Mélatonine

Acétyl-L-carnitine

Maladie de Parkinson et activité physique

Syndrome de Cushing

Syndrome de Charles Bonnet

A quoi sert la mesure de sauvegarde de justice ?

Mission du subrogé tuteur ou curateur

Accès au dossier d’instruction établi par le juge des tutelles

Le Mandataire Judiciaire à la Protection des Majeurs

Qui peut être désigné comme tuteur ou curateur ?

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Mélatonine

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    La mélatonine est une hormone produite par une région du cerveau appelée épiphyse (ou glande pinéale) en réponse à l’absence de lumière. Elle est également synthétisée en laboratoire.

    Son rôle principal est de réguler les cycles de veille et de sommeil. Lorsque l’obscurité arrive, la glande pinéale produit la mélatonine, entraînant un besoin de dormir. A l’inverse, en présence de luminosité, la production de mélatonine est réduite, signalant à l’organisme de se préparer au réveil. Les personnes qui ont des difficultés d’endormissement présentent des concentrations plus faibles en mélanine.

    Mélatonine

    Efficacité avérée ou possible de la mélatonine

    Troubles du sommeil. La prise de mélatonine par voie orale (0,3 mg à 5 mg par jour jusqu’à 4 semaines) semble réduire le temps d’endormissement chez les personnes ayant de la difficulté à s’endormir, en particulier les personnes souffrant d’une démence et de perturbations du cycle sommeil-veille. De plus, elle semble améliorer la qualité de sommeil chez les personnes ayant une diminution du mouvement oculaire rapide pendant leur sommeil. Cependant, elle ne semble pas augmenter la quantité de sommeil. Certaines études suggèrent que la mélatonine est plus efficace chez les personnes âgées que les plus jeunes, ce qui pourrait s’expliquer par le fait que les personnes âgées présentent moins de mélatonine. Enfin, la prise de mélatonine à libération contrôlée semble aider les personnes atteintes d’une insomnie associée par exemple à un sevrage aux benzodiazépines, une dépression ou une hospitalisation.

    Hypertension. La prise de mélatonine à libération contrôlée réduirait la pression artérielle chez les personnes hypertendues.

    Anxiété avant une opératoire. La mélatonine semble être aussi efficace qu’un anxiolytique standard (midazolam) pour réduire l’anxiété avant une opération.

    Tumeurs. La mélatonine combinée avec la chimiothérapie ou des médicaments anticancéreux pourrait réduire la taille des tumeurs.

    Thrombocytopénie. La prise de mélatonine par voie orale peut améliorer la faible numération plaquettaire associée au cancer, à un traitement anticancéreux ou à d’autres affections.

    Efficacité à confirmer de la mélatonine

    Dégénérescence maculaire liée à l’âge. Les études antérieures suggèrent que la prise de mélatonine pourrait retarder la perte de vision chez les personnes atteintes d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge.

    Démence. Certaines études preuves suggèrent que la prise de mélatonine pourrait diminuer la confusion et l’agitation chez les personnes atteintes d’une démence.

    Hypertrophie bénigne de la prostate. Certaines études suggèrent que la prise de mélatonine peut réduire la nécessité d’uriner la nuit chez certains hommes atteints d’une hypertrophie bénigne de la prostate.
    Insomnie induite par les bêtabloquants. Les preuves antérieures suggèrent que la prise d’un supplément de mélatonine pourrait réduire l’insomnie causée par les médicaments bêtabloquants.

    Trouble bipolaire. Les études antérieures suggèrent que la prise de mélatonine réduit les symptômes de manie chez les personnes insomniaques atteintes d’un trouble bipolaire.

    Syndrome métabolique (réduction de la pression artérielle et du LDL- ou mauvais cholestérol) chez les personnes atteintes du syndrome métabolique.

    Syndrome des jambes sans repos. Les études antérieures suggèrent que la prise de mélatonine au coucher pourrait aggraver les symptômes chez les personnes atteintes du syndrome des jambes sans repos.

    Dyskinésie tardive. Certaines preuves suggèrent que la prise de mélatonine par voie orale réduit les symptômes de dyskinésie tardive. Toutefois, d’autres preuves suggèrent que sa prise quotidienne ne réduit pas les mouvements involontaires.

    Acouphène (sifflement dans les oreilles).

    Ostéoporose.

    Syndrome de fatigue chronique.

    Maladie pulmonaire obstructive chronique.

    Interactions avec des médicaments

    Certains médicaments, aliments et plantes peuvent interagir avec la mélatonine, en modifiant ses taux sanguins. A l’inverse, la mélatonine peut moduler les effets de certains médicaments :

    • Caféine
    • Fluvoxamine
    • Médicaments sont modifiés et métabolisés par le foie.
    • Médicaments antidiabétiques
    • Antihypertenseurs
    • Immunosuppresseurs
    • Anticoagulants / antiplaquettaires
    • Anticonvulsivants
    • Benzodiazépines
    • Échinacée
    • Millepertuis
    • Plantes et suppléments ayant des propriétés sédatives, antiplaquettaires, ou antihypertenseurs.

    Références sur la mélatonine
    Appleton RE, Jones AP, Gamble C, et al. The use of mélatonin in children with neurodevelopmental disorders and impaired sleep: a randomised, double-blind, placebo-controlled, parallel study (MENDS). Health Technol Assess. 2012;16(40):i-239.

    Bersani, G. and Garavini, A. Melatonin add-on in manic patients with treatment resistant insomnia. Prog.Neuropsychopharmacol.Biol.Psychiatry 2000;24(2):185-191

    Cortesi F, Giannotti F, Sebastiani T, Panunzi S, Valente D. Controlled-release melatonin, singly and combined with cognitive behavioural therapy, for persistent insomnia in children with autism spectrum disorders: a randomized placebo-controlled trial. J Sleep Res. 2012;21(6):700-9.

    Drake, M. J., Mills, I. W., and Noble, J. G. Melatonin pharmacotherapy for nocturia in men with benign prostatic enlargement. J Urol. 2004;171(3):1199-1202.

    Eckerberg B, Lowden A, Nagai R, Akerstedt T. Melatonin treatment effects on adolescent students’ sleep timing and sleepiness in a placebo-controlled crossover study. Chronobiol Int. 2012;29(9):1239-48

    Ferracioli-Oda E, Qawasmi A, Bloch MH. Meta-analysis: melatonin for the treatment of primary sleep disorders. PLoS One. 2013;8(5):e63773.

    Grossman, E., Laudon, M., and Zisapel, N. Effect of melatonin on nocturnal blood pressure: meta-analysis of randomized controlled trials. Vasc.Health Risk Manag. 2011;7:577-584.

    Jan, J. E., Hamilton, D., Seward, N., Fast, D. K., Freeman, R. D., and Laudon, M. Clinical trials of controlled-release melatonin in children with sleep- wake cycle disorders. J Pineal Res 2000;29(1):34-39.

    Wilhelmsen-Langeland A, Saxvig IW, Pallesen S, et al. A randomized controlled trial with bright light and melatonin for the treatment of delayed sleep phase disorder: effects on subjective and objective sleepiness and cognitive function. J Biol Rhythms. 2013;28(5):306-21.

    Yi, C., Pan, X., Yan, H., Guo, M., and Pierpaoli, W. Effects of melatonin in age-related macular degeneration. Ann.N.Y Acad.Sci. 2005;1057:384-392.

  2. Acétyl-L-carnitine

    Commentaires fermés sur Acétyl-L-carnitine

    L’acétyl L-carnitine est un acidé aminé produit par notre organisme (cerveau, foie et reins) ou provenant de notre alimentation.

    D’où provient l’acétyl L-carnitine?

    L’acétyl L-carnitine est un acidé aminé :

    1. produit par notre organisme (cerveau, foie et reins) à partir de deux acides aminés (lysine et méthionine) qui proviennent de notre alimentation. Cette synthèse est sous l’influence des vitamines C et B, ainsi que du fer.

    2. 0u provenant de notre alimentation (viandes, laitages, avocat) ou de comprimés (la vente de suppléments est réglementée suivant les pays). L’apport quotidien provenant de l’alimentation varie de 100 à 200 mg. L’absorption de la cartinine provenant de l’alimentation est meilleure que celle de la carnitine provenant des comprimés.

    Elle est connue pour faciliter la combustion des acides gras qui se transforment en énergie : elle est qualifiée de « brûleur de graisse ».

    Elle est utilisée dans différentes pathologies : perte de mémoire liée à l’âge ou associée à la maladie d’Alzheimer, la dépression chez les personnes âgées, la cataracte, les douleurs neuropathiques liées au diabète, mais également utilisé par certains hommes contre les symptômes d’infertilité, les faibles niveaux de testostérone liés à l’âge.


    Où se procurer l’acétyl-L-carnitine ?


    Acétyl L - carnitine

    Pureté garantie supérieure à 99 %

    Pour stimuler la production de l’énergie cellulaire


    Propriétés et mécanismes d’action de l’acétyl L-carnitine

    Elle est détectée dans le cerveau après une administration orale ou intraveineuse (IV), ce qui indique qu’elle traverse la barrière hémato-encéphalique (la barrière hémato-encéphalique, composée de cellules, sépare le sang du cerveau. Elle filtre le passage de certaines molécules provenant du sang).

    Elle a des propriétés multiples sur le cerveau :

    • Elle stimule le métabolisme des neurones en agissant sur les mitochondries (petits organes présents dans les cellules subvenant à leurs besoins énergétiques).

    • Elle stimule l’activité des neurones en produisant l’acétylcholine, le neurotransmetteur favorisant l’apprentissage et de la mémoire.

    • Elle stimule la synthèse des lipides présents dans les membranes des neurones, ainsi que celle des facteurs neurotrophiques (molécules protégeant les neurones).

    Efficacité thérapeutique

    Fatigue, masse graisseuse et performance cognitive

    Une étude clinique contrôlée et randomisée a évalué les effets de la carnitine sur 66 centenaires en bonne santé. Les personnes ont été sois avec un placebo, soit avec de la carnitine puis soumis a une légère activité physique leur procurant une fatigue. L’acétyl L-carnitine (2 g/jour) exerce un effet bénéfique significatif sur tous les paramètres mesurés: mesures de masse graisseuse et musculaire, triacylglycérol, cholestérol total, HDL/LDL cholestérol, test de l’examen mental (MMSE) , les activités instrumentales de la vie quotidienne (AIDL), test de la marche de 6 minutes.

    Troubles cognitifs liés à l’âge

    Une analyse globale regroupant plusieurs études cliniques indique que l’acétyl L-carnitine (de 1,5 à 4 g/jour) a des effets bénéfiques chez les patients Alzheimer, selon l’échelle « Clinical Global Impression » qui évalue l’humeur du patient. En revanche, les autres échelles de mesure n’ont pas rapporté d’effet positif de l’acétyl L-carnitine sur la performance cognitive et le fonctionnement général du patient. Elle semble moins efficace chez les patients souffrant de démence vasculaire, comparés à ceux souffrant d’une maladie d’Alzheimer.

    Dépression

    Les personnes âgées, et tout particulièrement celles souffrant de dépression et/ou atteintes de démence, ont des taux élevés de cortisol (l’hormone du stress). Le cortisol est produit sous le contrôle d’un système hiérarchique organisé en boucle et comprenant deux structures du cerveau (hypothalamus et hypophyse) et la glande surrénale : on parle d’axe hypothalamo-hypophysaire-surrénalien (HHS). L’effet bénéfique de l’acétyl L-carnitine (1,5 à 3 g/jour), s’ il se confirme, pourrait s’expliquer par sa capacité à inhiber l’axe HHS, diminuant de fait la production de cortisol. Une remarque intéressante : une exposition continue à des taux élevés de cortisol a des effets néfastes sur l’hippocampe, une partie du cerveau impliquée dans la mémoire et l’apprentissage.

    Circulation sanguine cérébrale

    Selon une étude clinique réalisée sur 10 patients ayant été victimes d’une attaque cérébrale d’origine ischémique (provoquée par l’obstruction partielle ou totale d’une artère cérébrale), l’acétyl L-carnitine augmente le flux sanguin cérébral. L’effet bénéfique a été observé sur 4 patients.

    Neuropathie liée au diabète

    L’acétyl-L-carnitine (1,5 à 3 g/jour) diminue la douleur chez les diabétiques souffrant de neuropathie, en particulier chez les personnes contrôlant mal leur diabète.

    Troubles de mémoire liés à une consommation excessive d’alcool

    L’acétyl-L-carnitine pourrait améliorer la mémoire chez des personnes souffrant de troubles de mémoire provoqués par une sur-consommation d’alcool.

    Déficit en testostérone lié à l’âge

    La prise d’acétyl-L-carnitine (2 g/jour) par voie orale avec la propionyl-L-carnitine (2 g/jour) semble partager avec la testostérone la capacité de rétablir le fonctionnement sexuel et de diminuer la dépression et la fatigue.

    Effets indésirables

    Bien que l’acétyl-L-carnitine soit globalement bien tolérée, elle peut provoquer dans certains cas les effets indésirables suivants : agitation, nausées, vomissements, problèmes gastriques.

    Précautions et mises en garde

    Elle doit être prise avec précaution chez les personnes prenant des médicaments et souffrant d’insuffisance rénale. Il est conseillé de consulter son médecin traitant.

    Une personne souffrant d’hypothyroïdie doit éviter de la consommer car elle pourrait interférer avec l’hormone thyroïdienne.

    Il existerait un risque accru de convulsions chez les personnes ayant des antécédents convulsifs et qui consomment de la L-carnitine. Puisque l’organisme transforme la L-carnitine en l’acétyl-L-carnitine et inversement, une personne à risque d’avoir des convulsions doit éviter toute utilisation d’acétyl-L-carnitine.

    Publications

    Cavallini G et al. Carnitine versus androgen administration in the treatment of sexual dysfunction, depressed mood, and fatigue associated with male aging. Urology 2004;63:641-6.

    Garzya G et alii.Drugs Exp Clin Res. 16:101-106, 1990.

    Gavrilova SI et alii. Zh Nevrol Psikhiatr Im S S Korsakova. 2011;111(9):16-22.

    Genazzani E. Clin Ter, 511-512, 1990.

    Hudson S, Tabet N. Acetyl-L-carnitine for dementia. Cochrane Database Syst Rev 2003;2:CD003158.

    Malaguarnera M et alii Am J Clin Nutr. 2007 Dec;86(6):1738-44.

    Montgomery SA et al. Meta-analysis of double blind randomized controlled clinical trials of acetyl-L-carnitine versus placebo in the treatment of mild cognitive impairment and mild Alzheimer’s disease. Int Clin Psychopharmacol 2003;18:61-71.

    Passeri M et al. Acetyl-L-carnitine in the treatment of mildly demented elderly patients. Int J Clin Pharmacol Res 1990;10:75-9.

    Postiglione A et al. Effect of acute administration of L-acetyl carnitine on cerebral blood flow in patients with chronic cerebral infarct. Pharmacol Res 1991;23:241-6.

    Quatraro A et al. Acetyl-L-carnitine for symptomatic diabetic neuropathy. Diabetologia 1995;38:123.

    Rosadini G et al. Acute effects of acetyl-L-carnitine on regional cerebral blood flow in patients with brain ischaemia. Int J Clin Pharmacol Res 1990;10:123-8.

    Salvioli G et Neri M. Drugs Exp Clin Res. 20:169-176, 1994.

    Sima AAF et al. Acetyl-L-carnitine improves pain, nerve regeneration, and vibratory perception in patients with chronic diabetic neuropathy: An analysis of two randomized, placebo-controlled trials. Diabetes Care 2005;28:89-94.

    Spagnoli A et alii. Neurology, 41:1726-1732, 1991.

    Tempesta E et al. Role of acetyl-L-carnitine in the treatment of cognitive deficit in chronic alcoholism. Int J Clin Pharmacol Res 1990;10:101-7.

    Thal LJ et al. A 1-year multicenter placebo-controlled study of acetyl-L-carnitine in patients with Alzheimer’s Disease. Neurology 1996;47:705-11.

     

    Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien. Cet article doit être considéré comme une information et un outil de formation et non comme une consultation médicale; laquelle relève, stricto sensu, d’une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les règles en vigueur dans le pays.

  3. Maladie de Parkinson et activité physique

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    L’activité physique est recommandée comme traitement complémentaire pour réduire les symptômes moteurs et non moteurs de la maladie de Parkinson. Ces symptômes sont difficiles à traiter.

    L’activité physique est connue pour améliorer de nombreux symptômes physiques et cognitifs chez les patients atteints de la maladie de Parkinson. 

    L’activité physique ralentit également le processus de la maladie, diminue la douleur associée à la maladie de Parkinson, prolonge la mobilité indépendante (démarche, équilibre, force) et améliore le sommeil, l’humeur, la mémoire, améliorant ainsi la qualité de vie globale. 

    De plus, l’activité physique a le potentiel d’améliorer les symptômes non moteurs (dépression, apathie).

    Sommaire des actualités

    Maladie de Parkinson : comment la combattre avec des exercices ?

    Mars 2016.Le docteur Gérald Kierzek nous explique quels exercices permettent de lutter contre la maladie de Parkinson.
    Voir la vidéo (source Europe 1)

    Les exercices spécifiques ou à composante d’équilibre vivement conseillés

    Les exercices spécifiques ou à composante d’équilibre vivement conseillés.

    Une revue de littérature préconise vivement l’intégration des exercices spécifiques ou à composante d’équilibre dans les programmes de rééducation de la maladie de Parkinson, au détriment des exercices de renforcement musculaire ou de la simple marche, qui n’apportent pas de preuve de leur efficacité dans la prévention des chutes.

    L’instabilité posturale se caractérise par une manifestation clinique dans quatre domaines :
    -l’équilibre stable dans la station debout
    -les réactions posturales à une stimulation de déséquilibre extérieure
    -l’anticipation des ajustements posturaux
    -l’équilibre dynamique.
    La présence de cette instabilité posturale est une caractéristique de la maladie de parkinson, multipliant le risque de chute jusqu’à 9 fois par rapport à une population saine.

    Lire l’article complet sur le site web Actukine.com

  4. Syndrome de Cushing

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    Le syndrome de Cushing survient lorsque votre corps est exposé à des niveaux élevés de cortisol, une hormone pendant une longue période. 

    Le syndrome de Cushing peut être causé par l’utilisation de corticostéroïdes oraux. Ce syndrome peut également survenir lorsque votre corps produit lui-même trop de cortisol.

    Trop de cortisol peut produire certains des signes caractéristiques du syndrome de Cushing – une bosse grasse entre vos épaules, un visage arrondi et des vergetures roses ou violettes sur votre peau. 

    Le syndrome de Cushing peut également entraîner une hypertension artérielle, une perte osseuse et, à l’occasion, un diabète de type 2.

    Les traitements peuvent ramener la production de cortisol de votre corps à la normale et améliorer sensiblement vos symptômes. 

    Plus le traitement commence tôt, meilleures sont vos chances de guérison.

    Symptômes

    Les signes et symptômes du syndrome de Cushing peuvent varier en fonction des niveaux d’excès de cortisol.

    Signes et symptômes courants :

    • Prise de poids et dépôts de tissu adipeux, en particulier autour de la partie médiane et du haut du dos, sur le visage (face lunaire) et entre les épaules (bosse de buffle).
    • Vergetures roses ou violettes (stries) sur la peau de l’abdomen, des cuisses, des seins et des bras.
    • Peau fine et fragile qui se meurtrit facilement.
    • Guérison lente des coupures, des piqûres d’insectes et des infections.
    • Acné.

    Signes et symptômes que les femmes peuvent éprouver :

    • Corps et poils du visage plus épais ou plus visibles (hirsutisme)
    • Menstruations irrégulières ou absentes

    Signes et symptômes que les hommes peuvent éprouver :

    • Diminution de la libido
    • Diminution de la fertilité
    • Problème d’érection

    Autres signes et symptômes pouvant survenir avec le syndrome de Cushing :

    • Fatigue sévère
    • Faiblesse musculaire
    • Dépression, anxiété et irritabilité
    • Perte de contrôle émotionnel
    • Difficultés cognitives
    • Hypertension artérielle nouvelle ou aggravée
    • Mal de crâne
    • Augmentation de la pigmentation de la peau
    • Perte osseuse, entraînant des fractures au fil du temps
    • Chez les enfants, retard de croissance

    Les causes du syndrome de Cushing

    Système endocrinien

    Des niveaux excessifs de cortisol sont responsables du syndrome de Cushing. Le cortisol, qui est produit dans les glandes surrénales, joue divers rôles dans votre corps.

    Par exemple, le cortisol aide à réguler votre tension artérielle, réduit l’inflammation et maintient le fonctionnement normal de votre cœur et de vos vaisseaux sanguins. Le cortisol aide votre corps à réagir au stress. Il régule également la façon dont vous métabolisez les protéines, les glucides et les graisses de votre alimentation en énergie utilisable.

    Cependant, lorsque le niveau de cortisol est trop élevé dans votre corps, vous pouvez développer un syndrome de Cushing.

    Le rôle des corticostéroïdes

    Le syndrome de Cushing peut se développer à partir d’une cause extérieure à votre corps. Un exemple est la prise de corticostéroïdes oraux à fortes doses sur une longue période. Ces médicaments, comme la prednisone, ont le même effet sur le corps que le cortisol produit par votre corps.

    Les corticostéroïdes oraux peuvent être nécessaires pour traiter les maladies inflammatoires, telles que la polyarthrite rhumatoïde, le lupus et l’asthme. Il peut également être utilisé pour empêcher votre corps de rejeter un organe transplanté.

    Il est également possible de développer le syndrome de Cushing à partir de corticostéroïdes injectables – par exemple, des injections répétées pour des douleurs articulaires, une bursite et des maux de dos. Les stéroïdes inhalés (pris pour l’asthme) et les crèmes cutanées stéroïdes (utilisés pour les troubles cutanés tels que l’eczéma) sont généralement moins susceptibles de provoquer ce syndrome que les corticostéroïdes oraux. Mais, chez certaines personnes, ces médicaments peuvent causer le syndrome de Cushing, surtout s’ils sont pris à fortes doses.

    La surproduction de votre corps

    La condition peut également être due à une surproduction de cortisol par votre corps. Cela peut provenir d’une production excessive par une ou les deux glandes surrénales, ou d’une surproduction de l’hormone adrénocorticotrope (ACTH), qui régule normalement la production de cortisol.

    • Une tumeur de la glande pituitaire (adénome de l’hypophyse). Une tumeur non cancéreuse (bénigne) de l’hypophyse, située à la base du cerveau, produit un excès d’ACTH , qui à son tour stimule les glandes surrénales à produire plus de cortisol. Lorsque cette forme de syndrome se développe, on parle de maladie de Cushing. 
    • Une tumeur sécrétant l’ACTH . Rarement, une tumeur qui se développe dans un organe qui ne produit normalement pas d’ ACTH commencera à sécréter cette hormone en excès, entraînant le syndrome de Cushing. 
    • Une maladie de la glande surrénale primaire. Chez certaines personnes, la cause du syndrome de Cushing est une sécrétion excessive de cortisol qui ne dépend pas de la stimulation de l’ ACTH et est associée à des troubles des glandes surrénales.
    • Syndrome de Cushing familial. Dans des cas rares, les personnes héritent d’une tendance à développer des tumeurs sur une ou plusieurs de leurs glandes endocrines, affectant les niveaux de cortisol et provoquant le syndrome de Cushing.

    Complications du syndrome de Cushing

    Sans traitement, les complications du syndrome de Cushing peuvent inclure:

    • Perte osseuse (ostéoporose), qui peut entraîner des fractures osseuses inhabituelles, telles que des fractures des côtes et des fractures des os des pieds.
    • Hypertension artérielle (hypertension).
    • Diabète de type 2.
    • Infections fréquentes ou inhabituelles.
    • Perte de masse musculaire et de force.

    Diagnostic

    Le syndrome de Cushing peut être difficile à diagnostiquer, en particulier le syndrome de Cushing endogène, car d’autres malades partagent les mêmes signes et symptômes. 

    Votre médecin procédera à un examen physique à la recherche de signes du syndrome de Cushing. 

    Si vous prenez un corticostéroïde depuis longtemps, votre médecin peut soupçonner que vous avez développé un syndrome de Cushing à la suite de ce médicament. Si vous n’avez pas utilisé de corticostéroïdes, ces tests diagnostiques peuvent vous aider à identifier la cause:

    • Analyses d’urine et de sang. Ces tests mesurent les niveaux d’hormones dans votre urine et votre sang et montrent si votre corps produit trop de cortisol. Pour le test d’urine, on vous demandera peut-être de collecter votre urine sur une période de 24 heures. 
    • Test de salive. Les niveaux de cortisol augmentent et diminuent normalement tout au long de la journée. Chez les personnes non atteintes du syndrome de Cushing, les niveaux de cortisol diminuent considérablement le soir. 
    • Tests d’imagerie. La tomographie informatisée (TDM) ou l’imagerie par résonance magnétique (IRM) peuvent fournir des images de votre hypophyse et de vos glandes surrénales pour détecter des anomalies, telles que des tumeurs.
    • Prélèvement de sinus pétreux. Ce test peut aider à déterminer si la cause du syndrome de Cushing endogène provient de l’hypophyse ou d’ailleurs. 
  5. Syndrome de Charles Bonnet

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    Le syndrome de Charles Bonnet amène une personne dont la vision a commencé à se détériorer à voir des choses qui ne sont pas réelles.

    Ces hallucinations peuvent être de simples motifs ou des images détaillées d’événements, de personnes ou de lieux.

    Elles sont uniquement visuels.

    Il est important de savoir que les hallucinations associées au syndrome de Charles Bonnet sont causées par une vue défaillante. Ils ne sont pas causés par un problème de santé mentale ou une démence.

    Les personnes atteintes du syndrome de Charles Bonnet sont généralement conscientes que les visions ne sont pas réelles.

    Types d’hallucinations

    Il existe 2 principaux types d’hallucinations que les personnes atteintes du syndrome de Charles Bonnet ont tendance à ressentir.

    Ils peuvent voir:

    • Des motifs répétés simples
    • Des images complexes de personnes, d’objets ou de paysages.

    Des motifs simples et répétés peuvent prendre la forme de grilles, de formes ou de lignes, qui peuvent apparaître dans des couleurs vives. 

    Des hallucinations plus complexes peuvent impliquer des personnes, des lieux, des animaux et des insectes.

    La plupart des gens ne voient pas les hallucinations des personnes qu’ils connaissent.

    Les hallucinations ne sont généralement pas désagréables ou menaçantes, mais peuvent être légèrement effrayantes lors de la première expérience.

    Elles peuvent parfois survenir à l’improviste et durer quelques minutes ou plusieurs heures.

    Qui est concerné par le syndrome de Charles Bonnet

    Le syndrome de Charles Bonnet affecte les personnes qui ont perdu la plupart ou la totalité de leur vue, en particulier celles atteintes de dégénérescence maculaire

    Il est plus probable que la  perte de vision affecte les deux yeux.

    Les personnes de tout âge peuvent être affectées par les hallucinations de Charles Bonnet, mais elles ont tendance à se produire plus tard dans la vie après qu’une personne commence à perdre la vue.

    Les hallucinations commencent souvent lorsque la vue d’une personne se détériore soudainement. 

    On ne sait pas comment la perte de vision conduit à des hallucinations.

    L’hypothèse est que lorsqu’une personne commence à perdre la vue, son cerveau ne reçoit plus autant d’informations qu’auparavant. On pense que le cerveau réagit parfois en comblant les lacunes avec des motifs fantastiques ou des images qu’il stocke.

    Ces images stockées sont vécues comme des hallucinations.

    Les hallucinations visuelles sont une réponse normale du cerveau à la perte de vision.

    Mais comme le syndrome de Charles Bonnet n’est pas largement connu, de nombreuses personnes s’inquiètent de ce que cela signifie et craignent de développer un problème de santé mentale grave ou une démence.

    Cela peut également poser des problèmes d’ordre pratique. Les personnes qui voient des hallucinations complexes peuvent avoir du mal à se déplacer.

    Les rues et les pièces peuvent être déformées ou les murs et clôtures peuvent apparaître directement devant vous, ce qui rend difficile de juger exactement où vous êtes.

    Certaines personnes peuvent surmonter ce problème en ayant une bonne connaissance de leur environnement.

    Les hallucinations complexes peuvent être troublantes. Bien que les visions ne soient pas effrayantes, il peut être dérangeant de voir soudainement des étrangers dans votre maison ou votre jardin.

    Les hallucinations s’améliorent souvent avec le temps, les épisodes devenant plus courts et moins fréquents.

    Si les hallucinations s’arrêtent complètement, il y a toujours une chance qu’elles réapparaissent après un nouveau déclin de la vision.

    Diagnostiquer le syndrome de Charles Bonnet

    Il n’y a pas de test spécifique pour le syndrome de Charles Bonnet.

    Les médecins le diagnostiquent en :

    • parlant à la personne de ses symptômes ;
    • s’informant des antécédents médicaux ;
    • réalisant dans certains des tests pour écarter d’autres causes possibles d’hallucinations , comme la maladie d’Alzheimer.

    Si une personne a une perte de vision et qu’elle a des hallucinations simples ou complexes et qu’elle n’a pas de signes de démence ou de maladie mentale, elle est probablement atteinte du syndrome de Charles Bonnet.

    Traiter le syndrome de Charles Bonnet

    Il n’existe actuellement aucun traitement pour le syndrome de Charles Bonnet.

    Comprendre simplement que les hallucinations sont une conséquence normale d’une perte de vision, plutôt qu’un problème de santé mentale, peut être très rassurant et aider la personne à mieux faire face.

    Il y a certaines choses que vous pouvez essayer vous-même pour soulager vos hallucinations lorsque vous en faites l’expérience.

    Par exemple, lorsqu’une hallucination commence, vous pouvez:

    • modifier les conditions d’éclairage pour voir si elle disparaît – si vous êtes dans une zone faiblement éclairée, allumez plus de lumières ou déplacez-vous vers un endroit plus lumineux; si vous êtes dans une zone trop bien éclairée, diminuez la luminosité ;
    • bouger vos yeux de gauche à droite – faites-le une fois toutes les secondes sans bouger la tête, puis faites une pause de quelques secondes et répétez ; 
    • regarder l’image et cligner des yeux rapidement ou tendre la main pour toucher la vision – essayez ceci pendant quelques secondes ;

    Assurez-vous que vous êtes bien reposé et que vous dormez suffisamment la nuit. Les hallucinations peuvent être pires lorsque vous êtes fatigué ou stressé

    Certaines personnes surmontent leur peur en apprenant à connaître les personnages dans leurs visions.

  6. A quoi sert la mesure de sauvegarde de justice ?

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    La sauvegarde de justice est une mesure de protection provisoire et ponctuelle qui évite d’instaurer une protection judiciaire à long terme.

    Elle assure au majeur une protection préventive minimale en lui imposant aucune contrainte ni aucune privation de droits. Le majeur garde sa totale capacité.

    Dans quelles situations peut-on demander une sauvegarde de justice ?

    La sauvegarde de justice s’adresse principalement aux familles qui, s’occupant dans de bonnes conditions d’un majeur vulnérable, grâce en général à un système de procurations bancaires étendus, se trouvent soudain empêchées d’accomplir un ou plusieurs actes déterminés parce qu’il s’agit d’actes de disposition qui nécessitent impérativement la signature du majeur lui-même.

    Ce peut être par exemple la vente d’un bien immobilier ou la liquidation d’une assurance-vie souscrite par le majeur.

    La sauvegarde peut également s’appliquer quand une personne est victime d’une incapacité provisoire qui peut empêcher ponctuellement l’expression de la volonté (par ex, coma, traumatismes crâniens).

    La procédure de sauvegarde permet d’habiliter immédiatement un mandataire spécial afin d’accomplir un ou plusieurs actes déterminés, même de disposition, pour la gestion du patrimoine .

    Et, lorsque ces actes sont accomplis, le juge peut ordonner la mainlevée de la sauvegarde de justice. La famille peut alors continuer à agir comme avant. Il est bien évident que ce système suppose une bonne entente et un bon fonctionnement familial.

    Procédure d’ouverture de la mesure de sauvegarde

    L’ordonnance de sauvegarde de justice est une décision conservatoire, non contradictoire, qui peut être prise dès que le juge des tutelles du lieu du domicile du majeur a reçu une requête d’un parent ou allié.

    La requête doit détailler la situation familiale et patrimoniale de la personne concernée et être accompagnée d’un certificat circonstancié d’un médecin attestant de l’impossibilité de la personne de s’occuper seule de ses affaires.

    Le juge des tutelles procède ensuite à l’instruction normale du dossier, notamment en auditionnant le majeur vulnérable, le requérant, et les personnes de la famille qu’il lui semble utile d’entendre.

    Si la demande lui semble fondée et opportune, il désigne par jugement un mandataire, qui peut être soit une des personnes du cercle familial (époux, compagnon, parent, allié, personne très proche), soit un mandataire professionnel.

    La désignation d’un mandataire spécial est susceptible d’un recours dans un délai de quinze jours à compter de la notification.

    Le jugement désignant le mandataire comportera la liste des actes que le mandataire est autoriser à effectuer en représentation du majeur (perception des revenus, résiliation du bail) et les conditions de ces actes (prix d’une vente).

    Le mandataire sera seul à pouvoir accomplir les actes autorisés mais n’est jamais tenu de réaliser un acte pour lequel il a reçu autorisation.

    Lorsque ces actes sont effectués, le mandataire envoie au juge des tutelles un compte rendu de l’exécution de sa mission. Il peut également avoir reçu pour obligation de justifier du placement des sommes éventuellement perçues dans le cadre de cette opération.

    Le mandat confié au mandataire spécial ne peut jamais être général. Il doit toujours porter sur des actes précis.

    Quels recours contre la décision d’ouverture d’une sauvegarde de justice ?

    La décision ouvrant une sauvegarde de justice n’est susceptible d’aucun recours.

    En revanche, la décision par laquelle est désignée un mandataire spécial, avec autorisation d’effectuer certains actes, est soumis à recours.

    La décision est notifiée au majeur concerné, au mandataire, au requérant (s’il est différent du mandataire), mais également aux personnes dont les droits ou charges pourraient être modifiés par la décision.

    Un recours peut être formé dans un délai de quinze jours à compter de la réception de la notification.

    Fin de la sauvegarde de justice

    La sauvegarde de justice prend fin :

    -sur décision expresse du juge des tutelles après réalisation des actes pour lesquels elle a été prononcée et au plus tard un an après son ouverture. Ce délai peut être renouvelé une fois . La sauvegarde de justice peut donc durer au maximum deux ans.

    -les actes ont été accomplis et la mesure a été menée à son terme.

    -une mesure de tutelle ou de curatelle a finalement été ouverte.

    Avantages et inconvénients de la sauvegarde de justice

    Même si elle semble d’un usage simple, la sauvegarde est assez difficile à manier.

    Notamment, elle ne peut être revue facilement si la famille s’aperçoit que d’autres actes sont nécessaires (par ex, ouverture de comptes), Car une fois le jugement rendu, il n’est en effet plus possible de la modifier, sauf à refaire toute la procédure.

    Il peut donc arriver qu’en cours de procédure, la famille s’aperçoive qu’il est plus opportun de mettre en place un régime de protection à long terme.

    Il est également possible que cette mise en place soit décidée par le juge des tutelles qui estime qu’un contrôle judiciaire soit nécessaire pour l’avenir.

    De même, si les actes pour lesquels la sauvegarde a été ouverte n’ont pas été réalisés dans un délai de deux mois (sauvegarde initiale renouvelée), la famille n’aura pas d’autres solutions que de déposer à nouveau une requête pour obtenir la mise en place d’une sauvegarde complète.

    C’est pour ces raisons que la mise en place d’une habilitation familiale spéciale apparaît souvent préférable.

  7. Mission du subrogé tuteur ou curateur

    Commentaires fermés sur Mission du subrogé tuteur ou curateur

    Le subrogé atteste auprès du juge des tutelles que les opérations accomplies par le protecteur sont conformes aux décisions prises.

    Le subrogé a pour mission de contrôler le tuteur ou le curateur

    Le juge des tutelles a la possibilité de désigner un subrogé tuteur ou subrogé curateur dans le cadre d’une tutelle ou curatelle, y compris lorsque la tutelle ou la curatelle a été confiée à un mandataire judiciaire à la protection des personnes.

    Le juge peut en effet, s’il l’estime nécessaire, nommer un subrogé tuteur ou subrogé curateur en présence d’un patrimoine important, mais également en cas de tension familiale ou en vue d’éviter un conflit d’intérêts entre les protecteurs et le majeur protégé.

    L’institution d’un subrogé tuteur ou subrogé curateur avec mission de contrôle est particulièrement adaptée lorsque les membres de la famille, sans être en conflit ouvert, n’ont pas suffisamment confiance les uns dans les autres pour confier la gestion à un seul d’entre eux sans le contrôle du juge.

    C’est la même personne qui peut être désignée tuteur ou curateur à savoir un membre de la famille ou de l’entourage proche.

    Si le tuteur ou le curateur est parent ou allié dans une branche, le subrogé est choisi de préférence dans l’autre branche.

    Faute de proche pour assumer la fonction, le juge des tutelles peut désigner un mandataire judiciaire à la protection des personnes.

    Le subrogé surveille et contrôle les actes passés par le tuteur ou le curateur

    Il informe sans délai le juge s’il constate des anomalies ou des fautes dans l’exercice de sa mission.

    Une mission de surveillance n’est pas une mission de conseil ou de consultant du tuteur.

    Le subrogé remplace le tuteur ou le curateur lorsque celui-ci risque de se trouver en conflit d’intérêts avec le majeur

    Le risque de conflit d’intérêts ne signifie pas qu’il existe un litige entre le majeur et son représentant, mais simplement qu’ils ont tous deux des intérêts dans la même opération.

    L’opposition d’intérêt suppose une divergence de droits et d’obligations à l’occasion d’une même action (règlement d’une succession, vente d’un bien indivis, protecteur désigné comme bénéficiaire d’une assurance-vie).

    Il y a par exemple, opposition d’intérêt lors d’une procédure de divorce si la tutelle a été confiée au conjoint du majeur ou lorsque la personne protégée fait une donation à son enfant qui est également son tuteur.

    Dans ce cas précis, il apparaît préférable de prévenir tout risque en faisant intervenir une tierce personne.

    Lorsqu’il n’y a pas de subrogé tuteur ou de subrogé curateur, c’est un administrateur ad-hoc , nommé précisément pour intervenir dans le cadre de l’opération en question, qui sera désigné par le juge des tutelles.

    Le subrogé doit être informé et consulté avant tout acte grave qu’envisage d’effectuer le tuteur ou le curateur

    En tutelle, l’acte grave doit également être autorisé par le juge des tutelles.

    En curatelle en revanche, l’acte doit simplement être contresigné par le curateur et par le majeur protégé. C’est là que le rôle du subrogé curateur peut être le plus important car le juge des tutelles n’intervient pas.

    Le subrogé est directement responsable envers le majeur protégé

    Sa responsabilité peut être engagée si, s’étant aperçu d’une faute du tuteur ou du curateur, il n’en a pas averti le juge des tutelles.

    La possibilité d’associer directement un second membre de la famille à la surveillance de la manière dont le tuteur ou le curateur familial accomplit sa mission, favorise l’exercice de la tutelle familiale.

    Le subrogé tuteur doit être présent à l’inventaire et doit contresigner les comptes annuels de gestion

    La mission du subrogé cesse avec la fin de la mesure de tutelle ou de curatelle et cesse également si les fonctions du tuteur ou de curateur prennent fin.

    Dans ce dernier cas, le subrogé tuteur ou subrogé curateur est tenu de provoquer le remplacement du tuteur ou du curateur, sous peine d’engager sa responsabilité à l’égard du majeur protégé.

  8. Accès au dossier d’instruction établi par le juge des tutelles

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    A tout moment de la procédure, le dossier d’instruction établi par le juge des tutelles peut être consulté au greffe de la juridiction.

    Certaines personnes disposent d’un droit d’accès au dossier d’instruction

    –  Le droit du majeur de pouvoir consulter son dossier est une application du principe du contradictoire. Chaque partie doit avoir la faculté de prendre connaissance et de discuter de toute pièce présentée au juge.

    Pour pouvoir consulter son dossier, le majeur doit simplement avertir le greffier un peu à l’avance afin que cette consultation puisse se dérouler dans les meilleures conditions.

    En revanche, il ne peut plus accéder au dossier d’instruction établi par le juge des tutelles lorsque la mesure a été prononcée.

    Le retrait de certaines pièces du dossier est justifié quand elles sont susceptibles de causer un préjudice psychique grave au majeur à protéger. Le juge en avertit le majeur par ordonnance motivée.

    Cette précaution est nécessaire au regard des éléments médicaux qui figurent dans le dossier et qui peuvent être traumatisants s’ils sont lus sans l’aide d’un tiers.

    –  Les membres de la famille peuvent consulter le dossier en cours d’instruction sur autorisation du juge des tutelles et sous réserve de justifier d’un intérêt légitime.

    –  Le mandataire, le tuteur ou le curateur, une fois qu’il en a été désigné un, peuvent consulter le dossier.

    Ces demandes sont à adresser au juge des tutelles qui prend une décision discrétionnaire non susceptible de recours.

    –  L’avocat doit également pouvoir recevoir copie de l’ensemble des pièces du dossier non expurgées, afin de préparer efficacement sa défense. Il ne peut les communiquer ni à son client ni à un tiers.

    Il doit être informé de la date de l’audience afin de faire connaître ses observations.

    Copie du dossier d’instruction suite à la décision du juge des tutelles

    Après le prononcé de la décision par le juge des tutelles, il peut être autorisé la délivrance d’une copie du dossier en cas d’intérêt légitime.

    La copie d’ordonnances et de certaines pièces du dossier peuvent être utiles au majeur protégé ou à son protecteur dans le cadre d’opérations de vente, d’achats, ou d’un litige en cours.

    C’est le juge des tutelles qui apprécient l’existence d’un intérêt légitime.

    Enfin, il est possible à une personne justifiant d’un intérêt légitime de demander une copie des décisions prises par le juge des tutelles ou des délibérations du conseil de famille. Il peut s’agir du jugement ou des ordonnances autorisant la réalisation de certaines opérations patrimoniales.

  9. Le Mandataire Judiciaire à la Protection des Majeurs

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    Le mandataire judiciaire à la protection des majeurs est une profession regroupant toutes les personnes qui s’occupent à titre professionnel de majeurs sous protection, à titre individuel, ou au sein d’une association ou d’un établissement de soin.

    Un mandataire judiciaire à la protection des majeurs peut être également amené à intervenir dans le cadre d’une mesure d’accompagnement judiciaire. De même, un il peut être désigné dans le mandat de protection future.

    Le mandataire, pour être habilité, doit avoir reçu un agrément préfectoral et être inscrit sur une liste dressée par ledit préfet.

    Le juge des tutelles désigne un mandataire judiciaire à la protection des majeurs (MJPM), en l’absence complète de proches susceptibles d’exercer les fonctions de tuteur ou de curateur.

    Le mandataire judiciaire rend compte au juge des tutelles de chacune des mesures qui lui est confiée, et fait l’objet d’un contrôle du procureur de la République et du préfet.

    Les mandataires exercent , à titre habituel, les mesures de protection des majeurs que le juge des tutelles leur confie.

    Dans la plupart des cas, il s’agit d’un service inscrit sur une liste nationale dressée par le représentant de l’Etat dans le département et qui donne délégation à un professionnel certifié d’assurer la mise en oeuvre de la mesure.

    C’est l’agrément préfectoral qui donne le droit d’être inscrit sur la liste des MJPM.

    En pratique, on trouve trois types de professionnel : ceux qui exercent au sein d’une association tutélaire, ceux qui exercent à titre individuel et privé, et enfin ceux qui exercent au sein d’un établissement hospitalier ou de long séjour.

    Pouvoir du mandataire judiciaire à la protection des majeurs 

    Le mandataire judiciaire à la protection des majeurs désigné par le juge des tutelles dispose des mêmes pouvoirs et des mêmes obligations qu’un tuteur familial.

    Le majeur protégé et sa famille doivent pouvoir disposer de toutes les informations utiles relatives au fonctionnement de la mesure : règlement de fonctionnement, modalité de recours amiable , financier ou judiciaire.

    Le professionnel est particulièrement attentif aux personnes qu’il peut associer à la remise de documents, afin de répondre le plus précisément possible aux interrogations et inquiétudes de la personne protégée.

    Le mandataire judiciaire à la protection des majeurs collecte les informations administratives, financières, sociales et familiales nécessaires à l’exercice de sa mission

    La collaboration avec le majeur protégé, la famille et les proches permettra de dresser un inventaire précis du patrimoine du majeur, d’évaluer ses besoins et d’établir son budget.

    Les attentes et les besoins du majeur protégé sont formalisés dans le document individuel à la protection des majeurs (DIPM), établi en fonction d’une connaissance précise de la situation de la personne protégée.

    Cette notice d’information doit contenir obligatoirement les éléments suivants :

    – une présentation du dispositif de protection juridique des majeurs.

    – des éléments d’information relatifs au mandataire judiciaire à la protection des majeurs (date de l’habilitation, qualification du mandataire judiciaire).

    – des éléments d’information relatifs à la personne protégée (charte des droits et liberté de la personne protégée).

    Le mandataire judiciaire à la protection des majeurs doit remettre en personne cette notice au majeur protégé en lui fournissant des explications adaptées à son état.

    Si l’état de la personne ne lui permet pas de comprendre la portée du DIPM, un parent, un allié ou une personne de son entourage peut être associé à l’élaboration du document qui lui sera remis.

    Le MJPM doit ensuite établir dans le délai de 3 mois de sa désignation, en concertation avec le majeur protégé, un document individuel comprenant une évaluation de ses besoins, une description de la mesure adaptée à sa situation particulière et le projet qui sera conduit à son égard.

    Ce document doit également expliquer dans quelles conditions concrètes le majeur verra le MJPM ou sera reçu par lui.

    Le mandataire judiciaire à la protection des majeurs (MJPM) doit dans la mesure du possible expliquer le contenu du document et tenter de recueillir l’adhésion du majeur.

    Pour accomplir sa mission de gestion, le tuteur ou le curateur devra demander le transfert des courriers administratifs et financiers.

    En tout état de cause, le mandataire doit prévenir les différents organismes de l’existence de la mesure et peut leur demander, s’il l’estime utile, de lui adresser directement les documents et courriers relevant de sa gestion.

    Le MJPM rend un compte annuel de gestion auquel est annexées toutes les pièces justificatives et le communique au majeur sous protection.

    Il ne peut pas recevoir de donation du majeur protégé, ni hériter de lui par testament.

    Le mandataire judiciaire à la protection des majeurs a l’obligation de contracter une assurance

    La responsabilité du mandataire est appréciée sévèrement comme celle de tout professionnel.

    L’action en responsabilité peut être engagée contre le MJPM directement ou contre l’Etat, qui pourra se retourner contre le MJPM en cas de condamnation.

    Le mandataire judiciaire à la protection des majeurs n’a aucune obligation directe envers la famille du majeur protégé

    Le mandataire n’a ni compte à lui rendre, ni informations importantes à lui communiquer, sauf s’il est nommé protecteur avec d’autres personnes.

    La famille n’a pas à s’immiscer dans la gestion confiée au mandataire, ainsi qu’à contrôler ses actes.

    Néanmoins, le mandataire doit faire en sorte que la famille puisse continuer à exercer son rôle effectif et affectif.

    A ce titre, il doit la rencontrer et écouter ses avis.

    Le mandataire judiciaire à la protection des majeurs doit adresser au juge des tutelles chaque semestre une déclaration indiquant le nombre total et la nature des mesures qu’il exerce

    Cette obligation permet d’éviter qu’un mandataire prenne en charge lui seul un nombre trop important de mesures.

    Le financement des mesures exercées par le MJPM est à la charge totale ou partielle de la personne protégée en fonction de ses ressources.

    Contrôle de la mission du mandataire judiciaire à la protection des majeurs 

    Le contrôle de la mission du mandataire judiciaire à la protection des majeurs dépend de juge des tutelles, du procureur de la République et de la Direction départementales des affaires sociales et sanitaires.

    Tout membre de la famille peut s’adresser à ces organismes s’il considère que le mandataire judiciaire à la protection des majeurs  néglige le majeur protégé ou n’agit pas dans son intérêt.

    Dans une lettre recommandée avec accusé de réception, il indiquera son identité, ses liens avec le majeur protégé, ce qu’il a constaté et les questions qu’il se pose.

    Ce courrier doit être factuel. Il doit relater les faits sans les commenter ni les présenter d’une manière tendancieuse ou calomnieuse. Il convient de rester prudent.

    Il est préférable d’apporter les preuves des faits invoqués.

    Avant d’entamer une telle démarche, il est conseillé de rencontrer au préalable le protecteur pour lui exposer sa position. Une franche explication suffit parfois à rassurer chacun.

  10. Qui peut être désigné comme tuteur ou curateur ?

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    Le choix du juge des tutelles est hiérarchisé par la loi, sauf désignation anticipée d’un tuteur ou curateur par le majeur protégé.

    La tutelle ou curatelle est confiée prioritairement au conjoint ou aux enfants

    Si aucun tuteur n’a été désigné par le majeur (voir supra), le juge des tutelles doit donner une priorité absolue au conjoint, dès lors que la vie commune n’a pas cessé avec le majeur protégé.

    Si le compagnon du majeur protégé est le candidat pour exercer la mesure, le juge des tutelles ne pourra l’écarter que pour une cause particulière qui devra faire l’objet d’une motivation spéciale dans le jugement. Ce peut être l’éloignement affectif, la complexité de la gestion ou l’existence de conflits d’intérêts importants.

    L’époux séparé de fait et, plus encore, celui engagé dans une instance de divorce ou en séparation de corps, ne peut réclamer l’exercice de la curatelle ou de la tutelle de son conjoint. Il en est de même du partenaire ou de l’ancien concubin séparé de son compagnon.

    En dehors de ces hypothèses, la communauté de vie subsiste tant qu’il existe des liens affectifs. Loin de se réduire à la communauté de toit ou de résidence, elle persiste quand bien même l’époux protégé serait hébergé dans un établissement de soins.

    Il n’y a aucune obligation pour le conjoint ou partenaire de demander à exercer la tutelle ou la curatelle. 

    Il serait en effet contraire aux intérêts du majeur d’imposer une telle charge à une personne qui ne se sentirait pas en capacité de l’assumer pour diverses raisons.

    A défaut, le tuteur ou curateur peut être désigné parmi les parents ou alliés au sens large

    Le juge des tutelles peut nommer un parent ou allié.

    Le cercle est très large, puisque le cercle des parents ou alliés regroupe les ascendants et les descendants, les frères et soeurs et leurs descendants, et les membres alliés de la famille.

    Il n’y pas de priorité particulière entre les membres de la famille

    Enfin, il peut s’agir d’une personne étrangère au cercle familial

    La personne doit résider avec le majeur ou entretenir avec lui des liens étroits et stables ; ce qui inclut les amis de longue date.

    Le juge tient compte de la confiance que le majeur accordait à telle personne de son entourage, avant l’ouverture de la mesure de protection.

    Là encore, le juge doit tenir compte de l’éventuel état de vulnérabilité du majeur au moment où il a accordé sa confiance. Néanmoins, sur la durée, le fait qu’une personne ait plus volontiers confié ses affaires à tel ou tel influe sur la décision du juge.

    En revanche, le juge des tutelles ne peut pas désigner un tuteur ou un curateur qui n’appartienne pas à une de ces catégories, même si d’autres personnes seraient susceptibles d’accepter la mesure (aide ménagère, avocat ou notaire).

    Il devra confier la mesure à un professionnel des mesures de protection spécialement agréé à cette fin.

    A défaut de candidat du cercle familial, le juge devra confier la mesure à un professionnel

    Le professionnel est un mandataire judiciaire à la protection des majeurs (MJPM ).

    Le juge des tutelles qui choisit de confier la mesure de protection à un professionnel extérieur alors qu’il a un candidat familial, doit expliquer son choix dans sa décision .

    L’éviction de la famille est le plus souvent du à un conflit familial.

    Mais la seule existence d’un conflit ne suffit pas à écarter la désignation d’un proche, et ce d’autant plus qu’il existe aujourd’hui de multiples modalités d’organisation des mesures de protection qui permettent à chacun des proches d’avoir une place si c’est de l’intérêt de la personne protégée.

    Mais si le juge constate que de vives dissensions portent atteinte aux intérêts de la personne protégée ou à sa volonté propre et qu’elles sont susceptibles d’aggraver l’état du majeur, la personne qui se propose sera écartée par le juge.

    Si la personne est hébergé ou séjourne dans un établissement de santé, un établissement social ou médico-social, le juge peut désigner en qualité de tuteur ou de curateur une personne ou un service préposé de cet établissement inscrit sur la liste des MJPM.

    En tout état de cause, un MJPM une fois nommé, ne peut pas refuser d’accomplir les actes urgents que commande l’intérêt de la personne protégée, comme les actes conservatoires indispensables à la préservation du patrimoine.

    Le majeur peut avoir désigné à l’avance son tuteur ou son curateur

    Il est possible à toute personne n’ayant pas d’altération de ses facultés mentales de désigner à l’avance la personne qu’il souhaite voir prendre en charge la mesure de protection à son égard si celle-ci doit être un jour prononcée.

    Cette faculté doit être distinguée du mandat de protection future qui permet de désigner un mandataire en lui confiant un mandat précis, qui s’exercera hors de la sphère judiciaire.

    Il ne s’agit pas de sortir du cadre judiciaire, mais seulement de désigner à l’avance la personne qui sera chargée, sous le contrôle du juge des tutelles, d’exercer la mesure de tutelle ou de curatelle qui aura été ouverte.

    La désignation anticipée s’impose, en principe, au juge des tutelles.

    Modalités de la désignation anticipée

    Ce choix est totalement libre.

    La désignation anticipée peut porter sur un membre de la famille, un proche, ou toute autre personne. Elle n’est pas soumise à la hiérarchie légale.

    Le choix s’exerce par une déclaration effectuée devant notaire, soit par acte sous seing privé, à condition que cet acte soit entièrement écrit, daté et signé de la main du majeur concerné.

    L’existence d’une désignation anticipée doit être suffisamment connue pour être portée à la connaissance du juge des tutelles lorsque celui-ci sera amené à ouvrir une mesure de protection.

    Lorsque le juge des tutelles a connaissance de l’existence d’une désignation anticipée, il doit y faire droit sauf :

    -si la personne désignée refuse la mission ;

    -si la personne est dans l’impossibilité de l’exercer ;

    -si la désignation est contraire à l’intérêt du majeur (relations de méfiance, conflictuelles ou intéressées avec le majeur).

    Le juge des tutelles doit alors expliquer les raisons qui l’ont conduit à ne pas respecter le choix du majeur dans une décision motivée.

    Ce document peut être remis en original à celui qui est désigné dans l’acte. Il est conseillé d’en faire une copie ou un second original remis à un tiers, le cas échéant à un notaire ou un avocat.