La gestion des comptes bancaires du majeur protégé

MUST (malnutrition)

Quelle est la mission d’un greffier en chef ?

Qu’est ce qu’un mandat de protection future ?

Comment exercer une tutelle avec conseil de famille ?

Apraxie de l’habillage

Fornix

Sulbutiamine

Dépression réactionnelle (situationnelle)

Mésolift : quels sont les avantages ?

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. La gestion des comptes bancaires du majeur protégé

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    Renforcement de la protection du compte bancaire du majeur protégé

    Les comptes déjà ouverts par le majeur protégé doivent être, autant que possible, maintenus par le tuteur ou le curateur dans l’accomplissement de leur mission.

    Le but est de maintenir les comptes du majeur dans l’établissement qu’il avait choisi. Il n’est pas rare que le majeur ait établi avec son conseiller une relation humaine qu’il serait dommageable de rompre pour des commodités de gestion.

     Les opérations bancaires de paiement et de gestion patrimoniale effectuées au nom du majeur protégé  sous tutelle ou curatelle doivent être exclusivement réalisées au moyen des comptes courants et livrets ouverts à son nom.

    Dans tous les cas, les revenus et plus-values des fonds et titres des comptes bancaires appartenant au majeur protégé doivent lui revenir.

    Les sommes versées à la suite d’une vente d’immeuble, du rachat d’un contrat d’assurance-vie ou d’une succession ne peuvent être versées sur un compte particulier qu’avec l’autorisation du juge des tutelles, en tutelle comme en curatelle.

    Le secret bancaire ne pouvant jamais être opposé au protecteur, le tuteur ou curateur peut accéder à toutes les informations détenues par le banquier ou l’assureur.

    Modification ou fermeture du compte bancaire du majeur protégé

    Le tuteur ou le curateur ne peut plus décider seul de modifier ou fermer les comptes et livrets des majeurs protégés.

    Sous curatelle, il faut l’accord du majeur et du juge des tutelles.

    Sous tutelle, celui du juge des tutelles.

    La modification et la clôture des comptes bancaires du majeur vulnérable doit être justifiée concrètement. Le requérant doit caractériser l’intérêt matériel et personnel du majeur protégé.

    Il le sera lorsque le majeur dispose de nombreux comptes bancaires dont plusieurs inutilisés et faiblement créditeurs. Il le sera également lorsque l’établissement bancaire suggéré par le protecteur comporte un service efficace dédié aux majeurs vulnérables.

    En revanche, il ne le sera pas lorsque la demande apparaît comme un confort de gestion pour le protecteur plus qu’un bienfait pour le majeur vulnérable.

    Si le majeur protégé a un compte-joint, il sera judicieux de demander au juge des tutelles l’autorisation de le fermer. Les deux titulaires de ce compte bénéficient des mêmes droits sur les sommes qui y sont versées.

    Il en va autrement lorsque le conjoint, la pacsé ou le concubin du majeur, est le cotitulaire du compte-joint.

    Restrictions à l’ouverture d’un compte bancaire au nom du majeur protégé

    Le majeur protégé sous tutelle ou sous curatelle doit conserver les comptes bancaires avec lesquels il fonctionnait avant l’ouverture de la mesure.

    Le tuteur ou le curateur ne peut pas en principe ouvrir un nouveau compte bancaire ou livret au nom du majeur protégé.

    Exceptions aux restrictions d’ouverture d’un nouveau compte bancaire au nom du majeur protégé

    Cependant, le juge des tutelles peut autoriser le tuteur ou le curateur à ouvrir un autre compte :

    -lorsque le majeur n’avait aucun compte, le tuteur ou le curateur doit lui en faire ouvrir un. Il s’agit d’une obligation pour le tuteur ou le curateur.

    -lorsque l’intérêt de la personne protégée l’exige; ce qui devrait permettre aux tuteurs et aux curateurs de faire plus aisément fonctionner la mesure. Elle devrait être appliquée assez largement par les juges des tutelles.

    Le fonctionnement à deux comptes devrait être le mécanisme habituel :

    – maintien du compte bancaire du majeur protégé, accessible directement à ce dernier avec les sommes qui lui sont directement disponibles (surtout en curatelle).

    – ouverture d’un second compte, actionné par le tuteur ou le curateur, sur lequel transiteront les sommes nécessaires au paiement des factures et à l’action de la personne chargée de la protection.

    Cette possibilité sera également utile aux tuteurs et curateurs familiaux, pour qui il peut être beaucoup plus aisé d’exercer leur mission au moyen d’un compte ouvert dans un établissement à proximité de leur domicile.

    Il appartient au tuteur et au curateur de faire la demande d’ouverture de ce compte par courrier et de justifier d’un motif légitime, qui sera le plus souvent un motif géographique, soit au moment de l’ouverture de la mesure, soit ultérieurement.

    Qu’il y ait un ou deux comptes, leur titulaire est et doit demeurer le majeur protégé, le tuteur ou curateur pouvant obtenir de faire fonctionner le compte bancaire en tant que représentant ou curateur renforcée de la personne protégée.

    Le juge des tutelles peut également décider que le tuteur ou le curateur devra ouvrir un compte à la Caisse des dépôts et consignations pour faire fonctionner la mesure de protection.

    La Caisse des dépôts et consignations exerce en effet un contrôle plus strict sur la gestion des comptes qu’un établissement bancaire classique.

    Cette obligation peut être décidée dans le cas où le juge des tutelles estime que la gestion du compte bancaire doit être entourée d’une vigilance particulière. C’est le cas, par exemple, lorsque la tutelle est confiée au conjoint ou au compagnon de vie dont la nature dépensière est connue

    Utilisation d’une carte de crédit

    Le juge des tutelles peut, dès l’ouverture ou ultérieurement, prévoir que le majeur sous tutelle ou curatelle pourra effectuer seul certaines dépenses d’un certain montant.

    Il est donc possible et plutôt conseillé, de laisser à la disposition de la personne protégée une carte de retrait dont le montant sera plafonné à l’avance d’un commun accord (hebdomadaire ou mensuelle).

    Une carte de crédit ne peut être délivrée au majeur en tutelle ou curatelle renforcée qu’avec l’accord du juge des tutelles.

    Cas particulier du majeur faisant l’objet d’une interdiction d’émettre des chèques

    Le système de fonctionnement qui maintient le majeur comme seul détenteur des comptes pose difficulté lorsqu’il est l’objet d’une interdiction bancaire.

    Cette interdiction empêche en effet qu’il puisse disposer des instruments de paiement tels que la carte bancaire , mais également le chéquier.

    Par extension, le tuteur ou curateur qui le représente ou l’assiste ne pourra donc pas non plus disposer de ces moyens de paiement, ce qui peut engendrer des difficultés importantes.

    Pour les résoudre, la loi autorise la personne chargée de la mesure de protection, à titre exceptionnel et avec l’autorisation du juge des tutelles, à faire fonctionner sous sa seule signature les comptes de la personne protégée et à disposer des moyens de paiement habituels pour ces comptes, jusqu’à ce que l’interdiction soit levée.

    Ce mécanisme n’est pas sans faille, puisque beaucoup de grandes enseignes disposent de la liste des interdits bancaires et refusent tout paiement émanant du compte, même s’il est effectué par le tuteur ou le curateur avec l’autorisation du juge des tutelles.

  2. MUST (malnutrition)

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    L’outil de dépistage de la malnutrition MUST est utilisé pour identifier les personnes qui souffrent ou sont à risque de malnutrition.

    Les experts ont conçu cet outil pour identifier les adultes, en particulier les personnes âgées, souffrant de malnutrition ou à haut risque de malnutrition.

    Les cinq étapes pour dépister la manutrition avec MUST

    Étape 1: Mesurer la taille et le poids d’une personne, calculez son indice de masse corporelle (IMC) et attribuer un score.

    Étape 2: Noter le pourcentage de perte de poids et donner un score. Par exemple, une perte non planifiée de 5 à 10% donnerait un score de 1, tandis qu’une perte de 10% donnerait un score de 2.

    Étape 3: Identifier les problèmes de santé mentale ou physique et attribuer une note. Par exemple, si une personne a été gravement malade et n’a pas pris de nourriture pendant plus de 5 jours, le score sera de 3.

    Étape 4: Additionner les scores des étapes 1, 2 et 3 pour obtenir un score de risque global.

    Étape 5: Développer un plan de soins basé sur le score.

    Score

    • faible risque: 0

    • risque moyen: 1

    • risque élevé: 2 ou plus

    Les médecins n’utilisent l’outil de dépistage de malnutrition MUST que pour identifier la malnutrition ou le risque de malnutrition chez les adultes.

    Le test n’identifiera pas les déséquilibres ou les carences nutritionnelles spécifiques.

    Une anémie par carence nutritionnelle peut survenir si le régime alimentaire d’une personne ne peut pas fournir les nutriments dont elle a besoin.

  3. Quelle est la mission d’un greffier en chef ?

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    Le greffier en chef du tribunal d’instance vérifie et approuve les comptes annuels de gestion.

    Si un subrogé-tuteur a été nommé, cette mission de vérification lui incombe en premier chef.

    Modalités du contrôle du compte annuel de gestion

    Le travail du greffier en chef consiste à vérifier que les opérations réalisées ont bien été, soit autorisées par le juge des tutelles s’il s’agit d’une tutelle, soit effectuées dans des conditions normales et conformes à l’intérêt du majeur. Il vérifie ensuite que les mouvements de fonds correspondent, au regard de l’inventaire, aux opérations réalisées.

    Le greffier en chef peut également obtenir dans le cadre de cette mission toute communication d’informations auprès d’établissements bancaires dans lesquels des comptes sont ouverts au nom de la personne protégée.

    Il peut également demander des pièces complémentaires au tuteur ou au curateur.

    La mission est sans objet si le juge des tutelles a dispensé le tuteur ou le curateur d’établir le compte de gestion.

    Si le greffier en chef estime que le compte est conforme, il l’approuve.

    L’approbation ne revêt pas de forme particulière. Parfois, il s’agit d’un simple paraphe sur le compte de gestion, qui est ensuite classé au dossier. Parfois, le greffier en chef adresse au tuteur ou au curateur un courrier lui faisant part de l’approbation du compte.

    Si le greffier en chef estime que le compte soulève des difficultés,

    il le transmet au juge des tutelles.

    Le dossier doit être accompagné d’un procès-verbal expliquant les difficultés rencontrées.

    C’est alors le juge des tutelles qui prend la décision, après avoir éventuellement convoqué le tuteur ou le curateur, d’approuver le compte ou de tirer les conséquences des difficultés non résolues, en déchargeant le tuteur ou le curateur de leur mission.

  4. Qu’est ce qu’un mandat de protection future ?

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    Le mandat de protection future est un mandat par lequel une personne capable organise sa propre protection juridique en désignant à l’avance une autre personne chargée de la représenter dans ses affaires personnelles et/ou patrimoniales pour le cas où elle ne serait plus apte à le faire elle-même.

    Le mandat évite l’ouverture d’une mesure de protection judiciaire.

    Le tiers de confiance peut être toute personne physique ou une personne morale inscrite sur la liste des mandataires judiciaires à la protection des majeurs.

    Le mandat de protection future peut être notarié ou sous signature privé. Il est soumis à diverses formalités, et ne prend effet que lorsque celui qui l’a rédigé est dans une situation qui nécessiterait l’ouverture d’une mesure de protection.

    Le mandat sous seing privé n’autorise que les actes conservatoires et de gestion courante.

    Le mandat, lorsqu’il est notarié, permet au mandataire d’accomplir au nom du mandant tous les actes civils y compris les actes de disposition (à l’exception des actes de disposition à titre gratuit).

    Le mandat de protection future est un acte juridique volontaire, conventionnel et prioritaire

    Il permet d’organiser à l’avance sa propre protection que le juge des tutelles doit déclencher avant toute mesure judiciaire.

    Par conséquent, si un mandat de protection future est mis à exécution pour une personne qui n’est plus en capacité de s’occuper elle-même de ses affaires, il n’y a pas matière à ouvrir une mesure de protection.

    Toute personne capable peut donner mandat de protection future

    Le mandant  désigne par avance un mandataire pour le cas où elle serait hors d’état de pourvoir seule à ses intérêts en raison d’une altération de ses facultés mentales ou corporelles.

    Le mandat peut être destiné à sa propre protection ou pour la protection d’un enfant handicapé (mineur ou majeur). Dans ce cas, les parents chargent alors un tiers d’assurer sa protection dans l’hypothèse où ils ne pourront plus prendre soin de lui. Ce mandat doit obligatoirement être établi par un notaire.

    Une personne sous curatelle peut également conclure un mandat de protection future avec l’assistance de son curateur.

    Le mandataire ne peut être ni mineur ni placé sous protection.

    Toute personne physique ou morale capable peut être mandataire

    Le mandataire peut être soit un proche (membres de la famille, tiers), un professionnel (notaire , gestionnaire de patrimoine) ou une personne morale (association) choisie sur la liste des mandataires judiciaires à la protection des majeurs.

    Il est également possible de désigner plusieurs mandataires. Dans ce cadre, rien n’empêche de désigner un professionnel de confiance pour la gestion de certains biens immobiliers ou mobiliers et de désigner un proche pour la protection de la personne.

    Si le mandat de protection future a été passé par acte notarié, le notaire qui a reçu l’acte ne devrait pas pouvoir être désigné mandataire, car on voit mal comment il pourrait alors exercer sa mission de contrôle sur l’exécution du mandat.

    Le ou les mandataires doivent accepter le mandat personnellement.

    Le choix est ouvert entre deux types de mandat : acte notarié ou acte sous seing privée

    – Le mandat notarié permet au mandataire d’accomplir des actes de disposition. Il peut percevoir les revenus et placer les capitaux, donner les biens en location et même les vendre.

    La seule chose qu’il ne peut pas faire c’est donner les biens car il a besoin pour cela de l’autorisation du juge des tutelles.

    Le mandataire adresse ses comptes au notaire avec les pièces justificatives. Il a l’obligation de conserver les pièces an question.

    Le notaire a un devoir d’alerte. Il contrôle les opérations et informe le juge des tutelles de tout mouvement de fonds et de tout acte qui lui paraîtraient injustifiés ou non conformes à ce qui a été prévu dans le mandat.

    Le coût d’un mandat notarié est de 117 € hors TVA. Une fois que le mandat a pris effet, le notaire perçoit chaque année pour le contrôle des comptes une rémunération de 117 € à 351 € hors TVA, en fonction des recettes et des dépenses engagées dans l’année.

    L’intérêt du mandat notarié est manifeste car il permet au notaire de veiller par la conservation des garanties et la reddition des comptes aux intérêts patrimoniaux du mandataire. A noter que le notaire qui rédige un mandat de protection future n’est pas investi de dresser un constat officiel de l’état de santé des parties. En cas de doute sur l’aptitude d’une partie à délivrer un consentement lucide, le notaire peut demander un certificat médical à un médecin inscrit sur une liste du procureur de la République attestant que le sujet ne présente pas d’altération des facultés mentales.

    – Si le mandat de protection future est conclu sous seing privé, le mandataire ne peut accomplir que les actes d’administration. Il peut par exemple, encaisser les loyers pour le compte de celui qui lui a donné mandat, mais il ne peut pas donner congé au locataire, ni a fortiori vendre le bien.

    Pour les actes de disposition, le mandataire doit obtenir l’autorisation du juge des tutelles.

    Pour être valable, le mandat sous seing privé doit être conforme au modèle établi par le ministère de la justice.

    Le mandat de protection future doit être enregistré à la recette des impôts de la résidence du mandant.

    Le mandat de protection future fonctionne comme une procuration

    Elle permet au mandataire, quelle que soit la forme du mandat, d’agir à la place et au nom du mandant. Il ne fait perdre au mandant ni ses droits ni sa capacité juridique.

    Le mandant conserve le pouvoir d’effectuer lui-même tous les actes qu’il souhaite. Mais émanant d’une personne dont les facultés sont altérées, ses actes pourront être annulés ou réduits dans les mêmes conditions que ceux passés par un majeur sous sauvegarde de justice.

    Un mandat de protection future est pour le mandataire une charge effective supposant une gestion avisée et rigoureuse.

    Pour les actes de gestion du patrimoine, il peut toutefois demander à une autre personne d’agir à sa place. Le mandataire répond alors des éventuelles fautes de cette personne. Il peut également saisir le juge des tutelles s’il souhaite accomplir un acte non prévu dans le mandat, qu’il soit personnel ou patrimonial.

    Tant qu’il ne reçoit pas exécution, le mandat de protection future peut être modifié ou révoqué par le mandant. De son côté, le mandataire peut y renoncer.

    Le mandat est en principe gratuit, sauf si des rémunérations y sont expressément prévues.

    Comment se déclenche le mandat de protection future ?

    Le mandat se déclenche lorsqu’il est établi que la personne ne peut plus pourvoir seul à ses intérêts en raison d’une altération de ses facultés mentales.

    S’agissant d’un mandat pour le compte d’un enfant handicapé, le mandat prend effet lorsque ses parents sont décédés ou qu’il ne peuvent plus prendre soin de lui.

    La mise à exécution du mandat est à l’initiative du ou des mandataires.

    Le mandataire désigné produit au greffe du tribunal d’instance de la résidence du mandant, sa pièce d’identité et celle du mandant, un justificatif de domicile et un certificat médical circonstancié établi par un médecin expert inscrit sur une liste établi par le procureur de la République et datant de moins de 2 mois.

    Le greffier vise le mandat et vérifie tous les documents. Il constate que les conditions sont réunies et le notifie à la personne protégée.

    Le mandataire doit immédiatement faire établir un inventaire des biens de la personne dont il assure ensuite l’actualisation.

    Le mandataire établit chaque année le compte de sa gestion

    En cas de mandat notarié, le mandataire adresse le compte et les pièces justificatives au notaire qui a établi le mandat.

    En cas de mandat sous seing privé conforme au modèle, le mandataire doit adresser les comptes à la personne désignée par le mandat pour contrôler son action. Il a l’obligation de conserver les comptes pendant 5 ans pour pouvoir les présenter au juge des tutelles ou aux héritiers quand il sera déchargé de sa mission.

    Dans tous les cas, le juge peut faire vérifier le compte de gestion par le greffier en chef du tribunal d’instance.

    Le mandataire est responsable de ses actes et des fautes commises dans l’exercice de sa mission. Les fautes commises sont appréciées différemment selon que leur mission est bénévole ou rémunérée.

    S’il cause un préjudice, il pourra être condamné à des dommages-intérêts et en cas de manquements caractérisés, le juge pourra le dessaisir de sa mission.

    Quand prend fin le mandat de protection future ?

    Le mandat prend fin par le rétablissement des facultés du mandant, par son décès ou par l’ouverture d’une mesure de protection.

    Le mandat de protection future prend fin par décision du juge des tutelles, par le recouvrement par la personne protégée de ses capacités mentales, par le décès du mandant, par le placement du mandant sous curatelle ou sous tutelle, par le décès du mandataire, son placement sous une mesure de protection ou sa déconfiture, ou par une décision du tribunal de grande instance annulant le mandat.

    A l’expiration du mandat et dans les 5 ans qui suivent , le mandataire tient à la disposition de la personne qui est amenée à poursuivre la gestion, au majeur devenu capable ou à ses héritiers l’inventaire des biens et les actualisations auxquelles il a donné lieu.

    Le mandat de protection future est publié sur un registre spécial. Le juge des tutelles comme les tiers auront dorénavant connaissance de ce mandat, ce qui permettra aux premiers de se prononcer en connaissance de cause.

    Contestation du mandat de protection future

    Tout intéressé peut saisir le juge des tutelles sur simple requête pour contester le mandat.

    Comme tout autre acte juridique, la mandat de protection est susceptible d’être annulé pour vice de consentement ou insanité d’esprit.

    L’annulation d’un mandat de protection future ne pourra être prononcée que s’il est établi que le mandant, en raison de l’altération de ses facultés, n’était pas en mesure de comprendre la portée de l’acte.

    L’existence d’une altération des facultés mentales au moment de la rédaction du mandat risque d’être plus facilement invoquée que la conclusion de l’acte est proche de sa mise à exécution. Il est opportun en pratique de ne pas attendre la dernière minute pour conclure un tel acte.

    En cas de mandat notarié, le notaire n’est pas investi du pouvoir de dresser un constat officiel de l’état de santé de ses clients. il doit simplement solliciter les services de l’Etat civil pour la délivrance d’un extrait d’acte de naissance mentionnant, le cas échéant, l’ouverture d’une tutelle ou d’une curatelle.

    Dès lors qu’un notaire est alerté par l’entourage, ou constate lui-même l’impossibilité du mandant à délivrer un consentement lucide, il doit s’abstenir de dresser l’acte authentique jusqu’à ce que la personne soit valablement représentée.

    Le notaire peut dans cette optique demander un certificat médical à un médecin inscrit sur la liste du procureur de la République.

    L’action en nullité d’un mandat de protection future pour vice de consentement ou insanité d’esprit relève de la compétence du tribunal de grande instance et non du juge des tutelles.

    Tout intéressé peut saisir le juge des tutelles sur les conditions et les modalités de l’exécution du mandat.

    Les personnes qui contestent l’exécution du mandat (par exemple, les membres de la famille qui ne sont pas nommés mandataires), peuvent saisir le juge des tutelles et demander que soit ordonnée, à sa place ou en complément, une mesure de protection. La présence d’un avocat n’est pas obligatoire.

    Le juge des tutelles peut alors révoquer le mandat s’il estime que celui-ci ne se déroule pas dans de bonnes conditions et que son exécution est de nature à porter atteinte aux intérêts du majeur.

    Le juge vérifie, entre autre, si les obligations contractuelles imposées au mandataire ont été respectées.

  5. Comment exercer une tutelle avec conseil de famille ?

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    La protection de la personne protégée peut s’exercer de façon collégiale avec conseil de famille. Elle est régie par le Code civil (articles 440 et suivants).


    Qu’est-ce qu’un conseil de famille ?

    Le conseil de famille est un organe facultatif rassemblant des parents, des proches ou des personnes qualifiées pour autoriser des actes accomplis au nom du majeur sous tutelle, sous la direction du juge des tutelles.

    Il n’est qu’un mode subsidiaire d’organisation de la protection des majeurs vulnérables.


    Constitution du conseil de famille

    Il ne peut être mis en place que lorsque la mesure de protection est exercée sous forme de tutelle (et non de curatelle).

    Il est constitué d’au moins quatre membres, parents ou alliés du majeur, que le juge choisit en fonction des critères habituels de choix des représentants du majeur protégé.

    Lors de sa première réunion, le conseil de famille, présidé par le juge des tutelles, choisit en son sein un tuteur qui sera chargé de l’exécution des décisions et un subrogé tuteur chargé de la surveillance et du contrôle.


    Fonctionnement

    Le conseil de famille est normalement présidé par le juge des tutelles sauf lorsque le tuteur est un mandataire judiciaire à la protection des majeurs.

    Le conseil doit être réuni chaque fois qu’une décision importante est à prendre (acte de disposition) pour autoriser ou non le tuteur à effectuer l’acte.

    Il est convoqué par le juge des tutelles, soit d’office, soit sur demande du tuteur, du subrogé tuteur, du majeur protégé ou de deux de ses membres.

    Le conseil statue à la majorité des voix, mais le tuteur ne vote pas.

    Le juge des tutelles a voix prépondérante en cas de partage des votes. Pour que les décisions du conseil soient valables, il faut que la moitié au moins des membres soient présents.

    Le majeur protégé peut assister aux séances, s’il le souhaite et si cela n’est pas contraire à son intérêt, mais il ne vote pas.

    Le juge des tutelles peut décider, au cas où la décision à prendre apparaît simple et ne nécessite pas la tenue d’une réunion, de consulter le conseil de famille par correspondance.


    Avantages et inconvénients du conseil de famille

    La mise en place est extrêmement rare aujourd’hui en raison des contraintes qu’il induit et des multiples possibilités d’organisation prévues. Elle revêt un caractère exceptionnel.

    Néanmoins, dans le cadre de patrimoine très important, sa constitution peut de révéler adaptée et utile.

  6. Apraxie de l’habillage

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    L’apraxie de l’habillage (ou apraxie vestimentaire) est l’incapacité à s’habiller seul (p. ex. passer la tête dans la manche ou mettre son pantalon à l’endroit). 

    Ce type d’apraxie se voit dans les formes tardives de la maladie d’Alzheimer.

    Cette difficulté ne s’explique pas par un déficit moteur ou sensoriel primaire ou par un déficit de l’attention (comme on peut l’observer chez les patients atteints de délire ou de syndrome frontal sévère). 

    Évaluation de l’apraxie vestimentaire

    L’évaluation clinique consiste à demander au patient de s’habiller ou d’habiller une poupée ou un mannequin, ou encore d’indiquer la succession correcte des étapes de l’habillage.

    Lorsque l’apraxie vestimentaire est liée à une lésion de l’hémisphère droit pariétal postérieur (tumeur ou accident vasculaire cérébral), la maladie est généralement associée à des difficultés motrices attentionnelles ou spatiales avec les membres gauches. 

    Cependant, un dysfonctionnement des fonctions exécutives, des déficits moteurs ou une apraxie constructive peuvent également y contribuer. 

    Associée avec des lésions du lobe pariétal de l’hémisphère gauche, l’apraxie de l’habillage semble être davantage liée à des déficits généraux de planification des gestes avec les deux membres.

  7. Fornix

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    Le fornix est un faisceau de  fibres de matière blanche qui forme un arc (fornix signifie arc en latin) autour du thalamus.

    Le fornix fournit la principale voie d’entrée et de sortie de l’hippocampe. Les principales connexions du fornix sont les suivantes:

    Il provient donc de l’hippocampe et forme à partir de celui-ci un faisceau de fibres appelée fimbria.

    Il s’étend ensuite vers le haut et autour du thalamus vers l’avant (partie antérieure) du cerveau.

    Rôle du fornix

    En 1937, le neuroanatomiste James Papez a décrit ce qui est devenu le circuit de Papez. Le circuit de Papez formait un groupe de structures comprenant l’hippocampe, les corps mammillaires, le noyau antérieur du thalamus, le gyrus cingulaire et le gyrus parahippocampique

    Le circuit de Papez sera plus tard développé et appelé le système limbique. 

    On pense maintenant que le groupe diversifié de structures connu sous le nom de système limbique est impliqué dans beaucoup plus que l’émotion. Le fornix est toujours considéré comme une partie importante du système limbique.

    Étant la principale voie de sortie de l’hippocampe, son rôle principal est de transmettre les informations de l’hippocampe aux corps mammillaires et aux noyaux antérieurs du thalamus.

    Sa fonction la plus reconnue est donc son implication dans la mémoire. On pense que les projections hippocampiques qui se dirigent vers le fornix sont importantes pour la consolidation de la mémoire.

    Les dommages au fornix ont été associés à une amnésie antérograde , qui implique l’incapacité de créer de nouveaux souvenirs et sont principalement liés à des déficits dans la mémoire déclarative et la mémoire épisodique.

    Ils ont été associés à la perte cognitive observée dans la maladie d’Alzheimer . L’intégrité du fornix peut être compromise dans les premiers stades de la maladie d’Alzheimer, et peut donc être un indicateur précoce de la maladie et qui peut prédire la progression de la maladie d’Alzheimer du stade préclinique (c’est-à-dire asymptomatique). La dégénérescence de cette structure dans la maladie d’Alzheimer semble précéder celle de l’hippocampe.

  8. Sulbutiamine

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    La sulbutiamine est une molécule synthétique similaire à la vitamine B1 (thiamine). Contrairement à la vitamine B1, qui se dissout dans l’eau, la sulbutiamine se dissout dans les graisses. 

    La sulbutiamine est capable d’augmenter les niveaux de thiamine dans le cerveau . On pense qu’il a des effets stimulants légers.

    Indications

    La sulbutiamine est indiquée dans le traitement des états de faiblesse, la fatigue et les conséquences sur le plan psychique (apathie) et pour améliorer les performances sportives.

    Efficacité clinique de la sulbutiamine

    Maladie d’Alzheimer

    Une étude clinique a été menée en double aveugle chez 83 patients atteints de la maladie d’Alzheimer (stade léger). Les patients ont été divisés en deux groupes homogènes:

    – 1er groupe : les patients reçoivent la sulbutiamine (600 mg/jour) pendant les 3 premiers mois puis une combinaison sulbutiamine (600 mg/jour)-donépézil. (5-10 mg/jour) les 3 mois suivants.

    – 2ème groupe : les patients sont traités au donépézil (5-10 mg) pendant les 3 premiers mois puis au donépézil (5-10 mg) et au placebo les 3 mois suivants.

    Résultats : les deux médicaments améliorent l’attention après 3 mois de traitement.

    Apres six mois de traitement,  la mémoire épisodique et les fonctions exécutives sont significativement améliorées chez le 1er groupe de patients (contrairement au 2eme groupe). L’attention est améliorée dans les deux groupes.

    En revanche, aucun effet bénéfique n’a été observé sur la mémoire de travail et la fluence verbale.

    Ces résultats demandent à être confirmés.

    L’efficacité clinique reste à démontrer concernant les troubles suivants :

    • Douleur nerveuse chez les personnes atteintes de diabète (neuropathie diabétique). 
    • Fatigue. 
    • Performance athlétique.
    • Dysfonction érectile.
    • Faiblesse.

    Comment fonctionne la sulbutiamine ? 

    Les études chez l’animal suggèrent que la sulbutiamine améliore la transmission du glutamate dans le cortex préfrontal.

    Elle augmente également l’efficacité de l’acétylcholine (le neurotransmetteur impliqué dans l’apprentissage et la mémoire) dans l’hippocampe.

    Les effets facilitateurs de la sulbutiamine sur le glutamate et l’acétylcholine seraient à l’origine de ces effets bénéfiques chez les patients Alzheimer.

    Posologie

    La dose efficace recommandée de la sulbutiamine varie de 400 à 600 mg/jour.

    Contre-indications – mises en garde – précautions

    La sulbutiamine est contre-indiquée chez les personnes ayant une hypersensibilité connue à ce médicament.

    Effets indésirables

    Ce médicament est globalement bien toléré aux doses prescrites.

    La sulbutiamine est plutôt sûre lorsqu’elle est prise par voie orale, à court terme. Une dose de 600 mg par jour a été utilisée en toute sécurité pendant jusqu’à 2 mois. 

    Les effets indésirables les plus courants sont les suivants : nausées, maux de tête, allergie cutanée, voire une légère agitation.

    Le surdosage peut conduire à une agitation avec euphorie et tremblement des extrémités.

    Les médecins mettent en garde sur les dangers d’une mauvaise utilisation de ce médicament qui est vendu ‘over the counter’ ou sur internet dans beaucoup de pays.

    Références

    Ollat H, Laurent B, Bakchine S, Michel BF, Touchon J, Dubois B. Effects of the association of sulbutiamine with an acetylcholinesterase inhibitor in early stage and moderate Alzheimer disease. Encephale. 2007 33(2):211-5.

    Douzenis A, Michopoulos I, Lykouras L. Sulbutiamine, an ‘innocent’ over the counter drug, interferes with therapeutic outcome of bipolar disorder. World J Biol Psychiatry. 2006;7(3):183-5.

    Pour de plus amples informations sur ce médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien. Cet article doit être considéré comme une information et un outil de formation et non comme une consultation médicale; laquelle relève, stricto sensu, d’une relation individuelle avec un professionnel patenté et selon les règles en vigueur dans le pays.

  9. Dépression réactionnelle (situationnelle)

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    La dépression réactionnelle (également connue sous le nom de dépression situationnelle) est une forme de dépression, qui est un trouble de l’humeur complexe à la fois dans ses causes et ses symptômes.

    Les symptômes de la dépression réactionnelle sont très similaires à ceux observés dans le deuil, et il est important de pouvoir faire la distinction entre les deux afin de trouver un traitement et un soutien appropriés.

    La dépression est provoquée par une situation ou un événement spécifique tels que la perte d’un emploi, un traumatisme, un rjet ou des problèmes financiers.

    Qu’est-ce que la dépression situationnelle?

    La situation dure généralement plusieurs mois. Elle est provoquée par une situation ou un événement spécifique, tel que:

    • La perte d’un emploi (que ce soit par licenciement, retraite ou licenciement)
    • Une blessure traumatique (par exemple suite à un accident de voiture ou une agression)
    • Désastre naturel
    • Un rejet
    • Des problèmes financiers
    • La fin d’une relation
    • La mort d’un être cher

    Cependant, tout événement qu’un individu trouve stressant peut déclencher une dépression réactionnelle. Les symptômes se développent généralement dans les 90 jours suivant l’événement stressant ou traumatique.

    La dépression situationnelle se distingue des autres types de dépression dans le fait que les épisodes ne durent généralement que quelques mois, alors que d’autres types de dépression peuvent affecter les personnes pendant des années ou toute une vie.

    Les mois pendant lesquels une personne est affectée par une dépression situationnelle peuvent être très difficiles, et la dépression qu’elle subit peut être sévère. Ce n’est pas moins «réel» que la dépression «classique» du fait que sa durée soit plus courte.

    La cause d’une dépression situationnelle chez une personne ne sera pas toujours la même chez une autre, car les gens gèrent et réagissent naturellement aux événements stressants ou traumatiques de différentes manières.

    Les personnes peuvent être plus susceptibles de souffrir de dépression situationnelle si elles ont déjà un problème de santé mentale ou si elles ont eu une enfance stressante ou traumatisante.

    Une autre distinction importante à faire entre la dépression réactionnelle et les autres types de dépression est que la dépression réactionnelle est directement liée à un événement traumatique.

    D’autres types de dépression peuvent se développer chez les personnes qui n’ont pas vécu d’événements traumatiques, de périodes de stress intense et qui sont généralement heureuses, et certains cas de dépression sont attribués à des causes biologiques telles que des baisses de certaines hormones ou une pré- disposition familiale.

    Quels sont les symptômes de la dépression réactionnelle ?

    Les symptômes sont complexes et peuvent différer d’une personne à l’autre :

    • Sentiments de désespoir et de tristesse persistants
    • Avoir envie de pleurer
    • Anxiété
    • Irritabilité
    • Fatigue
    • Perte de poids (parfois le poids peut également augmenter)
    • Maux de tête
    • Problèmes de digestion
    • Perte d’intérêt pour les loisirs
    • Faible estime de soi
    • Aucune motivation
    • Problèmes de prise de décision
    • Perte de libido
    • Modifications du cycle menstruel chez les femmes
    • Pensées suicidaires ou désirs d’automutilation dans les cas graves.

    Les symptômes sont très similaires aux symptômes observés dans le deuil, mais la dépression situationnelle est une maladie distincte.

    La différence entre la dépression réactionnelle et le deuil

    Le deuil est une réponse naturelle à la perte. La dépression est une maladie psychologique ou un trouble de l’humeur.

    Le deuil est souvent décrit comme un processus, et bien que les gens traversent les étapes du deuil à des rythmes différents, la progression se produira quand même.

    Ces étapes sont généralement définies comme ci-dessous.

    • Accepter que votre perte est réelle
    • Vivre la douleur et le chagrin
    • S’adapter à la vie sans la personne décédée
    • Mettre moins d’énergie émotionnelle dans le processus de deuil et passer à autre chose.

    Le deuil déclenche une gamme d’émotions, notamment:

    • Choc – souvent en relation directe avec la mort
    • Tristesse intense et pleurs fréquents
    • Fatigue et épuisement
    • Colère – parfois envers la personne décédée, sa cause de décès ou même des personnalités religieuses
    • Culpabilité – souvent à propos de choses qu’une personne a faites ou n’a pas dites à quelqu’un avant de mourir.

    Bien qu’il y ait beaucoup d’émotions négatives intenses dans le processus de deuil, les personnes en deuil peuvent trouver le bonheur dans la vie et profiter des choses qu’elles aiment faire, tandis que les personnes souffrant de dépression auront du mal à trouver du plaisir dans tout ce qu’elles font.

    Si des sentiments négatifs font réaliser à une personne qu’elle ne peut pas faire face, ou s’ils lui font négliger son travail ou sa vie de famille, il est essentiel qu’elle cherche de l’aide.

    Traitements de la dépression réactionnelle

    La thérapie par la parole peut être efficace pour soutenir une personne pendant les épisodes de dépression situationnelle. Comme la maladie est liée à un événement de la vie spécifique, les méthodes pour diminuer les symptômes peuvent être identifiées relativement facilement.

    Une meilleure gestion du sommeil et du stress grâce à la thérapie par la parole peut aider une personne à se remettre d’une dépression situationnelle.

    D’autres méthodes pour réduire les symptômes :

    • Exercice régulier
    • Manger sainement
    • Dormir régulièrement
    • Parler avec ses amis et sa famille
    • Rejoindre des groupes de soutien
    • Adopter un nouveau passe-temps.

    Parfois, des antidépresseurs ou des médicaments contre l’anxiété peuvent être prescrits aux personnes vivant avec une dépression situationnelle sévère. Ceux-ci peuvent être administrés en conjonction avec une thérapie par la parole pendant une courte période.

    Bien que cette forme de dépression ne dure que quelques mois, il est toujours important que le traitement soit recherché pendant cette période.

    Cependant, le manque de motivation, le sentiment de désespoir et la mauvaise humeur peuvent empêcher les gens de chercher des soins appropriés. Les proches devraient aider et soutenir une personne qui traverse une dépression réactionnelle en recherchant les bons soins avec elle ou pour elle.

    Effets du chagrin sur le physique

    Le deuil ne se présente pas seulement avec des symptômes psychologiques. Comme dans le cas de la dépression, il existe un panel de symptômes physiques qu’une personne peut ressentir pendant son deuil.

    • Creux d’estomac
    • Resserrement de la poitrine ou de la gorge
    • Sensibilité aux bruits forts
    • Difficultés respiratoires
    • Fatigue et faiblesse
    • Bouche sèche
    • Douleurs et maux généraux.

    Consultez un médecin si l’un de ces symptômes devient inquiétant.

    Il est important de demander l’aide de professionnels de la santé ou d’amis et de membres de la famille pendant les épisodes de dépression ou en cas de deuil.

  10. Mésolift : quels sont les avantages ?

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    Le mésolift est une technique qui aide à entretenir la peau du visage, du cou ou encore des bras. Pour pallier le manque d’hydratation dû à la pollution, au soleil ou encore à la cigarette, le mésolift est un mélange de différents composés hydratants qui repulpe efficacement la peau et lui donne un aspect instantanément plus lumineux.

    Mésolift : définition & actions

    Le mésolift est un soin esthétique médical qui aide à revitaliser la peau du visage en profondeur. L’effet recherché ? Un coup d’éclat immédiat et une meilleure hydratation en quelques minutes seulement.

    En d’autres termes, ce n’est pas une chirurgie invasive qui suppose de faire une anesthésie locale ou générale. L’idée est de proposer des résultats immédiats sur l’état de la peau, d’en effacer les premiers signes de vieillissement. Pour ce faire, pas de lifting mais un traitement ultra-hydratant qui prévient l’apparition des rides et entretient l’état actuel de la peau.

    Sur quelles zones agit le mésolift ?

    Si le mésolift s’opère principalement sur le visage, il est également possible de faire un mésolift sur la peau du cou, le décolleté, le dos des mains ou encore l’intérieur des bras. Dans l’idée, il traite toutes les zones de la peau qui sont souvent exposées à la lumière et qui, par conséquent, vieillissent plus rapidement.

    Une hydratation en profondeur de l’épiderme

    Le principal avantage du mésolift est son action hydratante qui pénètre en profondeur l’épiderme. Le mésolift est un mélange de plusieurs composés ultra-hydratants :

    • Vitamines ;
    • Oligo-éléments ;
    • Minéraux.

    Ce mélange permet la microcirculation et favorise la fabrication du collagène dans la peau. Selon le type de peau, le médecin qui procède au mésolift choisit un mélange adapté. En somme, le mésolift vient « flouter », “napper” le visage d’un voile d’hydratation. Il ne comble pas les rides mais repulpe efficacement la peau.

    Les mélanges conçus pour les mésolifts contiennent généralement de l’acide hyaluronique non réticulé. À la différence des acides hyaluroniques réticulés qui réduisent les rides, les acides non réticulés permettent de retenir l’eau dans la peau et de donner un effet “pulpé” au visage.

    Un soin léger aux résultats immédiats

    Le mésolift est un soin très léger, qui n’entraîne aucun désagrément. À ce titre, il est possible de le faire assez régulièrement, pour les personnes qui souhaitent entretenir leur peau. Les résultats se constatent dès la première séance :

    • peau plus colorée ;
    • teint plus éclatant, lumineux ;
    • fermeté et tonicité ;
    • amélioration du grain de peau ;
    • etc.

    En quelques séances seulement, le visage semble rajeuni. Pour mieux s’en rendre compte, l’idéal est de prendre une photo avant et après la première séance.

    Aucune trace d’hématome ou de piqûre

    Autre avantage du mésolift : il ne laisse pas de traces de piqûres sur la peau. Au fil des séances, la peau du patient gagne en éclat et en fermeté, avec un soin de médecine esthétique opéré en toute discrétion. Si bien que, si le travail est bien fait, aucune trace d’injonctions ne sera visible à l’œil nu. Un avantage considérable pour les personnes qui souhaitent donner un coup d’éclat à leur peau rapidement et discrètement !

    Peu de séances à prévoir

    Pour mieux comprendre le principe du mésolift, le mieux est de le penser comme un soin esthétique au même titre qu’un massage ou qu’une épilation. Généralement, on prévoit 4 séances à 2-3 semaines d’intervalle, puis une séance tous les 2-3 mois. Ces séances d’entretien permettent de conserver les bons résultats du mésolift dans la durée. Concernant les résultats, ils sont visibles assez rapidement, parfois dès la première séance. Mais pour un résultat optimal, mieux vaut être patient et contempler son grain de peau avec attention après les 3-4 séances recommandées.

    Peu d’effets secondaires

    Comme mentionné ci-dessus, le mésolift ne laisse pas de traces. Toutefois, si le patient a une peau fragile (acnéique, couperosées…), il se peut que de légères ecchymoses apparaissent. En règle générale, il est indolore et n’agresse pas la peau. Le patient peut retourner au travail ou aller faire ses courses dès la fin de la séance !

    Quant aux contre-indications, elles sont peu nombreuses. Mieux vaut toutefois éviter de faire un mésolift sur une peau avec de l’eczéma ou des infections. Si le patient est allergique à l’un des produits utilisés dans le mélange, le mésolift est bien évidemment déconseillé. Le mieux est donc d’en parler plus en détails avec le médecin ou le dermatologue avant la séance.

    Quels sont les profils concernés par le mésolift ?

    Le mésolift se pratique à tout âge, sur toutes les peaux. Aussi, en théorie, tout le monde peut opter pour un mésolift.

    Selon le profil du patient, le mésolift a plusieurs avantages :

    • Peau jeune : permet d’améliorer l’acné et la peau grasse ;
    • Peau âge moyen : revitalise la peau et conserve sa tonicité ;
    • Peau âge mûr : repulpe la peau et agit sur le vieillissement progressif du derme.

    En somme, le mésolift a énormément d’avantages. Pour tous les profils de peau et à tout âge !