Commentaires fermés sur Parkinson : mise au point d’ un test diagnostique
Des chercheurs écossais (université d’Edimbourg) ont développé un test diagnostique de la maladie de Parkinson.
Ce test consiste en une technique destinée à détecter l’alpha-synucléine dans le liquide céphalo-rachidien. Cette protéine a la particularité de former des agrégats dans les neurones situés dans plusieurs régions du cerveau des personnes atteintes de la maladie de Parkinson (ou d’autres types de démence).
En 2011, des chercheurs avaient déjà observé que les niveaux sanguins de l’alpha-synucléine sont plus élevés dans le sang de patients atteints de la maladie de Parkinson, comparés à des sujets sains.
Cette protéine est également présente chez les personnes en bonne santé mentale sans pour autant s’accumuler de manière anormale.
Cette différence de propriété semble être détectée par cette méthode mise au point par les chercheurs.
Dans le cas de la maladie de Parkinson, le diagnostic est basé sur les symptômes physiques, le parcours médical et la capacité à réaliser des exercices physiques et mentaux.
Ces résultats pourraient conduire à l’élaboration d’un test diagnostic de la maladie à son stade précoce, voire à un stade asymptomatique (c’est-à-dire avant que les premiers symptômes n’apparaissent).
Ce test permettra également aux médecins d’éliminer les autres causes possibles à l’origine de symptômes parkinsoniens et de permettre aux patients de participer à des essais cliniques qui pourraient ralentir ou stopper sa progression.
Sources: Annals of Clinical and Translational Neurology, octobre 2016 et FASEB J., décembre 2011 25:4127-4137.
Le rétablissement complet après une fracture de la hanche est de moins de 50%. Ce pourcentage est encore plus faible chez ceux souffrant d’une démence.
Pour les aînés, une fracture de la hanche change souvent de vie: la majorité ne retrouvera son indépendance et ne pourra exercer une activité physique comme avant, d’ou la nécessité de fixer des attentes réalistes pour les patients et leurs familles.
«Nous espérons tous un rétablissement complet, mais moins de la moitié va récupérer leur fonction après une fracture de la hanche»,
déclare l’auteur principal de l’étude (Université de Californie à San Francisco).
Les chances de récupération chez les patients souffrant de plus d’une démence ou d’autres problèmes de santé sont encore plus faibles, selon les auteurs de l’étude.
« En étant capables de fixer des attentes réalistes de la probabilité de récupération, nous pouvons prendre des mesures pour planifier et préparer les besoins futurs de soins du patient »
Chez les personnes âgées, les chances de souffrir d’une fracture de la hanche augmentent à mesure que les os s’affaiblisent.
Les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies signalent que plus de 300 000 personnes âgées de 65 ans et plus sont hospitalisées pour des fractures de la hanche chaque année aux Etats-Unis.
Les chercheurs ont passé en revue les données sur un peu plus de 730 adultes âgés de 65 ans et plus (âge moyen d’environ 85 ans) qui avaient subi une fracture de la hanche. Les chercheurs ont évalué la santé et la capacité physique de chaque patient avant et après la blessure.
Par exemple, pouvaient-ils marcher autour du pâté de maison ou monter les escaliers sans se reposer avant leur fracture? Et après, étaient-ils capables de s’habiller et de se rendre à la salle de bain par leurs propres moyens?
Environ un sur trois ont récupéré leur fonctionnement quotidien avant la fracture. Un peu plus d’un tiers ont pu se déplacer comme avant, et seulement quatre sur dix ont retrouvé leur capacité à monter des escaliers. Même chez ceux qui étaient très actifs physiquement avant leur blessure, les résultats étaient seulement légèrement meilleurs.
Les auteurs de l’étude ont également constaté qu’environ un tiers des patients arrivaient à vivre indépendamment sans aide.
Les résultats suggèrent un taux de récupération nettement plus faible que celui observé dans les études précédentes.
Plus de 95 pour cent des fractures de la hanche des personnes âgées sont causées par des chutes, et trois fractures de la hanche sur quatre se produisent chez les femmes.
Pour prévenir les fractures de la hanche, il est recommandé aux personnes âgées de demander à leur médecin ou à leur fournisseur de soins de santé d’évaluer leur risque de tomber et de leur parler des mesures préventives, par exemple prendre des suppléments de vitamine D, se faire dépister et éventuellement traiter l’ostéoporose, et examiner tous les médicaments qui pourraient les rendre somnolents ou provoquer des vertiges.
Les médecins peuvent également suggérer des exercices qui renforcent les jambes et améliorer l’équilibre (par exemple le programme Otago), ainsi que prendre des mesures pour rendre la maison plus sécuritaire.
Pour commencer, il est important de garder les planchers à l’abri des risques de chutes, installer éventuellement des barres d’appui pour les toilettes et dans la douche, et mettre des balustrades des deux côtés de l’escalier.
Le rapport a été publié en ligne récemment dans le Journal of General Internal Medicine.
Source : Rates of Recovery to Pre-Fracture Function in Older Persons with Hip Fracture: an Observational Study, Journal of General Internal Medicine, septembre 2016.
Ainsi, cinq microgrammes de particules fines en plus exposent à un risque accru de 22% d’hypertension.
« Ce risque est présent étaient visibles chez des personnes vivant au-dessous du seuil de pollution atmosphérique fixé par les normes européennes, ce qui signifie que les nomes actuelles ne protègent pas suffisamment la population », souligne un des auteurs de l’étude.
Ce risque accru s’expliquerait par le fait que la pollution agit sur les vaisseaux et le cœur en contribuant notamment au processus inflammatoire général (systémique) et local, et au stress oxydatif.
De même, les habitants vivant dans un quartier bruyant (plus de 50 décibels la nuit) ont un risque supérieur de 6% d’hypertension par rapport aux habitants situés dans un quartier plus calme (inférieur à 40 décibels).
Selon les chercheurs, cette augmentation serait due à une augmentation de l’inflammation, du stress oxydatif ou à un déséquilibre du système nerveux.
Près d’un adulte sur trois souffre d’hypertension artérielle (HTA) en France, ce qui les situe en personne à risque d’être victimes d’un accident vasculaire cérébral, d’un infarctus du myocarde ou d’une insuffisance cardiaque.
Bien qu’il existe des traitements adaptés, près d’un malade sur deux ignorerait sa maladie.
Il est donc important d’améliorer le dépistage précoce de l’hypertension, une maladie caractérisée par l’absence de symptômes.
Le médecin traitant doit avoir le réflexe de mesurer la pression artérielle de son patient à chaque visite.
En cas d’hypertension découverte, celle-ci doit être confirmée par le patient lui-même à domicile ou par un professionnel en ambulatoire.
L’objectif sera alors d’abaisser la pression artérielle à moins de 140/90 mmHg, dans un délai de 6 mois.
Le médecin préconisera notamment l’arrêt du tabac, une perte du poids et une diminution de la consommation de sel et d’alcool.
Il veillera à ce que le patient aie une bonne hygiène de vie et prenne ses médicaments.
Commentaires fermés sur Une mauvaise circulation observée dans la maladie d’Alzheimer
Des chercheurs ont mis en évidence des problèmes de circulation sanguine dans le cerveau de patients atteints de la maladie d’Alzheimer.
Actuellement, on estime à 30 % la baisse du débit sanguin cérébral chez les malades situés à un stade avancé de la maladie.
Cela concerne en particulier les centaines de milliards de petits vaisseaux – appelés capillaires sanguins – qui sont dix fois plus fins que le diamètre d’un cheveu et qui irriguent les neurones du cerveau.
Ainsi, ces capillaires finiraient par se boucher dès le stade initial de la maladie et « étouffer » les neurones.
Cette diminution du débit sanguin serait en fait une des causes possibles de la maladie et non une conséquence de la mort des neurones observée dans la maladie.
Cette découverte permettrait en outre diagnostiquer le plus tôt possible la maladie et, pourquoi pas, de trouver de nouvelles pistes de traitement.
Comment observer cette diminution ?
La technique de neuroimagerie ne permet pas d’observer l’état de ces capillaires. Pour pallier cet obstacle, des chercheurs français (Unité Inserm, Toulouse) ont mis au point en laboratoire un modèle qui simule la micro-circulation sanguine et qui permet d’évaluer le débit sanguin, en calculant la concentration et la vitesse des globules rouges.
Ce modèle sera par la suite transposé chez l’humain, avec pour objectif de pouvoir détecter puis corriger les anomalies dans les vaisseaux capillaires.
Des animalies de la circulation dans la maladie d’Alzheimer
En 2013, une autre équipe de chercheur vient de montrer qu’il existe des anomalies de la circulation sanguine en dehors de celui-ci.
Les résultats ont rapporté un reflux sanguin dans la veine jugulaire interne chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer.
Ce reflux est caractérisé par une circulation sanguine dont le sens est opposé à celui normalement observé.
Il se produit dans certaines situations physiologiques, lorsque les valves des veines jugulaires internes ne s’ouvrent et ne se ferment correctement, ce qui se produit plus fréquemment chez les personnes âgées.
Ce reflux est associé à l’apparition de lésions de la substance blanche dans le cerveau, un phénomène observé chez les les patients Alzheimer.
Cette étude pilote a porté sur 12 patients atteints de la maladie d’Alzheimer, 24 avec un déficit cognitif léger et 17 sujets sains . Les participants ont subi des échographies Doppler et des examens d’imagerie par résonance magnétique.
Source: Jugular Venous Reflux and White Matter Abnormalities in Alzheimer’s Disease: A Pilot Study.Journal of Alzheimer’s Disease, November 2013.
Un caillot de sang dans les poumons pourrait être la cause d’un évanouissement chez les aînes.
Des chercheurs italiens ont découvert que parmi les 560 patients hospitalisés pour un premier épisode d’évanouissement, un sur six avait une embolie pulmonaire – un caillot sanguin présent dans une artère pulmonaire et potentiellement mortel.
Cela ne signifie pas que tout le monde qui s’évanouit subit une éventuelle embolie pulmonaire, souligne l’auteur principal de l’étude.
Une embolie pulmonaire est causée le plus souvent par un caillot sanguin dans les jambes qui se déloge et se déplace vers les poumons. Les symptômes les plus courants sont la douleur thoracique, la toux et des difficultés respiratoires. Mais, l’embolie pulmonaire provoque occasionnellement des évanouissements. Le caillot est suffisament grand pour brusquement couper le flux sanguin vers le cerveau et causer une perte de conscience.
Les chercheurs de 11 hôpitaux en Italie ont effectué un « traitement systématique » de l’embolie pulmonaire chez 560 patients admis pour un premier évanouissement. Les patients étaient âgés de 76 ans en moyenne, et avaient été admis à l’urgence pour diverses raisons.
En fin de compte, une embolie pulmonaire a été diagnostiquée chez un peu plus de 17 % des patients s’étant évanouis.
Il existait dans certains cas d’autres causes à l’origine de leur évanouissement, telles qu’une baisse de tension artérielle (due à une déshydratation ou un passage trop rapide à la station debout) ou à des troubles du rythme cardiaque.
Chez les patients âgés présentant un évanouissement, le médecin devrait considérer l’embolie pulmonaire comme un diagnostic différentiel possible, en particulier lorsqu’aucune autre explication n’est trouvée.
Source : Prevalence of Pulmonary Embolism among Patients Hospitalized for Syncope. New England Journal of Medicine, octobre 2016.
Une marche de 10 min effectuée après un repas fait baisser la glycémie et le risque de diabète, selon une étude néozélandaise.
Les chercheurs de l’Université d’Otago ont demandé à 71 diabétiques de type 2 de marcher soit trente minutes par jour, à n’importe quel moment de la journée, ou dix minutes après chaque repas.
Résultat. La marche courte était plus efficace pour abaisser le taux de glucose sanguin qu’une marche de trente minutes à n’importe quel moment de la journée.
En effet, ceux qui marchaient dix minutes après le repas présentaient une réduction de la glycémie de 12%. La marche courte est encore plus efficace quand elle est effectuée après le repas du soir (- 22%).
Les diabétiques devraient changer leurs habitudes de vie, en marchant le soir, surtout, après un repas riche en glucides (pâtes, pomme de terre, pain, gâteaux). Cette petite marche leur permettrait de diminuer leur prise d’insuline.
Source: Advice to walk after meals is more effective for lowering postprandial glycaemia in type 2 diabetes mellitus than advice that does not specify timing: a randomised crossover study, Diabetologia, décembre 2016.
La Haute autorité de santé (HAS) en France recommande le déremboursement des quatre médicaments (donépezil, galantamine, rivastigmine, mémantine) prescrits dans le traitement des symptômes de la maladie d’Alzheimer, les jugeant peu ou pas efficace.
« La Commission de la Transparence a conclu à un intérêt médical insuffisant de ces médicaments pour justifier leur prise en charge par la solidarité nationale », a indiqué la HAS.
Si le « service médical rendu » (SMR) des médicaments est jugé insuffisamment efficace par la HAS, les médicaments devraient être totalement déremboursés. En 2011, leur SMR avait déjà été déclassé d’ « important » à « faible » par le même organisme, faisant déjà passer leur taux de remboursement de 65% à 15%.
Toutefois, les avis de la Commission sont consultatifs et c’est in fine le ministère de la Santé qui prendre la décision.
Selon l’association France Alzheimer, ce déremboursement aurait « un impact financier limité sur la Sécurité sociale puisque ce sont des médicaments génériques depuis 2016 ».
L’association estime que « Sans aucun traitement médicamenteux spécifique, l’intérêt du diagnostic pourrait apparaître sans grand intérêt et le parcours diagnostic serait alors moins encadré ».
En effet, selon l’association, « la perspective d’un médicament incite les personnes à consulter et à se faire diagnostiquer ».
En outre ces médicaments peuvent améliorer les troubles comportementaux du patient même s’ils ont un effet limité sur les fonctions cognitives.
L’avis de deux gériatres
En 2015, le débat avait été relancé par une alerte de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), qui signalait des réactions cutanées graves chez des patients traités par galantamine. Cette molécule est prescrite pour traiter la maladie d’Alzheimer dans ses formes légères à modérément sévères, mais son utilité pose question.
Comme tous les matins à l’hôpital Paul-Brousse, à Paris, le Dr Christophe Trivalle sort les dossiers de ses patients pour faire un point sur les prescriptions. Dans ce service de gériatrie, 61 patients sont hospitalisés. Tous souffrent de troubles de la mémoire, pour la plupart liés à la maladie d’Alzheimer.
Un autre gériatre français (Dr Olivier Saint-Jean, hôpital européen Georges-Pompidou, Paris) s’est également montré sceptique quant à l’efficacité des médicaments prescrits dans le traitement des symptômes de la maladie d’Alzheimer.
Selon lui, ces médicaments ont été de plus en plus prescrits, alors que les études cliniques n’ont rapporté aucune efficacité et que le coût annuel à la collectivité atteint 300 millions d’euros. « Ils pourraient même être toxiques », selon lui.
Après avoir analysé les études, il en conclut que « le niveau de preuve de leur efficacité est nul.»
En 2007, les experts de la Haute Autorité de santé (HAS), estiment que l’effet est très limité. Le taux de remboursement tombe à 15 % en 2011 lorsque d’autres experts de la même agence concluent que les médicaments ont des effets modestes à court terme, accompagnés d’effets secondaires dangereux en raison de l’interaction avec d’autres médicaments dans une population âgée qui en prend déjà beaucoup. Cependant, les patients sont en maladie longue durée, ce qui leur permet d’être pris en charge à 100%. L’arrivée de médicaments génériques pourrait changer la donne. Lire l’article complet dans Libération.fr
En 2011, HAS avait jugé que les médicaments* prescrits dans la maladie d’Alzheimer présentaient une faible efficacité.
Certains antihypertenseurs augmentent le risque de dépression et de trouble bipolaire, selon une étude rétrospective portant sur près de 150 000.
Les checheurs écossais (Université de Glasgow) ont constaté que le taux d’hospitalisation pour des troubles dépressifs était deux fois plus élevé chez les individus traités avec des antihypertenseurs, comparés à ceux qui n’en prenaient pas.
Ces médicaments font partie de la classe des bêta-bloquants et des inhibiteurs calciques, et dans une moindre mesure de la classe des antagonistes de l’angiotensine.
Enfin, celles traitées aux diurétiques thiazidiques avaient le même risque que celles ne prenant aucun médicament antihypertenseur.
L’impact de ces médicaments sur des formes les plus légères de troubles de l’humeur n’est en revanche pas connu.
Source: Monotherapy With Major Antihypertensive Drug Classes and Risk of Hospital Admissions for Mood Disorders, Hypertension, octobre 2016.
L’Institut de la statistique du Québec rapporte qu’il y a plus de plus en plus de personnes obèses et que la détresse psychologique reste élevée. Si le tabagisme est en baisse, le nombre de consommateurs de drogues, lui, est en hausse. Ce sondage a été réalisé auprès de 45 760 Québécois de 15 ans et plus.
Ainsi, un tiers des Québécois admettent être sédentaires, en particulier les personnes peu scolarisées ou à faible revenu.
Un québécois sur cinq consomme des boissons sucrées ou énergisantes quotidiennement, en particulier les hommes (24 %).
Un québécois sur cinq (19 %) est obèse, ce qui représente une augmentation de 3 % depuis 2008. L’obésité touche aussi bien les hommes que les femmes et concerne surtout la tranche des 45-64 ans et les personnes moins scolarisées.
On retrouve la même proportion de fumeurs au Québec, ce qui représente une diminution par rapport à 2008 (24%). Les québécois à faible revenu fument davantage que les plus riches.
Dix sept % des Québécois de 15 ans et plus (dont 40% des 15-24 ans ont fumée du cannabis) ont déclaré avoir consommé de la drogue au cours de la dernière année, ce qui est en augmentation par rapport à 2008 (13 %). La consommation de drogues diminue avec l’âge, passant de 40 % chez les 15 à 24 ans à 1,9 % chez les 65 ans et plus.
58% des personnes âgées de 65 ans se déclarent très satisfaites de leur vie sociale. 22 % se situent cependant à un niveau élevé de l’échelle de détresse psychologique, un pourcentage qui est moins élevé que celui de la tranche des 15 à 24 ans (36 %).