Le Suliqua, un anti-diabétique autorisé en Europe

Alzheimer: des anticorps de lama pour un diagnostic précoce ?

Jeu de mémoire 75

La solitude liée à un risque accru de maladie d’Alzheimer

Blouse blanche (effet)

Les catastrophes naturelles augmenteraient le risque de démence

Parkinson : mise au point d’ un test diagnostique

Fracture de la hanche : moins de la moitié se rétablit complètement

Le bruit et la pollution augmentent le risque d’hypertension

Un adulte sur deux ignore être hypertendu

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Le Suliqua, un anti-diabétique autorisé en Europe

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    Le Comité des médicaments à usage humain de l’Agence européenne des médicaments a rendu un avis favorable concernant l’autorisation de mise sur le marché d’un traitement anti-diabétique appelé Suliqua et développé par les laboratoires Sanofi.
    Cette agence a recommandé l’utilisation de Suliqua dans le traitement du diabète de type 2 pour améliorer le contrôle glycémique en association avec la metformine lorsque cette dernière ne permet pas de contrôler efficacement la glycémie, qu’elle soit utilisée seule ou en association avec un autre médicament (anti-diabétique ou insuline).

    Sanofi attend également une décision de l’agence de santé américaine Food and Drug Administration.




  2. Alzheimer: des anticorps de lama pour un diagnostic précoce ?

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    Des chercheurs français (Institut Pasteur) ont découvert que des anticorps de lama pourraient servir à détecter précocement les lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, à savoir les plaques amyloïdes et les enchevêtrements neurofibrillaires.




    Ces anticorps, plus petits que les anticorps humains, ont la capacité de traverser la
    barrière hémato-encéphalique, une protection qui empêche les organismes et certaines molécules d’atteindre le cerveau, pour se fixer sur ces deux types de lésions cérébrales.

  3. La solitude liée à un risque accru de maladie d’Alzheimer

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    Les personnes âgées saines qui ont un sentiment de solitude ont plus de lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.

    Des sentiments subtils de solitude pourraient donc être le signe précurseur de la maladie d’Alzheimer.

    Il est à préciser que l’étude ne prouve pas qu’il existe une relation de cause à effet. Les médecins devraient être mieux formés à déceler des changements chez leurs patients âgés : sentiments de solitude, apathie, changements d’humeur ou impulsivité sociale.

    Les chercheurs ont examiné 43 femmes et 36 hommes, âgés en moyenne de 76 ans, sans aucun signe de maladie d’Alzheimer ou autres formes de démence.

    Selon l’auteur principal de l’étude : Les individus qui présentent des niveaux élevés d’amyloïde peuvent moins bien percevoir, comprendre et répondre aux stimuli, ce qui pourrait être un signal précoce de déclin cognitif.

    Source: Association of Higher Cortical Amyloid Burden With Loneliness in Cognitively Normal Older Adults, JAMA Psychiatry. 2016;73(12):1230-1237.




    Une autre étude avait montré la même année qu’une personne seule a un risque accru de 29% de souffrir d’une maladie coronarienne (crise cardiaque, une angine de poitrine) et 32% plus de risque d’être victime d’un AVC.

    Pour en arriver à cette conclusion, des scientifiques américains (Université de New York) ont analysé 23 études étudiant l’impact du stress et des maladies cardiaques sur la santé.

    Une personne seule a tendance à avoir une moins hygiène de vie (moins d’exercice, consommation de cigarettes, alimentation moins saine).

    Source: Nicole K Valtorta NK et coll.Loneliness and social isolation as risk factors for coronary heart disease and stroke: systematic review and meta-analysis of longitudinal observational studies. Heart 2016;102:13 1009-1016.

  4. Blouse blanche (effet)

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    L’effet blouse blanche se traduit par une augmentation anormale de de la tension artérielle systolique mesurée dans le bureau du médecin chez une personne qui a généralement une pression artérielle normale à domicile.



  5. Les catastrophes naturelles augmenteraient le risque de démence

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    earthquake-1665878_640Une nouvelle étude suggère que des tremblements de terre, des inondations et autres catastrophes naturelles pourraient augmenter le risque de démence pour les personnes âgées contraintes de quitter leur foyer.

    « À la suite de catastrophes, la plupart des chercheurs se concentrent sur des problèmes de santé mentale comme l’état de stress post-traumatique », déclare Hiroyuki Hikichi, chercheur à l’École de santé publique de l’Université de Harvard, à Boston (Etats-Unis).

    « Mais notre étude suggère que le déclin cognitif est également une question importante ».

    La réinstallation dans un refuge temporaire après une catastrophe peut avoir pour effet -non intentionnel- de séparer les gens non seulement de leurs maisons, mais de leurs voisins, deux conséquences qui peuvent accélérer le déclin mental parmi les personnes vulnérables.




    Les chercheurs ont regardé près de 3 600 survivants au tremblements de terre et au raz-de-marée tsunami de 2011 au Japon. Tous avaient 65 ans et plus. Le taux de démence dans ce groupe était de 4,1 % avant la catastrophe et de 11,5 % deux ans et demi après le tsunami.

    Ceux qui ont dû quitter des maisons endommagées ou détruites et perdu le contact avec leurs voisins étaient plus susceptibles de développer la démence après la catastrophe, comparés à ceux qui sont restés dans leurs maisons.

    Cependant, la perte de parents et / ou d’amis n’a pas semblé affecter leurs capacités mentales, selon les auteurs de l’étude.

    Source : Increased risk of dementia in the aftermath of the 2011 Great East Japan Earthquake and Tsunami. Proceedings de la National Academy of Sciences, octobre 2016.

  6. Parkinson : mise au point d’ un test diagnostique

    Commentaires fermés sur Parkinson : mise au point d’ un test diagnostique

    test sanguinDes chercheurs écossais (université d’Edimbourg) ont développé un test diagnostique de la maladie de Parkinson.
    Ce test consiste en une technique destinée à détecter l’alpha-synucléine dans le liquide céphalo-rachidien. Cette protéine a la particularité de former des agrégats dans les neurones situés dans plusieurs régions du cerveau des personnes atteintes de la maladie de Parkinson (ou d’autres types de démence).

    En 2011, des chercheurs avaient déjà observé que les niveaux sanguins de l’alpha-synucléine sont plus élevés dans le sang de patients atteints de la maladie de Parkinson, comparés à des sujets sains.

    Cette protéine est également présente chez les personnes en bonne santé mentale sans pour autant s’accumuler de manière anormale.




    Cette différence de propriété semble être détectée par cette méthode mise au point par les chercheurs.

    Dans le cas de la maladie de Parkinson, le diagnostic est basé sur les symptômes physiques, le parcours médical et la capacité à réaliser des exercices physiques et mentaux.

    Ces résultats pourraient conduire à l’élaboration d’un test diagnostic de la maladie à son stade précoce, voire à un stade asymptomatique (c’est-à-dire avant que les premiers symptômes n’apparaissent).

    Ce test permettra également aux médecins d’éliminer les autres causes possibles à l’origine de symptômes parkinsoniens et de permettre aux patients de participer à des essais cliniques qui pourraient ralentir ou stopper sa progression.

    Sources: Annals of Clinical and Translational Neurology, octobre 2016 et FASEB J., décembre 2011 25:4127-4137.

  7. Fracture de la hanche : moins de la moitié se rétablit complètement

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    Le rétablissement complet après une fracture de la hanche est de moins de 50%. Ce pourcentage est encore plus faible chez ceux souffrant d’une démence.

    Pour les aînés, une fracture de la hanche change souvent de vie: la majorité ne retrouvera son indépendance et ne pourra exercer une activité physique comme avant, d’ou la nécessité de fixer des attentes réalistes pour les patients et leurs familles.

    «Nous espérons tous un rétablissement complet, mais moins de la moitié va récupérer leur fonction après une fracture de la hanche»,

    déclare l’auteur principal de l’étude (Université de Californie à San Francisco).




    Les chances de récupération chez les patients souffrant de plus d’une démence ou d’autres problèmes de santé sont encore plus faibles, selon les auteurs de l’étude.

    « En étant capables de fixer des attentes réalistes de la probabilité de récupération, nous pouvons prendre des mesures pour planifier et préparer les besoins futurs de soins du patient »

    Chez les personnes âgées, les chances de souffrir d’une fracture de la hanche augmentent à mesure que les os s’affaiblisent.

    Les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies signalent que plus de 300 000 personnes âgées de 65 ans et plus sont hospitalisées pour des fractures de la hanche chaque année aux Etats-Unis.

    Les chercheurs ont passé en revue les données sur un peu plus de 730 adultes âgés de 65 ans et plus (âge moyen d’environ 85 ans) qui avaient subi une fracture de la hanche. Les chercheurs ont évalué la santé et la capacité physique de chaque patient avant et après la blessure.

    Par exemple, pouvaient-ils marcher autour du pâté de maison ou monter les escaliers sans se reposer avant leur fracture? Et après, étaient-ils capables de s’habiller et de se rendre à la salle de bain par leurs propres moyens?

    Environ un sur trois ont récupéré leur fonctionnement quotidien avant la fracture. Un peu plus d’un tiers ont pu se déplacer comme avant, et seulement quatre sur dix ont retrouvé leur capacité à monter des escaliers. Même chez ceux qui étaient très actifs physiquement avant leur blessure, les résultats étaient seulement légèrement meilleurs.

    Les auteurs de l’étude ont également constaté qu’environ un tiers des patients arrivaient à vivre indépendamment sans aide.

    Les résultats suggèrent un taux de récupération nettement plus faible que celui observé dans les études précédentes.

    Les personnes âgées sont plus à risque d’une fracture de la hanche en raison de troubles de la démarche, de la faiblesse musculaire et de la perte de masse osseuse. La masse osseuse diminue avec l’âge, contribuant à l’ostéoporose, une affection caractérisée par des os fragiles, ce qui place la hanche à risque de fractures.

    Plus de 95 pour cent des fractures de la hanche des personnes âgées sont causées par des chutes, et trois fractures de la hanche sur quatre se produisent chez les femmes.

    Pour prévenir les fractures de la hanche, il est recommandé aux personnes âgées de demander à leur médecin ou à leur fournisseur de soins de santé d’évaluer leur risque de tomber et de leur parler des mesures préventives, par exemple prendre des suppléments de vitamine D, se faire dépister et éventuellement traiter l’ostéoporose, et examiner tous les médicaments qui pourraient les rendre somnolents ou provoquer des vertiges.

    Les médecins peuvent également suggérer des exercices qui renforcent les jambes et améliorer l’équilibre (par exemple le programme Otago), ainsi que prendre des mesures pour rendre la maison plus sécuritaire.

    Pour commencer, il est important de garder les planchers à l’abri des risques de chutes, installer éventuellement des barres d’appui pour les toilettes et dans la douche, et mettre des balustrades des deux côtés de l’escalier.

    Le rapport a été publié en ligne récemment dans le Journal of General Internal Medicine.

    Source : Rates of Recovery to Pre-Fracture Function in Older Persons with Hip Fracture: an Observational Study, Journal of General Internal Medicine, septembre 2016.

  8. Le bruit et la pollution augmentent le risque d’hypertension

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    Vivre dans une zone polluée ou bruyante augmente le risque de développer une hypertension .

    Telles sont les conclusions d’une étude européenne portant sur plus de 41 000 personnes, vivant dans cinq pays d’Europe du Nord et du Sud. Une étude précédente avait montré que les personnes âgées exposées à un bruit dépassant 60 db ont un risque accru de décès provoqué par un accident vasculaire cérébral.

    Ainsi, cinq microgrammes de particules fines en plus exposent à un risque accru de 22% d’hypertension.

    « Ce risque est présent étaient visibles chez des personnes vivant au-dessous du seuil de pollution atmosphérique fixé par les normes européennes, ce qui signifie que les nomes actuelles ne protègent pas suffisamment la population », souligne un des auteurs de l’étude.

    Ce risque accru s’expliquerait par le fait que la pollution agit sur les vaisseaux et le cœur en contribuant notamment au processus inflammatoire général (systémique) et local, et au stress oxydatif.




    De même, les habitants vivant dans un quartier bruyant (plus de 50 décibels la nuit) ont un risque supérieur de 6% d’hypertension par rapport aux habitants situés dans un quartier plus calme (inférieur à 40 décibels).

    Selon les chercheurs, cette augmentation serait due à une augmentation de l’inflammation, du stress oxydatif ou à un déséquilibre du système nerveux.

  9. Un adulte sur deux ignore être hypertendu

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    Près d’un adulte sur trois souffre d’hypertension artérielle (HTA) en France, ce qui les situe en personne à risque d’être victimes d’un accident vasculaire cérébral, d’un infarctus du myocarde ou d’une insuffisance cardiaque.

    Bien qu’il existe des traitements adaptés, près d’un malade sur deux ignorerait sa maladie.

    Il est donc important d’améliorer le dépistage précoce de l’hypertension, une maladie caractérisée par l’absence de symptômes.

    Le médecin traitant doit avoir le réflexe de mesurer la pression artérielle de son patient à chaque visite.

    En cas d’hypertension découverte, celle-ci doit être confirmée par le patient lui-même à domicile ou par un professionnel en ambulatoire.

    L’objectif sera alors d’abaisser la pression artérielle à moins de 140/90 mmHg, dans un délai de 6 mois.




    Le médecin préconisera notamment l’arrêt du tabac, une perte du poids et une diminution de la consommation de sel et d’alcool.

    Il veillera à ce que le patient aie une bonne hygiène de vie et prenne ses médicaments.