Des ingénieurs de l’Université de Toronto (Canada) ont mis au point un robot baptisé Ludwig qui permet aux patients Alzheimer de mieux interagir avec quelqu’un. Il est également capable de collecter des données sur le timbre de voix des personnes traitées et de déceler de légers changements qui reflèteraient un état émotionnel différent. Ces données sont par la suite analysées par l’entourage professionnel. Un des aidants n’a pas été convaincu par ce robot dont il juge la voix trop mécanique susceptible de troubler les patients. Le modèle est encore à l’essai, mais il sera pleinement autonome dès le mois d’août dans une résidence pour personnes âgées. La clientèle de la Place One Kenton est atteinte de la maladie d’Alzheimer et de démence.
La robotique au service des seniors ?
Des robots soignants pourraient être disponibles pour les seniors d’ici quelques décennies, selon le professeur de robotique néerlandais Pieter Jonker. Selon lui, « en recourant à la technologie robotique, nous pourrons disposer de plus de personnel et offrir une meilleure qualité de vie ». Ces robots pourraient par exemple servir à ranger des affaires, rappeler à des gens de prendre leurs médicaments ou encore enregistrer si quelqu’un déambule la nuit, mange et boit suffisamment. Au Japon, un robot (Paro) a été développé pour notamment exercer un effet reposant sur des personnes souffrant de démence. Lire l’article complet sur levif.be
AVC : un robot pour aider à rééduquer les bras
Un robot pourrait aider les patients victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC) à réapprendre à se servir de leur bras resté handicapé.
Cet appareil, développé par un institut de robotiques (Sensory-Motor Systems Lab, Université de Zürich), est capable de faire répéter des mouvements de l’épaule et du bras, ainsi d’aider une main à s’ouvrir et se fermer sans jamais se fatiguer.
L’étude a été réalisée sur près de 80 patients atteints d’hémiparésie (perte de la force musculaire) d’un bras après un AVC survenu depuis plus de six mois. 24 séances d’entraînement sur deux mois ont été organisées. Les effets du robot ont été comparés à ceux de séances de rééducation classique et de renforcement musculaire.
Source: Three-dimensional, task-specific robot therapy of the arm after stroke: a multicentre, parallel-group randomised trial. Lancet Neurology, février 2014.
Les régions françaises où les personnes seraient plus touchées par le surpoids et l’hypertension artérielle sont celles où le nombre de généralistes est le moins élevé.
En effet, la proportion des personnes touchées par ces deux maladies augmente avec le délai d’attente pour obtenir un rendez-vous médical, selon les résultats d’une étude réalisée par Doctolib (spécialiste de la prise de rendez-vous médicaux en ligne) et Withings, spécialiste de la santé connectée.
Ainsi, il faut 16 jours en moyenne pour prendre rendez-vous avec un médecin généraliste en Saône-et-Loire, pour seulement 6 jours dans l’ensemble du pays.
Or, près de la moitié (48 %) des habitants de ce département sont en surpoids et 28 % souffrent d’hypertension contre 20 % de la moyenne nationale.
En revanche, seulement 19 % de la population des Alpes-Maritimes souffre d’hypertension et il faut seulement attendre trois jours pour consulter un médecin.
Réduire l’apport de sodium diminue également les maux de tête chez les hypertendus.
Une faible consommation de sel n’est pas bon pour tout le monde.
Attention à l’excès de sel.
Baisse de consommation de sel rime avec réduction d’AVC.
Le sodium présent dans le sel aide à répartir l’eau dans le corps et réguler la pression sanguine. Il sert également au bon fonctionnement des muscles, des reins et du cœur.
La consommation de sel doit être inférieure à 8g/jour chez les hommes et à 6,5 g/jour chez les femmes et les enfants. L’Organisation mondiale de la santé suggère une consommation quotidienne de 5 g, soit l’équivalent d’une bonne cuillère à café.
Les trois quarts du sel proviennent des aliments, en particulier du pain et des biscottes. Viennent ensuite la charcuterie, les plats préparés, des fromages et des produits sucrés.
Réduire l’apport de sodium diminue également les maux de tête chez les hypertendus.
Octobre 2016.Une étude clinique a montré que réduire l’apport en sodium, actuellement recommandée pour le contrôle de la pression artérielle, peut également réduire l’apparition de maux de tête chez les personnes âgées souffrant d’hypertension.
975 hommes et femmes (âgés de 60-80 ans) souffrant d’hypertension ont été répartis dans deux groupes : un groupe dans lequel le sodium a été réduit et un groupe contrôle (aucune intervention). Les participants ont été suivis pendant 36 mois maximum.
Résultats. L’apparition de maux de tête était significativement plus faible (10% de cas) dans le groupe dont la prise de sodium a été réduite, par rapport au groupe contrôle (14% de cas).
Source: L. Chen et coll. Lower Sodium Intake and Risk of Headaches: Results From the Trial of Nonpharmacologic Interventions in the Elderly. Am J Public Health. 2016;106(7):1270-1275.
Une faible consommation de sel n’est pas bon pour tout le monde.
Août 2016. Une alimentation trop faible en sel (moins de 3 grammes par jour) augmenterait le risque de maladies cardiovasculaires et de décès comparativement à une consommation moyenne, selon une étude canadienne qui a analysé des données concernant 130 000 personnes de 49 pays. Seules personnes hypertendues doivent se soucier de réduire le sel dans leur alimentation. Selon les résultats de l’étude, environ 10 % de la population avaient à la fois une hypertension et une consommation élevée de sodium (plus de 6 grammes par jour). La consommation actuelle se situe généralement entre 3,5 et 4 grammes par jour et moins de 5 % des gens consomment moins de 2,5 g par jour. Selon les chercheurs, une faible apport de sodium réduit légèrement la pression artérielle mais conduit également à une augmentation indésirable de certaines hormones.
Source: Mente et al. Associations of urinary sodium excretion with cardiovascular events in individuals with and without hypertension: a pooled analysis of data from four studies. The Lancet, mai 2016.
Attention à l’excès de sel.
Août 2014. La consommation de sel est 2 fois plus importante que celle recommandée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui est de 2 grammes par jour, selon une méta-analyse publiée dans le New England Journal of Medicine.
Cette consommation grimpe à 5,5 grammes en Asie centrale.
« Il est établi que la consommation élevée de sel augmente la tension artérielle et constitue un risque important de maladies cardiovasculaires et d’AVC », déclare l’auteur principal de l’étude (Dr Dariush Mozaffarian, Université Tufts, États-Unis).
Les auteurs ont constaté que la diminue de consommation de sel abaisse la tension artérielle chez les adultes, en particulier chez les personnes âgées. Selon eux, plus de 50 000 morts d’origines cardiovasculaires chaque année aux Etats-Unis seraient attribués à une consommation de sel supérieure à deux grammes par jour.
Les auteurs d’un éditorial accompagnant cette étude se montrent plus prudents quant à la conclusion tirée par le Dr Mozaffarian. Ils soulignent notamment que le niveau de pression artérielle chez ceux consommant peu de sel n’est pas nécessairement normal.
Source: Mozaffarian D et coll. Global Burden of Diseases Nutrition and Chronic Diseases Expert Group. Global sodium consumption and death from cardiovascular causes. N Engl J Med, août 2014.
Baisse de consommation de sel rime avec réduction d’AVC.
Mars 2014. La consommation quotidienne de sel a reculé de 15% en 10 ans et s’est accompagnée d’une réduction de 40% du nombre de décès par AVC ou maladie cardiaque.
Selon les chercheurs de l’institut anglais de médecine préventive (Wolfson Institute of Preventive Medicine de Londres), il ne s’agit pas d’une coïncidence.
Entre 2003 et 2011, 31 500 anglais ont décrit leurs habitudes de vie. Il a été constaté que l’apport quotidien de sel a reculé de 1,4 gramme en moyenne.
« la réduction de la consommation de sel a sans doute contribué à la baisse de la pression artérielle en Angleterre », indique l’un des auteurs de l’étude.
Puisque l’hypertension est un facteur de risque d’AVC, « cette baisse de la pression artérielle peut jouer un rôle important dans la réduction de la mortalité par AVC ».
La dose quotidienne de sel recommandée est de 5 à 6 g par jour.
En France, les hommes et les femmes consomment respectivement près de 9 g et 7 g par jour.
Les aliments préparés sont considérés comme les premiers responsables de cette consommation excessive de sel.
Source: Salt reduction in England from 2003 to 2011: its relationship to blood pressure, stroke and ischaemic heart disease mortality.BMJ Open, mars 2014.
Québec. Près de 200 000 québécois de plus de 65 ans ont reçu une ordonnance pour un antidépresseur en 2015, contre 143 000 en 2010, ce qui représente une hausse de 56% (source : Régie de l’assurance maladie du Québec).
Les professionnels de la santé estiment que ce médicament est prescrit trop rapidement aux personnes âgées, sans qu’il y ait une volonté d’en recherche la cause.
Lorsqu’elles peuvent faire ce choix, nombreuses sont les personnes âgées qui indiquent préférer rester le plus longtemps possible à leur domicile.
Attachement à leur maison et à leurs habitudes, peur de perdre totalement leur autonomie, réticence face à la vie communautaire, les raisons ne manquent pas pour expliquer ce choix et quand cela est possible, il existe des solutions simples à mettre en place pour faciliter et sécuriser la vie des seniors dans leur maison aussi longtemps que leur santé leur permettra et faire ainsi une transition en douceur quand le placement en maison de retraite sera inévitable.
Du matériel médical pour garder le confort de la maison et faciliter les tâches du quotidien
Avec l’âge, certains gestes deviennent plus difficiles comme se relever de son lit, certaines situations peuvent devenir dangereuses comme entrer et sortir d‘une baignoire ; pour autant, il est possible d’aménager sa maison grâce à des sites spécialisés, tel que Mediq, qui proposent du matériel médical pour tous.
Du lit médicalisé au lève-personne en passant par un monte-escalier, des barres d’appui aux accessoires sanitaires qui vont permettre d’aménager salle de bain et WC pour laisser à la personne âgée son autonomie comme faciliter des soins à domicile par du personnel infirmier ou un auxiliaire de vie, la gamme de produits de confort proposée permet d’aménager chaque pièce de la maison tout en maîtrisant les dépenses.
Si besoin, déambulateur et fauteuil roulant peuvent également être achetés en ligne pour faciliter les déplacements.
Au quotidien, utiliser le petit matériel médical qui permet de surveiller sa santé
Suivant le même principe que l’aménagement de la maison aux nouveaux besoins liés à l’âge, il est nécessaire de faire évoluer le petit matériel médical qui va permettre à la personne âgée et à son entourage de contrôler sa santé au quotidien et pouvoir ainsi anticiper du mieux possible le besoin d’hospitalisation.
Ainsi il est possible de s’équiper, même en tant que particulier, du petit matériel de diagnostic qui permet aussi bien de contrôler la glycémie avec un lecteur adapté que la tension avec un tensiomètre omron tout en trouvant les accessoires qui facilitent la prise d’un traitement médical comme le pilulier et l’écrase-comprimé.
Des achats qui peuvent sembler lourds mais qui permettent de sécuriser le quotidien de la personne âgée comme de son entourage afin que le maintien à domicile se fasse en toute sérénité.
Choix du maintien à domicile, penser aux aides !
De nombreuses aides gouvernementales ou locales permettent de sauvegarder les finances des familles qui font le choix du maintien à domicile.
Crédit d’impôt pour les travaux d’aménagement mais aussi pour l’emploi d’une aide à domicile, aide sociale… n’hésitez pas à vous renseigner auprès des services sociaux de votre localité.
Le surpoids vous fait perdre une année d’espérance de vie, voire dix ans en cas d’obésité sévère.
Les auteurs de l’Université de Cambridge rapportent d’autre part que l’obésité modérée est associée à une baisse de l’espérance de vie de trois ans en moyenne.
Les hommes apparaissent plus sensibles que les femmes aux effets délétères du surpoids ou de l’obésité sur l’espérance de vie.
Cette association est à mettre sur le compte du nombre plus élevé de cas de décès dus aux maladies cardiovasculaires, au maladie respiratoire et au cancer chez les personnes obèses.
Cette étude, réalisée sur la base de données provenant de 4 millions d’adultes, est en contradiction avec une étude précédente qui avait rapporté un lien entre surpoids et une espérance de vie plus longue.
Selon, l’Organisation Mondiale de la Santé, 1,3 milliard d’adultes sont en surpoids dans le monde et 600 millions sont obèses (avec un indice de masse corporel de 30 à 34,9).
Source : Body-mass index and all-cause mortality: individual-participant-data meta-analysis of 239 prospective studies in four continents. The Lancet. Volume 388, No. 10046, p776–786, août 2016.
Une femme qui suit une alimentation très riche en graisses et en sucre peut prédisposer sa descendance à des troubles du métabolisme (ex. diabète de type 2, maladies cardio-vasculaires), selon les résultats d’une étude menée par des chercheurs américains (Université Washington de Saint-Louis).
Cela mauvaise hygiène alimentaire peut avoir des répercutions sur trois générations, même si les descendants adoptent une alimentation saine.
Ces résultats suggèrent qu’une mauvaise hygiène alimentaire provoque des anomalies génétiques transmises de la mère à sa descendance. Les gènes impliqués sont présents dans l’ADN de la mitochondrie qui, contrairement à l’ADN du noyau, sont uniquement transmis par la mère.
L’expérience a consisté à nourrir des souris avec une alimentation comportant 60% de gras et 20% de sucres durant leur fécondation jusqu’au sevrage de leurs petits. Les souriceaux ont par la suite reçu une alimentation pauvre en graisses et en sucres…en vain puisque ces animaux (et leurs petits) ont par la suite développé des troubles métaboliques. Les chercheurs ont par ailleurs remarqué que leurs mitochondries –présentes dans les muscles et les os – étaients dysfonctionnelles, signe de la présence de gènes mitochondriaux défecteux.
En extrapolant ces résultats chez l’homme, les chercheurs estiment qu’une mère obèse peut altérer la santé de sa descendance. Plus des deux tiers des femmes américaines en âge de procréer sont obèses ou en surpoids. Il est à noter que les enfants américains ont une alimentation bien moins équilibrée que celle suivie par les souriceaux lors de l’étude.
Source : Jessica L. Saben et coll. Maternal Metabolic Syndrome Programs Mitochondrial Dysfunction via Germline Changes across Three Generations. Cell Reports, 16, p1–8, 28, juin 2016.
Le test de l’apraxie (difficulté d’effectuer certains gestes, en l’absence de paralysie) peut être un moyen simple et efficace de déterminer si une personne souffre de la maladie d’Alzheimer, selon des chercheurs britanniques.
Ces derniers ont fait passer un test d’apraxie à des patients souffrant de différentes formes de démences dont 29 présentaient une démence de type Alzheimer, 12 avaient une atrophie corticale, 12 souffraient d’aphasie progressive primaire, 20 avaient une démence fronto-temporale.
L’apraxie d’un membre semble être plus fréquente dans la maladie d’Alzheimer et permettrait de différencier cette maladie d’autres formes de démence, en particulier la démence fronto-temporale.
Les chercheurs restent prudents compte-tenu de la taille des échantillons dans certains des sous-types de démence. La reproduction de ces résultats est nécessaire avec un échantillon plus large.
Le test d’apraxie semble fiable dans le dépistage de la maladie d’Alzheimer
L’application clinique potentielle est vaste et pleine d’avantages : le test d’apraxie n’est pas onéreux et semble spécifique à la maladie d’Alzheimer. De plus, tester la motricité fine dans la démence est indépendante de la langue et du niveau de scolarité. Enfin, les résultats au test ne fluctuent pas en fonction de l’humeur du patient (dépression) qui peut affecter les performances aux tests de mémoire.
Source : Ahmed S. et coll. Utility of testing for apraxia and associated features in dementia. J Neurol Neurosurg Psychiatry, juin 2016.
Le stockage (ou consolidation) est un processus qui permet d’emmagasiner des informations et de garder au fil du temps. Ce stockage s’accompagne d’une modification des contacts synaptiques (zone d’échanges entre neurones) afin que ces informations puissent être gardées puis récupérées bien plus tard. L’attention et la motivation doivent être élevées lors de la phase précédente appelée encodage.