Alzheimer : pourquoi certains sont-ils mieux protégés ?

L’AVC touche de plus en plus la génération X

AVC : La réalité virtuelle facilite la récupération

Hypertension : l’effet “blouse blanche” à l’origine de possibles troubles cardiaques

Le Suliqua, un anti-diabétique autorisé en Europe

Alzheimer: des anticorps de lama pour un diagnostic précoce ?

Jeu de mémoire 75

La solitude liée à un risque accru de maladie d’Alzheimer

Blouse blanche (effet)

Les catastrophes naturelles augmenteraient le risque de démence

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Alzheimer : pourquoi certains sont-ils mieux protégés ?

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    Des nonagénaires doués d’une mémoire exceptionnelle jusqu’à leur mort présentaient pourtant des lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, à savoir des plaques amyloïdes et des dégénérescences neurofibrillaires, selon des résultats présentés à un congrès américains.

    Plaques amyloïdes (1) qui s’agglutinent à l’extérieur des neurones. Selon les dernière études, elles sont responsables de l’accumulation de lésions à l’intérieur des neurones appelées dégénérescences neurofibrillaires (2)

    Ces résultats suggèrent que les personnes âgées, bien que présentant des signes de maladie d’Alzheimer,  sont immunisées contre les effets toxiques des plaques amyloïdes et des dégénérescences neurofibrillaires. Il existerait donc chez ces personnes âgées des mécanismes qui protègent leurs neurones et qui les empêchent de développer des troubles cognitifs.

    Source : Conférence annuelle de la société américaine des neurosciences, San Diego, Etats-Unis, novembre 2016.

  2. L’AVC touche de plus en plus la génération X

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    Les chercheurs américains (Ecole de médecine Rutgers, New-Jersey) ont montré que le nombre de cas d’AVC augmentait chez la « génération X » née entre 1965 et 1974.

    En cause, la fréquence de l’obésité et du diabète dans cette génération.

    Le nombre de cas d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) a nettement diminué aux Etats-Unis chez les « baby boomers » nés entre 1945 et 1954.

    On observe également une incidence plus élevée d’AVC chez les personnes nées avant 1945, un phénomène certainement dû à l’absence de traitements préventifs avec des statines ou des antihypertenseurs.

    En 2013, une étude néo-zélandaise portant sur 119 études épidémiologiques rapportait que le nombre d’AVC augmentait de 25% chez les personnes âgées de 20 à 64 ans. Les chercheurs ont recensé 16,9 millions d’AVC en 2010, dont 11,6 millions d’AVC d’origine ischémique et 5,3 d’AVC d’origine hémorragique.




    Selon les résultats de l’Institut français de veille sanitaire, le nombre de personnes âgées de 65 ans et moins et victimes d’un AVC est en hausse de 10%. Chaque année en France, 125 000 personnes sont touchées par un AVC.

    Sources

    Ischemic Stroke Rate Increases in Young Adults: Evidence for a Generational Effect? Journal of the American Heart Association, 2016; 5 (12).

    Global and regional burden of stroke during 1990—2010: findings from the Global Burden of Disease Study 2010. The Lancet. Octobre 2013.

  3. AVC : La réalité virtuelle facilite la récupération

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    En sollicitant les zones du cerveau atteintes après un accident vasculaire cérébral (AVC), des exercices de réalité virtuelle permettent aux patients de retrouver le contrôle de leurs membres supérieurs. Une approche innovante expérimentée à Barcelone.




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    A lire aussi

    AVC et rééducation

  4. Hypertension : l’effet “blouse blanche” à l’origine de possibles troubles cardiaques

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    L’effet blouse blanche pourrait augmenter le risque de problèmes cardiaques chez certaines personnes âgées, selon une étude portant sur 653 personnes ayant une hypertension due à l’effet blouse blanche de manteau. Ces résultats étaient à ceux provenant de 653 individus ayant une tension artérielle normale.

    Tous les volontaires de l’étude ont été suivis pendant plus de 10 ans. Aucune différence n’est apparue dans les deux groupes chez les moins de 60 ans.

    En revanche, il y avait plus de nouveaux cas de problèmes cardiaques chez les plus de 60 ans dont la tension avait monté dans le cabinet du médecin.

    Selon l’équipe de chercheurs, ces résultats corroborent l’hypothèse selon laquelle un petit nombre de patients atteints d’hypertension artérielle « à effet blouse blanche » souffrent d’une affection appelée hypertension systolique isolée. Cette dernière se traduit par un chiffre plus élevé de la pression artérielle systolique, la tension artérielle diastolique étant normale.




    L’hypertension systolique isolée peut être un indicateur de risque de maladie cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral, selon les chercheurs.

    Plusieurs lectures de pression artérielle sont nécessaires pour identifier avec précision le risque cardiaque, en particulier chez les patients plus âgés à haut risque.
    Source : The Cardiovascular Risk of White-Coat Hypertension. J Am Coll Cardiol 2016;68:2033-2043.

  5. Le Suliqua, un anti-diabétique autorisé en Europe

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    Le Comité des médicaments à usage humain de l’Agence européenne des médicaments a rendu un avis favorable concernant l’autorisation de mise sur le marché d’un traitement anti-diabétique appelé Suliqua et développé par les laboratoires Sanofi.
    Cette agence a recommandé l’utilisation de Suliqua dans le traitement du diabète de type 2 pour améliorer le contrôle glycémique en association avec la metformine lorsque cette dernière ne permet pas de contrôler efficacement la glycémie, qu’elle soit utilisée seule ou en association avec un autre médicament (anti-diabétique ou insuline).

    Sanofi attend également une décision de l’agence de santé américaine Food and Drug Administration.




  6. Alzheimer: des anticorps de lama pour un diagnostic précoce ?

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    Des chercheurs français (Institut Pasteur) ont découvert que des anticorps de lama pourraient servir à détecter précocement les lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, à savoir les plaques amyloïdes et les enchevêtrements neurofibrillaires.




    Ces anticorps, plus petits que les anticorps humains, ont la capacité de traverser la
    barrière hémato-encéphalique, une protection qui empêche les organismes et certaines molécules d’atteindre le cerveau, pour se fixer sur ces deux types de lésions cérébrales.

  7. La solitude liée à un risque accru de maladie d’Alzheimer

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    Les personnes âgées saines qui ont un sentiment de solitude ont plus de lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.

    Des sentiments subtils de solitude pourraient donc être le signe précurseur de la maladie d’Alzheimer.

    Il est à préciser que l’étude ne prouve pas qu’il existe une relation de cause à effet. Les médecins devraient être mieux formés à déceler des changements chez leurs patients âgés : sentiments de solitude, apathie, changements d’humeur ou impulsivité sociale.

    Les chercheurs ont examiné 43 femmes et 36 hommes, âgés en moyenne de 76 ans, sans aucun signe de maladie d’Alzheimer ou autres formes de démence.

    Selon l’auteur principal de l’étude : Les individus qui présentent des niveaux élevés d’amyloïde peuvent moins bien percevoir, comprendre et répondre aux stimuli, ce qui pourrait être un signal précoce de déclin cognitif.

    Source: Association of Higher Cortical Amyloid Burden With Loneliness in Cognitively Normal Older Adults, JAMA Psychiatry. 2016;73(12):1230-1237.




    Une autre étude avait montré la même année qu’une personne seule a un risque accru de 29% de souffrir d’une maladie coronarienne (crise cardiaque, une angine de poitrine) et 32% plus de risque d’être victime d’un AVC.

    Pour en arriver à cette conclusion, des scientifiques américains (Université de New York) ont analysé 23 études étudiant l’impact du stress et des maladies cardiaques sur la santé.

    Une personne seule a tendance à avoir une moins hygiène de vie (moins d’exercice, consommation de cigarettes, alimentation moins saine).

    Source: Nicole K Valtorta NK et coll.Loneliness and social isolation as risk factors for coronary heart disease and stroke: systematic review and meta-analysis of longitudinal observational studies. Heart 2016;102:13 1009-1016.

  8. Blouse blanche (effet)

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    L’effet blouse blanche se traduit par une augmentation anormale de de la tension artérielle systolique mesurée dans le bureau du médecin chez une personne qui a généralement une pression artérielle normale à domicile.



  9. Les catastrophes naturelles augmenteraient le risque de démence

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    earthquake-1665878_640Une nouvelle étude suggère que des tremblements de terre, des inondations et autres catastrophes naturelles pourraient augmenter le risque de démence pour les personnes âgées contraintes de quitter leur foyer.

    « À la suite de catastrophes, la plupart des chercheurs se concentrent sur des problèmes de santé mentale comme l’état de stress post-traumatique », déclare Hiroyuki Hikichi, chercheur à l’École de santé publique de l’Université de Harvard, à Boston (Etats-Unis).

    « Mais notre étude suggère que le déclin cognitif est également une question importante ».

    La réinstallation dans un refuge temporaire après une catastrophe peut avoir pour effet -non intentionnel- de séparer les gens non seulement de leurs maisons, mais de leurs voisins, deux conséquences qui peuvent accélérer le déclin mental parmi les personnes vulnérables.




    Les chercheurs ont regardé près de 3 600 survivants au tremblements de terre et au raz-de-marée tsunami de 2011 au Japon. Tous avaient 65 ans et plus. Le taux de démence dans ce groupe était de 4,1 % avant la catastrophe et de 11,5 % deux ans et demi après le tsunami.

    Ceux qui ont dû quitter des maisons endommagées ou détruites et perdu le contact avec leurs voisins étaient plus susceptibles de développer la démence après la catastrophe, comparés à ceux qui sont restés dans leurs maisons.

    Cependant, la perte de parents et / ou d’amis n’a pas semblé affecter leurs capacités mentales, selon les auteurs de l’étude.

    Source : Increased risk of dementia in the aftermath of the 2011 Great East Japan Earthquake and Tsunami. Proceedings de la National Academy of Sciences, octobre 2016.