Parkinson : une mini-électrode diminue les tremblements

Parkinson : certains médicaments stimulent la créativité

Risque d’AVC : des chiffres à la baisse

AVC : les gens agressifs sont plus à risque

L’activité intellectuelle protège le cerveau, même chez les personnes à risque

Les troubles du sommeil : un indicateur précoce de la maladie de Parkinson

Parkinson : la marche régulière peut réduire les symptômes de la maladie

Alzheimer : trop d’échecs en phase clinique

Moins les seniors dorment, plus leur cerveau vieillit rapidement

Parkinson : une nouvelle méthode pour dépister la maladie ?

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Parkinson : une mini-électrode diminue les tremblements

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    stimulation cerebraleUn essai-pilote mené en Suisse a montré que la stimulation de zones du cerveau à l’aide d’une mini-électrode diminuait les tremblements involontaires de patients parkinsoniens.

    La taille de cette mini-électrode développée par des ingénieurs d’Aleva Neurotherapeutic est inférieure à celle utilisée dans la stimulation cérébrale profonde , ce qui explique pourquoi il n’y a pas d’effets indésirables. L’électrode utilisée dans la stimulation cérébrale profonde provoque des effets secondaires (troubles de la parole, contractions musculaires) car l’impact de la stimulation dépasse la zone ciblée.

    Lors d’un essai-pilote effectué à l’Hôpital de l’Ile sur treize patients, les neurochirurgiens ont observé une augmentation de l’efficacité de la stimulation. Cette avancée a été publiée dans le journal scientifique « Brain ».

    L’expérience doit être étendue au niveau européen afin de confirmer les résultats.
    Claudio Pollo et coll. Directional deep brain stimulation: an intraoperative double-blind pilot study. Brain, juin 2014.

  2. Parkinson : certains médicaments stimulent la créativité

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    médicamentLes agonistes de la dopamine (ex. bromocriptine) sont des médicaments prescrits dans le traitement des symptômes moteurs de la maladie de Parkinson.

    Ils auraient également d’autres propriétés inattendues, notamment de stimuler la créativité, selon des chercheurs israéliens (université de Tel Aviv).

    Ces derniers ont en effet constaté que ces patients réussissaient mieux aux tests de créativité.

    Cette créativité accrue est vraisemblablement due à l’augmentation de dopamine dans le cerveau que provoque cette classe de médicament.

    Le Dr Rivka Inzelberg fait le rapprochement avec des artistes tels que Van Gogh dont les phases psychotiques (caractérisées d’un point de vue neurochimique par une augmentation de dopamine dans le cerveau) coïncidaient avec des périodes de créativité intense. Des cas de personnes traitées avec cette classe de médicaments et qui développaient des talents d’artistes (ex peinture) ont également été rapportés.

    Le chercheur a remarqué dès 2012 que les patients atteints de Parkinson développent un intérêt particulier pour l’art et font preuve de créativité.

    Lors de cette étude, Inzelberg et son équipe ont conduit quatre tests sur 27 patients traités avec des médicaments dopaminergiques pour évaluer leur créativité. Ils leur ont demandé de proposer un mot lié à trois autres mots donnés, d’interpréter des images et des questions, de comprendre des métaphores de romans, de nommer autant de mots qu’ils peuvent appartenant à une catégorie donnée et commençant par une lettre également donnée (exemple : des animaux commençant par la lettre « m »).

    Résultats: les patients ont apporté plus de réponses originales que les 27 sujets contrôles. Plus la dose du médicament dopaminergique est élevée, plus le score de créativité l’est.

    Les chercheurs ont également montré que la créativité des patients est liée à un comportement compulsif (ex. addiction aux jeux).

                          
    Source: Faust-Socher C, Kenett Y, Cohen O, Hassin-Baer S, Inzelberg R. Enhanced creative thinking under dopaminergic therapy in Parkinson disease. Annals of Neurology. 2014.

  3. Risque d’AVC : des chiffres à la baisse

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    AVC-neuroimagerieLe risque d’AVC a baissé de 24% durant ces 10 dernières années, en particulier dans la catégories des plus de 65 ans, alors que  le nombre de décès lié à un AVC a quant à lui diminué de 20%, principalement chez les jeunes.

    Les résultats de cette étude américaine (Josef Coresh, Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health) ont été obtenus à partir de données provenant de 14 000  américains n’ayant jamais eu d’AVC, âgés entre 45 et 64 et qui ont été suivis pendant 20 ans.

    Durant cette période, 7% d’entre eux ont été victimes d’un AVC, alors que 40% sont morts dans les 5 ans suivant l’AVC.

    Selon les chercheurs ces diminutions sont dues à un meilleur contrôle des facteurs de risque : hypertension, hypercholestérolémie, arrêt du tabac et l’utilisation. Cependant, l’augmentation de l’obésité, qui entraîne un risque accru d’hypertension et de diabète, peut contrecarrer ces bons chiffres.
    Source: Silvia Koton et coll. Stroke Incidence and Mortality Trends in US Communities, 1987 to 2011. JAMA, 2014; 312 (3): 259.

  4. AVC : les gens agressifs sont plus à risque

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    agressivite 2Les personnes qui présentaient un comportement cynique et agressif voient leur risque d’AVC doublé.

    6 700 adultes âgés de 45 à 84 ans ont répondu à des questionnaires sur leur comportement et leur état d’esprit, à l’aide d’échelles évaluant leur niveau de stress, symptômes dépressifs, irritabilité et agressivité. Ils ont été suivis pendant 11 ans.

     

    Résultats (comparés aux individus qui ont les scores les moins élevés)

    • + 86 % de risque d’AVC pour ceux qui ont les scores les plus élevés sur l’échelle de dépression.
    • + 59 % de risque d’AVC pour ceux qui ont les scores les plus élevés sur l’échelle du stress.
    • + 100% de risque d’AVC pour ceux qui ont les scores les plus élevés sur l’échelle d’agressivité, qui mesure le degré de cynisme vis-à-vis des autres.

    En revanche, la colère n’est pas associée à un risque plus élevé d’avoir une attaque cérébrale.

    « Les facteurs traditionnels de risque (hypercholestérolémie, hypertension, consommation de cigarette, diabète,  etc ), sont très importants, mais notre étude démontre que les facteurs psychologiques le sont également », explique l’auteur principal de l’étude (Université du Minnesota, Minneapolis, États-Unis).

    L’interprétation de ces résultats peut soulever certaines critiques en raison de possibles biais. Par exemple, les personnes présentant des scores d’agressivité élevés en début d’étude ont en réalité une vue négative des choses du fait d’une santé qui se dégrade sans être pour autant détectée.

    Source: Everson-Rose et coll. Chronic Stress, Depressive Symptoms, Anger, Hostility, and Risk of Stroke and Transient Ischemic Attack in the Multi-Ethnic Study of Atherosclerosis, juillet Stroke, 2014.

  5. L’activité intellectuelle protège le cerveau, même chez les personnes à risque

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    lectureStimuler ses facultés intellectuelles tout au long de sa vie peut diminuer de manière significative le risque de démence, même chez les individus qui ont un faible niveau d’éducation et qui ont effectué un emploi qui demandait peu d’effort intellectuel. Ces derniers peuvent effectivement se protéger s’ils adoptent un style de vie qui leur permet de stimuler leur facultés cognitives (grâce par exemple à la lecture).

    Les chercheurs ont suivi 2000 personnes âgées entre 70 et 80 ans à qui ils ont demandé de remplir un questionnaire sur les habitudes de vie qu’ils avaient entre 50 et 65 ans.

    Les personnes à risque porteurs du gène ApoE4 peuvent également tirer bénéfice de ces saines habitudes qui retardent de neuf ans environ l’apparition de la maladie d’Alzheimer (comparées aux porteurs du gène ApoE4 qui n’ont pas eu d’activités de loisir stimulantes).

    Les chercheurs concluent qu’il n’est jamais trop tard pour stimuler son cerveau.

    Source: Prashanthi Vemuri et coll. JAMA Neurology, juin 2014.

  6. Les troubles du sommeil : un indicateur précoce de la maladie de Parkinson

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    sommeil remLes deux tiers des patients parkinsoniens souffrent de troubles du sommeil qui ont un impact négatif sur leur qualité de vie. Cela comprend des difficultés à s’endormir ou à rester endormi, une somnolence excessive diurne. Dans certains cas extrêmes, les patients souffrent de troubles du comportement en sommeil paradoxal.

    Ces problèmes ont tendance à empirer au fur et à mesure que la maladie s’aggrave. Le risque de chute ou de traumatisme est alors important. Le manque de sommeil peut engendrer des problèmes de cognition et de concentration, exacerber les troubles de l’humeur et interférer avec le travail.

    Diagnostiquer et traiter de manière efficace ces troubles est essentiel pour améliorer la qualité de vie et réduire le risque d’institutionnalisation de ces patients, déclare l’auteur principal de l’étude (Dr Schrempf, Université de Dresde, Allemagne).

    Diminuer les doses de lévodopa ou d’agonistes de la dopamine permet d’améliorer la qualité du sommeil en réduisant l’hypokinésie nocturne (baisse du mouvement du corps), les dyskinésies (mouvements volontaires anormaux) ou les tremblements qui affectent le sommeil normal. Cependant, ces mêmes médicaments peuvent aussi provoquer une somnolence diurne. Les auteurs de cette article expliquent comment le changement de certains paramètres (dose et durée du traitement, le traitement lui-même, la période de la journée à laquelle le traitement est administré) peut améliorer la qualité de vie du patient.

    La présence d’autres symptômes associés à la maladie de Parkinson (dépression, démence, hallucinations et psychoses) peut également interférer avec le sommeil. Attention à l’usage de certains antidépresseurs qui dérèglent le sommeil.

    Les troubles du sommeil, et particulièrement des troubles de comportement en sommeil paradoxal, peuvent être des signes avant-coureurs de maladies neurodégénératives. Les autres caractéristiques cliniques  – à savoir le trouble olfactif et la constipation – sont moins spécifiques de la maladie.

     

    Source : Wiebke Schrempf, Moritz D. Brandt, Alexander Storch and Heinz Reichmann. Sleep Disorders in Parkinson’s Disease. Journal of Parkinson’s Disease, juillet 2014.

  7. Parkinson : la marche régulière peut réduire les symptômes de la maladie

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    marche parkinsonUne marche de 45 minutes tous les deux jours améliore les fonctions motrices et l’humeur des personnes atteintes d’une forme légère à modérée de la maladie de Parkinson. Elle réduit également réduire la fatigue.

    « Ces résultats suggèrent que la marche est un moyen facile pour diminuer les symptômes et améliorer la qualité de vie des malades », déclare l’un des auteurs de l’étude (Dr Uc, Université de l’Iowa, États-Unis).

    Les 60 participants ont pris part à des séances de marche d’intensité modérée (environ 3,3km en 45 minutes)  trois fois par semaine et pendant 6 mois. Dans le même temps, ils ont passé des tests mesurant leurs fonctions motrices et cognitives ainsi que leur humeur et leur état de fatigue.

    Les test ont indiqué que ces marches régulières amélioraient les fonctions motrices de 15%, l’attention de 14% et réduisait la fatigue de 11%.

    Le médecin précise que « les personnes atteintes d’une maladie de Parkinson d’intensité légère à modérée peuvent marcher de manière autonome et, par conséquent, suivre en toute sécurité des séances d’exercice physique recommandées pour les adultes en bonne santé ».

    Source: E. Y. Uc et coll. Phase I/II randomized trial of aerobic exercise in Parkinson disease in a community setting. Neurology, juillet 2014.

  8. Alzheimer : trop d’échecs en phase clinique

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    essai cliniqueUne étude publiée dans un journal spécialisé dans la maladie d’Alzheimer pointe le nombre très élevé d’essais cliniques qui se sont soldés par un échec.  

    Depuis 2003, seul un médicament – la mémantine – a été approuvé. Quatre cent treize essais cliniques, réalisés entre 2002 et 2012, ont évalué l’efficacité de 244 composés.

    Selon les chercheurs, 99,6% d’entre eux ont conclu que la molécule n’était pas plus efficace que le placebo pour traiter la maladie d’Alzheimer.

    Les résultats des 1438 essais cliniques portant sur le cancer ont enregistré de meilleurs résultats avec un taux d’échec de 89%, ce qui incite les laboratoires à plus investir dans la recherche sur le cancer que dans les neurosciences.

    Source: Alzheimer’s Research & Therapy, juillet 2014.

  9. Moins les seniors dorment, plus leur cerveau vieillit rapidement

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    sommeil2Des chercheurs de l’Université de Singapour (Duke-NUS Medical School) ont montré que les personnes qui dormaient moins que la moyenne présentaient un vieillissement cérébral accéléré.

    Ils ont examiné les données de 86 chinois âgés d’au moins 55 ans et qui ont subi un examen d’imagerie par résonance magnétique. En parallèle, les participants ont effectué, tous les deux ans, des tests neuropsychologiques mesurant leur performance cognitive.

    Résultats : ceux se dormaient le moins longtemps présentaient des ventricules plus larges (ce qui reflète une perte de neurones ou de contacts entre neurones). De plus leur performance cognitive était moins bonne.

    Les résultats démontrent également que la durée optimale de sommeil pour obtenir les meilleures performances cognitives est de 7 heures.
    Source: June C. et call. Sleep Duration and Age-Related Changes in Brain Structure and Cognitive Performance. SLEEP, juin 2014.

  10. Parkinson : une nouvelle méthode pour dépister la maladie ?

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    tdbzDes chercheurs taïwanais (Hôpital mémorial Chang Gung) auraient mis au point une méthode pour dépister précocement la maladie de Parkinson, grâce à l’utilisation d’une technique de neuroimagerie appelée tomographie AV-133.

    Ce dépistage précoce permettra au patient d’être traité le plus efficacement possible, mais aussi d’évaluer l’efficacité des traitements prescrits.

    Selon l’auteur principal de l’étude, cette technique d’imagerie cérébrale pourrait être utilisée pour diagnostiquer certains troubles du comportement.

    Source: Parkinson disease: (18)F-DTBZ PET tracks dopaminergic degeneration in patients with Parkinson disease. Nature Reviews Neurology, mai 2014.