Confabulation
Leave a CommentLa confabulation est un trouble ou cours duquel une personne relate de manière inconsciente un événement imaginaire comme quelque chose qu’elle pense avoir vécue (différent de la mythomanie).
La confabulation est un trouble ou cours duquel une personne relate de manière inconsciente un événement imaginaire comme quelque chose qu’elle pense avoir vécue (différent de la mythomanie).
Que faut-il dire au patient lors de l’annonce d’un diagnostic de maladie d’Alzheimer ? Certains médecins peuvent craindre la réaction du patient et évite d’utiliser les mots de démence ou d’Alzheimer.
Il est possible d’être franc à l’annonce du diagnostic d’Alzheimer mais de parler de maladie neurodégénérative ou de maladie neurologique dégénérative plutôt que de démence ou d’Alzheimer, si le patient ne pose pas de question.
Si le patient demande s’il a la maladie d’Alzheimer, le médecin lui répond que c’est une possibilité et que le diagnostic est probable ou possible.
Il faut expliquer au patient qu’il faut s’assurer que le déclin des fonctions cognitives ne peut s’expliquer par une autre maladie (par exemple un traumatisme).
Le médecin dévoile les examens complémentaires qui confirme l’hypothèse d’un diagnostic de maladie d’Alzheimer.
Il dirige le patient et son proche vers les ressources (par ex. France Alzheimer) et aborde les traitements médicamenteux (par ex. le donépézil) et les approches non médicamenteuses.
Le médecin discute des possibles de effets secondaires des médicaments et les évalue les possibles changements des activités de la vie quotidienne (AVQ) et domestique (AIVQ).
La performance cognitive est de généralement réévaluée (p ex. avec le MMSE).
Lors des visites ultérieures, le médecin interroge le patient et son entourage sur les possibles troubles du comportement (agressivité, errance, anxiété, confusion) et aborde la question de la conduite automobile.
D’autres questions doivent par la suite au fil des visites : questions de sécurité (fugues, incendie, mauvaise prise de médicament), juridiques (mise sous tutelle ou curatelle, testament), le rôle de l’aidant naturel…
En 2009, la Haute Autorité de Santé a émis des recommandations concernant l’annonce du diagnostic. Il y est rappelé qu’il s’agit d’une obligation tant légale que déontologique :
Les conseils de la Haute Autorité de Santé
Lorsque l’annonce du diagnostic est faite, le médecin doit :
– le terme de maladie d’Alzheimer doit être prononcé, alors que celui de démence doit être évité. Avant de prononcer le terme de maladie d’Alzheimer, le médecin doit expliquer au patient qu’il présente des troubles de mémoire, puis qu’il est atteint d’une maladie affectant le cerveau ;
– si le diagnostic touche une autre forme de démence (démence vasculaire, démence à corps de Lewy, dégénérescence fronto-temporale ou cortico-basale), le médecin doit décrire de manière claire les caractéristiques de ces maladies ;
– le médecin doit écouter le patient, le laisser réagir face à l’annonce du diagnostic et s’assurer que l’annonce a bien été comprise.
Il est recommandé que le médecin spécialiste qui a établi le diagnostic, sur la base d’un bilan et de critères diagnostiques valides, l’annonce de façon explicite.
Le patient est informé le premier de son diagnostic. A sa demande, cette annonce est partagée avec une personne de son choix.
Il est recommandé que le médecin traitant soit informé avant qu’il ne revoie le patient et que le compte rendu de la consultation d’annonce du diagnostic d’Alzheimer lui soit envoyé.
L’annonce est un processus spécifique qui doit s’accompagner d’une proposition d’un plan de soins et d’aides.
Pour consulter l’intégralité de la synthèse des recommandations, veuillez cliquer ici.
Source: Haute Autorité de Santé.
Une femme de 55 ans consulte sur la demande de son mari car ce dernier se rend compte qu’elle présente un déclin progressif de ses fonctions cognitives depuis 2 ans.
Les premiers symptômes sont les suivants : perte de mémoire, oublis de conversations, tendance à se répéter et à poser la même question sur une courte période.
Elle a travaillé dans le secteur financier pendant 20 ans et a été licenciée il y a 18 mois. Elle a ensuite occupé un autre poste moins exigeant qu’elle a quitté il y a 7 mois. Son mari fait remarquer qu’elle avait des difficultés à se souvenir du mot de passe qu’elle utilise tous les jours pour accéder à son ordinateur.
La patiente a eu mal à se souvenir des noms de personnages d’émissions de TV qu’elle regarde régulièrement. Elle n’est plus en mesure de faire des chèques et son mari a repris la gestion des finances de la maison.
Elle continue d’être relativement de bonne humeur mais présente des épisodes d’anxiété sévères.
À l’examen physique, la patiente est alerte. Sa tension artérielle est normale (121/70 mm Hg) et son pouls régulier (70 battements/min). Son indice de masse corporelle est de 20,6 kg / m2. Elle a un discours fluide et cohérent.
Les résultats aux examens général et neurologique sont normaux. Le résultat au mini-examen de l’état mental est de 24/30, avec un faible score au test sur l’orientation. Elle a également rencontré de la difficulté à effectuer le test de l’horloge. Son score à l’échelle de dépression gériatrique (version courte à 4 items) est de 2.
L’imagerie cérébrale révèle une atrophie de l’hippocampe plus importante que la normale, et une anomalie de la substance blanche.

Quel est le diagnostic ?
1. Dégénerescence du lobe frontotemporal
2. Encéphalite limbique
3. Forme progressive primaire de sclérose en plaques
4. Maladie d’Alzheimer ou
5. Dégénérence corticobasale
Diagnostic
Un diagnostic de maladie d’Alzheimer (au stade léger) a été posé suite
aux observations suivantes :
Perte de mémoire progressive (difficulté de se souvenir d’événements récents ou
de choses récemment apprises).
Troubles de plusieurs autres fonctions cognitives (dont les capacités
visuo-spatiales)
Fonctionnement quotidien en dessous de ce qu’il était avant les symptômes.
Cependant, des tests ont été entrepris afin d’écarter d’autres causes (ex encéphalopathie), du fait son âge (les symptômes de la maladie d’Alzheimer apparaissent généralement après 65 ans, soit 10 ans plus tard que son âge). L’hypothèse d’une démence fronto-temporale a été exclue car la patiente ne présente ni troubles de la personnalité ou du langage, ni atrophie du lobe frontal.
La mesure des niveaux de protéines amyloïde et de protéines tau dans le liquide céphalorachidien corrobore l’hypothèse d’une maladie d’Alzheimer.
Enfin, le fait que ses parents n’aient pas développé de maladie d’Alzheimer exclut la possibilité que la patiente possède une des 3 mutations de gènes responsables de la forme familiale de la maladie (ces mutations touchent les gènes du précurseur de l’amyloïde et de la preséniline 1 et 2).
Le taux de diagnostic de la maladie d’Alzheimer serait trop faible et serait posé tardivement, du fait d’un manque de ressources.
Un malade d’Alzheimer sur deux ne serait pas diagnostiqué aujourd’hui en France, selon une étude publiée Alzheimer : un diagnostic trop faible et posé tardivement par Cap Retraite (France), un organisme qui conseille les familles cherchant une place en maison de retraite.
Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer seraient les mieux diagnostiquées dans les départements urbains du Nord, des Bouches-du-Rhône et de Paris, et le moins bien diagnostiquées dans les zones rurales de la Creuse, des Deux-Sèvres ou du Gers.
Le médecin généraliste joue un rôle primordial dans le dépistage. Depuis le plan Alzheimer 2008-2012, le dispositif s’est renforcé avec la mise en place de plus de 400 centres de consultation mémoire et 252 maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades.
L’étude estime que si l’ensemble des malades estimés étaient diagnostiqués et pris en charge, il faudrait créer 20 fois plus de places en équipes spécialisées Alzheimer à domicile, pour atteindre près de 105 000 places.
Lire l’article complet sur le site du Monde.fr
Canada: le diagnostic de la maladie d’Alzheimer est posé tardivement
Une enquête menée en 2012 sur le diagnostic menée par la Société Alzheimer du Canada auprès de 1000 aidants indique que près d’un Canadien sur deux ayant des symptômes de la maladie attend plus d’un an avant de consulter un médecin, alors que la personne attend plus de deux ans dans 16 % des cas.
Dans près
de la moitié des cas, les Canadiens confondent la maladie avec le simple
vieillissement naturel.
L’organisme recommande donc à la population de bien se renseigner, car la
détection rapide de la maladie permet de mieux la gérer et de ralentir
considérablement sa progression.
L’organisme Alzheimer’s Disease International rapporte que trois quarts des 36 millions de personnes atteintes de démence dans le monde n’ont pas encore reçu de diagnostic.
Moins de la moitié (45%) des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer (ou de leurs proches) sont mises au courant du diagnostic d’Alzheimer que le médecin leur a posé, selon un rapport de l’Association Alzheimer américaine paru en avril 2015.
Ce pourcentage est légèrement supérieur à celui rapporté par l’organisme américain Center for Control Disease (35%).
« Cela est inacceptable », déclare Beth Kallmyer, un des responsables de l’Association. « Les patients ont le droit de savoir. La divulgation du diagnostic est une pratique qui devrait être courante. »
« Ce taux de divulgation étonnamment faible dans la maladie d’Alzheimer n’est pas sans rappeler celui observé pour le cancer dans les années 1950 et 60, alors que le mot cancer était tabou », a t-elle ajouté dans son communiqué.
La suite sur le site web d’Otitti.net
La maladie d’Alzheimer a une évolution lente, avec des étapes associées à différents types de comportements courants.
Elle affecte la plupart des régions de votre cerveau. La maladie peut affecter la mémoire, la pensée, le jugement, la langue, la résolution de problèmes, la personnalité et le mouvement.
L’évolution de la maladie d’Alzheimer distingue cinq phases: la maladie d’Alzheimer préclinique, un déficit (déclin) cognitif léger dû à la maladie d’Alzheimer, une démence légère due à la maladie d’Alzheimer, une démence modérée due à la maladie d’Alzheimer et une démence sévère liée à la maladie d’Alzheimer.
Lire également sur les différents stades de la maladie d’Alzheimer
Pour rappel, la démence est un terme utilisé pour décrire un groupe de symptômes qui affectent suffisamment les capacités intellectuelles et sociales du patient pour interférer avec la fonction quotidienne.
Même si la maladie d’Alzheimer comporte en théorie cinq étapes,il est important de savoir que ces étapes ne sont que des généralisations approximatives. La maladie est un processus continu. Chaque personne a une expérience différente de la maladie d’Alzheimer et de ses symptômes.
La maladie d’Alzheimer commence bien avant l’apparition de tout symptôme. Cette étape s’appelle la maladie d’Alzheimer préclinique et elle est généralement identifiée uniquement dans les milieux de la recherche. Ni le patient ni son entourage ne remarquent de symptômes durant cette étape.
Cette phase de la maladie d’Alzheimer peut durer des années, voire des décennies. Bien que l’on ne remarque aucun changement, les nouvelles technologies d’imagerie peuvent identifier les dépôts d’une protéine appelée bêta-amyloïde, caractéristique de la maladie d’Alzheimer. La capacité d’identifier ces dépôts précoces peut être particulièrement importante pour les essais cliniques et à l’avenir, à mesure que de nouveaux traitements seront développés dans la maladie d’Alzheimer.
Des biomarqueurs supplémentaires – des mesures pouvant refléter un risque accru de maladie – ont été identifiés dans la maladie d’Alzheimer. Ces biomarqueurs peuvent être utilisés pour étayer le diagnostic de la maladie d’Alzheimer, généralement après l’apparition des symptômes.
Les tests génétiques peuvent également vous dire si l’on a un risque plus élevé de maladie d’Alzheimer, en particulier de maladie d’Alzheimer à un stade précoce. Ces tests ne sont pas recommandés pour tout le monde, mais le médecin peut déterminer si ces tests génétiques peuvent être utiles.
Comme pour les nouvelles techniques d’imagerie, les biomarqueurs et les tests génétiques deviendront de plus en plus importants à mesure que de nouveaux traitements dans la maladie d’Alzheimer seront mis au point.
Les personnes atteintes de déficit cognitif léger (DCL) subissent de légers changements de leur mémoire et leur capacité de penser. Ces changements ne sont pas assez importants pour avoir une incidence sur le travail ou les relations. Les personnes avec DCL peuvent avoir des défaillances de mémoire pour ce qui a trait aux informations qui sont généralement facilement mémorisables, telles que des conversations, des événements récents ou des rendez-vous.
Ces personnes peuvent également avoir du mal à évaluer le temps nécessaire à l’exécution d’une tâche ou à évaluer correctement le nombre d’étapes nécessaires à la réalisation d’une tâche. La capacité de prendre de bonnes décisions peut devenir plus difficile.
La maladie d’Alzheimer n’est pas associée à un déclin cognitif léger qui est souvent diagnostiqué sur la base de l’examen des symptômes par le médecin. Cependant, les examens utilisés pour identifier la maladie d’Alzheimer préclinique peuvent être utilisés à déterminer si le MCI est dû à la maladie d’Alzheimer ou à quelque chose d’autre.
La maladie d’Alzheimer est souvent diagnostiquée au stade de démence légère, lorsqu’il devient évident pour la famille et les médecins qu’une personne a des problèmes importants de mémoire et de pensées qui affectent son fonctionnement quotidien.
Les personnes peuvent éprouver :
Lorsque l’évolution de la maladie au stade de démence modérée, les gens deviennent plus confus et commencent à avoir besoin de plus d’aide pour leurs activités quotidiennes et leurs soins personnels.
Les personnes atteintes du stade de démence modérée de la maladie d’Alzheimer peuvent:
Faites preuve d’un jugement de plus en plus pauvre et d’une confusion croissante. Les individus perdent la trace de l’endroit où ils se trouvent, du jour de la semaine ou de la saison. Ils peuvent confondre des membres de la famille ou des amis proches ou confondre des inconnus avec leur famille.
Ils peuvent errer, éventuellement à la recherche d’un environnement plus familier. Ces difficultés font qu’il est dangereux de laisser les personnes atteintes de démence modérée seules.
La perte de mémoire est encore plus grande. Les gens peuvent oublier des détails de leur histoire personnelle, tels que leur adresse ou leur numéro de téléphone, ou le lieu de l’école qu’ils ont fréquentée. Ils répètent leurs histoires préférées ou inventent des histoires pour combler leurs pertes de mémoire.
Besoin d’aide pour certaines activités quotidiennes. Une assistance peut être nécessaire pour choisir les vêtements appropriés en fonction des conditions météorologiques, ainsi que pour se laver, faire sa toilette, utiliser les toilettes et autres soins personnels.
Changements importants de personnalité et le comportement. Il n’est pas rare que des personnes au stade de démence modérée fassent preuve de suspicions sans fondement – par exemple, ils se convainquent que des amis, des membres de leur famille ou des aidants professionnels les volent ou que leur conjoint a une liaison. D’autres peuvent voir ou entendre des choses qui ne sont pas vraiment là.
Les individus deviennent souvent agités ou agités, surtout en fin de journée. Certaines personnes peuvent avoir des crises de comportement physique agressif.
Lorsque l’évolution de la maladie d’Alzheimer aboutit au stade de démence sévère, la fonction mentale continue de se détériorer et la maladie a un impact croissant sur les capacités physiques et les mouvements.
À un stade avancé de démence sévère due à la maladie d’Alzheimer, les personnes:
Perdent la capacité de communiquer de manière cohérente. Elle ne parle plus de manière sensée, bien qu’elle puisse parfois prononcer des mots ou des phrases.
Ont besoin d’une assistance quotidienne pour les soins personnels pour manger, s’habiller, utiliser la salle de bain et toutes les autres tâches quotidiennes liées aux soins personnels.
Présentent un déclin de leurs capacités physiques. Elles ont incapables de marcher sans assistance, de s’asseoir ou de lever la tête sans soutien. Les muscles peuvent devenir rigides et les réflexes anormaux. Finalement, une personne perd la capacité d’avaler et de contrôler les fonctions de la vessie et de l’intestin.
En septembre 2006, un homme de 76 ans, ouvrier de profession, est venu consulter un médecin gériatre pour des troubles mnésiques accompagnés de symptômes dépressifs (il a souffert du deuil de sa soeur).
Cette visite fait suite à une opération chirurgicale (janvier 2006) et une visite chez un psychiatre (mai 2006).
Lors du test d’évaluation de la mémoire épisodique (test de Grober et Buschke) consistant à apprendre et retenir une liste de 8 mots (le test de Grober et Buschke dans sa version longue), le patient commet deux intrusions (le patient nomme des mots ne figurant pas sur la liste). De plus, le passage du test de l’horloge), semble évoquer un problème sémantique, malgré une capacité visuelle et spatiale correcte.
Le médecin émet l’hypothèse d’un déficit des structures cérébrales impliquées dans la mémoire épisodique (hippocampe) car le patient présente un problème lors de l’encodage (l’encodage est la première étape de la mémoire. L’information obtenue par un stimulus est mise en mémoire avant d’être stockée).
Malgré un discours fluide, la fluence sémantique est faible avec un score de 12 mots, suggérant une anomalie des structures frontales et temporales de l’hémisphère gauche dominant pour le langage. De plus, le patient a obtenu un mauvais score au test d’évaluation de la mémoire de travail.
En revanche, le patient ne souffre pas d’apraxie, de trouble de l’attention, arrive à conceptualiser et s’oriente bien dans le temps et l’espace.
Un an plus tard, le patient consulte de nouveau le médecin gériatre suite aux inquiétudes de sa femme qui le trouve apathique et détaché des joies de la vie quotidienne. Des tests neuropsychologiques sont effectués. Le patient a du mal à nommer le jour de la semaine et du mois (désorientation temporelle).
Mémoire épisodique (test de Grober et Buschke) : le patient présente un problème lors de l’encodage. Il a du mal à se rappeler des mots que l’on vient juste de lui présenter (rappel immédiat). De plus, le patient commet cette fois-ci huit intrusions. Le neuropsychologue décide de ne pas effectuer les deux autres parties (i.e. épreuve interférente et rappel différé) du test afin de ne pas aggraver l’état d’anxiété dans lequel se trouve le patient. Le neuropsychologue émet l’hypothèse que le patient souffre de troubles de mémoire à court-terme affectant le lobe temporal.
Fonctions exécutives : le patient a des difficultés de conceptualisation et de planification d’après le test de la Figure de Rey3. Sa fluence littérale est faible.
Le neuropsychologue émet l’hypothèse que le patient souffre de troubles des fonctions exécutives affectant le lobe frontal.
3 Le test de la figure de Rey est un test rapide consistant à reproduire de mémoire une figure géométrique complexe et sans signification évidente. Il évalue l’activité perceptive de la personne (qu’elle soit un adolescent ou une personne âgée), ainsi que sa mémoire et son attention.
De plus, malgré une bonne compréhension des phrases et un discours fluide, le patient a de la difficulté à nommer les objets qu’on lui présente sur des fiches, confirmant une atteinte des aires frontales et temporales du langage de l’hémisphère gauche.
Enfin, son épouse estime que son mari a de la difficulté à vivre dans le quotidien (faire des courses, payer des factures).
Suite à ces observations, un diagnostic de maladie d’Alzheimer possible est posé.
La dégénérescence corticobasale est une maladie neurodégénérative caractérisée par une mort progressive des neurones situés dans les noyaux gris centraux et une partie du cortex cérébral (zone cérébrale située à la surface du cerveau).
C’est une maladie rare (moins de 1000 cas en France) décrite pour la première fois en 1968.
Elle débute, en général après 60 ans, par une apraxie asymétrique du membre supérieur (gestes maladroits de la main) et un trouble de la marche (impression de raideur, instabilité posturale).

Les neurones, en mourant, sécrètent de moins en moins de dopamine, ce qui explique l’apparition des troubles moteurs.
La dégénérescence corticobasale appartient aux syndromes parkinsoniens atypiques «primaires», un ensemble d’affections neurodégénératives sporadiques englobant aussi l’atrophie multisystématisée et la paralysie supranucléaire progressive.
Les causes ne sont pas connues pour l’instant. L’on sait cependant que les cas sont très majoritairement sporadiques (la composante génétique est quasi inexistante).
Les symptômes sont semblables à ceux observés dans la maladie de Parkinson. Ils débutent à partir de 55 et s’aggravent vite, si bien que les cas de patients âgés sont peu fréquents:
– une maladresse d’un membre (plus souvent un membre supérieur) avec une rigidité souvent bilatérale et inaugurale.
– Une dystonie (contractions musculaires involontaires) au niveau d’une main ou d’un bras qui figent une partie ou l’ensemble du corps dans une attitude anormale.
– Une akinésie (lenteur d’initiation des mouvements avec une tendance à l’immobilité).
– Une apraxie (perte de la capacité d’exécuter des gestes ou d’utiliser des objets, en l’absence de toute paralysie).
– Une dysarthrie (trouble de la parole. Le patient a des difficultés à parler et à émettre des sons. La voix apparaît trop grave ou trop aigue, rauque et parfois le patient est aphone).
– Des troubles des fonctions exécutives.
– Une aphasie (trouble partiel ou total de la faculté de s’exprimer et de comprendre le langage parlé ou écrit).
– Une agnosie (Perte de la capacité de reconnaître les objets que l’on voit ou les bruits que l’on entend, alors que les fonctions sensorielles (vision, audition, toucher, etc…) sont normales.
Le traitement consiste à prescrire les médicaments utilisés dans la maladie de Parkinson. Leur efficacité thérapeutique est faible.
Après trois ans d’évolution, la quasi-totalité des patients atteints de dégénérescence corticobasale présentent un syndrome moteur de type parkinsonien accompagné d’une importante rigidité, une apraxie et un trouble de la marche.
Madame A. âgée de 75 ans admise dans un Centre d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD, centre de soins de longue durée au Québec) après avoir été victime de plusieurs chutes.
À son arrivée dans le CHSLD (HEPAD en France), Madame A. subit un examen neurologique et des tests neuropsychologiques.
Bilan neurologique et neuropsychologique
– Syndrome extrapyramidal (troubles moteurs de type parkinsonien) responsable de chutes.
– Le score au mini-examen de l’état mental (MMSE)1 est de 12/30 reflétant un déficit modéré.
– Désorientation spatiale (mais pas temporelle).
– Troubles du langage.
– Apraxie idéomotrice très importante (prédominant dans l’hémicorps droit).
– Apraxie visuoconstructive.
– Troubles des fonctions exécutives.
– Troubles de l’attention avec ralentissement psychomoteur.
– Difficultés d’effectuer des calculs mentaux.
– Préservation de la mémoire épisodique visuelle.
– Préservation des gnosies visuelles.
– Préservation des capacités de dénomination verbale.
Examen de neuroimagerie
– Exclusion d’un accident vasculaire cérébral.
– La scintigraphie cérébrale révèle une hypoperfusion3 (ralentissement du débit sanguin) du lobe pariétal.
La scintigraphe cérébrale est un examen médical consistant à injecter une molécule radioactive afin de mettre en évidence la forme et l’activité des zones du cerveau.
Diagnostic: le patient est probablement atteint d’une dégénérescence corticobasale.
L’aphasie est un trouble partiel ou total du langage affectant l’expression ou la compréhension du langage parlé ou écrit.
C’est un trouble du langage provoqué par une lésion cérébrale située, dans la très grande majorité des cas, dans l’hémisphère cérébral gauche.
Ces lésions peuvent survenir à tout âge, mais sont plus fréquentes chez les personnes âgées victimes d’un accident vasculaire cérébral ou souffrant d’une démence.
L’aphasie se distingue des troubles de la voix (dysphonies) et de la parole (dysarthries), même si les personnes aphasiques présentent des difficultés articulatoires et des modifications du volume vocal.
Une lésion d’une ou de plusieurs aires du cerveau (aire de Broca, substance blanche, noyau caudé, cortex temporo-pariétal ou aire de Wernicke) provoquée par un AVC d’origine ischémique ou hémorragique, un traumatisme crânien, une tumeur cérébrale ou une démence (maladie d’Alzheimer).
La personne a du mal à parler, à articuler et à comprendre ce qu’on lui dit, malgré l’intégrité de la langue et du larynx.
Le symptôme le plus caractéristique de l’aphasie est la difficulté de trouver spontanément le bon mot lors d’un dialogue ou dans un test destiné à nommer un objet que l’on visualise.
Cette caractéristique se distingue des troubles du langage non aphasiques (que l’on observe par exemple dans le cadre du syndrome dysexécutif) ou d’un état confusionnel.
L’incapacité de trouver le bon du mot a généralement pour origine une difficulté à accéder à la forme phonologique correcte. Les connaissances sémantiques concernant l’item à dénommer sont intactes.
Par exemple, une personne aphasique ne pouvant dénommer le mot « orange » est capable de dire qu’il s’agit d’un agrume, de couleur orange, et n’a pas de difficulté à reconnaître l’image d’une orange. De plus, le mot manquant s’accompagne souvent d’une impression d’avoir le mot sur le bout de la langue et peut être retrouvé par un indice (par exemple, le mot commence par le son « O »).
Le langage écrit est autant altéré que le langage oral dans la majorité des cas.
Il existe principalement trois formes d’aphasie:
| Fluence | Mot manquant | Compréhension | Signes | |
| Aphasie globale | Très diminuée | Forte incapacité à trouver le mot | Très altérée | Discours souvent limité à une stéréotypie |
| Aphasie de Wernicke | Normale | Assez forte incapacité à trouver le mot | Très altérée | Paraphasies, dyssyntaxie, jargon |
| Aphasie de Broca | Diminuée | Incapacité à trouver le mot | Sous la normale | Dysprosodie, agrammatisme |
Les autres formes d’aphasie sont :
Examen de l’expression et de la compréhension du langage oral.
Tenir compte du niveau d’éducation et de la langue maternelle.
Examen du langage écrit
Cet examen peut être approfondi avec des épreuves plus complexes telles que la définition de mots, l’interprétation d’un texte ou la construction d’une phrase avec des mots.
Il semblerait que les aphasies fluentes (de type Wernicke) soient plus présentes que les aphasies non fluentes avec agrammatisme chez les personnes âgées victimes d’un accident vasculaire cérébral.
Le profil clinique peut être plus complexe, avec peu de difficultés à trouver le mot mais une présence de paraphasies sémantiques et d’erreurs visuelles, et survient chez des patients présentant des symptômes cognitifs, comportementaux et thymiques associés (ralentissement, troubles attentionnels, troubles des fonctions exécutives, troubles mnésiques, dépression, anxiété, apathie). De plus, l’évaluation précise de ces patients est rendue difficile par les troubles associés et par la fatigabilité.
L’aphasie est présente chez les personnes atteintes de différentes formes de démence, en partie la maladie d’Alzheimer et surtout les démences fronto-temporales.
L’aphasie peut être un symptôme parmi d’autres ou, au contraire, se situer au premier plan tout au long de l’évolution : on parle alors d’aphasie progressive primaire, une pathologie qui fait partie des démences fronto-temporales.
L’aphasie progressive primaire affecte généralement les personnes vers la soixantaine, avec un début insidieux caractérisé par des difficultés dans le langage spontané qui s’aggravent progressivement. Il existe deux formes possibles :
Une forme particulière d’aphasie progressive primaire, l’aphasie logopénique, apparaît dans la maladie d’Alzheimer.
Dans la maladie d’Alzheimer, les troubles du langage apparaissent de manière discrète et ont surtout pour origine un déficit des connaissances sémantiques que d’une incapacité à trouver le mot.
La démence sémantique, également appelée variante sémantique de l’aphasie progressive primaire, est un type de démence frontotemporale.
Les autres de démence frontotemporale incluent la démence fronto-temporale avec variante comportementale et l’aphasie progressive primaire non fluide.

Le profil des troubles dans cette forme de démence est différent de celui observé dans les démences plus courantes, telles que la maladie d’Alzheimer, dans laquelle les troubles de mémoire récente, par exemple, sont souvent un symptôme précoce.
En revanche, dans la démence sémantique, les souvenirs quotidiens récents et la fonction visuospatiale sont relativement bien préservés.
Cela signifie que les personnes atteintes de cette forme de démence sont souvent capables de se rappeler des événements récents et peuvent se promener seules dans leur localité sans se perdre.
Il y a, cependant, des changements importants dans les habiletés de communication, la personnalité et le comportement dans la démence sémantique.
La perte de connaissances sémantiques entraîne des difficultés à trouver des mots lors de la conversation, y compris les noms des personnes, des lieux et des objets, ainsi que des difficultés importantes à comprendre le discours des autres.
La perte sémantique s’étend au-delà des compétences linguistiques pour affecter la compréhension non verbale du monde.
Cela entraîne des problèmes de reconnaissance et de compréhension des mots, des objets, des visages, des sons, des odeurs, du toucher et des goûts, et engendre des défis avec les activités de la vie quotidienne.
Ainsi, les personnes atteintes peuvent ne pas être en mesure de démontrer comment utiliser des éléments courants, tels qu’un marteau ou un peigne.
Les changements de personnalité et de comportement sont également courants dans cette démence, les caractéristiques comportementales ayant beaucoup de points en commun avec la variante comportementale de la démence frontotemporale dans les derniers stades de la maladie.


L’apathie, qui se caractérise par une perte de motivation et d’intérêt, se retrouve fréquemment dans la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson.
Le mot tire son origine du grec (a privatif et pathos « ce qu’on éprouve »).
L’apathie se manifeste par plusieurs signes : perte de motivation, d’initiatives, activités sociales en chute, désintérêt, émoussement affectif, manque d’énergie… qui doivent être systématiquement repérés s’ils durent plus de 2 semaines.
Il n’est pas facile de différencier l’apathie de la dépression, car certains symptômes co-existent.
En voici un résumé :
– Symptômes caractéristiques de l’apathie : baisse de motivation et de persévérance, réduction des réponses émotionnelles, indifférence, retrait social.
– Symptômes caractéristiques de la dépression : tristesse, anxiété, idée suicidaire, agitation, dévalorisation, pessimisme, sentiment de culpabilité, pensées négatives, idées noires, perte d’appétit.
– Symptômes communs des deux troubles : désintérêt pour l’environnement, ralentissement psychomoteur, fatigue, manque d’énergie, hypersomnie, manque de perspicacité, manque d’initiative, perte d’espoir.
L’apathie est plus fréquente que la dépression dans la maladie d’Alzheimer, la démence frontotemporale, contrairement à la maladie de Parkinson.
L’apathie est l’un des symptômes comportementaux les plus fréquents de la maladie d’Alzheimer, touchant jusqu’à 75% des patients (la prévalence moyenne serait de 55%). Ce pourcentage dépend cependant du mode d’évaluation et du type de population ciblée.
Elle est présente à tous les stades de la maladie d’Alzheimer, mais sa fréquence augmente en fonction de la gravité de la maladie, affectant 40% des patients au stade léger, 80% au stade modéré, et plus de 90% au stade sévère de la maladie.
Elle se manifeste par une perte d’intérêt pour l’environnement, une baisse de motivation, d’engouement, de spontanéité.
Quelques études ont retrouvé une corrélation entre la sévérité de l’apathie et des troubles de fonctions exécutives (anticipation, sélection d’un objectif, planification, capacité de s’adapter aux changements).
Le lien entre apathie et déclin cognitif a été peu exploré dans la maladie d’Alzheimer. Selon une étude, la fréquence de l’apathie augmente avec la sévérité des troubles cognitifs.
Fait intéressant: les personnes apathiques considérées comme saines peuvent avoir de mauvais résultats à des tests cognitifs, suggérant que l’apathie peut être un signe avant-coureur permettant d’identifier des personnes à risque. Cette hypothèse est confirmée par une étude de suivi ayant montré que les sujets à risque apathiques ont une probabilité plus grande de développer plus tard une maladie d’Alzheimer.
De même, l’anosognosie (méconnaissance par un malade d’un trouble), très fréquente dans la maladie d’Alzheimer, est principalement liée à l’apathie (par exemple, le malade a peu conscient qu’il manque d’initiative, de motivation, etc.).
L’apathie est un trouble du comportement qui devrait être mieux diagnostiqué, selon la Haute autorité de la santé (HAS). L’apathie est souvent confondue avec la dépression, ce qui explique qu’un bon nombre de patients consomment, à tort, des antidépresseurs.
L’agence française de santé publie de nouvelles recommandations sur l’apathie avec le double objectif de : « définir précisément le diagnostic » et de « recommander une prise en charge privilégiant des moyens thérapeutiques non médicamenteux. »
Selon la HAS, « les interventions non médicamenteuses doivent être privilégiées, car elles s’attaquent aux symptômes. Il peut s’agir de thérapies de stimulation cognitive, de réhabilitation psycho-socio-cognitive ou encore d’activités de groupe liées à la vie quotidienne…».
La HAS recommande de réduire les médicaments à risque d’effets secondaires favorisant l’apathie.
La plupart des travaux ont rapporté que l’apathie s’accompagne d’un mauvais fonctionnement de certaines régions du cerveau.
Une baisse de métabolisme (caractérisée par une réduction de la circulation sanguine) a été observée dans le cortex frontal et temporal des patients Alzheimer apathiques.
Il existe une corrélation entre la sévérité de l’apathie et la réduction de l’activité du cortex frontal.

La technique de résonnance magnétique nucléaire a montré que l’épaisseur du cortex frontal et du cortex cingulaire diminue (reflétant une atrophie de ces régions) chez les patients Alzheimer apathiques.
Cette étude démontre que l’apathie n’est pas seulement un trouble psychologique, mais qu’elle s’accompagne d’un dysfonctionnement de certaines régions du cerveau.
Selon les données épidémiologiques, la prévalence de l’apathie dans la maladie de Parkinson est estimée entre 16 et 42%. Cette variabilité dépend de l’instrument utilisé ainsi que de la composition des populations examinées.
Sa sévérité n’est généralement pas liée à la sévérité des troubles moteurs. Par contre, elle semble en lien avec l’importance des troubles cognitifs, notamment exécutifs.
L’apathie peut apparaître chez le parkinsonien sans que celui-ci souffre de troubles dépressifs et inversement.
L’apathie fait partie des signes initiaux les plus fréquents de la démence fronto-temporale.
Sa prévalence est estimée à 70-90% et elle s’observe à tous les stades de la maladie.
Les patients ne sont en général pas conscients de ce trouble. Par conséquent, le diagnostic devra essentiellement se baser sur les informations fournies par l’aidant le plus proche.
La présence d’une apathie chez un malade permet de différencier une démence fronto-temporale d’autres formes de démences fronto-temporales (par ex. démence sémantique et aphasie progressive primaire).
Dans la démence fronto-temporale, la sévérité de l’apathie est liée a la sévérité des perturbations du cortex frontal.
Une étude récente réalisée chez les personnes âgées de plus de 85 ans indique que cette catégorie de population âgée souffrant d’une maladie vasculaire a un risque accru de souffrir d’apathie, mais pas de dépression, suggérant que ces deux troubles n’ont pas la même cause.
La prise en charge de l’apathie reste aujourd’hui difficile, en grande partie par manque de moyens standardisés pour en détecter la présence et en évaluer la sévérité.
La première échelle proposée fut l’Apathy Evaluation Scale (AES) et sa version abrégée, appelée Apathy Scale (AS).
L’inventaire neuropsychiatrique est un instrument fiable pour évaluer les troubles neuropsychiatriques dans les maladies neurologiques.
Une autre échelle plus spécifique est également utilisée et s’appelle l’Inventaire Apathie (IA).
Plus récemment, deux nouveaux instruments ont été proposés : le Structured Interview for Apathy (SIA) et le Lille Apathy Rating Scale (LARS).

Les personnes âgées souffrant d’apathie mais sans symptômes dépressifs présentent une atrophie cérébrale plus importante, comparées à celles qui ne sont pas apathiques.
Selon l’auteur principal de l’étude, la perte de mémoire n’est donc pas le seul symptôme associé à une diminution anormale du volume du cerveau, caractéristique d’un vieillissement cérébral pathologique.
Les chercheurs ont montré, à l’aide d’examens de neuroimagerie, que la baisse du volume du cerveau concerne à la fois la substance grise (formée des corps cellulaires des neurones qui stockent les informations) et la substance blanche (formée des axones et terminaisons qui assurent la connexion entre les neurones).
Ces résultats, s’ils étaient confirmés, permettraient d’identifier les personnes apathiques comme des individus à risque de développer des troubles cognitifs. Source: Structural MRI correlates of apathy symptoms in older persons without dementia: AGES-Reykjavik Study. Neurology, 2014.
L’échelle de dysfonctionnement frontal évalue la sévérité des troubles comportementaux de patients souffrant de démence à un stade léger, en particulier ceux atteints de démence frontotemporale.
Ce test est effectué en environ 10 minutes.
L’échelle de dysfonctionnement frontal comporte une liste de symptômes répartis en quatre domaines:
| Domaine | Signes |
| Troubles du contrôle de soi | Hyperphagie Conduites alcooliques Désinhibition verbale Désinhibition comportementale Irritabilité, colères Troubles du contrôle des émotions: pleurs ou rires Instabilité psychomotrice |
| Négligence physique (par rapport aux habitudes antérieures) | Hygiène corporelle Vêtements (harmonie, propreté) Cheveux (coupe, propreté) |
| Troubles de l’humeur | Tristesse apparente Indifférence affec:ve Hyperémo:vité Exalta:on |
| Manifestations d’une baisse d’intérêt | Assoupissement diurne Apathie Désintérêt social Persévéra:on idéique |
Un point est attribué par domaine si au moins un signe est présent dans chacun de ces quatre domaines. La note maximale est donc de 4.
On soupçonne une démence frontotemporale lorsque la note est d’au moins 3 points. Selon l’échelle de dysfonctionnement frontal, la fréquence des symptômes comportementaux est :
1 – Troubles du contrôle de soi :
2 – Négligence physique : 95%
3 – Troubles de l’humeur
4 – Manifestations d’une baisse d’intérêt
Avoir une aventure d’un soir peut être une grande expérience pour certaines personnes et un tabou pour d’autres. Certaines personnes ne seront jamais à l’aise avec les liaisons aléatoires. Mais si vous aimez des aventures d’une nuit et vous n’avez pas de problème avec les relations occasionnelles, il n’y a aucune raison pourquoi les éviter. Certaines personnes se sentent plus heureuses et plus entières lorsqu’elles flirtent et discutent plus souvent. En fait, parfois une aventure au hasard est juste ce dont vous avez besoin.
Découvrez pourquoi les relations sans attachement sont devenues courantes :
Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles les gens décident d’arrêter de trouver une relation à long terme. La liberté, le jeu et l’évasion rendent une aventure d’un soir si attrayante. En outre, les gens ont la possibilité de s’engager plus tard dans leur vie, donc, ils passent du temps à sortir avec des gens et à avoir des aventures.
Certaines personnes commencent avec des amis ou des connaissances, mais d’autres préfèrent des rencontres moins sérieuses et rejoignent donc des sites de rencontres. Il y a des sites destinés pour les célibataires qui cherchent les aventures d’un soir. C’est peut-être la meilleure option, parce que vous pouvez variment choisir n’importe qui et ne jamais les revoir après votre rencontre d’un soir, à condition de s’être mis d’accord au début.
L’impact sur la santé mentale d’une relation à court terme :
En plus du plaisir, les aventures d’un soir peuvent être des bonnes choses pour votre santé mentale. Puisqu’elles continuent de stimuler vos hormones, elles produisent des neurotransmetteurs qui sont responsables de maintenir l’équilibre chimique de votre cerveau, ce qui est très bénéfique pour plusieurs aspects :
Il faut suivre une certaine étiquette lorsque vous choisissez de faire des rencontres rapides, vous devez être toujours clair, bien vous protéger et éviter la jalousie. Ce n’est pas pour tout le monde, bien sûr, mais ceux qui aiment ce genre de rencontres n’en tireront des bénéfices que s’ils s’y mettent en toute sécurité et en respectant le ou la partenaire évidemment.
La réalité virtuelle est une technologie susceptible de détecter précocement la maladie d’Alzheimer et d’améliorer la santé mentale.
Dans une étude publiée en 2019 dans la revue Brain, des chercheurs anglais (université de Cambridge et de l’University College London) ont demandé à des participants (45 personnes atteintes de troubles cognitifs légers et 41 personnes sans trouble) de se déplacer dans un environnement fictif. En parallèle, les chercheurs ont prélevé du liquide céphalorachidien pour détecter la présence ou non de lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.
Les patients atteints de troubles cognitifs légers ont obtenu une marque moins bonne au test de réalité virtuelle, comparés au sujet sain. De plus, dans le groupe des personnes avec des troubles cognitifs légers, douze patients avaient les biomarqueurs caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, et avaient encore de moins bons résultats que les autres patients.
Selon les chercheurs, les tests de réalité virtuelle pourraient être plus efficaces pour identifier précocement la maladie d’Alzheimer que les tests actuels et permettent d’évaluer le niveau de risque.
En 2015, d’autres expériences avaient été réalisées sur deux groupes de personnes âgées de 18 à 30 ans participaient à l’étude, dont l’un était porteur d’un gêne de susceptibilité de la maladie. Le second groupe est constitué de personnes en bonne santé.
Les participants devaient naviguer dans un labyrinthe virtuel dans lequel il fallait ramasser des objets puis les remettre à leur place.
Résultats. Le groupe des personnes à risques rencontrait plus de difficultés spatiales, confirmées par un examen de l’activité cérébrale.
La réalité virtuelle est déjà utilisée pour traiter et mieux comprendre certaines maladies mentales (phobies, addictions, psychopathie), mais aussi les accidents vasculaires cérébrales.
Source: Howett D et coll. Differentiation of mild cognitive impairment using an entorhinal cortex-based test of virtual reality navigation. Brain. 2019 Jun 1;142(6):1751-1766.
En sollicitant les zones du cerveau atteintes après un accident vasculaire cérébral (AVC), des exercices de réalité virtuelle permettent aux patients de retrouver le contrôle de leurs membres supérieurs. Une approche innovante expérimentée à Barcelone.
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S’immerger dans la nature en réalité virtuelle améliore l’humeur.
Renouer avec la nature pendant la pandémie de COVID-19 présente des avantages sur le mental – que ce soit dans des parcs publics ou à la campagne.
Cependant, tout le monde n’a pas la chance d’avoir un accès direct aux milieux naturels, notamment ceux qui vivent dans les établissements de soins et qui sont à mobilité réduite.
La télévision offre une fenêtre sur le monde extérieur et regarder des émissions sur la nature peut donc être un bon moyen d’améliorer son bien-être mental.
Des psychologues britanniques (Universités d’Exeter et de Surrey) souhaitaient savoir si l’expérience d’immersion dans la nature avec un casque de réalité virtuelle offrait des avantages sur le bien-être mental par rapport à la télévision.
Ils ont estimé que plus l’expérience était proche de la réalité (ce qui est obtenu avec la réalité virtuelle dite interactive), plus les gens ressentaient une amélioration de leur humeur.
Contrairement à leurs attentes, ils ont constaté que la télévision était tout aussi efficace que la réalité virtuelle pour soulager l’ennui et les états d’humeur négatifs tels que la tristesse.
«Nos résultats montrent que le simple fait de regarder la nature à la télévision peut aider à améliorer l’humeur des gens et à combattre l’ennui», déclare l’auteur principal de l’étude.
«Avec des personnes du monde entier confrontées à un accès limité aux environnements extérieurs en raison des quarantaines du COVID-19, cette étude suggère que les programmes sur la nature pourraient offrir un moyen accessible aux populations de bénéficier d’une« dose »de nature numérique.»
Le Dr Mathew White , psychologue à Exeter et l’un des auteurs de l’étude, conclut:
«La réalité virtuelle pourrait nous aider à améliorer le bien-être des personnes qui ne peuvent pas accéder facilement au monde naturel, comme celles vivant à l’hôpital ou dans les soins de longue durée.
Source : Journal of Environmental Psychology .
Pour simuler l’état émotionnel que vivent de nombreuses personnes dans les hôpitaux et les maisons de soins, 96 bénévoles ont regardé une vidéo de 4 minutes conçue pour provoquer l’ennui.
Dans le film, un homme décrit de manière monotone son travail dans une entreprise de fournitures de bureau, y compris une conversation avec un client, un déjeuner à son bureau et le prix de la papeterie.
Les participants ont ensuite été assignés au hasard à l’un des trois scénarios, chacun d’une durée de 5 minutes.
Avant et après l’expérience de visionnage, les participants ont répondu à des questions sur leurs sentiments d’appartenance avec la nature, leur humeur et leur niveau d’ennui. De plus, après l’expérience, ils ont rapporté à quel point ils s’étaient sentis «présents».
Les trois expériences ont considérablement réduit l’ennui et l’humeur négative tout en augmentant l’humeur positive et l’harmonie avec la nature.
Cependant, il y avait une association entre l’expérience de réalité virtuelle interactive et une humeur positive significativement plus grande qu’avec la réalité virtuelle à 360 ° ou la télévision. Ces améliorations semblaient être dues à un plus grand sentiment de présence au cours de l’expérience.