostics complexes.
Il existe 28 CMRR en France qui sont répertoriés sur le site de la Fédération nationale des centres mémoire de ressources et de recherche.
L’assurance maladie prend en charge les frais de consultation et de bilan, selon la règlementation en vigueur.
Le suivi
Il est recommandé de faire un suivi médical tous les six mois à un an, selon l’évolution de la maladie. Ce suivi est important si le diagnostic n’a pu être posé lors de la première consultation. Un diagnostic est en général dans les deux ans chez ces patients, dans près de neuf cas sur dix.
L’importance de consulter le plus tôt possible
Une étude publiée par la Fondation Médéric Alzheimer en France indique qu’un patient sur six attend de souffrir d’un déclin cognitif sévère avant de consulter.
L’une des raisons principales est que l’individu préfère ne pas savoir et trouve de bonnes raisons pour expliquer ses troubles cognitifs.
Il faut généralement attendre un événement important pour réaliser qu’il est d’aller consulter.
Une anosognosie peut également survenir et retarder la consultation.
Consulter dès les premiers symptômes est important car il est possible alors de ralentir l’évolution de la maladie.
