L’imagerie par résonance magnétique (IRM) cérébrale est un test indolore et non invasif qui produit des images détaillées du cerveau et du tronc cérébral.
Elle est différente d’un scanner ou d’une radiographie en ce qu’elle n’utilise pas de rayonnement pour produire des images. En effet, elle combine des images pour créer une image 3D des structures internes du cerveau.
Cette technique est donc plus efficace que d’autres analyses pour détecter des anomalies dans de petites structures du cerveau telles que l’hypophyse et le tronc cérébral.
Parfois, un agent de contraste ou un colorant est administré par voie intraveineuse (IV) afin de mieux visualiser certaines structures ou anomalies.
Les deux groupes d’imagerie cérébrale
Il existe deux grands groupes : celle qui permet de déceler des lésions macroscopiques telle que la tomodensitométrie (CT-scan) et l’imagerie par résonnance magnétique.
Applications de l’imagerie cérébrale
Alors que la tomodensitométrie mesure la densité des tissus et permet de détecter des lésions (AVC, leucoaraiose), l’IRM :
- Evalue le type de démence
- Détecte des lésions (AVC, tumeur, lésions de la matière blanche)
- Évalue l’atrophie de l’hippocampe dans les maladies neurodégénératives
La TEP mesure quant à elle le débit sanguin dans le cerveau et est ainsi utilisée pour le diagnostic différentiel des maladies neurodégénératives.
Fonctionnement
Un appareil IRM crée les images du cerveau (IRM cérébrale) à l’aide d’un champ magnétique et d’ondes radio. Il utilise les propriétés des ondes électromagnétiques. Alors soumis à un champ magnétique intense, les atomes appelés protons présents dans les noyaux d’hydrogène de l’organisme s’orientent dans le même sens.
Lors de l’examen, le champ magnétique est modifié, ce qui change l’orientation de ces atomes et provoque leur résonance. Ainsi, les signaux émis lors de ce phénomène sont traités pour donner une image haute définition
Pourquoi avoir besoin d’une IRM du cerveau
C’est un outil utile pour détecter un certain nombre d’affections cérébrales, notamment :
- anévrismes;
- sclérose en plaques;
- blessures de la moelle épinière;
- hydrocéphalie, une accumulation de liquide céphalorachidien dans les cavités cérébrales;
- accident vasculaire cérébral;
- infections;
- tumeurs;
- kystes;
- troubles hormonaux, tels que l’acromégalie et le syndrome de Cushing ;
- hémorragie;
- neuroinflammation;
- problèmes de vaisseaux sanguins ;
- un problème dû à une blessure à la tête antérieure.
Ainsi, elle peut aider à déterminer si une personne a subi des dommages causés par un accident vasculaire cérébral ou une blessure à la tête. Un médecin peut également demander une IRM du cerveau pour examiner les symptômes tels que :
- vertiges
- faiblesse
- épilepsie
- changements de comportement
- vision trouble
- maux de tête chroniques
Une IRM peut ainsi aider à détecter des symptômes pouvant être dus à un problème cérébral.
Utilisation de l’IRM dans la détection de la maladie d’Alzheimer
Notons que la maladie d’Alzheimer se caractérise par une atrophie (baisse du volume) des zones du lobe temporal (ex. l’hippocampe), reflétant une perte neuronale.

Ainsi, l’IRM fonctionnelle (IRMf) permet de mettre en évidence un mauvais fonctionnement des structures du lobe temporal (hippocampe, cortex entorhinal) dans la maladie d’Alzheimer, qui se traduit par une baisse de l’activité des synapses (synapses : zones de contacts entre les neurones).
Une hyperactivation des synapses dans les lobe frontal et temporal median peut être observée chez des sujets à risque (en particulier les patients souffrant de déficit cognitif léger), reflétant un phénomène de compensation.
En d’autres termes, le sujet compense ses pertes légères de mémoire par une activation accrue des zones neurones non encore touchées.


Comment se préparer à une IRM cérébrale ?
Le personnel médical devra savoir si le patient porte du métal, notamment :
- implants d’oreille interne
- articulations artificielles
- un défibrillateur ou un stimulateur cardiaque
- types particuliers de valves cardiaques
- stents vasculaires
- clips d’anévrisme cérébral
Quelle est la procédure pour une IRM cérébrale ?
Pendant l’examen, il est important de rester immobile pour obtenir les images les plus claires. Les enfants qui ont des difficultés à rester immobiles peuvent avoir besoin d’une sédation, administrée par voie orale ou par voie intraveineuse. La sédation peut également être utile pour les adultes claustrophobes.
Vous vous allongerez ainsi sur une table qui se glisse dans l’appareil IRM. La table glisse à travers un grand aimant en forme de tube. Une fois la table glissée dans la machine, un technicien prendra plusieurs photos du cerveau, chacune prenant quelques minutes.
Le test dure normalement de 30 à 60 minutes. Le patient peut recevoir une solution de contraste par voie intraveineuse pour permettre à l’appareil IRM de voir plus facilement certaines parties du cerveau, en particulier les vaisseaux sanguins.
Il n’y a aucun risque associé à une IRM elle-même. Il y a en effet de très faibles risques de développer une réaction allergique à une solution de contraste.
Que se passe-t-il après une IRM cérébrale ?
Ainsi, après le test, le patient quitte le centre, à moins d’avoir pris un sédatif pendant l’examen, auquel cas il restera pour récupérer jusqu’à son réveil.
Les résultats sont généralement disponibles rapidement si le test a été demandé en urgence.
Quel est le prix d’un appareil IRM ?
Le prix d’un appareil varie notamment de la puissance du champ magnétique (mesurée en Tesla) :
- 1,5 Tesla (T) : 1 à 2 millions d’euros (ou dollars)
- 3 Tesla (T) : 2 à 5 millions d’euros (ou dollars)
- 7 Tesla (T) et plus (utilisé en recherche) : 7 à 10 millions d’euros (ou dollars)
