Commentaires fermés sur Une nouvelle technique pour détecter rapidement un AVC
Des chercheurs de Hong Kong ont mis au point un système de neuroimagerie qui détecterait les aires cérébrales anormalement peu irriguées par le sang. Cette baisse anormale du flux sanguin dans le cerveau reflète un AVC d’origine ischémique. La mise en évidence d’une irrigation anormalement basse se ferait en seulement 10 minutes. Il serait accessible au médecin traitant qui pourrait confirmer le diagnostic d’AVC et administrer le traitement standard le plus tôt possible. Rappelons que le traitement destiné à retirer les caillots sanguins et à rétablir la circulation sanguine est efficace dans les 3 heures suivant les premiers symptômes. L’auteur de l’étude souligne qu’à l’heure actuelle, une ambulance met une demi-heure en moyenne pour se rendre à l’hôpital et qu’il faut une heure pour passer un scanner (tomographie assisté par ordinateur ou imagerie par résonance magnétique).
Source: The Hong Kong Polytechnic University. « Beating the clock for ischemic stroke sufferers. » ScienceDaily, 2014.
Commentaires fermés sur Parkinson : les médicaments agissent différemment en fonction de l’humeur du patient
La zone affectée (en rouge) dans la maladie de Parkinson
Un traitement dopaminergique visant à réduire les troubles moteurs chez les parkinsoniens diminue les performances cognitives lorsque ceux-ci sont dépressifs.
Ce traitement a pour but d’augmenter la dopamine dans le cerveau des malades.
En revanche, la fonction cognitive des parkinsoniens qui ne sont pas non-déprimés s’est améliorée suite au traitement avec le médicament dopaminergique
Les auteurs de l’étude ont également constaté que l’humeur des patients dépressifs s‘aggravait lorsqu’ils étaient sous traitement dopaminergique.
« C’est une surprise, » a déclaré le principal auteur.
« Ces résultats vont à l’encontre de notre hypothèse car nous nous attendions à ce que les deux groupes de patients présentent une amélioration de leur fonctions cognitives après traitement, et que l’humeur des patients dépressifs s’améliorent également. »
Une cohorte de 28 patients parkinsoniens – dont 10 avec de symptômes – participaient à l’étude. Ces résultats sont donc considérés comme préliminaires.
Les études rapportent qu’environ 40% des patients parkinsoniens souffrent de dépression.
Source: Dopaminergic modulation of memory and affective processing in Parkinson depression. Psychiatry Research, 2013; 210 (1): 146.
Voici un test de niveau de vos fonctions cognitives : mémoire (attention, encodage, récupération), intelligence spatiale, logique et langage. Il est destiné à vous garder dans une forme immarcescible. Nous vous conseillons de les effectuer en toute quiétude, après une bonne nuit de sommeil. Ils n’ont bien entendu aucune valeur d’un quelconque diagnostic. Ne perdez pas de temps sur une question sur laquelle vous butez. Prenez maintenant un papier et un stylo afin de noter les réponses. Amusez-vous bien!
Exercice 1 (mémoire)
Regardez attentivement cette photo.
Exercice 2 (raisonnement)
Trouvez la suite logique
Exercice 3 (vocabulaire)
Quel groupe de 4 lettres finit le premier mot et commence le second:
RO ….
…. TIEN
Exercice 1
Trouvez l’objet et les personnages qui ont été retirés de la photo initiale.
Solution en bas de page
Solution
Exercice 1. (3 points pour chaque bonne réponse)
Exercice 2.
Main: on forme les mots romain et maintien (2 points)
Exercice 3.
Les chiffres se suivent dans chaque chaque groupe de domino (2 points)
Barème
Le score maximum est de 10 points
8-10: très bon
3-7: bon
0-2: vous ferez mieux la prochaine fois !
Commentaires fermés sur La rigidité des artères associée à une accumulation d’amyloïde dans le cerveau
Une rigidité des artères est associé à une accumulation progressive de plaques amyloïde dans le cerveau de personnes âgées sans troubles cognitifs.
Cette conclusion, tirée d’une étude clinique portant sur 81 personnes âgées octogénaires, suggèrent qu’il existe une relation entre la sévérité de la maladie vasculaire et les plaques amyloïdes, lésions caractéristiques de lésion de la maladie d’Alzheimer.
Pour rappel la rigidité (ou durcissement) artérielle se caractérise par une rigidité accrue des parois des artères qui perdent de leur élasticité. Le flux sanguin vers les organes vitaux (dont le cerveau) est restreint. C’est un facteur de risque indépendant de la morbidité-mortalité cardiovasculaire. L’athérosclérose provoque un rétrécissement des artères.
Les auteurs de cette étude ont évalué l’accumulation des plaques amyloïde par une technique de neuro-imagerie appelée tomographie par émission de positrons sur des cerveaux de 81 patients.
La proportion de personnes âgées avec des plaques amyloïdes est passée de 50 % (au début de l’étude) à 75 % (deux ans après le début de l’étude).
Pour évaluer le rétrécissement des artères, les chercheurs ont mesuré la différence de la pression sanguine entre le haut et le bas du bras d’une part, et de la jambe d’autre part. Cette différence est plus importante chez les seniors qui ont un dépôt de plaques plus important.
Les mécanismes qui sous-tendent cette association restent à être élucidés.
Source: Arterial Stiffness and β-Amyloid Progression in Nondemented Elderly Adults. JAMA Neurol., mars 2014.
Commentaires fermés sur Le lien entre insomnie et AVC se confirme
Le risque d’AVC est bien plus élevé chez les personnes qui souffrent d’insomnie, comparé à celles qui n’ont pas de problème de sommeil.
Le risque semble également être plus élevé chez les jeunes adultes (18-34 ans) insomniaques.
Cette étude a rassemblé plus de 20 000 personnes qui souffraient d’insomnie ainsi que 64 000 personnes qui n’étaient pas insomniaques. Les auteurs ont montré que:
l’insomnie augmente le risque d’hospitalisation de 54 % sur une période de quatre ans.
le nombre d’AVC est 8 fois plus élevé chez ceux qui souffrent d’insomnie et qui ont entre 18 et 34 ans. L’incidence a tendance à décroître après 35 ans.
Le diabète constitue un facteur de risque chez les insomniaques.
L’insomnie est caractérisée par une difficulté à s’endormir et à rester endormi. Une insomnie qui persiste dure entre un et six mois.
Les mécanismes qui expliqueraient le lien entre l’insomnie et AVC ne sont pas complètement compris mais il semblerait que les troubles du sommeil entraîneraient une mauvaise santé de notre système cardio-vasculaires en augmentant l’inflammation, en diminuant la tolérance au glucose, en augmentant la pression sanguine et en entraînant une hyperactivité du système sympathique adrénergique.
Certains facteurs peuvent altérer la relation observée entre insomnie et AVC. Ce sont des facteurs comportementaux (baisse de l’activité physique, mauvaise hygiène alimentaire, consommation d’alcool et de cigarettes) et psychologiques (stress).
Source: Insomnia Subtypes and the Subsequent Risks of Stroke: Report From a Nationally Representative Cohort. Stroke, avril 2014.
Commentaires fermés sur Exercer un emploi stimulant intellectuellement est un facteur de protection pour le cerveau
Les professions qui requièrent des capacités intellectuelles peuvent avoir un effet positif chez les personnes qui partent à la retraite.
Les personnes qui exercent un emploi qui requièrent certaines capacités cognitives – capacité de résoudre un problème, planifier et analyser une information – sont plus enclines à avoir une meilleure mémoire et une meilleure capacité de raisonnement lorsqu’elles prennent leur retraite.
« Les seniors qui ont occupé un emploi qui se caractérisait par une mobilisation de l’activité mentale obtiennent de meilleurs résultats aux tests cognitifs, aussi bien avant qu’après leur retraite », déclare l’auteur principal de l’étude.
Les avocats, analystes financiers, professeurs et médecins font partie de cette catégorie de personnes, mais également celles qui avaient à gérer du personnel.
Les chercheurs de l’Université du Michigan (Etats-Unis) ont suivi 4200 personnes âgées de 51 ans au début de l’étude. Elles ont ensuite été suivies tous les deux ans.
Non seulement ces individus ont une meilleure mémoire avant leur retraite mais également un déclin plus lent de leur capacité cognitive (ex. mémoire) lors de leur vie de retraités, comparés à ceux qui ont occupé des emplois intellectuellement moins stimulants.
« Il y a plusieurs théories qui expliquent pourquoi les emplois qui demandent un effort mental peuvent préserver plus tard les capacités du cerveau », déclare l’auteur de l’étude.
« En faisant travailler plus souvent le cerveau, une personne peut créer plus de contacts entre les neurones durant ses années de travail ».
Cette réserve cognitive lui permettra de freiner par la suite le déclin de ses facultés cognitives.
Source: Journal of Occupational Health Psychology, mars 2014.
Voici un test de niveau de vos fonctions cognitives : mémoire (attention, encodage, récupération), intelligence spatiale, logique et langage. Il est destiné à vous garder dans une forme immarcescible. Nous vous conseillons de les effectuer en toute quiétude, après une bonne nuit de sommeil. Ils n’ont bien entendu aucune valeur d’un quelconque diagnostic. Ne perdez pas de temps sur une question sur laquelle vous butez. Prenez maintenant un papier et un stylo afin de noter les réponses. Amusez-vous bien!
Exercice 1 (mémoire différée)
Lisez attentivement cet extrait de la Comédie Humaine (Honoré de Balzac). Deux questions vous seront posées ultérieurement sur ce passage.
« En 1829, par une jolie matinée de printemps, un homme âgé d’environ cinquante ans suivait à cheval le chemin montagneux qui mène à un gros bourg situé près de la Grande-Chartreuse. Ce bourg est le chef-lieu d’un canton populeux circonscrit par une longue vallée. Un torrent à lit pierreux souvent à sec, alors rempli par la fonte des neiges, arrose cette vallée serrée entre deux montagnes parallèles, que dominent de toutes parts les pics de la Savoie et ceux du Dauphiné ».
Exercice 2 (raisonnement)
Formez trois mots avec ces 6 lettres. Les conjugaisons ne sont pas acceptées. Ne pas tenir compte des accents pour former les mots.
P I T E A R
Exercice 3 (attention)
Replacez dans le jeu les 7 dominos restant:
Exercice 1
Question 1: quel âge a environ l’homme ?
Question 2 : où est situé le gros bourg ?
Solution en bas de page
Solution
Exercice 1. Cinquante ans. Près de la Grande-Chartreuse (3 points par réponse)
Exercice 2. Partie, patrie, pirate, paître, parité (2 points pour les 3 mots trouvés, 1 point pour 2 mots trouvés)
Exercice 3. 2 points si les dominos sont bien replacés.
Barème
Le score maximum est de 10 points 8-10: très bon 4-7: bon 0-3: vous ferez mieux la prochaine fois !
Voici un test de niveau de vos fonctions cognitives : mémoire (attention, encodage, récupération), intelligence spatiale, logique et langage. Il est destiné à vous garder dans une forme immarcescible. Nous vous conseillons de les effectuer en toute quiétude, après une bonne nuit de sommeil. Ils n’ont bien entendu aucune valeur d’un quelconque diagnostic. Ne perdez pas de temps sur une question sur laquelle vous butez. Prenez maintenant un papier et un stylo afin de noter les réponses. Amusez-vous bien!
Exercice 1
Retardez attentivement cette image. Une question vous sera posée ultérieurement.
Exercice 2
Trouvez la suite logique:
1 5 9 13 ?
Exercice 1 (suite)
Deux paires de rectangles ont été interverties. Lesquelles?
Exercice 3
Dans quelle position (1, 2 ou 3) se retrouve cette figure après une rotation de 90 degrés vers la droite?
Solution en bas de page
Solution
Exercice 1. Les paires de rectangles bleu-blanc et rouge-vert (3 points par pair)
Exercice 2. 17. Chaque nombre s’obtient en ajoutant 4 au précédent (2 points)
Exercice 3. Figure 1 (2 points)
Barème
Le score maximum est de 10 points 8-10: très bon 3-7: bon 0-2: vous ferez mieux la prochaine fois !
Commentaires fermés sur Les bénéfices d’une bonne santé du coeur pour le cerveau
Les bénéfices d’une bonne santé du coeur pour le cerveau
Avoir une bonne santé du coeur lors de l’adolescence a un impact positif sur notre cerveau à l’âge adulte, selon deux études publiées en avril 2014.
Les résultats de cette première étude proviennent de données de plus de 3000 personnes âgées de 18 à 30 ans et suivies pendant 25 ans.
Certains participants avaient une pression artérielle, des taux de sucre et des niveaux de cholestérol légèrement plus élevés que les niveaux recommandés.
« Il est assez surprenant qu’un niveau de risque cardio-vasculaires légèrement élevé peut avoir un impact négatif sur la santé du cerveau 25 ans plus tard (c’est-à-dire vers les 40-50 ans) », déclare Dr Yaffe, neuropsychiatre et auteur principal de l’étude.
Une bonne santé cardio-vasculaire se définit par une pression systolique <120 mm Hg, une pression diastolique <80 mm Hg, un taux de sucre <100 mg/dL et des niveaux de cholestérol <200 mg/dL.
Lorsque ces niveaux sont plus élevés, on observe une augmentation du risque d’athérosclérose, maladie qui se caractérise par un rétrécissement des artères provoqué par une accumulation de plaques de graisse sur les parois des artères.
« Ces résultats suscitent plein d’espoir car ils suggèrent que le risque de maladie d’Alzheimer ou d’autres formes de démence peuvent être réduits en contrôlant les facteurs de risque cardio-vasculaire dès le plus jeune âge. »
Source : Early Adult to Mid-Life Cardiovascular Risk Factors and Cognitive Function. Circulation, 2014.
La seconde étude indique que les jeunes adultes qui participent à des activités cardio-vasculaires dès le plus jeune âge possèdent une meilleure performance cognitive lorsqu’ils atteignent la force de l’âge (40-50 ans).
« Beaucoup d’études ont rapporté les effets bénéfiques d’une bonne santé cardiaque sur le cerveau », souligne l’un des auteurs de l’étude (Université de Minnéapolis, Etat-Unis).
« A ces étude s’ajoutent la nôtre qui rapportent que des exercices d’entraînement cardiovasculaires – course, natation, bicyclette – ont un impact positif chez les jeunes adultes ».
La forme cardiorespiratoire est un index qui évalue la capacité du corps à transporter de l’oxygène dans les muscles, et celle des muscles à absorber l’oxygène durant un exercice.
Près de 3000 jeunes gens en bonne santé et âgés en moyenne de 25 ans ont couru sur un tapis roulant la première année de l’étude. Ils ont effectué de nouveau le même test 20 ans plus tard, ainsi que des tests cognitifs mesurant la mémoire verbale, la rapidité psychomotrice (c’est-à-dire la relation entre les habiletés de raisonner et l’exécution d’un mouvement) et les fonctions exécutives.
Les participants devaient marcher ou courir le plus rapidement et le plus longtemps possible au fur et à mesure que la vitesse du tapis augmentait, jusqu’à être à bout de souffle (en moyenne, les participants couraient 10 minutes).
20 ans plus tard, ils effectuaient le même test dans les mêmes conditions. Comme on pouvait s’y attendre, le temps moyen passé sur la tapis roulant n’était plus que de 7 minutes. Cependant, ceux qui présentaient la meilleure forme cardiorespiratoire, et qui restaient donc le plus longtemps sur le tapis roulant (c’est-à-dire au dessus de la moyenne de 7 minutes), étaient ceux qui présentaient les meilleurs résultats aux tests cognitifs *.
Les résultats à ces deux tests reflètent la présence ou non de troubles cognitifs observés dans une démence. Par exemple, plus on retient de mots lors du test de mémoire différé, plus le risque de développer une démence 10 ans plus tard est réduit.
* Notamment aux tests de rappel de mots et de Stroop. Ce dernier test évalue les fonctions exécutives. Il consiste à nommer la couleur de l’encre avec laquelle est écrit un nom de couleur différente. Il doit donc faire abstraction du mot.
Source : Cardiorespiratory fitness and cognitive function in middle age: The CARDIA Study. Neurology, 2014.
Commentaires fermés sur Un défaut de lecture serait un signe précoce d’Alzheimer
Des chercheurs argentins suggèrent qu’une anomalie dans les mouvements des yeux pourrait être liée à des troubles de la mémoire, et par conséquent un signe précoce de la maladie d’Alzheimer.
Ils ont montré que les patients chez qui un diagnostic probable d’Alzheimer était posé, avaient plus de difficulté à deviner les mots qui suivent lorsqu’ils parcourent un texte.
Les patients présentent une moins bonne exploration visuelle, avec :
des mouvements oculaires plus lents lors d’une lecture
un temps plus long passé à intégrer une nouvelle information et à lire un texte pour la seconde fois.
Les chercheurs s’attendaient à ce que les lecteurs, lors d’une seconde lecture, sautent des mots. Or, il apparaît que les patients Alzheimer sautent moins fréquemment les mots lors d’une deuxième lecture comparés au groupe contrôle, probablement parce qu’ils ont des problèmes à intégrer et utiliser une information préalablement stockée dans le cerveau.
Les troubles de la mémoire de travail et de récupération de l’information seraient à l’origine de ce défaut d’intégration.
Les auteurs de l’étude proposent qu’une analyse du mouvement des yeux et de la vitesse de lecture soit le signe de la présence de symptômes de maladie d’Alzheimer.
Source : Registering eye movements during reading in Alzheimer’s disease: Difficulties in predicting upcoming words. Journal of Clinical and Experimental Neuropsychology, 2014; 36 (3): 302.