Hypertension : encore trop de personnes non traitées

Les effets secondaires des antidépresseurs plus nombreux chez les anxieux

Longévité: un test sanguin peut prédire notre santé future

Diabète : une montre connectée pour gérer la maladie

Tremblement essentiel

Paralysie supranucléaire progressive

Atrophie multisystématisée

La région clé qui reconnait les visages continue de grossir

Jeu de mémoire 76

La metformine et la syrosingopine efficaces dans le traitement du cancer ?

Author Archives: Stéphane Bastianetto

  1. Hypertension : encore trop de personnes non traitées

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    La moitié des Canadiens souffrent d’hypertension artérielle et 2% ont une tension très élevée. La majorité d’entre eux ne le savent pas, ne prennent pas leur médicament ou ont pris la décision de l’ignorer.

    Les chercheurs ont mesuré la tension artérielle de plus de mille participants dans des lieux publics (ex. centres commerciaux, bureaux) ou des hôpitaux.

    Selon les chercheurs, cette réticence serait due à un manque de connaissance sur les risque qu’encourrent les hypertendus sur leur santé cardiovasculaire.

    L’hypertension est en effet une affection qui augmente le risque de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral (AVC). La moitié des cas annuels d’AVC ou de maladie cardiaque ischémique est due à l’hypertension.

    L’hypertension est également un facteur de risque d’Alzheimer.

    Environ le quart des participants dont la pression artérielle était très élevée (c’est-à-dire supérieure ou égale à 180/110 mm Hg) ont refusé de se rendre à l’hôpital le plus proche, malgré les conseils des auteurs de l’étude.

    En 2015, une enquête française indiquait que le pourcentage de sujets dont l’hyper hypertension est contrôlée par un anti-hypertenseur est de 50%.

    Ce pourcentage est inférieur à l’objectif des 70% que le Comité Français de Lutte contre l’hypertension artérielle (CFLHTA) souhaiterait atteindre.

    L’autre résultat de l’enquête FLAHS (French League Against Hypertension Survey) mené par le CFLHTA est que 11% de personnes âgées de 55 à 74 ans présentent un trouble mnésique qui justifierait un suivi médical. Ce résultat confirme que la fréquence des troubles de mémoire est plus importante lorsque l’hypertension n’est pas contrôlée et que la prévention des démences passe par une traitement de l’hypertension. Une étude (SYST-EUR2) publiée en 2002 avait montré que le traitement de 1000 hypertendus permettait d’éviter la survenue de 20 cas d’Alzheimer.

    L’enquête FLAHS 2014 a été menée en octobre 2014  auprès d’un échantillon de de 3562 personnes âgées françaises de 35 ans et plus.

    Globalement, 30% des personnes interrogées ont déclaré prendre un médicament antihypertenseur. Ce pourcentage monte à 58% chez les 75 ans et plus.

    Les médicaments les plus prescrits sont les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II viennent en tête (45%), suivis par les diurétiques (35%), les bêta-bloquants (33%), les inhibiteurs calciques (28%), les inhibiteurs de l’enzyme de conversion (27%), la spironolactone (6%). Les antihypertenseurs centraux, les alpha-bloquants et les inhibiteurs directs de la rénine sont très peu utilisés. Ces médicaments sont les seuls prescrits dans 45% des cas.

    Source : Alarming Prevalence of Emergency Hypertension Levels in the General Public Identified by a Hypertension Awareness Campaign. American Journal of Hypertension, 2017

  2. Les effets secondaires des antidépresseurs plus nombreux chez les anxieux

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    Les effets secondaires des antidépresseurs seraient plus nombreux et intenses chez les patients souffrant de troubles paniques.

    Des chercheurs américains (Université de l’Illinois, Chicago) ont suivi 808 patients dépressifs traités avec des antidépresseurs. 85 d’entre eux souffraient de trouble panique. 88% des participants ont rapporté au moins un effet secondaire après 3 mois 12 de traitement.

    Les patients qui étaient à la fois dépressifs et anxieux ont été plus nombreux à présenter des effets secondaires que ceux qui n’étaient pas anxieux.



    Ces effets secondaires incluent des troubles digestifs, cardiovasculaires, neurologiques et urinaires. La raison de cette différence pourrait s’expliquer par le fait que les patients avec des troubles paniques sont plus sensibles aux changements dans leurs corps.

    Source : Stewart Shankman et coll., Journal of Clinical Psychiatry, janvier 2016.

  3. Longévité: un test sanguin peut prédire notre santé future

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    Un test sanguin pourrait permettre de savoir si l’on est à risque ou non de développer des maladies en vieillissant. Des chercheurs américains (Université de Boston) aux Etats-Unis ont en effet mis en évidence des marqueurs sanguins capables de prédire ou non si l’on tombera malade ou si l’on vieillira en forme.

    Cette étude, baptisée « Long Life Family », a été menée auprès de 5000 personnes, âgés de 30 à 110 ans.




    Le risque apparaissait nul chez à eu près la moitié des pariticipants à l’étude, alors que chez une minorité, ces marqueurs ont dévié de la norme, ce qui signifie que le risque de maladies, de mortalité ou d’invalidité est plus élevé.

    Selon les auteurs, l’analyse de ces marqueurs indiquera si les individus seront en bonne santé physique et mentale, et si cognitives, et si leur chance de survie est ou non élevée suite à un infarctus, un diabète de type 2 et un cancer.

    Il serait également envisageable d’évaluer, selon le profil de l’individu, l’efficacité de traitements médicamenteux ou chirugicaux dans le but d’empêcher ou de retarder certaines maladies liées à l’âge.

    Source : Schupf et coll. Biomarker signatures of aging. Aging Cell, janvier 2017.

  4. Diabète : une montre connectée pour gérer la maladie

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    L’entreprise française PKVitality vient de remporter le prix de la meilleure innovation (Best of Innovation Award) aux Etats-Unis (Las Vegas) avec sa montre connectée K’Watch qui gère le diabète.

    Celle-ci évalue le taux de sucre dans le sang grâce à des capteurs composés de petits picots qui sont capables de prélever sous l’épiderme et sans provoquer de douleur, une microgoutte de lymphe (liquide composé de globules blancs voisin de la circulation sanguine) afin de l’analyser.

    La mesure de la glycémie, dont le calcul se fait en quelques secondes, semble plus précise que celle des meilleurs glucomètres. Elle peut se faire jusqu’à dix fois par jour.




    Le patient n’aura donc plus le déplaisir de se piquer le doigt plusieurs fois par jour pour mesurer sa glycémie.

    Les patients pourront alerter des personnes de confiance en cas d’épisode grave, et ce, grâce au système de notifications envoyées via l’application directement sur leur smartphone.

  5. Tremblement essentiel

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    Mouvement involontaire le plus fréquent qui se définit par des tremblements des mains, de la tête et de la voix. C’est une maladie héréditaire avec un pic de fréquence vers l’âge de 15 ans puis entre 50 et 70 ans.

    Ce tremblement se produit lors du maintien de la posture. Il est symétrique et bilatéral.




    Le tremblement essentiel est souvent confondu avec le tremblement parkinsonien et conduit souvent à la prescription d’un médicament antiparkinsonien. On estime qu’entre un tiers et la moitié des patients diagnostiqués avec une maladie de Parkinson auraient en fait un tremblement essentiel.

    Il existe pourtant des différences:

    • Le tremblement essentiel est un tremblement de posture alors que le tremblement parkinsonien est un tremblement de repos.
    • Le premier affecte les membres supérieurs de manière quasi symétrique alors que le second est asymétrique.
    • Le premier est stable alors que le second s’aggrave en plusieurs années.

     

    Évolution

    Il existe quatre stades d’évolution:

    1 er stade

    Le tremblement est provoqué par une circonstance telle qu’une émotion. Il est discret et intermittent.

    2me stade

    Le tremblement est présent du matin au soir. Il est peu important et n’a pas de répercussion sur le fonctionnement (excepté pour les gestes de précision: lacer ses chaussures, écrire etc.).

    3me stade

    Le tremblement a des répercutions sur les gestes de la vie courante (ex. boire un verre d’eau, porter un couvert à sa bouche etc.).

    4me stade

    Le tremblement est sévère et touche les muscles proximaux.

     

    Traitement

    Médicaments

    • Propanolol (un bêta-bloquant).
    • Primidone (un médicament anticonvulsivant).
    • Gabapentine.
    • Alprazolam.

    Chirurgie

    Elle consiste en une stimulation d’une région du cerveau appelée thalamus controlatéral au membre le plus touché. La stimulation produit mois d’effet secondaire et semble plus efficace. Elle est destinée aux patients se trouvant au 4me stade de la maladie.

  6. Paralysie supranucléaire progressive

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    La paralysie supranucléaire progressive est un trouble moteur caractérisé au début par une instabilité posturale, une dysarthrie, des anomalies oculomotrices avec limitation des saccades verticales et une dystonie axiale.

    L’âge de début moyen est de 63 ans et la durée de vie est de 7 ans.

  7. Atrophie multisystématisée

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    L’atrophie multisystématisée est un ensemble de maladies neurodégénératives dont les causes sont indéterminées, caractérisées par différents signes cliniques : dysautonomie, syndrome parkinsonien, syndrome cérébelleux, atteinte du faisceau corticospinal.


    • Dysautonomie avec des signes incluant une hypotension orthostatique et une incontinence urinaire
    • Syndrome parkinsonien : bradykinésie, rigidité, tremblement et troubles de la posture.
    • Syndrome cérébelleux: dysarthrie, ataxie des membres.
    • Atteinte du faisceau corticospinal : signes de Babinski et réflexes vifs.
  8. La région clé qui reconnait les visages continue de grossir

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    La région du cerveau responsable de la reconnaissance des visages continue de grossir, selon des chercheurs américains (Stanford University School of Medicine).

    En analysant par imagerie par résonance magnétique les cerveaux de 47 personnes (22 enfants âgés de 5 à 12 ans et 25 adultes âgés de 22 à 28 ans), les chercheurs ont observé que le gyrus fusiforme, une structure située dans le lobe temporal, continue de grossir après l’adolescence.

    Le gyrus fusiforme sert notamment à reconnaître les visages et les lieux. Ceci expliquerait pourquoi notre capacité à reconnaître des visages s’améliore jusqu’à l’âge de 30 ans environ.




    La croissance continue du gyrus fusiforme peut s’expliquer par le fait que l’on a besoin de reconnaître de plus en plus de visages au fur et à mesure que l’on grandit.

     

     

    « Quand vous êtes un jeune enfant, vous devez reconnaître votre famille et quelques amis. Mais dès que vous atteignez l’école secondaire, votre groupe social s’étend à des centaines, voire des milliers de personnes. »

    Le gyrus fusiforme n’a pas acquis plus de neurones. Il est en fait devenu plus densément peuplé en synapses.

    « Imaginez un jardin avec des fleurs (c’est-à-dire les neurones NDLR). Le nombre de fleurs ne change pas, mais leurs tiges, branches et feuilles deviennent plus importantes. »

    Cette découverte va à l’encontre de l’idée que le volume du cerveau commence à décliner après 20 ans.

    Source : Microstructural proliferation in human cortex is coupled with the development of face processing. Science. Vol. 355, janvier 2017, p. 68.

  9. La metformine et la syrosingopine efficaces dans le traitement du cancer ?

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    Utiliser une combinaison de deux médicaments prescrits dans le diabète (metformine) et l’hypertension (syrosingopine) pourrait être efficace contre le cancer.

    En effet, la metformine (médicament contre le diabète) combinée à la syrosingopine (médicament antihypertenseur) forment un cocktail capable de tuer des cellules tumorales.

    Des chercheurs suisses (Université de Bâle) ont en effet montré que la syrosingopine potentialise l’efficacité anticancéreuse de la metformine.

    Cette dernière est un médicament qui non seulement diminue la glycémie mais possède également des propriétés anti-cancéreuses.

    La dose thérapeutique habituellement utilisée dans le diabète est cependant trop faible pour agir efficacement sur les cellules cancéreuses.




    Cette combinaison metformine/syrosingopine a été testée sur des patients atteints de leucémie (une forme de cancer) sur lesquels il a été montré que la quasi totalité des cellules tumorales ont été tuées à des doses qui sont très peu toxiques pour les cellules normales.

    Source : Syrosingopine sensitizes cancer cells to killing by metformin, Science Advances, décembre 2016.