Effets secondaires des médicaments

L’obésité : facteur de risque de démence ?

Amyloïde : une protéine en cause dans Alzheimer ?

Six traitements contre l’apnée du sommeil

Statines

Les relations amoureuses et les priorités dans le partenaire : changent-elles après un certain âge ?

Comment est-ce qu’internet et les outils informatiques améliorent les capacités cérébrales ?

Huile d’olive : efficace pour prévenir Alzheimer ?

Diabète et anxiété: quel est le lien?

Les meilleures salles de jeux vidéo pour tester votre chance au Canada

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Effets secondaires des médicaments

    Commentaires fermés sur Effets secondaires des médicaments

    Le risque d’effets secondaires des médicaments augmente avec l’âge, puisqu’il est environ trois plus important après 65 ans.

    De plus, ces effets sont plus graves, entraînant un plus grand nombre d’hospitalisations chez les malades ambulatoires.

    Ainsi, une réduction de 10% du nombre des médicaments chez les patients âgés permet une réduction de l’incidence des effets indésirables de 60%.

    Bien que le risque lié au traitement médical augmente inéluctablement avec le vieillissement et la multiplicité des pathologies, environ un tiers des effets indésirables peuvent être évités, en respectant des règles de prescription élémentaires. La prescription d’un nombre trop élevé de médicaments -et sur une durée trop longue – expose le patient à un risque d’interactions.

    Pharmacocinétique d’un médicament

    La pharmacocinétique est le devenir d’un médicament dans l’organisme, et la capacité de l’organisme à réagir et à modifier son efficacité (par exemple en limitant son absorption).

    Si les niveaux sanguins du médicament sont trop faibles, il sera inefficace. En revanche, des niveaux trop élevés entraîneront des effets indésirables trop importants par rapport à l’efficacité.

    L’absorption, la distribution, la métabolisation et l’élimination d’un médicament constituent la pharmacocinétique de cette substance.

    La vitesse d’absorption des médicaments chez la personne âgée est ralentie pour plusieurs raisons: diminution de l’acidité gastrique, ralentissement de la motilité intestinale et réduction du débit sanguin intestinal.

    La distribution du médicament dans les différents compartiments de l’organisme est modifiée avec l’âge pour plusieurs raisons: augmentation de la masse adipeuse versus masse musculaire, diminution de l’albumine plasmatique (augmentation des formes libres des médicaments), modifications du nombre et de l’affinité des récepteurs sur lesquels de fixent les médicaments.

    La métabolisation est également modifiée par l’âge car la masse hépatique et le flux sanguin la traversant sont diminués. L’insuffisance hépatique entraîne souvent une contre-indication de médicaments.

    Les médicaments et leurs métabolites sont généralement mal éliminés chez la personne âgée, entraînant leur accumulation dans l’organisme si la posologie n’est pas adaptée.

    Prévenir le risque d’effets indésirables des médicaments : règles à tenir

    Il est possible de réduire le risque d’effets secondaires en appliquant certaines règles suivantes:

    1. Obtenir la liste complète des médicaments du patient.

    2. Évaluer sa fonction rénale réelle. La fonction rénale – évaluée selon la formule de Cockroft – donnera une indication sur la posologie qui sera alors adaptée pour chaque médicament en fonction du risque d’accumulation. Les niveaux de créatine ne sont pas un indice suffisant de la fonction rénale.

    3. Evaluer le bénéfice attendu de chaque médicament. Il faut donc supprimer ceux qui sont devenus inutiles ou dont l’efficacité est douteuse. En effet le bénéfice d’un médicament n’est pas toujours évident chez les personnes âgées. Les médicaments modernes présentent souvent moins d’effets secondaires et moins de risques d’interactions que les anciens. Cependant, il est parfois conseillé, à efficacité égale, de préférer les vieux médicaments aux substances plus récentes, car les effets secondaires et les interactions de ces dernières sont moins bien connus chez les personnes âgées. Un traitement préventif doit tenir compte du niveau de risque et de l’espérance de vie prévisible du patient compte tenu de son état de santé global.

    4. Eviter de prescrire des médicaments altérant les fonctions cognitives. C’est le cas des médicaments dits anticholinergiques et de certains psychotropes. Les personnes souffrant de troubles cognitifs associés ou non à une démence sont particulièrement sensibles à ces médicaments.

    5. Poser un diagnostic le plus précis possible. Il faut distinguer les maladies dont le traitement est prioritaire de celles dont le traitement est plus accessoire.

    6. Penser aux interactions et effets secondaires des médicaments consommés. Il convient de supprimer les substances peu actives de nos ordonnances. Même si ces substances ne sont pas très dangereuses (mais pas toujours inoffensives), elles alourdissent les ordonnances et accroissent le risque d’erreurs ou d’interactions.

    7. Évaluer les contre-indications et interactions possibles de sa prescription.

    8. Débuter avec de faibles doses jusqu’à atteindre la dose optimale (dose efficace bien tolérée). Réduire les doses des médicaments éliminés par voie rénale ou ayant une clearance hépatique élevée (un médicament avec une clearance hépatique élevée sera éliminé moins rapidement, car la masse hépatique diminue avec l’âge).

    9. Déterminer la durée du traitement dès son initiation.

    10. Informer le patient sur son traitement.

    11. Eviter de prescrire des médicaments difficiles à manipuler pour le malade. Par exemple, les produits en gouttes seront évités chez les patients souffrant de troubles visuels ou de troubles de la mémoire. Les médicaments comprenant des emballages particulièrement difficiles à ouvrir sont à éviter chez ceux souffrant de troubles moteurs. Les suppositoires ne sont pas utilisables par de nombreuses personnes âgées.

    12. Réévaluer en permanence le traitement du patient afin de détecter, au stade asymptomatique, les effets indésirables fréquents des médicaments, et de corriger éventuellement les redondances. De plus, c’est l’occasion de réviser la thérapeutique afin de supprimer les médicaments devenus inutiles (par exemple, antidépresseurs renouvelés par habitude depuis plusieurs mois, voire années) et de réduire les doses d’autres médicaments dès que la clinique le permet (par exemple, diurétiques ou bêtabloquants). Ne pas pour autant interrompre brutalement la prise de certaines substances exposées aux risques du sevrage (benzodiazépines, bêtabloquants).

    13. Rédiger une prescription simple, claire et bien écrite.

    14. Remettre au patient un billet posologique posologique récapitulatif. Les noms des médicaments doivent être de préférence inscrits en majuscules. Les patients devront conserver les médicaments dans leur emballage d’origine et de les rassembler tous au même endroit. L’usage d’un pilulier journalier ou hebdomadaire permet d’éviter des erreurs ou des oublis.

    Facteurs qui augmentent les risques d’effets secondaires des médicaments

    Par le Dr Thierry Van der Schueren* et le Dr Véronique Latteur. La Revue de la Médecine Générale n° 199 janvier 2003

    À doses égales, les effets secondaires liés à la prise de médicaments sont plus fréquents chez les personnes âgées que dans le reste de la population. Leurs conséquences sont également plus graves.

    Les modifications physiologiques, la polymédication, ainsi que les problèmes d’interactions et de compliance qui en résultent, sont les facteurs déterminants de l’augmentation du risque iatrogène chez la personne âgée. On a démontré que 30% des hospitalisations gériatriques sont liées aux effets des médicaments.

    Une partie du risque iatrogénique est inévitable car liée à la physiologie du vieillissement et à la multiplicité des pathologies souvent rencontrées chez une même personne âgée. Toutefois, la moitié des effets indésirables sont évitables au prix d’un effort de réflexion avant et pendant l’acte de prescription.

    Prescrire trop de médicaments ou trop longtemps expose au risque d’interactions, aux erreurs et à la non-observance du traitement. Ne plus prescrire ou prescrire trop peu de médicaments serait une réponse tout aussi inadéquate.

    En effet, certains médicaments dangereux sont très utiles à dose thérapeutique, mais les prescrire à dose inefficace est encore plus préjudiciable. Interrompre brutalement la prise de certaines substances expose aux risques du sevrage (benzodiazépines, bêtabloquants p. ex.).

    Prescrivons donc mieux en réfléchissant davantage à nos choix thérapeutiques.

    Le risque d’effets secondaires des médicaments est trois plus important après 65 ans, entraînant un plus grand nombre d’hospitalisations.

    Modifications de la pharmacocinétique liées à l’âge

    L’absorption, la distribution, la métabolisation et l’élimination d’un médicament constituent la pharmacocinétique de cette substance.

    La phase d’absorption des médicaments est souvent passive. En règle générale, la vitesse d’absorption des médicaments chez la personne âgée est ralentie. Cela est secondaire à une diminution de l’acidité gastrique, à un ralentissement de la motilité intestinale et à une réduction du débit sanguin intestinal.

    La phase de distribution du médicament dans les différents compartiments de l’organisme est influencée par l’âge. En effet, la masse adipeuse augmente avec l’âge aux dépens de la masse musculaire. De plus, la fraction libre de nombreux médicaments augmente chez la personne âgée. Les effets thérapeutiques et/ou toxiques en sont donc accrus. L’explication de cette hausse de la fraction libre réside dans la diminution de l’albumine plasmatique et donc des possibilités de fixation pour de nombreuses substances. C’est le cas de plusieurs AINS et de la phénytoïne par exemple. À ce stade, des interactions médicamenteuses peuvent également survenir par compétition pour la fixation aux protéines plasmatiques. Le vieillissement s’accompagne aussi de modifications dans le nombre et l’affinité de multiples récepteurs.

    La phase de métabolisation, hépatique pour la majorité des médicaments, est également modifiée par l’âge. En effet, la masse hépatique et le flux sanguin la traversant sont diminués. Il en résulte une diminution, parfois importante, de l’effet de premier passage. C’est particulièrement le cas pour le diclofénac et la morphine qui seront donc plus actifs chez la personne âgée. L’apparition d’une insuffisance hépatique n’est pas directement liée à l’âge. L’importance d’une insuffisance hépatique sera évaluée grâce à la classification de Child and Pugh.

    Cette classification permet de répertorier les insuffisances hépatiques en légères, modérées ou sévères sur base de critères cliniques et biologiques simples. La notice du médicament ou le Répertoire Commenté des Médicaments nous indiqueront ensuite si la substance pressentie est contreindiquée ou si sa posologie doit être adaptée.

    La suite de l’article (format PDF) sur le site belge de la Société Scientifique de Médecine Générale

    Exemples d’effets secondaires de médicaments

    Les médicaments ayant une activité anticholinergique

    • Anticholinergiques : Atropine, Benztropine, Scopolamine, Trihexyphenidyl.
    • Indications urinaires : Darifénacine, Flavoxate, Oxybutynine, Toltérodine.
    • Appareil digestif : Dicyclomine, Hyoscyamine, Propantheline.
    • Antidépresseurs : Amitriptyline, Désipramine, Doxépine, Imipramine, Nortriptyline, Protriptyline, Trimipramine.
    • Antiémétiques : Prométhazine.
    • Antihistaminiques : Bromphéniramine, Chlorphéniramine, Clémastine, Clomipramine, Diménhydrinate, Diphénhydramine, Hydroxyzine, Méclizine, Pyrilamine.
    • Antipsychotiques : Chlorpromazine, Clozapine, Thioridazine.

    Demi-vies des benzodiazépines et des opioïdes couramment utilisés
    Benzodiazépines

    Opioïdes

    • Méthadone De 9 à 87 heures.
    • Fentanyl (timbre transdermique) :20 à 27 heures.
    • Oxycodone : environ 4 heures.
    • Hydrocodone : 3 à 4 heures.
    • Morphine : 2 à 4 heures.
    • Codéine : environ 3 heures.
    • Hydromorphone : 2 à 3 heures

    Symptômes de sevrage de médicaments pouvant provoquer un delirium

    Opioïdes

    • Anxiété
    • Irritabilité
    • Diaphorèse
    • Diarrhée
    • Douleurs articulaires / musculaires
    • Nausée
    • Piloérection
    • Dilatation pupillaire
    • Agitation
    • Éternuement
    • Tremblement
    • Vomissement
    • Bâillement

    Anticholinergiques

    • Agitation
    • Diarrhée
    • Maux de tête
    • Nausée
    • Agitation
    • Vomissements

    Source : Jill Kauer, PharmD, MSPhr, BCPP Current Psychiatry. 2017 February;16(2):41-44

  2. L’obésité : facteur de risque de démence ?

    Leave a Comment

    Une étude à long terme révèle que l’obésité à la quarantaine augmente le risque de démence chez les femmes. Cependant, l’apport calorique et l’inactivité physique ne le sont pas.

    L’obésité à la quarantaine peut augmenter le risque de démence d’une femme plus tard.

    Comme l’expliquent les auteurs de l’étude, certaines études antérieures ont trouvé une association entre un faible indice de masse corporelle ( IMC ) et la probabilité de recevoir un diagnostic de démence dans les 5 à 10 prochaines années. Dans une de ces études, un indice de masse corporelle inférieur à 20 kg/m2 était associé à un risque accru de démence de 34%.

    D’autres études qui portaient sur une période de moins de 10 ans ont également associé une mauvaise alimentation et le manque d’exercice à l’incidence de la démence.

    Cependant, tout ce qui précède peut être le résultat d’une causalité inversée, ce qui signifie qu’ils peuvent être des conséquences, plutôt que des causes, de la démence. 

    Cette situation pourrait bien être possible, expliquent les auteurs, car la démence affecte généralement la cognition bien avant (jusqu’à 10 ans) que la personne ne reçoive officiellement un diagnostic.

    Au cours de cette étape préclinique, la maladie peut lentement mais progressivement affecter le comportement, altérer l’activité mentale et physique, réduire la consommation de nourriture et de calories et entraîner une perte de poids.

    Des études prospectives sur des périodes plus longues sont donc nécessaires pour régler la question de la relation entre l’IMC et le risque de démence. 

    Les chercheurs ont décidé de faire exactement cela. Leurs découvertes apparaissent dans la revue Neurology .

    L’équipe a examiné 1 136 846 femmes au Royaume-Uni. Elles avaient un âge moyen de 56 ans et n’étaient pas atteintes de démence au début de l’étude, entre 1996 et 2001.

    Pour leur étude, les scientifiques ont considéré un IMC de 20 à 24,9 comme «souhaitable», 25 à 29,9 comme surpoids et 30 et plus comme obèse. 

    Ils ont classé les femmes qui faisaient de l’exercice moins d’une fois par semaine comme inactives et celles qui faisaient de l’exercice au moins une fois par semaine comme actives.

    L’obésité augmente de 21% le risque de démence

    Les femmes obèses au début de l’étude étaient 21% plus susceptibles de développer une démence que les femmes qui avaient un IMC «souhaitable».

    Plus précisément, 2,2% des femmes avec une obésité ont développé une démence à long terme, contre 1,7% de celles ayant un IMC sain.

    Bien que les résultats aient révélé qu’un faible apport calorique et un manque d’activité physique avaient un lien avec un risque de démence plus élevé au cours de la première décennie de l’étude, ces associations se sont progressivement estompées après cette période, et ni l’apport calorique ni l’inactivité n’avaient un lien significatif avec le risque de démence.

    Floud commente les résultats en disant: «Certaines études antérieures ont suggéré qu’une mauvaise alimentation ou un manque d’exercice peuvent augmenter le risque de démence d’une personne.»

    «Cependant, notre étude a révélé que ces facteurs ne sont pas liés au risque à long terme de démence. […] Les liens à court terme entre la démence, l’inactivité et un apport calorique faible sont susceptibles d’être le résultat des premiers signes de la maladie, avant que les symptômes ne commencent à apparaître », souligne-t-elle.

    « D’un autre côté, l’obésité à la quarantaine était liée à la démence 15 ans ou plus plus tard. L’obésité est un facteur de risque bien établi de maladie cérébrovasculaire . Les maladies cérébrovasculaires contribuent à la démence plus tard dans la vie. », déclare Sarah Floud, premier auteur de l’étude.

    L’étude est limitée par le fait qu’elle n’a impliqué que des femmes, ce qui signifie que les résultats peuvent ne pas s’appliquer aux hommes.

    L’obésité augmente-t-elle ou protège-t-elle contre le risque d’Alzheimer ? La réponse reste en débat mais il se pourrait que le contrôle du poids soit un facteur de protection.

    Ces résultats rejoignent ceux d’une étude publiée en 2013, qui avaient rapporté que les personnes obèses qui ont un index de masse corporelle (IMC) entre 25 et 30 ont un risque accru (+ 71%) de développer une démence (dont la maladie d’Azlheimer).
    Ce risque quadruple lorsque l’IMC est supérieur à 30. Cette étude suédoise a porté sur 8500 jumeaux et a été présentée lors d’une congrès européen sur l’obésité.
    L’impact négatif de l’obésité sur la démence pourrait être contrecarré par des actions immédiates, notamment la pratique régulière d’activité physique.

    A lire sur le même thème

  3. Amyloïde : une protéine en cause dans Alzheimer ?

    Commentaires fermés sur Amyloïde : une protéine en cause dans Alzheimer ?

    L’amyloïde est une protéine soluble qui est normalement éliminée chez les personnes saines.

    Chez les personnes atteintes d’Alzheimer, cette protéine devient insoluble et s’agglutine à l’extérieur des neurones pour former des plaques amyloïdes (ou plaques séniles) de 30 à 100 micromètres de diamètre. Cette accumulation concerne certaines parties du cerveau.

    La bêta-amyloïde provient d’une protéine plus grosse présente dans la membrane entourant les cellules nerveuses saines. La plupart des chercheurs pensent que l’accumulation de protéine amyloïde est à l’origine de la mort neuronale observée dans la maladie d’Alzheimer. D’autres pensent que c’est une conséquence de la maladie.

    Plaques amyloïdes (1) qui s’agglutinent à l’extérieur des neurones. Selon les dernière études, elles sont responsables de l’accumulation de lésions à l’intérieur des neurones appelées dégénérescences neurofibrillaires (2)
    Représentation schématique de plaques formées de dépôts de protéines amyloïdes (1) s’agglutinant à l’extérieur des neurones (2)

    Lobe temporal et ses différentes structures : c’est dans cette région du cerveau que la protéine amyloïde commence à s’accumuler dans la maladie d’Alzheimer.

    L’amyloide vraiment la cause de la maladie d’Alzheimer ?

    De nombreux chercheurs ont soutenu que l’accumulation d’amyloïde dans le cerveau provoquait la maladie d’Alzheimer. Cependant, une nouvelle étude de 2020 contredit cette hypothèse.

    Les chercheurs ont fait valoir que les plaques bêta-amyloïdes perturbent la communication entre les cellules cérébrales, ce qui peut entraîner des problèmes de fonction cognitive.

    Une étude de 2020 de l’Université de Californie à San Diego suggère que, bien que l’accumulation de l’amyloïde ait des associations avec la maladie d’Alzheimer, elle pourrait ne pas provoquer la maladie.

    Dans un article d’étude paru dans la revue Neurology , les chercheurs expliquent ce qui les a amenés à arriver à cette conclusion.

    «La communauté scientifique pense depuis longtemps que l’amyloïde entraîne la neurodégénérescence et les troubles cognitifs associés à la maladie d’Alzheimer», déclare l’auteur principal, le professeur Mark Bondi.

    Dans leur étude, les chercheurs ont travaillé avec un total de 747 participants présentant différents niveaux de santé cognitive. 

    Tous les participants à l’étude ont accepté de subir des évaluations neuropsychologiques, ainsi que des examens de neuroimagerie (scintigraphies cérébrales TEP et IRM) .

    Parmi les participants, 305 étaient en bonne santé cognitive, 289 avaient un déficit cognitif léger et 153 présentaient des marqueurs de ce que les chercheurs appellent « des difficultés cognitives subtiles objectives (Obj-SCD) ».

    Les difficultés cognitives subtiles objectives les définissent comme « des difficultés sur certaines tâches cognitives sensibles même si le profil neuropsychologique global se situe dans les normes ».

    Des recherches antérieures ont suggéré que les personnes atteintes d’Obj-SCD courent un risque plus élevé de troubles cognitifs légers et de formes de démence.

    Les chercheurs ont découvert que l’amyloïde s’accumulait plus rapidement chez les participants atteints d’Obj-SCD que chez ceux qui étaient considérés comme cognitivement sains. De plus, des scintigraphies cérébrales de personnes atteintes d’Obj-SCD ont montré que ces personnes avaient subi un amincissement de la matière cérébrale dans une région appelée cortex entorhinal.

    Des recherches antérieures ont montré que le cortex entorhinal diminue de volume chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Ceci est important car cette région cérébrale joue un rôle dans la mémoire et l’orientation spatiale.

    Les chercheurs ont également constaté que si les personnes atteintes de troubles cognitifs légers avaient des quantités plus élevées d’amyloïde dans leur cerveau au début de l’étude, cette protéine ne semblait pas s’accumuler plus rapidement chez ces participants que chez des individus cognitivement sains.

    Mais pourquoi les résultats actuels contredisent-ils potentiellement une hypothèse vieille de plusieurs décennies sur le développement de la maladie d’Alzheimer? Le professeur Bondi explique:

    « Ces travaux suggèrent que des changements cognitifs peuvent survenir avant que des niveaux importants d’amyloïde ne se soient accumulés. 

    Il semble que nous devions nous concentrer sur les cibles de traitement de pathologies autres que l’amyloïde, comme le tau, qui sont plus fortement associées aux difficultés de réflexion et de mémoire.

    Les résultats de la nouvelle étude pourraient modifier la recherche sur des marqueurs plus subtils de la maladie d’Alzheimer, tels que ceux évaluant l’Obj-SCD.

  4. Six traitements contre l’apnée du sommeil

    Leave a Comment

    Certains traitements peuvent aider à gérer les symptômes de l’apnée du sommeil, une maladie au cours de laquelle les voies respiratoires supérieures d’une personne deviennent partiellement ou complètement bloquées. 

    Cette obstruction provoque chez la personne des pauses respiratoires pendant son sommeil, généralement en raison de la relaxation des muscles à l’arrière de la gorge. Ce sont les muscles qui aident à garder les voies respiratoires ouvertes.

    Il existe deux principaux types d’apnée du sommeil: l’apnée obstructive du sommeil et l’apnée centrale du sommeil. Chez les personnes atteintes d’apnée centrale du sommeil, la perturbation respiratoire est liée à la fonction cérébrale et est généralement le symptôme d’une maladie grave .

    Pour l’apnée du sommeil d’intensité légère, les traitements autres que l’appareil à pression positive continue incluent des changements de style de vie (perte de poids et exercice) et des appareils oraux equi empêchent la langue de bloquer les voies respiratoires.

    Traitements contre l’apnée obstructive du sommeil

    Des changements de mode de vie sains, tels que la pratique régulière d’exercice physique, peuvent aider à gérer les symptômes de l’apnée du sommeil.

    Les personnes souffrant d’apnée du sommeil modérée ou sévère doivent consulter un médecin pour éviter les complications, qui incluent des maladies cardiaques et une pression artérielle élevée.

    Les personnes atteintes d’apnée du sommeil légère peuvent également bénéficier d’un traitement médical, dont les résultats restent peu concluants.

    Voici des exemples de remèdes naturels qu’une personne peut utiliser à la maison, généralement pour traiter l’apnée obstructive du sommeil légère.

    Perte de poids

    Pour certaines personnes, avoir un excès de poids peut augmenter le risque d’apnée du sommeil. En particulier, un excès de graisse dans ou autour du cou peut potentiellement nuire à la respiration d’une personne et aggraver l’apnée du sommeil.

    Perdre du poids pourrait être une bonne première étape dans le traitement de l’apnée obstructive du sommeil. Certaines mesures qu’une personne peut prendre pour perdre du poids comprennent:

    • réduire la consommation d’aliments transformés et de restauration rapide ;
    • pratiquer une activité physique régulière pendant au moins 30 minutes chaque jour ;
    • minimiser la consommation de boissons riches en sucre.

    Changements de style de vie sain

    Voici quelques exemples de changements de mode de vie :

    • s’abstenir de fumer, ce qui peut entraîner un gonflement des voies respiratoires supérieures, entraînant une apnée du sommeil;
    • s’abstenir de boire de l’alcool car cela peut détendre les muscles de la gorge et augmenter le risque de ronflement;
    • prendre des médicaments contre les allergies en vente libre ou des décongestionnants nasaux pour augmenter le flux d’air en réduisant l’enflure et l’accumulation de liquide dans les voies nasales.

    Position de sommeil latérale

    L’une des approches les plus courantes des traitements maison pour l’apnée du sommeil est un oreiller pour bien positionner le corps ou un autre appareil similaire. Ces techniques empêchent une personne de dormir sur le dos. Les personnes qui souffrent d’apnée obstructive du sommeil sont plus susceptibles d’avoir des épisodes lorsqu’elles dorment sur le dos.

    Un autre exemple est l’utilisation d’un sac à dos de couchage latéral, qui est un vêtement semblable à un gilet avec une partie bombée à l’arrière. Si une personne essaie de se retourner sur le dos lorsqu’elle porte le sac à dos, elle ne peut pas maintenir sa position et doit se tourner d’un côté ou de l’autre.

    Certaines personnes peuvent préférer fixer sur leur dos une balle de tennis ou un autre objet qui les empêche de tourner pendant leur sommeil.

    Cependant, dans une petite étude , la moitié des participants ronflaient plus fréquemment lors de l’utilisation du positionneur. Ce n’est donc peut-être pas une bonne solution pour tout le monde.

    Relevez la tête du lit

    Dormir avec la tête du lit à un angle d’environ 60 degrés peut aider à réduire le nombre d’épisodes d’apnée. Cette solution peut être efficace pour les personnes qui souffrent d’apnée du sommeil qui s’aggrave lorsqu’elles sont couchées sur le dos mais qui ont du mal à dormir sur le côté.

    Les gens pourront atteindre cette position en dormant dans un lit ou une chaise qui a une partie supérieure réglable. Ils peuvent également utiliser des oreillers ou acheter une cale pour leur torse afin de garder la tête surélevée.

    Jouer au didgeridoo

    Une petite étude publiée dans le British Medical Journal a montré que les participants qui jouaient au didgeridoo avaient réduit leur somnolence diurne et les épisodes d’apnée par rapport aux personnes qui ne jouaient pas. Cependant, cette étude ne comptait que 25 participants.

    Le didgeridoo est un instrument à vent en bois d’Australie. Pour jouer au didgeridoo, il faut utiliser une technique de respiration spéciale qui peut aider à renforcer les muscles des voies respiratoires supérieures. De cette manière, la pratique de l’instrument peut réduire les épisodes d’apnée du sommeil.

    Appareils oraux ou dentaires

    Un autre remède à la maison pour l’apnée du sommeil consiste à porter un appareil oral qui maintient la langue ou la mâchoire dans une certaine position pour faciliter une meilleure respiration.

    Cependant, dans la plupart des cas, un appareil buccal nécessitera une ordonnance.

    Causes de l’apnée obstructive du sommeil

    Les médecins ont identifié plusieurs facteurs qui contribuent à l’apnée obstructive du sommeil. Ceux-ci incluent :

    • être âgé de 40 ans et plus
    • être en surpoids
    • avoir des antécédents familiaux d’apnée du sommeil
    • forte consommation d’alcool
    • avoir une grosse overbite
    • avoir une grande langue, des amygdales ou une luette
    • avoir une petite mâchoire
    • fumeur

    Diagnostic

    La plupart des personnes atteintes d’apnée obstructive du sommeil ronflent. Ils peuvent avoir un partenaire ou un être cher qui leur dit qu’ils ronflent bruyamment. Même si une personne souffrant d’apnée du sommeil ne ronfle pas, elle peut présenter d’autres symptômes, tels qu’une somnolence diurne excessive, des problèmes de concentration ou des problèmes de mémoire.

    Une personne peut souhaiter discuter de ses symptômes avec un médecin, qui recommandera généralement une étude du sommeil. L’étude peut exiger que la personne passe la nuit dans un établissement spécial, où des professionnels de la santé surveilleront la fréquence à laquelle ils arrêtent de respirer pendant le sommeil, ainsi que leur saturation en oxygène et leur fréquence cardiaque. Cependant, les tests de sommeil à domicile sont également une possibilité et sont de plus en plus utilisés.

    Une personne doit noter que le ronflement ne signifie pas nécessairement qu’elle souffre d’apnée du sommeil.

    Bien que le ronflement soit un indicateur de l’apnée du sommeil, une étude du sommeil peut aider un médecin à déterminer si une personne a suffisamment d’épisodes de troubles respiratoires ou d’arrêts de respiration pour que l’apnée du sommeil soit présente.

    Quand voir un médecin

    L’apnée du sommeil peut être une maladie grave. Lorsqu’une personne arrête de respirer, le cœur travaille des heures supplémentaires pour pomper le sang à travers le corps pour fournir l’oxygène que le corps ne reçoit pas pendant les épisodes d’apnée. Ce travail supplémentaire peut endommager le cœur et entraîner une hypertension artérielle et des problèmes de rythme cardiaque.

    Un des traitements contre l’apnée du sommeil proposés par les médecins conssitent à demander à une personne de porter un appareil spécial appelé appareil à pression positive continue (CPAP). Cette machine s’adapte sur la bouche ou le nez et fournit une pression positive supplémentaire des voies respiratoires pour empêcher les voies respiratoires de s’effondrer pendant que la personne dort.

    Les médecins peuvent également recommander une intervention chirurgicale pour traiter l’apnée du sommeil, en particulier chez les enfants présentant une hypertrophie des amygdales et des végétations adénoïdes. Un médecin peut retirer ces structures plus grosses à l’arrière de la gorge pour améliorer la circulation de l’air.

  5. Statines

    Commentaires fermés sur Statines

    Les statines sont une classe de médicaments utilisés pour abaisser le taux de cholestérol sanguin. Pour ce faire, elles bloquent l’action d’une enzyme dans le foie (appelée HMG-CoA réductase) qui est nécessaire à la fabrication du cholestérol.

    L’hypercholestérolémie caractérisées par des taux sanguins de c-LDL (cholestérol-low density lipoprotein) supérieurs à 2 g/l (ou 5 mmol/l).

    Les statines bloquent la production de mauvais cholestérol (LDL cholestérol), réduisant ainsi les plaques d’athérome.

     

    Le cholestérol est nécessaire au fonctionnement normal des cellules et du corps, mais des taux très élevés peuvent conduire à l’athérosclérose, une maladie au cours de laquelle des plaques contenant du cholestérol s’accumulent dans les artères et bloquent la circulation sanguine.

    Les principales statines commercialisées sont : atorvastatine, cérivastatine, fluvastatine, lovastatine, mévastatine, pitavastatine, pravastatine, rosuvastatine et simvastatine.

    L’atorvastatine et la rosuvastatine sont les plus puissantes, tandis que la fluvastatine est la moins puissante. Ces médicaments sont vendus sous plusieurs noms de marque différents, notamment:

    • Lipitor (atorvastatine)
    • Pravachol (pravastatine)
    • Crestor (rosuvastatine)
    • Zocor (simvastatine)
    • Lescol (fluvastatine)
    • Vytorin (une association de simvastatine et d’ézétimibe)

    Comment fonctionnent-elles ?

    Les statines inhibent l’hydroxyméthylglutaryl (HMG) CoA réductase, une enzyme limitante pour la synthèse hépatique du cholestérol et qui stimule l’activité des récepteurs LDL (le ‘mauvais’ cholestérol).

    En réduisant le taux de cholestérol sanguin, les statines réduisent le risque de douleur thoracique (angor), de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral.

    Les patients commencent souvent un traitement par statine pour abaisser leur taux de cholestérol de moins de 5 millimoles par litre (mmol / L), ou de 30 à 60%. La posologie peut être augmentée si cet objectif n’est pas atteint.

    Le traitement par statines se poursuit généralement même après que le taux de cholestérol cible est atteint pour assurer une protection contre l’athérosclérose.





    Indications

    Les statines peuvent être prescrites dans les cas suivants :

    • Maladies liées à l’athérome telles que les maladies cardiaques , les accidents vasculaires cérébraux et l’athérosclérose.
    • Diabète qui augmente le risque de développer une maladie liée à l’athérome.
    • Taux de cholestérol LDL élevé à 190 milligrammes par déciltre (mg / dL) ou plus.
    • Risque de maladie cardiovasculaire sur 10 ans de 7,5% ou plus.

    Un taux de cholestérol élevé est la raison la plus courante pour laquelle une personne se voit prescrire des statines. Cependant, ces médicaments réduisent également le risque de maladies cardiaques en prévenant l’athérosclérose.

    Des plaques d’athérosclérose peuvent encore se former même lorsque le taux de cholestérol sanguin est bas. Par conséquent, les statines peuvent être utilisées pour traiter les personnes qui souffrent déjà d’athérosclérose ou qui présentent un risque plus élevé de la développer, même si elles n’ont pas de taux de cholestérol élevé.

    Infections

    Les statines réduiraient de 58% le risque d’infections nosocomiales chez des patients hospitalisés suite à un AVC.

    Les chercheurs américains (université de Washington) ont étudié les dossiers médicaux de plus de 1 600 personnes victimes d’un AVC ischémique et qui ont été hospitalisées. Parmi eux, 1 151 ont reçu des statines à leur arrivée à l’hôpital ou étaient déjà traités avant leur AVC.

    Un cinquième de ces patients ont développé une infection nosocomiale, contre 41 % chez ceux qui n’avaient pas reçu le médicament.

    Les chercheurs pensent que cet effet protecteur serait dû aux propriétés anti-inflammatoires des statines. Il avait déjà été rapporté que les statines diminuaient le risque d’infection bactérienne provoquée par le Clostridium difficile.

    Source : Douglas L. Weeks et coll. Statin Medication Use and Nosocomial Infection Risk in the Acute Phase of Stroke. Journal of Stroke and Cerebrovascular Diseases, juin 2016.

    Maladie d’Alzheimer

    Selon une étude menée en Suède, les statines diminueraient le risque de décès de 22%  chez les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer. Il apparaît également une réduction de 23 % du risque d’AVC, un événement qui est trois fois plus fréquent chez les patients atteints de démence légère et sept fois plus chez ceux atteints de démence sévère. Cette a été menée sur 44 920 patients suédois atteints de démence à partir du registre des démences entre 2008 et 2015. Ce lien ne signifie par pour autant que les statines protègent des AVC dans la démence.

    Source: Statins, risk of death and stroke in patients with dementia – a registry-based study. Petek B et coll.  5th Congress of International Neurology in Oslo, 2019.

    Accidents cardiovasculaires

    Une méta-analyse regroupant 28 études et plus de 180 000 personnes confirme que les statines, ces médicaments qui abaissent le taux de cholestérol LDL, réduisent le risque d’événements vasculaires (infarctus du myocarde, décès d’origine coronarienne, accidents vasculaires cérébraux).

    Après analyse des résultats, les auteurs ont montré qu’une baisse de 1,0 mmol / L du taux de LDL  par les statines réduisait d’environ 21% le risque vasculaire chez les personnes de plus de 75 ans et de 30% chez celles de moins de 55 ans. Si l’on répartit les personnes en fonction de leur risque vasculaire, on arrive à une réduction du risque de 38% (pour le groupe à faible risque) et 21% (pour le groupe  à risque maximal). Concernant les AVC, le risque est réduit de 10%, quel que soit le profil à risque du malade. Source : Lancet, août 2012.

    Des patients traités pendant un an et de manière intensive avec de fortes doses de statines voient leur risque d’AVC diminué de 16%, comparés à ceux recevant le dose recommandée, selon des résultats portant sur 26 essais cliniques et publiés dans The Lancet. 

    En outre, l’étude n’a pas relevé d’augmentation de la mortalité par cancer ou d’autres causes non vasculaires.

    La baisse des niveaux de mauvais cholestérol (LDL) est plus accentuée (-0,51 mmol/L) chez ceux traités avec les fortes doses de statines, comparés à ceux recevant le dose recommandée.

    Cependant, cet effet préventif s’accompagne chez certains patients d’une augmentation de l’atteinte musculaire et de myopathie, dont la fréquence annuelle passe de 1/10 000 à 10/10 000 patients traités.

    Les auteurs estiment que cette complication touche plus souvent des personnes porteuses d’une particularité génétique qui pourrait être détectée avant le traitement.

    Sources:  Cholesterol Treatment Trialists’ (CTT) Collaboration. The Lancet, 2010 et Efficacy and safety of statin therapy in older people: a meta-analysis of individual participant data from 28 randomised controlled trials. The Lancet, 2019.

    Démence

    Les statines réduiraient le risque de démence, selon des chercheurs taïwanais qui ont suivi, durant 5 ans, plus de 30000 personnes âgées de plus de 60 ans, dont plus de la moitié prenaient des statines.

    Résultats:  l’utilisation des statines est associée à une réduction du risque de démence de 22% (- 24% chez les femmes, -14% chez les hommes). Cette association apparaît plus forte avec de fortes doses de statines et lorsque le traitement dure plus de 3 ans.

    Il est à noter que cette association concerne la démence en général, c’est-à-dire quelque soit sa cause. Aucune association significative n’a été démontrée entre l’utilisation des statines et la maladie d’Alzheimer d’une part et la démence vasculaire d’autre part.

    L’étude ne démontre pas de relation de cause à effet.

    Source:Statin use and incident dementia: A nationwide cohort study of Taiwan. International Journal of Cardiology, mars 2014.

     

    Maladie de Parkinson

    Les gens qui arrêtent de prendre des médicaments contre le cholestérol (appelés statines) peuvent avoir un risque accru (+58%) de développer la maladie de Parkinson. Des études antérieures sur la relation entre les statines et Parkinson ont abouti à des résultats contradictoires.

    Les médicaments concernaient la simvastatine (Zocor) ou l’atorvastatine (Lipitor).

    « Nous sommes très surpris d’observer cette association. Notre conclusion est basée sur une étude épidémiologique. Des essais cliniques ciblant l’association entre l’utilisation de statines et l’apparition de la maladie de Parkinson sont nécessaires pour confirmer ces résultats», conclut l’auteur principal de l’étude.

    Les auteurs de l’étude pensent que les statines sont en mesure de passer dans le cerveau en traversant la barrière hémato-encéphalique et d’ainsi diminuer la neuroinflammation (phénomène qui se caractérise par un processus d’inflammation dans le cerveau).

    En effet, l’étude a révélé une différence entre les deux types de statines. L’utilisation des statines liposolubles, comme la simvastatine et atorvastatine a été associée à un risque réduit de maladie de Parkinson, alors qu’aucune association n’a été trouvée pour les statines solubles dans l’eau, tels que la pravastatine et la rosuvastatine. Or seules les statines lipososubles  traversent la barrière hémato-encéphalique et passent dans le cerveau.

    Source: Discontinuation of statin therapy associates with Parkinson disease. Neurology 2013;81:410-416.

    Effets secondaires

    La plupart des personnes qui prennent des statines ont des effets secondaires mineurs ou nuls. Les effets secondaires mineurs comprennent:

    • mal de crâne
    • sensation de picotements et d’aiguilles
    • douleur abdominale
    • ballonnements
    • diarrhée
    • éruption cutanée

    Les statines peuvent également augmenter le risque de développer des cataractes. Une équipe américaine (centre médical militaire de San Antonio, au Texas) a rapporté dans JAMA Ophthalmology que l’utilisation de statines augmentait le risque de cataracte de 27%.

    Les deux effets secondaires les plus graves – qui surviennent tous deux relativement rarement – sont l’insuffisance hépatique et les lésions musculaires squelettiques.

    Les lésions musculaires se présentent généralement sous forme de douleurs musculaires, qui sont souvent soulagées lors d’un changement de statine. Dans de rares cas, un type sévère de myopathie appelée rhabdomyolyse peut survenir.

    Contre-indications

    Les femmes enceintes font partie de celles qui ne devraient pas prendre de statines.

    Les personnes atteintes d’une maladie du foie doivent discuter attentivement avec leur médecin des risques et des avantages avant de commencer une statine. Si la maladie hépatique est stable et chronique, une statine à faible dose peut présenter un bénéfice plus important que le risque.

    Si la maladie hépatique s’aggrave, les statines ne sont pas recommandées. Si une maladie du foie se développe pendant la prise de statines, une discussion avec votre médecin est justifiée pour déterminer la réduction de dose, le changement de médicament ou l’arrêt complet de l’utilisation des statines.

    De plus, les femmes enceintes et allaitantes, ou celles qui ont l’intention de devenir enceintes, ne doivent pas prendre de statines.

    Il est généralement recommandé aux personnes prenant des statines de ne pas les combiner avec les médicaments suivants:

    • inhibiteurs de protéase ( traitement du SIDA )
    • érythromycine
    • itraconazole
    • clarithromycine
    • diltiazem
    • vérapamil
    • médicaments à base de fibrate (qui abaissent également les taux de LDL)

    Interactions avec les aliments

    L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (France) rappelle que le pamplemousse accentue les effets secondaires de certains médicaments souvent prescrits chez les personnes âgées, en particulier les statines (simvastatine et atorvastatine) et anti-inflammatoires, pouvant causer, dans de rares cas, des arrêts cardiaques ou des thromboses veineuses. D’autres médicaments peuvent voir leurs effets secondaires aggravés: c’est le cas de deux antiarythmiques (dronédarone et l’ivabradine) et de l’antidépresseur sertraline. Les autres fruits ne sont pas concernés. Cette aggravation des effets indésirables serait due à la présence de molécules appelées furanocoumarines, présentes uniquement dans le pamplemousse.

  6. Les relations amoureuses et les priorités dans le partenaire : changent-elles après un certain âge ?

    Leave a Comment

    À mesure que nous vieillissons, il y des choses qui s’améliorent considérablement. La maturité, la manière de voir la vie, le ralentissement des relations, et même les sentiments. Mais en même temps que l’amélioration est évidente, quelques soucis apparaissent. À côté physique – que s’agit d’un aspect complètement naturel – on peut dire qu’il y a aussi des aspects sociaux qui continuent à déranger les gens.  « Vous êtes trop vieux pour ça », ils diront.

    Mais le fait est qu’il n’y a pas d’âge limite pour presque rien, surtout pour aimer ou découvrir (ou redécouvrir ?) les émotions d’un roman ! La différence, surtout, est dans la manière qu’on construit une relation, ce qu’on cherche chez le partenaire ou même le lieu où on peut rechercher quelqu’un de compatible – car on est sage, alors, on ne veut plus perdre du temps avec des choses pas importantes ! On a trois aspects pour vous aider à comprendre le processus incroyable des relations quand on est plus âgé.

    Quels sont les soucis pour trouver un partenaire à un âge plus avancé ?

    On commence pour quelque chose qui peut poser problème concernant les rencontres d’amour quand on passe d’une certaine âgé : comment ou où est-ce qu’on doit chercher ? Avant toutes les options, la plus intéressante et fructueuse est l’internet. Plus âgé, vous réalisez déjà que parler à quelqu’un en ligne n’équivaut pas à être « stable » avec cette personne. Les rencontres en ligne sont un type d’interaction romantique complètement différent, avec des résultats individuels, mais totalement effectifs. Ça veut dire qu’un site de rencontre mature est une bonne manière de chercher les utilisateurs pas trop jeunes et de garantir des conversations agréables avec ceux et celles qui cherchent le même que vous.

    Sortir pour une soirée peut déranger ceux que n’ont pas beaucoup d’énergie à dépenser, mais au même temps, il y a ceux qui ne veulent pas faire des activités stagnantes et ennuyeuses. En ces deux cas, par exemple, les possibilités continuent nombreuses. L’intéresse pour intégrer ceux plus âgés augmente à mesure que l’espérance de vie augmente également. On peut dire que de nos jours, il y a un endroit pour tout le monde, des plus jeunes aux plus âgés, il faut savoir comment chercher le « public-visé ».

    Est-il bien pour les matures de rechercher un partenaire en ligne ?

    En fait, c’est la manière la plus commode et facile de trouver des compagnies si vous êtes mature. L’internet est toujours plus présent dans la vie de tout le monde, on essaye d’améliorer la qualité de vie et donner du confort auxquelles qu’ont déjà fait beaucoup. Il y a des sites web destinés à aider aux matures à prendre soin d’eux-mêmes. Il y a des sites web avec des attractions.

    Ne vous inquiétez pas, les sites de rencontre ne vous mettront pas en couple avec quelqu’un qui ne correspond pas à vos exigences. Si vous désirez un partenaire plus mature, les mises en relation se mettent en charge de le bien faire ! Ces types de services sont bien démocratiques et sa croissance permet à tout le monde de découvrir toutes les possibilités qu’on a en ligne !

    Qu’est-ce que les matures recherchent dans les relations ?

    En fait, la question est plus compliquée, qu’est-ce que ça veut dire la maturité ? Est-il vrai que les plus âgés sont plus matures ? Ce n’est pas une règle. L’important, c’est connaître à soi-même et respecter ses besoins pendant toute la vie !

    Mais puisqu’on parle d’âge biologique, quelle est la chose la plus importante pour les plus âgés ? Stabilité mentale, émotionnelle et financière ? Soins personnels ? Carrières ? Des ambitions concernant la vie ? Alors, ces questions sont délicates, parce qu’il n’y a pas de réponse correcte où incorrecte. Ce qui est plus important va dépendre de chacun et de chacune. Pour ceux qui veulent tous ces types de stabilité, on conseil de chercher la moitié qu’ait le même désire. Il devrait en aller de même pour les autres.

    Le secret pour les plus matures qui sont en quête pour l’amour est simple : soit sur les sites de rencontres, soit en faisant des activités dehors, trouvez quelqu’un qui est à la recherche des mêmes objectifs que vous. Ce n’est pas une garantie de succès ou compatibilité, mais vos chances augmentent considérablement. Ouvrez votre cœur, faites des connexions avec ceux et celles que peuvent être vos meilleures compagnies pour profiter mieux des meilleures années de votre vie.

  7. Comment est-ce qu’internet et les outils informatiques améliorent les capacités cérébrales ?

    Leave a Comment

    L’informatique est tout autour de nous. Tout comme lui, internet s’est invité dans la vie de tous les citadins. Seulement, ces nouvelles technologies ne sont pas sans impact sur notre santé. Vous êtes-vous déjà demandé comment est-ce qu’elles affectaient le cerveau humain ? Il est peut-être temps de se pencher un peu sur cette question.

    Un excellent moyen de trouver une copine ou des amis

    Plus le temps passe, plus votre cercle relationnel direct aura tendance à se réduire. Pour votre cerveau, c’est le début d’une longue descende en enfer. En effet, votre muscle cérébral apprécié particulièrement la compagnie d’autres personnes. À leur contact, il sécrète de l’ocytocine, une molécule aux effets analgésiques et anti immunitaires.

    Pour garder votre cerveau en bonne forme, rejoignez un site de rencontre mature. Sur ce portail, il vous sera facile de rencontrer de véritables personnes. Joie, passion, étonnement, … Chacune des émotions que vous ressentirez à leur contact est bénéfique pour votre cerveau. En plus de l’ocytocine, ce dernier va émettre de la dopamine, une hormone qui améliore la concentration et la mémoire.

    C’est un fait que la communication est bénéfique à tout âge, mais les célibataires matures sont plus faciles à trouver en ligne en raison de leur mode de vie intense et de leurs activités quotidiennes. En tant que telles, les plateformes de rencontres sont catégorisées ou entièrement orientées vers la recherche de rencontres matures, seniors et cougars. Cette tendance facilite la tâche de ceux qui recherchent respectivement un partenaire mature, senior et couguar, et augmente les chances de correspondance de préférence sur le site.

    Ne pensez pas qu’il s’agisse là d’une manœuvre pour vous inciter à draguer en ligne. Encore récemment, une étude menée par l’Université McGill (Canada) sur 40 000 personnes a montré les effets négatifs de la solitude sur le cerveau. Plus que jamais, les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) apparaissent comme des inventions salutaires au service de l’Homme.

    Un puissant outil d’apprentissage

    Envie d’apprendre une nouvelle langue ? De vous former à une nouvelle compétence ? De développer un savoir-faire spécifique ? Naguère, il était nécessaire de se rendre dans une salle de classe. Aujourd’hui, il suffit de se créer un compte sur un portail d’apprentissage. Dans certains cas, l’opération consiste uniquement en le téléchargement d’une application.

    En décembre 2020, le marché de l’e-learning représentait la bagatelle de 499 milliards de dollars. D’ici à 2025, il devrait atteindre 991 milliards de dollars. Ces chiffres sont la preuve vivante que les appareils sont de puissants outils d’apprentissage.

    Grâce aux NTIC, il n’est plus nécessaire d’être dans le même espace physique d’un tiers pour apprendre. Ayant le permis la digitalisation du savoir, ces plateformes sont devenues les forgeronnes d’une ère nouvelle. Grâce à elle, il est difficile, voire même impossible de rester ignorant au XXIe siècle, et votre mémoire va toujours être stimulée.

    Une plateforme au service de la diversité de l’Homme

    Actuellement, la petite planète bleue est la résidence d’environ 7,5 milliards de personnes. Cela signifie que 7,5 milliards d’histoires et de points de vue cohabitent sur la Terre. Pour parvenir à comprendre tout un chacun, il est nécessaire d’avoir de l’empathie. Et pour avoir de l’empathie, il faut être en mesure de connaître le vécu de l’autre.

    Et c’est à cet instant précis que l’informatique et internet entrent en jeu. En permettant à chaque personne de raconter son vécu, ils offrent une vision plus complète de l’Homme dans sa diversité.

    Par exemple, c’est en analysant les témoignages de patients que les médecins ont réalisé que les antidépresseurs n’étaient pas toujours efficaces. Par la suite, ils ont mené une étude qui a permis d’expliquer les disparités observées dans les résultats. Et ce n’est là qu’un exemple parmi tant d’autres.

    Sans internet, des minorités seraient encore maintenues dans le silence. N’ayant pas la possibilité de faire entendre leurs voix, elles resteraient à jamais bâillonnées dans les ténèbres. En un certain sens, les NTIC ont permis de promouvoir l’égalité de droits et de présences pour tous.

    Un moyen de stimuler les sens

    Plus que jamais, l’Homme est devenu sédentaire. Passant de longues heures en position assise, il n’a plus autant besoin de stimuler ses sens. Heureusement que l’outil informatique est là pour le garder en alerte. Réalité virtuelle, jeux interactifs tels que https://www.jetxbet.games/, logiciels éducatifs, … Le code binaire est bien décidé à ne pas vous laisser tomber. Usant de tous les moyens à sa disposition, il vous garde en éveil et stimule chacun de vos sens.

  8. Huile d’olive : efficace pour prévenir Alzheimer ?

    Leave a Comment

    Un régime riche en huile d’olive extra vierge pourait protéger de la maladie d’Alzheimer, en empêchant l’accumulation toxique de la protéine tau.

    L’huile d’olive extra vierge présente de nombreux avantages pour la santé.

    En raison de ses acides gras monoinsaturés, ou «bonnes» graisses, l’huile d’olive extra vierge est connue pour sa capacité à réduire le risque de cholestérol élevé et de maladies cardiaques .

    Les effets préventifs de l’huile d’olive sur la maladie d’Alzheimer s’expliqueraient par sa capacité à réduire l’accumulation de protéine tau dans la cerveau.

    Plusieurs études ont récemment suggéré que l’huile d’olive extra vierge présente également des effets bénéfiques sur les neurones et la cognition.

    Par exemple, deux études menées sur des souris a révélé que l’huile améliore l’apprentissage et les performances mnésiques et réduisait les premiers signes neurologiques de la maladie d’Alzheimer.

    Dans cette dernière étude, l’huile d’olive extra vierge a amélioré l’autophagie – c’est-à-dire la capacité des cellules cérébrales à éliminer les déchets toxiques – et a contribué à maintenir l’intégrité des synapses des rongeurs.

    Une nouvelle équipe américaine (Université Temple de Philadelphie) a examiné l’effet de l’huile sur les «tauopathies», maladies caractérisées par des troubles cognitives dans lesquelles la protéine tau s’accumule à des niveaux toxiques dans le cerveau, déclenchant diverses formes de démence.

    Le Dr Praticò et ses collègues ont publié leurs résultats dans la revue Aging Cell .

    Étudier l’huile d’olive sur un modèle de souris Alzheimer

    Dans la maladie d’Alzheimer et d’autres formes de démence, telles que la démence frontotemporale, la protéine tau s’accumule à l’ intérieur des neurones sous la forme «d’enchevêtrements» toxiques.

    L’accumulation d’enchevêtrements à l’intérieur des neurones empêche les cellules nerveuses de recevoir des nutriments et de communiquer avec d’autres neurones. Cela conduit finalement à leur mort du neurone.

    En revanche, dans un cerveau sain, des niveaux normaux de tau aident à stabiliser les microtubules, qui sont des structures de soutien pour les neurones.

    Dans cette étude, les souris sujettes aux accumulations de tau ont consommé une alimentation riche en huile d’olive extra vierge dès l’âge de 6 mois. Selon certaines estimations, cela équivaut à environ 30 ans chez l’humain.

    Les souris témoins étaient également sujettes aux accumulations de la protéine tau mais consommaient un régime alimentaire régulier.

    Moins de tau et une meilleure mémoire

    Environ un an plus tard – ce qui équivaudrait à environ 60 ans d’âge humain – les expériences ont révélé que les rongeurs sujets à la tauopathie avaient 60% moins de dépôts de tau que les rongeurs témoins, qui n’avaient pas reçu de régime enrichi en huile d’olive extra vierge.

    Les souris qui avaient reçu de l’huile d’olive extra vierge ont également obtenu de meilleurs résultats dans le test du labyrinthe (test de mémoire spatiale) et de tests de mémoire de reconnaissance d’objets.

    En outre, des analyses d’échantillons de tissus cérébraux ont révélé que les souris qui consommaient de l’huile d’olive extra vierge avaient des synapses plus intactes que les souris témoins, ainsi qu’une meilleure neuroplasticité.

    Les analyses ont également révélé une augmentation d’une protéine appelée complexine 1. Il s’agit d’une protéine clé pour maintenir des synapses saines. «Nos résultats démontrent que [l’huile d’olive extra vierge] améliore directement l’activité synaptique, la plasticité à court terme et la mémoire tout en diminuant les effets neurotoxiques de la protéine tau chez les souris », concluent le Dr Praticò et son équipe

    Consommation d’huile d’olive et AVC

    Une étude bordelaise met l’accent sur le lien entre la consommation d’huile d’olive et un risque réduit (-41%) d’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique.

    Cependant, même si l’étude suggère l’existence d’un lien causal possible, il n’est pas clair si le lien est attribuable à l’huile d’olive ou au régime méditerranéen dans son ensemble. L’étude portait sur 7625 personnes âgées de 65 ans et plus.

    Source: Olive oil consumption, plasma oleic acid, and stroke incidence: the Three-City Study.Neurology. 2011 Aug 2;77(5):418-25.

  9. Diabète et anxiété: quel est le lien?

    Leave a Comment

    Une personne atteinte de diabète souffrent souvent d’anxiété et peuvent se demander s’il existe un lien entre les deux maladies.

    Une méta-analyse de 2013 a révélé que les personnes atteintes de diabète sont plus susceptibles que la population générale de souffrir d’anxiété.

    Les personnes atteintes de diabète courent un risque accru de développer de l’anxiété, car elles peuvent s’inquiéter de la manière de bien gérer la maladie

    Comment le diabète peut-il causer ou contribuer à l’anxiété?

    La probabilité d’avoir des troubles de l’anxiété peut augmenter après plusieurs épisodes d’hypoglycémie.

    Les personnes atteintes de diabète sont responsables de la gestion de leur glycémie et de s’assurer que celles-ci restent dans une fourchette normale.

    Cette tâche peut être difficile et stressante.

    Les médecins demanderont aux personnes atteintes de diabète de rester conscientes de leur glycémie et d’adopter des comportements de routine, tels que:

    • Accorder une attention particulière aux ingrédients alimentaires
    • Éviter certains aliments
    • Suivre régulièrement la glycémie tout au long de la journée
    • Suivre un calendrier des doses d’insuline

    La planification, le contrôle et la préparation à un large éventail de défis sont tous importants pour une gestion efficace du diabète. 

    Cependant, certaines personnes peuvent s’inquiéter excessivement de leur glycémie ou de l’évolution de leur maladie. 

    Ces préoccupations peuvent déclencher des épisodes d’anxiété.

    Ce que dit la recherche

    Les chercheurs rapportent que l’anxiété affecte environ 40% des personnes atteintes de diabète. 

    Les personnes atteintes de diabète risquent de développer une hypoglycémie. Certains des symptômes de l’hypoglycémie sont identiques à ceux de l’anxiété.

    De plus, les résultats d’une étude chez l’animal suggèrent que plusieurs épisodes d’hypoglycémie peuvent augmenter le risque d’anxiété. 

    La raison possible est que les épisodes hypoglycémiques déclenchent des changements chimiques et métaboliques qui affectent physiquement la partie du cerveau qui joue un rôle dans le traitement de l’anxiété.

    Symptômes communs du diabète et de l’anxiété

    Le diabète et l’anxiété partagent plusieurs symptômes :

    • se sentir nerveux ou irritable
    • difficulté à concentrer ses pensées
    • maux de tête
    • étourdissements
    • fatigue
    • rythme cardiaque rapide

    Diagnostic

    Les procédures utilisées par les professionnels de la santé pour diagnostiquer le diabète et l’anxiété sont très différentes.

    Diagnostiquer le diabète

    Les médecins diagnostiquent le diabète à l’aide d’un ou plusieurs des tests sanguins suivants:

    • Glycémie à jeun : Ce test nécessite qu’une personne jeûne pendant la nuit. Une lecture de 126 milligrammes par décilitre (mg / dl) ou plus indique un diabète. Des niveaux entre 100 et 125 mg / dl indiquent un prédiabète.
    • A1C : Ce test mesure la glycémie moyenne d’une personne sur quelques mois. Un A1C de 6,5% ou plus est un signe de diabète. Un A1C de 5,7 à 6,4% indique un prédiabète.
    • Tolérance au glucose : pour ce test, une personne mesure d’abord sa glycémie après le jeûne et avant de boire une solution de glucose. Après avoir bu le liquide, la personne continue de tester sa glycémie toutes les heures pendant jusqu’à 3 heures. Un résultat de 200 mg / dl ou plus à 2 heures suggère un diabète, tandis qu’un résultat entre 140 et 199 mg / dl peut être dû au prédiabète.
    • Test de glycémie aléatoire : Ce test ne nécessite pas de jeûne, ce qui signifie qu’une personne peut le subir à tout moment. Une lecture de 200 mg / dl ou plus indique un diabète.

    Diagnostiquer l’anxiété

    Une personne devrait consulter son médecin si elle pense avoir de l’anxiété. Le médecin peut demander à la personne de remplir un questionnaire qui pose des questions sur ses symptômes psychologiques et physiques.

    Dans certains cas, un médecin peut référer la personne pour un dépistage de santé mentale avec un psychiatre ou un psychothérapeute. Ces professionnels de la santé mentale pourront effectuer une évaluation plus détaillée.

    Traiter le diabète et l’anxiété

    Les personnes atteintes de diabète et d’anxiété doivent apprendre à faire la distinction entre les préoccupations rationnelles concernant la gestion du diabète et les pensées irrationnelles et anxieuses.

    La première étape de ce processus consiste à travailler en étroite collaboration avec les professionnels de la santé pour élaborer un plan de traitement du diabète. Ce plan devrait inclure des informations sur les aspects suivants.

    • directives nutritionnelles;
    • utilisation de médicaments;
    • conseils de perte de poids, si nécessaire, et objectifs; d’activité physique;
    • soutien émotionnel.

    Pour les personnes souffrant d’anxiété, de nombreuses options de traitement sont disponibles. Un médecin ou un professionnel de la santé mentale peut recommander une ou plusieurs des approches suivantes:

    • conseil individuel;
    • thérapie de groupe;
    • thérapie cognitivo-comportementale ou autres techniques de thérapie spécifiques;
    • médicament;
    • changements de style de vie;
    • pratiques de soins de santé complémentaires et alternatifs, telles que le yoga et la méditation.

    La combinaison du diabète et de l’anxiété peut créer un cercle vicieux de problèmes physiques et émotionnels. Cependant, les personnes qui apprennent à gérer leur anxiété peuvent se trouver mieux à même de gérer leur diabète.

    Certaines pratiques de style de vie peuvent être bénéfiques pour les personnes atteintes de diabète, d’anxiété ou des deux. Ceux-ci inclus:

    • faire de l’exercice régulièrement et être physiquement actif;
    • suivre une alimentation équilibrée et saine;
    • établir et maintenir un horaire de sommeil régulier;
    • consacrer du temps et de l’énergie à passer du temps avec sa famille et ses amis;
    • réduire la caféine;
    • limiter la consommation d’alcool ou l’éviter complètement.
  10. Les meilleures salles de jeux vidéo pour tester votre chance au Canada

    Leave a Comment

    Ce n’est pas un secret, le Canada est une véritable terre d’accueil pour les jeux en tout genre. Leur cote de popularité est incroyablement élevée dans ce pays. C’est dans ce sens qu’ont été créées de nombreuses salles de divertissement afin de permettre aux joueurs de se divertir autant qu’ils le souhaitent et dans les meilleures conditions qui soient.

    La thématique de cet article porte justement sur les salles de jeux vidéo au Canada.

    Les types de salles de jeux

    Il existe plusieurs catégories de salles dans ce domaine.

    Les casinos

    Les casinos virtuels sont ces établissements ultra populaires qui ont su profiter de la crise sanitaire mondiale pour étendre encore plus leur domination. Depuis leurs salons ou leurs chambres, les joueurs peuvent accéder au meilleur du divertissement ludique. Des salles virtuelles qui leur proposent une panoplie de jeux de casino en ligne en argent réel: de table, paris sportifs, courses hippiques mais aussi les jeux vidéo. La demande est sans cesse croissante et l’offre est de plus en plus sophistiquée.

    Avant le succès de ces salles en ligne, les casinos en terre existaient déjà. Ils sont les pionniers de l’industrie des jeux d’argent. Il y en a un très grand nombre au Canada, et ils ont l’avantage d’être légaux. On y trouve une grande variété de distractions parmi les plus populaires de l’industrie du jeu.

    Les autres salles de jeux

    Vous trouverez dans cette section quelques exemples de salles de jeux vidéo populaires au Canada.

    Amusement 2000

    Cette salle est l’une des plus anciennes qui existent au Canada. Elle a su se moderniser pour offrir à ses clients des soirées décontractées et des moments idéaux entre amis. Si vous y allez, vous trouverez les flippers modernes, les jeux de combats, d’artillerie légers, de danse ou encore les simulateurs de course pour les passionnés de sports automobiles.

    Game Centre

    C’est l’une des plus grandes salles de jeux vidéo du Canada. Elle accueille les joueurs en leur proposant diverses arcades modernes : de guerre, d’aventure, de course ou encore d’espionnage.

    Quilles G Plus

    Quilles G Plus est une entreprise familiale célèbre au Canada. C’est une chaîne de salles de quilles qui ne comptent pas moins de 7 salons avec 226 allées de quilles. Ces dernières sont très prisées dans ce pays, au même titre que les centres d’attraction et les arcades.

    Dans chacune de ses salles, la chaîne dispose de jeux assez divers : des simulateurs de courses, aux jeux de danse, sans oublier ceux de sport ou encore ceux de la catégorie du tir au fusil.

    Hangar 51

    Vous souhaitez jouer dans une salle paisible et en toute déconcentration ? Quoi de mieux que le Hangar 51 pour vous accueillir ? C’est un petit bar dans lequel il est agréable de se rendre pour profiter d’un moment récréatif seul ou entre amis. Les jeux rétro, les flippers, les simulateurs immersifs, les jeux bizarres et merveilleux et plein d’autres arcades vous y attendent. Vous pourrez en bonus vous désaltérer avec un large choix de cocktails et de bières.

    Mega-Plex

    En plus d’être une salle de jeu, Mega-Plex est également une salle de cinéma qui opère au Canada. Dans sa partie ludothèque, elle propose une riche offre de jeux dont les quilles, d’adresse, de course, de hockey ou encore de tir au fusil.

    Ce n’est pas un cas isolé. Outre Mega-Plex, Cineplex est également une salle de cinéma qui s’est dotée de nombreux jeux à proposer aux clients.

    Taverne Cobra

    Taberna Cobra fait aussi partie de la catégorie des bars qui font office de salles de jeux vidéo. Il est resté fidèle à ses origines avec ses décorations des années 80-90. Des titres emblématiques vous attendent dans ce bar ; l’on peut citer Street Fighter 2 ou Mortal Kombat 2.

    Conclusion

    Le Canada est l’un des pays qui regorgent du plus grand nombre de salles de jeux vidéo dans le monde. Ces dernières ont la particularité d’avoir su allier le vintage et la modernité afin de garder intacte l’essence même de leur culture en matière de divertissement ludique. Les derniers titres, mais aussi les jeux historiques vous attendent dans ces salles aux ambiances uniques. Faites-y un tour, vous ne serez pas déçus.