Commentaires fermés sur La dépression peut entraîner l’Alzheimer
Les symptômes dépressifs (solitude, perte d’appétit) peuvent provoquer des troubles cognitifs légers, pouvant conduire rapidement vers une maladie d’Alzheimer.
Des chercheurs américains (Université Rush dans l’Illinois) se sont penchés sur le devenir de plus de 50 000 personnes ayant quitté leur emploi pour prendre soin d’une personne atteinte de démence.
Selon l’auteur principal de l’étude, « la dépression et la démence sont deux maladies indépendantes qui n’ont pas les mêmes causes ».
Cependant, la démence peut être une conséquence de la dépression chez les personnes âgées.
« Si nous prévenons ou traitons la dépression chez les personnes âgées, nous pourrions les maintenir en bonne santé cognitive, et ainsi prévenir la maladie d’Alzheimer.»
1764 hommes et femmes âgés de plus de 77 ans, sans problèmes cognitifs au début de l’étude, ont été suivis pendant huit ans. Source: R. S. Wilson et coll. Clinical-pathologic study of depressive symptoms and cognitive decline in old age. Neurology, juillet 2014.
Commentaires fermés sur Parkinson : des facteurs de risque génétiques identifiés
Des scientifiques identifient 24 facteurs de risque génétiques impliqués dans la maladie de Parkinson, dont 6 nouveaux. Selon les chercheurs, la présence de ces variants génétiques (allèles*) augmente jusqu’à 300% le risque de la maladie.
*L’allèle est l’une des multiples versions différentes qu’un mêmegène peut avoir.
Ces résultats proviennent de données de plus de 13 000 cas de maladies de Parkinson qui ont été comparées à celles de plus de 90000 sujets témoins. ces résultats ont été confirmés sur un autre échantillon de 5353 patients et 5551 sujets contrôles.
Pour cela, ils ont utilisé une puce, Neurox, qui contient 24.000 variants génétiques probablement liés à plusieurs maladies neurodégénératives dont la maladie de Parkinson..
Source: Nature Genetics JLarge-scale meta-analysis of genome-wide association data identifies six new risk loci for Parkinson’s disease., juillet 2014.
Commentaires fermés sur AVC : l’influence des variations de température sur le taux de mortalité
Les températures extrêmes augmentent les taux de mortalité liés à l’insuffisance cardiaque ou l’AVC.
Ces résultats sont issus d’une étude réalisée dans 3 villes dans lesquelles 188 000 décès liés à des maladies cardiovasculaires ont été recensés entre 1990 et 2006.
Résultats
Lorsque les températures passent de 20°C à 25°C ou diminuent de -1°C à -8°C, le nombre de décès cardiovasculaires augmente respectivement de 9,5% et 7,9%. Sont concernés particulièrement l’insuffisance cardiaque, l’arythmie et l’AVC.
Les personnes âgées sont les plus vulnérables aux changements de température.
Les chercheurs émettent l’hypothèse que les températures élevées diminuent l’hémostase (ensemble des mécanismes qui maintiennent le sang à l’état fluide) et rendent par conséquent le sang plus visqueux, augmentant ainsi le risque de thrombose. La baisse des températures pourrait accroître la pression artérielle, entraînant un nombre d’événements cardiovasculaires et d’AVC plus importants. Les polluants atmosphériques pourraient également jouer un rôle.
Source: Short-term effects of air temperature on cause-specific cardiovascular mortality in Bavaria, Germany. Heart, juillet 2014.
Le Pradaxa (dabigatran), anticoagulant largement utilisé pour prévenir le risque d’AVC, ne serait pas sans risque, selon un article publié dans le journal The British Medical Journal qui accuse le laboratoire pharmaceutique (Boehringer Ingelheim) d’avoir dissimulé des résultats.
Le laboratoire a quant à lui rejeté ces affirmations. Il affirme que le Pradaxa, qui ne nécessite pas de surveillance régulière de l’activité coagulante par prélèvements sanguins, était plus efficace que la warfarine pour réduire la survenue d’AVC chez les patients souffrant de fibrillation auriculaire.
Le journal accuse le laboratoire d’avoir caché aux autorités et aux médecins des rapports montrant que des prélèvements sanguins effectués chez le patient permettraient de réduire jusqu’à 40% le risque d’hémorragies.
Selon l’un des auteurs de l’étude, « les niveaux sanguins (du médicament) varient beaucoup selon les patients », suggérant que ces derniers réagissent différemment au traitement.
Le laboratoire recommande aux patients « de ne pas arrêter leur traitement sans en parler préalablement à leur médecin » et précise que certains paramètres propres aux patients (âge, état du rein, prise de certains médicaments), « contribuent au risque de saignement ».
Sources:
Cohen D. Dabigatran: how the drug company withheld important analyses. BMJ 2014; 349:g4670.
Cohen D. Concerns over data in key dabigatran trial. BMJ 2014; 349:g4747.
Charlton B, Redberg R. The trouble with dabigatran. BMJ 2014; 349:g4681.
Commentaires fermés sur Parkinson : une mini-électrode diminue les tremblements
Un essai-pilote mené en Suisse a montré que la stimulation de zones du cerveau à l’aide d’une mini-électrode diminuait les tremblements involontaires de patients parkinsoniens.
La taille de cette mini-électrode développée par des ingénieurs d’Aleva Neurotherapeutic est inférieure à celle utilisée dans la stimulation cérébrale profonde , ce qui explique pourquoi il n’y a pas d’effets indésirables. L’électrode utilisée dans la stimulation cérébrale profonde provoque des effets secondaires (troubles de la parole, contractions musculaires) car l’impact de la stimulation dépasse la zone ciblée.
Lors d’un essai-pilote effectué à l’Hôpital de l’Ile sur treize patients, les neurochirurgiens ont observé une augmentation de l’efficacité de la stimulation. Cette avancée a été publiée dans le journal scientifique « Brain ».
L’expérience doit être étendue au niveau européen afin de confirmer les résultats. Claudio Pollo et coll. Directional deep brain stimulation: an intraoperative double-blind pilot study. Brain, juin 2014.
Commentaires fermés sur Parkinson : certains médicaments stimulent la créativité
Les agonistes de la dopamine (ex. bromocriptine) sont des médicaments prescrits dans le traitement des symptômes moteurs de la maladie de Parkinson.
Ils auraient également d’autres propriétés inattendues, notamment de stimuler la créativité, selon des chercheurs israéliens (université de Tel Aviv).
Ces derniers ont en effet constaté que ces patients réussissaient mieux aux tests de créativité.
Cette créativité accrue est vraisemblablement due à l’augmentation de dopamine dans le cerveau que provoque cette classe de médicament.
Le Dr Rivka Inzelberg fait le rapprochement avec des artistes tels que Van Gogh dont les phases psychotiques (caractérisées d’un point de vue neurochimique par une augmentation de dopamine dans le cerveau) coïncidaient avec des périodes de créativité intense. Des cas de personnes traitées avec cette classe de médicaments et qui développaient des talents d’artistes (ex peinture) ont également été rapportés.
Le chercheur a remarqué dès 2012 que les patients atteints de Parkinson développent un intérêt particulier pour l’art et font preuve de créativité.
Lors de cette étude, Inzelberg et son équipe ont conduit quatre tests sur 27 patients traités avec des médicaments dopaminergiques pour évaluer leur créativité. Ils leur ont demandé de proposer un mot lié à trois autres mots donnés, d’interpréter des images et des questions, de comprendre des métaphores de romans, de nommer autant de mots qu’ils peuvent appartenant à une catégorie donnée et commençant par une lettre également donnée (exemple : des animaux commençant par la lettre « m »).
Résultats: les patients ont apporté plus de réponses originales que les 27 sujets contrôles. Plus la dose du médicament dopaminergique est élevée, plus le score de créativité l’est.
Les chercheurs ont également montré que la créativité des patients est liée à un comportement compulsif (ex. addiction aux jeux).
Source: Faust-Socher C, Kenett Y, Cohen O, Hassin-Baer S, Inzelberg R. Enhanced creative thinking under dopaminergic therapy in Parkinson disease. Annals of Neurology. 2014.
Commentaires fermés sur Risque d’AVC : des chiffres à la baisse
Le risque d’AVC a baissé de 24% durant ces 10 dernières années, en particulier dans la catégories des plus de 65 ans, alors que le nombre de décès lié à un AVC a quant à lui diminué de 20%, principalement chez les jeunes.
Les résultats de cette étude américaine (Josef Coresh, Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health) ont été obtenus à partir de données provenant de 14 000 américains n’ayant jamais eu d’AVC, âgés entre 45 et 64 et qui ont été suivis pendant 20 ans.
Durant cette période, 7% d’entre eux ont été victimes d’un AVC, alors que 40% sont morts dans les 5 ans suivant l’AVC.
Selon les chercheurs ces diminutions sont dues à un meilleur contrôle des facteurs de risque : hypertension, hypercholestérolémie, arrêt du tabac et l’utilisation. Cependant, l’augmentation de l’obésité, qui entraîne un risque accru d’hypertension et de diabète, peut contrecarrer ces bons chiffres. Source: Silvia Koton et coll. Stroke Incidence and Mortality Trends in US Communities, 1987 to 2011. JAMA, 2014; 312 (3): 259.
Commentaires fermés sur AVC : les gens agressifs sont plus à risque
Les personnes qui présentaient un comportement cynique et agressif voient leur risque d’AVC doublé.
6 700 adultes âgés de 45 à 84 ans ont répondu à des questionnaires sur leur comportement et leur état d’esprit, à l’aide d’échelles évaluant leur niveau de stress, symptômes dépressifs, irritabilité et agressivité. Ils ont été suivis pendant 11 ans.
Résultats (comparés aux individus qui ont les scores les moins élevés)
+ 86 % de risque d’AVC pour ceux qui ont les scores les plus élevés sur l’échelle de dépression.
+ 59 % de risque d’AVC pour ceux qui ont les scores les plus élevés sur l’échelle du stress.
+ 100% de risque d’AVC pour ceux qui ont les scores les plus élevés sur l’échelle d’agressivité, qui mesure le degré de cynisme vis-à-vis des autres.
En revanche, la colère n’est pas associée à un risque plus élevé d’avoir une attaque cérébrale.
« Les facteurs traditionnels de risque (hypercholestérolémie, hypertension, consommation de cigarette, diabète, etc ), sont très importants, mais notre étude démontre que les facteurs psychologiques le sont également », explique l’auteur principal de l’étude (Université du Minnesota, Minneapolis, États-Unis).
L’interprétation de ces résultats peut soulever certaines critiques en raison de possibles biais. Par exemple, les personnes présentant des scores d’agressivité élevés en début d’étude ont en réalité une vue négative des choses du fait d’une santé qui se dégrade sans être pour autant détectée.
Source: Everson-Rose et coll. Chronic Stress, Depressive Symptoms, Anger, Hostility, and Risk of Stroke and Transient Ischemic Attack in the Multi-Ethnic Study of Atherosclerosis, juillet Stroke, 2014.
Commentaires fermés sur L’activité intellectuelle protège le cerveau, même chez les personnes à risque
Stimuler ses facultés intellectuelles tout au long de sa vie peut diminuer de manière significative le risque de démence, même chez les individus qui ont un faible niveau d’éducation et qui ont effectué un emploi qui demandait peu d’effort intellectuel. Ces derniers peuvent effectivement se protéger s’ils adoptent un style de vie qui leur permet de stimuler leur facultés cognitives (grâce par exemple à la lecture).
Les chercheurs ont suivi 2000 personnes âgées entre 70 et 80 ans à qui ils ont demandé de remplir un questionnaire sur les habitudes de vie qu’ils avaient entre 50 et 65 ans.
Les personnes à risque porteurs du gène ApoE4 peuvent également tirer bénéfice de ces saines habitudes qui retardent de neuf ans environ l’apparition de la maladie d’Alzheimer (comparées aux porteurs du gène ApoE4 qui n’ont pas eu d’activités de loisir stimulantes).
Les chercheurs concluent qu’il n’est jamais trop tard pour stimuler son cerveau.
Source: Prashanthi Vemuri et coll. JAMA Neurology, juin 2014.
Commentaires fermés sur Les troubles du sommeil : un indicateur précoce de la maladie de Parkinson
Les deux tiers des patients parkinsoniens souffrent de troubles du sommeil qui ont un impact négatif sur leur qualité de vie. Cela comprend des difficultés à s’endormir ou à rester endormi, une somnolence excessive diurne. Dans certains cas extrêmes, les patients souffrent de troubles du comportement en sommeil paradoxal.
Ces problèmes ont tendance à empirer au fur et à mesure que la maladie s’aggrave. Le risque de chute ou de traumatisme est alors important. Le manque de sommeil peut engendrer des problèmes de cognition et de concentration, exacerber les troubles de l’humeur et interférer avec le travail.
Diagnostiquer et traiter de manière efficace ces troubles est essentiel pour améliorer la qualité de vie et réduire le risque d’institutionnalisation de ces patients, déclare l’auteur principal de l’étude (Dr Schrempf, Université de Dresde, Allemagne).
Diminuer les doses de lévodopa ou d’agonistes de la dopamine permet d’améliorer la qualité du sommeil en réduisant l’hypokinésie nocturne (baisse du mouvement du corps), les dyskinésies (mouvements volontaires anormaux) ou les tremblements qui affectent le sommeil normal. Cependant, ces mêmes médicaments peuvent aussi provoquer une somnolence diurne. Les auteurs de cette article expliquent comment le changement de certains paramètres (dose et durée du traitement, le traitement lui-même, la période de la journée à laquelle le traitement est administré) peut améliorer la qualité de vie du patient.
La présence d’autres symptômes associés à la maladie de Parkinson (dépression, démence, hallucinations et psychoses) peut également interférer avec le sommeil. Attention à l’usage de certains antidépresseurs qui dérèglent le sommeil.
Les troubles du sommeil, et particulièrement des troubles de comportement en sommeil paradoxal, peuvent être des signes avant-coureurs de maladies neurodégénératives. Les autres caractéristiques cliniques – à savoir le trouble olfactif et la constipation – sont moins spécifiques de la maladie.
Source : Wiebke Schrempf, Moritz D. Brandt, Alexander Storch and Heinz Reichmann. Sleep Disorders in Parkinson’s Disease. Journal of Parkinson’s Disease, juillet 2014.