Il n’y a pas de lien entre l’utilisation de statines pendant plusieurs années et une perte de mémoire chez les personnes âgées.
Une nouvelle recherche renforce l’idée que les statines sont sans danger pour les personnes âgées. Une équipe galloise (Université de New South Wales) a dirigé l’étude.
« Sur 6 ans, il n’y avait aucune diminution de la mémoire ou de la cognition globale chez les utilisateurs de statines », écrivent les chercheurs dans un article paru dans le Journal de l’American College of Cardiology. En fait, pour certains individus, les statines peuvent même offrir une certaine protection contre le déclin de la mémoire, suggèrent-ils.
Les résultats montrent que parmi les participants présentant des facteurs de risque de démence, ceux qui utilisaient des statines présentaient une perte de mémoire et de la réflexion qui se dégradait moins vite que ceux qui n’en consommaient pas.
Les chercheurs espèrent que les résultats contribueront à apaiser les craintes des consommateurs inquiets à la suite de rapports faisant état de cas isolés de perte de mémoire chez les utilisateurs de statines.
« De nombreux facteurs peuvent contribuer aux symptômes cognitifs décrits dan les rapports de cas isolés », déclare Katherine Samaras, première auteure de l’étude.
Pas d’incidence d’une consommation de statines sur la perte de mémoire
Les auteurs rajoutent « Dans cette étude, nos données suggèrent de manière rassurante que l’utilisation de statines pour abaisser le taux de cholestérol n’a probablement pas d’incidence négative sur la fonction de la mémoire. »
« Il est de plus en plus évident que les statines sont sans danger pour la santé du cerveau, et cette préoccupation ne devrait pas empêcher leur utilisation chez les personnes susceptibles de bénéficier d’un taux de cholestérol plus bas ».
Ils mettent toutefois en garde que, dans la mesure où il s’agissait d’une étude d’observation et non d’un essai clinique, les résultats ne sont pas concluants.
Source : KatherineSamaras et coll. Effects of Statins on Memory, Cognition, and Brain Volume in the Elderly. Journal of the American College of Cardiology Volume 74, Issue 21, 26 November 2019, Pages 2554-2568
Une étude de cohorte à grande échelle a examiné le lien entre le tour de taille à un âge avancé et le risque de démence.
Les professionnels de la santé et les chercheurs médicaux ont tendance à utiliser l’indice de masse corporelle (IMC) pour déterminer si le poids d’une personne est trop élevé, trop bas ou « normal ».
Malgré son utilisation répandue, l’IMC a ses défauts – et l’un d’entre eux est le fait qu’il ne distingue pas la graisse (tissu adipeux) du contenu musculaire (tissu maigre).
Pour cette raison, certains scientifiques ont suggéré que la mesure du tour de taille peut être un indicateur plus précis de la santé d’une personne.
Mais quand il s’agit de vieillir, y a-t-il un lien entre le tour de taille et la santé cognitive ? Une étude de 2019 a établi un lien entre l’excès de poids autour de l’estomac et l’atrophie du cerveau.
Une autre grande étude avait auparavant trouvé des corrélations entre la graisse du ventre et une performance cognitive moins bonne.
Cependant, certaines de ces études se sont penchées sur l’IMC ou le rapport tour de taille/hanches. D’autres ont constaté qu’un IMC plus élevé augmente le risque de démence, alors que d’autres études ont observé le contraire.
Où se trouve la vérité ? Y a-t-il un lien entre la graisse et la santé cérébrale chez les personnes âgées ? Dans l’affirmative, quelle est la meilleure mesure du poids qui indique un risque accru de troubles neurologiques tels que la démence ?
De nouvelles recherches menées par un chercheur coréen (Hye Jin Yoo, professeur associé à l’hôpital Guro de l’Université de Corée à Séoul), se sont lancées dans l’enquête.
Les résultats sont apparus dans la revue Obesity.
Yoo et ses collègues ont examiné 872 082 participants, âgés de 65 ans et plus, qui avaient participé à un dépistage national coréen en 2009.
L’étude a suivi les participants de 2009 à 2015, ou jusqu’à ce qu’ils développent une démence. Au cours de l’étude, les participants ont répondu à des questions sur leur consommation de tabac d’alcool et leur niveau d’activité physique.
Les chercheurs ont tenu compte du revenu des participants, de leurs antécédents de diabète, d’hypertension artérielle et de maladies cardiovasculaires. Ils ont également tenu compte de l’IMC et du tour de taille.
Le tour de taille peut indiquer un risque de démence L’étude a révélé que les participants dont le tour de taille était égal ou supérieur à 90 centimètres (cm) pour les hommes et à 85 cm pour les femmes avaient un risque significativement plus élevé de développer la démence.
Cette association s’est maintenue lorsque les chercheurs ont tenu compte de l’âge, de l’IMC, de la tension artérielle, du taux de cholestérol, de la santé du foie et de plusieurs autres facteurs liés au mode de vie.
L’étude a également révélé une légère augmentation du risque de démence chez les participants présentant une insuffisance pondérale, mais seulement après que les chercheurs ont tenu compte d’autres comorbidités et facteurs liés au mode de vie.
» Pour tous les médecins qui s’occupent de médecine gériatrique, d’obésité et de démence, cette étude souligne que le lien entre tour de taille et risque de démence liée à l’obésité devrait être pris en compte chez les personnes âgées. »
Le Dr Dan Bessesen, de l’École de médecine de l’Université du Colorado à Aurora, n’a pas participé à la recherche, mais il en commente l’importance.
« Cette étude ne nous permet pas de savoir pourquoi il y a cet différence, mais elle pourrait mettre en évidence les rôles différents de la graisse sous-cutanée et de la graisse viscérale dans le développement de la démence, la graisse sous-cutanée étant protectrice et la graisse viscérale ayant des effets nocifs ».
La graisse viscérale est celle qui entoure les organes internes, et elle a des liens avec diverses maladies. La graisse sous-cutanée est visible sous la peau.
Cette étude se limitait à une population asiatique, de sorte que d’autres études seront nécessaires pour reproduire les résultats dans des populations plus importantes.
Source : Geum Joon Cho et coll. Association Between Waist Circumference and Dementia in Older Persons: A Nationwide Population‐Based Study. 05 November 2019
Le jeu de baccara connaît une vague de popularité au Canada. Depuis longtemps, les jeux de hasard y exercent une certaine fascination. Avec le développement des jeux en ligne, le baccara est de plus en plus accessible dans ce pays. Voici un guide complet sur le baccara et son histoire au Canada.
Un jeu qui se démocratise
Au Canada, le baccara a longtemps été associé aux classes les plus fortunées de la société. Plusieurs salons privés recevaient autrefois de riches clients qui se réunissaient pour y jouer. Tous n’avaient pas accès à ces salons privés. Il fallait, entre autres, respecter un code vestimentaire très strict et l’élégance était exigée. Les mises pour participer à une partie de baccara étaient aussi très élevées (Voir ce guide complet sur le baccara pour en savoir plus). Avec les années, la pratique du jeu s’est démocratisée.
Un jeu très ancien
Le baccara existait déjà depuis longtemps avant d’être adopté au Canada. Il aurait été inventé en Italie vers les années 1400. Le Canada était taillé pour s’intéresser à ce jeu puisque les jeux de hasard ont toujours fait partie de son histoire. Déjà, avant la fondation officielle du pays, les autochtones pratiquaient certains jeux de hasard. Le principe de base était le même que celui des jeux modernes, à l’exception que les jeux étaient pratiqués avec des bâtons et des cailloux.
Avec l’immigration européenne, les jeux que l’on connaît aujourd’hui se sont implantés, comme le blackjack, la roulette et bien sûr le baccara. Si ces jeux ont été interdits par le code criminel canadien en 1892, ils ont fini par être autorisés. En 1900, certaines tombolas au profit des œuvres de charité ont été légalisées. Les courses hippiques ont aussi été acceptées dix ans plus tard.
Avec le temps, l’État canadien a saisi l’intérêt que pouvaient présenter les jeux d’argent. Les gouvernements ont commencé à partir des années 1970 à faciliter leur diffusion. Peu à peu, des casinos ont ouvert leurs portes et certains d’entre eux font maintenant partie des destinations touristiques de choix pour les voyageurs.
Les Canadiens dépensent maintenant des milliards de dollars dans les jeux d’argent. Non seulement les casinos ouvrent maintenant leurs portes à toute la population, mais les sites en ligne permettent maintenant à tout le monde d’y participer. Le baccara jouit toujours de son prestige et de plus en plus de joueurs le découvrent.
Le baccara en ligne
Maintenant accessible en ligne, le baccara connaît un essor important. À partir du Canada, il est possible d’accéder à tous les casinos virtuels sur la planète. Bien entendu, une certaine prudence est de mise au moment de dépenser de l’argent sur un site virtuel. Il faut commencer par chercher un site qui offre la version du jeu de baccara que vous cherchez. Le site doit avoir de bonnes références et offrir un bonus d’entrée intéressant.
Il est recommandé de jouer d’abord au baccara gratuit en ligne pour en acquérir les rudiments. Quand vous passez en mode argent réel, créez un compte et effectuez un premier dépôt.
Les règles du baccara
L’un des facteurs de succès du baccara est que ses règles sont assez simples. Le hasard joue un grand rôle, mais vous devez aussi deviner et utiliser votre intuition pour savoir qui de vous ou du banquier a la meilleure mise. Plusieurs variantes du baccara existent et vous devez développer des stratégies en fonction de chacune de ces variantes.
Vous avez trois choix lorsque vous misez au baccara. Vous pouvez parier que c’est le joueur qui va gagner. Vous pouvez aussi parier que c’est plutôt le banquier qui gagnera. Il est également possible de parier sur un résultat égal. Les avantages sont différents selon les options.
Le jeu de baccara en ligne a pour but de deviner quelle main entre la vôtre et celle du banquier obtiendra le score le plus près de 9 points. Les chiffres des dizaines sont ignorés au baccara. Un 6 et 7, par exemple, valent 3 points et non 13. Une fois que vous avez misé, le casino distribue 2 cartes à la banque et au joueur. Il annonce ensuite le total de chaque main. Si votre total est de 0 à 5, vous recevez une carte supplémentaire.
Conclusion
Le baccara fait bel et bien partie de l’histoire du Canada. Ayant commencé comme un simple jeu de carte, il a maintenant évolué et a trouvé sa place dans les plus grands casinos !
Chaque année, on compte environ 4000 suicides
au Canada. Et les hommes sont trois fois plus concernés que les femmes. Ce
chiffre est relativement stable d’année en année, mais il serait possible de le
réduire en menant les bonnes actions. En effet, avant qu’une personne
suicidaire ne passe à l’acte, son comportement peut parfois alerter son
entourage. Or si les signaux sont repérés à temps et si la victime est prise en
charge rapidement, le risque de suicide diminue considérablement. Mais comment
repérer ces signes avant-coureurs? Comment reconnaître les symptômes d’un
potentiel suicide?
Un état de
détresse profonde
La prévention du suicide est un sujet extrêmement délicat, qui mérite une large sensibilisation. En étant mieux informés, les gens seraient plus à même d’identifier les comportements potentiellement suicidaires. Cela permettrait ainsi de prendre en charge les victimes avant qu’elles commettent l’irréparable.
De manière générale, une personne suicidaire envoie
des signaux à son entourage, de façon plus ou moins explicite. Ces signes précurseurs
reflètent un état de souffrance et de détresse, avec une volonté d’en finir.
Pour les repérer, il faut être attentif au comportement et aux paroles.
Les paroles directes et indirectes
Tout d’abord, un individu peut évoquer sa
volonté de suicide de manière directe ou indirecte. Certains mettront
clairement des mots sur leurs intentions (exemples : je veux mourir, je
vais finir par sauter du haut d’un pont), quand d’autres seront plus subtils (vous
seriez mieux sans moi, vous serez bientôt débarrassé de moi, je ne m’en
sortirai jamais). Dans tous les cas, de tels messages doivent vous alerter.
Les comportements précurseurs
Ensuite, une personne suicidaire va généralement
changer de comportement. Cela va se manifester dans son humeur et son attitude.
Par exemple, elle :
Met de
l’ordre dans ses affaires : rédige son testament, donne des objets
importants, prépare des lettres pour ses proches…
S’isole de
plus en plus, abandonne ses amis.
Présente un
intérêt nouveau pour la mort, les sujets morbides, ou encore les médicaments et
les armes.
Consomme
de manière excessive ou inhabituelle des médicaments, de la drogue ou de
l’alcool.
Change
significativement ses habitudes (activités, alimentation, sommeil, hygiène
personnelle…).
Attention, si son humeur s’améliore
soudainement, cela ne signifie pas forcément que la personne va mieux. Il est
possible qu’elle se sente apaisée par sa décision
d’effectivement passer à l’acte. L’aide d’un professionnel est donc préférable.
Les signes plus discrets
Enfin, il existe d’autres signaux plus
discrets, qui peuvent indiquer une volonté de mettre fin à ses jours. Ils sont
plus difficiles à identifier, mais ils restent assez caractéristiques, surtout
lorsqu’ils se cumulent.
En sachant repérer les signes potentiels d’un
suicide, vous pourriez sauver une vie. Si vous identifiez certains de ces
symptômes chez une de vos connaissances, agissez sans perdre de temps.
Des chercheurs affirment que la mesure de la vitesse à laquelle la pupille d’une personne se dilate pendant qu’elle subit des tests cognitifs peut être une méthode peu coûteuse et peu invasive pour aider à dépister les personnes présentant un risque génétique accru de développer la maladie d’Alzheimer.
Au cours des dernières années, les chercheurs qui se sont penchés sur la pathologie de la MA se sont surtout intéressés à deux facteurs qui provoquent ou contribuent à la maladie : l’accumulation de plaques amyloide et l’enchevêtrement d’une protéine appelée tau. Les deux ont été liés à la détérioration et à la destruction des neurones, ce qui a entraîné un dysfonctionnement cognitif progressif.
La nouvelle étude se concentre sur les réponses pupillaires qui sont dirigées par le locus coeruleus (LC), un groupe de neurones du tronc cérébral impliqués dans la régulation de l’excitation et aussi dans la modulation des fonctions cognitives. La protéine tau est le plus ancien biomarqueur connu de la maladie d ‘Alzheimer avec l’amyloïde. Il affecte notamment le locus coeruleus.
Le locus coeruleus commande la réponse pupillaire – le diamètre des pupilles des yeux – pendant les tâches cognitives. Dans des travaux publiés antérieurement, les chercheurs avaient signalé que les adultes atteints d’un déficit cognitif léger, souvent un précurseur de la maladie d’Alzheimer, présentaient une dilatation et un effort cognitif supérieurs à ceux des individus sans trouble cognitif, même si les deux groupes avaient obtenu des résultats équivalents aux tests cognitifs.
Dans ce dernier article, les scientifiques établissent un lien critique entre les réactions de dilatation pupillaire et les personnes génétiquement à risque de maladie d’Alzheimer.
Compte tenu des données probantes reliant les réponses pupillaires, le locus coeruleus, la protéine tau et risque génétique, ces résultats renforcent l’hypothèse que mesurer la réponse pupillaire pendant les tâches cognitives pourrait être un autre outil de dépistage pour détecter la maladie d’Alzheimer avant son apparition, a déclaré l’un des auteurs de l’étude.
Source: William S. Kremen et coll. Pupillary dilation responses as a midlife indicator of risk for Alzheimer’s Disease: Association with Alzheimer’s disease polygenic risk. Neurobiology of Aging, 2019; DOI: 10.1016/j.neurobiolaging.2019.09.001
Les anti-inflammatoires réduiraient les symptômes de dépression, selon une étude. Ils agiraient en réduisant l’inflammation, un mécanisme qui déclenche la dépression.
Les agents anti-inflammatoires comprennent les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ; les acides gras oméga-3 ; les médicaments qui freinent la production de produits chimiques inflammatoires (inhibiteurs des cytokines) ; les statines ; les stéroïdes ; les antibiotiques (minocyclines) ; le modafinil ; un médicament utilisé pour traiter les troubles du sommeil.
Et les effets sont encore plus puissants lorsque ces agents sont ajoutés au traitement antidépresseur standard.
Des scientifiques estiment que l’inflammation, qui est la réaction du corps à des facteurs comme le stress et une mauvaise alimentation, peut déclencher la dépression dans le cerveau.
Les chercheurs ont parcouru les bases de données de
recherche pour trouver les études appropriées publiées jusqu’en janvier 2019.
Ils ont trouvé 30 essais contrôlés randomisés pertinents, impliquant 1610
personnes, qui ont rapporté des changements dans les échelles de dépression.
Ils ont mis en commun les données de 26 de ces études.
L’analyse des données regroupées a suggéré que les agents anti-inflammatoires étaient meilleurs que les placebos et qu’ils augmentaient les effets du traitement antidépresseur standard.
La baisse moyenne de l’intensité des symtômes de dépression était de 55%, selon l’échelle de dépression.
Une analyse plus détaillée a indiqué que les AINS, les
acides gras oméga-3, les statines et les minocyclines étaient les plus
efficaces pour réduire les symptômes dépressifs majeurs comparativement au
placebo.
Les auteurs de l’étude (Université Huazhong, Chine) ont déclaré : » Les résultats de cette étude systématique suggèrent que les anti-inflammatoires jouent un rôle antidépresseur chez les patients souffrant de troubles dépressifs majeurs et sont raisonnablement sûrs « .
Le professeur Ed Bullmore, chef du département de psychiatrie de l’Université de Cambridge, qui n’a pas participé à la recherche, a déclaré : » Cela devrait encourager une réflexion plus approfondie sur la manière dont nous pourrions utiliser une série d’anti-inflammatoires pour aider les personnes souffrant de dépression, en particulier celles qui prennent déjà un antidépresseur classique avec des bénéfices limités. Cependant, comme le concluent les auteurs, d’autres essais seront nécessaires pour confirmer la prescription de ces médicaments.
Près d’un tiers des personnes souffrant de dépression n’arrivent pas à en sortir, même avec la variété des antidépresseurs existants et des psychothérapies disponibles.
Il est de plus en plus évident que les anti-inflammatoires peuvent aider à soulager les sentiments de tristesse et de désespoir, car les personnes souffrant de dépression ont des taux plus élevés de substances chimiques (cytokines) dans leur sang, liés à l’inflammation.
Cette inflammation est la réaction du corps au stress causée par des facteurs environnementaux tels que la pollution, l’alcool et le tabagisme, et qu’elle peut affecter à plus long terme la façon dont les émotions sont régulées dans le cerveau.
Les meilleurs résultats de l’étude ont été observés chez les personnes prenant des oméga-3, des statines, des antibiotiques et des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).
Toutefois, l’examen n’a pas porté sur l’aspirine et l’ibuprofène, mais seulement sur le celexocib, qui est principalement utilisé comme analgésique pour les personnes souffrant d’arthrite.
Les anti-inflammatoires utiles dans la dépression quand ils sont associés à un antidépresseur
Il ressort clairement de l’étude, basée sur 22 études sur 26, que les anti-inflammatoires seraient utiles contre la dépression lorsqu’ils sont pris en association avec des antidépresseurs.
L’examen indique que les personnes qui prennent des anti-inflammatoires n’ont pas subi d’effets secondaires importants, bien qu’il y ait eu quelques problèmes intestinaux.
Le professeur David Curtis, professeur honoraire à l’University College de Londres, qui n’a pas non plus participé à la recherche, a toutefois déclaré : » Il est tout à fait trompeur de décrire l’utilisation d’agents anti-inflammatoires comme sûre. Les essais n’ayant duré que de 4 à 12 semaines, il n’a donc pas été possible de suivre les effets secondaires à long terme.
Source: Shuang Bai et coll. Efficacy and safety of anti-inflammatory agents for the treatment of major depressive disorder: a systematic review and meta-analysis of randomised controlled trials. Journal of Neurology, Neurosurgery & Psychiatry, 2019; jnnp-2019-320912 DOI: 10.1136/jnnp-2019-320912
Le syndrome des jambes sans repos est un trouble du sommeil qui entraîne un dysfonctionnement du sommeil.
Il se caractérise par des sensation désagréables (fourmillements, picotements, brûlures) dans les membres, particulièrement dans les muscles du mollet.
Ces symptômes apparaissent au repos et tendent à diminuer lors de mouvements.
Il se caractérise par un besoin irrésistible de boucher ses jambes en réponse à des paresthésies.
Ce syndrome – ou syndrome d’impatience dans les jambes – surviennent en général en position allongée ou dans des situations d’immobilité imposée, surtout la nuit, ce qui conduit à des troubles du sommeil.
La très grande majorité des personnes avec un syndrome de jambes sans repos ont des mouvements périodiques du sommeil caractérisés par des mouvements des membres inférieurs chroniques pendant les phases de sommeil lent, ce qui provoquer des réveils.
Ce syndrome serait présent chez environ une personne sur cinq après 80 ans.
Il existe des antécédents familiaux de syndrome des jambes sans repos, avec donc une prédisposition génétique. Il peut être également provoqué par une carence en fer ou en vitamine B12, voire par la prise de certains médicaments.
On le retrouve également associé à l’insuffisance rénale chronique, le diabète ou la polyarthrite rhumatoïde.
Une personne qui souffre de ce syndrome peut également souffrir de paresthésies ou de crampes.
Les benzodiazépines peuvent parfois avoir une efficacité, mais présentent le désavantage de provoquer une accoutumance et d’augmenter le risque de chutes chez les personnes âgées. Le traitement de choix repose sur des médicaments qui augmentent la dopamine (L-dopa, bromocriptine, ropirinole ou pergolide) et qui sont pris avant le coucher.
Le syndrome des jambes sans repos affecte-t-il la fonction cognitive chez les adultes atteints de la maladie de Parkinson?
La perturbation du sommeil peut avoir des conséquences négatives profondes chez les adultes atteints de la maladie de Parkinson, pouvant inclure des troubles cognitif. Une étude a examiné les relations entre les syndrome des jambes sans repos, la cognition et la qualité du sommeil chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Il apparait que les personnes atteintes avaient une fonction cognitive et une qualité du sommeil nettement moins bonnes, et davantage de somnolence diurne. Source: Cederberg KL et coll. Does restless legs syndrome impact cognitive function via sleep quality in adults with Parkinson’s disease. Int J Neurosci. 2019 Oct 18;:1-15.
Commentaires fermés sur Consommation excessive d’alcool
La consommation excessive d’alcool chez les personnes âgées peut avoir des effets délétères car les changements physiologiques liés au vieillissement rendent les personnes âgées particulièrement vulnérables aux méfaits de la consommation excessive d’alcool. En revanche, une faible consommation de vin rouge réduit le risque de démence.
Épidémiologie
La prévalence de l’abus d’alcool chez les personnes âgées (plus de 30 g/jour d’alcool) varierait de 2 à 4% en France et aux États-Unis. Si l’on tient compte des critères plus restrictifs du DSM, la prévalence serait de l’ordre de 6%. Cette prévalence est plus élevée chez les personnes âgées hospitalisées que chez celles vivant à domicile.
Selon une étude publiée en ligne le 31 juillet 2019 dans le Journal de l’American Geriatrics Society, plus d’un adulte sur dix âgé de 65 ans et plus aux États-Unis est un buveur excessif occasionnels.
La consommation excessive d’alcool est définie comme la consommation de 5 boissons alcoolisées ou plus dans une même occasion pour les hommes et de 4 consommations ou plus pour les femmes.
Les buveurs occasionnels étaient plus susceptibles d’être des hommes (58%), avaient une prévalence plus élevée de consommation actuelle de tabac (21%) et / ou de cannabis (6%) et une prévalence inférieure d’au moins deux maladies chroniques (29%) par rapport aux non-buveurs occasionnels », déclare Dr Benjamin Han, de l’école de médecine de l’Université de New York.
Les maladies chroniques les plus courantes chez les grands buveurs étaient l’hypertension (41,4%), les maladies cardiovasculaires (23,1%) et le diabète (17,7%).
Ces résultats sont issus d’une analyse transversale portant sur plus de 10 000 adultes âgés de 65 ans au moins provenant du National Survey on Drug Usage and Health (NSDUH) des États-Unis.
Profil de l’alcoolisme chez les personnes âgées
L’alcoolisme ancien concerne les deux tiers des personnes âgées. L’alcoolisme tardif est souvent dû à des événements stressants de la vie (par ex. séparation, deuil, conflits de générations, maladie invalidante) ou à des facteurs environnementaux (par ex. l’isolement social, célibat).
Alcoolisme et co-morbidité
L’alcoolisme des personnes âgées s’accompagne souvent de signes et symptômes : chutes à répétition, troubles de la marche, confusion, dénutrition, incontinence, baisse de l’activité psychomotrice, négligences d’hygiène corporelle.
Les troubles liées à la consommation excessive d’alcool se confondent également avec des maladies organiques ou psychiques : hypertension, problèmes hépatiques, troubles de la digestion, troubles de l’humeur et du sommeil (insomnies, cauchemars).
appréciation de l’attitude face au vieillissement;
antécédents de consommation (alcool, médicaments).
Alcool et baisse des facultés mentales chez les personnes âgées
Au fur et à mesure que l’on vieillit, les effets nocifs d’une consommation excessive d’alcool sont plus marquée sur les fonctions clés du cerveau telles que la mémoire, l’attention et l’apprentissage, selon des chercheurs américains de l’Université de la Floride.
Une consommation d’alcool est considérée comme excessive quand :
Un homme boit 4-5 verres ou plus dans une journée ou plus de 14 verres par semaine.
Une femme boit 3-4 verres ou plus par jour ou plus de 7 verres par semaine.
Ces derniers ont demandé à 31 hommes et 35 femmes de réaliser une série de tests neuropsychologiques puis ont été répartis en groupes en fonction de leur consommation d’alcool: buveurs importants, buveurs modérés ou non buveurs.
Environ 53 % du groupe d’étude étaient des buveurs occasionnels, alors que 21% étaient considérés comme des buveurs réguliers importants.
Les résultats des tests de ce dernier groupe ont été comparés aux résultats obtenus avec 45 non buveurs et buveurs modérés.
L’équipe de recherche a suivi les fonctions cérébrales telles que l’attention, l’apprentissage, la mémoire, la fonction motrice, la fonction verbale et la vitesse de la pensée, la fonction exécutive (qui comprend le raisonnement et la mémoire de travail).
L’étude a révélé qu’une consommation importante d’alcool chez les personnes âgées se traduisaient par des scores plus faibles aux tests évaluant la mémoire et l’apprentissage, la mémoire et la fonction motrice.
Ceux qui avaient connu une dépendance à l’alcool avaient également obtenu de mauvais résultats aux tests.
Les chercheurs soulignent que les effets de la consommation excessive d’alcool peuvent être particulièrement dangereux pour les personnes âgées, dont beaucoup prennent plusieurs médicaments.
Consommation modérée d’alcool et risque de démence
Il est admis qu’une consommation modérée de boissons d’alcool -et en particulier du vin rouge ont des effets préventifs sur les maladies cardiovasculaires chez les personnes âgées (tels que l’infarctus du myocarde, l’ischémie cardiaque, la cardiopathie valvulaire, l’arythmie, l’artérite et l’accident vasculaire cérébral).
En effet, la consommation modérée et régulière de boissons alcoolisées (1 à 2 verres par jour):
diminue le risque d’athérosclérose (c’est-à-dire la formation de dépôts contenant du cholestérol et des lipides dans les artères), en élevant le taux de lipoprotéines de haute densité ou HDL (appelé communément le « bon cholestérol »), et, peut-être, en diminuant celui des lipoprotéines de basse densité ou LDL (le « mauvais cholestérol »);
diminue le risque de thrombose (aggrégation de plaquettes et de fibrine dans le sang);
accélère la fibrinolyse (dissolution des caillots intravasculaires par une enzyme de dégradation appelée plasmine) et diminue les taux sanguins de fibrinogène (une protéine favorisant la coagulation).
Il est maintenant admis que les personnes âgées souffrant de maladies cardiovasculaires sont plus enclines à souffrir de troubles cognitifs ou être atteintes d’une démence[2].
A partir de ce constat, un groupe de chercheurs a étudié les effets prolongés d’une consommation d’alcool sur le risque de développer une démence.
Les résultats ont montré qu’une consommation modérée d’alcool (jusqu’à 3 verres par jour) diminue significativement le risque de développer une démence, et en particulier une démence vasculaire *.
* La démence vasculaire, moins fréquente que la démence de type Alzheimer, est la conséquence de lésions (uniques ou répétées et d’ampleur variable) au cerveau, provoquées par un manque d’irrigation.
Cet effet est plus marqué chez les hommes et ne dépend pas du type de boissons consommées.
Ces résultats rejoignent ceux publiés par une équipe sino-suédoise [5].
Ces résultats -qui sont toutefois contestés en raison de la méthodologie- sont certes encourageants pour les buveurs modérés, mais attention : on dit bien « modérés ». Et il serait déraisonnable de pousser à la consommation les buveurs d’eau (en particulier des personnes à risque) qui se sont abstenus jusqu’à maintenant.
Cette étude a été réalisée sur 400 personnes âgées de 75 ans. La consommation modérée d’alcool (calculée en prenant comme unité étalon la quantité d’éthanol présente dans les boissons) correspond au maximum à 16g/jour pour les femmes et à 24g/jour pour les hommes.
A titre indicatif:
Une bouteille de bière (340 ml) contient 13g d’éthanol
Un verre standard de vin contient 11g d’éthanol
Un verre (44ml) de spiritueux contient 15g d’éthanol
Consommation excessive d’alcool et risque d’AVC d’origine ischémique
Préventif jusqu’à deux verres par jour
La consommation modérée (de un à deux verres par jour) d’alcool réduit légèrement (jusqu’à 20%) le risque d’AVC d’origine ischémique, selon une méta-analyse portant une trentaine de travaux et publiée dans le journal BMC Medicine en février 2017.
Au dessus de 3 à 4 verres d’alcool par jour, l’alcool a un effet délétère, augmentant le risque d’AVC ischémique.
Il y a également une augmentation du risque de cancers, maladies cardiovasculaires et cirrhose du foie. Une autre étude américaine souligne le risque accru (+15%) de cancer du sein chez les femmes consommant jusqu’à six verres de vin par semaine.
Enfin, ce risque augmente en plus lorsque la consommation quotidienne dépasse les 4 verres par jour.
Alors que la faible consommation d’alcool est associée à un faible risque d’AVC d’origine ischémique, l’alcoolisme augmente au contraire ce risque (c’est ce que l’on appelle une courbe en J).
Si vous avez une fréquence de consommation d’alcool supérieure à 2 fois par semaine, votre risque de mortalité causée par un AVC est multiplié par trois, comparé à ceux qui ne boivent pas d’alcool.
Des effets qui dépendent de l’âge et de la fréquence
Les résultats montrent également que les effets de l’alcool ne se limitent pas à la quantité consommée mais aussi à la fréquence de consommation.
De plus, boire plus de 2 verres d’alcool (incluant le vin) par jour en milieu de vie augmente d’un tiers le risque d’AVC, par rapport à ceux qui ne boivent peu ou pas.
Le risque de l’alcool sur la survenue d’un AVC est supérieur à celui de l’hypertension et le diabète, du moins lorsque les consommateurs sont âgés de 50-60 ans.
En revanche, pour les septuagénaires, l’hypertension et le diabète sont des facteurs de risque d’AVC plus importants que l’alcoolisme.
2609 hommes ont participé à cette étude menée par des chercheurs finlandais. Les hommes étaient d’âge mur et ont été suivis pendant 20 ans.
Conclusion : consommer plus de deux verres d’alcool par jour constitue un facteur de risque d’AVC. Ce facteur varie avec l’âge.
Consommation excessive d’alcool et risque d’AVC d’origine hémorragique
Consommer plus de trois à quatre verres d’alcool par jour après 60 ans accélère le vieillissement cérébral, selon une étude publiée sur 137 patients hospitalisés pour un AVC. Selon les chercheurs lillois (France), à la soixantaine, une consommation régulière (et non excessive) d’alcool fragilise les artères cérébrales, pouvant provoquer un AVC d’origine hémorragique (rupture de l’artère rompue).
Plus précisément, il apparaît que les buveurs réguliers font des hémorragies cérébrales en moyenne 14 ans avant les non-buveurs victimes d’un AVC hémorragique.
L’AVC survient préférentiellement dans les aires profondes du cerveau irriguées par des petites artères qui sont les plus vulnérables. «L’alcool va rendre ces petits vaisseaux de plus en plus rigides et poreux», poursuit le Pr Cordonnier, l’un des auteurs de l’étude.
Une autre étude souligne qu’au-delà de deux verres d’alcool par jour, le risque d’AVC d’origine hémorragique augmente vite (+60%).
Le fait que les vaisseaux rompent plus facilement s’expliquerait par le fait que la consommation d’alcool pourrait diminuer les niveaux de fibrinogène, une protéine qui facilite la formation de caillots sanguins.
Sources
The Journal of the American Medical Association, juin 2012.
Neurobiology of Aging, 21, 153-160, 2002.
The Lancet 359, 281-286, 2002.
The frequency of alcohol consumption is associated with the stroke mortality. Acta Neurologica Scandinavica, mars 2014.
Differing association of alcohol consumption with different stroke types: a systematic review and meta-analysis. BMC Med. 2016 Nov 24;14(1):178.
Alcoholism: Clinical and Experimental Research, Sept. 2016.
Alcohol consumption and incidence of dementia in a community sample aged 75 year and older, Journal of Clinical Epidemiology, 55, 959-964, 2002.
La maladie de Huntington est une maladie neurologique – également appelée chorée de Huntington – d’origine génétique conduisant à la mort des neurones provenant de certaines structures cérébrales impliquées dans la motricité (noyau caudé, putamen).
Elle se caractérise principalement par des troubles moteurs (mouvements anormaux involontaires), comportementaux et psychologiques (dépression, agressivité et changement de personnalité).
On observe également des troubles cognitifs : perte de mémoire et déficit de l’attention.
C’est une maladie rare puisque sa prévalence est de 1 sur 15 000, dont les premiers signes apparaissent entre 30 et 50 ans dans la moitié des cas, et après 60 ans dans 5% des cas.
C’est une maladie autosomique dominante, c’est-à-dire que si l’un des deux parents est atteint par la maladie, le descendant aura 50% de risque de développer la maladie. Ce risque est de 100% si les deux parents sont atteints de la maladie.
Les signes moteurs précoce de la maladie de Huntington sont souvent discrets : anomalies des mouvements oculaires, haussement de sourcils, petits mouvements brusques et incontrôlés qui se généralisent en chorée. L’évolution conduit progressivement à une perte d’autonomie et à des symptômes tels que l’impossibilité de parler, une démence sous corticale et une grande maigreur. Dans environ la moitié des cas, les troubles psychiatriques ou du comportement précèdent l’apparition de la chorée.
L’examen du cerveau indique une perte neuronale qui touche de manière prépondérante des neurones qui sécrètent le neurotransmetteur GABA présents dans les noyaux gris centraux. Par la suite, le cortex et le cervelet sont touchés.